Archive for the ‘Nigeria’ Category

La propagande sioniste prise d’une compulsion de répétition

28 octobre 2010
On apprend que les autorités du Nigeria viennent de procéder à la saisie d’une cargaison d’armes sur le port de Lagos. Conformément à son devoir d’informer, le Nouvel Observateur nous livre le point de vue d’une partie qui a forcément quelque chose à dire à ce sujet:
Des responsables militaires israéliens ont affirmé jeudi sous couvert de l’anonymat que les armes provenaient d’Iran et était destinée à la Bande de Gaza.
Voilà, le Nouvel Observateur a fait son boulot, dans le plus strict respect de l’éthique journalistique à la française.
Ils font quand même mieux que Guysen news chez qui ce sont carrément les services secrets nigérians qui affirment l’origine iranienne des armes.
Les services secrets nigérians ont déclaré qu’ils avaient intercepté treize containers contenant des armes diverses en provenance de l’Iran. Des sources du ministère israélien de la défense pensent que cela fait partie d’une nouvelle voie de contrebande de l’Iran à destination du Hamas dans la Bande de Gaza.
Selon les médias nigérians, le bateau, qui provenait d’Iran, a accosté au port de Lagos pour quelques heures seulement, chargeant treize containers à bord.
Selon le porte parole du State Security service (SSS), Marilyn Ogar,  »en ouvrant le premier container, des lances roquettes, des grenades et d’autres explosifs ont été découverts », ajoutant que les armes étaient cachées parmi des caisses de matériau de construction.
Bon, ces armes iraniennes ont été transportées sur un bateau battant pavillon des îles Marshall et opéré par un important armateur français. Les îles Marshall sont, rappelons-le, un Etat de la Micronésie dans l’océan Pacifique, dont la monnaie est le dollar US et qui dépend pour sa défense des Etats Unis dont il est indépendant depuis une vingtaine d’années seulement.
Franchement, les Iraniens auraient pu trouver mieux pour se livrer à leur trafic.
Si les sionistes francophones sont décidément les plus effrontés, force est de constater qu’un media sioniste comme Vos Iz Neias essaye de mieux coller à la réalité des faits et n’arrive pas lui-même à gober la manoeuvre propagandiste:
Les officiels de l’armée [sioniste] n’ont pas donné de preuves pour soutenir leurs affirmations, citant des « raisons de sécurité. » Cependant, cette information est apparue d’emblée comme en conflit avec les affirmations des douanes nigérianes selon lesquelles les armes, dont des roquettes de 107 mm, étaient destinées à ce pays d’Afrique Occidentale riche en pétrole.
D’ailleurs  Guysen, qui se distingue décidément, omet de préciser que si la saisie des conteneurs armes vient seulement d’être effectuée, ces conteneurs ont été débarqués en juillet.
Par ailleurs tous les articles qui rendent compte de cette affaire signalent que le bateau venait d’Inde, de Mumbai exactement. Aucun ne mentionne une escale dans un port iranien, information que l’armateur français aurait sans doute immédiatement révélé si tel avait été le cas et que les journalistes se seraient empressés de répercuter.
Or, rien de tel dans la presse.
De même, Owei Azazi, conseiller à la sécurité nationale du Nigeria se garde bien d’adopter les conclusions proposées par Guysen (mais aussi portées à notre connaissance par le Nouvel Observateur):

« A ce stade, la seule chose que nous pouvons dire est que nous avons une quantité d’armes qui a été découverte dans le port par les services de sécurité. Nous ne voulons pas aller aux conclusions sur le calibre des munitions, leur destination et d’où elles proviennent. »

En fait, la seule mention en référence au Proche orient peut être trouvée dans des propos tenus par le président de la république fédérale du Nigeria:

Le président Goodluck Jonathan a déclaré que les importateurs de ces armes, décrites comme semblables à celles utilisées par les insurgés en Afghanistan, avaient des motifs sinistres.

Le président effectue une simple comparaison. Ce qui nous amène à évoquer ces armes caractéristiques des insurgés Afghans:
Parlons donc du fusil AK 47, c’est le fameux fusil d’assaut Kalashnikov, produit initialement en URSS puis Russie, mais aussi en Bulgarie, en Roumanie, en Chine etc.
Le fameux fusil sur la photo ci-dessous:

L’homme  en tenue de combat à gauche sur la photo est armé d’un fusil AK 47. Vous avez raison, ce n’est pas un insurgé Afghan, c’est un membre des forces de sécurité nigérianes qui surveille l’opération d’inventaire du chargement d’un conteneur d’armes.
Si vous cliquez sur la photo pour l’agrandir, vous verrez un peu mieux les roquettes, ces obus de mortier de 107 mm. Nous en avons déjà vues de semblables par ailleurs, souvenez-vous.
Oui, c’était en novembre 2009, la piraterie sioniste avait arraisonné un bateau qui, disait-elle, transportait des armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais.
Cette fois, c’est plus le Hezbollah mais le Hamas. Mais c’est toujours l’Iran et toujours les mêmes roquettes. Dommage qu’aucune photo ne permette d’identifier N° de lot et année de fabrication, c’étaient peut-être les mêmes!
Quant aux insurgés (les Talibans) Afghans, s’ils utilisent bien des roquettes calibre 107 mm, elles ont un aspect assez différent si on en juge d’après cette photo de projectiles saisis par l’armée britannique en Afghanistan.:

On ne sait pas d’où les sionistes tiennent que ces roquettes sont de fabrication iranienne. Les Iraniens avaient aussi été accusés, on s’en souvient, d’armer les insurgés Irakiens. Même un site US hostile à l’Iran est bien obligé d’admettre qu’aucune preuve de faits de ce genre n’a jamais été apportée.

La police vient de procéder à trois arrestations, on en saura donc sans doute bientôt plus. Mais dores et déjà, le gouvernement nigérian s’oriente vers une piste essentiellement locale, d’une ou de plusieurs organisations, militantes et religieuses qui auraient envisagé de perpétrer des attentats à l’explosif dans des lieux stratégiques à Abuja, la capitale fédérale. 

Les craintes sont évidemment très fortes au Nigeria, d’autant que ce pays est, on le sait, frappé lui aussi par une forme de piraterie et a connu (et connait) des enlèvements de techniciens étrangers en dépit de l’absence sur place du fameux al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Il convient de ne pas oublier que le sud pétrolier a connu une longue insurrection qui ne s’est achevée qu’en 2009, entraînant au passage une sensible diminution de la production d’or noir.

octobre 2009: les rebelles Nigerians déposent les armes sous conditions

Ces événements importants, qui ont concerné également les intérêts français, ont finalement rencontré peu d’écho ici. Sans doute y manquait-il la composante « islamique » aujourd’hui presque indispensable.

Guysen et le Nouvel Observateur ne se sont jamais intéressés à cette information diffusée sur ce modeste blog en été 2010 et qui signalait un trafic d’armes vers la corne de l’Afrique.

Vol 253 – Umar Farouk Abdulmutallab, Barck Obama, FBI, CIA… Tous des nuls?

7 janvier 2010
Les journaux français ne veulent pas vous informer. Il faut pourtant bien que quelqu’un le fasse, alors je me dévoue.
L’attentat raté contre le vol 253 a fait couler beaucoup d’encre et été à la source d’un pseudo-débat sur la sécurité dans les transports aériens. Vous connaissez tous ces éléments et vous avez pu lire ici ou quelques éléments de nature à jeter plus que l’ombre d’un doute sur les tenants et aboutissants de cette affaire.
Le fiasco des services de renseignements occidentaux, US en particulier, a été pointé du doigt avec insistance: que savait-on au juste d’Umar Farouk Abdulmutallab et de ses plans. Apparemment beaucoup et certainement plus qu’il n’en savait lui-même.
Alors qu’au début de cette affaire on s’accordait à parler de difficultés dans les échanges d’informations entre les différents services de sécurité, et qu’on affirmait ignorer absolument l’existence d’un plan précis et à fortiori l’existence d’un danger imminent, voilà maintenant qu’on nous serine une autre chanson.
On peut ainsi lire dans le Los Angeles Times:

Une nouvelle information montre que des agents de la police de l’air et des frontières avaient découvert des liens suspects avec l’extrémisme du Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans une base de données en dépit des défaillances des services de renseignements qui ont été critiquées par le président Obama.
« A Détroit, on était prêt à le soumettre à une seconde inspection, » a déclaré un haut fonctionnaire des forces de l’ordre. « La décision avait été prise. Elle [la base de données] renseignait sur la préoccupation du Département d’Etat vis-à-vis de ce type – que ce type pouvait avoir été en relation avec des éléments extrémistes au Yémen. » Si cette information avait été décelée plus tôt, elle aurait pu déboucher sur la fouille et l’interrogatoire d’Abdulmutallab à l’aéroport d’Amsterdam, selon de hauts fonctionnaires des services de sécurité qui ont tous requis l’anonymat à cause du caractère sensible de l’affaire.

On notera simplement que pour qu’il y ait un deuxième contrôle du suspect, encore  eût-il fallu qu’il y en ait eu un premier. Or, nous savons que tel ne fut pas le cas.
On attend que les mêmes services américains passent enfin aux aveux et admettent qu’ils connaissaient la nature du dessein du terroriste présumé avant même l’embarquement à l’aéroport d’Amsterdam. On peut rêver.
Car si les services de sécurité, désormais sur la défensive, se cherchent des excuses auprès d’un président qui les a fustigés, ils ne vont quand même pas avouer avoir laissé délibérément un terroriste embarquer sur un avion à destination des Etats Unis.
Certes non, car si on en croit la Maison Blanche, la police de l’air et des frontières de Détroit n’avait pas de motif particulier de s’inquiéter car:

La Maison Blanche rejette le contenu d’un article du Los Angeles Times de mercredi selon lequel la police de l’air et des frontières avait pris connaissance des liens allégués du suspect avec l’extrémisme alors qu’il était en route. « Comme nous l’avons indiqué auparavant, il y avait des éléments d’informations disponibles sur Abdulmutallab à divers niveaux du système avant le 25 décembre. Aucune nouvelle information n’est apparue alors que l’avion était en vol, » a déclaré un officiel de l’administration.

La Maison Blanche oppose ici un double démenti. Le premier concerne le caracère préoccupant des informations recensées dans la base de données des services de sécurité (pas d’éléments nouveaux susceptibles d’élever le niveau d’alerte). Le deuxième concerne la réalité même des préparatifs d’interpellation envisagés par la police de l’aéroport de Détroit.

Qui ment? Qui dit vrai?
J’ai mon idée comme vous l’aurez compris, mais à vous de juger.


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