Archive for the ‘ONU’ Category

La république non communautariste selon Mme Alliot-Marie

13 décembre 2010

A ceux qui, dans la majorité présidentielle ou dans la presse française multiplient les positions de principes prétendument anti-communautaristes, qu’ils demandent donc à Mme Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, à quel titre et en vertu de quel principe elle est allée expliquer la position officielle de la France vis-à-vis de l’Iran devant une assemblée de « dirigeants »  (communautaires) Juifs européens.

Michèle Alliot-Marie : la France tiendra le langage de la fermeté avec l’Iran La ministre des Affaires étrangères s’est adressée à des dirigeants juifs européens à Paris


PARIS (EJP)—La France « n’accepte pas que l’Iran déstabilise » le Moyen-Orient et le monde, a déclaré dimanche la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie dans un discours devant une quarantaine de dirigeants juifs réunis à Paris à l’initiative du Congrès Juif Européen (CJE).
« Je sais les inquiétudes que suscite le régime iranien » et « la France tiendra le langage de la fermeté », a-t-elle dit.

« Si les responsables iraniens ne lèvent pas le doute sur leurs intentions, toutes les sanctions d’ordre économique devront être envisagées », a souligné la ministre au sujet du programme nucléaire de Téhéran, alors que l’Iran fait déjà l’objet de toute une série de sanctions à la fois de l’ONU et de l’Union européenne.
Michèle Alliot-Marie, nommée aux Affaires étrangères en novembre dernier, a par ailleurs affirmé que la France, « amie d’Israël », était toujours engagée pour une « paix durable » au Proche-Orient.

 

"Luces errantes" une chanson d’ismael Serrano pour Gaza

29 novembre 2010
C’est quoi la différence entre la presse française et la presse d’un pays comparable comme l’Espagne?
La différence est énorme et ne tient pas seulement  à ce que que vérité en deçà des Pyrénées serait erreur au delà. Voyez par exemple comment la presse espagnole rend compte de la journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, et comparez avec le sort que lui a réservé la presse française.
Vous avez raison, il est impossible de comparer puisque la presse française ne souffle mot de cette journée décidée par l’ONU en 1977.
Ci-dessous, je vous propose une dépêche de l’agence espagnole EFE, reprise par le quotidien Publico comme par d’autres journaux espagnols tout à fait ordinaires, c’est-à-dire non militants.
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Avec « Lumières errantes », Ismael Serrano soutient les réfugiés de Gaza
Début de la campagne « Chaîne d’aide humanitaire » pour recueillir des fonds destinés au peuple palestinien
EFE – PUBLICO (Espagne) 29/11/2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri 

C’est avec la chanson Lumières Errantes (Luces Errantes) que l’auteur compositeur interprète Ismael Serrano a apporté son soutien à la campagne pour aider les enfants réfugiés dans la bande de Gaza que vient de lancer le Comité Espagnol de l’Agence de l’ONU pour les Réfugiés de Palestine (UNRWA).

Pour marquer la journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, cet organisme de l’ONU a lancé la campagne Chaîne d’Aide Humanitaire avec laquelle elle espère recueillir des fonds par la construction d’une chaîne humaine virtuelle d’aide humanitaire » à laquelle in peut adhérer sur le site www.yotambienmesumo.org.
Luces Errantes raconte la situation qu’affrontent quotidiennement les réfugiés dans cette région. Les bénéfices retirés de la vente de la chanson de Serrano, qui s’est déplacé à Ramallah pour l’enregistrer, iront également à l’amélioration de la santé, de l’éducation et de l’alimentation des enfants réfugiés de Gaza.

La chaîne humaine unit à travers le réseau (internet) des acteurs sociaux en Espagne et en Amérique Latine qui font une contribution économique et deviennent des « convoyeurs de l’aide humanitaire. »

L’agence de l’ONU rappelle que dans cette région (Gaza), les jeunes « affrontent des situations très graves comme le conflit armé, la pauvreté, la crise économique et les restrictions de la mobilité de la population. »

Les réfugiés de Palestine sont la population qui connaît l’exil depuis le plus longtemps – 61 ans – et près d’un réfugié sur trois dans le monde est palestinien, explique la campagne de l’UNRWA.

L’Etat qui a boycotté le discours du président Obama à l’ONU

25 septembre 2010
Le discours de M. Ahmadinejad, le chef de l’Etat iranien, à l’ONU a suscité des réactions irritées et scandalisées en Europe et aux Etats Unis. Le discours de M. Ahmadinejad a d’ailleurs été marqué par la sortie ostensible des délégués des USA, du Canada et de l’ensemble des pays membres de l’Union Européenne, dont la France. (ceci dit, cette sortie, comme d’autres auparavant, était nécessairement prévue avant le discours du président Iranien).
Il est assez amusant de constater, en allant sur les sites des journaux qui ont laissé s’exprimer des commentaires qu’un nombre non négligeable de lecteurs, parfois très sévères à l’égard du leader Iranien, admettent cependant partager ses soupçons sur la version officielle des attentats du 11 septembre.
Certains s’insurgent des propos du président Iranien, au nom des personnes tuées à New York (et au Pentagone, ne l’oublions pas) dont la mémoire exigerait un silence respectueux.
C’est cependant oublier un peu vite, comme l’a rappelé M. Ahmadinejad, que les attentats du 11 septembre ont servi à justifier deux guerres (Irak et Afghanistan) qui ont causé la perte de centaines de milliers de vies humaines, causé le déplacement de millions de personnes et entraîné d’immenses destructions. Autant de raisons pour souhaiter que toute la lumière soit faite sur ces fameux attentats du 11 septembre dont la version officielle est pourtant devenue aujourd’hui une vérité théologique au même titre que le discours sur « l’holocauste ».
A l’occasion du discours de Nick Clegg, le N°2 du gouvernement britannique, modifié à la va-vite pour fustiger les assertions du président Iranien, le Daily Mail de Londres présente une abondante couverture photo de l’Assemblé Générale. On y voit sans surprise des délégations quitter la salle au moment de la prise de parole de M. Ahmadinejad mais aussi des délégués s’agglutinant nombreux sur l’aile de la salle de l’Assemblée Générale pour être au plus près du président Obama lors de son discours..
Pourtant, quelques places avaient été laissées vides au moment où M. Obama s’exprimait pour parler de démocratie et de droits de l’homme. Ces places étaient celles de la délégation de l’Etat sioniste qui a boycotté, sans faire d’éclats contrairement à ses domestiques d’Europe et d’Amérique du Nord, le discours du président des Etats Unis.
La délégation suédoise quitte l’assemblée pendant le discours de M. Ahmadinejad
Des exemplaires du Coran et de la Bible en main, M. Ahmadinejad affirme que « On ne peut pas brûler la vérité »
Délégués massés pour écouter le discours de M. Obama
Les délégués de l’Etat sioniste n’étaient pas dans la salle au moment du discours de M. Obama

L’agression contre la Flottille pour Gaza au regard du droit international

2 juin 2010
Il n’y a aucune chance que les activités criminelles de l’entité sioniste donnent lieu à un procès devant une cour pénale internationale ou à des sanctions onusiennes. Il est cependant bon de connaître la position du droit vis-à-vis des agissements criminels des terroristes sionistes à l’encontre de la Flottille chargée d’aide humanitaire pour Gaza assiégée.
On notera également, comme le signale Craig Murray, que l’attaque conduite par les sionistes dans les eaux internationales n’est pas un acte de piraterie (les pirates n’agissent pas au nom d’un Etat) mais un acte de guerre. Ici, un acte de guerre contre les nations dans lesquelles sont immatriculés les bateaux..

Qui amènera Israël à rendre des comptes pour l’attaque contre la flottille?
C’était très certainement une violation du droit international et la Turquie a le droit de procéder à une enquête criminelle
par Daniel Machover, The Guardian (UK) 2 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazairi
  
La règle de droit s’appliquera-t-elle cette fois ci à Israël? Il est en principe illégal pour un Etat d’appliquer en haute mer un blocus contre des bateaux qui battent pavillon d’un autre Etat. Les seules exceptions concernent les cas où le blocus est ordonné par le Conseil de Sécurité de l’ONU agissant selon le chapitre VII de la charte de l’ONU. Le principe de base du droit coutumier international pour les bateaux dans les eaux internationales a été énoncé par la cour permanente internationale de justice dans l’affaire du SS Lotus en 1927.

« … les navires en haute mer ne sont soumis à aucune autorité hormis celle de l’Etat dont ils battent pavillon. En pvertu du principe de la liberté des mers, cela revient à dire en l’absence de toute souveraineté territoriale sur les hautes mers, qu’aucun Etat ne peut exercer une quelconque juridiction sur les bateaux étrangers qui y naviguent. »

Si le droit international autorise des exceptions à la règle susmentionnée, et permet, dans des circonstances particulières, à des navires de guerre d’intervenir sur des bateaux battant pavillon d’un autre Etat dans les eaux internationales, ces exceptions ne s’appliquent pas aux événements du 31 mai. En fait, un traité de 1988 (dont Israël est signataire) criminalise la saisie ou la prise de contrôle illégale et intentionnelle d’un bateau par la force, et tous les décès ou blessures en rapport.

Si l’abordage du bateau par les Israéliens était illégal, alors on peut soutenir que les passagers avaient le droit d’agir en légitime défense contre l’invasion par les commandos. Dans ce cas, ils pouvaient utiliser d’une force raisonnable pour se défendre, le niveau de la force autorisée étant déterminée par le droit turc.

Et c’est le cas: d’est à l’évidence le droit pénal turc qui peut et doit prédominer dès lors. Le Mavi Marmara est un bateau immatriculé en Turquie et il naviguait pacifiquement dans les eaux internationales quand des forces israéliennes l’ont abordé. Au moins un des civils tués est un ressortissant Turc d’après les informations. Les autorités turques ont le droit absolu de faire valoir une prise en charge exclusive de l’enquête criminelle par l’appareil judiciaire turc.

La Turquie est donc parfaitement fondée à exiger que tous les éléments, dont l’identité de tous les membres des forces navales et autres israéliennes, soient livrés à ses autorités judiciaires pour une enquête complète et qu’Israël permette aux responsables judiciaires Turcs d’accéder librement aux suspects Israéliens. Israël est après tout partie prenante de la convention européenne de 1959 sur l’assistance mutuelle dans les affaires criminelles.

En cas de refus israélien, le Conseil de Sécurité de l’ONU, s’il est préoccupé par une menace à la paix et à la sécurité internationale, pourrait alors soutenir les exigences de le Turquie et internationales à cet effet dans une résolution sous le chapitre VII. Se pose donc la question suivante: la Turquie et la communauté internationale exigeront-elles qu’Israël se conforme à la règle de droit en cette occasion?

Daniel Machover est le président des Avocats pour les Droits de l’Homme des Palestiniens et membre du cabinet d’avocats londonien Hickman Rose.

Sanctions contre Iran, la lecture stratégique de Pepe Escobar

24 mai 2010
Mme Clinton vient d’exiger l’adoption par l’ONU de nouvelles sanctions en lien avec le programme nucléaire iranien. Et ce, en dépit de l’accord sur un échange de combustible nucléaire obtenu par le Brésil et la Turquie.
Mme Clinton va sans doute obtenir l’adoption de ces nouvelles sanctions même si comme le laisse entendre Pepe Escobar, elles seront sans doute fortement édulcorées après être passées à la moulinette des autres membres permanents (Russie, Chine) et non permanents (Liban, Turquie, Brésil).
Quelle que soit la teneur des sanctions, elles auront d’abord un prix pour Washington, celui que les Etats Unis devront payer à la Russie et surtout à la Chine, deux pays qui n’ont aucun intérêt ni à un embargo sur l’Iran ni dans une guerre à leurs portes.
En effet, il suffit de regarder une carte pour voir que l’Iran est limitrophe d’anciennes républiques soviétiques, de l’Afghanistan et du Pakistan. Les répercussions sur ce dernier pays d’un conflit militaire en Iran sont d’une importance essentielle pour les autorités de Pékin.
La Turquie non plus n’a aucun intérêt au déclenchement d’un conflit à ses portes.
Pepe Escobar considère que ce qui vient de se passer à Téhéran, ce fameux accord irano-turco-brésilien, est symptomatique de l’avènement d’un monde multipolaire avec l’apparition de nouvelles puissances moyennes, comme la Turquie, ou très importantes comme la Chine, sans parler du renouveau russe. En fait, plus que d’apparition de puissances, Escobar parle d’éveil à la dimension internationale de ces pays qui, par ailleurs, sont souvent en phase avec cette communauté internationale qui n’est pas exactement celle dont parlent Mme Clinton ou M. Sarkozy. Car le monde, nous rappelle Pepe Escobar, ne se résume pas aux Etats Unis, au Canada et à quelques Etats européens.
En appelant à un nouveau train de sanctions juste après l’annonce de l’accord conclu par le président Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan, Mme Clinton a adressé un camouflet à ces derniers, où un coup de cravache pour rester dans le ton de Pepe Escobar.
Ceci ne restera pas sans conséquences. Mme Clinton est peut-être satisfaite de son coup, plier apparemment à sa volonté la fameuse « communauté internationale, » le coût politique en sera sans doute exorbitant pour les Etats Unis. Car si des pays comme le Brésil ou a Turquie s’éveillent à la dimension internationale, ce n’est certainement pas pour jouer les gros bras mais simplement parce que c’est leur intérêt: le Brésil comme la Turquie dépendent de l’étranger pour leurs approvisionnements en gaz et en pétrole; le Brésil notamment est en train de devenir un géant économique et ses intérêts prennent, et prendront de plus en plus, une dimension mondiale. Ceci est encore plus vrai pour la Chine.
Maintenant, tout le monde aura compris que ce que cherchent les Etats Unis, ce ne sont pas des garanties sur la nature du programme nucléaire iranien, mais un changement de régime. L’idée est de rendre la vie difficile aux Iraniens pour qu’ils contestent de plus en plus leur régime qui, à son tour se durcira: une spirale de l’instabilité pouvant déboucher sur un coup d’Etat ou une révolution colorée.
Le succès de la démarche n’est pas à écarter. L’Iran est sous le coup de sanctions depuis des années et est littéralement assiégée par les troupes US sans parler des gesticulations militaires sionistes. Les menaces de toutes sortes sur le régime sont évidentes et ce dernier s’est effectivement durci ces dernières années, tout en restant bien plus démocratique que d’autres pays, comme l’Egypte par exemple, qui figurent sans problème sur la liste des amis es Etats Unis.
Enfin, qu’on ne s’y trompe pas, les sanctions unilatérales voulues par l’Occident ont tout d’une déclaration de guerre qui ne dit pas son nom. La seule question qui vaille est: les Etats Unis agiront-ils  militairement contre l’Iran?
Pour cause d’économie chancelante, ils ne le feront, à mon avis, que si les délinquants de Tel Aviv leur forcent la main en bombardant l’Iran provoquant une riposte iranienne. Une réédition en quelque sorte du coup de Suez de 1956. Un coup qui avait été un succès militaire pour la France et la Grande Bretagne, mais qui avait aussi sonné le  glas de leur statut de très grande puissance.

    
L’Iran, Sun Tzu et la dominatrice
By Pepe Escobar, Asia Times (Chine) 22 mai 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Voyons les choses en face: Hillary Clinton est une satanée dominatrice.

Au départ, la Secrétaire d’Etat des Etats Unis avait dit que la médiation turco-brésilienne pour amener l’Iran à accepter un échange de combustible nucléaire était vouée à l’échec. Puis les Etats Unis ont dit que c’était la « dernière chance » pour un accord sans sanctions. Et finalement, moins de 24 heures après l’aboutissement à un accord à Téhéran, Hillary Clinton soumet le Conseil de Sécurité de l’ONU à la cravache et annonce triomphalement au monde qu’un projet de résolution pour une quatrième bordée de sanctions a été établi.

Elle a situé la démarche pour des sanctions dans le cadre « d’une réponse aux efforts entrepris ces tout derniers jours par Téhéran. » Attendez une minute. Immédiatement après une véritable – et fructueuse – médiation par deux puissances émergentes – et intermédiaires honnêtes -, le Brésil et la Turquie, dans ce monde multipolaire sur un dossier très sensible, Washington et ses deux alliés de l’Union Européenne au Conseil de Sécurité, la Grande Bretagne et la France, la torpillent. Est-ce cela qu’on fait passer pour de la « diplomatie » globale? 
Pas étonnant si les alliés importants des États-Unis que sont le Brésil et la Turquie, tous deux membres non permanents du Conseil de sécurité, et toutes deux grandes puissances régionales, ont été furieux après un tel camouflet public. Le Brésil a d’abord annoncé qu’il ne voulait même pas discuter des sanctions à l’ONU. Ensuite, le Brésil et la Turquie ont envoyé une lettre officielle à l’ONU, demandant à participer aux négociations du « groupe des six sur l’Iran. » et les sanctions « pour empêcher l’adoption de mesures allant à l’encontre d’une solution pacifique « .

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva – qui avait dit personnellement à Hillary Clinton plus tôt dans l’année qu’il n’était « pas prudent d’acculer l’Iran » – n’a pas pu s’empêcher de fustiger un Conseil de Sécurité obsolète, en insistant sur le fait qu’après tout il n’était guère enclin à des négociations. Le ministre Turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu a prévenu que le nouveau train de sanctions « empoisonnerait l’atmosphère. »

Et le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a souligné que cette démarche remettait gravement en cause la crédibilité du Conseil de Sécurité – sans omettre de rappeler ironiquement à chacun l’idée absurde qui consiste à voir les cinq puissances dotées de l’arme atomique et membres permanents du Conseil de Sécurité chercher le démantèlement du programme nucléaire civil d’un pays en développement.

Quant à la « crédibilité des USA », elle mord la poussière une fois de plus, pas seulement au regard de Lula et d’Erdogan, mais à travers l’ensemble des pays en voie de développement – la véritable « communauté internationale » de chair et de sang, suite à cette interminable charade.

Frénésie de flagellation sur l’enrichissement

Ces derniers mois, la dominatrice Clinton a accusé sans relâche l’Iran de rejeter un accord similaire d’échange de l’uranium proposé par les Etats Unis en octobre dernier. Cela fait partie du script habituel en usage à Washington – se conduire de manière des plus sournoises, en insistant pour affirmer que les sanctions ‘n’ont rien à voir » avec l’enrichissement de l’uranium alors que quelques semaines auparavant, l’accord sur l’enrichissement était le motif principal de nouvelles sanctions.

Et il y a pire. Comme Gareth Porter l’a révélé (Washington burns its bridges with Iran Asia Times Online, May21, 2010), Washington n’a proposé un accord sur l’échange de combustible en octobre dernier que parce qu’elle voulait dès le début contraindre l’Iran à accepter de suspendre toutes ses activités d’enrichissement de l’uranium (auxquelles elle a droit aux termes du TNP, (le Traité de Non Prolifération nucléaire). Mais cela n’avait jamais été annoncé publiquement.

L’Iran continuera de toute façon à produire de l’uranium enrichi à 20 % (le TNP l’autorise à le faire), et entamera la construction d’une nouvelle usine d’enrichissement d’à peu près la même taille que celle de Natanz. Cette nouvelle usine s’inscrit dans un plan de construction de dix nouvelles usines, annoncé l’an dernier par le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad. En outre, la centrale nucléaire construite à Bushehr par la Russie est en phase d’essais finaux et sera inaugurée cet été. Ce sont des faits irréversibles sur le terrain.

Saeed Jalili, Secrétaire du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale de l’Iran, principal négociateur de facto côté iranien, pourrait bientôt rencontrer en Turquie Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’Union Européenne. Ashton, négociatrice désignée de la « communauté internationale » est aussi représentative de l’opinion publique mondiale que l’est un communiqué de presse de BP sur le déversement de pétrole dans le Golfe du Mexique. Notamment parce que l’Union Européenne est en voie de proclamer ses propres sanctions unilatérales contre l’Iran. Même chose au Congrès des Etats Unis comme l’a confirmé cette semaine le sénateur Chris Dodd, un Démocrate du Connecticut. Donc, en dehors du Conseil de Sécurité, l’Iran devra aussi faire face à des sanctions supplémentaires de la part d’une coalition de droite emmenée par les USA et composée de caniches européens déclinants.

La Chine et la Russie tirent un Sun Tzu

Sun Tzu, l’ancien général, stratège, philosophe et auteur de l’Art de la Guerre disait, « Permettez à votre ennemi de commettre ses propres erreurs, et ne les corrigez pas. » La Chine et la Russie, toutes deux maîtresses en stratégie, appliquent cette maxime avec panache en ce qui concerne les Etats Unis.

Les 10 pages du projet actuel de résolution de l’ONU portant sanctions ont déjà été diluées à l’extrême par les membres permanents que sont la Russie et la Chine – et ce qu’il en reste de langage belliqueux sera encore démoli par des membres non permanents, le Brésil, la Turquie et le Liban (sans unanimité du Conseil de Sécurité, les nouvelles sanctions seront sans doute vidées de leur contenu concret). Washington n’a aucun moyen d’exercer une coercition sur le reste du Conseil de Sécurité pour qu’il endosse de nouvelles sanctions alors que l’Iran est effectivement engagée dans la voie de la coopération.

Comme il se présente, le nouveau train de sanctions touche aux importations d’armes conventionnelles par l’Iran, aux importations liées aux missiles balistiques, gèles les avoirs de hauts responsables du corps des Gardiens de la Révolution Islamique, et met en place des inspections des cargos dans les ports et les eaux internationales. La plupart de ces sanctions s’appliquent sur une base volontaire -ne sont pas contraignantes- et n’auront aucun impact sur le commerce mondial de gaz et de pétrole iraniens.

Pékin et Moscou ne sont pas exactement en train de lécher le fouet de Mme Clinton. Immédiatement après son annonce grandiloquente, l’ambassadeur de Chine à l’ONU, Li Badong, a affirmé que le projet de résolution « ne fermait pas les portes à la diplomatie, » insistant encore une fois sur le « dialogue, la diplomatie et les négociations. »

Et Sergei Lavrov, le ministre Russe des affaires étrangères a tenu à parler au téléphone à Mme Clinton pour soutenir une analyse plus approfondie de l’accord pour l’échange de combustible issu de la médiation du Brésil et de la Turquie. Lavrov a aussi insisté pour dire que la Russie n’appréciait pas du tout les sanctions supplémentaires unilatérales de l’Union Européenne et des Etats Unis.  Le ministre Russe des affaires étrangères a affirmé que des sanctions unilatérales comprendraient des mesures « de nature extra territoriale, allant au delà des décisions acceptées par la communauté internationale et en contradiction avec le principe de la règle du droit international consacré dans la charte de l’ONU. »

Nous en sommes donc à une situation où un véritable accord pour l’échange de combustible accepté par l’Iran est sur la table à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) au moment où une offensive pour des sanctions contre l’Iran est en cours à l’ONU. A qui la vraie « communauté internationale » va-t-elle faire confiance? Erdogan n’aurait pas pu le dire mieux, « Le moment est venu de débattre afin de savoir si nous croyons en la suprématie de la loi ou à la loi des dominants et de la supériorité… »
Surtout, ce que le monde en voie de développement observe, c’est le passé – les USA, la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne – luttant contre l’avènement du futur – la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, l’Indonésie.
L’architecture mondiale de sécurité – contrôlée par un groupe de la peur  de gardiens occidentaux auto-désignés – est dans le coma. L’ouest « atlantiste » coule à la manière du Titanic. 

Nous voulons la guerre et nous la voulons maintenant

Seul le puissant lobby US pro guerre infinie est capable de présenter comme un désastre une première étape vers un accord complet sur le nucléaire avec l’Iran. Ce lobby comprend le largement discrédité, pro guerre en Irak, New York Times (la médiation turco-brésilienne « complique les discussions sur des sanctions ») et Washington Post (L’Iran « crée l’illusion d’une avancée dans les négociations sur le nucléaire »).

Pour le lobby belliciste, l’accord sur l’échange de combustible obtenu par la médiation du Brésil et de la Turquie est une « menace » parce qu’il entre en collision directe avec une attaque contre l’Iran (déclenchée par Israël puis entraînant les USA) et le « changement de régime » – un désir de Washington qui ne s’est jamais démenti.

Lors d’un récent discours au Council on Foreign relations à Montréal, le lumineux  Dr Zbigniew « à la conquête de l’Eurasie » Brzezinski a prévenu qu’un « réveil politique mondial » ainsi que des luttes intestines au sein des élites mondiales était quelque chose à redouter fortement. L’ancien conseiller à la sécurité des Etats Unis a remarqué que « pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, le genre humain est politiquement éveillé – c’est une réalité complètement nouvelle – il n’en a pas été ainsi pendant la majeure partie de l’histoire des hommes. »

Pour qui se prennent ces nouveaux venus sur la scène internationale comme le Brésil et la Turquie – pour oser déranger « notre » domination sur le monde? Et les Américains désinformés continuent à se poser la question « Pourquoi nous détestent-ils? » Parce que, entre autres raisons, fondamentalement unilatéraliste, Washington n’hésite pas à montrer du doigt même ses plus proches amis.

Une autre traduction de cet article ici

La légalité de l’Etat sioniste en question

6 avril 2010
Alan hart est un de ces vieux routiers du journalisme britannique dont on ne sait s’ils sont de droite ou de gauche tant leur parcours personnel et intellectuel semble porter une marque d’excentricité typiquement britannique.
Excentricité ne veut pas dire farfelu, terme qui ferait injure au grand professionnalisme d’un reporter au parcours peu commun. Ainsi, Hart a une très bonne connaissance des dossiers relatifs au Moyen Orient, région qu’il a couverte pour la chaîne ITN et la BBC. Sur son site web personnel, on peut le voir, alors jeune journaliste, devant le canal de Suez au moment de l’avancée sioniste pendant la guerre dite des six jours ou serrant la main du roi Fayçal d’Arabie qu’il fut le premier journaliste occidental à interviewer. Sans oublier une photo de Golda Meir, dédicacée à son intention par l’ancienne chef du gouvernement sioniste.
Toutes ces expériences et rencontres ont fait d’Alan Hart un anti sioniste convaincu si ce n’est radical.
L’article que je vous propose ici n’apporte guère d’éléments nouveaux, mais j’ai trouvé qu’il synthétisait bien le problème de légitimité, de légalité auquel est confrontée l’entité sioniste.
Cette question est en effet aussi fondamentale que celle des rapports de force, militaires ou politiques, car elle en est en partie indépendante. Car la base légale de l’entité sioniste est inexistante pour les raisons qui sont exposées ci-après. Et la situation restera en l’état tant que les Palestiniens n’auront pas non seulement reconnu l’Etat sioniste mais aussi son caractère juif. Comme le dit Alan Hart, sans ce préalable de reconnaissance par les palestiniens, il n’y a aucune chance que le régime sioniste accepte de négocier pour autre chose que la suppression de tel ou tel checkpoint.
Le problème qui se pose aux sionistes, c’est que cette reconnaissance ne peut leur être accordée que de deux manières: soit par un référendum auprès de la population palestinienne, soit par un Etat palestinien. Or cet Etat est précisément ce dont les sionistes ne veulent pas ou que même les moins ultras d’entre eux ne peuvent plus vouloir du fait de la réalité de la colonisation des territoires occupés en 1967. Et, de toutes façons, aucun dirigeant palestinien ne sera assez fou pour reconnaître le caractère juif de l’Etat voyou.

Un oxymore au Moyen Orient
Alan Hart, Khaleej Times (EAU) 6 avril 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les lecteurs qui ne seraient pas très familiers avec la terminologie anglaise, un oxymore est une figure de rhétorique qui combine des termes contradictoires pour former une expression comme la gentillesse cruelle ou faussement vrai (ce mot dérive du grec oxymoros qui signifie fin sous une apparence de niaiserie).

Dans le cadre de ce débat sur la légitimité d’Israël, je vais me limiter à une question et une réponse.

La question est: comment pouvez-vous délégitimer quelque chose (en l’espèce l’Etat sioniste) alors qu’elle n’est pas légitime?

Mettons de côté le conte à dormir debout de la promesse divine (qui même si elle était vraie n’aurait aucune incidence sur la question parce que les Juifs qui sont « rentrés » en réponse à l’appel du sionisme n’avaient aucun lien biologique avec les anciens Hébreux), la prétention à la légitimité de l’Etat sioniste repose sur la Déclaration balfour de 1917 et la résolution portant de l’Assemblée Générale de l’ONU de 1947 sur le plan de partition.

Le seul intérêt réel de la Déclaration Balfour est le fait qu’elle était une expresion à la fois de la volonté du gouvernement britannique d’instrumentaliser les Juifs à des fins impériales et de la volonté des Juifs sionistes d’être utilisés. La vérité est que la Grande Bretagne n’avait absolument aucun droit de promettre aux sionistes un territoire en Palestine qui n’était pas possession britannique (à l’époque, la Palestine était contrôlée et effectivement rattachée à l’Empire Ottoman).

La Déclaration Balfour a permis aux sionistes de dire que leur revendication sur la Palestine avait été reconnue par une grande puissance et d’affirmer ensuite que l’entreprise sioniste était donc légitime. Mais la légitimité que la Grande Bretagne a attribuée implicitement était complètement fallacieuse, ce qui signifie inauthentique, mensongère, une imposture.

L’assertion par les sionistes qu’Israël a reçu son acte de naissance et donc sa légitimité de la résolution de partition adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies du 29 novembre 1947 relève de la pure propagande et du non sens ainsi que le démontre un examen honnête des faits tels qu’ils se sont passés.

En premier lieu, sans le consentement de la majorité des habitants de la Palestine, l’ONU n’avait pas le droit de décider la pértition de la Palestine ou d’assigner une partie de son territoire à une minorité d’immigrants étrangers afin qu’ils y établissent leur propre Etat.

Malgré cela, par la plus faible des marges, et après un vote truqué, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution de partition de la Palestine pour créer deux Etats, un arabe et un juif, Jérusalem ne faisant partie d’aucun des deux. Mais la résolution de l’Assemblée Générale n’était qu’une proposition non contraignante – ce qui veut dire qu’elle ne pouvait pas avoir d’effet, ne pouvait devenir contraignante qu’à condition d’être approuvée par le Conseil de Sécurité.

La vérité est que la proposition de partition de l’Assemblée Générale n’a jamais été soumise à l’examen du Conseil de Sécurité. Pourquoi? Parce que les Etats Unis savaient, en cas d’approbation, qu’en raison de l’opposition des Arabes et des autres Musulmans, elle ne pouvait être mise en application que par la force; et le président Truman n’était pas prêt à recourir à la force pour partager la Palestine.
Le plan de partition souffrait donc d’un vice de forme (qui le rendait non valide) et la question de quoi diable faire de la Palestine – après le gâchis causé par les britanniques puis leur départ) – était ramenée devant l’Assemblé Générale pour de nouvelles discussions.
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L’option en faveur, et proposée par les Etats Unis, était une tutelle temporaire par l’ONU. C’est alors que l’Assemblée Générale débattait de ce qu’il convenait de faire qu’Israël a déclaré unilatéralement son indépendance – au mépris même de la communauté internationale organisée, dont l’administration Truman.

La vérité à l’époque était qu’Israël, qui est née principalement comme conséquence du terrorisme sioniste et du nettoyage ethnique planifié, n’avait pas droit à l’existence et, pour être plus précis; ne pouvait avoir le droit à l’existence sauf si… Sauf si elle était reconnue et légitimée par ceux qui ont été dépossédés de leur terre et de leurs droits avec la création de l’Etat sioniste. Selon le droit international, seuls les palestiniens pouvaient donner à Israël la légitimité qu’elle convoitait.

Comme me l’avait exposé il y a de nombreuses années Khalad al-hassan, un important intellectuel du Fatah, cette légitimité était « la seule chose que les sionistes ne pouvaient pas nous prendre par la force. »

La vérité historique telle que résumée brièvement ci-dessus explique pourquoi le sionisme a toujours insisté sur la condition préalable absolue pour des négociations ayant la plus petite chance d’aboutir (une mesure de justice acceptable pour les Palestiniens et la paix pour tous) qui consiste à reconnaître le droit d’Israël à l’existence. Un droit qu’elle sait ne pas avoir et n’aura jamais sauf si les palestiniens le lui accordent.

On peut dire sans crainte d’être contredit (sauf par des sionistes) que ce qui délégitime Israël, c’est la vérité historique.

Et c’est pourquoi le sionisme a travaillé si dur, avec moins de réussite que par le passé et donc de façon de plus en plus désespérée, d’éliminer la vérité.

Alan Hart est un journaliste Britannique, (ancien correspondant d’ITN au Moyen Orient, ancien présentateur de l’émission Panorama sur la BBC) écrivain et biographe de Yasser Arafat. Son dernier livre, Le sionisme: le véritable ennemi des Juifs, est une épopée en trois volumes.

Comment obtenir un vrai/faux passeport en Australie (et sans doute ailleurs)?

26 février 2010
Eh oui, comme je vous le disais dans les posts précédents, le mésusage par le Mossad de passeports de nations amies fait des vagues aux antipodes aussi. Et cet article du quotidien The Age expose presque en pleine lumière les pratiques de l’entité sioniste dans les Nations « amies » (si le mot amitié peut avoir un sens pour les sionistes). On appréciera notamment les changements répétés de nom, pour convenances personnelles nous disent des personnes qui aiment à s’adonner au jeu des sept familles. On appréciera aussi les dires de ce député Australien qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de soutenir le régime sioniste dans sa pratique qui consiste à falsifier les documents de voyage de pays amis pour commettre des actes terroristes, comme par exemple l’assassinat de Mahmoud al-Mabhouh. J’espère au moins que le lobby sioniste le paye bien, car faire la Marie couche toi là avec autant de brio mérite vraiment une belle récompense.
Et ce que le Mossad fait en Australie se fait aussi dans d’autres pays ainsi que le confirme un sioniste cité dans l’article.

Les services secrets australiens enquêtent sur l’espionnage israélien
par Jason Koutsoukis and Jonathan Pearlman The Age (Australie) 27 février 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’ASIO (Australian Security Intelligence Organisation) enquête sur au moins trois personnes ayant la double citoyenneté australienne-israélienne qu’elle soupçonne d’utiliser une couverture australienne pour espionner en faveur d’Israël.

L’enquête a démarré au moins six mois avant l’assassinat en janvier de Mahmoud al-Mabhouh, un militant du Hamas, dont on considère généralement maintenant qu’il a été commis par le Mossad, le service de renseignements extérieurs israélien.

Les autorités de Dubaï ont révélé que trois personnes soupçonnées d’implication dans l’assassinat voyageaient avec des passeports australiens falsifiés au nom de trois personnes ayant la double citoyenneté australienne-israélienne.
Les trois personnes reliées à la mort de Mabhouh ne sont en rien liées aux trois qui font l’objet des investigations de l’ASIO.

L’Australie a confronté Israël pour la deuxième fois au sujet de l’utilisation de passeports australiens trafiqués, l’ambassadeur actuellement en poste à Tel Aviv, Nocoli Maning-Campbell ayant  transmis aux officiels Israéliens les préoccupations de son gouvernement.

La police fédérale australienne enquête sur cette affaire, aux côtés de l’ASIO et de l’Australian Passport Office.

Entre temps, l’Australie s’apprêtait hier soir à New York à s’abstenir dans un vote à l’ONU sur une nouvelle résolution pressant Israël et l’Autorité palestinienne d’enquêter sur les allégations de crimes de guerre commis pendant la guerre de l’année dernière à Gaza.

On attendait pour le début de la matinée le vote sur la résolution par l’Assemblée Générale.

Des allégations de crimes de guerre perpétrés par Israël et le Hamas ont été avancées dans un rapport spécial de l’ONU rédigé par le juge Sud Africain Richard Goldstone.

L’Australie avait voté contre une résolution similaire présentée devant l’Assemblée générale de l’ONU l’an dernier.

Le gouvernement Rudd a averti Israël que la falsification de passeports australiens ne serait pas considérée comme « le geste d’un ami. »

Mais Yigal Palmor, le porte parole du ministère israélien des affaires étrangères a démenti hier que les relations diplomatiques étaient dans une mauvaise passe.

« je n’ai entendu aucun gouvernement accuser Israël d’être impliquée dans cette affaire, ni en France, ni en Grande Bretagne, ni en Irlande, ni en Allemagne et ni en Australie en ce moment, » a-t-il dit sur ABC Radio.

Selon nos deux sources au sein des services de renseignements australiens, les trois personnes à la double citoyenneté sous surveillance de l’ASIO ont émigré en Israël au cours de la dernière décennie.

Chacun de ces trois hommes est, depuis, revenu en Australie à des moments différents pour changer de nom et obtenir un nouveau passeport australien.

Un des hommes sous surveillance a changé trois fois de nom de famille et les deux autres deux fois. Dans chaque cas, les hommes ont changé des patronymes qui pouvaient être perçus comme sonnant juif européen au profit de noms identifiés plus typiquement comme anglo-australiens.

Les citoyens australiens ont en général l’autorisation de changer de patronyme une fois tous les douze mois dès lors que ce n’est pas pour des motifs criminels.

Ces nouveaux passeports australiens ont depuis été utilisés pour pouvoir entrer dans un certain nombre de pays qui sont hostiles à Israël, dont l’Iran, la Syrie et le Liban. Aucun de ces trois pays ne reconnaît Israël et ils interdisent spécifiquement l’entrée de citoyens Israéliens sur leur territoire.

Notre journal a appris que ces trois citoyens Australiens ont en commun de travailler pour une société européenne de télécommunications qui possède une filiale au Moyen Orient..

The Age a contacté deux de ces hommes qui ont nié être impliqué dans une quelconque activité d’espionnage. Ils ont confirmé avoir changé de patronymes mais ont affirmé que l’idée qu’ils l’auraient fait pour obtenir de nouveaux documents de voyage pour circuler au Moyen Orient était, selon les termes de l’un d’entre eux, « totalement absurde. »

Tous deux ont déclaré avoir changé de nom pour des raisons personnelles. On pense qu’un de ces hommes a aussi la citoyenneté britannique et qu’il fait l’objet de l’attention des services secrets britanniques depuis son changement de nom.

L’ASIO n’a fait aucun commentaire.

Un spécialiste Israélien du renseignement a déclaré hier à The Age qu’il n’était un secret pour personne qu’Israël approchait des gens qui avaient immigré d’autres pays pour aider Israël en remettant leurs passeports. « Les noms sont utilisés plus tard, mais la personne qui cède son passeport n’est pas impliquée. »

Warren Reed, un ancien agent des services d’espionnage australiens, l’Australian Secret Intelligence Service, explique que le vol de passeports par des services étrangers n’était « pas nouveau. »

« L’utilisation de faux papiers dans l’espionnage est aussi vieux que l’espionnage, » dit-il.

Le député libéral Julian McGauran s’est nettement démarqué de la position de son leader et a critiqué le ministre des affaires étrangères Stephen Smith pour avoir « publiquement montré du doigt Israël. »

Le leader d’opposition Tony Abbott, qui avait critiqué le premier le système australien des passeports, n’avait pas pu être joint hier au sujet de cette affaire.

Comment le lobby sioniste a acheté le vote de Panama à l’ONU

7 février 2010
Un petit article très instructif cependant pour voir comment le lobby sioniste aux USA peut servir la diplomatie de Tel Aviv même dans le cadre de relations de Washington avec des pays tiers. Ici, c’est le gouvernement de la république de Panama qui vend à Tel Aviv sa voix à l’ONU moyennant un soutien des organisations juives américaines à l’approbation par Washington d’un accord de libre échange.
Tout à fait édifiant! Ce post sera suivi, je l’espère, d’un ou deux autres à venir sur le thème du lobby sioniste aux Etats Unis.

Panama soutient Israël en échange d’un appui à l’Accord de Libre Echange avec les Etats Unis
La Nacion (Costa Rica) 3 février 2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri
   

Ville de Panama (dpa). La communauté juve des Etats Unis a manifesté sa disposition à soutenir Panama pour la ratification de l’Accord de Libre Echange avec les Etats Unis, dès lors que ce pays appuiera les demandes d’Israël sur la scène internationale.
C’est ce qu’a reconnu aujourd’hui l’ambassadeur de Panama auprès de l’Organisation des Nations Unies, Pablo Thalassinos, qui a présenté son rapport d’activités devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.

Panama, un pays traditionnellement neutre ou conciliateur dans les conflits du Moyen Orient, a voté quatre résolutions en faveur des Israéliens ces derniers mois, témoignant d’un alignement sur le gouvernement de Tel Aviv qui faciliterait la ratification de l’accord, appelé Trade Promotion Agreement par le Congrès des Etats Unis.
Parmi les organisations qui soutiennent aux Etats Unis les aspirations économiques de Panama relativement à l’accord commercial, figurent « l’American Jewish Committee, » et le « World Jewish Congress. » La mission de ces organisations est de convaincre le président des Etats Unis, Barack Obama, et les membres du Congrès d’une approbation urgente.
 

De fait, Thalassinos s’est opposé au rapport Goldstone qui accuse Israël et l’organisation palestinienne Hamas d’avoir commis des crimes de guerre pendant les combats qui ont eu lieu fin 2008 début 2009.
Le rapport a été établi par un juge Sudafricain, Richard Goldstone, qui a enquêté sur les circonstances du conflit armé dans la bande de Gaza et ses alentours. Le texte, soutenu par la Ligue Arabe et le Mouvement des Pays Non Alignés, a été adopté par 114 voix pour, 18 contre et 44 abstentions.
A cet égard, l’ambassadeur a reconnu que la politique panaméenne sur le conflit israélo-palestinien a changé depuis que le président de la république, Ricardo Martinelli, et le premier ministre Juan Carlos Varela lui ont confié cette mission d’ambassadeur. Il soutient que son vote aux Nations Unies reflète le « droit » international. 
Thalassinos prévoit qu’au moyen d’un lobbying efficace par la communauté juive aux Etats Unis, le traité commercial en attente d’approbation à Washington pourrait être ratifié avant la fin du premier semestre de cette année, à la satisfaction de Panama. 

Un Juif Américain dans les geôles de Mahmoud Ahmadinejad

20 décembre 2009
Tiens, voilà qu’un Juif part des Etats Unis pour se jeter dans la gueule du loup iranien et qu’il se retrouve détenu à l’isolement dans une cellule à Téhéran.

Oh, mille pardons, j’avais mal lu. Il s’agit en réalité d’un Juif Américain d’origine iranienne qui s’est rendu de son plein gré à Téhéran où un ami a proposé de lui donner un rein. La transplantation a eu lieu dans un hôpital de la capitale iranienne et le patient se remet tout en suivant des soins post opératoires. Tout Juif qu’il est, ce patient a la particularité d’avoir le même prénom que l’ayatollah Khomeini!
Le traitement de ce malade n’a pas été utilisé à des fins de propagande par le régime de Téhéran, et peu de journaux en parlent. Il offre cependant l’occasion au Washington Post de donner un aperçu sur une des conséquences des sanctions contre l’Iran décidées par l’ONU au prétexte d’un supposé programme nucléaire militaire.
Ces conséquences ont trait aux difficultés de l’Iran de se procurer ou de produire des substances radioactives utiles dans le diagnostic ou le traitement médical, des cancers notamment; mais aussi à l’impossibilité de renouveler un parc vieillissant de matériel d’imagerie médicale.
Car, on le sait, ces matériels peuvent aussi avoir un usage militaire…
Ce blog a déjà évoqué la motivation des sanctions à l’encontre de l’Iran; je ne pense pas qu’il y ait matière à y revenir.
En Iran, la question nucléaire est aussi un problème médical
par Thomas Erdbrink et William Branigin, Washington Post (USA) 20 décembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Téhéran — Ruhollah Solook, un électricien à la retraite qui réside à Santa Monica en Californie, était dans une situation désespérée. Il avait besoin d’urgence d’une greffe de rein ainsi que d’actes radio thérapeutiques et de radiodiagnostics. La médecine nucléaire était disponible aux Etats Unis, mais le rein ne l’était pas.
Solook, 78 ans, un Juif Iranien qui avait émigré il y a plusieurs dizaines d’années, ne se serait jamais attendu à trouver l’une et l’autre dans son pays d’origine. Mais c’est là bas qu’il se trouve en ce moment, à reprendre des forces dans une chambre individuelle du plus ancien hôpital de Téhéran, avec un nouveau rein donné par un ami.
« Ils m’ont sauvé la vie ici, » dit-il. « Maintenant j’espère qu’ils peuvent me guérir. »
On estime qu’en Iran, 850 000 malades des reins, du cœur, ou cancéreux sont dans une course contre la montre.Bien que ces patients aient besoin d’un traitement post-chirurgical en médecine nucléaire, les médecins et les spécialistes du nucléaire ici disent que la production domestique se tarira quand un réacteur de recherche de Téhéran se trouvera à court de combustible, peut-être dès le printemps.
« Nous avons des milliers de patients par mois rien que dans cet hôpital, » explique Gholamreza Pourmand, un spécialiste qui a soigné Solook avec du technétium-99, une méthode de médecine nucléaire utilisée pour le diagnostic avec les scanners corps entier. « Si nous ne pouvons pas les aider, certains mourront. C’est aussi simple que ça. »
Au cœur de cette perspective de pénurie de produits de médecine nucléaire, se trouve la controverse persistante sur le programme nucléaire iranien, notamment un litige sur un accord avec les grandes puissances qui permettrait la fourniture de combustible pour le réacteur de recherche.
Comme d’autres aspects du programme, les spécificités relatives à la médecine nucléaire font l’objet d’un litige. L’Iran assure que les sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU qui visent à réduire ses activités d’enrichissement de l’uranium affectent aussi sensiblement son secteur hospitalier. Par exemple, les officiels Iraniens disent ne pas avoir l’autorisation d’importer des scanners corps entier récents fabriqués aux Etats Unis et en Europe, qui sont capables de détecter des tumeurs cancéreuses parce que certains de leurs composants pourraient contribuer au programme nucléaire, et ils assurent que les sanctions adoptées en 2007 empêchent l’Iran d’importer des isotopes à fins médicales.
Les Etats Unis et les officiels des nations Unies affirment que l’Iran reste libre d’acheter les isotopes dont elle a besoin; une exemption du Conseil de Sécurité autorise les importations d’articles nucléaires « pour les besoins de l’agriculture, de l’alimentation, de la santé ou d’autres raisons humanitaires. » Ils laissent entendre que l’Iran veut produire ses propres isotopes médicaux pour s’assurer un approvisionnement moins cher et plus fiable en raison des récentes pénuries.
Quoi qu’il en soit, après l’arrêt des importations en 2007, l’Iran a fait tourner à plein régime un réacteur nucléaire de recherche à Téhéran, fourni par les Etats Unis il y a quarante ans. Fonctionnant au départ une demi-journée par semaine en période d’essai, le réacteur fonctionne maintenant de manière presque continue.
En juin, l’Iran a informé l’AIEA que le combustible obtenu d’Argentine en 1993 serait épuisé vers fin 2010 — une échéance qui semble avoir été retardée depuis. Mais les sanctions de l’ONU empêchent l’Iran d’acheter du combustible supplémentaire sur le marché mondial.
L’Iran dit pouvoir produire son propre combustible, quoique cela provoquerait une colère internationale parce qu’elle devrait enrichir l’uranium à 19,75 % — un taux proche de celui du matériau à usage militaire.
« Nous préférons acheter le combustible dans les délais les plus brefs possibles, » déclare Mohammad Ghannadi, vice président de l’Organisation Iranienne de l’Energie Atomique (OIEA).
Depuis le siège de l’OIEA, protégé par des batteries de DCA, Ghannadi surplombe les seul réacteur iranien en fonctionnement dont les deux cheminées marron émettent une fumée blanche. A la tête du département recherche et développement de l’OIEA, Ghannadi a l’interdiction de se déplacer à l’étranger aux termes des sanctions internationales.
« Nous pourrions enrichir le combustible nous-mêmes, » affirme dans un entretien ce scientifique formé en Grande Bretagne. « mais il y aurait des problèmes techniques. Alors il ne serait pas prêt à temps pour nos patients. »
Des experts atomistes US affirment que la principale difficulté de l’Iran est qu’elle ne peut produire des mélanges de combustibles pour le réacteur de recherche. Ils considèrent le problème de combustible de l’Iran comme largement auto-infligé.
Selon une proposition d’accord négociée par l’AIEA, l’Iran remettrait environ 1 200 kilos de l’uranium faiblement enrichi qu’elle a stocké, officiellement pour usage combustible dans des centrales nucléaires. En échange, la Russie enrichirait l’uranium à 19,75 % et la France le transformerait en mélange pour le réacteur de Téhéran. Les Etats Unis participeraient à maintenir en bon état de marche le réacteur vieillissant. Les grandes puissances craignent que si l’Iran ne livre pas son stock de matériau, elle pourrait le transformer un jour en uranium hautement enrichi qui peut être utilisé comme matière fissile pour les armes atomiques.
Après avoir tout débord accepté le principe de l’accord le 1er octobre, l’Iran a demandé des garanties supplémentaires de fourniture du combustible nucléaire. L’Iran se plaint aussi de l’étalement de la procédure dur plus d’un an — trop long à ses yeux.
La semaine dernière, Manoucher Mottaki, ministre Iranien des affaires étrangères, a proposé d’échanger de petites quantités d’uranium en mots plutôt que d’un seul coup. L’Iran a proposé que l’échange se fasse sur l’île de Kish, une destination touristique sur le Golfe Persique. L’administration Obama considère cette proposition comme ne cadrant pas avec le plan de l’ONU.
« Si l’Iran veut produire ces isotopes médicaux elle-même, alors la meilleure façon d’y parvenir est d’accepter la proposition de l’AIEA » et de recevoir le combustible nucléaire, a déclaré un haut responsable de l’administration Obama. Dans le cadre de l’accord, a-t-il observé, les parties s’engagent à fournir le combustible à temps pour maintenir le réacteur en fonctionnement.
Ghannadi situe le débat en tant que problème humanitaire, pas politique. « Il s’agit d’êtres humains… Quand quelqu’un est malade, on doit lui donner un traitement. Donnez nous le combustible, nous ferons la radio pharmacie, » dit-il, parlant de l’usage des substances pharmaceutiques radioactives en médecine nucléaire.
Par le passé, déclare Ghannadi, les sanctions ont stimulé les progrès de la médecine nucléaire iranienne qui est proposée dans 120 hôpitaux. « Quand les livraisons d’isotopes médicaux ont cessé, » dit-il, « nous avons été forcés de les faire nous-même. » Mais pendant deux mois, se souviennent des médecins, aucun patient n’avait pu être soigné, ce qui avait mis les hôpitaux en grande difficulté.
Aujourd’hui, des patients en médecine nucléaire de l’hôpital Shariati de Téhéran sont assis dans une petite salle d’attente près d’un scanner allemand vétuste qui a besoin d’être remplacé.
« Quand ils parlent des droits de l’homme et de l’Iran à l’ONU, ils ne devraient pas oublier que nos patients ont aussi des droits, » dit Mohsen Saghari, un spécialiste de médecine interne qui a étudié à l’université John Hopkins. « les USA tentent maintenant de m’empêcher d’utiliser en Iran ce que j’ai appris aux Etats Unis, » se plaint-il.
Solook, le malade californien d’origine iranienne dit envisager d’écrire une lettre aux responsables étatsuniens de la santé pour expliquer ce qui lui est arrivé en Iran.
« Je ne crois pas en ces sanctions, » dit-il, d’une voix affaiblie par sa transplantation rénale. « Ils font du mal aux gens ordinaires, pas aux dirigeants. Quelle est l’utilité de tout ça? »

Dixit Tzipora Livni: la "shoah" n’est pas la cause de la création de l’entité sioniste

28 septembre 2009
Si les représentants européens à l’ONU, boycott oblige, n’ont pas pu entendre Mahmoud Ahmadinejad conclure son discours en s’écriant « Vive l’amour, vive la spiritualité,» ils ont été par contre emballés par celui de Benjamin Netanyahu, le premier ministre sioniste.
Et là où les représentants occidentaux ont littéralement eu le souffle coupé, c’est quand le dit premier ministre a exhibé les plans d’Auschwitz-Birkenhau et les minutes de la conférence de Wansee où avait été planifiée la solution finale, un peu comme quand Colin Powell avait exhibé son flacon d’urine.
M. Netanyahu n’est pas allé jusqu’à infliger à son auditoire une lecture des minutes où ce dernier aurait vainement cherché les mots « extermination, » mais son but était de poser l’identité Hitler-Ahmadinejad, le second niant les agissements reprochés à son alter ego européen.
Le tout se comprenant dans la signification de règlement (partiel) de dette vis-à-vis des Juifs que représente la création de l’entité sioniste consécutive à l’holocauste.
Citons M. Netanyahu :

L’Organisation des Nations Unies a été créée après le carnage de la Seconde Guerre mondiale et les horreurs de l’Holocauste. Elle a été chargée d’empêcher toute récurrence deces événements horribles.

Si on le comprend bien, l’ONU n’a pour objet que la protection des Juifs !
Cependant, nous savons que le sionisme et la création de l’entité sioniste n’ont pas de relation de nature essentielle avec les persécutions nazies. Ces dernières ont surtout fourni aux sionistes une opportunité de concrétiser leurs plans.
Dire cela n’est plus aujourd’hui le privilège des antisionistes car même Tzipora Livni, la patronne de Kadima et ministre des affaires étrangères au moment de l’agression contre Gaza, le dit :

« Ne laissons pas le monde croire que l’Etat hébreu a été créé à cause de la Shoah »,
a expliqué Livni. «C’est une grave erreur de vouloir comparer le moindre évènement historique à la Shoah : nous ne devons pas minimiser l’acte le plus horrible advenu au peuple juif. (…) Les Juifs d’Israël en 2009 ne sont pas les Juifs d’Europe en 1939, et j’ai tenu à rappeler cela à Netanyahou. « 

Mme Livni aurait du dire « Ne laissons plus croire…, » mais le résultat est le même et c’est tout un aspect de la fantasmagorie vendue à l’Occident par les sionistes qui commence à se déliter.


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