Archive for the ‘OSCE’ Category

>Olof PALME était-il antisémite ? Assiste-t-on à une montée de l’antisémitisme en Europe du nord?

9 novembre 2008

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La question est légitime si on se fie au contenu de l’article ci-dessous qui est en fait un compte rendu de lecture d’un document sur l’antisémitisme dans les pays scandinaves dans la résurgence duquel Olof Palme, ancien premier ministre Suédois assassiné, aurait joué un rôle majeur. Rédigée à plusieurs mains, cette étude est préfacée par un responsable de l’OSCE, (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et coéditée par le Jerusalem Center for Public Affairs et le Centre Simon Wiesenthal. Oui, le centre Simon Wiesenthal, du nom du fameux chasseur de nazis qui excellait surtout dans la chasse aux dollars et dont le centre éponyme perpétue ce noble art de la chasse au billet vert. Je vous fiche mon billet que cette « étude » a dû bénéficier de subventions, peut-être bien de la même OSCE. En effet, je ne vois pas qui irait payer 29$, c’est le prix de l’ouvrage, pour lire un tel torrent d’insanités.

Je vous recommande cependant la lecture [gratuite] de la note de lecture car elle montre la nature du raisonnement sioniste. Juste un petit commentaire quand même : le sionisme a besoin de l’antisémitisme aussi bien pour le maintien et le développement de sa colonie sioniste que pour celle de son idéologie. Donc, tenez-vous le pour dit, l’antisémitisme ne saurait disparaître. C’est une espèce d’hydre ou de maladie qui n’a aucune cause historique ou rationnelle et ne demande qu’à resurgir pour peu que certaines barrières soient levées. C’est à peu près ce qu’explique BHL dans son livre « Ce grand cadavre à la renverse. » Sauf que ce schéma n’appartient pas en propre à BHL, il est consubstantiel d’une certaine lecture des textes sacrés au sujet des relations avec les Gentils. Israël Shahak ne rappelait-il pas que les sionistes reprennent « la position ségrégationniste du judaïsme classique … de soutenir que tous les gentils haïront et persécuteront toujours tous les juifs, et que la seule solution était donc de les faire tous partir pour les rassembler [concentrate] en Palestine, ou en Ouganda, ou ailleurs encore. »

Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger l’intégralité du livre d’Israël Shahak « Histoire juive – Religion juive.» Il s’agit d’un document important.

Sous le masque humanitaire : les pays nordiques, Israël et les Juifs
sous la direction de Manfred Gerstenfeld
Jerusalem Center for Public Affairs/Simon Wiesenthal Center
256 pages; $29

Compte rendu d’Isi Leibler, Jerusalem Post (Sionistan) 9 novembre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri

Quand nous parlons de la Scandinavie, nous viennent immédiatement à l’esprit des images de gens bien qui sont nos amis. Nous les associons au refus du roi de Danemark d’appliquer les lois raciales nazies, l’évacuation de 7000 Juifs danois vers la Suède neutraliste et de grands humanistes comme Raoul Wallenberg le diplomate Suédois en poste en Hongrie et qui devint le modèle type du «Juste parmi les Nations. Beaucoup d’entre nous se souviennent de Per Ahlmark, l’ancien vice premier ministre Suédois et chef du Parti Libéral, qui militait résolument contre l’antisémitisme et fut probablement le premier homme d’Etat non Juif à affirmer que la haine d’Israël était en voie de devenir un substitut à l’antisémitisme traditionnel.
A notre regret cependant, cette image idéalisée de Scandinaves philosémites est bien loin de la réalité. En dépit de la présence d’à peine quelques minuscules communautés juives dans cette région, les pays Scandinaves sont actuellement en pointe pour la promotion des plus pernicieuses expressions du nouvel antisémitisme et sont à l’avant-garde de la campagne globale pour diaboliser et délégitimer Israël. Ce qui rend leur application de doubles standards et leur grille de lecture encore plus biaisée est la manière hypocrite dont ils enrobent leur venin contre l’Etat juif et les Juifs en général.
Pour la première fois, ce sujet a été largement traité dans un livre comportant 13 essais et interviews publié sous la direction de manfred Gerstenfeld, édité conjointement par le Jerusalem Center for Public Affairs et le Centre Simon Wiesenthal. Il débute par un avant propos de Gert Weisskirchen, représentant personnel du président de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, sur la lutte contre l’antisémitisme. Weisskirchen ne mâche pas ses mots et souligne que la diabolisation d’Israël, spécialement la comparaison des Juifs et des nazis, représente une des plus évidentes manifestations du nouvel antisémitisme qui domine le discours politique sur le Moyen-Orient même chez des politiciens libéraux [au sens anglo-saxon] et dans la presse grand public.
Le livre démontre que loin d’être un phénomène nouveau, l’antisémitisme a dominé la région pendant des siècles, et tire sa source de l’affiliation majoritaire des Scandinaves à l’église luthérienne. Ce n’est pas un hasard si l’abattage juif rituel [du bétail] a été interdit en Norvège avant même l’arrivée au pouvoir d’Hitler, en dépit du fait que les Norvégiens considèrent la chasse comme un loisir national et que la Norvège reste un des trois seuls pays au Monde où la chasse à la baleine est encore autorisée.

L’ouvrage contient des chapitres rédigés par des universitaires Danois qui démontent la prétention selon laquelle le philosémitisme prévaut et démontrent qu’en dépit du sauvetage des Juifs en 1943 (qui d’après des révélations récentes avait aussi des aspects louches), d’autres éléments de l’attitude des Danois sous les Nazis étaient méprisables. Par exemple, 6000 Danois ont rejoint volontairement la Waffen SS, l’industrie danoise a collaboré avec enthousiasme avec les Nazis et des réfugiés Juifs ont été expulsés et livrés aux Nazis entre 1940 et 1943. Efraim Zuroff, le chasseur de Nazis, livre un chapitre qui montre que les gouvernements qui se sont succédés après guerre ont tergiversé et montré beaucoup de répugnance à poursuivre les criminels de guerre et ont même parfois aidé des Nazis à fuir.

Dans un contexte plus contemporain, c’est le premier ministre socialiste de Suède, feu Olof Palme, qui sous prétexte de promotion des droits de l’Homme, devint le premier responsable Européen à subvertir le déni de l’holocauste en accusant les Israéliens de se conduire comme des nazis envers les Palestiniens. C’est également l’archevêque Karl Hammar, qui fut le premier à appeler au boycott des marchandises israéliennes. Dans cette région, les caricatures relatives à des Israéliens sont parmi les pires d’Europe, particulièrement en Norvège où elles ont été comparées aux dessins antisémites qui paraissaient dans Der Stürmer.
L’agressivité et la puissance des Musulmans qui ont immigré dans la région ces dernières années ont été éclairées de manière dramatique par les attaques violentes contre les media danois quand un de ses quotidiens, Jylland Posten, a publié 12 caricatures montrant le prophète Mohamed. En fin de compte, la plupart des media, comme le gouvernement, ont lâchement capitulé face aux menaces d’actions violentes de la part de Musulmans aussi bien au niveau local qu’international.
Une des parties les plus fascinantes du livre est l’interview de Zvi Mazel, ancien ambassadeur en Suède, qui décrit ses heurts et ses tribulations dans le contexte de bizarres attaques anti israéliennes et antisémites émanant du gouvernement suédois et d’ONG et de constantes menaces de mort formulées publiquement par des imams Musulmans. Mazel décrit aussi les réactions hystériques des media après qu’il ait personnellement débranché l’électricité dans une exposition artistique obscène à la gloire des attentats suicide, la création d’un israélien devenu fou qui réside en Suède.
La situation globale est rendue dans un brillant résumé de Gerstenfeld, président du Comité Directeur du Jerusalem Center for Public Affairs qui retrace l’histoire et donne des informations détaillée sur les doubles standards, les biais et l’antisémitisme criant qui se répand dans la région. Ses descriptions les plus dévastatrices se trouvent dans un abrégé des réactions nordiques à la deuxième guerre du Liban. Elles montrent l’incroyable hostilité envers Israël fondée largement sur l’ignorance et les contre vérités promues sous couvert d’un prétendu humanitarisme.
Ce livre est une étude pionnière sur la façon dont à notre époque, même là où peu de Juifs résident, des organisations supposées militer pour les droits de l’Homme ont été détournées par des antisémites qui promeuvent la diabolisation d’Israël comme moyen de salit les Juifs. En effet, elle illustre le fait qu’en Europe occidentale les pays scandinaves ont assumé un rôle d’avant-garde dans les approches biaisées et les distorsions à l’encontre d’Israël à un niveau jamais vu dans aucune autre nation. Elle démontre comment les antisémites traditionnels, les extrémistes de gauche et la presse ont fait collusion pour promouvoir de manière éhontée la haine. Espérons que cela amènera à l’introspection et à l’auto analyse dans la région et encouragera une réaction des gens bien parmi les Scandinaves qui ont jusqu’à présent résisté à participer au déchainement haineux contre Israël et le peuple Juif.

Olof PALME était-il antisémite ? Assiste-t-on à une montée de l’antisémitisme en Europe du nord?

9 novembre 2008

La question est légitime si on se fie au contenu de l’article ci-dessous qui est en fait un compte rendu de lecture d’un document sur l’antisémitisme dans les pays scandinaves dans la résurgence duquel Olof Palme, ancien premier ministre Suédois assassiné, aurait joué un rôle majeur. Rédigée à plusieurs mains, cette étude est préfacée par un responsable de l’OSCE, (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et coéditée par le Jerusalem Center for Public Affairs et le Centre Simon Wiesenthal. Oui, le centre Simon Wiesenthal, du nom du fameux chasseur de nazis qui excellait surtout dans la chasse aux dollars et dont le centre éponyme perpétue ce noble art de la chasse au billet vert. Je vous fiche mon billet que cette « étude » a dû bénéficier de subventions, peut-être bien de la même OSCE. En effet, je ne vois pas qui irait payer 29$, c’est le prix de l’ouvrage, pour lire un tel torrent d’insanités.

Je vous recommande cependant la lecture [gratuite] de la note de lecture car elle montre la nature du raisonnement sioniste. Juste un petit commentaire quand même : le sionisme a besoin de l’antisémitisme aussi bien pour le maintien et le développement de sa colonie sioniste que pour celle de son idéologie. Donc, tenez-vous le pour dit, l’antisémitisme ne saurait disparaître. C’est une espèce d’hydre ou de maladie qui n’a aucune cause historique ou rationnelle et ne demande qu’à resurgir pour peu que certaines barrières soient levées. C’est à peu près ce qu’explique BHL dans son livre « Ce grand cadavre à la renverse. » Sauf que ce schéma n’appartient pas en propre à BHL, il est consubstantiel d’une certaine lecture des textes sacrés au sujet des relations avec les Gentils. Israël Shahak ne rappelait-il pas que les sionistes reprennent « la position ségrégationniste du judaïsme classique … de soutenir que tous les gentils haïront et persécuteront toujours tous les juifs, et que la seule solution était donc de les faire tous partir pour les rassembler [concentrate] en Palestine, ou en Ouganda, ou ailleurs encore. »

Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger l’intégralité du livre d’Israël Shahak « Histoire juive – Religion juive.» Il s’agit d’un document important.

Sous le masque humanitaire : les pays nordiques, Israël et les Juifs
sous la direction de Manfred Gerstenfeld
Jerusalem Center for Public Affairs/Simon Wiesenthal Center
256 pages; $29

Compte rendu d’Isi Leibler, Jerusalem Post (Sionistan) 9 novembre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri

Quand nous parlons de la Scandinavie, nous viennent immédiatement à l’esprit des images de gens bien qui sont nos amis. Nous les associons au refus du roi de Danemark d’appliquer les lois raciales nazies, l’évacuation de 7000 Juifs danois vers la Suède neutraliste et de grands humanistes comme Raoul Wallenberg le diplomate Suédois en poste en Hongrie et qui devint le modèle type du «Juste parmi les Nations. Beaucoup d’entre nous se souviennent de Per Ahlmark, l’ancien vice premier ministre Suédois et chef du Parti Libéral, qui militait résolument contre l’antisémitisme et fut probablement le premier homme d’Etat non Juif à affirmer que la haine d’Israël était en voie de devenir un substitut à l’antisémitisme traditionnel.
A notre regret cependant, cette image idéalisée de Scandinaves philosémites est bien loin de la réalité. En dépit de la présence d’à peine quelques minuscules communautés juives dans cette région, les pays Scandinaves sont actuellement en pointe pour la promotion des plus pernicieuses expressions du nouvel antisémitisme et sont à l’avant-garde de la campagne globale pour diaboliser et délégitimer Israël. Ce qui rend leur application de doubles standards et leur grille de lecture encore plus biaisée est la manière hypocrite dont ils enrobent leur venin contre l’Etat juif et les Juifs en général.
Pour la première fois, ce sujet a été largement traité dans un livre comportant 13 essais et interviews publié sous la direction de manfred Gerstenfeld, édité conjointement par le Jerusalem Center for Public Affairs et le Centre Simon Wiesenthal. Il débute par un avant propos de Gert Weisskirchen, représentant personnel du président de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, sur la lutte contre l’antisémitisme. Weisskirchen ne mâche pas ses mots et souligne que la diabolisation d’Israël, spécialement la comparaison des Juifs et des nazis, représente une des plus évidentes manifestations du nouvel antisémitisme qui domine le discours politique sur le Moyen-Orient même chez des politiciens libéraux [au sens anglo-saxon] et dans la presse grand public.
Le livre démontre que loin d’être un phénomène nouveau, l’antisémitisme a dominé la région pendant des siècles, et tire sa source de l’affiliation majoritaire des Scandinaves à l’église luthérienne. Ce n’est pas un hasard si l’abattage juif rituel [du bétail] a été interdit en Norvège avant même l’arrivée au pouvoir d’Hitler, en dépit du fait que les Norvégiens considèrent la chasse comme un loisir national et que la Norvège reste un des trois seuls pays au Monde où la chasse à la baleine est encore autorisée.

L’ouvrage contient des chapitres rédigés par des universitaires Danois qui démontent la prétention selon laquelle le philosémitisme prévaut et démontrent qu’en dépit du sauvetage des Juifs en 1943 (qui d’après des révélations récentes avait aussi des aspects louches), d’autres éléments de l’attitude des Danois sous les Nazis étaient méprisables. Par exemple, 6000 Danois ont rejoint volontairement la Waffen SS, l’industrie danoise a collaboré avec enthousiasme avec les Nazis et des réfugiés Juifs ont été expulsés et livrés aux Nazis entre 1940 et 1943. Efraim Zuroff, le chasseur de Nazis, livre un chapitre qui montre que les gouvernements qui se sont succédés après guerre ont tergiversé et montré beaucoup de répugnance à poursuivre les criminels de guerre et ont même parfois aidé des Nazis à fuir.

Dans un contexte plus contemporain, c’est le premier ministre socialiste de Suède, feu Olof Palme, qui sous prétexte de promotion des droits de l’Homme, devint le premier responsable Européen à subvertir le déni de l’holocauste en accusant les Israéliens de se conduire comme des nazis envers les Palestiniens. C’est également l’archevêque Karl Hammar, qui fut le premier à appeler au boycott des marchandises israéliennes. Dans cette région, les caricatures relatives à des Israéliens sont parmi les pires d’Europe, particulièrement en Norvège où elles ont été comparées aux dessins antisémites qui paraissaient dans Der Stürmer.
L’agressivité et la puissance des Musulmans qui ont immigré dans la région ces dernières années ont été éclairées de manière dramatique par les attaques violentes contre les media danois quand un de ses quotidiens, Jylland Posten, a publié 12 caricatures montrant le prophète Mohamed. En fin de compte, la plupart des media, comme le gouvernement, ont lâchement capitulé face aux menaces d’actions violentes de la part de Musulmans aussi bien au niveau local qu’international.
Une des parties les plus fascinantes du livre est l’interview de Zvi Mazel, ancien ambassadeur en Suède, qui décrit ses heurts et ses tribulations dans le contexte de bizarres attaques anti israéliennes et antisémites émanant du gouvernement suédois et d’ONG et de constantes menaces de mort formulées publiquement par des imams Musulmans. Mazel décrit aussi les réactions hystériques des media après qu’il ait personnellement débranché l’électricité dans une exposition artistique obscène à la gloire des attentats suicide, la création d’un israélien devenu fou qui réside en Suède.
La situation globale est rendue dans un brillant résumé de Gerstenfeld, président du Comité Directeur du Jerusalem Center for Public Affairs qui retrace l’histoire et donne des informations détaillée sur les doubles standards, les biais et l’antisémitisme criant qui se répand dans la région. Ses descriptions les plus dévastatrices se trouvent dans un abrégé des réactions nordiques à la deuxième guerre du Liban. Elles montrent l’incroyable hostilité envers Israël fondée largement sur l’ignorance et les contre vérités promues sous couvert d’un prétendu humanitarisme.
Ce livre est une étude pionnière sur la façon dont à notre époque, même là où peu de Juifs résident, des organisations supposées militer pour les droits de l’Homme ont été détournées par des antisémites qui promeuvent la diabolisation d’Israël comme moyen de salit les Juifs. En effet, elle illustre le fait qu’en Europe occidentale les pays scandinaves ont assumé un rôle d’avant-garde dans les approches biaisées et les distorsions à l’encontre d’Israël à un niveau jamais vu dans aucune autre nation. Elle démontre comment les antisémites traditionnels, les extrémistes de gauche et la presse ont fait collusion pour promouvoir de manière éhontée la haine. Espérons que cela amènera à l’introspection et à l’auto analyse dans la région et encouragera une réaction des gens bien parmi les Scandinaves qui ont jusqu’à présent résisté à participer au déchainement haineux contre Israël et le peuple Juif.

Olof PALME était-il antisémite ? Assiste-t-on à une montée de l’antisémitisme en Europe du nord?

9 novembre 2008

La question est légitime si on se fie au contenu de l’article ci-dessous qui est en fait un compte rendu de lecture d’un document sur l’antisémitisme dans les pays scandinaves dans la résurgence duquel Olof Palme, ancien premier ministre Suédois assassiné, aurait joué un rôle majeur. Rédigée à plusieurs mains, cette étude est préfacée par un responsable de l’OSCE, (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et coéditée par le Jerusalem Center for Public Affairs et le Centre Simon Wiesenthal. Oui, le centre Simon Wiesenthal, du nom du fameux chasseur de nazis qui excellait surtout dans la chasse aux dollars et dont le centre éponyme perpétue ce noble art de la chasse au billet vert. Je vous fiche mon billet que cette « étude » a dû bénéficier de subventions, peut-être bien de la même OSCE. En effet, je ne vois pas qui irait payer 29$, c’est le prix de l’ouvrage, pour lire un tel torrent d’insanités.

Je vous recommande cependant la lecture [gratuite] de la note de lecture car elle montre la nature du raisonnement sioniste. Juste un petit commentaire quand même : le sionisme a besoin de l’antisémitisme aussi bien pour le maintien et le développement de sa colonie sioniste que pour celle de son idéologie. Donc, tenez-vous le pour dit, l’antisémitisme ne saurait disparaître. C’est une espèce d’hydre ou de maladie qui n’a aucune cause historique ou rationnelle et ne demande qu’à resurgir pour peu que certaines barrières soient levées. C’est à peu près ce qu’explique BHL dans son livre « Ce grand cadavre à la renverse. » Sauf que ce schéma n’appartient pas en propre à BHL, il est consubstantiel d’une certaine lecture des textes sacrés au sujet des relations avec les Gentils. Israël Shahak ne rappelait-il pas que les sionistes reprennent « la position ségrégationniste du judaïsme classique … de soutenir que tous les gentils haïront et persécuteront toujours tous les juifs, et que la seule solution était donc de les faire tous partir pour les rassembler [concentrate] en Palestine, ou en Ouganda, ou ailleurs encore. »

Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger l’intégralité du livre d’Israël Shahak « Histoire juive – Religion juive.» Il s’agit d’un document important.

Sous le masque humanitaire : les pays nordiques, Israël et les Juifs
sous la direction de Manfred Gerstenfeld
Jerusalem Center for Public Affairs/Simon Wiesenthal Center
256 pages; $29

Compte rendu d’Isi Leibler, Jerusalem Post (Sionistan) 9 novembre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri

Quand nous parlons de la Scandinavie, nous viennent immédiatement à l’esprit des images de gens bien qui sont nos amis. Nous les associons au refus du roi de Danemark d’appliquer les lois raciales nazies, l’évacuation de 7000 Juifs danois vers la Suède neutraliste et de grands humanistes comme Raoul Wallenberg le diplomate Suédois en poste en Hongrie et qui devint le modèle type du «Juste parmi les Nations. Beaucoup d’entre nous se souviennent de Per Ahlmark, l’ancien vice premier ministre Suédois et chef du Parti Libéral, qui militait résolument contre l’antisémitisme et fut probablement le premier homme d’Etat non Juif à affirmer que la haine d’Israël était en voie de devenir un substitut à l’antisémitisme traditionnel.
A notre regret cependant, cette image idéalisée de Scandinaves philosémites est bien loin de la réalité. En dépit de la présence d’à peine quelques minuscules communautés juives dans cette région, les pays Scandinaves sont actuellement en pointe pour la promotion des plus pernicieuses expressions du nouvel antisémitisme et sont à l’avant-garde de la campagne globale pour diaboliser et délégitimer Israël. Ce qui rend leur application de doubles standards et leur grille de lecture encore plus biaisée est la manière hypocrite dont ils enrobent leur venin contre l’Etat juif et les Juifs en général.
Pour la première fois, ce sujet a été largement traité dans un livre comportant 13 essais et interviews publié sous la direction de manfred Gerstenfeld, édité conjointement par le Jerusalem Center for Public Affairs et le Centre Simon Wiesenthal. Il débute par un avant propos de Gert Weisskirchen, représentant personnel du président de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, sur la lutte contre l’antisémitisme. Weisskirchen ne mâche pas ses mots et souligne que la diabolisation d’Israël, spécialement la comparaison des Juifs et des nazis, représente une des plus évidentes manifestations du nouvel antisémitisme qui domine le discours politique sur le Moyen-Orient même chez des politiciens libéraux [au sens anglo-saxon] et dans la presse grand public.
Le livre démontre que loin d’être un phénomène nouveau, l’antisémitisme a dominé la région pendant des siècles, et tire sa source de l’affiliation majoritaire des Scandinaves à l’église luthérienne. Ce n’est pas un hasard si l’abattage juif rituel [du bétail] a été interdit en Norvège avant même l’arrivée au pouvoir d’Hitler, en dépit du fait que les Norvégiens considèrent la chasse comme un loisir national et que la Norvège reste un des trois seuls pays au Monde où la chasse à la baleine est encore autorisée.

L’ouvrage contient des chapitres rédigés par des universitaires Danois qui démontent la prétention selon laquelle le philosémitisme prévaut et démontrent qu’en dépit du sauvetage des Juifs en 1943 (qui d’après des révélations récentes avait aussi des aspects louches), d’autres éléments de l’attitude des Danois sous les Nazis étaient méprisables. Par exemple, 6000 Danois ont rejoint volontairement la Waffen SS, l’industrie danoise a collaboré avec enthousiasme avec les Nazis et des réfugiés Juifs ont été expulsés et livrés aux Nazis entre 1940 et 1943. Efraim Zuroff, le chasseur de Nazis, livre un chapitre qui montre que les gouvernements qui se sont succédés après guerre ont tergiversé et montré beaucoup de répugnance à poursuivre les criminels de guerre et ont même parfois aidé des Nazis à fuir.

Dans un contexte plus contemporain, c’est le premier ministre socialiste de Suède, feu Olof Palme, qui sous prétexte de promotion des droits de l’Homme, devint le premier responsable Européen à subvertir le déni de l’holocauste en accusant les Israéliens de se conduire comme des nazis envers les Palestiniens. C’est également l’archevêque Karl Hammar, qui fut le premier à appeler au boycott des marchandises israéliennes. Dans cette région, les caricatures relatives à des Israéliens sont parmi les pires d’Europe, particulièrement en Norvège où elles ont été comparées aux dessins antisémites qui paraissaient dans Der Stürmer.
L’agressivité et la puissance des Musulmans qui ont immigré dans la région ces dernières années ont été éclairées de manière dramatique par les attaques violentes contre les media danois quand un de ses quotidiens, Jylland Posten, a publié 12 caricatures montrant le prophète Mohamed. En fin de compte, la plupart des media, comme le gouvernement, ont lâchement capitulé face aux menaces d’actions violentes de la part de Musulmans aussi bien au niveau local qu’international.
Une des parties les plus fascinantes du livre est l’interview de Zvi Mazel, ancien ambassadeur en Suède, qui décrit ses heurts et ses tribulations dans le contexte de bizarres attaques anti israéliennes et antisémites émanant du gouvernement suédois et d’ONG et de constantes menaces de mort formulées publiquement par des imams Musulmans. Mazel décrit aussi les réactions hystériques des media après qu’il ait personnellement débranché l’électricité dans une exposition artistique obscène à la gloire des attentats suicide, la création d’un israélien devenu fou qui réside en Suède.
La situation globale est rendue dans un brillant résumé de Gerstenfeld, président du Comité Directeur du Jerusalem Center for Public Affairs qui retrace l’histoire et donne des informations détaillée sur les doubles standards, les biais et l’antisémitisme criant qui se répand dans la région. Ses descriptions les plus dévastatrices se trouvent dans un abrégé des réactions nordiques à la deuxième guerre du Liban. Elles montrent l’incroyable hostilité envers Israël fondée largement sur l’ignorance et les contre vérités promues sous couvert d’un prétendu humanitarisme.
Ce livre est une étude pionnière sur la façon dont à notre époque, même là où peu de Juifs résident, des organisations supposées militer pour les droits de l’Homme ont été détournées par des antisémites qui promeuvent la diabolisation d’Israël comme moyen de salit les Juifs. En effet, elle illustre le fait qu’en Europe occidentale les pays scandinaves ont assumé un rôle d’avant-garde dans les approches biaisées et les distorsions à l’encontre d’Israël à un niveau jamais vu dans aucune autre nation. Elle démontre comment les antisémites traditionnels, les extrémistes de gauche et la presse ont fait collusion pour promouvoir de manière éhontée la haine. Espérons que cela amènera à l’introspection et à l’auto analyse dans la région et encouragera une réaction des gens bien parmi les Scandinaves qui ont jusqu’à présent résisté à participer au déchainement haineux contre Israël et le peuple Juif.

>Un point de vue sur les récents attentats d’Alger

16 décembre 2007

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Les récents attentats qui ont endeuillé Alger ont été abondamment couverts par la presse. Ciblant le siège du Conseil Constitutionnel et des locaux de l’ONU, ils ont été revendiqués par al Qaïda au Maghreb. Revendication qui laisse perplexe certains observateurs de l’actualité en Algérie et de marbre M. Zerhouni, le ministre algérien de l’intérieur.
La revendication par al Qaïda a au moins le mérite de faire noircir du papier dans la presse occidentale et de maintenir présent le spectre d’attentats meurtriers dans cette Europe si proche des pays gagnés par le fondamentalisme musulman.
S’il est raisonnable d’analyser les derniers attentats d’Alger comme de sinistres péripéties dans la lutte des clans qui s’affrontent pour le pouvoir, il convient de restituer à cette lutte de clans sa dimension internationale.
En effet, quel est le contexte international dans lequel s’insèrent ces attentats? On peut observer qu’ils interviennent à peine quelques jours avec la visite du président de la république française en Algérie, visite qui a été marquée par deux aspects fondamentaux : le renoncement par le chanteur Enrico Macias à son projet de figurer dans la suite présidentielle de M. Sarkozy et les reproches plus ou moins acerbes adressés par certains en Algérie à une France qui négligerait, en contradiction avec les annonces publiques, le partenariat et l’investissement dans l’économie du pays.
Alger semble apparemment souhaiter un rapprochement avec Paris. Apparemment car il est douteux que ce souhait fasse l’unanimité dans les classes dirigeantes algériennes. Il existe en effet en Algérie des groupements qui militent plus ou moins ouvertement pour un arrimage de l’Algérie non à la France mais aux USA. Les USA sont en effet très présents dans l’économie pétrolière algérienne et les groupements pro USA pensent qu’il est possible d’effectuer un rapprochement avec cette puissance sur la base d’une alliance dans la guerre contre le terrorisme chère à George W. Bush. Ils ont donc tout fait pour accréditer l’idée que l’Algérie est aux premières loges dans le combat contre al Qaïda comme le démontreraient les revendications des attentats de décembre et d’avril par le GSPC présenté désormais sous le nom d’al Qaïda au maghreb.
M. Bouteflika, tout en développant une politique étrangère marquée par un retour aux relations diplomatiques avec l’Iran et à un rapprochement avec la Russie qui s’est notamment traduit par de gros contrats d’armements, n’en a pas moins laché du lest aux partisans des USA ainsi qu’en témoigne la participation d’officiers Algériens à des conférences associées à l’OTAN ainsi que la présence de forces algériennes dans des manoeuvres militaires relatives à la sécurité en Méditerranée, le tout en présence de représentants de l’entité sioniste.
Les groupements pro USA estiment sans doute que ce n’est pas assez et il y a fort à parier que ce sont eux qui ont commandité les attentats de décembre et d’avril. Outre les attentats et la visite de M. Sarkozy, deux informations doivent attirer nore attention qui plaident dans le sens ce cette analyse. La société nationale des hydrocarbures SONATRACH vient de décider de ne pas reconduire le partenariat qui la liait à la firme russe Gazprom avec pour objectif la constitution d’un cartel du gaz. L’importance de cette information est considérable car elle signifie que l’Algérie se prive d’un argument stratégique dans toutes les tractations qu’elle entreprendra avec les divers partenaires européens et qu’à contrario, elle sera plus sensible aux pressions externes. L’importance de ce revirement n’a pas échappé aux observateurs russes, tel le journal Kommersant qui titre : l’Union Européenne ne veut pas de la coopération algéro-russe, ce qui donne pour Ria Novotsi : La Russie perd pied en Algérie .

Si l’Europe a salué comme il se doit la rupture entre Gazprom et Sonatrach, cet événement fait aussi les affaires des Etats-Unis inquiets du regain de vitalité de l’économie et de la diplomatie russes et qui, par ailleurs, veulent acheter du gaz à l’Algérie et non à la Russie.

Kommersant observe que peu avant l’annonce de l’abandon du partenariat entre les deux firmes,

« des fuites du côté algérien avaient fait état de critiques formulées à l’égard de la qualité du matériel de guerre fourni par la Russie. Le plus étonnant, c’est que ces celles-ci n’émanent pas essentiellement des clients directs au sein des forces armées, mais de l’entourage civil du président Abdelaziz Bouteflika ».

Les contrats ont même été gelés alors qu’ile étaient au début de leur exécution. Le journal russe interprète ces critiques comme la traduction d’une perte d’influence des militaires dans le pouvoir en Algérie. Cette interprétation ne saurait être retenue tant elle est contraire à l’évidence : les groupements militaires ne sont pas plus unis que leurs associés civils. Il semble surtout que c’est la fraction des militaires qui désire le plus un rapprochement avec l’OTAN qui a eu momentanément le dessus. Les critiques à l’encontre de l’armement russe ne sont en fait que des appels du pied à la présidence pour qu’elle se rapproche davantage de l’OTAN et, en toute logique, envisage d’acheter de l’armement américain.

La dépendance quasi exclusive de l’économie algerienne vis-à-vis du pétrole et du gaz à l’export et des produits occidentaux à l’import l’enchaîne politiquement à ses clients/fournisseurs sauf quand le rapport de forces peut être équilibré par un cartel comme l’OPEP ou celui qui aurait pu être bâti avec Gazprom. La conséquence en sera, sauf sursaut, une dépendance politique accrue vis-à-vis de ces clients/fournisseurs.

La question qui se pose est si l’Algérie sera d’abord sujette de la France , de l’Union Européenne , ou plutôt des USA. Apparemment les clans dominants optent pour les USA mais la partie n’est pas gagnée pour eux.

Ce sera ma conclusion comme c’est, je le pense, la conclusion des sionistes qui gardent eux aussi deux fers au feu. Si ces derniers misent avant tout sur les USA, ils se réservent la carte de la France et de l’Union Européenne au cas où. M. Sarkozy présente par ailleurs l’avantage d’avoir la capacité de rassembler partisans algériens de la France et des USA. Et c’est dans cette optique qu’il faut considérer la volonté d’Enrico Macias de revoir Constantine, sa ville natale, en compagnie de M. Sarkozy et sa requête en vue d’être chargé de mission pour le projet d’union méditerranéenne proposé par le chef de l’Etat français. J’interprétais les demandes de M. Macias comme une tentative pour faire accepter progressivement l’idée d’une normalisation des relations entre l’Algérie et l’entité sioniste. Je ne croyais pas si bien dire puisque la présence de l’entité sioniste est, selon M. Kouchner, une condition de la matérialisation de l’Union méditerranéenne
La présence ou l’absence de l’Algérie au prochain sommet de l’OSCE qui doit se tenir dans l’entité sioniste nous dira si l’Algérie a ou non définitivement tourné le dos à certains idéaux constitutifs du mouvement national algérien.

Un point de vue sur les récents attentats d’Alger

16 décembre 2007
Les récents attentats qui ont endeuillé Alger ont été abondamment couverts par la presse. Ciblant le siège du Conseil Constitutionnel et des locaux de l’ONU, ils ont été revendiqués par al Qaïda au Maghreb. Revendication qui laisse perplexe certains observateurs de l’actualité en Algérie et de marbre M. Zerhouni, le ministre algérien de l’intérieur.
La revendication par al Qaïda a au moins le mérite de faire noircir du papier dans la presse occidentale et de maintenir présent le spectre d’attentats meurtriers dans cette Europe si proche des pays gagnés par le fondamentalisme musulman.
S’il est raisonnable d’analyser les derniers attentats d’Alger comme de sinistres péripéties dans la lutte des clans qui s’affrontent pour le pouvoir, il convient de restituer à cette lutte de clans sa dimension internationale.
En effet, quel est le contexte international dans lequel s’insèrent ces attentats? On peut observer qu’ils interviennent à peine quelques jours avec la visite du président de la république française en Algérie, visite qui a été marquée par deux aspects fondamentaux : le renoncement par le chanteur Enrico Macias à son projet de figurer dans la suite présidentielle de M. Sarkozy et les reproches plus ou moins acerbes adressés par certains en Algérie à une France qui négligerait, en contradiction avec les annonces publiques, le partenariat et l’investissement dans l’économie du pays.
Alger semble apparemment souhaiter un rapprochement avec Paris. Apparemment car il est douteux que ce souhait fasse l’unanimité dans les classes dirigeantes algériennes. Il existe en effet en Algérie des groupements qui militent plus ou moins ouvertement pour un arrimage de l’Algérie non à la France mais aux USA. Les USA sont en effet très présents dans l’économie pétrolière algérienne et les groupements pro USA pensent qu’il est possible d’effectuer un rapprochement avec cette puissance sur la base d’une alliance dans la guerre contre le terrorisme chère à George W. Bush. Ils ont donc tout fait pour accréditer l’idée que l’Algérie est aux premières loges dans le combat contre al Qaïda comme le démontreraient les revendications des attentats de décembre et d’avril par le GSPC présenté désormais sous le nom d’al Qaïda au maghreb.
M. Bouteflika, tout en développant une politique étrangère marquée par un retour aux relations diplomatiques avec l’Iran et à un rapprochement avec la Russie qui s’est notamment traduit par de gros contrats d’armements, n’en a pas moins laché du lest aux partisans des USA ainsi qu’en témoigne la participation d’officiers Algériens à des conférences associées à l’OTAN ainsi que la présence de forces algériennes dans des manoeuvres militaires relatives à la sécurité en Méditerranée, le tout en présence de représentants de l’entité sioniste.
Les groupements pro USA estiment sans doute que ce n’est pas assez et il y a fort à parier que ce sont eux qui ont commandité les attentats de décembre et d’avril. Outre les attentats et la visite de M. Sarkozy, deux informations doivent attirer nore attention qui plaident dans le sens ce cette analyse. La société nationale des hydrocarbures SONATRACH vient de décider de ne pas reconduire le partenariat qui la liait à la firme russe Gazprom avec pour objectif la constitution d’un cartel du gaz. L’importance de cette information est considérable car elle signifie que l’Algérie se prive d’un argument stratégique dans toutes les tractations qu’elle entreprendra avec les divers partenaires européens et qu’à contrario, elle sera plus sensible aux pressions externes. L’importance de ce revirement n’a pas échappé aux observateurs russes, tel le journal Kommersant qui titre : l’Union Européenne ne veut pas de la coopération algéro-russe, ce qui donne pour Ria Novotsi : La Russie perd pied en Algérie .

Si l’Europe a salué comme il se doit la rupture entre Gazprom et Sonatrach, cet événement fait aussi les affaires des Etats-Unis inquiets du regain de vitalité de l’économie et de la diplomatie russes et qui, par ailleurs, veulent acheter du gaz à l’Algérie et non à la Russie.

Kommersant observe que peu avant l’annonce de l’abandon du partenariat entre les deux firmes,

« des fuites du côté algérien avaient fait état de critiques formulées à l’égard de la qualité du matériel de guerre fourni par la Russie. Le plus étonnant, c’est que ces celles-ci n’émanent pas essentiellement des clients directs au sein des forces armées, mais de l’entourage civil du président Abdelaziz Bouteflika ».

Les contrats ont même été gelés alors qu’ile étaient au début de leur exécution. Le journal russe interprète ces critiques comme la traduction d’une perte d’influence des militaires dans le pouvoir en Algérie. Cette interprétation ne saurait être retenue tant elle est contraire à l’évidence : les groupements militaires ne sont pas plus unis que leurs associés civils. Il semble surtout que c’est la fraction des militaires qui désire le plus un rapprochement avec l’OTAN qui a eu momentanément le dessus. Les critiques à l’encontre de l’armement russe ne sont en fait que des appels du pied à la présidence pour qu’elle se rapproche davantage de l’OTAN et, en toute logique, envisage d’acheter de l’armement américain.

La dépendance quasi exclusive de l’économie algerienne vis-à-vis du pétrole et du gaz à l’export et des produits occidentaux à l’import l’enchaîne politiquement à ses clients/fournisseurs sauf quand le rapport de forces peut être équilibré par un cartel comme l’OPEP ou celui qui aurait pu être bâti avec Gazprom. La conséquence en sera, sauf sursaut, une dépendance politique accrue vis-à-vis de ces clients/fournisseurs.

La question qui se pose est si l’Algérie sera d’abord sujette de la France , de l’Union Européenne , ou plutôt des USA. Apparemment les clans dominants optent pour les USA mais la partie n’est pas gagnée pour eux.

Ce sera ma conclusion comme c’est, je le pense, la conclusion des sionistes qui gardent eux aussi deux fers au feu. Si ces derniers misent avant tout sur les USA, ils se réservent la carte de la France et de l’Union Européenne au cas où. M. Sarkozy présente par ailleurs l’avantage d’avoir la capacité de rassembler partisans algériens de la France et des USA. Et c’est dans cette optique qu’il faut considérer la volonté d’Enrico Macias de revoir Constantine, sa ville natale, en compagnie de M. Sarkozy et sa requête en vue d’être chargé de mission pour le projet d’union méditerranéenne proposé par le chef de l’Etat français. J’interprétais les demandes de M. Macias comme une tentative pour faire accepter progressivement l’idée d’une normalisation des relations entre l’Algérie et l’entité sioniste. Je ne croyais pas si bien dire puisque la présence de l’entité sioniste est, selon M. Kouchner, une condition de la matérialisation de l’Union méditerranéenne
La présence ou l’absence de l’Algérie au prochain sommet de l’OSCE qui doit se tenir dans l’entité sioniste nous dira si l’Algérie a ou non définitivement tourné le dos à certains idéaux constitutifs du mouvement national algérien.


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