Archive for the ‘Palestine’ Category

Le livre pour enfants qui fait peur aux sionistes

2 décembre 2017

Un beau texte de Steven Salaita, un universitaire américano-palestinien dont la carrière avait été mise à mal du fait de ses prises de position hostiles au régime sioniste au moment où ce dernier agressait Gaza une fois de plus en 2014 [opération dite Bordure Protectrice].

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Steven Salaita

On avait présenté sa critique des agissements criminels de l’entité sioniste comme une manifestation d’antisémitisme…

Salaita nous parle ici d’un petit livre pour enfants des iraniennes Golbarg Bashi et Golrokh Nafisi  en forme d’abécédaire et titré P est pour la Palestine.

Evidemment.

Et M est pour Meftah, la clef de leurs maisons que les palestiniens ont emportée avec eux dans leur exil.

Un abécédaire de la Palestine

Ce petit livre a pourtant suscité des réactions fortes aussi bien dans la presse juive que dans la presse d’extrême-droite et la presse tabloïd newyorkaise.

Steven Salaita nous explique pourquoi ce livre fait peur à ceux qui soutiennent l’entité sioniste.

Pourquoi un livre pour enfants fait-il perdre la tête aux sionistes ?

Par Steven Salaita, MondoWeiss (USA) 1er décembre 2017, traduit de l’anglais par Djazaïri

En ces temps de prolifération nucléaire, de brutalité policière, de résurgence du nazisme et d’énormes inégalités, les sionistes ont réussi à trouver le véritable ennemi : un livre pour enfants. Le titre incriminé, P is for Palestine [P pour Palestine], a récemment été publié par Golbarg Bashi et Golrokh Nafisi après une longue campagne de financement participatif. Les sionistes ont réagi comme si c’était la charte du Hamas.

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Golbarg Bashi et Golrokh Nafisi

Ma femme et moi avons acheté le livre pour notre fils de cinq ans. C’était un achat logique. Deux de ses grands-parents sont palestiniens, après tout. Le gamin n’était pas particulièrement excité par le livre, mais il l’aime. Je ressens la même chose. Le texte est un inventaire d’objets culturels et géographiques en ordre alphabétique, encadré par des illustrations (souvent belles). Rempli d’une imagerie culturelle romantique il faut environ cinq minutes pour le lire.

En d’autres termes, c’est un livre pour enfants typique. La seule façon dont il diffère de ses nombreux pairs sur le marché de la «diversité» est que le pays étranger qu’il magnifie est la Palestine. Par conséquent, il est ipso facto intolérable aux organisations professionnelles sionistes.

Nous pourrions simplement relier ce nouvel accès d’angoisse sioniste à un sentiment accru d’inquiétude devant le net déclin du prestige d’Israël dans le monde, poussé par un mouvement BDS [Boycott, Désinvestissement, Sanctions] en plein essor. Cela aide à expliquer la réaction excédée à un document politique écrit au crayon de couleur.

Il y a plus que ça à l’œuvre, cependant. Quelque chose à propos du P pour la Palestine a touché une corde sensible. Depuis quand parle-t-on d’un livre pour enfants dans le New York PostPage Six », un magazine people, pas moins), Forward , Ha’aretz , le New York Daily News et Breitbart ? Chaque fois que les partisans d’Israël se fâchent, de nombreuses publications se font une joie d’amplifier leurs griefs. Le fait que l’indignation ait commencé immédiatement après la publication du livre illustre comment la Palestine peut brusquement créer ou modifier un cycle de l’information aux États-Unis.

Mais quelque chose semble un peu plus désespéré dans ce procédé, presque comme si une Palestinienne en images dessinées avait la capacité spéciale de faire survenir une maladie grave et mortelle. Cela a probablement à voir avec la nature du genre. Les livres pour enfants ne sont pas simplement un divertissement précieux ; nous les imaginons comme des conduits pour la transmission de certaines valeurs. Depuis la prédiction dramatique de David Ben Gourion selon laquelle les futures générations d’enfants palestiniens oublieraient la Nakba [catastrophe de la proclamation de l’Etat juif et de l’exode palestinien], enseigner et apprendre sur la Palestine a été un point sensible pour les sionistes (voyez comment la chose est abordée dans les écoles secondaires et les universités).

Dit simplement, rien ne menace plus Israël que la survie de l’identité palestinienne à travers les générations successives, ce qui est exactement ce que le P est pour la Palestine essaye d’accomplir. Les sionistes ne s’opposent pas à son contenu ; ils s’opposent à sa simple existence comme document de la mémoire historique. Les sionistes expriment constamment leur mépris pour les Palestiniens qui refusent de valider Israël. Même les keffiehs et les falafels en caricature deviennent une menace existentielle.

M est pour Meftah, la clef de la maison perdue mais qu’on espère retrouver

P est pour la Palestine rend manifeste quelque chose que les sionistes craignent mais ne peuvent pas contrôler : de Santiago à Toronto, d’Athènes à Oslo, d’Abou Dhabi à Alep, les Palestiniens continuent de réclamer et d’honorer leur terre ancestrale. Les sionistes le savent et ne peuvent rien faire pour l’empêcher. Le livre fournit une cible visible à leur angoisse existentielle.

Israël possède une armée dévastatrice, d’une base territoriale sans cesse plus importante et d’une économie avancée, mais il est affligé d’un psychisme remarquablement fragile. Il n’y a pas d’autre raison pour que ses fidèles piquent une crise sur un livre pour enfants en autoédition. Les sondages ont montré à maintes reprises que l’attachement des Juifs américains à Israël, en particulier les jeunes, est en déclin. Dans le même temps, les Palestiniens sont unis par le désir de récupérer leur patrie.

Nous ne devons pas non plus négliger le public auquel P est pour la Palestine est destiné. Pendant 70 ans, Israël a infligé une misère indicible aux enfants palestiniens. Le désir de l’État [juif] de pureté ethnique a politisé les notions d’enfance dans l’imaginaire dominant. Le livre transforme vraisemblablement les enfants palestiniens en le genre de créatures politiques que les sionistes sont obligés de haïr.

Les États-nations sont fragiles. L’indigénéité ne l’est pas. Elle s’affirme constamment devant les forces qui veulent sa destruction. À son tour, elle s’attribue sans cesse le pouvoir de détruire – et elle le fait sans armes ou sans tromperie, mais avec la simple intemporalité de l’être.

P est aussi pour la paranoïa. Dans la mesure où le fétichisme politique de certains exige que les Palestiniens capitulent ou disparaissent, cet état [de paranoïa] est parfaitement justifié.

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Le projet américano-sioniste pour la Palestine

2 décembre 2017

Une initiative de « paix » » américaine » est imminente selon Natan Sharansky, ce dirigeant sioniste malencontreusement sorti des geôles soviétiques en 1986.

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Févrie1986: Natan Sharansky acceuilli à sa l’aéropoort Ben Gourion par Shimon Peres, premier ministre du gang sioniste à l’époque

Sharansky, président de l’Agence Juive, feint de ne rien savoir officiellement mais dit tout. En tant que président de l’agence qui a fondé l’entité sioniste, il est naturellement au courant de tout ce qui se trame en matière d’initiatives américaines pour le Moyen Orient d’autant que, comme il le dit lui-même, l’équipe de négociateurs américain est constituée exclusivement de Juifs pratiquants, dont Jared Kushner, le propre gendre de Donald Trump.

Jamais la mainmise sioniste sur les appareils d’Etat occidentaux n’aura été aussi évidente qu’aujourd’hui. C’est vrai en France, c’est vrai en Grande Bretagne, en Australie tandis que cette emprise est totale à Washington où un Donald Trump à priori peu désireux de s’impliquer au Moyen Orient a délégué le dossier à des sionistes intransigeants.

Natan Sharansky peut bien se figurer que les Etats arabes (lesquels,) acquiesceront à un plan qui vise à faire de la Palestine un bantoustan, ce qu’il ne comprend pas, n’est pas Frederik de Klerk qui veut, c’est que le refus d’aller vers une solution honorable et acceptable pour les Palestiniens, aura pour conclusion, tôt ou tard, la disparition de l’Etat juif, que ce soit par la force des armes ou d’une autre manière.

Israël obtiendra ‘plus de compréhension’ de la part des négociateurs de Trump parce que ce sont des Juifs pratiquants, déclare Sharansky.

par Philip Weiss, MondoWeiss (USA) 30 novembre 2017 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’équipe de négociateurs de Donald Trump pour le Moyen Orient prépare une proposition de paix « sérieuse » parce que l’équipe est constituée de Juifs pratiquants qui comprennent mieux Israël que les précédents négociateurs américains, dit Natan Sharansky, le président de l’Agence Juive pour Israël.

« Franchement, oubliez le président, mais si vous prenez simplement les gens qui sont impliqués dans les négociations, sachez que ces gens comprennent beaucoup mieux Israël que les équipes précédentes », a déclaré Sharansky. « Et ils comprennent vraiment les préoccupations des Juifs, parce qu’ils en font partie … Il est vraiment très intéressant de voir que lorsque le Premier ministre [Benjamin Netanyahu] siège avec Ron Dermer, [Jared] Kushner, David Friedman, et [Jason] Greenblatt, le seul qui n’a pas de kippa est le premier ministre. Donc, vous pouvez vous attendre à plus de compréhension. « 

La fondation de la famille de Jared Kushner a donné des dizaines de milliers de dollars aux colonies israéliennes illégales. Par le passé, Netanyahou a séjourné dans la maison de la famille [Kushner] dans le New Jersey. David Friedman, l’ambassadeur américain en Israël, a dirigé une organisation qui a collecté des fonds pour une colonie.

De gauche à droite: Jason Greenblatt, Jared Kushner, Benjamin Netanyahou, la conseillère US à la sécurité nationale, Dina Powell, et David Friedman, ambassadeur à Tel-Aviv

Sharansky a déclaré que le Premier ministre israélien présenterait une proposition de paix pour un Etat palestinien démilitarisé, et que les dirigeants palestiniens rejetteraient l’accord, mais que les pays arabes feront pression sur les Palestiniens pour qu’ils l’acceptent. « Ils [les Etats arabes] ne seront pas automatiquement avec les Palestiniens. C’est une nouvelle donne. « 

Sharansky s’est exprimé au Centre communautaire juif de Manhattan mardi soir. Il a dit qu’il ne basait cette prédiction sur aucune information privilégiée, bien qu’il ait passé du temps avec l’ambassadeur israélien Ron Dermer et qu’il ait assisté récemment à des discours de Netanyahou, dont il a été membre de l’équipe gouvernementale autrefois.

Si vous écoutez simplement avec attention, attentivement, il est absolument clair pour vous que quelque chose se prépare », a-t-il dit. « J’écoute simplement ce qu’il dit partout dans le monde, j’ai le sentiment, encore une fois que ce n’est pas officiel, c’est officieux, j’ai le sentiment que quelque chose de sérieux se prépare. »

En ce qui concerne les grandes lignes de l’accord, Sharansky a déclaré : « D’après les discours de Bibi, je comprends plus ou moins ce que ce sera. Les Palestiniens obtiendront probablement, eh bien, un Etat, mais les questions de sécurité ne seront pas entre leurs mains … parce que dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui la compétition sera entre le Hezbollah et le Hamas – qui sera contrôlé. Donc, Israël ne peut pas se le permettre ».

Sharansky a déclaré que le Secrétaire d’Etat du président Obama, John Kerry, n’avait jamais envisagé un Etat palestinien sans armée.

Netanyahou, a-t-il dit, « sait comment leur donner [aux Palestiniens] l’occasion de gérer leur vie, comment ne pas leur donner l’occasion de contrôler la sécurité au Moyen-Orient ».

Les Israéliens seraient en grande majorité favorables à un plan de paix, parce qu’ils veulent de l’espérance, a-t-il poursuivi. « Je suis presque sûr que … les dirigeants palestiniens ne l’accepteront pas. Et encore une fois je ne sais pas ce qui se prépare. Je suis sûr que la réaction du monde arabe sera très différente du passé. « 

Sharansky a dit qu’il avait passé toute sa vie, y compris quand il avait été emprisonné dans l’ex-Union soviétique, à essayer de construire des ponts entre les Juifs et Israël. L’organisation qu’il dirige, l’Agence Juive, a contribué à la création d’Israël au siècle dernier et travaille aujourd’hui à construire un soutien juif mondial pour l’Etat [sioniste].

Sharansky a parlé avec Jodi Rudoren du New York Times et Amir Tibon de Haaretz. En écoutant l’entretien discours, j’ai été frappé par l’arrogance de cette discussion. Pourriez-vous imaginer un forum sur les questions de harcèlement sexuel aujourd’hui dans lequel seuls les hommes auraient été invités à parler ? Impossible. Pourtant, à maintes reprises, le processus de paix est débattu aux États-Unis – et négocié aussi – et la partie la moins puissante, les Palestiniens, n’est jamais invitée d’égal à égal. Le jeu est ouvertement truqué. Et vous vous demandez pourquoi le processus de paix n’a rien produit en 25 ans.

Selon le député britannique Gerald Kaufman, au moins la moitié des attaques au couteau en Palestine sont des inventions de la propagande sioniste

30 octobre 2015

Gerald Kaufman est un député travailliste qui siège à la Chambre des Communes à Londres. J’ignore si il est antisioniste, ce dont je doute quelque peu, mais c’est quelqu’un qui n’hésite pas à appeler un chat un chat et à désigner l’agresseur et la victime dans le conflit qui oppose sionistes et Palestiniens.

Et pour lui, les victimes sont clairement les Palestiniens. Non seulement il le pense, mais il le fait savoir publiquement en n’hésitant pas par exemple à s’exprimer sur le conflit en Palestine d’une manière qu’on aurait du mal à imaginer en France. Et imaginez-vous une photo comme celle présentée ci-dessous avec un député du Parti Socialiste?

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas en 2012

Certes, M. Kaufman est de confession juive. Mais il y a déjà un moment que ce n’est plus une protection suffisante quand on parle de l’entité sioniste. Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de voir qu’en France les médias ont été capables de faire passer pour raciste patenté un… métis, je veux parler de l’humoriste Dieudonné vous l’aurez compris.

Des médias français qui auraient d’ailleurs des leçons à prendre auprès de M. Kaufman sur la manière de traiter des récentes attaques à l’arme blanche qui ont visé des colons sionistes en Palestine occupée.

Le député britannique n’hésite pas à qualifier au moins la moitié d’entre elles d’inventions de la propagande sioniste.

En France, la presse (libre) semble trouver tout à fait normal qu’on exécute un Palestinien de sang froid pour peu qu’un officiel sioniste affirme que ce dernier était bien armé d’un couteau (de cuisine le plus souvent).

Le député travailliste Gerald Kaufman accuse le gouvernement d’être influencés par «l’argent juif»

Il a également dit que « plus de la moitié » des récentes attaques à l’arme blanche contre des Juifs en Israël sont des inventions

par Doug Bolton, The Independent (UK) 30 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un discours prononcé au parlement à l’occasion d’une réunion de soutien à la Palestine,le député travailliste Sir Gerald Kaufman aurait accusé Israël d’avoir inventé un certain nombre d’informations sur des attaques à l’arme blanche contre des Juifs, et il a affirmé que le parti Conservateur est influencé par « l’argent juif ».

Selon la Jewish Telegraph Chronicle, Kaufman, député de Manchester Gorton et doyen de la Chambre basse, a déclaré à son auditoire pendant un événement organisé par le Palestinian Return Centre, que le gouvernement est devenu plus pro-israélien ces dernières années en raison des dons financiers provenant d’organisations juives.

« C’est l’argent juif, les dons juifs au parti Conservateur – comme pour les élections générales de mai – le soutien de The Jewish Chronicle, tout ce genre de choses, qui influencent les Conservateurs, » a-t-il dit.

« Il y a en ce moment un groupe important de parlementaires conservateurs qui sont pro-Israël en toutes circonstances et qui ne s’intéressent ni à ce que fait Israël, ni à ce que fait le gouvernement israélien. »

Il a ajouté : « Ils ne sont pas intéressés par le fait quel les Palestiniens vivent sous oppression, et peuvent être tués par balles à tout moment. Rien que ces derniers jours, les Israéliens ont assassiné 52 Palestiniens et personne n’y accorde d’attention et ce gouvernement [Cameron] s’en fiche. »

Kaufman en est ensuite venu à soutenir que « plus de la moitié » des attaques à l’arme blanche qui se sont récemment produites en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le reste d’Israël étaient des inventions, dans des propos qui ont été enregistrés par le blogueur David Collier.

Faisant lecture d’un courriel envoyé par un ami qui réside à Jérusalem Est, Kaufman a dit : « Plus de la moitié des annonces d’attaques à l’arme blanche ont été complètement fabriquées. Pour l’autre moitié, certaines sont avérées, tandiq que pour d’autres, on ne peut rien en dire étant donné que les Palestiniens ont été exécutés et que personne n’a posé de questions. »

« Il y a autre chose, ils en sont venus au point de tuer des gens d’allure arabe et ces quelques derniers jours, ils ont tué deux Juifs israéliens et un Erythréen simplement parce qu’ils avaient l’air d’Arabes. »

« Ils ont inventé une histoire de coup de couteau pour justifier les assassinats avant de découvrir que ce n’étaient pas des Palestiniens. »

Kaufman faisait allusion à un incident qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci quand un Erythréen a été tué par une foule en colère qui croyait à tort qu’il était le complice d’un assaillant arabe.

Le Palestine Return Centre qui a organisé la table ronde au cours de laquelle Kaufman s’est exprimé est un cabinet d’études qui s’intéresse aux questions relatives aux Palestiniens dispersés [en exil, NdT] et à leur retour en Israël [Palestine, NdT].

Kaufman est membre du parlement depuis juin 1970, ce qui fait de lui le député en activité qle plus ancien à la Chambre des Communes. Il es juif et est depuis longtemps un critique virulent d’Israël et du gouvernement israélien.

Des candidats à la présidentielle américaine dans un forum politique réuni en… Palestine occupée

25 octobre 2015

La prise de contrôle de l’appareil d’Etat des Etats Unis par les officines sionistes est peut-être appelée à franchir une nouvelle étape avec ce forum politique où les candidats à l’investiture pour la prochaine élection présidentielle aux Etats Unis sosnt appelés à venir répondre à des questions de politique et présenter leur vision de la politique étrangère qu’ils mèneraient s’ils arrivaient aux affaires.

La tenue de ce forum est d’autant plus préoccupante qu’elle se déroulera non pas sur le sol des Etats Unis, mais à Jérusalem en Palestine occupée.

Il est cependant probable que seuls des seconds couteaux iront sur place et en tout cas les candidats qui se revendiquent du christianisme puisque les télévisions évangélistes participent à la fois à l’organisation et à la médiatisation de l’événement. Reste à savoir si des candidats en vue participeront, soit en étant présent sur place soit par visioconférence.

Quoi qu’il en soit, le fait que quelqu’un ait pu concevoir et mettre en œuvre un tel forum devrait faire office de signal d’alarme pour tout citoyen américain quelque peu soucieux de l’indépendance de son pays.

Une première : un forum des candidats à la présidentielle des Etats Unis va se tenir à l’étranger à Jérusalem en Israël du 2 au 4 novembre 2015

par Natasha Srdoc, The Huffington Post (USA) 23 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les candidats à la présidentielle américaine ont été conviés à participer au premier forum des candidats à la présidence des Etats Unis jamais tenu à l’étranger, qui est centré sur les questions de politique étrangère et de défense. Depuis Jérusalem, Israël, chaque candidat à la présidentielle aura une opportunité de présenter leurs points de vue surla politique étrangère américaine, les relations israélo-américaines, les menaces qui planent sur les alliés des Etats Unis en Europe et en Asie, l’instabilité au Moyen Orient, le terrorisme et les solutions pour améliorer le bien-être économique et la sécurité des Américains aux Etats Unis et à l’étranger.

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Chaque candidat aura une heure de discussion engagée au forum, ce qui permettra au candidat d’être éloigné de moins de 48 heures de son parcours de campagne aus Etats Unis.

Chaque candidat interviendra seul au forum, pour présenter ses propres idées et solutions en réponse aux questions posées en commun par un panel non partisan. Cet événement stratégique sera retransmis depuis Jérusalem par des partenaires médias dont NRB TV Network ainsi que des groupes télévisuels internationaux et américains et des médias en ligne et i de la presse écrite.

Le Forum des Candidats à la Présidentielle US est co-animé par l’International Leaders Summit et National Religious Brodcasters, deux organismes dont le siège est aux Etats Unis.

« Au cours du 20ème siècle, le leadership stratégique de l’Amérique en matière de politique commerciale, de sécurité et de relations extérieures a affirmé notre civilisation communue basée sur la règle de droit – protégeant la vie, la liberté, et la propriété individuelle, » explique Joel Anand Samy, cofondateur et président de l’International Leaders Summit. « Au sommet des leaders à Jérusalem en présence des candidats à la présidentielle américaine, le prochain président des Etats Unis sera en mesure de répondre aux défis, aux menances et aux opportunités du 21ème siècle. »

« Le président doit être bien informé en matière de politique étrangère et de compréhension du Moyen Orient et savoir à quel point notre alliance stratégique avec Israël a un caractère impératif pour les Etats Unis, » déclare Jerry Johnson, président de National Religious Broadcasters. « C’est une formidable opportunité pour les candidats à la présidentielle de mettre en valeur leurs compétences dans le domaine de la politique étrangère. »

La Charte nationale palestinienne (dite charte de l’OLP), un texte qui reste d’actualité

25 mars 2015

En effet, le texte n’est pas caduc.

PLO_logo

Charte nationale

1. La Palestine est la patrie du peuple arabe palestinien ; elle constitue une partie inséparable de la patrie arabe et le peuple palestinien fait partie intégrante de la nation arabe.

2. La Palestine, dans les frontières du mandat britannique, constitue une unité territoriale indivisible.

3. Le peuple arabe palestinien détient le droit légal sur sa patrie et déterminera son destin après avoir réussi à libérer son pays en accord avec ses voeux, de son propre gré et selon sa seule volonté.

4. L’identité palestinienne constitue une caractéristique authentique, essentielle et intrinsèque ; elle est transmise des parents aux enfants. L’occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, à la suite des malheurs qui l’ont frappé, ne lui font pas perdre son identité palestinienne, ni son appartenance à la communauté palestinienne, ni ne peuvent les effacer.

5. Les Palestiniens sont les citoyens arabes qui résidaient habituellement en Palestine jusqu’en 1947, qu’ils en aient été expulsés par la suite ou qu’ils y soient restés. Quiconque est né de père palestinien après cette date, en Palestine ou hors de Palestine, est également palestinien.

6. Les juifs qui résidaient habituellement en Palestine jusqu’au début de l’invasion sioniste seront considérés comme palestiniens.

7. L’existence d’une communauté palestinienne, qui a des liens d’ordre matériel, spirituel et historique avec la Palestine, constitue une donnée indiscutable. Tous les moyens d’information et d’éducation doivent être employés pour faire connaître à chaque Palestinien son pays de la manière la plus approfondie, tant matériellement que spirituellement. Il doit être préparé à la lutte armée et au sacrifice de ses biens et de sa vie afin de recouvrer sa patrie et d’oeuvrer à sa libération.

8. La phase historique que traverse actuellement le peuple palestinien est caractérisée par la lutte nationale pour la libération de la Palestine. De ce fait, les dissensions entre les forces nationales palestiniennes sont d’une importance secondaire et doivent être résolues eu égard à la contradiction fondamentale qui existe entre les forces du sionisme et de l’impérialisme, d’un côté, et le peuple palestinien arabe, de l’autre. Sur cette base, les masses palestiniennes, qu’elles résident dans la patrie ou en exil, constituent — tant leurs organisations que les individus — un front national oeuvrant pour la restauration de la Palestine et sa libération au moyen de la lutte armée.

9. La lutte armée est la seule voie menant à la libération de la Palestine. Il s’agit donc d’une stratégie d’ensemble et non d’une simple phase tactique. Le peuple arabe palestinien affirme sa détermination absolue et sa ferme résolution de poursuivre la lutte armée et de préparer une révolution populaire armée afin de libérer son pays et d’y revenir. Il affirme également son droit à avoir une vie normale en Palestine, ainsi que son droit à l’autodétermination et à la souveraineté sur ce pays.

10. L’action des commandos constitue le centre de la guerre de libération populaire palestinienne, ce qui exige d’en élever le degré, d’en élargir l’action et de mobiliser tout le potentiel palestinien en hommes et en connaissances, en l’organisant et en l’entraînant dans la révolution palestinienne armée. Cela suppose aussi la réalisation de l’unité en vue de la lutte nationale parmi les divers groupements du peuple palestinien, ainsi qu’entre le peuple palestinien et les masses arabes afin d’assurer la continuation de la révolution, son progrès et sa victoire.

11. Les Palestiniens auront trois mots d’ordre : l’unité nationale, la mobilisation nationale et la libération.

12. Le peuple palestinien croit à l’unité arabe. Afin de contribuer pour sa part à la réalisation de cet objectif, il doit cependant, au stade actuel de la lutte, sauvegarder son identité palestinienne et renforcer la conscience qu’il a de cette identité, en s’opposant à tout plan qui risquerait de la diminuer ou de l’affaiblir.

13. L’unité arabe et la libération de la Palestine sont deux objectifs complémentaires, la réalisation de l’un facilite celle de l’autre. Ainsi, l’unité arabe mène-t-elle à la libération de la Palestine, et la libération de la Palestine à l’unité arabe. Les actions visant à la réalisation de chacun de ces deux objectifs vont de pair.

14. Le destin de la nation arabe et, à vrai dire, l’existence arabe elle-même dépendent du destin de la cause palestinienne. De cette interdépendance découlent les efforts de la nation arabe tendant à la libération de la Palestine. Le peuple palestinien tient un rôle d’avant-garde dans la réalisation de ce but national sacré.

15. La libération de la Palestine est, du point de vue arabe, un devoir national ayant pour objet de repousser l’agression sioniste et impérialiste contre la patrie arabe et visant à éliminer le sionisme de la Palestine. La responsabilité entière incombe à cet égard à la nation arabe — peuples et gouvernements — avec à l’avant-garde le peuple arabe de Palestine. Il s’ensuit que la nation arabe doit mobiliser tout son potentiel militaire, humain, moral et spirituel afin de participer activement avec le peuple palestinien à la libération de la Palestine. Elle doit, notamment dans la phase de la révolution armée palestinienne, offrir et fournir au peuple palestinien toute l’aide et tout le soutien matériel et humain possible et mettre à sa disposition les moyens et les facilités qui lui permettront de continuer à tenir son rôle de premier plan dans la révolution armée, jusqu’à la libération de la patrie.

16. La libération de la Palestine, d’un point de vue spirituel, fera bénéficier la Terre sainte d’une atmosphère de sécurité et de quiétude, ce qui assurera la sauvegarde des lieux saints et garantira la liberté du culte en permettant à chacun de s’y rendre, sans distinction de race, de couleur, de langue ou de religion. C’est pourquoi les Palestiniens souhaitent l’aide de toutes les forces spirituelles du monde.

17. La libération de la Palestine, d’un point de vue humain, rendra à l’homme palestinien son honneur, sa dignité et sa liberté. C’est pourquoi le peuple arabe palestinien compte sur l’appui de tous ceux qui, dans le monde, croient en l’honneur de l’homme et en sa liberté.

18. La libération de la Palestine, d’un point de vue international, est une action défensive rendue nécessaire par les besoins de l’autodéfense. C’est pourquoi le peuple palestinien, naturellement ouvert à l’amitié de tous les peuples, compte sur l’appui de tous les États épris de liberté, de justice et de paix afin que ses droits légitimes soient restaurés en Palestine, que la paix et la sécurité y soient rétablies et qu’il puisse exercer sa souveraineté nationale et sa liberté.

19. Le partage de la Palestine en 1947 et l’établissement de l’État d’Israël sont entièrement illégaux, quel que soit le temps écoulé depuis lors, parce qu’ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à son droit naturel sur sa patrie, et en contradiction avec les principes contenus dans la Charte des Nations Unies, particulièrement en ce qui concerne le droit à l’autodétermination.

20. La Déclaration Balfour, le mandat sur la Palestine et tout ce qui en découle sont nuls et non avenus. Les prétentions fondées sur les liens historiques et religieux des juifs avec la Palestine sont incompatibles avec

les faits historiques et avec une juste conception des éléments constitutifs d’un État. Le judaïsme, étant une religion, ne saurait constituer une nationalité indépendante. De même, les juifs ne forment pas une nation unique dotée d’une identité propre, mais ils sont citoyens des États auxquels ils appartiennent.

21. S’exprimant par la révolution armée palestinienne, le peuple arabe palestinien rejette toute solution de remplacement à la libération intégrale de la Palestine et toute proposition visant à la liquidation du problème palestinien ou à son internationalisation.

22. Le sionisme est un mouvement politique organiquement lié à l’impérialisme international et opposé à toute action de libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Il est raciste et fanatique par nature, agressif, expansionniste et colonial dans ses buts, et fasciste par ses méthodes. Israël est l’instrument du mouvement sioniste et la base géographique de l’impérialisme mondial, stratégiquement placé au coeur même de la patrie arabe afin de combattre les espoirs de la nation arabe pour sa libération, son union et son progrès. Israël est une source constante de menaces vis-à-vis de la paix au Proche-Orient et dans le monde entier. Etant donné que la libération de la Palestine éliminera la présence sioniste et impérialiste et contribuera à l’instauration de la paix au Proche-Orient, le peuple palestinien compte sur l’appui de toutes les forces progressistes et pacifiques du monde et les invite toutes instamment, quelles que soient leurs affiliations et leurs croyances, à offrir aide et appui au peuple palestinien dans sa juste lutte pour la libération de sa patrie.

23. Les exigences de la sécurité et de la paix, autant que celles du droit et de la justice, requièrent, de tous les États soucieux de maintenir des relations amicales entre les peuples et de veiller à la loyauté de leur citoyen vis-à-vis de leur État respectif, de considérer le sionisme comme un mouvement illégal, d’en interdire l’existence et d’en proscrire les activités.

24. Le peuple arabe palestinien a foi dans les principes de justice, de liberté, de souveraineté, d’autodétermination et de dignité humaine et dans le droit des peuples à les mettre en oeuvre.

25. Afin de réaliser les buts de cette charte et ses principes, l’organisation de libération de la Palestine remplira son rôle dans la libération de la Palestine, conformément à ses statuts.

26. L’Organisation de libération de la Palestine, qui représente les forces révolutionnaires palestiniennes, est responsable du mouvement du peuple arabe palestinien dans sa lutte en vue de recouvrer sa patrie, de la libérer et d’y revenir afin d’y exercer son droit à l’autodétermination. Cette responsabilité s’étend à tous les domaines d’ordre militaire, politique et financier, ainsi qu’à tout ce que pourrait exiger la solution du problème palestinien sur le plan interarabe et international.

27. L’Organisation de libération de la Palestine coopérera avec tous les États arabes, selon les possibilités de chacun. Elle adoptera une politique de neutralité, compte tenu des besoins de la guerre de libération ; sur la base de ce principe, elle n’interviendra dans les affaires intérieures d’aucun État arabe.

28. Le peuple arabe palestinien revendique l’authenticité et proclame l’indépendance de sa révolution nationale ; il repousse toute forme d’intervention, de mise en tutelle et de satellisation.

29. Le peuple palestinien détient le droit fondamental et authentique de libérer et de recouvrer sa patrie. Le peuple palestinien détermine sa position envers tous les États et toutes les forces en présence sur la base de leur attitude à l’égard du problème palestinien et à raison du soutien qu’ils accordent à la révolution palestinienne afin de réaliser les objectifs du peuple palestinien.

30. Les combattants et tous ceux qui portent les armes dans la guerre de libération forment le noyau de l’armée populaire qui constituera la force de protection garantissant le succès du peuple arabe palestinien.

31. L’Organisation de libération de la Palestine aura un drapeau, un serment d’allégeance et un hymne, qui feront l’objet de décisions rendues par voie de règlement spécial.

32. Les statuts de l’Organisation de libération de la Palestine seront annexés à la présente charte. Ils établissent la composition de l’organisation, le mode d’établissement de ses organes et de ses commissions, ainsi que leurs compétences respectives et les obligations qui en découlent en vertu de cette charte.

33. La présente charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet.

Les sionistes, inventeurs et héritiers des méthodes du terrorisme moderne

24 mars 2015

A l’occasion de la parution d’un livre qui fait ouvertement l’apologie du terrorisme juif dans les années 1940, le magazine britannique The Economist nous montre que les élites occidentales, et singulièrement britanniques, sont bien au fait des méthodes qui ont permis d’aboutir à la création de l’état prétendu juif sur le dos des indigènes de Palestine.

Ces méthodes ne sont rien d’autres qu’un terrorisme brutal et impitoyable dans lequel se sont illustrés des personnages qui occuperont de très hautes responsabilités gouvernementales après la création de l’état, tels Menahem Begin et Yitzhak Shamir.

Et en matière de terrorisme, les sionistes ont en effet été des pionniers inaugurant des méthodes comme celle de la lettre piégée ou des attentats à la bombe contre des cafés, des méthodes qui seront imitées ailleurs et même par les Palestiniens voire al Qaïda où on ne négligeait pas la lecture de « La Révolte » de Menahem Begin.

L’auteur de l’article, non signé comme c’est l’habitude dans ce magazine économique britannique, fait deux observations importantes. La première porte sur l’héritage terroriste de l’État sioniste et met en particulier en parallèle l’assassinat d’un policier anglais dans les années 1940 et l’assassinat à Dubaï de Mahmoud al-Mabhouh, un cadre du Hamas, La deuxième porte, avec une pointe de regret semble-t-il, le fait que si les autorités mandataires britanniques avaient adopté une législation aussi dure que celle appliquée par le régime sioniste, l’État prétendu juif n’aurait sans doute pas vu le jour.

Enfin, l’article observe que la Haganah, l’armée juive, était la force militaire la plus importante du Proche orient après l’armée britannique. Et en effet, au plus fort des combats de la guerre de 1948, les Arabes coalisés furent incapables de mobiliser des effectifs en ordre de combat suffisants

Une longue, longue route

What successive generations learned about terrorism in the Middle East

Ce que des générations successives ont appris sur le terrorisme au Moyen Orient

The Economist (UK) 21 mars 2015 | traduit de l’anglais par Djazaïri

Anonymous Soldiers: The Struggle for Israel, 1917-1947. By Bruce Hoffman. Knopf; 618 pages (Soldats anonymes : la lutte pour Israël, 1917 – 1947)

La création d’Israël a de nombreuses causes, mais parmi les plus puissantes d’entre elles, soutient Bruce Hoffman se trouve le terrorisme. Pendant une dizaine d’années, les soldats anonymes de l’armée clandestine juive ont mené une campagne terroriste pour établir un État., s’attaquant d’abord aux Arabes, puis aux forces britanniques, puis encore aux Arabes.

M. Hoffman a travaillé avec la CIA et les forces américaines à Bagdad, et il a créé le Handa Centre for the Study of Terrorism and Political Violence à la St Andrews University. Bien qu’il renvoie certains militants à l’ère des maraudeurs ataviques cherchant à « tuer autant de Juifs que possible, » il garde une admiration à peine voilée pour les irréguliers juifs dont il qualifie le projet de mettre fin aux 25 années de mandat britannique en Palestine et qu’il décrit comme « triomphe non équivoque » et de « brillant dans sa simplicité ». « Le terrorisme, » écrit M. Hoffman, « peut, dans les circonstances adéquates et avec les tactiques et la stratégie appropriées, réussir à atteindre au moins certains des objectifs fondamentaux de ceux qui le pratiquent. »

A ses débuts, le Yishouv juif, ou colonie juive, saluait la Grande Bretagne et ses bonnes dispositions à accomplir la promesse de Lord Balfour de créer un foyer national juif en Palestine. Avec la montée en puissance du Yishouv, cependant, la présence britannique devint plus un obstacle qu’une aide dans cette aspiration à un État.

Vers 1945, sa principale branche armée, la Haganah (ou ‘défense’) était forte de 40 000 membres – la force la plus puissante au Moyen Orient après l’armée britannique. La Haganah était contre le recours à la force pour mettre fin à la présence britannique, mais deux de ses émanations, l’Irgoun et le Lehi (ou Groupe Stern) ne s’embarrassaient pas de tels scrupules.

Avraham Steren, fondateur du Lehi a le statut de héros dans l'entité sioniste

Avraham Stern, fondateur du Lehi, a le statut de héros dans l’entité sioniste

Une partie des 3 500 hommes de l’Irgoun avaient une expérience de la guerre, ayant combattu aux côtés de l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale. D’autres, comme son leader Menahem Begin, avaient été officiers dans les rangs de l’armée polonaise en exil. En 1944, ils avaient résolu de combattre l’occupation britannique de la Palestine à la manière dont ils l’avaient fait avec l’occupation de l’Europe par les Nazis.

En 1947, ils avaient tué près de 300 personnes, dont de nombreux civils, avaient inventé la lettre piégée et utilisé des bidons à lait pour faire exploser le siège du gouvernement britannique en Palestine, l’hôtel King David. Plus de 90 personnes, en majorité des civils, avaient péri dans l’attaque qui est restée l’atrocité terroriste la plus meurtrière au monde pendant une quarantaine d’années. L’Irgoun avait visé des symboles du prestige britannique, tandis que le Lehi, plus petit, ciblait le personnel britannique.

Le gouvernement britannique qui venait tout juste de délivrer les Juifs des camps de la mort nazis fut stupéfait de voir tant d’entre eux se retourner contre lui, dans une volonté de hâter l’effondrement de la domination britannique au Moyen Orient. Sur la base de documents déclassifiés, M. Hoffman explique comment la fore d’élite de la Haganah, le Palmach, a financé l’Irgoun en plaçant 460 hommes dans ses rangs. Un temps donné, leurs forces seront formellement associées sur un front plus large, avec les sabotages de voies ferrées et l’approbation de l’attentat contre l’hôtel King David. Pendant que Chaim Weizmann, le président de l’Organisation Sioniste Mondiale, recevait les hauts commissaires britanniques pour le thé, son neveu et futur ministre de la défense, Ezer Weizmann, ourdissait un attentat à l’explosif contre Evelyn Barker, le commandant des forces britanniques en Palestine.

Epuisée par la guerre mondiale, la Grande Bretagne n’avait ni l’envie, ni l’argent et la volonté de combattre. Ses 100 000 soldats en Palestine avaient transformé le centre de Jérusalem en camp fortifié avec des barbelés, imposé le couvre-feu, le contrôle des documents de circulation et un antisémitisme vulgaire. Mais ils étaient paralysés par le soutien américain au sionisme. L’épouse du président Roosevelt, Eleanor, participait à la collecte de fonds pour l’Irgoun en parrainant des représentations théâtrales à Broadway à son profit. Dans cette pièce, Marlon Brando vantait le « nouveau langage juif » fait de balles et non de prières.

Tournée en ridicule par le Congrès des Etats Unis, la Grande Bretagne renonça aux méthodes qu’elle avait employée contre une révolte arabe antérieure. La Royal Air Force avait bombardé les Arabes, pas les Juifs, et l’armée britannique avait entrepris d’essayer de démolir une bonne partie de la vieille ville arabe de Jaffa avec de la gélignite mais avait épargné les maisons juives, quelques mois seulement avant de renoncer au mandat britannique. (Selon M. Hoffman, les Britanniques n’avaient pas frappé assez durement les Arabes et avaient été trop durs avec les Juifs).

Assez curieusement, M. Hoffman interrompt son récit en août 1947, peu de temps avant que les militants commandés par Menahem Begin recommencent leurs attentats à la bombe dans les cinémas et les cafés arabes, et que le Lehi tue le Comte Folke Bernadotte, un diplomate suédois qui avait sauvé des Juifs des camps de la mort et qui était, à ce moment là, le représentant de l’ONU en Palestine.

Le Comte Folke Bernadotte

Le Comte Folke Bernadotte

De manière également décevante, le livre n’a pas de chapitre de conclusion pour analyser le legs des terroristes. M. Hoffman note que Begin et le leader du Lehi, Yitzhak Yezernitzky (plus tard Shamir) sont devenus premiers ministres d’Israël. Et il fait référence en passant au chef des opérations de l’Irgoun, dont la fille Tzipi Livni, est devenue ministre des affaires étrangères. Mais il est circonspect sur les pratiques et les personnels qui ont survécu au passage à l’institution étatique. (En 1946, des assassins du Lehi s’étaient habillés en joueurs de tennis pour tuer un inspecteur britannique, Thomas Martin, un déguisement adopté plus tard pour tuer un agent du Hamas à Dubaï).

Sur l’influence de la Haganah plus largement, M. Hoffman observe que la bibliothèque d’al Qaïda en Afghanistan possédait un exemplaire de « La Révolte » de Menahem Begin, mais ne se demande pas pourquoi tant de prisonniers palestiniens suivent des cours de l’université israélienne sur la manière dont les Juifs ont constitué leur État. Une bonne partie de ce qu’ils font, comme construire des tunnels pour les terroristes, poser des bombes dans des gares routières, tirer des obus de mortier sur des quartiers résidentiels et dissimuler des dépôts d’armes dans des lieux de culte a des antécédents chez les militants juifs. Israël connaît les méthodes des Palestiniens et dispose d’un arsenal législatif anti-terroriste qui, si la Grande Bretagne avait réagi de la même manière, aurait empêché la naissance du futur État. [juif].

Bouteflika sera-t-il le prochain?

13 février 2011
Je vous le dis tout de suite, je n’en sais rien.
Certains croient que la contestation politique pour l’avènement de la démocratie est une pathologie contagieuse qui diffuse d’autant mieux que les sujets sont réputés appartenir à la même espèce, des Arabes dans l’affaire qui nous occupe.
Les récents événements de Tunisie, d’Egypte ainsi que des mouvements de contestation en Jordanie, au Yémen ou en Algérie tendraient à accréditer ce genre de croyance. 

Pourtant, si on observe ce qui s’est passé dans les deux pays arabes où la contestation a abouti au départ du chef de l’Etat, force est de constater que s’il y a des similitudes, il y a également des différences très importantes.
Si on y réfléchit d’ailleurs, les points communs sont en bonne partie ceux de toutes les révoltes populaires sous toutes les latitudes: coût de la vie, chômage, corruption, injustices etc. Avec de plus des circonstances bien précises qui tiennent à une hausse des tarifs des denrées alimentaires de base, phénomène qui n’est propre ni à l’Egypte, ni à la Tunisie mais qui tient semble-t-il aux fluctuations des cours mondiaux (quels que soient les facteurs qui influent sur ces cours).
Pour le reste, tout est très différent.: la contestation en Tunisie part d’un incident isolé dont la réalité et la symbolique bouleversent dans son environnement immédiat qui est une petite ville de la périphérie tunisienne. La révolte diffuse à d’autres agglomérations périphériques avant d’atteindre la capitale.
En Egypte, il n’y a pas d’événement déclencheur à proprement parler, sinon une situation en état de pourrissement depuis les dernières élections truquées en avril 2010, et c’est là peut-être qu’on peut parler d’un rôle facilitateur de la contestation en Tunisie. Sinon, on doit constater que la contestation en Egypte touche aussi bien le centre que la périphérie: la capitale comme d’autres villes telles Alexandrie, Assouan ou Ismaïlia ont été le théâtre d’une forte mobilisation. Une autre différence importante est que dès le départ la contestation en Egypte est encadrée par des organisations de type politique. Cet encadrement n’est pas aussi prégnant que celui des partis politiques classiques mais il a montré son aptitude à canaliser et à orienter le mouvement. Le seul encadrement « fort » a été celui des Frères Musulmans mais ce parti n’a été ni à l’initiative ni dominant dans le mouvement. En Tunisie, la contestation n’était pas encadrée et les partis politiques et même le syndicat n’ont vraiment joué un rôle que lorsque tout était pratiquement joué.
En Tunisie, ce sont les Etats Unis qui ont obtenu le départ précipité d’un président qui avait pourtant la situation sécuritaire encore bien en mains et si c’est l’armée qui a démis M. Ben Ali, elle n’a cependant pas pris les rênes du pouvoir. En Egypte, les choses sont moins claires même si on a l’impression que l’armée a arbitré entre la volonté de M. Moubarak , celle de la population et les souhaits des Etats Unis. La contrôle direct du pouvoir par l’armée reste un gage donné aux USA que les Frères Musulmans ne pourront pas tenter un coup de force et que la pérennité du traité de paix avec le régime sioniste sera assurée.

De nombreuses différences pour une maladie contagieuse dont beaucoup de gens se demandent si elle ne va pas toucher l’Algérie.
Pourtant cette maladie avait déjà touché l’Algérie qui s’apprêtait à élire librement une assemblée nationale en majorité mais non exclusivement « islamiste ». Ceux qui ont de la mémoire se souviennent de ce qui s’est passé ensuite, d’autant que beaucoup se félicitaient de l’élimination d’un risque de contagion. Ce même virus avait touché les territoires palestiniens qui s’étaient empressés de mal voter comme on sait puisqu’eux aussi avaient donné une majorité parlementaire au Hamas. Aujourd’hui toutes les puissances reconnaissent pourtant comme légitime Abou Mazen (Mahmoud Abbas) qui n’a pourtant aucun mandat d’aucune sorte
.
Bref, revenons à nos moutons: la bactérie va-t-elle toucher l’Algérie?
Pour nous donner une petite idée de ce qui pourrait se passer en Algérie, j’ai cherché un article simple émanant d’un journal qui ne soit ni algérien, ni français. Parce que la presse française, je ne sais pas pourquoi, était si impatiente de voir le virus démocratique déferler sur l »Algérie que le temps d’émeutes dans ce pays, elle en avait oublié la Tunisie dont elle n’avait commencé à parler qu’à reculons.

Ce petit article n’a l’air de rien, mais il dit presque tout ce qu’il y a à dire. Notamment que les manifestants d’Alger ce samedi n’étaient pas bien nombreux et surtout (parce qu’après tout, les petits ruisseaux font les grandes rivières) que la mobilisation n’avait le soutien ni du mouvement syndical, ni des principales forces d’opposition (ce que l’article du Monde ne dit pas, comme quoi la presse française…) On verra si la mobilisation pourra s’élargir mais pour l’instant elle repose essentiellement sur les épaules du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) du Dr Saïd Saadi. On s’en souvient, le Dr Saadi avait été un ardent défenseur du coup d’état qui avait précipité l’Algérie dans la guerre civile et son parti figurait dans le premier gouvernement Bouteflika jusqu’au début des troubles en Kabylie suite à la mort d’un jeune homme tué dans un poste de gendarmerie .
Comme lettres de créances démocratiques, il y a mieux!
Mais pourquoi s’agite-t-il en ce moment M. Saadi? Parce que la contagion de la contestation dans les pays arabes?
M. Saadi et son parti ont toujours cherché à nier ou à minorer le caractère arabe de l’Algérie.

Alors kézaco?
Saïd Saadi, ce n’est un secret pour personne, pense qu’il a un destin national, chef de l’Etat pas moins. Peu importe s’il s’était pris une veste aux élections dès lors que le front des Forces Socialistes avait pu y participer librement.
Et tout prétendu opposant qu’il est, il appartient en réalité à la sphère dirigeante du pays et il attend de récolter enfin les fruits de l’alliance qu’il a nouée avec certains potentats militaires et il pense que son heure a peut-être sonné. Car si, comme nous le rappelle l’article d’El Diario Montanes, le mandat du président Bouteflika court jusqu’en 2014, il n’est pas du tout certain qu’il puisse l’accomplir intégralement tant son état de santé semble décliner. Une rumeur ne le donnait-elle pas pour mort?
Une manoeuvre à l’intérieur du système de clans au pouvoir donc qui voudrait tirer parti de l’inquiétude suscitée dans les chancelleries occidentales par les contestations dans d’aurtes pays arabes. Et nul doute que Saïd Saadi espère sans doute bénéficier d’un appui des Etats Unis, pays avec lequel il a soigneusement entretenu ses relations (Bouteflika aussi d’ailleurs).
Tiens, on apprend que les Etats Unis viennent d’appeler les autorités d’Alger à la retenue.
S’il existe une inconnue, c’est celle-ci: quel poids ont les Etats Unis sur les groupes qui dominent le pouvoir en Algérie? 

Bouteflika ne veut pas être le prochain
El Diario Montanes (Espagne) 13 février 2011 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Il y a peu de chances que l’élan de renouveau démocratique qui traverse l’Afrique du Nord prenne au dépourvu à l’un des présidents à vie qui restent dans la région, ils auront tiré des leçons intéressantes des événements de Tunisie et d’Egypte. La répression massive déclenchée hier à Alger contre une manifestation non autorisée est l’indice que Abdelaziz Bouteflika ne veut pas être le prochain à tomber. Et que pour l’éviter, il continue à chercher du côté de la violation des droits et libertés de ses concitoyens, avant même d’envisager, comme en Jordanie, de quelconques concessions à ceux qui manifestent. 

En Algérie, la contestation sociale en est venue à s’exprimer très fortement, comme récemment en janvier dernier. Des mobilisations comme celle d’hier, appelée à Alger, à Béjaïa, à Constantine, à Annaba ou à Oran – la deuxième ville du pays – inquiètent un régime qui a pu se maintenir et industrialiser le pays grâce à la rente du pétrole et du gaz, mais sans offrir à la population une lueur quelconque de démocratie, avec un taux de chômage parmi les plus élevés du monde arabe et des niveaux de corruption et de contrôle policier très importants aussi. S’il y a un scénario de changement potentiel, ce devrait être en Algérie.

Les autorités d’Alger ont interdit la manifestation d’hier et ont de plus tout fait pour empêcher qu’elle puisse avoir lieu. La veille, la capitale faisait l’objet d’un dispositif policier impressionnant, comportant près de 30 000 agents venus de tout le pays, dans des autobus civils, pour contenir une mobilisation à l’appel de partis d’opposition et d’organisations de la société civile regroupées dans le Coordination Nationale pour la Démocratie et le Changement.


Barrages routiers
 

Le déploiement policier s’est révélé excessif, pas seulement par rapport au nombre de manifestants – 10 000 au maximum selon les organisateurs, à peine 3 000 selon d’autres sources et même pas 250 selon le ministère de l’intérieur – mais par rapport au caractère de la manifestation qui n’avait ni le soutien, ni la participation des syndicats, des principales forces d’opposition ou des islamistes influents.Les appels à venir rejoindre la manifestation lancés via les réseaux sociaux ont été contrecarrés par la méthode classique du blocage des accès routiers à la capitale.

Des témoins oculaires ont déclaré à la chaîne télévisée Al Arabiya et au journal d’opposition ‘El Watan’ que des « dizaines d’arrestations » ont été effectuées à Alger. La marche avait commencé à 11h sur la place du 1er mai, aux cris de ‘Dehors Bouteflika’, et certains manifestants montraient des unes de journaux parlant de la démission de l’ex président Egyptien Hosni Moubarak. Les manifestants ont été encerclés par des policiers qui les ont empêchés de se rendre à leur destination, la place des Martyrs.
Bouteflika, réélu président pour un troisième mandat consécutif il y a moins de deux ans avec plus de 90 % des voix, achève son mandat en 2014
Il aura alors 77 ans et plus de 52 années d’activité politique. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si la frustration économique que ressent le pays lui permettra de rester au pouvoir cinq ans de plus.

Quand l’AFP ment. A propos de la visite d’une ministre Espagnole "antisémite" en Palestine

8 février 2011
Trinidad Jimenez est la ministre espagnole des affaires étrangères. Elle effectue en ce moment une tournée au Proche Orient qui l’a amenée en Cisjordanie et tout particulièrement à Hébron où son gouvernement coopère avec l’Autorité Palestinienne d’Abou Mazen pour des travaux de restauration de la ville.
Trinidad Jimenez
On trouve à Hébron une colonie juive, quelques centaines de voleurs ultrasionistes qui imposent des contraintes exceptionnelles aux indigènes.
Ces faits sont assez bien connus et la responsable de la diplomatie espagnole ne les ignore pas, c’est évident.
C’est peut-être pour cette raison que Mme Jimenez a profité de son passage à Hébron pour, nous dit une dépêche de l’Agence France Presse, dialoguer avec ces colons. Ce qui donne ce titre sur Romandie News, un des rares sites francophones à parler de ce déplacement de la ministre espagnole:

La chef de la diplomatie espagnole dialogue avec des colons de Hébron

On peut cependant lire que la ministre a été accueillie par des slogans hostiles de colons

« venus lui dire que la communauté juive de Hébron est la plus vieille du monde et que les projets de construction de quartiers financés par l’Espagne ne font qu’accentuer la haine contre notre présence », a déclaré à l’AFP le responsable local des colons, Noam Arnon. »

C’est-à-dire le discours habituel des colons: nous sommes chez nous en Palestine qui n’est pas la patrie des palestiniens.
A lire la dépêche AFP, on a l’impression qu’en dépit de slogans hostiles dont on ignore la teneur, un bref dialogue a eu lieu entre Trinidad Jimenez et un leader des colons sionistes.
Or, si on en croit le quotidien sioniste Yediot, il n’y a eu absolument aucun dialogue entre les colons et la ministre qui a refusé de les rencontrer.
De son côté, El Diario Montanes, un journal espagnol qui parle de cette visite de la ministre n’évoque lui non plus aucun dialogue entre la ministre et les colons sionistes.
Par contre aussi bien le Yediot qu’El Diario Montanes parlent non seulement de slogans hostiles de la part des colons mais d’insultes caractérisées.
On lit ainsi dans le Yediot:

Les manifestants tenaient des pancartes où on lisait, « il y a 500 ans, l’Espagne avait expulsé les Juifs vers Hébron. L’Espagne veut-elle expulser les Juifs une deuxième fois? »

Pour mémoire, ou plutôt pour histoire, rappelons que l’Espagne n’avait pas expulsé les Juifs vers Hébron tout particulièrement et que dans un même élan, elle avait expulsé les Musulmans.
Mais ça encore, c’est du « light » parce qu’il y avait aussi du « lourd ». La ministre Espagnole a bien entendu, rapporte le Yediot, été qualifiée également d’antisémite, de personne qui hait les Juifs [jew hater, preuve que les antisémites n’en ont pas forcément contre les Juifs] et de scélérate [villain].
El Diario Montanes répare une petite omission du Yediot et signale que Mme Jimenez a également été traitée de nazie.
Ce n’est plus Radio Paris ment, Radio Paris est allemand, mais AFP ment! (mais n’est pas allemande pour autant).

Les sionistes ne veulent pas de cacahouètes…

2 février 2011
… mais du pognon comme d’habitude. parce que les cacahouètes, c’est peanuts comme on dit en français.

C’est en effet plus de cinq millions de dollars de dommages et intérêts qu’une bande de délinquants sionistes vient de réclamer par une « class-action » en justice contre l’ancien président US Jimmy Carter sur le modèle de ces malades qui ont attaqué l’industrie du tabac.
Ces sionistes, spécialistes du mensonge à tous les niveaux, et de l’extorsion de fonds reprochent à Jimmy Carter d’avoir travesti la réalité de la situation en Palestine occupée et d’avoir mis en vente un ouvrage de fiction présenté comme un document.
Jimmy Carter n’a pas daigné répondre à ces misérables sionistes qui ne représentent rien d’autre qu’une officine qui prend ses ordres à Tel Aviv. Sa maison d’adition, Simon & Schuster a par contre réagi vivement et à mon avis ces sionistes en seront pour leurs frais au sens propre comme figuré du terme.

New York – 5 millions de dollars de dommages et intérêts demandés à Jimmy Carter pour son livre ‘Palestine’
par Bruce Golding, New York Post (USA) 1er février 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri 

New York – Ils veulent plus que seulement des cacahouètes..

Jimmy Carter dans l’exploitation familiale d’arachides
Un groupe de lecteurs mécontents réclame aujourd’hui plus de 5 millions de dollars par voie de justice au président Jimmy Carter pour son livre « Palestine – la paix, pas l’apartheid. » 

La requête déposée à la cour fédérale de Manhattan affirme que ce best-seller paru en 2006 « est truffé d’erreurs démontrables, d’omissions et de déformations intentionnelles de la réalité dans le but de promouvoir la propagande de carter contre Israël. »
Cette action en justice collective accuse le lauréat du prix Nobel ainsi que son éditeur Simon & Schuster de rupture de contrat, d’enrichissement injuste et de tromperie pour avoir fait la promotion de ce livre à 27 dollars en tant qu’oeuvre non fictionnelle.

« La requête en justice met en cause les actions des accusés visant à capitaliser sur le statut de Carter en tant qu’ancien président des Etats Unis pour induire en erreur des lecteurs naïfs qui ont pensé pouvoir faire confiance à leur ancien président pour dire la vérité, » lit-on sur les documents remis au tribunal.

L’attaché de presse de Carter n’a pas répondu à notre demande de commentaires, mais Simon & Schuster a qualifié les poursuites de « frivoles » et « sans fondement. »
« C’est une attaque ignoble contre la liberté d’expression et nous avons l’intention de nous défendre avec vigueur, » a déclaré son porte parole Adam Rothberg.

Plus jamais ça, salopes! Ou, leçon tirée de l’holocauste à Yad Vashem.

30 décembre 2010
Comme il a instrumentalisé l’antisémitisme au profit de son projet colonial en Palestine, le sionisme se sert aussi du souvenir des persécutions subies par les Juifs du fait du nazisme. Ce qu’on appelle holocauste ou shoah, c’est-à-dire le sort fait aux Juifs à cette époque fait l’objet d’une inculcation quasi-obligée dans nombre de pays et les autorités sionistes s’efforcent, comme il se doit, d’inculquer également cette « mémoire » dans les pays arabes.
Les Palestiniens ne sont pas exclus de ce programme et eux aussi sont invités à compatir aux malheurs de ceux qui les ont spoliés de leur patrie (même s’il n’y a pas d’identité entre les victimes du nazisme et la plupart des sionistes patentés.
Max Blumenthal nous parle par exemple de ce groupe de vieilles dames Palestiniennes qui vient de visiter le centre Yad Vashem dédié au génocide juif. Ces personnes âgées étaient venues à l’instigation d’une organisation fondée par une ressortissante sioniste dont le fils a été tué en combattant les Palestiniens. Elles étaient justement accompagnées de plusieurs ressortissantes sionistes ayant perdu un être cher dans des violences liées au conflit palestino-sioniste.
Palestiniennes en visite à Yad Vashem
Sans remettre en cause la sincérité des membres de l’association qui a fait l’invitation, force est de constater avec Max Blumenthal que la leçon holocaustique a tourné plutôt court puisque:

A l’entrée du musée, elles ont été entourées par un groupe de jeunes Juifs Israéliens qui les ont reconnues comme Arabes. « Sharmoutai, » leur ont crié à maintes reprises les jeunes Israéliens, utilisant le terme argotique arabe pour prostituées ou salopes.


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