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Selon le député britannique Gerald Kaufman, au moins la moitié des attaques au couteau en Palestine sont des inventions de la propagande sioniste

30 octobre 2015

Gerald Kaufman est un député travailliste qui siège à la Chambre des Communes à Londres. J’ignore si il est antisioniste, ce dont je doute quelque peu, mais c’est quelqu’un qui n’hésite pas à appeler un chat un chat et à désigner l’agresseur et la victime dans le conflit qui oppose sionistes et Palestiniens.

Et pour lui, les victimes sont clairement les Palestiniens. Non seulement il le pense, mais il le fait savoir publiquement en n’hésitant pas par exemple à s’exprimer sur le conflit en Palestine d’une manière qu’on aurait du mal à imaginer en France. Et imaginez-vous une photo comme celle présentée ci-dessous avec un député du Parti Socialiste?

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas en 2012

Certes, M. Kaufman est de confession juive. Mais il y a déjà un moment que ce n’est plus une protection suffisante quand on parle de l’entité sioniste. Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de voir qu’en France les médias ont été capables de faire passer pour raciste patenté un… métis, je veux parler de l’humoriste Dieudonné vous l’aurez compris.

Des médias français qui auraient d’ailleurs des leçons à prendre auprès de M. Kaufman sur la manière de traiter des récentes attaques à l’arme blanche qui ont visé des colons sionistes en Palestine occupée.

Le député britannique n’hésite pas à qualifier au moins la moitié d’entre elles d’inventions de la propagande sioniste.

En France, la presse (libre) semble trouver tout à fait normal qu’on exécute un Palestinien de sang froid pour peu qu’un officiel sioniste affirme que ce dernier était bien armé d’un couteau (de cuisine le plus souvent).

Le député travailliste Gerald Kaufman accuse le gouvernement d’être influencés par «l’argent juif»

Il a également dit que « plus de la moitié » des récentes attaques à l’arme blanche contre des Juifs en Israël sont des inventions

par Doug Bolton, The Independent (UK) 30 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un discours prononcé au parlement à l’occasion d’une réunion de soutien à la Palestine,le député travailliste Sir Gerald Kaufman aurait accusé Israël d’avoir inventé un certain nombre d’informations sur des attaques à l’arme blanche contre des Juifs, et il a affirmé que le parti Conservateur est influencé par « l’argent juif ».

Selon la Jewish Telegraph Chronicle, Kaufman, député de Manchester Gorton et doyen de la Chambre basse, a déclaré à son auditoire pendant un événement organisé par le Palestinian Return Centre, que le gouvernement est devenu plus pro-israélien ces dernières années en raison des dons financiers provenant d’organisations juives.

« C’est l’argent juif, les dons juifs au parti Conservateur – comme pour les élections générales de mai – le soutien de The Jewish Chronicle, tout ce genre de choses, qui influencent les Conservateurs, » a-t-il dit.

« Il y a en ce moment un groupe important de parlementaires conservateurs qui sont pro-Israël en toutes circonstances et qui ne s’intéressent ni à ce que fait Israël, ni à ce que fait le gouvernement israélien. »

Il a ajouté : « Ils ne sont pas intéressés par le fait quel les Palestiniens vivent sous oppression, et peuvent être tués par balles à tout moment. Rien que ces derniers jours, les Israéliens ont assassiné 52 Palestiniens et personne n’y accorde d’attention et ce gouvernement [Cameron] s’en fiche. »

Kaufman en est ensuite venu à soutenir que « plus de la moitié » des attaques à l’arme blanche qui se sont récemment produites en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le reste d’Israël étaient des inventions, dans des propos qui ont été enregistrés par le blogueur David Collier.

Faisant lecture d’un courriel envoyé par un ami qui réside à Jérusalem Est, Kaufman a dit : « Plus de la moitié des annonces d’attaques à l’arme blanche ont été complètement fabriquées. Pour l’autre moitié, certaines sont avérées, tandiq que pour d’autres, on ne peut rien en dire étant donné que les Palestiniens ont été exécutés et que personne n’a posé de questions. »

« Il y a autre chose, ils en sont venus au point de tuer des gens d’allure arabe et ces quelques derniers jours, ils ont tué deux Juifs israéliens et un Erythréen simplement parce qu’ils avaient l’air d’Arabes. »

« Ils ont inventé une histoire de coup de couteau pour justifier les assassinats avant de découvrir que ce n’étaient pas des Palestiniens. »

Kaufman faisait allusion à un incident qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci quand un Erythréen a été tué par une foule en colère qui croyait à tort qu’il était le complice d’un assaillant arabe.

Le Palestine Return Centre qui a organisé la table ronde au cours de laquelle Kaufman s’est exprimé est un cabinet d’études qui s’intéresse aux questions relatives aux Palestiniens dispersés [en exil, NdT] et à leur retour en Israël [Palestine, NdT].

Kaufman est membre du parlement depuis juin 1970, ce qui fait de lui le député en activité qle plus ancien à la Chambre des Communes. Il es juif et est depuis longtemps un critique virulent d’Israël et du gouvernement israélien.

Le CRIF s’indigne d’une exposition photo sur Gaza à Paris

15 novembre 2010

Pour l’heure, seul le quotidien La Croix en parle.
Le CRIF, c’est cet organisme communautariste républicain qui organise des soupes populaires  où il invite tout ce la France compte de loqueteux.
Pour remercier, ces loqueteux, pressés de sortir de leur misère ou ne voulant pas retomber dans la marge, montrent qu’ils savent dire non à ceux qui sont victimes d’injustices. Comme vient de le faire Martine Aubry  qui, devant ceux qui viennent de la nourrir, dit non au boycott des produits de l’entité sioniste.

PARIS, 15 nov 2010 (AFP) – Le Crif s’indigne d’une expo photo sur Gaza au musée d’art moderne de Paris

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’est indigné lundi d’une exposition du photographe Kai Wiedenhöfer sur des personnes mutilées à Gaza qui se déroule dans les locaux du musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
Le musée accueille jusqu’au 5 décembre une exposition « Gaza 2010 » réalisée par l’Allemand Kai Wiedenhöfer, lauréat du prix de photojournalisme attribué par Carmignac Gestion.
Le photographe « ne veut pas simplement montrer des victimes d’opérations de guerre comme il y en a malheureusement dans tous les conflits armés. Il fait oeuvre de propagande », écrit le Crif dans un communiqué.
« Il veut ignorer que de nombreux Israéliens aussi ont été victimes et marqués à vie par des attentats dont la plus grande partie a été organisée par le Hamas (…) », poursuit l’organisation.
« Cette focalisation contre Israël est un acte de militantisme politique que ne devrait pas accepter le musée d’Art moderne de Paris, qui est sous la responsabilité de la Ville de Paris », considère le Crif.
« Nous sommes surpris que le musée d’Art moderne de Paris puisse abriter une exposition aussi politique que celle-là alors que ce n’est pas forcément sa vocation », a répondu Marc Knobel, chercheur au Crif, interrogé par l’AFP.
Il souligne que le Crif n’a pas pour habitude de dénoncer des expositions. « C’est un peu une première », selon M. Knobel. « Nous n’appelons pas pour autant à la censure de cette exposition », a-t-il ajouté.
Interrogé par l’AFP, le directeur du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Fabrice Hergott, a répliqué : « cette exposition ne fait pas partie de la programmation du musée ».
Elle a lieu dans le cadre d’un contrat de mécénat avec Carmignac Gestion. Mécène du musée, cette société de gestion d’actifs dispose d’une salle pendant un mois pour présenter les travaux du photographe primé, a dit M. Hergott.
« Nous n’intervenons pas sur le contenu », a dit M. Hergott qui reconnaît que les photos sont « dures ».
Un avertissement à l’entrée prévient déjà que l’exposition peut choquer un public sensible, dit-il.
« Nous allons peut-être multiplier les avertissements, en soulignant qu’il s’agit d’un prix de journalisme accueilli par le musée dans ses murs », a ajouté M. Hergott.
Le prix créé par Edouard Carmignac en 2009 consiste à financer un reportage sur un thème donné, en prise directe avec l’actualité. La bourse est de 50.000 euros. Le laurat se voit offrir une exposition et un livre, édité chez Steidl.
Le jury 2009, présidé par le photographe William Klein, était composé de personnalités reconnues du monde de la photo.

Le 7ème commandement: Le bien d’autrui tu ne prendras ni retiendras injustement.

29 octobre 2010
Comme Gaza, la Cisjordanie est un des territoires qui devrait faire partie du futur Etat palestinien à l’issue de l’aboutissement de discussions de paix. La Cisjordanie est cependant, comme on le sait, soumise à une incessante pression coloniale que rien ne semble en mesure d’endiguer.
Et ce n’est pas simplement une question de couleur politique des dirigeants du gang sioniste puisque la colonisation n’a jamais cessé malgré les changements de majorité parlementaire.
Tout le monde a compris que les sionistes ont décidé d’en finir avec la chimère d’un Etat palestinien. Ce que les palestiniens pourront au mieux espérer, c’est un camp de concentration autogéré à Gaza et des bantoustans en Cisjordanie.
Dans cette dernière région, le compte à rebours a sans doute commencé pour l’Autorité Palestinienne, cette institution qui dirige fictivement des lambeaux de Cisjordanie.
Fictivement, car c’est bel et bien la souveraineté de l’entité sioniste qui s’exerce sur place et tous les plans de développement envisagés n’y changeront rien et sont dores et déjà  voués à l’échec. Et ce n’est ni faute de talents, de bonne volonté ou de capitaux. C’est simplement que les autorités sionistes ne tolèreront pas l’édification de ce qui pourrait s’apparenter à une économie palestinienne, non étroitement dépendante de celle de l’Etat voyou. Seuls les dirigeants Palestiniens de l’équipe Abou Mazen semblent ne pas s’en rendre compte.
Un exemple de l’exercice de cette souveraineté sioniste sur la Cisjordanie nous est donné par le blog Potins de Palestine qui observait:

Le 21 février [2010], le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la décision d’inscrire la Tombe de Rachel (Bethléem) et le Tombeau des Patriarches (Mosquée d’Abraham à Hébron) au patrimoine ISRAELIEN…cette décision a été soutenue par son cabinet. Depuis d’autres sites situés dans les TERRITOIRES PALESTINIENS vont être ajoutés : Tel Rumeida (dont les datations remontent jusqu’au Bronze ancien, et au Bronze moyen une Cité-Etat CANANEENE), Sussiya (sud d’Hébron), Qumran (site des manuscrits de la mer morte), Hérodion, Palais de David (Silwan, Jérusalem est).
C’est une nouvelle provocation envers les Palestiniens et de nouveau (encore et toujours) une atteinte au droit international : Convention de la Haye de 1954 et des Conventions de Genève. Ils ne connaissent plus de limites.

Potins de Palestine s’insurge à raison contre cette infraction supplémentaire au droit international. Mais quand on est capable de tuer – et d’en être fier – 9 humanitaires désarmés, c’est bien le signe qu’on n’a plus de limites. Et cette sauvagerie débridée n’est en rien un phénomène récent.

Forts de leur bon droit, les Palestiniens ont protesté auprès de l’UNESCO, l’organisme onusien chargé du patrimoine culturel.
Et l’UNESCO a joué son rôle en demandant aux autorités sionistes de retirer le Caveau des Patriarches et la Tombe de Rachel de l’inventaire du patrimoine de l’entité sioniste.
Vous imaginez bien que l’entité sioniste va obtempérer!

En fait,  Benjamin Netanyahou, le chef actuel du gang a réagi de manière prévisible:
Lundi, le premier ministre Benjamin Netanyahou a vivement critiqué la décision de l’UNESCO, l’organisation mondiale de la culture, de présenter le site de la tombe de Rachel comme une mosquée musulmane.
 « Cette volonté de séparer la nation d’Israël de son patrimoine culturel est absurde, » a déclaré le premier ministre.
 Oui, parce qu’un bruit court chez les sionistes qu’il n’y a pas de moquée à l’emplacement de la tombe de Rachel à Bethléem ou que cette mosquée a été édifiée et baptisée récemment pour « islamiser » le terrain en quelque sorte.
C’est faux, bien entendu, comme la plupart des assertions sionistes. Mais à force de répéter  leurs menteries en boucle, ils y croient à défaut de convaincre les autres, et l’UNESCO en particulier. 
Le bref aperçu historique que je vous propose ci-après nous aide au minimum  à comprendre comment a été récompensée la tolérance des autorités ottomanes et des Palestiniens Musulmans ou Chrétiens  

La tombe de Rachel, qui se trouve dans la partie nord de Bethléem est considérée comme un lieu sacré de pèlerinage pour les Chrétiens, les Musulmans ainsi que les Juifs. Rachel, l’épouse de Jacob mourut en couches alors qu’elle se rendait à Hébron et fut enterrée sur la route de Bethléem. La tombe fut négligée pendant des années avant d’être  restaurée par les Croisés. Elle était constitué d’un bâtiment cubique de 7m2, reposant sur quatre colonnes liées par des arcs brisés de 3,5 m de large pour 6,5 m de haut, le tout étant surmonté d’une coupole (description d’Amico en 1596). La bâtiment simple qui accueille la « tombe aujourd’hui » a été édifié par les Turcs en 1620 pendant la période ottomane et, les Musulmans la considérant comme sacrée pour sa relation avec Abraham en conservèrent les clefs. En 1841, Sir Moses Montefiore demanda au gouverneur Turc les clefs de la Qubbet Rahil ou mosquée Bilal Ibn Rabah, comme elle est nommé en arabe, qui furent données aux Juifs indigènes. Un vestibule carré avec un mirhab avait également été ajouté pour les Musulmans; on trouve aussi un cimetière musulman historique à l’ouest de ce sanctuaire. La tombe de Rachel est considérée comme un des monuments historiques de la cité de Bethléem et comme une partie de son patrimoine. De plus, les habitants de Bethléem et des touristes du monde entier de diverses religions ont toujours visité la tombe. Depuis deux ans, les forces d’occupation israéliennes empêchent les Musulmans et les Chrétiens de se rendre sur les lieux, niant le droit de culte des Palestiniens, refusant aux Musulmans le droit d’enterrer librement leurs morts dans le cimetière voisin et restreignant l’accès du sanctuaire aux Juifs dans une démarche préliminaire à l’annexion de cet endroit à la ville de Jérusalem. 

Hébron et Bethléem font notoirement partie de territoires dont personne ne considère qu’ils relèvent de la souveraineté « nationale » de l’Etat pseudo-juif mais plutôt de celle de l’Etat palestinien à venir.
Ce qui n’empêche pas un site (sioniste) voué à la désinformation d’écrire ce qui suit:

Nous devrions revendiquer la Mecque, ou une partie puisqu’il parait qu’Abraham (Ibrahim) est venu y sacrifier son fils Ismaël.
 Or, la question n’est pas de dire si les lieux considérés ont ou n’ont pas d’intérêt pour les gens de confession juive, mais de dire si les délinquants sionistes ont le droit de déclarer patrimoine national des édifices qui se trouvent en dehors du ressort de leur Etat dit  juif.
Car, si on prend au sérieux leurs crétineries, les sionistes vont peut être inscrire à leur patrimoine « national » la synagogue de Cavaillon, une des deux plus anciennes de France? Après tout, Cavaillon n’est pas plus dans le territoire de l’entité sioniste que ne le sont Hébron ou Bethléem. La France considère cette synagogue comme partie de son patrimoine et l’a classée Monument Historique. A-t-elle tort?
J’attends les protestations des délinquants sionistes.

La propagande sioniste prise d’une compulsion de répétition

28 octobre 2010
On apprend que les autorités du Nigeria viennent de procéder à la saisie d’une cargaison d’armes sur le port de Lagos. Conformément à son devoir d’informer, le Nouvel Observateur nous livre le point de vue d’une partie qui a forcément quelque chose à dire à ce sujet:
Des responsables militaires israéliens ont affirmé jeudi sous couvert de l’anonymat que les armes provenaient d’Iran et était destinée à la Bande de Gaza.
Voilà, le Nouvel Observateur a fait son boulot, dans le plus strict respect de l’éthique journalistique à la française.
Ils font quand même mieux que Guysen news chez qui ce sont carrément les services secrets nigérians qui affirment l’origine iranienne des armes.
Les services secrets nigérians ont déclaré qu’ils avaient intercepté treize containers contenant des armes diverses en provenance de l’Iran. Des sources du ministère israélien de la défense pensent que cela fait partie d’une nouvelle voie de contrebande de l’Iran à destination du Hamas dans la Bande de Gaza.
Selon les médias nigérians, le bateau, qui provenait d’Iran, a accosté au port de Lagos pour quelques heures seulement, chargeant treize containers à bord.
Selon le porte parole du State Security service (SSS), Marilyn Ogar,  »en ouvrant le premier container, des lances roquettes, des grenades et d’autres explosifs ont été découverts », ajoutant que les armes étaient cachées parmi des caisses de matériau de construction.
Bon, ces armes iraniennes ont été transportées sur un bateau battant pavillon des îles Marshall et opéré par un important armateur français. Les îles Marshall sont, rappelons-le, un Etat de la Micronésie dans l’océan Pacifique, dont la monnaie est le dollar US et qui dépend pour sa défense des Etats Unis dont il est indépendant depuis une vingtaine d’années seulement.
Franchement, les Iraniens auraient pu trouver mieux pour se livrer à leur trafic.
Si les sionistes francophones sont décidément les plus effrontés, force est de constater qu’un media sioniste comme Vos Iz Neias essaye de mieux coller à la réalité des faits et n’arrive pas lui-même à gober la manoeuvre propagandiste:
Les officiels de l’armée [sioniste] n’ont pas donné de preuves pour soutenir leurs affirmations, citant des « raisons de sécurité. » Cependant, cette information est apparue d’emblée comme en conflit avec les affirmations des douanes nigérianes selon lesquelles les armes, dont des roquettes de 107 mm, étaient destinées à ce pays d’Afrique Occidentale riche en pétrole.
D’ailleurs  Guysen, qui se distingue décidément, omet de préciser que si la saisie des conteneurs armes vient seulement d’être effectuée, ces conteneurs ont été débarqués en juillet.
Par ailleurs tous les articles qui rendent compte de cette affaire signalent que le bateau venait d’Inde, de Mumbai exactement. Aucun ne mentionne une escale dans un port iranien, information que l’armateur français aurait sans doute immédiatement révélé si tel avait été le cas et que les journalistes se seraient empressés de répercuter.
Or, rien de tel dans la presse.
De même, Owei Azazi, conseiller à la sécurité nationale du Nigeria se garde bien d’adopter les conclusions proposées par Guysen (mais aussi portées à notre connaissance par le Nouvel Observateur):

« A ce stade, la seule chose que nous pouvons dire est que nous avons une quantité d’armes qui a été découverte dans le port par les services de sécurité. Nous ne voulons pas aller aux conclusions sur le calibre des munitions, leur destination et d’où elles proviennent. »

En fait, la seule mention en référence au Proche orient peut être trouvée dans des propos tenus par le président de la république fédérale du Nigeria:

Le président Goodluck Jonathan a déclaré que les importateurs de ces armes, décrites comme semblables à celles utilisées par les insurgés en Afghanistan, avaient des motifs sinistres.

Le président effectue une simple comparaison. Ce qui nous amène à évoquer ces armes caractéristiques des insurgés Afghans:
Parlons donc du fusil AK 47, c’est le fameux fusil d’assaut Kalashnikov, produit initialement en URSS puis Russie, mais aussi en Bulgarie, en Roumanie, en Chine etc.
Le fameux fusil sur la photo ci-dessous:

L’homme  en tenue de combat à gauche sur la photo est armé d’un fusil AK 47. Vous avez raison, ce n’est pas un insurgé Afghan, c’est un membre des forces de sécurité nigérianes qui surveille l’opération d’inventaire du chargement d’un conteneur d’armes.
Si vous cliquez sur la photo pour l’agrandir, vous verrez un peu mieux les roquettes, ces obus de mortier de 107 mm. Nous en avons déjà vues de semblables par ailleurs, souvenez-vous.
Oui, c’était en novembre 2009, la piraterie sioniste avait arraisonné un bateau qui, disait-elle, transportait des armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais.
Cette fois, c’est plus le Hezbollah mais le Hamas. Mais c’est toujours l’Iran et toujours les mêmes roquettes. Dommage qu’aucune photo ne permette d’identifier N° de lot et année de fabrication, c’étaient peut-être les mêmes!
Quant aux insurgés (les Talibans) Afghans, s’ils utilisent bien des roquettes calibre 107 mm, elles ont un aspect assez différent si on en juge d’après cette photo de projectiles saisis par l’armée britannique en Afghanistan.:

On ne sait pas d’où les sionistes tiennent que ces roquettes sont de fabrication iranienne. Les Iraniens avaient aussi été accusés, on s’en souvient, d’armer les insurgés Irakiens. Même un site US hostile à l’Iran est bien obligé d’admettre qu’aucune preuve de faits de ce genre n’a jamais été apportée.

La police vient de procéder à trois arrestations, on en saura donc sans doute bientôt plus. Mais dores et déjà, le gouvernement nigérian s’oriente vers une piste essentiellement locale, d’une ou de plusieurs organisations, militantes et religieuses qui auraient envisagé de perpétrer des attentats à l’explosif dans des lieux stratégiques à Abuja, la capitale fédérale. 

Les craintes sont évidemment très fortes au Nigeria, d’autant que ce pays est, on le sait, frappé lui aussi par une forme de piraterie et a connu (et connait) des enlèvements de techniciens étrangers en dépit de l’absence sur place du fameux al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Il convient de ne pas oublier que le sud pétrolier a connu une longue insurrection qui ne s’est achevée qu’en 2009, entraînant au passage une sensible diminution de la production d’or noir.

octobre 2009: les rebelles Nigerians déposent les armes sous conditions

Ces événements importants, qui ont concerné également les intérêts français, ont finalement rencontré peu d’écho ici. Sans doute y manquait-il la composante « islamique » aujourd’hui presque indispensable.

Guysen et le Nouvel Observateur ne se sont jamais intéressés à cette information diffusée sur ce modeste blog en été 2010 et qui signalait un trafic d’armes vers la corne de l’Afrique.

Un secret de la hasbara sioniste: comment un double meurtre commis à Mexico peut-il nourrir une propagande contre le président du Venezuela?

20 octobre 2010
Deux ressortissants de l’entité sioniste viennent d’être assassinés au Mexique, Moises Aruh, 60 ans, et sa fille Sapir 24 ans. Ils ont été tués à leur domicile où ils ont été découverts par des membres de ce qui a l’air d’être une brigade de secouristes Juifs, le ZAKA.
Ce crime a, on le comprend, mis en émoi la communauté juive de Mexico, forte de 40 000 âmes. Si le mobile du cambriolage n’est pas écarté, une autre piste retient l’attention de la presse sioniste (et ce n’est certes pas la piste de l’antisémitisme comme certains le prétendent):

On a spéculé dans la presse israélienne sur une relation à un titre ou à un autre entre ce double meurtre et une autre des filles d’Aruh, dont le travail de policier infiltré a récemment contribué au démantèlement d’un réseau israélien de trafic de drogue.

Ce crime intervient par ailleurs, toujours selon le Jerusalem Post,dans un contexte d’amélioration des conditions sécuritaires pour les Juifs au Mexique:

Des membres de la communauté indiquent que ces meurtres viennent à contre courant d’une tendance à l’amélioration de la sécurité dans la capitale, citant une très forte chute des enlèvements de Juifs Mexicains par des gangs qui qui les séquestrent pour obtenir une rançon.

« Nous n’avons pas eu beaucoup de kidnappings ces deux dernières années, surtout en raison du renforcement de la sécurité par notre communauté, » explique Mayzlef [un rabbin hassidique].

Il s’agirait donc d’un événement très grave bien entendu, mais non caractéristique du climat dans lequel vit la communauté juive de Mexico.
Tant mieux. Ceci dit, j’avais déjà signalé sur ce blog le rôle des trafiquants sionistes dans la guerre qui met au prise le gouvernement mexicain avec les cartels de la drogue, et ces derniers entre eux.
Mais ce n’est pas pour ça que cet article a attiré mon attention. Ce qui m’a surpris, c’est que dans ces circonstances pour le moins douloureuses un représentant communautariste juif ne puisse s’empêcher de délivrer son message de propagande (un peu comme les perroquets disent leurs phrases stéréotypées dès qu’on leur demande de parler).
Le rabbin Shlomo Pawil, responsable de la congrégation Magen David dans la ville de Mexico déclare en effet ce qui suit:

Si la criminalité est un problème pour les Juifs Mexicains, elle n’a pas atteint les proportions épidémiques qui affligent d’autres pays d’Amérique latine comme le Venezuela, où plus de personnes ont été tuées par des criminels l’an dernier qu’il n’y a eu de tués par les insurgés en Irak pendant la même période. »
« A Caracas, les gens ont peur de franchir le pas de leur porte, » affirme Pawill. « Ici, nous avons nos problèmes, mais les gens aisés marchent librement dans les rues. Ils peuvent bien avoir des gardes du corps, mais ils ne sont pas excessivement préoccupés par la situation. »

J’allais dire, c’est peut être parce qu’ils ont des gardes du corps qu’ils ne sont pas trop préoccupés, mais bon c’est la logique de notre rabbin!
Non, ce que je me demande c’est pourquoi il parle du Venezuela alors qu’il se trouve au Mexique et que le double meurtre a été commis à Mexico? La réponse est simple: ce rabbin comme tous les sionistes n’aiment pas beaucoup le gouvernement de Hugo Chavez, qui le leur rend bien d’ailleurs.
Les chiffres de la criminalité sont effectivement très élevés au Venezuela, et il s’agit d’une situation déjà ancienne qui a évolué à la hausse. Cette évolution à la hausse se constate dans plusieurs pays d’Amérique latine et n’est pas caractéristique du Venezuela. Ce ne sont cependant sans doute pas des truands venus duVenezuela qui sont venus assassiner ce père et sa fille.
Le Mexique connaît traditionnellement des taux d’homicides beaucoup plus bas que le Venezuela et ce différentiel n’est pas apparu avec l’accession au pouvoir de M. Chavez à Caracas (à titre de comparaison, le taux d’homicides est 30 fois plus élevé au Venezuela qu’en France et 10 fois plus élevé au Mexique qu’en France).
Notre rabbin a quand même oublié de dire que des pays d’Amérique latine font pire que le Venezuela. Par exemple le Honduras, le Guatemala ou encore la Colombie où les dernières statistiques font apparaître un taux d’homicide presque deux fois plus élevé qu’au Venezuela.
Mais la Colombie est un pays traditionnellement allié du régime sioniste, d’où l’indulgence et l’amnésie de circonstance du rabbin.
De la propagande sur deux cadavres de victimes d’un crime crapuleux, c’est presque aussi crapuleux que le crime lui-même..

L’ancien juge Jean-Louis Bruguière et la hasbara sioniste

4 juin 2010

Ce texte vient compléter un post antérieur sur les liens présumés avec le terrorisme de l’organisation caritative turque IHH, propriétaire du Mavi Marmara, le bateau dont neuf passagers ont été assassinés par les gangsters sionistes.
Ces liens ont été allégués par le fameux magistrat anti-terroriste Jean-Louis Bruguière dont les propos ont été largement repris par la presse et, bien sûr, par la propagande sioniste. C’est ainsi qu’on voit fleurir un peu partout, sur ce blog aussi, des commentaires faisant état des déclarations du fameux magistrat. Preuve que le manuel de la propagande sioniste est assez standardisé et que les cerveaux des internautes sionistes sont mis à jour très régulièrement par l’administrateur réseau.
L’article que je vous propose fait le point sur ces accusations et montre qu’elles sont infondées Oui, M. Bruguière vous avez marqué un point en ne vous basant sur aucune source que votre petit doigt mouillé qui vous sert à voir d’où vient le vent.

Qu’en est-il des liens présumés de l’organisation caritative turque avec les terroristes ?
Par Koray Caliskan, Mondoweiss (USA) 4 juin 2010, traduit de l’anglais par Djazaïri

Le ministère israélien des affaires étrangères a soutenu à plusieurs reprises que l’organisation caritative musulmane turque IHH, propriétaire du bateau Mavi Marmara avait été liée à divers réseaux terroristes. De nombreux journalistes ont réitéré cette affirmation, se référant parfois aux propos du juge Français Jean-Louis Bruguière sur les liens entre IHH et al Qaïda.
Antérieurement, le juge Bruguière était arrivé à des conclusions erronées qui lui avaient attiré des critiques venant de la gauche comme de la droite de la classe politique française, une performance difficile à accomplir. Dans son rapport controversé rendu public en 2006, il avait accusé des responsables politiques d’actes terroristes après avoir consulté seulement deux sources qui s’avérèrent être des ennemis de l’homme que le juge accusait. Aussi bien Le Figaro que Libération, des journaux situés idéologiquement aux antipodes l’un de l’autre, s’étaient rejoints pour discréditer ces accusations.
Cette fois, sans consulter aucune source, M. Bruguière montre du doigt une autre source de terrorisme, l’IHH. Selon l’ancien magistrat, désormais un politicien qui a brigué pour un poste dans la coalition de droite de Sarkozy, l’organisation caritative musulmane est liée à des réseaux terroristes. Il a, une fois de plus, tort. Cette fois pour trois solides raisons :

Un, l’IHH a aussi été active en Allemagne où à été conduite une enquête approfondie sur toutes les organisations caritatives musulmanes, dont IHH. En dépit de gros efforts et de recherches minutieuses soutenues par le gouvernement turc, aucun lien avec une quelconque organisation qui soutiendrait ne serait-ce qu’idéologiquement des formes quelconques de résistance active n’a été constaté. L’organisation est pacifiste, excluant de son recrutement toute personne qui prône la violence, même symbolique.

Deux, l’IHH est plus proche du parti Saadet, le rival politique de l’AKP et est plus proche de l’idéologie des Chrétiens Démocrates en Allemagne et d’autres pays européens. L’AKP aurait été encline à faire de son mieux pour discréditer l’organisation caritative de son rival et avec des raisons plus légitimes que celles de l’ancien juge Bruguière. Ils n’ont trouvé aucun lien [avec le terrorisme].

Trois, l’establishment ultra-laïque en Turquie déteste toutes les formes d’organisations politiques islamiques, dont l’IHH. Jusqu’à présent, aucune de ces organisations, pas même celles qui ont été assez innovantes pour accuser le président Abdullah Gul d’être un « agent des Etats Unis », n’oserait même imaginer que l’IHH a des liens avec al Qaïda.
Le ministre Israélien des affaires étrangères a une imagination bien plus débridée que les islamistes et les laïques Turcs, que les communistes et les conservateurs Français tous ensemble. Le temps est venu de se servir de cette imagination pour la paix, pas pour tuer ou accuser des militants pacifistes.

Koray Caliskan est vice président du département de sciences politiques et de relations internationales de l’université Bogazici à Istanbul.

 

 

La flottille pour Gaza et la maladie de l’antisémitisme

4 juin 2010
Après les photos bidons d’armes, les sionistes ont trouvé un autre truc pour justifier leurs assassinats des militants humanitaires Turcs du Mavi Marmara: c’étaient d’ignobles antisémites. L’armée sioniste en administre la preuve irréfutable que publie le Yediot, un enregistrement audio où on entend l’échange verbal suivant:
Il n’y a guère de chances que l’argument propagandiste de l’armée sioniste puisse être gobé par qui que ce soit sauf… Sauf les Juifs bien sûr: ceux qui vivent en Occident (le 11 septembre est un clin d’oeil aux Juifs US) et ceux qui squattent la Palestine. Nous sommes toujours devant la même stratégie de conditionnement des Juifs pour encourager chez eux une attitude paranoïaque.
Que  faut-il déduire à la lecture/écoute de ces inepties? Que si je suis agressé par quelqu’un, il me faut avant de me défendre, m’assurer de sa religion? Et que si mon agresseur est juif, je dois le laisser faire pour éviter d’agir en antisémite?

L’antisémitisme existe certes, mais c’est avant tout une pathologie des sionistes qui le voient partout, en tout temps et pour toujours. 
Aidons les à guérir!

Il y a des années que l’Iran doit avoir sa bombe atomique dans six mois!

28 février 2010
Je n’aime pas trop traduire des articles issus de blogs, mais il m’arrive de faire exception comme maintenant. Car si j’évite de me référer aux blogs pour des informations « brutes » au profit de sources grand public (c’est-à-dire la presse ordinaire), il faut reconnaître que les blogueurs ont souvent une vision fine de l’information. C’est le cas ici avec cet article d’un blogueur australien qui nous rappelle opportunément que cela fait des années qu’on nous prédit le plus sérieusement du monde la bombe atomique iranienne… dans six mois.
On notera que David Albright, le « spécialiste » dont il est question dans l’article est cité par le journal Le Monde et donne encore une prédiction de l’ordre de six mois.
Bizarre que ce chiffre de six se soit imposé.

Cela fait des années maintenant que l’Iran est capable d’avoir une ‘arme nucléaire en six mois’ – mais, comme ‘demain’, elle n’arrive jamais.
Lataan (Australie) 28 février 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les trente ans qui ont suivi l’éviction du Shah par le peuple iranien ont vu divers intervalles de temps mentionnés pour situer le délai nécessaire aux Iraniens pour fabriquer une bombe atomique, mais le chiffre de six mois semble très populaire. Peu importe, bien entendu, l’absence complète de preuves suggérant seulement que les Iraniens font autre chose que construire des réacteurs nucléaires pour produire de l’électricité ou des isotopes pour des fins médicales. Mais cela n’a pas arrêté les propagandistes qui semblent insister pour dire que l’Iran est à seulement six mois de posséder une arme atomique.

Si j’avais commencé en 1980, après le départ du Shah, la liste des affirmations selon lesquelles l’Iran disposerait d’une arme atomique dans les six mois, il vous faudrait… six mois pour les lire! J’écourterai donc la liste pour commencer avec certaines des affirmations qui remontent au début de ce siècle.

En août 2003, le Los Angeles Times rapportait que l’Iran pourrait avoir une ‘arme nucléaire en six mois.’ Un peu plus de deux ans après, en septembre 2005, Israël affirmait que l’Iran aurait des « armes nucléaires dans six mois.’ Puis, près de trois ans plus tard, en juin 2008, on nous a encore dit que l’Iran aurait une ‘arme nucléaire dans six mois.’ Un an plus tard, en juillet 2009, Haaretz rapportait que ‘L’Allemagne pense que l’Iran pourrait avoir une bombe nucléaire dans six mois.’

Présentement, dans la toute dernière déclaration datée du 23 février par le soi-disant ‘expert sur l’armement iranien’ David Albright, l’Iran, d’après ce spécialiste, est aujourd’hui à seulement … (surprise) six mois d’avoir une arme nucléaire. C’est précisément le même David Albright qui nous disait il y a un peu plus d’un an, en février 2009: « C’est une affaire de quelques mois pour que l’Iran soit capable d’avoir suffisamment d’uranium de qualité militaire pour des armes nucléaires. » C’est également le même David Albright qui avait déclaré en 1999 dans l’émission ’60 minutes’ sur CBS que Saddam Hussein était « à quelques mois ou un an d’avoir une arme nucléaire. »

Albright? Pas possible! C’est ce type qui criait au loup dès le début! Malheureusement, les media continueront à faire écho à ses jérémiades et à celles de ses semblables et il y aura ceux qui les croient. En fin de compte, l’Occident emmené par Israël et les Etats Unis, attaquera l’Iran sur la base de ces mensonges, mais le pire que des centaines, des milliers ou peut-être des millions de morts plus tard, le reste du monde s’en accommodera sans un murmure.

Les voyages à Tel Aviv forment la jeunesse

17 février 2010
Les voyages Birthright (droit naturel ou de naissance) offrent des séjours gratuits en Palestine occupée à de jeunes Juifs qui résident principalement aux Etats Unis. Il s’agit d’un outil important de la propagande sioniste. Si le nombre d’apprentis colons issus de ces voyages est sans doute faible, ils permettent par contre bien souvent d’endoctriner de jeunes Juifs pas toujours sensibilisés à la cause sioniste. Cette sensibilisation, comme ne note Steve Horn dans l’article que je vous propose, s’appuie essentiellement sur les excellents souvenirs de ce séjour entièrement gratuit que garderont de nombreux jeunes. Selon Edward Bernays, le père des relations publiques (au sens de manipulation de l’opinion, propagande), sur lequel s’appuie Horn, l’homme est fondamentalement irrationnel et peut être facilement influencé par l’association d’idées à des désirs inconscients. C’est exactement ce qui se passe d’après Horn avec les voyages Bithright qui associent une pédagogie orientée à ce qu’apprécient le plus les jeunes étudiants: la fête, la boisson et la débauche.
Horn n’a lui pas vraiment été convaincu, où du moins très momentanément. D’où cet article qui vise à avertir, non à dissuader, les candidats au voyage gratuit en Palestine occupée.
NB: ces voyages sont proposés en France aussi (lien un peu plus bas) et sont offerts moyennant l’engagement suivant:
Le programme est un « cadeau » , mais les initiateurs du projet, tout autant que le Fonds Social Juif Unifié qui l’anime en France, tiennent à ce que ce séjour ait une suite.      
A ton retour, et en tenant compte de tes disponibilités, de tes centres d’intérêts, nous te demanderons de participer à la vie communautaire à travers des projets – nous t’en présenterons un large éventail – ou des associations adhérentes au FSJU mais également de poursuivre Taglit « la découverte » dans un programme d’activités avec ton groupe.
Ce n’est pas parce que c’est votre droit naturel que ça veut dire que c’est bien
par Steve Horn
UW Badger Herald (USA), 16 février 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les séjours en Taglit-Birthright (droit naturel) Israël sont un concept bizarre. Depuis sa création il y a dix ans, l’organisation a envoyé plus de 230 000 Juifs âgés entre 18 et 26 ans dans des voyages tous frais payés en Terre Sainte. Mais qu’est-ce qui peut bien amener de riches mécènes à donner leur argent pour offrir des séjours gratuits en Israël pour de jeunes adultes et un groupe d’étudiants Juifs pris au hasard? La réponse, pour faire simple, est que Birthright est un outil de relations publiques pour l’Etat d’Israël. Alors que la clôture des inscriptions pour le séjour d’été Birthright fixée pour 11h approche à grands pas, il importe d’examiner de quoi il est question avec Birthright.

Edward Bernays, le défunt père des relations publiques modernes, aurait été fier s’il avait su à quel point ses procédés ont été bien utilisés par Taglit. Le voyage a pour but sous-jacent de persuader les Juifs Américains de devenir aveuglément sionistes par la maîtrise des enseignements de Bernays.

Révélation importante pour la foule de ceux qui voudraient me lyncher: J’ai participé à un voyage Birthright Israël pendant l’hiver 2009 avec le groupe Hillel de notre université (association étudiante juive) et ce fut un des grands moments de ma vie. Détaché de la communauté juive et d’Israël, je m’étais inscrit pour le voyage et j’en suis revenu totalement partisan d’Israël, promettant de revenir sur le campus pour m’y tenir « aux côtés » d’Israël en toutes circonstances.Passer d’un sentiment extrême à l’autre atteste de l’efficacité de Taglit en matière de relations publiques.

Mais revenons à nos moutons. Dans son essai intitulé « Ingénierie du consentement », Bernays décrit les individus comme « fondamentalement irrationnels ». Ce qui sonne assez juste. Il observe aussi, à juste titre, que les individus manquent de principes intellectuels ou moraux affirmés et sont vulnérables à une influence inconsciente qui s’opère en associant des idées à des désirs inconscients. Birthright  a maîtrisé cet art et le fait pour garantir  qu’Israël soit associée à de bons souvenirs du temps passé avec des pairs, à la fête, la boisson et la débauche – tout ce que les étudiants de premier cycle aiment le plus. Oh, et quand tout ça esr fourni aux frais de quelqu’un d’autre, ça ne fait pas de mal non plus.

Le séjour n’a pas pour but de faire connaître la complexité de l’histoire et de la situation sur le terrain en Israël/Palestine et de permettre une compréhension approfondie d’un problème assez compliqué. Ses buts sont en fait exactement le contraire. Le prisme à travers lequel l’histoire d’Israël est enseignée par les guides accompagnateurs est toujours celui du petit gars qui brave l’adversité, avec les Palestiniens et autres opposants toujours décrits comme les grands méchants. Pourtant, un regard objectif sur l’histoire du sionisme montrera qu’il a loint d’avoir été celle de David contre Goliath. Et qu’Israël n’a pas toujours eu le beau rôle.

Deux exemples concrets: Premièrement, l’arrivée des sionistes en Palestine n’st pas présentée par les guides accompagnateurs comme une forme de colonialisme à l’imitation de nombreux autres mouvements coloniaux à travers l’histoire, dans lesquels le colonisateur déplace la population indigène. Les guides enseignent au contraire que la Palestine était une « terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Deuxièmement, la guerre de 1948 par laquelle les sionistes ont obtenu leur Etat est présentée comme un miracle du genre Moïse traversant la mer Rouge^par les guides accompagnateurs de Birthright alors qu’en réalité, environ 750 000 Palestiniens ont été expulsés de force de leurs foyers sous la menace des armes sionistes.

Le principe de base est que les relations publiques ne sont jamais complètement honnêtes – Bernays avait créé les relations publiques comme un outil pour tromper, pas pour dire la vérité. Taglit n’enseigne rien de ce qui concerne Israël avec objectivité et espère que, une fois de retour chez vous après votre séjour, que vous ne vérifierez rien de ce qu’ils vous ont raconté. Taglit veut que vous rentriez chez vous et que vous militiez en faveur d’Israël, que vous reveniez en Israël et, s’ils ont vraiment beaucoup de chance, que vous envisagiez même l’aliyah – mot hébreu pour « ascension » mieux connu comme immigration en Israël. Drôle de voir que la population indigène n’a pas ce droit là, maus hé, cette controverse ne sera pas débattue non plus pendant le séjour.

Donc, par tous les moyens, allez en Israël pour apprécier un voyage indiscutablement incroyable. Mais allez-y et repartez-en avec un esprit ouvert et prenez conscience que Birthright est un outil de relations publiques dont se servent les sionistes pour promouvoir leurs propres agendas politiques partisans et leur vision du monde biaisée. Birthrigh devrait être le point de départ de votre exploration du problème Israël/Palestine et non son terme. Chaque récit a de multiples facettes. Apprenez des deux et formez vos propres conclusions sur cette base.

Steve Horn (sahorn@wisc.edu) est un étidiant qui se spécialise en science politique et en sciences juridiques

Quelques centaines de millions de terroristes Musulmans

8 janvier 2010
Dans la mise en garde contre le danger posé par le terrorisme dit islamique, le djihad global dans le vocabulaire des milieux néoconservateurs, la coutume est de préciser que ce danger lié à l’islamisme radical ne doit pas donner lieu à amalgame avec l’ensemble des Musulmans qui sont majoritairement pacifiques ou du moins « modérés. » Un musulman modéré étant celui qui accepte la dictature quand elle convient à l’Occident et se satisfait des ingérences de ce même Occident.
 Quel Musulman ne se sentirait-il pas rassuré par le fait qu’on se garde de le mettre, lui, dans la minorité des perturbateurs et des fanatiques dangereux?
Très bien, mais qu’est-ce que veulent dire dans la bouche de ces politiciens et autres spécialistes les termes ‘majoritairement,’ ‘dans leur grande majorité’ etc.?
En fait il ne s’agit de rien d’autre qu’une déclaration hypocrite qu’on contredit généralement immédiatement après l’avoir faite.
Comme on peut le constater dans une déclaration publique, sur Fox News, faite par Ed Koch, l’ancien maire de New York et sur laquelle le site TPM attire notre attention.
Dans la séquence ci-dessous, l’ancien maire qui réagit à tentative d’attentat d’Umar Farouk Abdulmutallab (surnommé aux Etats Unis ‘underbomber’ en référence à la dissimulation d’explosifs dans son slip) explique que :

Bien sûr, l’immense majorité des Musulmans, ils sont 400 millions, ne sont pas des terroristes. Mais il y en a des centaines de millions qui le sont. Ils veulent tuer tous les Chrétiens, tous les Juifs, tous les Hindous qui ne veulent pas se convertir. Et on doit en parler.

Le chiffre de 400 millions m’a interloqué. En effet les statistiques donnent un peu plus d’un milliard de Musulmans dans le monde. Se pourrait-il qu’Ed Koch se trompe à ce point sur le nombre de Musulmans dans le monde? Il est effectivement possible que ses sources de la hasbara l’aient induit en erreur. L’autre possibilité est qu’il voulait dire que sur l’ensemble des Musulmans, 400 millions ne seraient pas, selon lui, des terroristes. Si c’est la bonne éventualité, alors d’après Ed Koch, c’est en fait la majorité des Musulmans qui doit être classée dans la rubrique terrorisme.
Quoi qu’il en soit, l’estimation à plusieurs centaines de millions du nombre de terroristes islamofascistes évoque plus une guerre de civilisations qu’une simple guerre contre le terrorisme.
D’autant que les cibles de ces islamofascites sont dans l’ordre: les Chrétiens (tous), les Juifs (tous), les Hindous (tous).
Il est d’ailleurs intéressant de voir comment cette petite liste correspond tout à fait aux préoccupations actuelles du sionisme. En dehors de l’entité sioniste, les Juifs sont surtout présents dans des pays Chrétiens, priés de déclarer la guerre à l’Iran. Tandis que l’Inde est un pays dans lequel le sionisme met beaucoup d’espoirs en sa qualité de puissance de premier plan de demain.
Curieusement, ces trois acteurs semblent avoir été impliqués dans l’attentat manqué du vol 253: les Etats Unis puissance chrétienne (selon Bush), le sionisme en tant que représentant auto-proclamé du judaïsme (avec la société basée à Tel Aviv chargée d’assurer la sécurité, ou plutôt, l’insécurité à l’aéroport d’Amsterdam et l’hindouisme en la personne de ce monsieur « bien habillé » qui a aidé l’underbomber Nigérian à embarquer sans encombre dans l’avion à destination de Détroit.
Cette propagande sioniste est vraiment lourdingue mais d’une certaine efficacité cependant, au moins aux Etats Unis, grâce à son rabâchage sur certaines chaînes de télévision où certains journaux. Gardons en mémoire aussi que quand la presse parle d’émotion de l’opinion etc., elle parle avant tout des réactions de ses confrères et des politiciens amenés à intervenir dans la presse. Et ceci dans un contexte où la pluralité de la presse et des médias s’avère de plus en plus relever de la fiction.
Si on prend par exemple la menace iranienne, sa représentation se construit d’abord dans les cercles autorisés des politiques et des médiats pour être présentée à une opinion à qui on assure que ce sont ses sentiments dont la fameuse presse parle. Le plus difficile étant de créer le climat émotionnel, la peur, le plus favorable à l’émergence des opinions recherchées que des sondages judicieusement élaborés et réalisés aux moments opportuns viendront confirmer. Le site Les Mots sont Importants vous propose un certain nombre d’exemples de construction de l’opinion dans une démocratie moderne, la France en l’espèce.

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