Archive for the ‘Royaume Uni’ Category

Pourquoi la reine d’Angleterre ne s’est-elle jamais rendue en visite officielle dans la voyoucratie (démocratique)sioniste?

16 décembre 2009
Parce qu’elle n’en a jamais eu le temps? Un problème d’agenda?
Peut-être, mais surtout, selon l’historien Britannique Andrew Roberts, parce qu’il existe une interdiction de facto, non écrite, des séjours officiels de la famille royale dans l’entité sioniste. Les preuves indirectes en sont qu’au cours de son règne la Reine a fait plus de 250 voyages officiels à l’étranger, dont aucun à Tel Aviv, et que la tombe de la princesse Aline de Grèce, reconnue comme Juste parmi les Nations, qui se trouve dans un cimetière du Mont des Oliviers n’a reçu qu’une visite de son fils en 1994; et c’était une visite privée.
Personnellement, je dirais qu’il n’y a rien de plus privé que d’aller se recueillir sur la tombe d’un proche même si cette explication ne satisfait pas les pro sionistes impénitents.
Andrew Roberts est qualifié d’historien éminent par le Jerusalem Post. Traduit en langage commun, « éminent » ne veut rien dire d’autre que sioniste sous la plume de ceux qui écrivent dans ce genre de journal. Quelques universitaires ultra sionistes ont même droit au qualificatif anglais « proeminent. » D’où nous déduirons qu’Andrew Roberts a encore une marge de progression.
Et qu’il aurait peut-être eu droit au qualificatif « proeminent » s’il était allé jusqu’à taxer Sa majesté d’antisémite. Ce qu’il s’est bien gardé de faire.
Car la Reine n’est pas responsable de cette situation qu’on lui a imposé, elle dont le plus cher désir est de fouler le tarmac de l’aéroport de Lod. La faute en incombe, nous dit Andrew Roberts, aux « arabistes » du Foreign Office.
Qu’est-ce que c’est que cette bande d’Arabes du Foreign Office?
Je m’égare, les « arabistes » sont des fonctionnaires Britanniques qui pratiquent la langue arabe et sont familiers de la culture arabe (comme les anglicistes en France sont familiers de la langue et de la culture anglaises). Ces arabistes feraient la loi au Foreign Office au point d’imposer leur veto au plus cher désir de la Reine!
Ça, c’est encore un exemple du culot sioniste qui nous répercute benoîtement les propos de M. Roberts sanctifiés en quelque sorte par son aura de professeur « éminent. »
Ce que je me demande, c’est comment ces « arabistes » si influents ont pu cohabiter avec le sioniste Tony Blair et comment ils peuvent accepter de servir sous la direction de l’actuel ministre Britannique des affaires étrangères, David Miliband.
Car David Miliband est juif, comme nous l’apprend le Jerusalem Post et est, disons, un sioniste modéré. Ne faisant pas partie des ultra sionistes, il n’est d’ailleurs pas tout à fait au goût des chefs du gang de Tel Aviv. N’avait-il pas critiqué l’agression sioniste contre le Liban en 2006? Ne fait-il pas partie de ceux qui veulent réintroduire le Hamas dans le jeu diplomatique?
Bon, il fait des choses pour se racheter une conduite:  il fait savoir clairement qu’il appartient au « peuple » juif, il vient de nommer le premier ambassadeur Britannique de confession juive [et sioniste déclaré] auprès du régime sioniste; et il s’est sérieusement inquiété du mandat d’arrêt émis récemment par un tribunal britannique à l’encontre de Tzipi Livni, son ex-homologue sioniste et leader actuelle de « l’opposition » dans l’entité sioniste. Au point d’envisager une modification de la législation britannique, cédant ainsi à une demande du régime sioniste.
Quel retour peut-il bien en attendre?
Rien dans l’immédiat, si on en croit Lord Levy, l’ancien financier des campagnes électorales de Tony Blair qui l’avait nommé émissaire au Proche Orient. Selon M. Levy,  » David Miliband « n’a pas la hauteur de vue ou la stature pour être un grand dirigeant du parti travailliste. Mais reparlez moi de lui dans dix ans et ce pourrait être différent. »
Dix ans, le temps qu’il faudra peut-être pour transformer M. Miliband en ultra sioniste belliciste déterminé comme l’ancien poulain de M. Levy? Les choses semblent en bonne voie.

>L’extradition de Rafik Khalifa de Grande Bretagne: une hypothèse.

28 juin 2009

>

Le feu vert donné par la justice britannique pour l’extradition de l’homme d’affaires algérien Rafik Khalifa a été signalé par la presse algérienne et étrangère.
Condamné à perpétuité en Algérie pour faillite frauduleuse, Rafik Khalifa avait effectivement trouvé refuge au Royaume Uni en 2003. Ce n’est pourtant qu’en 2007 que les autorités judiciaires algériennes ont saisi la justice britannique d’une demande d’extradition.

Ce délai entre la fuite de Khalifa et la demande d’extradition en dit certes long sur l’ambigüité de l’attitude du régime algérien à l’égard de l’ex milliardaire ; et sur les désaccords à son sujet entre ceux qui voulaient le punir et ceux qui préféraient le protéger d’une manière ou d’une autre. Et, parmi ces derniers, on compterait dit-on l’entourage proche du président Bouteflika, voire le président lui-même.

Le temps a passé et la protection de Khalifa ne semble plus être un sujet de discorde à Alger. Il serait cependant vain de penser que le retour au bercail du golden boy donnera lieu à l’étalage complet des errements du régime et de ceux qui en sont proches.

La véritable question est de savoir pourquoi la décision d’extradition n’intervient que maintenant. On peut arguer des recours offerts par la justice britannique, recours qui ne sont d’ailleurs pas totalement épuisés par M. Khalifa.
Pourquoi pas ? Mais c’est une réponse un peu courte dont on voudrait que nous nous contentions. Réponse par ailleurs appuyée indirectement par les propos de Tayeb Belaïz, ministre algérien de la justice, selon qui l’Algérie a fourni aux autorités britanniques des assurances suffisantes quant à un traitement équitable de M. Khalifa une fois rendu à Alger :

«Nos assurances ont convaincu la justice britannique et c’est une victoire pour la justice algérienne»

D’ailleurs M. Belaïz se laisse aller à complimenter le système judiciaire du Royaume Uni, pays dont :

«L’appareil judiciaire puise sa réputation dans l’histoire. Il est connu pour sa crédibilité et sa totale transparence. Et, bien évidemment, nous n’avions jamais douté de son indépendance.»

A lire ces propos, j’ai eu l’impression que M. Belaïz faisait le portrait inversé de l’appareil judiciaire algérien.
Pourtant non, M. Belaïz semble considérer que la justice fonctionne bien en Algérie et que l’accord donné à l’extradition de Rafik Khalifa en fournirait en quelque sorte la preuve :

«un certificat de reconnaissance par excellence» de la justice algérienne par la justice britannique.

Rien que ça!
On voit que les esprits ne sont pas encore tout à fait décolonisés en Algérie. Et ce qui est vrai pour M. Belaïz l’est aussi pour son gouvernement. En effet, on peut lire dans le journal L’Expression comme sur le site du ministère algérien de la justice que M. Belaïz porte le titre de Garde des Sceaux, un titre en principe propre à la France (comme le titre de Chancelier de l’Echiquier est propre à la Grande Bretagne).

Veuillez pardonner ces digressions et revenons au sujet. En effet, nul ne peut se faire d’illusions sur les progrès accomplis par la justice en Algérie en matière d’équité. Il convient donc de rester terre à terre et de revenir à la question « pourquoi maintenant ?»

On sait que le Royaume Uni est un partenaire important de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. Cependant ce partenariat ne se limite pas à cette matière première mais existe aussi en matière militaire. Dans les années 1980, les britanniques avaient en effet réussi à percer le quasi monopole russe sur la fourniture d’armements à l’Algérie. Cette percée s’était effectuée dans le domaine maritime avec la livraison et/ou la construction sous licence de près d’une vingtaine de vedettes rapides pour la marine algérienne.
Il semble justement que la marine de guerre algérienne soit en discussions avec plusieurs pays pour acquérir quatre frégates. Les pays en lice seraient l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Royaume Uni. Alors qu’en 2008 des informations laissaient entendre que la France avait emporté ce marché, elle serait aujourd’hui écartée et les britanniques resteraient eux dans la course au contrat alors qu’ils ne proposent que des navires d’occasion rénovés. Une ténacité et une volonté déjà signalées par la presse il y a un an.
Alors vous me voyez venir ; mon hypothèse est simplement celle de la possibilité d’un deal entre Alger et Londres : Rafik Khalifa contre l’achat de bateaux de guerre.


Je vous le concède, je n’ai pas de preuves à proprement parler. Mais l’hypothèse est du genre vérifiable et nous serons bientôt fixés à ce sujet.

L’extradition de Rafik Khalifa de Grande Bretagne: une hypothèse.

28 juin 2009
Le feu vert donné par la justice britannique pour l’extradition de l’homme d’affaires algérien Rafik Khalifa a été signalé par la presse algérienne et étrangère.
Condamné à perpétuité en Algérie pour faillite frauduleuse, Rafik Khalifa avait effectivement trouvé refuge au Royaume Uni en 2003. Ce n’est pourtant qu’en 2007 que les autorités judiciaires algériennes ont saisi la justice britannique d’une demande d’extradition.

Ce délai entre la fuite de Khalifa et la demande d’extradition en dit certes long sur l’ambigüité de l’attitude du régime algérien à l’égard de l’ex milliardaire ; et sur les désaccords à son sujet entre ceux qui voulaient le punir et ceux qui préféraient le protéger d’une manière ou d’une autre. Et, parmi ces derniers, on compterait dit-on l’entourage proche du président Bouteflika, voire le président lui-même.

Le temps a passé et la protection de Khalifa ne semble plus être un sujet de discorde à Alger. Il serait cependant vain de penser que le retour au bercail du golden boy donnera lieu à l’étalage complet des errements du régime et de ceux qui en sont proches.

La véritable question est de savoir pourquoi la décision d’extradition n’intervient que maintenant. On peut arguer des recours offerts par la justice britannique, recours qui ne sont d’ailleurs pas totalement épuisés par M. Khalifa.
Pourquoi pas ? Mais c’est une réponse un peu courte dont on voudrait que nous nous contentions. Réponse par ailleurs appuyée indirectement par les propos de Tayeb Belaïz, ministre algérien de la justice, selon qui l’Algérie a fourni aux autorités britanniques des assurances suffisantes quant à un traitement équitable de M. Khalifa une fois rendu à Alger :

«Nos assurances ont convaincu la justice britannique et c’est une victoire pour la justice algérienne»

D’ailleurs M. Belaïz se laisse aller à complimenter le système judiciaire du Royaume Uni, pays dont :

«L’appareil judiciaire puise sa réputation dans l’histoire. Il est connu pour sa crédibilité et sa totale transparence. Et, bien évidemment, nous n’avions jamais douté de son indépendance.»

A lire ces propos, j’ai eu l’impression que M. Belaïz faisait le portrait inversé de l’appareil judiciaire algérien.
Pourtant non, M. Belaïz semble considérer que la justice fonctionne bien en Algérie et que l’accord donné à l’extradition de Rafik Khalifa en fournirait en quelque sorte la preuve :

«un certificat de reconnaissance par excellence» de la justice algérienne par la justice britannique.

Rien que ça!
On voit que les esprits ne sont pas encore tout à fait décolonisés en Algérie. Et ce qui est vrai pour M. Belaïz l’est aussi pour son gouvernement. En effet, on peut lire dans le journal L’Expression comme sur le site du ministère algérien de la justice que M. Belaïz porte le titre de Garde des Sceaux, un titre en principe propre à la France (comme le titre de Chancelier de l’Echiquier est propre à la Grande Bretagne).

Veuillez pardonner ces digressions et revenons au sujet. En effet, nul ne peut se faire d’illusions sur les progrès accomplis par la justice en Algérie en matière d’équité. Il convient donc de rester terre à terre et de revenir à la question « pourquoi maintenant ?»

On sait que le Royaume Uni est un partenaire important de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. Cependant ce partenariat ne se limite pas à cette matière première mais existe aussi en matière militaire. Dans les années 1980, les britanniques avaient en effet réussi à percer le quasi monopole russe sur la fourniture d’armements à l’Algérie. Cette percée s’était effectuée dans le domaine maritime avec la livraison et/ou la construction sous licence de près d’une vingtaine de vedettes rapides pour la marine algérienne.
Il semble justement que la marine de guerre algérienne soit en discussions avec plusieurs pays pour acquérir quatre frégates. Les pays en lice seraient l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Royaume Uni. Alors qu’en 2008 des informations laissaient entendre que la France avait emporté ce marché, elle serait aujourd’hui écartée et les britanniques resteraient eux dans la course au contrat alors qu’ils ne proposent que des navires d’occasion rénovés. Une ténacité et une volonté déjà signalées par la presse il y a un an.
Alors vous me voyez venir ; mon hypothèse est simplement celle de la possibilité d’un deal entre Alger et Londres : Rafik Khalifa contre l’achat de bateaux de guerre.


Je vous le concède, je n’ai pas de preuves à proprement parler. Mais l’hypothèse est du genre vérifiable et nous serons bientôt fixés à ce sujet.

>Y a-t-il un Etat dans l’Etat en Grande Bretagne?

24 janvier 2009

>

Je vous ai entretenu tout récemment de la participation des médiats britanniques, par leur refus de diffuser un appel à dons, à l’étouffement de Gaza par les sionistes.

Sur le site de la BBC, principale «accusée» dans ce dossier, on peut trouver un article qui rend compte de cette affaire.

On y trouve d’abord la confirmation que si la BBC est bel et bien partie prenante de la décision de refus de diffusion, Sky et ITV, les deux chaînes qui dépendent de l’empire Murdoch le sont aussi. Et on se garde cependant de les montrer du doigt. Il est vrai qu’elles ne relèvent pas du service public…

La publication de ce texte sur le propre site de la BBC semble être l’indice de l’existence de tensions à l’intérieur de cette institution.

On notera qu’un des détracteurs les plus virulents de la décision et de l’argumentation de la BBC n’est autre que Ben Bradshaw, ministre de la santé du gouvernement de sa Gracieuse Majesté. M. Bradshaw qui reproche notamment à la BBC de céder trop souvent au lobby sioniste, mettant en cause au passage la prétendue impartialité des reportages de la BBC sur les récents événements de Gaza.

A mon sens, la prise de parole contestataire d’un ministre n’est rien d’autre que la preuve qu’il existe au Royaume Uni comme dans d’autres pays européens un Etat dans l’Etat qui n’hésite pas à agir en contradiction avec les intérêts directs ou indirects de ces Etats ou avec les valeurs qu’ils se targuent de vouloir porter.

Appelez cet Etat dans l’Etat comme vous voudrez…


Protestations contre le veto de la BBC sur l’appel à dons pour Gaza

Un rassemblement de protestation doit se tenir devant le siège de la BBC à Londres suite à son refus de diffuser un appel à dons pour Gaza.

BBC (UK) 24 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La BBC déclare ne pas pouvoir diffuser l’appel du Disasters Emergency Committee parce qu’elle ne veut pas compromettre son engagement à l’impartialité.

Mais Ben Bradshaw, ministre de la santé et ancien journaliste à la BBC, affirme qu’il s’agit d’une « décision inexplicable » à l’argumentation était «particulièrement minable».

Le vieux routier de la politique Tony Benn sera présent au rassemblement devant le siège de la BBC.

Le Disasters Emergency Committee – une organisation qui chapeaute plusieurs grandes associations caritatives – voulait diffuser des appels à la télévision et à la radio pour favoriser la collecte de fonds pour les populations qui ont besoin de nourriture, d’un toit et de médicaments suite aux actions de l’armée israélienne dans le territoire palestinien [de Gaza].

ITV et Sky ont également indiqué qu’elles ne diffuseraient pas l’appel ; un porte parole d’ITV a expliqué qu’aucun consensus n’avait pu être trouvé.

Le gouvernement a déjà demandé à la BBC de reconsidérer sa position.

Douglas Alexander, ministre du développement international, a pressé tous les diffuseurs de reconsidérer cette décision à la lumière de ce qu’il qualifie de « grande souffrance humaine toujours présente à Gaza. »

Mais Mark Thompson, le PDG de la BBC a répondu dans une note que cet appel pouvait mettre en péril la confiance du public en l’impartialité de la BBC.

Caroline Thomson, directrice des opérations de la BBC, affirme qu’il faut être «très prudent» avec la diffusion de ce genre d’appels.

‘Impartialité’

« Il importe de se rappeler que la diffusion de ce genre d’appels a un caractère unique, » dit-elle.

« Et nous devons être très clairs sur deux choses quand nous diffusons – premièrement, que cet argent ira aux gens à qui il est destiné.

« Mais deuxièmement, que nous pouvons faire cette diffusion dans le cadre de nos principes éditoriaux et sans affecter et entamer la perception par le public de notre impartialité.

« Et il est clair – dans des conflits aussi controversés que celui-ci – c’est un véritable problème pour nous.

M. Bradshaw affirme que le raisonnement de la BBC ne tient pas debout.

« Premièrement, l’argument sur la distribution – le gouvernement britannique donne pour 25 millions de £ d’aides pour Gaza, et nous n’avons pas de problèmes pour les distribuer. Il n’y a aucune raison pour qu’il y ait un problème pour que l’aide arrive [à ceux qui en ont besoin].

« Deuxièmement, cette nervosité sur la partialité. Je pense que de temps en temps la BBC devrait résister aux pressions des autorités israéliennes».

M. Benn prendra la parole à la manifestation pro palestinienne à l’appel de Stop the War Coalition et devrait dire que le refus de la BBC est une « trahison » envers ses obligations.

‘Une décision honteuse’

M. Benn dira : « Cette décision de la BBC de refuser de diffuser un appel national à l’aide humanitaire pour Gaza, qui fait que des organisations humanitaires risquent de perdre des millions de Livres de dons, c’est une trahison de ses obligations en tant que service public.

« Refuser l’aide dont les organisations humanitaires et l’ONU ont urgemment besoin en ce moment est incompréhensible et va dans le sens de la partialité avec laquelle la BBC a couvert cette crise et qui a été très critiquée.

« J’en appelle au président du comité de surveillance de la BBC pour qu’il intervienne pour inverser la décision afin de sauver les vies de ceux qui sont actuellement en grand danger de mort par manque de nourriture, de carburant, d’eau et de produits médicaux. »

Mohammed Sawalha, président de la British Muslim Initiative, considère que le refus de diffusion de cet appel a été une « décision honteuse. »

Il ajoute : « La BBC devrait avoir honte de sa couverture de l’agression israélienne qui n’a pas fait état des souffrances catastrophiques du côté palestinien et s’inquiète maintenant de son impartialité.

« La BBC n’a jamais été impartiale tout au long de cette crise. »

Après le discours de M. Benn, les manifestants devraient marcher vers Trafalgar Square via Downing Street.

Y a-t-il un Etat dans l’Etat en Grande Bretagne?

24 janvier 2009

Je vous ai entretenu tout récemment de la participation des médiats britanniques, par leur refus de diffuser un appel à dons, à l’étouffement de Gaza par les sionistes.

Sur le site de la BBC, principale «accusée» dans ce dossier, on peut trouver un article qui rend compte de cette affaire.

On y trouve d’abord la confirmation que si la BBC est bel et bien partie prenante de la décision de refus de diffusion, Sky et ITV, les deux chaînes qui dépendent de l’empire Murdoch le sont aussi. Et on se garde cependant de les montrer du doigt. Il est vrai qu’elles ne relèvent pas du service public…

La publication de ce texte sur le propre site de la BBC semble être l’indice de l’existence de tensions à l’intérieur de cette institution.

On notera qu’un des détracteurs les plus virulents de la décision et de l’argumentation de la BBC n’est autre que Ben Bradshaw, ministre de la santé du gouvernement de sa Gracieuse Majesté. M. Bradshaw qui reproche notamment à la BBC de céder trop souvent au lobby sioniste, mettant en cause au passage la prétendue impartialité des reportages de la BBC sur les récents événements de Gaza.

A mon sens, la prise de parole contestataire d’un ministre n’est rien d’autre que la preuve qu’il existe au Royaume Uni comme dans d’autres pays européens un Etat dans l’Etat qui n’hésite pas à agir en contradiction avec les intérêts directs ou indirects de ces Etats ou avec les valeurs qu’ils se targuent de vouloir porter.

Appelez cet Etat dans l’Etat comme vous voudrez…


Protestations contre le veto de la BBC sur l’appel à dons pour Gaza

Un rassemblement de protestation doit se tenir devant le siège de la BBC à Londres suite à son refus de diffuser un appel à dons pour Gaza.

BBC (UK) 24 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La BBC déclare ne pas pouvoir diffuser l’appel du Disasters Emergency Committee parce qu’elle ne veut pas compromettre son engagement à l’impartialité.

Mais Ben Bradshaw, ministre de la santé et ancien journaliste à la BBC, affirme qu’il s’agit d’une « décision inexplicable » à l’argumentation était «particulièrement minable».

Le vieux routier de la politique Tony Benn sera présent au rassemblement devant le siège de la BBC.

Le Disasters Emergency Committee – une organisation qui chapeaute plusieurs grandes associations caritatives – voulait diffuser des appels à la télévision et à la radio pour favoriser la collecte de fonds pour les populations qui ont besoin de nourriture, d’un toit et de médicaments suite aux actions de l’armée israélienne dans le territoire palestinien [de Gaza].

ITV et Sky ont également indiqué qu’elles ne diffuseraient pas l’appel ; un porte parole d’ITV a expliqué qu’aucun consensus n’avait pu être trouvé.

Le gouvernement a déjà demandé à la BBC de reconsidérer sa position.

Douglas Alexander, ministre du développement international, a pressé tous les diffuseurs de reconsidérer cette décision à la lumière de ce qu’il qualifie de « grande souffrance humaine toujours présente à Gaza. »

Mais Mark Thompson, le PDG de la BBC a répondu dans une note que cet appel pouvait mettre en péril la confiance du public en l’impartialité de la BBC.

Caroline Thomson, directrice des opérations de la BBC, affirme qu’il faut être «très prudent» avec la diffusion de ce genre d’appels.

‘Impartialité’

« Il importe de se rappeler que la diffusion de ce genre d’appels a un caractère unique, » dit-elle.

« Et nous devons être très clairs sur deux choses quand nous diffusons – premièrement, que cet argent ira aux gens à qui il est destiné.

« Mais deuxièmement, que nous pouvons faire cette diffusion dans le cadre de nos principes éditoriaux et sans affecter et entamer la perception par le public de notre impartialité.

« Et il est clair – dans des conflits aussi controversés que celui-ci – c’est un véritable problème pour nous.

M. Bradshaw affirme que le raisonnement de la BBC ne tient pas debout.

« Premièrement, l’argument sur la distribution – le gouvernement britannique donne pour 25 millions de £ d’aides pour Gaza, et nous n’avons pas de problèmes pour les distribuer. Il n’y a aucune raison pour qu’il y ait un problème pour que l’aide arrive [à ceux qui en ont besoin].

« Deuxièmement, cette nervosité sur la partialité. Je pense que de temps en temps la BBC devrait résister aux pressions des autorités israéliennes».

M. Benn prendra la parole à la manifestation pro palestinienne à l’appel de Stop the War Coalition et devrait dire que le refus de la BBC est une « trahison » envers ses obligations.

‘Une décision honteuse’

M. Benn dira : « Cette décision de la BBC de refuser de diffuser un appel national à l’aide humanitaire pour Gaza, qui fait que des organisations humanitaires risquent de perdre des millions de Livres de dons, c’est une trahison de ses obligations en tant que service public.

« Refuser l’aide dont les organisations humanitaires et l’ONU ont urgemment besoin en ce moment est incompréhensible et va dans le sens de la partialité avec laquelle la BBC a couvert cette crise et qui a été très critiquée.

« J’en appelle au président du comité de surveillance de la BBC pour qu’il intervienne pour inverser la décision afin de sauver les vies de ceux qui sont actuellement en grand danger de mort par manque de nourriture, de carburant, d’eau et de produits médicaux. »

Mohammed Sawalha, président de la British Muslim Initiative, considère que le refus de diffusion de cet appel a été une « décision honteuse. »

Il ajoute : « La BBC devrait avoir honte de sa couverture de l’agression israélienne qui n’a pas fait état des souffrances catastrophiques du côté palestinien et s’inquiète maintenant de son impartialité.

« La BBC n’a jamais été impartiale tout au long de cette crise. »

Après le discours de M. Benn, les manifestants devraient marcher vers Trafalgar Square via Downing Street.


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