Archive for the ‘Rupert Murdoch’ Category

Les suites de la mésaventure quasi dieudonnesque de Chrissie Brodigan

11 juillet 2009
Les amis des animaux auront sans douté été choqués par l’histoire de cette propriétaire de chien arrêtée et brutalisée dans le métro de New York par un policier qui se trouve être le premier (et le seul) flic hassidique de la police de New York.
Suite à l’accusation par le New York Post, « témoin et source » à l’appui d’avoir tenu des propos antisémites à l’encontre de ce policier, le Gothamist, un media en ligne d’information sur NEW York était revenu sur cette affaire, mettant en doute l’éthique journalistique du New York Post.
Il convient de savoir que le New York Post est la propriété du patron de presse (sioniste) Rupert Murdoch qui contrôle également les journaux The Times et The Sun en Angleterre, une bonne partie de la presse quotidienne en Australie, Fox News aux USA : soit le plus grand empire de presse jamais connu.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là puisqu’on peut lire dans cet autre article du Gothamist que Chrissie Brodigan, la propriétaire du chien, vient d’être licenciée par son patron qui n’a pas apprécié de voir une de ses cadres faire la une d’un important titre de New York pour des insultes antisémites proférées à l’encontre d’un policier qui plus est.
Car Chrissie Brodigan exerçait en qualité de vice présidente à Plum TV, une importante chaîne de télévision câblée présente aussi dans le multimédia. Il est clair que cette entreprise, pas très satisfaite de ce genre de publicité, a préféré prendre une mesure radicale avant de se faire taxer elle-même d’antisémitisme et de perdre des annonceurs.

Dans son extrême naïveté, Chrissie Brodigan s’en prend à l’institution policière qui aurait incité le Post à fabriquer des propos antisémites afin de couvrir les agissements d’un des siens. Elle devrait pourtant savoir que le New York Post n’a pas besoin de la police pour inventer des informations calomnieuses et qu’elle est en réalité confrontée à un phénomène de solidarité tribale qui ne lui laissera aucune chance de retrouver son emploi ni même de laver son honneur bafoué.
Il y a vraiment quelque chose de dieudonnesque dans ce qui lui est arrivé.

La propriétaire du chien arrêtée par un policier licenciée suite aux allégations d’antisémitisme
Par John Del Signore, Gothamist (USA) 9 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’altercation d’une résidente de Greenpoint avec un policier parce qu’elle portait son chien malade dans les couloirs du métro lui a fait perdre son emploi. Récapitulons : Chrissie Brodigan vice présidente chargée des médiats en ligne pour Plum TV explique qu’après son altercation avec l’agent Joel Witriol alors qu’elle essayait de porter son chien hors du métro, il l’avait arrêtée, pincé ses seins, donné des coups de poing dans le dos tout en lui disant «Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme.» D’autres témoins ont corroboré la version de Brodigan mais un témoin et une source non identifiée ont indiqué au New York Post que Brodigan avait hurlé au policier hassidique «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain. Les juifs pensent que tout leur appartient.»
Brodigan avait d’abord dit que si elle avait crié sur Witriol, elle «ne se rappelait pas» avoir dit quoi que ce soit d’antisémite. (Le lendemain elle nous avait envoyé un courriel démentant fermement avoir dit quoi que ce soit d’antisémite à propos de l’identité juive de Witriol. D’autres témoins vont dans le même sens). Mais il semble que son démenti initial à la Reagan est ce qui lui a couté son emploi ; elle nous dit aujourd’hui :
J’ai été licenciée pour «propos équivoques» parus dans la presse. Mon patron [Chris Glowacki] menace de ne pas me proposer des conditions de licenciement agréables, dont l’assurance santé qui est essentielle parce que j’ai une fibrose kystique et il le sait. Il est mécontent que tout ça soit sorti dans la presse. Je pense qu’il a basé son jugement sur ce qui est perçu comme de l’intolérance [bigotry].
Ni Plum TV ni l’attaché de presse de l’entreprise n’ont répondu à nos demandes pour s’exprimer sur le sujet et nous n’avons rien reçu de la part de Reuven Blau, le journaliste du New York Post. Selon Reuven Fenton, son collègue au Post, Blau est celui qui a « trouvé » le mystérieux témoin Viane Delgado dans le court laps de temps entre le moment ou nous avons sorti toute l’histoire et celui ou l’édition imprimée du Post était sous presse. Aucun autre organe de presse n’a cité Viane Delgado et nous essayons encore d’obtenir une copie du rapport de police pour voir si Delgado y est mentionnée
Certes, Blau n’a aucune obligation de donner des précisions sur son témoin ou sa «source» ni même de répondre à nos appels téléphoniques, mais une source nous dit que le Post est plein de merde (notre source nous dit aussi que les chiens mordent les hommes). Ci-dessous la longue lettre ouverte de Chrissie à la presse au sujet de son licenciement.
Une lettre ouverte : Comment j’ai été diffamée par le New York Post et la police de New York

« Lundi 30 juin, j’ai été arrêtée abusivement et brutalisée physiquement par la police de New York. Il se trouve que l’officier qui m’a arrêtée et malmenée est le premier agent de police hassidique dans une force qui compte plus de 30 000 agents.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, qui a reçu beaucoup de publicité, parce que des passants ont photographié l’arrestation et appelé la «police» à cause de la conduite inadéquate de l’agent qui procédait à l’arrestation et parce que j’avais eu le courage de défendre mes droits et de résister à cet abus avec le soutien de ces témoins oculaires, la situation s’est transformée en véritable cauchemar pour moi.
J’ai été accusée à tort d’être raciste [bigot] par le New York Post dans une pratique journalistique des plus irresponsables que j’ai jamais connues et maintenant j’ai été virée d’un emploi formidable que j’aimais sur la base des ces accusations vicieuses et ce qu’on présente comme mon incapacité à leur répondre avec «suffisamment de vigueur.»
Voilà ce qui est arrivé :
Deux jours après mon arrestation, le New York Post a publié un article pernicieux dans lequel des propos antisémites m’étaient attribués par un prétendu témoin.
Soit le Post a inventé l’existence de ce témoin qui, malgré les efforts du Gothamist comme de moi-même, n’a jamais pu être localisé, soit il a inventé son témoignage.
Des témoins ont assisté à la scène et ces témoins ne m’ont entendu tenir aucun propos antisémites et, sur ce point précis, ne se souviennent pas de la présence su témoin allégué par le Post. Je ne crois pas que ce témoin ait été présent sur les lieux ni qu’aucun témoin m’ait entendue tenir des propos antisémites.
La vérité est que calomnier la victime est une technique policière classique pour couvrir les abus et protéger le policier qui m’a arrêtée.
Je ne suis pas une intolérante [bigot], et les accusations d’intolérance sont si absurdes que je ne pensais même pas qu’il était utile d’y répondre.

Ma mise à pied et maintenant mon licenciement exigent que je clarifie les choses pour le public.
Pendant mon arrestation, je n’ai pas :
Proféré les mots «Jewish » ou «Jew»
Je n’ai pas dit, «Vous les Juifs, cous pensez que le monde vous appartient»
Je n’ai pas utilisé la phrase « Enculés de juifs… »
Je n’ai rien dit que n’importe quelle personne, raisonnable ou pas, aurait pu interpréter comme faisant référence de quelque manière que ce soit à l’évidente appartenance religieuse du flic qui me malmenait.
Les propos antisémites reproduits dans le New York Post ne sont jamais sortis de ma bouche le jour où j’ai été abusivement arrêtée et brutalisée physiquement. Et, pour être encore plus directe, ces mots et ces expressions n’ont JAMAIS franchi mes lèvres à aucun moment de ma vie. JAMAIS.

Je pense qu’en fin de compte la preuve sera faite que la police est impliquée dans le travail de calomnie du Post qui est une façon de couvrir la faute de la police.
Dans ces circonstances il importe que vous sachiez qui je suis :
Mon cursus universitaire à la George Mason University comprenait un premier cycle d’anglais avec une mineure en études afro-américaines sanctionné et une soutenance de mémoire sur le mouvement pour les droits civiques. Pendant mes études de 2ème et 3ème cycle, j’ai orienté mon cursus vers l’histoire des immigrants, des homosexuels, des lesbiennes, des noirs, des hispaniques, des handicapés et d’autres populations opprimées. Ma thèse de master puis de doctorat portaient sur la discrimination de genre et les droits des femmes dans le monde du travail. D’ailleurs, j’observe que mes principaux tuteurs pour mon doctorat étaient tous juifs.
J’ai consacré ma vie d’adulte à étudier et à soutenir les droits civiques des minorités.
Me calomnier en me traitant d’antisémite est à la fois lâche et une humiliation, une autre forme de brutalité à mon égard. J’attendais plus d’une communauté à laquelle j’ai consacré mes plus grands efforts.»

>Les suites de la mésaventure quasi dieudonnesque de Chrissie Brodigan

11 juillet 2009

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Les amis des animaux auront sans douté été choqués par l’histoire de cette propriétaire de chien arrêtée et brutalisée dans le métro de New York par un policier qui se trouve être le premier (et le seul) flic hassidique de la police de New York.
Suite à l’accusation par le New York Post, « témoin et source » à l’appui d’avoir tenu des propos antisémites à l’encontre de ce policier, le Gothamist, un media en ligne d’information sur NEW York était revenu sur cette affaire, mettant en doute l’éthique journalistique du New York Post.
Il convient de savoir que le New York Post est la propriété du patron de presse (sioniste) Rupert Murdoch qui contrôle également les journaux The Times et The Sun en Angleterre, une bonne partie de la presse quotidienne en Australie, Fox News aux USA : soit le plus grand empire de presse jamais connu.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là puisqu’on peut lire dans cet autre article du Gothamist que Chrissie Brodigan, la propriétaire du chien, vient d’être licenciée par son patron qui n’a pas apprécié de voir une de ses cadres faire la une d’un important titre de New York pour des insultes antisémites proférées à l’encontre d’un policier qui plus est.
Car Chrissie Brodigan exerçait en qualité de vice présidente à Plum TV, une importante chaîne de télévision câblée présente aussi dans le multimédia. Il est clair que cette entreprise, pas très satisfaite de ce genre de publicité, a préféré prendre une mesure radicale avant de se faire taxer elle-même d’antisémitisme et de perdre des annonceurs.

Dans son extrême naïveté, Chrissie Brodigan s’en prend à l’institution policière qui aurait incité le Post à fabriquer des propos antisémites afin de couvrir les agissements d’un des siens. Elle devrait pourtant savoir que le New York Post n’a pas besoin de la police pour inventer des informations calomnieuses et qu’elle est en réalité confrontée à un phénomène de solidarité tribale qui ne lui laissera aucune chance de retrouver son emploi ni même de laver son honneur bafoué.
Il y a vraiment quelque chose de dieudonnesque dans ce qui lui est arrivé.

La propriétaire du chien arrêtée par un policier licenciée suite aux allégations d’antisémitisme
Par John Del Signore, Gothamist (USA) 9 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’altercation d’une résidente de Greenpoint avec un policier parce qu’elle portait son chien malade dans les couloirs du métro lui a fait perdre son emploi. Récapitulons : Chrissie Brodigan vice présidente chargée des médiats en ligne pour Plum TV explique qu’après son altercation avec l’agent Joel Witriol alors qu’elle essayait de porter son chien hors du métro, il l’avait arrêtée, pincé ses seins, donné des coups de poing dans le dos tout en lui disant «Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme.» D’autres témoins ont corroboré la version de Brodigan mais un témoin et une source non identifiée ont indiqué au New York Post que Brodigan avait hurlé au policier hassidique «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain. Les juifs pensent que tout leur appartient.»
Brodigan avait d’abord dit que si elle avait crié sur Witriol, elle «ne se rappelait pas» avoir dit quoi que ce soit d’antisémite. (Le lendemain elle nous avait envoyé un courriel démentant fermement avoir dit quoi que ce soit d’antisémite à propos de l’identité juive de Witriol. D’autres témoins vont dans le même sens). Mais il semble que son démenti initial à la Reagan est ce qui lui a couté son emploi ; elle nous dit aujourd’hui :
J’ai été licenciée pour «propos équivoques» parus dans la presse. Mon patron [Chris Glowacki] menace de ne pas me proposer des conditions de licenciement agréables, dont l’assurance santé qui est essentielle parce que j’ai une fibrose kystique et il le sait. Il est mécontent que tout ça soit sorti dans la presse. Je pense qu’il a basé son jugement sur ce qui est perçu comme de l’intolérance [bigotry].
Ni Plum TV ni l’attaché de presse de l’entreprise n’ont répondu à nos demandes pour s’exprimer sur le sujet et nous n’avons rien reçu de la part de Reuven Blau, le journaliste du New York Post. Selon Reuven Fenton, son collègue au Post, Blau est celui qui a « trouvé » le mystérieux témoin Viane Delgado dans le court laps de temps entre le moment ou nous avons sorti toute l’histoire et celui ou l’édition imprimée du Post était sous presse. Aucun autre organe de presse n’a cité Viane Delgado et nous essayons encore d’obtenir une copie du rapport de police pour voir si Delgado y est mentionnée
Certes, Blau n’a aucune obligation de donner des précisions sur son témoin ou sa «source» ni même de répondre à nos appels téléphoniques, mais une source nous dit que le Post est plein de merde (notre source nous dit aussi que les chiens mordent les hommes). Ci-dessous la longue lettre ouverte de Chrissie à la presse au sujet de son licenciement.
Une lettre ouverte : Comment j’ai été diffamée par le New York Post et la police de New York

« Lundi 30 juin, j’ai été arrêtée abusivement et brutalisée physiquement par la police de New York. Il se trouve que l’officier qui m’a arrêtée et malmenée est le premier agent de police hassidique dans une force qui compte plus de 30 000 agents.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, qui a reçu beaucoup de publicité, parce que des passants ont photographié l’arrestation et appelé la «police» à cause de la conduite inadéquate de l’agent qui procédait à l’arrestation et parce que j’avais eu le courage de défendre mes droits et de résister à cet abus avec le soutien de ces témoins oculaires, la situation s’est transformée en véritable cauchemar pour moi.
J’ai été accusée à tort d’être raciste [bigot] par le New York Post dans une pratique journalistique des plus irresponsables que j’ai jamais connues et maintenant j’ai été virée d’un emploi formidable que j’aimais sur la base des ces accusations vicieuses et ce qu’on présente comme mon incapacité à leur répondre avec «suffisamment de vigueur.»
Voilà ce qui est arrivé :
Deux jours après mon arrestation, le New York Post a publié un article pernicieux dans lequel des propos antisémites m’étaient attribués par un prétendu témoin.
Soit le Post a inventé l’existence de ce témoin qui, malgré les efforts du Gothamist comme de moi-même, n’a jamais pu être localisé, soit il a inventé son témoignage.
Des témoins ont assisté à la scène et ces témoins ne m’ont entendu tenir aucun propos antisémites et, sur ce point précis, ne se souviennent pas de la présence su témoin allégué par le Post. Je ne crois pas que ce témoin ait été présent sur les lieux ni qu’aucun témoin m’ait entendue tenir des propos antisémites.
La vérité est que calomnier la victime est une technique policière classique pour couvrir les abus et protéger le policier qui m’a arrêtée.
Je ne suis pas une intolérante [bigot], et les accusations d’intolérance sont si absurdes que je ne pensais même pas qu’il était utile d’y répondre.

Ma mise à pied et maintenant mon licenciement exigent que je clarifie les choses pour le public.
Pendant mon arrestation, je n’ai pas :
Proféré les mots «Jewish » ou «Jew»
Je n’ai pas dit, «Vous les Juifs, cous pensez que le monde vous appartient»
Je n’ai pas utilisé la phrase « Enculés de juifs… »
Je n’ai rien dit que n’importe quelle personne, raisonnable ou pas, aurait pu interpréter comme faisant référence de quelque manière que ce soit à l’évidente appartenance religieuse du flic qui me malmenait.
Les propos antisémites reproduits dans le New York Post ne sont jamais sortis de ma bouche le jour où j’ai été abusivement arrêtée et brutalisée physiquement. Et, pour être encore plus directe, ces mots et ces expressions n’ont JAMAIS franchi mes lèvres à aucun moment de ma vie. JAMAIS.

Je pense qu’en fin de compte la preuve sera faite que la police est impliquée dans le travail de calomnie du Post qui est une façon de couvrir la faute de la police.
Dans ces circonstances il importe que vous sachiez qui je suis :
Mon cursus universitaire à la George Mason University comprenait un premier cycle d’anglais avec une mineure en études afro-américaines sanctionné et une soutenance de mémoire sur le mouvement pour les droits civiques. Pendant mes études de 2ème et 3ème cycle, j’ai orienté mon cursus vers l’histoire des immigrants, des homosexuels, des lesbiennes, des noirs, des hispaniques, des handicapés et d’autres populations opprimées. Ma thèse de master puis de doctorat portaient sur la discrimination de genre et les droits des femmes dans le monde du travail. D’ailleurs, j’observe que mes principaux tuteurs pour mon doctorat étaient tous juifs.
J’ai consacré ma vie d’adulte à étudier et à soutenir les droits civiques des minorités.
Me calomnier en me traitant d’antisémite est à la fois lâche et une humiliation, une autre forme de brutalité à mon égard. J’attendais plus d’une communauté à laquelle j’ai consacré mes plus grands efforts.»

Y a-t-il un Etat dans l’Etat en Grande Bretagne?

24 janvier 2009

Je vous ai entretenu tout récemment de la participation des médiats britanniques, par leur refus de diffuser un appel à dons, à l’étouffement de Gaza par les sionistes.

Sur le site de la BBC, principale «accusée» dans ce dossier, on peut trouver un article qui rend compte de cette affaire.

On y trouve d’abord la confirmation que si la BBC est bel et bien partie prenante de la décision de refus de diffusion, Sky et ITV, les deux chaînes qui dépendent de l’empire Murdoch le sont aussi. Et on se garde cependant de les montrer du doigt. Il est vrai qu’elles ne relèvent pas du service public…

La publication de ce texte sur le propre site de la BBC semble être l’indice de l’existence de tensions à l’intérieur de cette institution.

On notera qu’un des détracteurs les plus virulents de la décision et de l’argumentation de la BBC n’est autre que Ben Bradshaw, ministre de la santé du gouvernement de sa Gracieuse Majesté. M. Bradshaw qui reproche notamment à la BBC de céder trop souvent au lobby sioniste, mettant en cause au passage la prétendue impartialité des reportages de la BBC sur les récents événements de Gaza.

A mon sens, la prise de parole contestataire d’un ministre n’est rien d’autre que la preuve qu’il existe au Royaume Uni comme dans d’autres pays européens un Etat dans l’Etat qui n’hésite pas à agir en contradiction avec les intérêts directs ou indirects de ces Etats ou avec les valeurs qu’ils se targuent de vouloir porter.

Appelez cet Etat dans l’Etat comme vous voudrez…


Protestations contre le veto de la BBC sur l’appel à dons pour Gaza

Un rassemblement de protestation doit se tenir devant le siège de la BBC à Londres suite à son refus de diffuser un appel à dons pour Gaza.

BBC (UK) 24 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La BBC déclare ne pas pouvoir diffuser l’appel du Disasters Emergency Committee parce qu’elle ne veut pas compromettre son engagement à l’impartialité.

Mais Ben Bradshaw, ministre de la santé et ancien journaliste à la BBC, affirme qu’il s’agit d’une « décision inexplicable » à l’argumentation était «particulièrement minable».

Le vieux routier de la politique Tony Benn sera présent au rassemblement devant le siège de la BBC.

Le Disasters Emergency Committee – une organisation qui chapeaute plusieurs grandes associations caritatives – voulait diffuser des appels à la télévision et à la radio pour favoriser la collecte de fonds pour les populations qui ont besoin de nourriture, d’un toit et de médicaments suite aux actions de l’armée israélienne dans le territoire palestinien [de Gaza].

ITV et Sky ont également indiqué qu’elles ne diffuseraient pas l’appel ; un porte parole d’ITV a expliqué qu’aucun consensus n’avait pu être trouvé.

Le gouvernement a déjà demandé à la BBC de reconsidérer sa position.

Douglas Alexander, ministre du développement international, a pressé tous les diffuseurs de reconsidérer cette décision à la lumière de ce qu’il qualifie de « grande souffrance humaine toujours présente à Gaza. »

Mais Mark Thompson, le PDG de la BBC a répondu dans une note que cet appel pouvait mettre en péril la confiance du public en l’impartialité de la BBC.

Caroline Thomson, directrice des opérations de la BBC, affirme qu’il faut être «très prudent» avec la diffusion de ce genre d’appels.

‘Impartialité’

« Il importe de se rappeler que la diffusion de ce genre d’appels a un caractère unique, » dit-elle.

« Et nous devons être très clairs sur deux choses quand nous diffusons – premièrement, que cet argent ira aux gens à qui il est destiné.

« Mais deuxièmement, que nous pouvons faire cette diffusion dans le cadre de nos principes éditoriaux et sans affecter et entamer la perception par le public de notre impartialité.

« Et il est clair – dans des conflits aussi controversés que celui-ci – c’est un véritable problème pour nous.

M. Bradshaw affirme que le raisonnement de la BBC ne tient pas debout.

« Premièrement, l’argument sur la distribution – le gouvernement britannique donne pour 25 millions de £ d’aides pour Gaza, et nous n’avons pas de problèmes pour les distribuer. Il n’y a aucune raison pour qu’il y ait un problème pour que l’aide arrive [à ceux qui en ont besoin].

« Deuxièmement, cette nervosité sur la partialité. Je pense que de temps en temps la BBC devrait résister aux pressions des autorités israéliennes».

M. Benn prendra la parole à la manifestation pro palestinienne à l’appel de Stop the War Coalition et devrait dire que le refus de la BBC est une « trahison » envers ses obligations.

‘Une décision honteuse’

M. Benn dira : « Cette décision de la BBC de refuser de diffuser un appel national à l’aide humanitaire pour Gaza, qui fait que des organisations humanitaires risquent de perdre des millions de Livres de dons, c’est une trahison de ses obligations en tant que service public.

« Refuser l’aide dont les organisations humanitaires et l’ONU ont urgemment besoin en ce moment est incompréhensible et va dans le sens de la partialité avec laquelle la BBC a couvert cette crise et qui a été très critiquée.

« J’en appelle au président du comité de surveillance de la BBC pour qu’il intervienne pour inverser la décision afin de sauver les vies de ceux qui sont actuellement en grand danger de mort par manque de nourriture, de carburant, d’eau et de produits médicaux. »

Mohammed Sawalha, président de la British Muslim Initiative, considère que le refus de diffusion de cet appel a été une « décision honteuse. »

Il ajoute : « La BBC devrait avoir honte de sa couverture de l’agression israélienne qui n’a pas fait état des souffrances catastrophiques du côté palestinien et s’inquiète maintenant de son impartialité.

« La BBC n’a jamais été impartiale tout au long de cette crise. »

Après le discours de M. Benn, les manifestants devraient marcher vers Trafalgar Square via Downing Street.

>Y a-t-il un Etat dans l’Etat en Grande Bretagne?

24 janvier 2009

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Je vous ai entretenu tout récemment de la participation des médiats britanniques, par leur refus de diffuser un appel à dons, à l’étouffement de Gaza par les sionistes.

Sur le site de la BBC, principale «accusée» dans ce dossier, on peut trouver un article qui rend compte de cette affaire.

On y trouve d’abord la confirmation que si la BBC est bel et bien partie prenante de la décision de refus de diffusion, Sky et ITV, les deux chaînes qui dépendent de l’empire Murdoch le sont aussi. Et on se garde cependant de les montrer du doigt. Il est vrai qu’elles ne relèvent pas du service public…

La publication de ce texte sur le propre site de la BBC semble être l’indice de l’existence de tensions à l’intérieur de cette institution.

On notera qu’un des détracteurs les plus virulents de la décision et de l’argumentation de la BBC n’est autre que Ben Bradshaw, ministre de la santé du gouvernement de sa Gracieuse Majesté. M. Bradshaw qui reproche notamment à la BBC de céder trop souvent au lobby sioniste, mettant en cause au passage la prétendue impartialité des reportages de la BBC sur les récents événements de Gaza.

A mon sens, la prise de parole contestataire d’un ministre n’est rien d’autre que la preuve qu’il existe au Royaume Uni comme dans d’autres pays européens un Etat dans l’Etat qui n’hésite pas à agir en contradiction avec les intérêts directs ou indirects de ces Etats ou avec les valeurs qu’ils se targuent de vouloir porter.

Appelez cet Etat dans l’Etat comme vous voudrez…


Protestations contre le veto de la BBC sur l’appel à dons pour Gaza

Un rassemblement de protestation doit se tenir devant le siège de la BBC à Londres suite à son refus de diffuser un appel à dons pour Gaza.

BBC (UK) 24 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La BBC déclare ne pas pouvoir diffuser l’appel du Disasters Emergency Committee parce qu’elle ne veut pas compromettre son engagement à l’impartialité.

Mais Ben Bradshaw, ministre de la santé et ancien journaliste à la BBC, affirme qu’il s’agit d’une « décision inexplicable » à l’argumentation était «particulièrement minable».

Le vieux routier de la politique Tony Benn sera présent au rassemblement devant le siège de la BBC.

Le Disasters Emergency Committee – une organisation qui chapeaute plusieurs grandes associations caritatives – voulait diffuser des appels à la télévision et à la radio pour favoriser la collecte de fonds pour les populations qui ont besoin de nourriture, d’un toit et de médicaments suite aux actions de l’armée israélienne dans le territoire palestinien [de Gaza].

ITV et Sky ont également indiqué qu’elles ne diffuseraient pas l’appel ; un porte parole d’ITV a expliqué qu’aucun consensus n’avait pu être trouvé.

Le gouvernement a déjà demandé à la BBC de reconsidérer sa position.

Douglas Alexander, ministre du développement international, a pressé tous les diffuseurs de reconsidérer cette décision à la lumière de ce qu’il qualifie de « grande souffrance humaine toujours présente à Gaza. »

Mais Mark Thompson, le PDG de la BBC a répondu dans une note que cet appel pouvait mettre en péril la confiance du public en l’impartialité de la BBC.

Caroline Thomson, directrice des opérations de la BBC, affirme qu’il faut être «très prudent» avec la diffusion de ce genre d’appels.

‘Impartialité’

« Il importe de se rappeler que la diffusion de ce genre d’appels a un caractère unique, » dit-elle.

« Et nous devons être très clairs sur deux choses quand nous diffusons – premièrement, que cet argent ira aux gens à qui il est destiné.

« Mais deuxièmement, que nous pouvons faire cette diffusion dans le cadre de nos principes éditoriaux et sans affecter et entamer la perception par le public de notre impartialité.

« Et il est clair – dans des conflits aussi controversés que celui-ci – c’est un véritable problème pour nous.

M. Bradshaw affirme que le raisonnement de la BBC ne tient pas debout.

« Premièrement, l’argument sur la distribution – le gouvernement britannique donne pour 25 millions de £ d’aides pour Gaza, et nous n’avons pas de problèmes pour les distribuer. Il n’y a aucune raison pour qu’il y ait un problème pour que l’aide arrive [à ceux qui en ont besoin].

« Deuxièmement, cette nervosité sur la partialité. Je pense que de temps en temps la BBC devrait résister aux pressions des autorités israéliennes».

M. Benn prendra la parole à la manifestation pro palestinienne à l’appel de Stop the War Coalition et devrait dire que le refus de la BBC est une « trahison » envers ses obligations.

‘Une décision honteuse’

M. Benn dira : « Cette décision de la BBC de refuser de diffuser un appel national à l’aide humanitaire pour Gaza, qui fait que des organisations humanitaires risquent de perdre des millions de Livres de dons, c’est une trahison de ses obligations en tant que service public.

« Refuser l’aide dont les organisations humanitaires et l’ONU ont urgemment besoin en ce moment est incompréhensible et va dans le sens de la partialité avec laquelle la BBC a couvert cette crise et qui a été très critiquée.

« J’en appelle au président du comité de surveillance de la BBC pour qu’il intervienne pour inverser la décision afin de sauver les vies de ceux qui sont actuellement en grand danger de mort par manque de nourriture, de carburant, d’eau et de produits médicaux. »

Mohammed Sawalha, président de la British Muslim Initiative, considère que le refus de diffusion de cet appel a été une « décision honteuse. »

Il ajoute : « La BBC devrait avoir honte de sa couverture de l’agression israélienne qui n’a pas fait état des souffrances catastrophiques du côté palestinien et s’inquiète maintenant de son impartialité.

« La BBC n’a jamais été impartiale tout au long de cette crise. »

Après le discours de M. Benn, les manifestants devraient marcher vers Trafalgar Square via Downing Street.


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