Archive for the ‘Sderot’ Category

La vérité sur le blocus de Gaza avouée par les sionistes eux-mêmes

11 juin 2010
Dans l’archipel des mensonges sionistes, il en est un qui a la vie dure, c’est que le blocus imposé à la bande de Gaza a pour finalité d’empêcher ce territoire peuplé surtout de réfugiés Palestiniens de s’armer et de continuer à tirer ses roquettes artisanales sur les localités sionistes avoisinantes.
Une de ces localités est Sderot, anciennement Najd avant que sa population indigène en soit chassée pour faire de la place aux squatters sionistes. Sderot est en quelque sorte le Dresde de l’entité sioniste, une cité martyre victime d’une avalanche de roquettes artisanales tirées depuis la bande de Gaza. Sauf que, à la différence de Dresde ou de Gaza, les victimes à Sderot se comptent sur les doigts de la main. N’empêche que les visites organisées à Sderot par les autorités sionistes pour faire comprendre les difficultés endurées par ses habitants ont un franc succès et les visiteurs sont amenés à compatir devant une vitre brisée ou un toit endommagé.
Bref, l’entité sioniste a le droit de se défendre et donc d’imposer un blocus à Gaza afin d’empêcher le Hamas de se procurer des armes éventuellement plus performantes que ses roquettes d’aéroclub. D’où également, le sort fait à la flottille pour Gaza et plus particulièrement au Mavi Marmara.
Cette vérité communément admise n’est cependant qu’un mensonge de plus de la part des sionistes et de leurs complices un peu partout. Lisez donc ce passage dans l’article où un membre du Département d’Etat (le service de Mme Clinton) explique ne pas être au courant de l’existence d’un document de l’Etat sioniste qui contredit son propre mensonge. Ce serait presque comique s’il ne s’agissait de questions très graves.

Ce n’est pas par les journaux français que vous apprendrez cela malheureusement, mais par l’agence de presse américaine McClatchy. Cependant, sans être une agence marginale, McClatchy est loin d’avoir le poids des services de Reuters, de l’AFP ou même du New York Times.
Cette agence suit un procès qui se déroule en ce moment dans l’entité sioniste où une organisation humanitaire a déféré l’Etat voyou devant ses propres tribunaux. Sommé de s’expliquer sur les motifs du blocus qu’il impose, l’Etat délinquant s’est exécuté pour reconnaître nettement que le blocus n’est pas lié à des impératifs sécuritaires mais à une volonté de mettre un terme au contrôle qu’exerce le Hamas sur la bande de Gaza.

Comment dit-on déjà en français ? Ah oui : cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant…

Document israélien: le blocus de Gaza n’est pas une question de sécurité
Par Sheera Frenkel | McClatchy Newspapers (USA) 9 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem – Alors qu’Israël vient d’ordonner mercredi un léger assouplissement du blocus de la bande de Gaza, McClatchy a obtenu un document gouvernemental israélien qui présente le blocus non comme une mesure de sécurité mais comme une « guerre économique » contre l’organisation islamiste Hamas qui dirige ce territoire palestinien.
Israël a imposé de sévères restrictions à Gaza en juin 2007, après que la victoire électorale du Hamas et sa prise de contrôle de l’enclave côtière l’année précédente, et le gouvernement a longtemps affirmé que l’objectif du blocus était de stopper le flux d’armes et de combattants vers Gaza.
La semaine dernière, après que des commandos Israéliens ont tué neuf volontaires d’une flottille humanitaire pour Gaza organisée par des Turcs, Israël a encore affirmé que son but était de stopper l’arrivée dans Gaza d’armes pour les terroristes.
Cependant, en réponse à une action en justice menée par Gisha, une association israélienne pour les droits de l’homme, le gouvernement israélien a expliqué que le blocus était un exercice du droit à la guerre économique.
« Un Etat a le droit de décider de ne pas avoir de relations économiques ou de ne pas apporter d’assistance économique à l’autre partie au conflit, ou de vouloir agir en recourant à la ‘guerre économique’ affirme le gouvernement.
McClatchy s’est procuré la déclaration écrite du gouvernement auprès de Gisha, le Centre Juridique pour la Liberté de Circulation qui a déféré au tribunal le gouvernement pour obtenir des informations sur le blocus. La haute cour israélienne a donné suite et le gouvernement a fourni sa déclaration en début d’année.
Sari Bashi, directrice de Gisha, considère que ces documents prouvent qu’Israël n’impose pas son blocus pour les raisons qu’il affirme publiquement mais plutôt en tant que punition collective pour la population palestinienne de Gaza. Gisha s’intéresse aux droits des Palestiniens.
(Un porte parole du Département d’Etat, qui n’était pas autorisé à s’exprimer officiellement, a déclaré n’avoir pas connaissance des documents en question).
Le gouvernement israélien a franchi une nouvelle étape mercredi et affirmé que la guerre économique visait à atteindre un objectif politique. Un porte parole du gouvernement, dont nous ne pouvons pas donner le nom pour des raisons politiques, a déclaré à McClatchy que les autorités vont continuer à alléger le blocus mais «ne lèveront pas complètement l’embargo tant que le Hamas gardera le contrôle de Gaza.»
Le président Barack Obama, après avoir reçu Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne, a déclaré que la situation à Gaza est « intenable. » Il a promis un complément de 400 millions de dollars d’aides pour le logement, la construction d’écoles et de routes pour améliorer la vie quotidienne des Palestiniens – dont au moins 30 millions de dollars affectés à Gaza.
Le blocus de Gaza par les Israéliens comprend une liste complexe et changeant constamment des biens qui sont autorisés à entrer dans Gaza. Des produits comme le ciment ou le métal sont interdits parce qu’ils peuvent être utilisés à des fins militaires, disent les officiels Israéliens.
Selon des chiffres publiés par Gisha en coordination avec l’ONU, Israël permet l’entrée de 25 % des biens qu’elle autorisait à entrer à Gaza avant sa prise de contrôle par le Hamas. Pendant les années qui ont précédé le blocus, Israël a autorisé en moyenne 14 000 camions de marchandises par mois à se rendre à Gaza. Israël autorise maintenant approximativement 2 500 camions par mois.
Les chiffres montrent qu’Israël a aussi limité les marchandises à entrer à Gaza à 40 types d’articles, tandis qu’avant juin 2007, ce sont environ 4 000 types d’articles qui entraient à Gaza.
Israël a légèrement allongé la liste ce mercredi pour y a ajouter les sodas, les jus de fruits, les épices, la crème à raser, les chips et les bonbons, indique Raed Fattouh, le responsable Palestinien chargé de la liaison, qui coordonne avec Israël le flux des marchandises destinées à Gaza.
«Je pense qu’Israël veut désamorcer les pressions internationales,» déclare Fattouh. « Ils veulent montrer aux gens qu’ils autorisent des choses à entrer à Gaza.»
C’est la première mesure tangible prise par Israël suite aux critiques internationales sans précédent qu’elle a essuyées au sujet du blocus après le raid israélien en haute mer de la semaine dernière.
Alors même que s’élevaient des appels pour une enquête sur la manière par laquelle Israël a intercepté la flottille, les dirigeants mondiaux ont aussi appelé Israël à lever son blocus de Gaza.
Lors de sa rencontre avec Abbas, Obama a déclaré que le Conseil de Sécurité avait appelé à une « enquête crédible et transparente conforme aux normes internationales. » Il a ajouté : « Et nous pensons ce que nous avons dit. C’est ce que nous attendons.»
Il a aussi appelé à un allègement du blocus par Israël. « Il nous semble qu’il devrait y avoir des moyens pour qu’il se limite strictement aux cargaisons d’armes plutôt que d’interdire pratiquement tout puis d’autoriser, au coup par coup, des choses à entrer à Gaza, » a-t-il déclaré à la presse.
L’Egypte, qui contrôle la plus grande partie de la frontière sud de Gaza, a rouvert le point de passage de Rafah cette semaine en réponse aux pressions internationales pour la levée du blocus.
L’Egypte a longtemps été considérée comme le partenaire d’Israël dans l’application du blocus, mais le ministre Egyptien des affaires étrangères, Hossam Zaki, a déclaré que le passage de Rafah restera ouvert indéfiniment pour les habitants de Gaza munis de permis spéciaux. Par le passé, la frontière a été ouverte sporadiquement.
Maxwell Gaylard, le coordonnateur de l’ONU pour l’action humanitaire dans les territoires palestiniens, a déclaré que la communauté international veut un « changement rapide et fondamental » dans la politique israélienne concernant Gaza plutôt qu’une approche au coup par coup.
« Un modeste allongement de la liste restrictive des biens autorisés à Gaza est bien en deçà de ce qui est nécessaire. Nous avons besoin d’un changement fondamental et d’une ouverture des points de passage pour les marchandises, » a-t-il dit.
Les responsables du Hamas dissent avoir été déçus » par l’annonce israélienne, et que la liste des marchandises est très éloignée des besoins réels.
« Ce ne sera qu’une entrée. Nous attendons le plat de résistance,» déclare à Ramallah le ministre Palestinien de l’économie Hassan Abu Libdeh qui précise que les matériaux de construction sont ce qui fait le plus défaut aux habitants de Gaza. De nombreux Palestiniens ont été dans l’impossibilité de bâtir leurs maisons après l’opération Plomb Durci, l’offensive punitive d’Israël contre la bande de Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.
Israël affirme que le ciment et d’autres matériaux de construction peuvent server à construire des bunkers et d’autres installations militaires.
Certaines de ces marchandises entrent déjà à Gaza en contrebande par des tunnels qui la relient à l’Egypte.

 

Ashkelon a-t-elle été touchée par des missiles fournis par le Hezbollah ou par l’Iran comme l’affirme l’armée sioniste (et le journal Le Monde)?

9 mars 2008
On aimerait bien trouver des articles de ce genre dans la presse française « mainstream » comme on dit qui se contente, à l’instar du journal Le Monde, de reprendre la propagande des terroristes sionistes. Ce qui ne semble guère possible en France l’est apparemment pour des journalistes Britanniques qui acceptent de prendre des risques en se rendant à Gaza sous le feu des armes sionnistes.
Ce qui donne cet article qui fait partie d’un lot de deux, le deuxième s’intéressant aux conséquences humanitaires du blocus et de l’agression sionistes sur la vie quotidienne à Gaza, ce qui explique le titre.
L’article est en fait le fruit de l’interview d’un jeune militant Palestinien membre des Comités Populaires de Résistance et qui fait partie des techniciens chargés de la production des roquettes qui tombent sur Sderot et désormais sur Ashkelon.
L’article n’est pas exempt de tout reproche comme quand il évoque le caractère assez meurtrier des roquettes Qassam, alors que les chiffres des victimes de l’entité sionistes montrent bien qu’en réalité ces roquettes sont faiblement meurtrières. Même chose quand il parle de l’attaque « terroriste » contre une institution religieuse d’extrême droite qui n’est autre qu’un lieu de formation et de préparation de colons armés et irrédentistes. Il reste un flou important sur les circonstances de cette attaque. Et si on peut la considérer comme une mesure de rétorsion contre les massacres commis par les sionistes, il ne faut pas se cacher qu’elle arrange aussi le gouvernement d’Ehud Olmert.
Enfin le journaliste ne comprend pas pourquoi les palestiniens s’entêtent à lutter et à subir des pertes disproportionnées par rapport à celles des terroristes sionistes. Il faudrait juste lui dire que seul un agresseur envisage un arrêt de la lutte quand il pense subir des pertes excessives. Or les palestiniens ne sont pas des agresseurs, ce ne sont pas eux qui ont mis des Juifs dans des camps de concentration pendant la deuxième guerre mondiale, et ce ne sont pas eux qui sont allés chercher des Juifs en France, en Pologne, en Roumanie etc. pour le plaisir de leur lancer leurs misérables roquettes sur la tête.
Ceci dit, de mon point de vue c’est un excellent article qui nous enseigne en particulier le coût d’une roquette de type Qassam (175 $ pièce) contre lesquelles les sionistes prévoient de déployer des systèmes sophistiqués et très onéreux, moins de 100 millions de dollars nous dit-on. Après tout, pourquoi lésiner à la dépense puisque ce sont les contribuables Allemands et Américains qui paieront?
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Les droits de l’Homme et les roquettes
Par Ed O’Loughlin, The Sunday herald (UK) 9 mars 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri
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Les Comités Populaires de Résistance sont étroitement alliés au Hamas dans la Bande de Gaza. «Abed», 28 ans et père de deux enfants est un des maîtres artificiers des Comités, responsable de la conception des mines et de l’étude et de la fabrication des roquettes et des mortiers. Il avait donc été quelque peu surpris lorsqu’il commença à recevoir des appels téléphoniques d’un espion Israélien.
« C’était il y a deux semaines, j’étais à la maison et je me préparais pour la prière du soir, assis avec ma femme et mes enfants quand soudain mon téléphone portable a commencé à sonner. Il me disait, je suis Rami, je suis du Shabak, le Shin Bet, le service de sécurité israélien, et je suis le responsable de ton secteur. Qu’est-ce que tu fais ? Je pense que tu es avec ta femme et tes deux enfants ? J’ai dit que non et il a dit : ‘Si, tes deux enfants sont avec toi mais maintenant tu viens de quitter la pièce.’ J’ai demandé, qu’est-ce que tu veux ? Il a répondu ‘Si tu n’arrêtes pas avec tes roquettes, c’est seulement une question de temps avant qu’on te cible.’ »
Quiconque a vu un film d’espionnage récent sait ce qu’on est supposé faire à ce moment : jeter le téléphone aussi loin que possible puis quitter au plus vite l’endroit où on se trouve avant que le bâtiment ou le téléphone n’explose. Ensuite, passer à la clandestinité et ne plus jamais utiliser un téléphone ou un ordinateur. Une demi-heure plus tard, il s’étonnait à nouveau quand Rami le rappela pour continuer la discussion. « Il me menaçait encore comme quoi ils avaient leurs propres méthodes pour m’atteindre et que les roquettes qu’ils utiliseraient pour m’assassiner seraient encore plus puissantes que les précédentes. »
D’autres membres des Comités Populaires de Résistance ont rapporté avoir reçu des menaces par téléphone – un aperçu intéressant de la capacité d’Israël à se servir des réseaux de téléphonie mobile pour surveiller et, dans ce cas, pour harceler ses ennemis. Mais la réaction d’Abed et ses camarades devant les appels du Shin Bet illustre un autre aspect du conflit : la grande naïveté opérationnelle dont font souvent preuve les militants Palestiniens alors même que nombre d’entre eux ont été assassinés par Israël.
«C’est après que j’ai réalisé qu’on m’écoutait lorsque je parlais au téléphone,» soupire Abed.
«J’ai changé la carte SIM, mais on aurait dit qu’ils suivaient le son de ma voix, parce que même après le changement de carte SIM je pouvais entendre que quelqu’un écoutait. Mon frère a emprunté mon mobile, et quand il parlait avec son ami quelqu’un d’autre lui parlait sur la ligne.»
Il semble qu’Abed et ses camarades ignorent que quand un téléphone mobile est connecté sur un réseau, il s’identifie non seulement par sa carte SIM mais aussi par le code unique propre à chaque combiné. Pour éviter d’être détecté, il faut changer à la fois la carte SIM et le combiné, pas seulement la carte SIM.
Et quand des fouineurs savent quel téléphone vous utilisez, il leur est facile de localiser votre position. Un téléphone dans votre poche peut également être transformé en un dispositif d’écoute très efficace – et peut-être même en balise de repérage pour des missiles air-sol. Abed et ses camarades de combat ont peut-être un désavantage par rapport au gamin Britannique de 12 ans quant il s’agit de comprendre la guerre urbaine moderne, mais les roquettes qu’ils fabriquent restent assez meurtrières. Dix jours plus tôt, un habitant âgé de 47 ans de la ville frontalière de Sderot a été le douzième Israélien à être tué par ces roquettes artisanales fabriquées et tirées à gaza par les Comités Populaires de Résistance ; le Djihad Islamique, le Hamas, le Fatah et d’autres organisations moins importantes.
Les roquettes qui l’ont tué faisaient partie du tir de barrage intensifié par le Hamas et ses alliés en rétorsion après l’assassinat le même jour par Israël de cinq cadres du Hamas. La vague de représailles qui s’en est suivie, dont une attaque terrestre meurtrière, a coûté la vie à plus de 120 palestiniens – dont au moins la moitié étaient des civils dont 28 enfants – plus trois soldats Israéliens tués au combat et huit jeunes tués par balles lors de l’attaque «terroriste»de jeudi à Jérusalem contre une institution religieuse d’extrême droite.
Au cours de ce dernier déchaînement meurtrier, les militants Gazaouis sont parvenus pour la première fois à lancer des missiles d’une portée de plus de 16 kilomètres, sur le centre d’Ashkelon, une ville israélienne de 110 000 habitants qu’on croyait jusque là hors de portée.
Comme souvent auparavant, la hiérarchie militaire israélienne a attribué l’attaque sur Ashkelon à de nouvelles armes perfectionnées, dont des missiles antichars et antiaériens modernes, que les Palestiniens auraient obtenus de l’Iran.
Et comme les fois précédentes, aucune arme de cette sorte n’a été utilisée par les militants Palestiniens dans leurs vaines tentatives pour résister à l’invasion par des blindés le week-end dernier.
Selon Abed, les roquettes qui ont frappé Ashkelon n’étaient ni des roquettes Katioucha ni des roquettes Grad qu’évoquent les media israéliens (en fait, le missile Grad n’existe pas, Grad désigne le système d’armes qui permet d’expédier divers types de roquettes) mais ont été conçues et fabriquées par lui-même et d’autres artificiers. Les nouvelles roquettes ne sont ni des Grads ni des Katiouchas – elles sont fabriquées ici, » assure-t-il. «Je produis moi-même une fusée d’une portée de 17 km et je travaille sur une autre d’une portée de 42 km. Le véritable obstacle est le coût. Les nouvelles fusées coûteront 7000 dollars pièce. Elles nécessitent des équipements et des produits chimiques pour le carburant qui sont difficiles à obtenir. Celles qui ont touché Ashkelon ne coûtaient que 2500 shekels (175 dollars).»
Les missiles les plus communément utilisés, connus sous le terme générique « Qassams  » du nom des brigades Qassam, la branche armée du Hamas, ont une portée maximale d’une dizaine de kilomètres, explique-t-il, et leur coût de production est de 1500 shekels, un peu plus de 100 dollars pièce.
Depuis le début il y a plus de sept ans de l’actuel soulèvement, environ 4000 missiles palestiniens, surtout des Qassams, et des mortiers artisanaux ont été tirés sur Israël ou ses anciennes colonies et bases militaires à Gaza, s’inscrivant sans un cycle de bombardement, de blocus et d’invasion qui s’est avéré bien plus préjudiciable à gaza qu’à Israël.
Nous avons eu cet entretien avec Abed de nuit la semaine dernière alors que la dernière invasion israélienne baptisée Opération Hiver Chaud tuait encore des militants et des civiles dans les abords dévastés du nord est de la ville de Gaza.
Pour des raisons de sécurité il avait demandé à ce qu’on passe le prendre en taxi dans un coin de rue situé seulement à quelques centaines de mètres du secteur sous contrôle israélien, où explosions et tirs déchiraient encore la nuit.
Sur ses instructions, le taxi fit demi-tour pour rouler dans le quartier, faisant des demi-tours de temps à autre dans les rues soumises au black-out tandis qu’un drone israélien – les drones eux-mêmes sont équipés de missiles utilisés pour des frappes aériennes mortelles – tournait en rond au dessus de nos têtes. De sa propre initiative, le chauffeur avait laissé ses phares éteints, croyant apparemment que cela rendrait son véhicule, qui roulait lentement, moins suspect aux yeux des snipers et des opérateurs des drones à la recherche des militants dans la nuit.
C’est avec un grand soulagement que les interviewers d’Abed l’ont enfin entendu en terminer avec son histoire.
«Je n’ai plus du tout de téléphone mobile,» dit-il avec regret.

>Ashkelon a-t-elle été touchée par des missiles fournis par le Hezbollah ou par l’Iran comme l’affirme l’armée sioniste (et le journal Le Monde)?

9 mars 2008

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On aimerait bien trouver des articles de ce genre dans la presse française « mainstream » comme on dit qui se contente, à l’instar du journal Le Monde, de reprendre la propagande des terroristes sionistes. Ce qui ne semble guère possible en France l’est apparemment pour des journalistes Britanniques qui acceptent de prendre des risques en se rendant à Gaza sous le feu des armes sionnistes.
Ce qui donne cet article qui fait partie d’un lot de deux, le deuxième s’intéressant aux conséquences humanitaires du blocus et de l’agression sionistes sur la vie quotidienne à Gaza, ce qui explique le titre.
L’article est en fait le fruit de l’interview d’un jeune militant Palestinien membre des Comités Populaires de Résistance et qui fait partie des techniciens chargés de la production des roquettes qui tombent sur Sderot et désormais sur Ashkelon.
L’article n’est pas exempt de tout reproche comme quand il évoque le caractère assez meurtrier des roquettes Qassam, alors que les chiffres des victimes de l’entité sionistes montrent bien qu’en réalité ces roquettes sont faiblement meurtrières. Même chose quand il parle de l’attaque « terroriste » contre une institution religieuse d’extrême droite qui n’est autre qu’un lieu de formation et de préparation de colons armés et irrédentistes. Il reste un flou important sur les circonstances de cette attaque. Et si on peut la considérer comme une mesure de rétorsion contre les massacres commis par les sionistes, il ne faut pas se cacher qu’elle arrange aussi le gouvernement d’Ehud Olmert.
Enfin le journaliste ne comprend pas pourquoi les palestiniens s’entêtent à lutter et à subir des pertes disproportionnées par rapport à celles des terroristes sionistes. Il faudrait juste lui dire que seul un agresseur envisage un arrêt de la lutte quand il pense subir des pertes excessives. Or les palestiniens ne sont pas des agresseurs, ce ne sont pas eux qui ont mis des Juifs dans des camps de concentration pendant la deuxième guerre mondiale, et ce ne sont pas eux qui sont allés chercher des Juifs en France, en Pologne, en Roumanie etc. pour le plaisir de leur lancer leurs misérables roquettes sur la tête.
Ceci dit, de mon point de vue c’est un excellent article qui nous enseigne en particulier le coût d’une roquette de type Qassam (175 $ pièce) contre lesquelles les sionistes prévoient de déployer des systèmes sophistiqués et très onéreux, moins de 100 millions de dollars nous dit-on. Après tout, pourquoi lésiner à la dépense puisque ce sont les contribuables Allemands et Américains qui paieront?
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Les droits de l’Homme et les roquettes
Par Ed O’Loughlin, The Sunday herald (UK) 9 mars 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri
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Les Comités Populaires de Résistance sont étroitement alliés au Hamas dans la Bande de Gaza. «Abed», 28 ans et père de deux enfants est un des maîtres artificiers des Comités, responsable de la conception des mines et de l’étude et de la fabrication des roquettes et des mortiers. Il avait donc été quelque peu surpris lorsqu’il commença à recevoir des appels téléphoniques d’un espion Israélien.
« C’était il y a deux semaines, j’étais à la maison et je me préparais pour la prière du soir, assis avec ma femme et mes enfants quand soudain mon téléphone portable a commencé à sonner. Il me disait, je suis Rami, je suis du Shabak, le Shin Bet, le service de sécurité israélien, et je suis le responsable de ton secteur. Qu’est-ce que tu fais ? Je pense que tu es avec ta femme et tes deux enfants ? J’ai dit que non et il a dit : ‘Si, tes deux enfants sont avec toi mais maintenant tu viens de quitter la pièce.’ J’ai demandé, qu’est-ce que tu veux ? Il a répondu ‘Si tu n’arrêtes pas avec tes roquettes, c’est seulement une question de temps avant qu’on te cible.’ »
Quiconque a vu un film d’espionnage récent sait ce qu’on est supposé faire à ce moment : jeter le téléphone aussi loin que possible puis quitter au plus vite l’endroit où on se trouve avant que le bâtiment ou le téléphone n’explose. Ensuite, passer à la clandestinité et ne plus jamais utiliser un téléphone ou un ordinateur. Une demi-heure plus tard, il s’étonnait à nouveau quand Rami le rappela pour continuer la discussion. « Il me menaçait encore comme quoi ils avaient leurs propres méthodes pour m’atteindre et que les roquettes qu’ils utiliseraient pour m’assassiner seraient encore plus puissantes que les précédentes. »
D’autres membres des Comités Populaires de Résistance ont rapporté avoir reçu des menaces par téléphone – un aperçu intéressant de la capacité d’Israël à se servir des réseaux de téléphonie mobile pour surveiller et, dans ce cas, pour harceler ses ennemis. Mais la réaction d’Abed et ses camarades devant les appels du Shin Bet illustre un autre aspect du conflit : la grande naïveté opérationnelle dont font souvent preuve les militants Palestiniens alors même que nombre d’entre eux ont été assassinés par Israël.
«C’est après que j’ai réalisé qu’on m’écoutait lorsque je parlais au téléphone,» soupire Abed.
«J’ai changé la carte SIM, mais on aurait dit qu’ils suivaient le son de ma voix, parce que même après le changement de carte SIM je pouvais entendre que quelqu’un écoutait. Mon frère a emprunté mon mobile, et quand il parlait avec son ami quelqu’un d’autre lui parlait sur la ligne.»
Il semble qu’Abed et ses camarades ignorent que quand un téléphone mobile est connecté sur un réseau, il s’identifie non seulement par sa carte SIM mais aussi par le code unique propre à chaque combiné. Pour éviter d’être détecté, il faut changer à la fois la carte SIM et le combiné, pas seulement la carte SIM.
Et quand des fouineurs savent quel téléphone vous utilisez, il leur est facile de localiser votre position. Un téléphone dans votre poche peut également être transformé en un dispositif d’écoute très efficace – et peut-être même en balise de repérage pour des missiles air-sol. Abed et ses camarades de combat ont peut-être un désavantage par rapport au gamin Britannique de 12 ans quant il s’agit de comprendre la guerre urbaine moderne, mais les roquettes qu’ils fabriquent restent assez meurtrières. Dix jours plus tôt, un habitant âgé de 47 ans de la ville frontalière de Sderot a été le douzième Israélien à être tué par ces roquettes artisanales fabriquées et tirées à gaza par les Comités Populaires de Résistance ; le Djihad Islamique, le Hamas, le Fatah et d’autres organisations moins importantes.
Les roquettes qui l’ont tué faisaient partie du tir de barrage intensifié par le Hamas et ses alliés en rétorsion après l’assassinat le même jour par Israël de cinq cadres du Hamas. La vague de représailles qui s’en est suivie, dont une attaque terrestre meurtrière, a coûté la vie à plus de 120 palestiniens – dont au moins la moitié étaient des civils dont 28 enfants – plus trois soldats Israéliens tués au combat et huit jeunes tués par balles lors de l’attaque «terroriste»de jeudi à Jérusalem contre une institution religieuse d’extrême droite.
Au cours de ce dernier déchaînement meurtrier, les militants Gazaouis sont parvenus pour la première fois à lancer des missiles d’une portée de plus de 16 kilomètres, sur le centre d’Ashkelon, une ville israélienne de 110 000 habitants qu’on croyait jusque là hors de portée.
Comme souvent auparavant, la hiérarchie militaire israélienne a attribué l’attaque sur Ashkelon à de nouvelles armes perfectionnées, dont des missiles antichars et antiaériens modernes, que les Palestiniens auraient obtenus de l’Iran.
Et comme les fois précédentes, aucune arme de cette sorte n’a été utilisée par les militants Palestiniens dans leurs vaines tentatives pour résister à l’invasion par des blindés le week-end dernier.
Selon Abed, les roquettes qui ont frappé Ashkelon n’étaient ni des roquettes Katioucha ni des roquettes Grad qu’évoquent les media israéliens (en fait, le missile Grad n’existe pas, Grad désigne le système d’armes qui permet d’expédier divers types de roquettes) mais ont été conçues et fabriquées par lui-même et d’autres artificiers. Les nouvelles roquettes ne sont ni des Grads ni des Katiouchas – elles sont fabriquées ici, » assure-t-il. «Je produis moi-même une fusée d’une portée de 17 km et je travaille sur une autre d’une portée de 42 km. Le véritable obstacle est le coût. Les nouvelles fusées coûteront 7000 dollars pièce. Elles nécessitent des équipements et des produits chimiques pour le carburant qui sont difficiles à obtenir. Celles qui ont touché Ashkelon ne coûtaient que 2500 shekels (175 dollars).»
Les missiles les plus communément utilisés, connus sous le terme générique « Qassams  » du nom des brigades Qassam, la branche armée du Hamas, ont une portée maximale d’une dizaine de kilomètres, explique-t-il, et leur coût de production est de 1500 shekels, un peu plus de 100 dollars pièce.
Depuis le début il y a plus de sept ans de l’actuel soulèvement, environ 4000 missiles palestiniens, surtout des Qassams, et des mortiers artisanaux ont été tirés sur Israël ou ses anciennes colonies et bases militaires à Gaza, s’inscrivant sans un cycle de bombardement, de blocus et d’invasion qui s’est avéré bien plus préjudiciable à gaza qu’à Israël.
Nous avons eu cet entretien avec Abed de nuit la semaine dernière alors que la dernière invasion israélienne baptisée Opération Hiver Chaud tuait encore des militants et des civiles dans les abords dévastés du nord est de la ville de Gaza.
Pour des raisons de sécurité il avait demandé à ce qu’on passe le prendre en taxi dans un coin de rue situé seulement à quelques centaines de mètres du secteur sous contrôle israélien, où explosions et tirs déchiraient encore la nuit.
Sur ses instructions, le taxi fit demi-tour pour rouler dans le quartier, faisant des demi-tours de temps à autre dans les rues soumises au black-out tandis qu’un drone israélien – les drones eux-mêmes sont équipés de missiles utilisés pour des frappes aériennes mortelles – tournait en rond au dessus de nos têtes. De sa propre initiative, le chauffeur avait laissé ses phares éteints, croyant apparemment que cela rendrait son véhicule, qui roulait lentement, moins suspect aux yeux des snipers et des opérateurs des drones à la recherche des militants dans la nuit.
C’est avec un grand soulagement que les interviewers d’Abed l’ont enfin entendu en terminer avec son histoire.
«Je n’ai plus du tout de téléphone mobile,» dit-il avec regret.

Pourquoi demander quand on peut se servir?

14 novembre 2007
Un moment que je n’étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j’ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l’adoption en première lecture par les députés sionistes d’une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l’Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c’est autant un moyen de soutirer de l’argent que d’envoyer un message aux conférenciers d’Annapolis. D’autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d’Annapolis s’ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d’adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme « capitale éternelle et indivisible » de l’entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l’article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d’autres ce n’est qu’une énième confirmation, que l’entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s’indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d’autrui, un autrui, les Palestiniens, qu’ils n’ont jamais eu l’idée d’indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu’il a subi, pour l’exil, l’expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D’aucuns affirment que l’entité sioniste est la seule démocratie de la région. J’en doute mais au mieux c’est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d’agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson – née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l’immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu’ils n’auront pas rejoint leurs patries d’origine.
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Loi : les taxes collectées pour l’Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
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Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l’Autorité palestinienne qu’elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l’initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l’argent des taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d’autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l’argent des taxes de l’Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d’adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l’an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna’i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l’opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu’Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d’assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c’est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l’Autorité Palestinienne] de l’argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »

>Pourquoi demander quand on peut se servir?

14 novembre 2007

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Un moment que je n’étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j’ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l’adoption en première lecture par les députés sionistes d’une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l’Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c’est autant un moyen de soutirer de l’argent que d’envoyer un message aux conférenciers d’Annapolis. D’autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d’Annapolis s’ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d’adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme « capitale éternelle et indivisible » de l’entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l’article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d’autres ce n’est qu’une énième confirmation, que l’entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s’indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d’autrui, un autrui, les Palestiniens, qu’ils n’ont jamais eu l’idée d’indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu’il a subi, pour l’exil, l’expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D’aucuns affirment que l’entité sioniste est la seule démocratie de la région. J’en doute mais au mieux c’est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d’agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson – née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l’immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu’ils n’auront pas rejoint leurs patries d’origine.
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Loi : les taxes collectées pour l’Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
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Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l’Autorité palestinienne qu’elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l’initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l’argent des taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d’autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l’argent des taxes de l’Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d’adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l’an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna’i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l’opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu’Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d’assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c’est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l’Autorité Palestinienne] de l’argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »

Selon M. Redeker : le judaïsme est une religion dont les rites conjurent la violence

3 juin 2007
On se souvient que le philosophe Français Robert Redeker écrivait ce qui suit dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro :

Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

On se souvient aussi de ce qui a suivi, c’est-à-dire le tollé dans les pays musulmans, la pseudo fatwa condamnant à mort M. Redeker et le soutien apporté par de nombreuses personnalités à un intellectuel menacé pour avoir pensé…
Justement, cette conjuration de la violence propre au christianisme et au judaïsme, voyons comment elle est comprise par un ancien grand rabbin Séfarade dont la doctrine est exposée dans le Jerusalem Post.
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Eliyahu préconise un bombardement massif de Gaza
par Matthew Wagner, The Jerusalem Post, 30 mai 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri

Tous les civils qui vivent à Gaza sont collectivement responsables des tirs de roquettes Kassam sur Sderot, écrit dans une lettre au premier ministre Ehud Olmert l’ancien grand rabbin Séfarade Mordechai Eliyahu.
Eliyahu a statué qu’il n’existait absolument aucune restriction d’ordre moral à tuer de manière indiscriminée des civils au cours d’une éventuelle offensive militaire contre Gaza dans le but de faire cesser les tirs de roquettes.
La lettre, publiée dans Olam Katan [Petit Monde], une brochure hebdomadaire qui doit être distribuée ce vendredi dans les synagogues à travers tout le pays, se réfère à l’histoire biblique du massacre de Shechem (Genèse 34) et au commentaire de Maimonide (Lois des rois 9, 14) pour justifier la légalité de sa décision.
Selon l’éthique juive de la guerre, écrit Eliyahu, une cité assume la responsabilité collective des agissements immoraux d’individus. A Gaza, l’ensemble de la population est responsable car elle ne fait rien pour arrêter les tirs de roquettes Kassam.
L’ancien grand rabbin déclare aussi qu’il est interdit de risquer la vie des Juifs de Sderot ou celle des soldats de l’armée [sioniste] par crainte de blesser ou de tuer des Palestiniens non combattants qui résident à Gaza.
Nous n’avons pas pu nous entretenir avec Eliyahu. Toutefois, Shmuel Eliyahu, son fils, qui est grand rabbin de Safed, a déclaré que son père était contre une incursion de l’armée de terre à Gaza qui mettrait en danger la vie de soldats Israéliens. Il préconise plutôt un bombardement massif [carpet bombing] de l’ensemble de la zone d’où sont lancés les Kassam, sans tenir compte des pertes en vies humaines palestiniennes.
« S’ils ne s’arrêtent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devons en tuer un millier, » explique Shmuel Eliyahu. Et s’ils n’arrêtent pas au bout de 1000 morts nous devons alors en tuer 10 000. S’ils n’arrêtent toujours pas nous devons en tuer 100 000 et même 1 million. Ce qu’il faudra pour les faire s’arrêter. »
Dans sa lettre, Eliyahu cite les Psaumes. « Je poursuivrai mes ennemis et je les ferai prisonniers et n’aurai de cesse avant de les avoir éradiqués. »
Eliyahi écrit que « C’est un message à tous les leaders du peuple Juif de ne pas éprouver de compassion pour ceux qui tirent [des roquettes] sur des civils dans leurs maisons. »
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Bon, maintenant, attendons voir l’ampleur du tollé suscité par nos deux rabbins : tsunami ou vaguelette imperceptible?
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Poser la question, c’est y répondre.

>Selon M. Redeker : le judaïsme est une religion dont les rites conjurent la violence

3 juin 2007

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On se souvient que le philosophe Français Robert Redeker écrivait ce qui suit dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro :

Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

On se souvient aussi de ce qui a suivi, c’est-à-dire le tollé dans les pays musulmans, la pseudo fatwa condamnant à mort M. Redeker et le soutien apporté par de nombreuses personnalités à un intellectuel menacé pour avoir pensé…
Justement, cette conjuration de la violence propre au christianisme et au judaïsme, voyons comment elle est comprise par un ancien grand rabbin Séfarade dont la doctrine est exposée dans le Jerusalem Post.
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Eliyahu préconise un bombardement massif de Gaza
par Matthew Wagner, The Jerusalem Post, 30 mai 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri

Tous les civils qui vivent à Gaza sont collectivement responsables des tirs de roquettes Kassam sur Sderot, écrit dans une lettre au premier ministre Ehud Olmert l’ancien grand rabbin Séfarade Mordechai Eliyahu.
Eliyahu a statué qu’il n’existait absolument aucune restriction d’ordre moral à tuer de manière indiscriminée des civils au cours d’une éventuelle offensive militaire contre Gaza dans le but de faire cesser les tirs de roquettes.
La lettre, publiée dans Olam Katan [Petit Monde], une brochure hebdomadaire qui doit être distribuée ce vendredi dans les synagogues à travers tout le pays, se réfère à l’histoire biblique du massacre de Shechem (Genèse 34) et au commentaire de Maimonide (Lois des rois 9, 14) pour justifier la légalité de sa décision.
Selon l’éthique juive de la guerre, écrit Eliyahu, une cité assume la responsabilité collective des agissements immoraux d’individus. A Gaza, l’ensemble de la population est responsable car elle ne fait rien pour arrêter les tirs de roquettes Kassam.
L’ancien grand rabbin déclare aussi qu’il est interdit de risquer la vie des Juifs de Sderot ou celle des soldats de l’armée [sioniste] par crainte de blesser ou de tuer des Palestiniens non combattants qui résident à Gaza.
Nous n’avons pas pu nous entretenir avec Eliyahu. Toutefois, Shmuel Eliyahu, son fils, qui est grand rabbin de Safed, a déclaré que son père était contre une incursion de l’armée de terre à Gaza qui mettrait en danger la vie de soldats Israéliens. Il préconise plutôt un bombardement massif [carpet bombing] de l’ensemble de la zone d’où sont lancés les Kassam, sans tenir compte des pertes en vies humaines palestiniennes.
« S’ils ne s’arrêtent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devons en tuer un millier, » explique Shmuel Eliyahu. Et s’ils n’arrêtent pas au bout de 1000 morts nous devons alors en tuer 10 000. S’ils n’arrêtent toujours pas nous devons en tuer 100 000 et même 1 million. Ce qu’il faudra pour les faire s’arrêter. »
Dans sa lettre, Eliyahu cite les Psaumes. « Je poursuivrai mes ennemis et je les ferai prisonniers et n’aurai de cesse avant de les avoir éradiqués. »
Eliyahi écrit que « C’est un message à tous les leaders du peuple Juif de ne pas éprouver de compassion pour ceux qui tirent [des roquettes] sur des civils dans leurs maisons. »
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Bon, maintenant, attendons voir l’ampleur du tollé suscité par nos deux rabbins : tsunami ou vaguelette imperceptible?
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Poser la question, c’est y répondre.

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