Archive for the ‘Shimon Peres’ Category

Ehud Barak annule sa visite en France!

13 juin 2010

Ehud Barak, le ministre sioniste de la défense, annule sa visite en France où il était attendu pour la journée d’inauguration d’Eurosatory, le salon de l’armement qui se tient en région parisienne.

Il devait également avoir des discussions avec don homologue Français, M. Hervé Morin.
La presse, peu diserte sur cette affaire nous explique que:
 Il est vrai que la présence de ce criminel est absolument indispensable à la création d’une équipe chargée d’enquêter sur ses popres crimes!
Bon, mais l’annulation de ce séjour a peut-être d’autres raisons ainsi que le suggère Richard Silverstein, confirmé par l’Associated Press:
Eh oui, il y avait des Français dans la flottille et des poursuites judiciaires sont engagées contre les auteurs et commanditaires du crime commis en haute mer par les délinquants sionistes.

De son côté, Shimon Peres, le parrain de la mafia sioniste, en visite officielle en Corée du Sud a été conspué par quelques dizaines de militants qui ont été son comité d’accueil devant le repaire local [l’ambassade] du gang sioniste.

Décidément, les temps changent pour l’entité sioniste…

Le dernier truc de la hasbara contre le juge Richard Goldstone

12 mai 2010
La hasbara sioniste n’est pas encore disposée à lâcher les baskets à Richard Goldstone, ce magistrat Sud Africain qui a donné son nom au rapport onusien sur les crimes de guerre commis pendant la dernière grande agression contre Gaza fin 2008, début 2009.
Le dernier truc de la hasbara consiste à tenter de discréditer Richard Goldstone en rappelant son passé de juge au service du régime d’apartheid, notamment les condamnations à la peine capitale qu’il a prononcées à l’époque contre 28 Sud Africains noirs.
Sasha Polakow-Suransky de Foreign Policy revient sur cet argument de la hasbara (pédagogie sioniste du mensonge) pour rappeler l’importance des relations entretenues par l’entité sioniste avec le régime de Pretoria, notamment dans le domaine militaire. Son article complète donc utilement celui que je vous avais proposé il y a quelque temps, publié par le journal El pais.
M. Polakow-Suransky, s’il relève effectivement la tâche que constitue les condamnations à mort prononcées par Richard Goldstone, note aussi le rôle crucial qui fut le sien dans la délicate transition qui marqua la fin du régime d’apartheid. Rôle dont Nelson Mandela lui sera d’ailleurs fort gré.
Il importe cependant d’apporter ici une précision: l’auteur indique en effet que M. Netanyahou aurait eu raison d’affirmer que le pétrole iranien et arabe arrivait en Afrique du Sud, par des intermédiaires observe-t-il. Le pétrole iranien arrivait certes en Afrique du Sud mais il faut rappeler que ce ne fut le cas qu’avant la destitution su Shah, ce dernier étant à la fois un allié des Etats Unis et un ami de l’entité sioniste. Quant au pétrole « arabe », il était simplement revendu par des compagnies comme Shell, BP ou Amoco. Des détails ici et .

Pierres d’or, maisons de verre (Gold stones, glass houses)
par Sasha Polakow-Suransky 10 mai 2010, Foreign Policy (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Le gouvernement israélien en a après Richard Goldstone. Depuis que Goldstone, un juge Juif Sud Africain, a publié un rapport en septembre qui accuse Israël (et le Hamas) d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’invasion de Gaza en 2009, le premier ministre Benjamin Netanyahou s’en est pris à lui – et à son rapport – en tant que grave menace pour la légitimité d’Israël.

Ce mardi, de hauts responsables du gouvernement israélien ont accentué leur campagne contre Goldstone, l’accusant d’avoir envoyé 28 Sudafricains noirs à la mort lorsqu’il servait comme juge à l’époque de l’apartheid.

« Le juge qui a condamné à mort des noirs… est un homme de deux poids deux mesures, » a proclamé Reuven Rivlin, porte parole de la Knesset. « Une telle personne ne devrait pas être autorisée à faire la leçon à un Etat démocratique qui se défend contre des terroristes. » Le vice ministre des affaires étrangères Danny Ayalon a insisté, « Ce soit disant juge respecté se sert de ce rapport afin d’expier ses propres péchés, » comparant la déclaration de Goldstone selon laquelle il avait été forcé d’appliquer les lois d’un régime injuste aux « explications que nous aavons entendues en Allemagne nazie après la seconde guerre mondiale. »

Et le journal Yediot Aharonoth d’enchaîner – avec des hochements de tête approbateurs de Jeffrey Goldberg et Jonathan Chait – que « l’homme qui est l’auteur du rapport Goldstone qui critique les actions de l’armée israélienne durant l’opération Plomb Durci a pris une part active dans les politiques racistes d’un des régimes les plus cruels du 20ème siècle. »

Ce qu’a fait aussi le gouvernement israélien

Les verdicts rendus par le juge Goldstone au temps de l’apartheid sont indubitablement une tache dans son dossier, mais ceux qui le critiquent ne mentionnent jamais le rôle essentiel qu’il a joué dans l’accompagnement de l’Afrique du Sud dans sa transition démocratique, la conjuration des menaces de violences et la passation pacifique du pouvoir – un rôle qui lui a valu l’amitié de Nelson Mandela qui le nommera à la plus haute cour de justice du pays.

Plus important, le moralisme d’Ayalon et de Rivlin ignorent commodément l’histoire de l’armement par Israël du régime d’apartheid du milieu des années 1970 au début des années 1990. En servant de premier et plus sûr fournisseur d’armes pendant une période de violente répression à l’intérieur et d’agression à l’extérieur, le gouvernement israélien a fait beaucoup plus pour aider le régime d’apartheid que ne l’a jamais fait Goldstone.

L’alliance israélo-sud africaine a commencé pour de bon en avril 1975 quand Shimon Peres, ministre de la défense à l’époque, avait signé un pacte de sécurité secret avec son homologue Sud Africain, P.W. Botha. En quelques mois, le commerce entre les deux pays devint actif avec la conclusion de contrats d’armement de près de 200 millions de dollars. Peres avait même proposé de vendre à Pretoria des missiles Jericho capables d’emporter des charges atomiques. En 1979, l’Afrique du Sud était devenu le plus gros client de l’industrie de défense israélienne, représentant 25 % des exportations militaires et éclipsant d’autres clients tels l’Argentine, le Chili, Singapour et le Zaïre.

Des échanges de personnel militaires de haut niveau suivirent bientôt. Des Sudafricains se joignirent en mars 1979 au chef d’état major Israélien pour des essais top secret d’un nouveau système de missiles. Pendant l’invasion du Liban par Israël en 1982, l’armée israélienne avait conduit Constand Viljoen, le chef de la South African defense Force, et ses collègues sur les lignes de front; et Viljoen emmenait fréquemment les attachés d’ambassade et les conseillers militaires Israéliens sur le champ de bataille en Angola où ses troupes affrontaient les forces angolaises et cubaines.

Il y avait aussi une coopération nucléaire: l’Afrique du Sud fournissait à Israël du concentré d’uranium tandis que des dizaines d’Israéliens vinrent en Afrique du Sud en 1984 sous de fausses identités et des prétextes factices, pour travailler sur le programme de missiles nucléaires de Pretoria sur le pas de tir de la base secrète d’Overberg en Afrique du Sud. A ce moment là, les sources alternatives d’approvisionnement en armes de l’Afrique du Sud s’étaient largement taries parce que les Etats Unis et les pays européens avaient commencé à se conformer à l’embargo de l’ONU sur les armes; Israël continua à l’enfreindre sans vergogne.

La flagrante hypocrisie de la dernière attaque contre Goldstone n’a rien d’une nouveauté. En novembre 1986, Benjamin Netanyahou, alors ambassadeur d’Israël à l’ONU, avait prononcé un discours vibrant devant l’Assemblée Générale pour dénoncer l’apartheid tout en insistant sur le fait que « les pays arabes pétroliers forment le cordon ombilical qui nourrit le régime d’apartheid. » (peu importe si Israël, par déférence envers ses amis de Pretoria, n’avait pas participé au vote de 1980 à l’ONU pour imposer un embargo pétrolier à l’Afrique du Sud)

Netanyahou avait raison de dire que le pétrole iranien et arabe allait, via des intermédiaires, au régime d’apartheid, mais il avait nié catégoriquement l’importante coopération militaire et les échanges commerciaux avec l’Afrique du Sud, qualifiant les accusations de lucratives ventes d’armes de « tout simplement absurdes » et avait accusé ses détracteurs d’essayer de « diffamer Israël. »

En réalité, Israël a largement profité de ses ventes d’armes à Pretoria à l’époque. Ecrivant dans le New York Times, Thomas Friedman estimait que les deux pays avaient réalisé entre 400 et 800 millions de dollars de transactions dans le secteur de l’armement en 1986. Selon des documents sud africains rendus publics, les chiffres étaient probablement encore plus élevés. A lui seul, un contrat de modernisation des avions de combat sud africains au milieu des années 1980 s’élevait à « approximativement deux milliards de dollars, » et les ventes d’armement en 1988 – un an après l’imposition par Israël de sanctions au régime d’apartheid – dépassaient 1,5 milliard de dollars. Comme me l’avait dit sans ambages Jan van Loggenberg, l’ancien commandant en chef de l’armée de l’air d’Afrique du Sud: « Israël était probablement notre seule possibilité dans les années 1980. »

Des chiffres déclassifiés sur l’approvisionnement en armes de l’Afrique du Sud (qui excluent des sociétés mixtes lucratives et des arrangements financiers conjoints) révèlent dans toute sa dimension l’ampleur du mensonge de Netanyahou. Les « chiffres indépendants du FMI » qu’il avait cité (qui excluaient diamants et armes) suggéraient que les échanges s’élevaient au montant ridicule de 100 millions de dollars annuels. Ils s’élevaient en réalité à cinq ou dix fois ce montant – en fonction des années – faisant du régime d’apartheid le deuxième ou troisième partenaire commercial d’Israël après les Etats Unis. Toutes les armes vendues par Israël n’ont pas servi dans des guerres à l’étranger, et il est incontestable que des armes israéliennes ont contribué à prolonger la domination d’un régime immoral et raciste.

Avant de jeter des pierres depuis leur maison de verre, Ayalon, Rivlin et les journalistes Israéliens feraient bien d’examiner – et d’admettre – l’histoire honteuse de la collaboration de leur propre gouvernement avec le régime d’apartheid.

Sasha Polakow-Suransky est chef de rédaction à Foreign Affairs et l’auteur de The Unspoken Alliance: Israel’s Secret Relationship with Apartheid South Africa.

Sionisme et apartheid: la presse espagnole enfonce le clou

26 mars 2010
L’Espagne, comme d’autres pays à vrai dire, a été accusée de connaître un regain d’antisémitisme. Et il faut dire que cette accusation n’est pas exactement passée comme une lettre à la poste et qu’elle a suscité une réaction de la presse espagnole.
Je l’avais déjà noté dans un précédent post où je vous proposais un article du journal El Pais. Cette fois, c’est La Vanguardia, le grand quotidien hispanophone de Barcelone qui s’y met en publiant un long article qui porte sur l’apartheid dans l’entité sioniste. Cet article est le fait d’un spécialiste puisque rédigé par un guide touristique qui exerce en Afrique du Sud et a donc quelque compétence pour comparer la situation de l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid et ce que subissent actuellement les Palestiniens. La vanguardia n’est pourtant pas un journal particulièrement pro palestinien!
L’article donne des indications précises sur les relations entre l’entité sioniste et le régime d’apartheid sud africain. Il met notamment en relief le rôle de l’institution communautaire juive, partie prenante du régime d’apartheid et fer de lance de la mise en relation de l’Afrique du Sud avec l’entité sioniste. Il souligne aussi le rôle de personnalités juives, dont le chanteur Johnny Clegg est une des figures les plus connues, dans la lutte contre l’apartheid. Ces Juifs, nombreux au demeurant, n’étaient par contre pas intégrés dans le système communautariste juif d’Afrique du Sud. Ils n’agissaient pas en tant en qualité de Juifs mais en tant que militants de gauche ou tout simplement antiracistes.
On peut lire que John Vorster, futur premier ministre Sud Africain, interné par les Britanniques pendant la seconde guerre mondiale pour cause de sympathies pour le nazisme, n’en sera pas moins couvert d’éloges par des dignitaires du régime sioniste comme Moshe Dayan ou Yitzhak Rabin.
Et que Shimon Peres (prix Nobel de la paix!), chargé en tant que ministre de la défense de la coopération militaire avec Pretoria, ne regrette rien puisque, dit-il, « Il faut oublier le passé, » « Le passé ne m’intéresse pas. »
Shimon Peres est un de ceux qui somment pourtant le monde entier d’entretenir la mémoire de l’holocauste…
Apartheid en Israël
Quiconque a vécu dans l’Afrique du Sud de l’apartheid et voyage aujourd’hui en Israël observera des choses désagréablement familières.
par Jaume Saladrigas au Cap, La vanguardia (Esp) 23 mars 2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Il est courant de lire des articles sur le malaise que ressentent les politiques Israéliens devant l’actuel climat d’antisémitisme qui, selon eux, s’est installé en Espagne. Par antisémitisme, certains entendent les opinions opposées ou qui interrogent les actions de l’actuelle administration israélienne. L’Etat hébreu est celui de l’apartheid, entend-on souvent. Pourquoi les autorités israéliennes s’indignent-elles chaque fois que quelqu’un en vient à faire des comparaisons avec l’ancien système d’apartheid en Afrique su Sud? Et dites-moi en quoi est-il antisémite de dire quelque chose de ce genre?Dans les années 1950, DF Malan, premier ministre d’Afrique du Sud, créa un système de lois qui rappelaient celles de Nuremberg, à l’époque d’Hitler: la loi sur l’état civil qui classait la population en fonction de la race. Des lois qui interdisaient les relations sexuelles ou matrimoniales entre personnes de races différentes. Des lois qui excluaient les noirs du monde du travail blanc.

Les origines de l’antisémitisme des Afrikaners remonte à une décennie avant 1948,année qui vit le Parti Nationaliste remporter pour la première fois des élections législatives. DF Malan avait déclaré son opposition à l’acceptation par l’Afrique du Sud de réfugiés Juifs supplémentaires venant d’Allemagne. A cette fin, il proposa des lois anti-immigration. Dans un discours au parlement, il défendit ainsi sa position: « On m’accuse souvent de discrimination envers les Juifs pour le simple fait d’être Juifs. Je vous dis en toute sincérité que c’est le cas; je les discrimine parce qu’ils sont Juifs. »

La présence de communautés juives en Afrique du Sud est antérieure aux événements de la seconde guerre mondiale. Au 19ème siècle, arrivèrent des familles entières ou ce qui restait de familles décimées qui fuyaient les pogroms en Lituanie et en Lettonie. Avec Staline, les persécutions contre les Juifs s’accentuèrent, ce qui provoqua une deuxième vague de réfugiés vers l’Afrique du Sud. Avec la découverte en 1860 des riches gisements de diamants de Kimberly et l’enrichissement notable de certains membres de la communauté juive, l’antisémitisme s’accrut. Les préjugés, les clichés: « le Juif est avare » étaient déjà à l’époque très répandus. La guerre anglo-boer à la fin du 19ème siècle servit aussi d’argument à des politiciens mal intentionnés. Ces derniers ne tardèrent pas à accuser les Juifs de s’enrichir aux dépens des perdants [les Boers]. Hendrik Verwoerd, rédacteur en chef de l’influent journal Die Transvaler et fondateur du mouvement Apartheid, soutenait que les Juifs en Afrique du Sud et dans le monde poursuivaient le même objectif: contrôler l’ensemble de l’économie. Les outils de communication (presse et radio) entre les mains de l’appareil du parti Nationaliste ne rataient aucune occasion de lancer une campagne antisémite. Il faut se souvenir que les Afrikaners s’étaient montrés favorables à la cause d’Hitler randis que les Sudafricains d’origine anglaise – dont étaient isus presque tous les membres du gouvernement – soutenaient le camp allié.
Don Krausz, survivant de l’holocauste (sa famille a eu moins de chance) et président de l’association des survivants de l’holocauste en Afrique du Sud, le rappelle bien: « Les Afrikaners, et en particulier les adhérents ou sympathisants du Parti Nationaliste, nous haïssaient. La presse afrikaans était un calque du journal hitlérien « Der Stürmer ». Les Juifs vivaient dans une anxiété constante sous la menace des Afrikaners. A Potschefstroom, d’où est ma femme, les milices des Chemises Grises jetaient des pierres sur les magasins juifs. Ou pire encore, ils y mettaient le feu ou les faisaient exploser. Ces gens là seront au pouvoir en 1948. Peu de ministres n’avaient pas la nostalgie du IIIème Reich et du nazisme. »

Après la guerre, le Parti nationaliste remporta les élections de 1948 et lança un vaste processus de transformation politique. Peu importaient les différends avec les anglophones (représentés par le Parti de l’Unité et le Parti Progressiste; l’opposition). Ensemble, il s’agit maintenant de construire une société nouvelle. L’apartheid est l’affaire de tous. La même année, le parlement, avec l’appui de tous les partis, opposition comprise, approuvait un nouveau système de lois pour l’Afrique du Sud. Un Ordre Nouveau: l’apartheid. La communauté juive d’Afrique du Sud n’avait rien à craindre. Le train de nouvelles lois ségrégationnistes ne touchait pas aux Juifs. Il s’agissait de créer un Etat dans lequel il serait possible de construire deux sociétés distinctes et différentes entre elles: les blancs d’un côté, les noirs et le reste des communautés non blanches de l’autre (à l’époque l’Afrique du Sud avait un déficit important en matière de population d’origine européenne). Et eux, les Juifs, étaient blancs.

Que s’était-il passé? Qu’est-ce qui avait changé entre les Afrikaners et la communauté juive? En 1961, le Parti nationaliste obtint l’approbation majoritaire au parlement d’un nouveau statut et de la décision de proclamer la république. Ce changement avait contrarié le Royaume Uni qui n’y pouvait cependant pas grand chose. Sauf exercer une pression maximum pour expulser l’Afrique du Sud du Commonwealth britannique, ce qui se produisit effectivement. Les blancs d’Afrique du Sud – qu’ils soient Boers ou d’origine anglo-saxonne – et Israël s’étaient toujours vues comme deux nations authentiquement démocratiques et soucieuses de défendre les valeurs occidentales dans un environnement le plus souvent hostile. En conséquence elles exigeaient le respect mutuel.

L’Afrique du Sud percevait sa destinée somme quelque chose de très proche de celle d’Israël. « Les Israéliens sont une minorité qui vit entourée de 200 millions de fanatiques musulmans qui, en outre, reçoivent l’appui de pays communistes. Un îlot de gens civilisés entourés de 200 millions d’Arabes barbares et sauvages. Quant aux Afrikaners, 5 millions de personnes au milieu de centaines de millions de noirs aidés par les communistes, » avait déclaré en une occasion John Vorster dont les propos seront répétés des années plus tard par le premier ministre PW Botha.

Pendant la deuxième guerre mondiale, le futur premier ministre d’Afrique du Sud, John Vorster, fut interné dans un camp de concentration allié. Vorster était un admirateur fervent des nazis, chose qui ne cadrait pas bien avec un pays comme l’Union Sud Africaine qui était en guerre aux côtés des alliés. Trois décennies plus tard, en 1976, il se rendait à Jérusalem. en qualité de premier ministre cette fois. Le gouvernement de  Yitzhak Rabin, Menahem Begin et le légendaire général Moshe Dayan ne tarissaient pas d’éloges à l’égard de leur hôte.

Israël et l’Afrique du Sud oublièrent leurs divergences idéologiques du passé et inaugurèrent une relation cordiale et très fructueuse. A l’époque Israël et l’Afrique du Sud ont travaillé à des projets en vue de développer des tecnologies militaires de très haut niveau. Israël apportait à l’Afrique du Sud une aide militaire dans le conflit contre l’Angola. L’ennemi à combattre était le communisme.

Dans les années 1970 et 1980, quand la communauté internationale, sous la pression d’organismes comme l’ONU, décida d’imposer des sanctions économiques à Pretoria, PW Botha, le premier ministre du pays, durcit encore plus l’apartheid et en conséquence, l’Afrique du Sud s’enfonça dans une spirale de l’horreur. Les manifestations, les révoltes, les arrestations, les exécutions et les assassinats politiques firent parti du quotidien. Les grandes multinationales étrangères choisirent de quitter l’Afrique du Sud. L’occident tourna le dos à l’Afrique du Sud. Rien de tout cela n’ébranla le gouvernement. Dans le même temps, les passeports sud africains ne permettaient plus de voyager à l’étranger, sauf en Israël, l’ami fidèle.

Alon Liel, ax ambassadeur israélien à Prétoria, a délaré dans une interview que ce fut précisément l’Etat d’Israël qui assuma la responsabilité d’aider l’Afrique du Sud à se doter du potentiel militaire nécessaire (le plus important du continent). L’Afrique du Sud avec ses énormes réserves de trésorerie issues de sa puissante industrie minière, put financer divers programmes de développement technologique en Israël et, en contrepartie, des scientifiques Israéliens apportèrent leur savoir faire à l’Afrique du Sud. C’est ainsi, par exemple, que ces deux pays obtinrent la technologie essentielle pour développer leur arsenal nucléaire. Peu de gens en étaient informés.  Du côté israélien, Shimon Peres et Rabin le savaient (mais ils essayaient de le cacher). Ces deux hommes, avant d’être des politiciens, faisaient partie de l’équipe de techniciens militaires qui travaillait avec le gouvernement de Prétoria.

Antérieurement à la mise en place d’obstacles aux frontières, de checkpoints et autres dispositifs pour contrôler la population palestinienne qui entrait et sortait quotidiennement d’Israël, des spécialistes de la sécurité anti terroriste Sudafricains apportèrent une aide logistique à leurs coreligionnaires Israéliens. La même chose s’est produite avec la construction de ce qui est peut-être le plus important symbole de la répression et de la ségrégation raciale en Israël: le Mur. La gigantesque clôture de béton et d’acier qui serpente autour d’un périmètre qui ne cesse de s’agrandir.

Vers 1986, sous la pression de la situation internationale, des sanctions économiques, des résolutions successives de l’ONU condamnant à chaque fois l’apartheid, Israël décida de prendre ses distances avec le régime de Prétoria. Cette évolution des relations avec l’Afrique du Sud préoccupa les responsables de l’appareil sécuritaire en Israël. « Qui aurait pu penser? Est-ce que nous sommes tous soudain devenus fous? Comment allons-nous faire sans l’assistance militaire de l’Afrique du Sud? Que va devenir notre industrie aéronautique? Nous ne pourrons pas survivre sans son soutien. N’oubliez pas que les Sudafricains, depuis les années 1970 n’ont cessé de nous aider et sont nos meilleurs clients. »

Aujourd’hui, quand on évoque des personnalités juives Sudafricaines, les noms qui nous viennent à l’esprit sont ceux d’Helen Suzman, une éminente militante anti apartheid ou celui de Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature. Et peut-être aussi celui de Johnny Clegg, musicien de rock célèbre dans les années 1980. Tous trois s’opposèrent à l’apartheid. Rares sont cependant ceux qui connaissent le nom de Percy Yutar.

Yutar appartenait à l’autre bord. C’était le procureur qui en 1963 a réussi à mettre Nelson mandela derrière les barreaux. Il avait fait valoir des preuves qui incriminaient apparemment Mandela dans un prétendu sabotage et de vouloir conspirer contre l’Etat. Mandela purgea une peine de 27 ans et Percy Yutar fut récompensé par le gouvernement avec le poste de procureur général de l’Etat Libre d’Orange et, peu après, du Transvaal. Pendant des dizaines d’années, la Fédération Sioniste et le Groupe des Députés Juifs d’Afrique du Sud honorèrent des hommes comme Percy Yutar, Juif anti communiste et bon Sudafricain.

Pour Alon Liel, l’image que le monde devait avoir (et continuer à avoir) des Juifs d’Afrique du Sud est le modèle classique des militants contre l’apartheid. Les Juifs déploraient dans leur majorité le racisme mais insuffisamment. C’est que ce système leur apportait deux garanties fondamentales: un bon niveau de vie et une vie sans crainte du communisme. Devant les atrocités endurées au quotidien par les noirs et les autres communautés non blanches, les Juifs liés à l’establishment ont détourné le regard. Les choses iront mieux pour nous, disaient-ils, si nous les laissons telles quelles.

« Il faut oublier le passé, » recommandait Shimon Peres lors d’un entretien avec un correspondant Sudafricain. Shimon Peres parlait en connaissance de cause. Ce n’est pas pour rien qu’il a été ministre de la défense à l’époque de la visite de Vorster à Jérusalem et deux fois premier ministre dans les années 1980, à l’époque précisément où les relations entre l’Etat hébreu et l’Afrique du Sud blanche étaient au mieux .Peres goûte peu le charabia moraliste. « Je ne regarde jamais en arrière. Le passé ne m’intéresse pas. Je ne peux pas le modifier, à quoi bon m’en préoccuper maintenant? » Quand on lui demande comment il est possible que deux nations aux idéologies aussi différentes, antagonistes, aient pu s’apporter un soutien mutuel et s’il a douté à l’occasion, il répond: « Toutes les situations ne correspondent pas forcément à un idéal. Toute décision tient compte de deux alternatives imparfaites. Le mouvement noir en Afrique du Sud encensait Arafat depuis des années, et Arafat était notre ennemi chez nous. A la vérité, nous n’avions pas le choix. Nous n’avons cependant jamais cessé de dénoncer l’apartheid. Nous ne l’avons jamais soutenu. »

Personne en Israël n’a honte du passé. Le sous directeur général du ministère des affaires étrangères, Gideon Meyer, le justifie ainsi: « Notre handicap majeur a toujours été la sécurité. Aucune nation au monde n’est plus menacée que la nôtre. Il en est ainsi depuis ses tout premiers jours, depuis la naissance de l’Etat d’Israël. La géopolitique d’Israël en est le résultat. »

Quiconque a vécu dans l’Afrique du Sud de l’apartheid et se rend aujourd’hui en Israël observera des choses étrangement familières. Il n’existe certes pas en Israël de pancartes où on annonce aux noirs l’interdiction de ceci ou de cela, « blancs seulement », « non européens seulement ». Le fait est que ça revient au même; en Israël comme en Afrique du Sud par le passé, prévaut un climat de ségrégation raciale. Les Israéliens préfèrent cependant ne pas s’en rendre compte.

Les soldats de l’Etat hébreu humilient très souvent les Palestiniens qui se présentent aux checkpoints, les postes frontaliers. Les colons s’amusent à tracer des peintures xénophobes sur les humbles demeures des Palestiniens à Hébron. La police de jérusalem Ouest exerce son autorité de manière routinière, interpelle systématiquement toutes les personnes d’apparence arabe et contrôlent leurs identités. Certaines colonies et communautés juives refusent complètement l’entrée de « leur » zone aux palestiniens. L’argument qui justifie ce refus est l’appartenance à deux mondes culturellement distincts.Le maire d’un de ces hameaux de colons juifs en est venu à proposer que les palestiniens portent un quelconque signe distictif qui les identifie comme tels. Renversement de la notion de ghetto? Possible. Dans les années 1990, des groupes d’extrême droite juifs avaient exigé que les commerçants qui employaient des Palestiniens licencient ces derniers. Ceux qui s’étaient pliés à cette exigence  avaient reçu un autocollant où on lisait « nous n’employons pas d’Arabes. » Dans les matchs de football qui opposent des équipes israéliennes et palestiniennes, les supposrters juifs crient « mort aux Arabes. »

Celui qui a le rare honneur (ou selon le cas, tout le contraire) d’être invité à dîner chez une famille juive de la classe moyenne, il se peut qu’avec le dessert  – peut-être que c’est l’été et que nous soyons sur la terrasse à profiter du parfun que répandent les citronniers du jardin du voisin – la conversation animée porte sur la cause palestinienne. Nos amphitryons disutent, tentent de nous convaincre qu’en réalité les Palestiniens ne « méritent » pas d’avoir leur propre Etat. L’intifada et les attentats suicide justifient mille fois les 37 années d’occupation de leurs terres. Des crimes contre les Palestiniens? Certainement pas. Les criminels sont les Palestiniens.

Ca rappelle beaucoup les discussions sur les noirs qu’il y a vingt ou trente ans, j’avais avec des gens que je connaissais en Afrique du Sud. Les mêmes clichés, les mêmes préjugés, la même étroitesse d’esprit. On fait régulièrement des enquêtes d’opinion en Israël. Les Israéliens sont une majorité pour penser que les Arabes sont des gens « sales », « primitifs »,faisant peu de cas de la vie humaine et d’un naturel violent.Rehavam Ze’evi, ancien ministre du tourisme sous Sharon, avait proposé l’expulsion de tous les Arabes du territoire juif. Dans le plus pur style de l’apartheid. Même la presse juive l’avait traité de raciste. Ze’evi est mort en 2001, victime d’un attentat terroriste.

La liste d’exemples est longue qui démontre de manière claire qu’Israël, actuellement, continue à se prévaloir de pratiques propres à l’apartheid sud africain. « Il y a toujours eu des fanatiques pour exiger un Grand Israël, » explique Krausz, survivant de l’holocauste qui réside à Johannesbourg. « Il y a des types, des tarés, il n’y a pas d’autre mot, qui insistent pour prouver que c’est dans la Bible; cette terre est à nous, par la volonté divine. C’est du fascisme. »

Hirsch Goodman avait décidé d’émigrer en Israël. C’était il y a trente ans, peu après avoir terminé son service militaire (obligatoire en Afrique du Sud). Son fils, après avoir achevé son service dans l’armée israélienne a émigré en Afrique du Sud. « L’armée l’avait envoyé dans les territoires occupés et il dit qu’il n’oubliera jamais ce qu’on l’a obligé à faire, » déclare Goodman qui travaillait comme analyste des systèmes de sécurité à l’université de Tel Aviv. Selon lui, le terme « apartheid » est peut être un peu exagéré. « Si Israël persiste à vouloir se maintenir dans les territoires occupés, sans doute devrons nous accepter ce terme. Nous ne pourrons alors plus parler d’Etat démocratique. Ce qui arrivera alors seront des formes distinctes de développement et la discrimination systématique dans tous les domaines: éducation, santé, légal. Mais on ne peut pas dire aujourd’hui que nous pratiquons l’apartheid alors que 76 % de la population d’Israël désire sincèrement un accord avec le peuple palestinien. Il est vrai que nous discriminons les Arabes, ceux qui sont venus d’Ethiopie et d’autres, mais ce n’est pas pour autant qu’on peut nous coller l’étiquette de racistes. Je déteste qu’on banalise le mot apartheid. C’est quelque chose de trop affreux. »

A propos d’une mise en garde de Shimon Peres contre le Hezbollah et le narcotrafic en Amérique latine

11 novembre 2009
La diplomatie sioniste est hyperactive en ce moment. Ainsi Netanyahou, le premier ministre, vient de se rendre à Washington et à Paris tandis que Shimon Peres, le président honoraire du gang, visite le Brésil et l’Argentine. Et qu’un émissaire s’est rendu aux Iles Salomon pour comprendre pourquoi cet Etat a été le seul d’Océanie à voter à l’ONU en faveur du rapport Goldstone.
C’est la visite de Shimon Peres en Amérique Latine qui va m’intéresser ici. Peres a le sens de la formule, c’est le moins qu’on puisse dire: ne vient-il pas d’offrir au président Lula 100 ans d’amitié entre le Brésil et l’entité sioniste?
On remarquera que si le sens du mot « amitié » est aussi perverti dans son esprit que celui du mot « paix ,» les Brésiliens ont sans doute tout intérêt à refuser cette offre.
On se dira aussi que M. Peres est bien présomptueux d’imaginer que l’entité sioniste existera encore dans un siècle.
Dans l’immédiat, amitié pour M. Peres, cela veut dire vendre des armes. Quoi de plus naturel pour un prix Nobel de la paix? Cela signifie aussi mettre en garde les autorités brésiliennes contre l’infiltration du Hezbollah en Amérique du Sud
Selon le régime sioniste, en effet:

L’organisation terroriste chiite trafique de la drogue, des diamants et des armes dans le triangle frontalier entes le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, afin de financer des cellules terroristes qui préparent des attentats contre des cibles juives.

Si préparer des attentats contre des cibles juives est à coup sûr quelque chose de condamnable, on peine à comprendre pourquoi il faudrait organiser d’importants réseaux de trafics illicites pour organiser une attaque à la bombe contre un centre culturel juif par exemple. Ce genre d’opérations n’est certainement pas à ce point coûteux qu’il soit nécessaire de prendre en plus des risques avec les douanes et les polices de trois pays.
Mais bon, on sait que les « fous de Dieu » ont des problèmes avec la logique, alors pourquoi pas.

Mais si Lula est bien informé, et si c’est le cas de ses homologues d’Amérique latine, je pense qu’il sait fort bien à quoi s’en tenir sur qui fait quoi en matière de trafics divers et variés.

Ainsi vient-on d’apprendre en Uruguay, la découverte d’un important stock d’armes et de munitions dans une des villas appartenant à un certain Saul Feldman, 64 ans, financier de son état.

Ce sont plusieurs centaines d’armes essentiellement de gros calibre qui ont été découvertes par hasard par des pompiers venus éteindre un incendie qui s’était déclaré dans la maison: grenades anti-tanks, grenades à fragmentation, lance-roquettes RPG7, fusils mitrailleurs AK 47, M16, Uzi etc. ainsi que quelques 40 000 munitions.

La police s’est ensuite rendue à sa résidence principale pour l’interpeller, chose qui n’est pas allée de soi, puisque, lit-on dans le journal uruguayen Espectador :

Lorsque les agents sont allés le chercher, Feldman, un expert comptable de 64 ans, était en train de sortir de sa voiture. Questionné à ce sujet, il a décliné son identité et a répondu à la police: « Justement, je voulais aller là-bas. Attendez-moi, je vais chercher un sac. »
Il rentra donc dans la maison et, au bout de quinze minutes Mario Morena, un des agents, s’es penché à la fenêtre pour l’appeler. C’est à ce moment que Feldman lui a tiré un coup de feu en pleine poitrine et le tua avant de se retrancher dans la maison.
S’ensuivit une véritable bataille mettant aux prises le comptable aux forces spéciales venues en renfort. Et c’est seulement vers 9h du matin que Feldman fut tué par les forces de l’ordre.

Les policiers découvrirent que la maison comportait une pièce blindée et des masques de respiration avec lesquels il a résisté à l’attaque au gaz lacrymogène du samedi.

Les hypothèses sur la destination des armes sont diverses. Comme il est établi que les armes n’ont pas appartenu et n’ont pas été volées à l’armée ou à la police, le trafic d’armes est le scénario le plus probable. On suppose, en particulier, que les armes pourraient être destinées au narcotrafic au Brésil qui est engagé dans une lutte contre la police de ce pays.

Selon les premières informations, Feldman appartenait à une importante bande de délinquants et il possédait dans sa maison une pièce blindée où il a passé une bonne partie de la nuit.  Une des hypothèses étudiées les mieux assurées est que Feldman était un maillon d’une bande de trafiquants d’armes qui opèrent au Brésil, selon Canal 4. Les armes proviennent de l’étranger pour la plupart et ne sont pas en usage dans l’armée uruguayenne, leur puissance de feu étant considérable.

On peut lire également dans Defensa.com que:

Le délinquant abattu, Saul Feldman, un économiste à la double-nationalité israélo-uruguayenne, possédait quatre jeux de documents d’identité, obtenus légalement mais avec de faux certificats de naissances, et autant de noms, ainsi que la responsabilité d’une société financière.

Sa résistance aux forces de l’ordre a par ailleurs été si farouche que:

La justice et la police enquêtent sur les antécédents de Feldman et sur les informations selon lesquelles il aurait reçu un entraînement militaire en Israël…

Bizarre pour un trafiquant de stupéfiants aux ordres du Hezbollah.

Inutile de chercher ces informations dans un journal français, elles n’y sont pas et n’y seront jamais.

Oui à la présence de Shimon Peres à Lyon le 12 mars, si c’est derrière les barreaux d’une prison!

9 mars 2008
Communiqué de presse du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
e
Shimon PERES, président d’Israël, inaugurera l’Espace HILLEL ce mercredi 12 Mars à LYON.
Shimon PERES, Prix Nobel de la guerre, n’est pas le bienvenu à LYON.
Alors que la bande de Gaza s’enfonce dans la pauvreté et que la population subit un siège inhumain.
Alors que plus de 100 morts et des centaines de blessés viennent d’être l’ouvre de l’armée d’occupation israélienne.
Alors que l’Etat d’Israël, 60 ans après sa création, continue de nier les droits du peuple palestinien.
Alors qu’Israël ne propose rien sur la table des négociations et au contraire, continue sa politique du fait accompli, par l’occupation et l’annexion.
Alors qu’aucune des résolutions de l’ONU ne voit le plus petit début de mise en ouvre.
Monsieur PERES vient inaugurer un centre culturel à LYON.
Monsieur PERES est à la tête d’un Etat voyou qui commet chaque jour des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité. Cet Etat est en dehors du droit international et n’en applique aucune règle.
Nous regrettons une nouvelle fois que soit entretenue la confusion dans les esprits et que des apprentis sorciers continuent de vouloir faire un amalgame entre la communauté juive de France et l’Etat d’Israël.
L’Espace culturel HILLEL est utile et nécessaire pour la diffusion et la compréhension de la judaïté.
L’Espace HILLEL a toute sa place aux côtés des autres cultures afin de travailler au rapprochement et au dialogue pour un Monde plus humain, loin du choc des civilisations.
L’Espace HILLEL ne peut pas être inauguré par un chef d’Etat étranger, sauf à faire accroire au mensonge de l’alignement des juifs de France sur la politique criminelle de l’Etat d’Israël.
Nous disons une nouvelle fois qu’il doit y avoir une distinction nette entre un Etat, quel qu’il soit, et les citoyens de France.
Nous militons, quant à nous, français de toutes origines, pour une solution juste au Proche Orient, conforme aux droits humains et aux règles internationales
C’est pourquoi, Monsieur PERES n’est pas le bienvenu à LYON.
Monsieur PERES n’est pas le bienvenu dans la Capitale de la résistance.

>Oui à la présence de Shimon Peres à Lyon le 12 mars, si c’est derrière les barreaux d’une prison!

9 mars 2008

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Communiqué de presse du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
e
Shimon PERES, président d’Israël, inaugurera l’Espace HILLEL ce mercredi 12 Mars à LYON.
Shimon PERES, Prix Nobel de la guerre, n’est pas le bienvenu à LYON.
Alors que la bande de Gaza s’enfonce dans la pauvreté et que la population subit un siège inhumain.
Alors que plus de 100 morts et des centaines de blessés viennent d’être l’ouvre de l’armée d’occupation israélienne.
Alors que l’Etat d’Israël, 60 ans après sa création, continue de nier les droits du peuple palestinien.
Alors qu’Israël ne propose rien sur la table des négociations et au contraire, continue sa politique du fait accompli, par l’occupation et l’annexion.
Alors qu’aucune des résolutions de l’ONU ne voit le plus petit début de mise en ouvre.
Monsieur PERES vient inaugurer un centre culturel à LYON.
Monsieur PERES est à la tête d’un Etat voyou qui commet chaque jour des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité. Cet Etat est en dehors du droit international et n’en applique aucune règle.
Nous regrettons une nouvelle fois que soit entretenue la confusion dans les esprits et que des apprentis sorciers continuent de vouloir faire un amalgame entre la communauté juive de France et l’Etat d’Israël.
L’Espace culturel HILLEL est utile et nécessaire pour la diffusion et la compréhension de la judaïté.
L’Espace HILLEL a toute sa place aux côtés des autres cultures afin de travailler au rapprochement et au dialogue pour un Monde plus humain, loin du choc des civilisations.
L’Espace HILLEL ne peut pas être inauguré par un chef d’Etat étranger, sauf à faire accroire au mensonge de l’alignement des juifs de France sur la politique criminelle de l’Etat d’Israël.
Nous disons une nouvelle fois qu’il doit y avoir une distinction nette entre un Etat, quel qu’il soit, et les citoyens de France.
Nous militons, quant à nous, français de toutes origines, pour une solution juste au Proche Orient, conforme aux droits humains et aux règles internationales
C’est pourquoi, Monsieur PERES n’est pas le bienvenu à LYON.
Monsieur PERES n’est pas le bienvenu dans la Capitale de la résistance.

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