Archive for the ‘Tea Party’ Category

Christina-Taylor Green, la fillette symbole de l’Amérique: née le 11 septembre 2001, assassinée le 8 janvier 2011

9 janvier 2011
La violence politique n’a pas toujours épargné les Etats Unis même si ce pays donne l’image d’une grande démocratie. Il y a bien sûr eu la guerre de sécession mais, plus près de nous, l’assassinat du président Kennedy ou la tentative d’assassinat contre le président Reagan.
Bien sûr, nous dira-t-on, ces actes étaient l’oeuvre de déséquilibrés. Comme peut-être la tuerie qui vient de se produire en Arizona, causant la mort de six personnes et  en blessant grièvement plusieurs autres dont la députée Démocrate Gabrielle Giffords qui était la principale personne ciblée.
« Ciblée » est bien le mot approprié puisque Gabrielle Giffords était désignée par Mme Sarah Palin, ex candidate aux primaires présidentielles républicaines, comme étant dans son viseur sur une carte des élus Démocrates à balayer.
Balayer politiquement, certes mais la rhétorique de Mme Palin et de ses amis du Tea party est un peu plus diversifiée puisque, comme nous l’apprend Obamazoom, selon le Tea Party « l’arbre de la liberté doit être régulièrement arrosé du sang des tyrans ».
Ce qu’un sénateur appelle une rhétorique empoisonnée qui ne devrait pas être relayée, sinon à être stigmatisée, par les media.
Mais souvenez-vous, nous saurons bientôt qu’il s’agit d’un individu « dérangé »
Et puis le tireur, Jared Lee Loughner « lisait Karl Marx et Hitler et a brûlé le drapeau américain, ‘ce qui ne correspond pas au profil typique d’un membre du Tea Party' ». Parce que les lecteurs de Marx ont aussi l’habitude de lire Hitler! En fait on peut lire l’un et l’autre pour diverses raisons, par curiiosité, pour connaître les thèses qu’ils soutiennent sans nécessairement y adhérer (pour mieux en combattre les adeptes par exemple) ni être forcément marteau. Par ailleurs, je ne vois nulle incompatibilité entre lire Hitler et sympathiser avec le Tea Party (oui, le Tea Party en a après les musulmans alors qu’Hitler en avait après les Juifs. C’est juste une question d’époque!).
Et puis tous les marteaux ne tentent pas d’assassiner des politiciens. Le plus souvent ils s’en prennent à des proches (parents ou voisins), ou à des malchanceux qui croisent leur chemin.
Donc pas d’acte terroriste pas plus que de violence politique, mais le simple acte d’un détraqué.
L’évolution en cours aux Etats Unis a été amorcée immédiatement après le 11 septembre, avec la désignation d’ennemis extérieurs (les Talibans, puis l’Irak, puis le terrorisme islamique global, sans parler du retour de l’Iran dans les priorités du discours paranoïaque aux Etats Unis) puis intérieurs. Faute de rouges à proprement parler ce sont les verts, pas les écolos mais les islamistes déguisés en simples citoyens des Etats Unis, qui sont maintenant pointés du doigt. Mais ces islamofascistes n’ont de fait aucun pouvoir aux Etats Unis et ce ne sont pas eux les concurrents des républicains et du Tea party. Restent alors les Démocrates qui eux sont au pouvoir, localement et nationalement, et qui incarnent eux aussi le mal: l’immigration débridée, les impôts élevés, la loi sur la protection sociale…
Le symbole de cette dérive du discours et de la pratique politiques aux Etats Unis, c’est sur les lieux mêmes du drame que nous le trouvons avec la mort dans la tuerie de Christina-Taylor Green, une fillette de 9 ans née le 11 septembre 2001.

 

Christina-Taylor Green
Comme si cette tragédie voulait multiplier les symboles, il s’avère que Christina -Taylor Green était la petite fille de Dallas Green, une célébrité du baseball aux Etats Unis.
La boucle st bouclée, si j’ose dire.
Dans le même temps, on apprend que Janet napolitano, secrétaire d’Etat à la sécurité intérieure était destinataire d’un colis piégé et que jeudi dernier deux autres paquets avaient explosé dans des bâtiments officiels dans le Maryland. Ces affaires, lit-on dans L’Express, ne seraient pas liées au « terrorisme  islamiste. »
Mais L’Express se trompe car, peut-on lire dans le Christian Science Monitor:

Même si des enquêteurs du FBI sont à l’oeuvre, l’affaire n’a pas été classée entant qu’acte de terrorisme, déclare Lindsay Godwin, porte parole pour le bureau des opérations du FBI.

Ben oui, ce ne sera une affaire terroriste que si des Musulmans sont impliqués de près ou de loin.

Les sionistes vont-ils déclencher leur guerre d’indépendance?

27 octobre 2010
Je l’ai rappelé récemment, mon point de vue est que les Etats unis sont la métropole coloniale de l’entité sioniste comme hier, la France était la métropole de l’Algérie ou d’autres colonies.
Un événement tout récent vient encore renforcer ce qui est pour moi plus qu’une conviction. C’est tout simplement que l’entité sioniste vient d’inaugurer son propre mouvement Tea-Party. La Tea-Party est ce mouvement ultra conservateur qui a pris corps aux Etats Unis et qui cherche à remobiliser l’électorat populaire en faveur d’un parti Républicain qui se repositionnerait résolument à droite. Compte tenu du fait que le parti Républicain est un parti de droite, il s’agit tout simplement d’une dérive vers l’extrême droite.
Le fait qu’un mouvement Tea-party s’organise également dans l’entité sioniste est tout  à fait significatif car l’appellation même de ce mouvement renvoie à un moment singulier et fondateur de l’histoire des Etats Unis. En France, comme dans n’importe quel pays, tout le monde trouverait parfaitement incongru d’appeler Tea-party un mouvement politique.
Pas dans l’entité sioniste. Et on peut lire dans le Jerusalem Post que:

Le nouveau mouvement tiendra sa cérémonie d’inauguration dimanche soir, dans les locaux de l’organisation sioniste d’Amérique à Tel-Aviv, sous la bannière « Dire non à Obama ».
Premier objectif : empêcher le Premier ministre Binyamin Netanyahou de céder aux pressions de l’administration américaine qui appelle à la reconduction du moratoire sur les constructions en Judée-Samarie (Cisjordanie occupée, NdT).

Cette Tea-party sioniste a bel et bien des points communs avec son modèle  des Etats Unis puisqu’il est question de dire « non à Obama ». Mais enfin, le Likoud, le parti Shass et d’autres disent généralement non à Obama sans pour autant s’être transformés en Tea-party.
La solution à ce problème nous est fournie par le Daily Telegraph de Londres:

Selon Michael Kleiner, un ancien député du Likoud qui est un des éléments moteurs derrière ce mouvement, les politiques de M. Obama à l’égard d’Israël ressemblent aux attitudes des Britanniques dans l’Amérique du 18ème siècle qui ont causé la Boston Tea-Party originale.

La Boston Tea-party marque le point de départ de la guerre d’indépendance de cette colonie britannique qui deviendra les Etats Unis d’Amérique.
L’entité sioniste est donc bel et bien une colonie des Etats Unis. Va-t-elle enfin mener sa guerre d’indépendance?
Mon avis: ça m’étonnerait, elle a trop besoin du fric des contribuables Américains.

La métropole doit se sacrifier pour sa colonie sioniste

26 octobre 2010
Quand on parle de colonialisme au sujet de l’entité sioniste, ses partisans n’omettent pas de demander comment parler de colonialisme alors que l’entité sioniste n’a pas de métropole.
En soi, cet argument ne saurait abuser personne puisque nous avons connu des régimes coloniaux sans métropole: la Rhodésie du Sud (auj. Zimbabwe) et l’Afrique du Sud. Mais le cas de l’entité sioniste est en réalité beaucoup plus proche des situations coloniales classiques. Comme beaucoup d’anciennes colonies européennes, la colonisation de la Palestine par les sionistes a été menée sous la direction d’intérêts privés incarnés dans des organisations comme l’Agence Juive et le Congrès Sioniste Mondial.Les organismes privés sionistes ont d’abord vendu leur projet à la Grande Bretagne puis aux Etats Unis.
Aujourd’hui, nous sommes cependant devant une entité sioniste qui a toutes les apparences d’un Etat indépendant: un drapeau, un hymne national, une monnaie, une police,un gouvernement etc. (pas de frontières définies cependant, ni nationalité correspondant au nom de l’Etat). 
Sauf qu’il ne s’agit que d’une apparence d’Etat qui s’effondrerait hors l’appui diplomatique et financier de sa métropole, c’est-à-dire les Etats Unis. Les Etats Unis sont la métropole de l’Etat sioniste parce que les organismes privés qui l’ont créée en ont décidé ainsi, compte tenu du fait que c’est aux Etats Unis que se trouve la plus importante, la plus riche et, peut-être, la plus influente communauté juive au monde. Et cerise sur le gâteau, les Etats Unis sont la première puissance indiscutable depuis la seconde guerre mondiale.

On dit qu’en réalité ce sont les sionistes qui contrôlent les Eats Unis. C’est vrai en ce qui concerne la politique des Etats Unis au Proche Orient, même si ce contrôle n’a pas toujours l’efficacité absolue que souhaiteraient les sionistes.
Mais en soi, cette situation ne contredit pas le statut de métropole des Etats Unis. Car, à la vérité, ce genre de situation a déjà été connue par le passé par une métropole. C’est celle qu’a vécue la France de la IVème République impuissante devant les exigences des représentants de ses colons établis en Algérie. Pour sortir de cette situation intolérable, de Gaulle avait dû se résoudre à changer la Constitution et à négocier avec le FLN algérien.

Les Etats Unis ne sont pas devant des choix aussi vitaux que la France coloniale mais ce moment pourrait survenir plus tôt qu’on ne le pense. En attendant, comme nous l’indique l’article que je vous propose, il est question aux Etats Unis d’officialiser le statut de métropole vis-à-vis de l’entié sioniste en incluant l’argent versé généreusement par les contribuables US dans le chapître des dépenses pour la défense nationale, au lieu de celui des opérations à l’étranger.
Oui, car dans un contexte où les Républicains [qui ont ruiné de nombreux Américains] prétendent prôner une grande rigueur budgétaire en coupant dans les dépenses d’aide aux pays étrangers [et les dépenses sociales], il faut bien trouver une astuce pour maintenir  intacts les flux financiers vers l’entité sioniste.

 
Taillons dans le budget… Mais pas touche à Israël

par Alex Kane, Aletho News (USA) 26 octobre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Si la victoire électorale des républicains la semaine prochaine leur suffit pour prendre le contrôle du Congrès, une chose qu’ils se sont engagés à faire est de « stopper les dépenses qui échappent à tout contrôle » ainsi que le stipule leur plan « Engagement envers l’Amérique. » Mais ne pensez même pas qu’on touchera aux plus de 3 milliards de dollars d’aide annuelle que les Etats Unis donnent à Israël.
Laura Rozen de Politico rapporte, via la Jewish Telegraphic Agency, qu’Eric Cantor, le chef du groupe républicain à la Chambre des Représentants, « proposera de séparer k’aide des Etats Unis à Israël du budget des opérations à l’étranger, dont le parti Républicain envisage de voter la réduction. »
Cantor, élu en Virginie, dit vouloir protéger les financements pour Israël si cette situation devait se produire.
« Une partie du dilemme est qu’Israël a été inscrite dans l’ensemble du volume d’aide à l’étranger, » a-t-il dit pour répondre à la question sur la tendance de plus en plus forte des Républicains ces dernières années à voter contre les crédits pour les pays étrangers. « J’espère que nous pourrons voir une forme de séparation en termes de dollars du contribuable allant à Israël. »
La déclaration de cantor était un signe que le leadership républicain était prêt à s’en remettre à l’aile droite du parti sur cette question. Certains, à l’aile droite du parti Républicain ont suggéré l’inclusion de l’aide à israël dans le budget de la défense des Etats Unis, et un certain nombre des candidats soutenus par le Tea-party ont affirmé qu’ils voteraient contre ce qu’on appelle au Condrès les « opérations à l’étranger. »
Le Parti Republicain (ainsi que certains Démocrates) veut réduire les prestations de la sécurité sociale, entre autres mesures d’austérité, dans le cadre d’efforts pour diminuer les dépenses du gouvernement. Mais le financement par le gouvernement d’une occupation illégale et raciste? Que l’argent continue à couler à flot.

Les adieux à l’antisémitisme de l’extrême droite

13 octobre 2010
Ces adieux seraient une bonne nouvelle si à une haine ancienne ne venait pas s’en substituer une autre (finalement très ancienne elle aussi).
L’English Defence League (EDL) est un parti d’extrême droite « anglais » qui, comme d’autres, a troqué l’antisémitisme contre le sionisme pour mieux combattre ce qu’il appelle l’islamisation de l’Angleterre.
C’est sûrement plus qu’un hasard si l’article de wikipedia en français consacré à l’EDL renvoie dans la rubrique « articles connexes » vers un article sur la Ligue de Défense Juive. C’est de même autre chose qu’un hasard si l’EDL possède une « Division Juive » qui a sa propre page Facebook. Il est fort probable que la Ligue de Défense Juive (Jewish Defence League) a joué un rôle non négligeable dans l’émergence de cette English Defence League qui affiche clairement son soutien à l’entité sioniste et a adopté tous les thèmes chers aux néoconservateurs.
Ceci n’est pas nécessairement pour rassurer les organisations juives britanniques, même celles qui sont très engagées en faveur de l’Etat sioniste car il a quand même fallu quelques années pour que le sionisme fasse oublier aux Anglais son visage terroriste.

 

Un rabbin US: les Juifs Britanniques devraient soutenir l’organisation d’extrême droite EDL
Jerusalem Post (Sionistan) 10 octobre 2010

L’English Defence League (EDL), une organisation britannique d’extrême droite opposée à « l’islamisation » de l’Angleterre et qui est en contact avec l’organisation Tea Party aux Etats Unis, a invité à Londres ce mois-ci le rabbin Nachum Shifren, un activiste du Tea Party, pour parler du code de la sharia, a rapporté le Guardian de dimanche.

Shifren, qui est candidat aux prochaines élections sénatoriales de mi-mandat aux Etats Unis, affirme que la communauté juive britannique devrait soutenir l’EDL.

« La communauté juive est paralysée par la crainte, exactement ce que veut la majorité des agitateurs musulmans extrémistes. Les Anglais sont en pointe dans cette guerre – et c’est une guerre. Un des objectifs de cette visite est de mettre fin à l’idée dans la communauté juive selon laquelle on ne peut pas coopérer avec l’EDL, ce qui est inepte, » a-t-il dit.

Comme on peut le voir, encore un sioniste prêt à promouvoir la guerre civile au profit de l’entité sioniste où il ne semble pourtant pas pressé de faire son pseudo retour à Sion. Et il n’a pas envie non plus de parler aux Anglais de la loi talmudique.
On notera que les seuls qui parlent d’application de la sharia en Occident, ce sont les adhérents ou partisans d’organisations ou de thèses d’extrême droite. On a un peu de peine à entendre une voix musulmane, et certainement pas une vois musulmane peu ou prou représentative, en parler pour en faire la demande ou en poser l’exigence.

%d blogueurs aiment cette page :