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Palestine: les routes de la dépossession

4 mai 2010
Quand les sionistes parlent sérieusement de leurs relations avec l’Autorité Palestinienne dirigée par Abou Mazen, ils n’évoquent pas un Etat palestinien à venir mais la nécessité d’assurer un développement économique de la Cisjordanie.
Développement pour lequel diverses parties seraient amenées à mettre leur main à la poche sauf… l’entité sioniste, ça va de soi.
L’avenir qu’ont dessiné les sionistes pour ce qu’il reste de la Palestine, ressemble bien à feu les bantoustans qu’avait prôné et mis en place le régime de Pretoria en Afrique du Sud. Démarche qui avait été unanimement rejetée (sauf par Ben Gourion.
La force des sionistes, outre qu’ils bénéficient de l’appui sans réserves ou presque de l’Occident est qu’ils n’annoncent pas clairement leurs projets. Ils se contentent de les réaliser sur le terrain. Quand la chose sera enfin nommée, il sera trop tard. Du moins c’est ce qu’ils imaginent dans leurs cerveaux malades.
Car le sionisme n’est rien moins que l’héritier des divers colonialismes qui ont sévi dans le monde depuis le 19ème siècle, colonialismes qui se sont illustré dans leur développement de techniques d’ingénierie sociale, de manipulation des populations. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas l’Angleterre qui a le plus développé ces techniques mais la France au moment de la colonisation de l’Algérie, puis du Maroc. Ces techniques ont connu un essor particulier pendant la guerre d’Algérie avant d’être recyclées, perfectionnées aux Etats Unis, en Afrique du Sud et dans l’entité sioniste (où Ben Gourion était l’ingénieur en chef).
Ces techniques ont une efficacité certaine voire redoutable mais, jusqu’à présent, elles ont toujours échoué face à une volonté populaire déterminée.
Cette notion du développement d’une entité palestinienne qui ne serait pas un Etat est à mettre à l’inventaire de ces techniques. Cet Etat est, en pratique,  rendu impossible par la présence des colonies sionistes qui grignotent ce territoire palestinien comme des métastases.
Il ne faut pas imaginer que ces colonies n’ont pour but que de ramener le « peuple juif » en « Judée Samarie » pour réaliser le titre de propriété attribué par Dieu à ceux qui suivent l’enseignement des rabbins. La finalité de ce peuplement est avant tout militaire, une population fidèle au régime sioniste en Cisjordanie (armée et formée au maniement des armes de surcroît) est la meilleure protection contre une offensive militaire terrestre qui pourrait venir, un jour, du pays arabe riverain, c’est-à-dire la Jordanie.
Vous me direz que la Jordanie a signé un traité de paix avec le régime de Tel Aviv. Je vous répondrai que gouverner, c’est prévoir et que les squatters de tel Aviv ne se font aucune illusion sur l’avenir à long terme de leurs relations avec leur environnement arabe, Jordanie comprise. Les sionistes forment d’ailleurs des projets de colonisation pour le Neguev, autre zone stratégique riveraine de l’Egypte et de la bande de Gaza. Au Néguev, ce sera un peu plus compliqué car si les sionistes ont fait, dit-on, fleurir le désert, le Néguev est lui resté désertique.
Pour que ce rôle militaire de colons puisse être effectif, il faut bien entendu cantonner la population autochtone. Ce cantonnement ne passe pratiquement plus par des actions brutales d’expulsion et de déportation mais par un pourrissement sélectif de la vie des gens dont on ne veut plus. Ce pourrissement passe par la limitation de leurs possibilités de se déplacer (pour aller aux champs, à l’école etc.) tandis qu’on facilité celles des colons. Des incitations à partir pour les uns, à venir pour les autres.
C’est ce contexte qui doit voir un développement des territoires palestiniens, tâche que l’Autorité palestinienne a prise à coeur avec un important programme de construction d’infrastructures routières.
Le problème est que, dans le contexte que vit en ce moment la Palestine occupée, ce programme sert en bonne partie les projets de colonisation sioniste. Ce qu’expose fort bien l’article ci-dessous publié par le magazine progressiste américain The Nation.

Les routes palestiniennes: consolidation de la structure étatique ou de l’annexion par Israël?
par Nadia Hijab & Jesse Rosenfeld, The Nation (USA) 30 avril 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le premier ministre de l’autorité palestinienne Salam Fayyad joue sa crédibilité politique sur l’avènement d’un Etat palestinien en 2011 sur l’ensemble de la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est, un programme accueilli avec enthousiasme par la communauté internationale. Les plans ambitieux de l’Autorité palestinienne comprennent des routes et d’autres infrastructures à travers la Cisjordanie, avec des fonds apportés par les Etats Unis, l’Europe et d’autres donateurs.

Fayyad a fait valoir que le développement fera de l’Etat palestinien une réalité impossible à ignorer. Cependant, beaucoup de ces nouvelles routes facilitent l’expansion des colonies israéliennes et ouvrent la voie à la confiscation des principales routes de Cisjordanie pour leur utilisation exclusive par les Israéliens.
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Pendant des décennies, Israël a entrepris ses propres projets d’infrastructures en Cisjordanie occupée et à Jérusalem Est. Ils comprennent un réseau routier ségrégé qui, avec le mur de séparation qu’Israël a commencé à édifier en 2002, sépare les secteurs palestiniens les uns des autres tout en rapprochant les colonies — toutes illégales selon le droit international – d’Israël.

Maintenant, armées d’informations provenant de sources onusiennes et de leurs propres recherches, des organisations non gouvernementales palestiniennes sonnent l’alarme. Leur contribution met en lumière à quel point les travaux routiers de l’Autorité Palestinienne facilitent l’objectif israélien d’annexer de vastes zones en Cisjordanie – rendant impossible un Etat palestinien viable.

Les routes en cours de construction dans le gouvernorat de Betlhléem en sont un très bon exemple du fait qu’elles complèteront la séparation d’avec la Cisjordanie palestinienne du bloc de colonisation de Gush Etzion, une des plus anciennes colonies israéliennes, absorbant au passage des secteurs supplémentaires de Bethléem. L’Autorité Palestinienne construit ces routes avec des financements de l’US Agency for International Development (USAID) et donc, en définitive, du contribuable US.

Les Palestiniens de Bethléem n’avaient pas intégré les implications des travaux routiers de l’USAD-Autorité Palestinienne jusqu’à une réunion organisée le mois dernier par Badil, l’organisation pour les droits des réfugiés. Des représentants des assemblées locales, des camps de réfugiés, des sièges de gouvernorat et d’ONG ont été choqués par les informations présentées, et appellent à une pause dans la construction de routes jusqu’à évaluation des risques.

Il est peu probable que l’Autorité palestinienne ou l’USAID favorisent consciemment les plans israéliens d’annexion. Pourtant, plusieurs facteurs conspirent pour aider Israël à tirer parti du soutien des donateurs à l’effort de développement palestinien pour prendre des terres aux Palestiniens. Par exemple, il est impossible de construire dans la plupart des secteurs sans la permission d’Israël – et cette permission n’est habituellement donnée que quand elle cadre avec les plans d’Israël.

En tant que ministre des travaux publics, Mohammad Shtayyeh défendait le plan de réhabilitation et de construction de routes de l’Autorité palestinienne. « Tous ces efforts ont amélioré l’infrastructure palestinienne et s’intègrent dans les plans du gouvernement, » disait-il. Mais il ajoutait, « ces travaux nécessitent un cadre politique qui mette un terme à l’occupation. » (Shtayyeh a démissionné de ses fonctions depuis). Quant à l’USAID, elle insiste sur la responsabilité de l’Autorité palestinienne pour le choix des projets tandis que son rôle se limite à l’évaluation techno-économique et au financement.

Mais des études de l’Applied Research Institute of Jerusalem (ARIJ), le respecté institut palestinien consacré aux ressources naturelles, révèle certains faits accablants: 32 % des routes de l’Autorité Palestinienne financées et mises en oeuvre par l’USAID entrent nettement dans le cadre d’une proposition de l’Israeli Civil Administration (l’autorité militaire d’occupation) présentée aux donateurs en 2004. Israël voulait que les donateurs financent quelque 500 kilomètres de routes pour desservir les Palestiniens auxquels elle interdisait le principal réseau routier (voir les diapositives ici). Les donateurs avaient rejeté cette proposition à l’époque, mais il s’avère aujourd’hui que les efforts de l’Autorité Palestinienne et de l’USAID ont réalisé 22 % de ce que prévoyait le plan israélien.

Quand il était mis en avant que beaucoup de ces routes alternatives pourraient faciliter l’extension des colonies, une ségrégation sur le mode de l’apartheid et l’annexion en évinçant les Palestiniens du principal réseau routier – en travaillant donc contre un Etat palestinien – Shtayyeh affirmait, « Nous ne voyons pas les choses ainsi. Les Israéliens empêchent les gens d’utiliser ces routes, et notre boulot est de trouver des moyens de survivre pour les gens. Ce qui ne signifie pas que ces routes sont des structures permanentes. »

L’Unité d’appui aux négociations de l’Organisation de Libération de la Palestine (NSU) a étudié avec soin les risques liés au développement d’une infrastructure sous occupation après la réaffirmation en 2004 par la Cour Internationale de Justice de l’illégalité du mur israélien en Cisjordanie occupée. La NSU a élaboré un guide sur la manière de construire sans se rendre complice de la colonisation israélienne.  Interrogé pour savoir si l’Autorité palestinienne était consciente du rôle que ces routes pouvaient jouer dans l’annexion par les colons, un membre de la NSU, s’exprimant sous condition d’anonymat car non autorisé à s’exprimer devant la presse, a déclaré à The nation, « Nous avons présenté un document donnant notre position au bureau du premier ministre et à Mohammad Shtayyeh, et ils sont bien conscients du problème. »

Lors d’une réunion avec Badil et d’autres ONG palestiniennes, il a été rapporté qu’ un haut responsable du ministère palestinien des travaux publics a critiqué certaines municipalités palestiniennes pour avoir exacerbé le problème en traitant directement avec les donateurs, sans se préoccuper de l’intérêt national. Il a aussi critiqué certaines organisations internationales d’aide et aurait dit que les bailleurs de fonds occidentaux insistent pour prendre en compte les colonies israéliennes. Par exemple, a-t-il dit, les financeurs allemands ont permis à la colonie israélienne de Psagot de se raccorder au réseau d’eaux usées de la ville palestinienne d’El-Bireh malgré les objections de l’Autorité palestinienne. Il a ajouté que l’USAID respecte les priorités de l’Autorité palestinienne « tant qu’Israël ne formule pas d’objections. »

Les routes vers la dépossession

Les accords d’Oslo entre Israël et l’OLP ont facilité la mise en place du réseau routier ségrégé d’Israël. L’Autorité Palestinienne, instituée prétendument pour une période « intérimaire » de cinq ans en 1994, avait le contrôle de la Zone A, quelque 17 % de la Cisjordanie. Israël et l’Autorité palestinienne partagent le contrôle de la Zone B, tandis qu’Israël maintient un contrôle total de la Zone C – environ 60 % de la Cisjordanie. Fait non accidentel, les Zones A et B comprennent quelque 96 % de la population palestinienne tandis que la Zone C comprend les colonies et l’essentiel des terres agricoles, dont la fertile vallée du Jourdain. En plus, Israël a seule le contrôle du développement dans Jérusalem Est occupée qu’elle a annexée de facto en 1967.

Israël continue à renforcer l’attribution d’un caractère permanent à ces arrangements intérimaires, le contrôle de la construction de routes étant un de ses principaux instruments. L’USAID explique que « seules » les routes situées dans les zones B et C (plus de 80 % de la Cisjordanie) demandent une coordination avec les officiels israéliens. Les routes situées en Zone B sont soumises à l’Israel’s District Civil Liaison pour une coordination en matière de sécurité tandis que les routes situées en Zone C sont soumises à « des permis de contruite et à une coordination sécuritaire » de sorte que le service de liaison puisse vérifier « leur conformité à des plans directeurs existants et la confirmation d’autorisation du tracé. »

Ingrid Jaradat Gassner, directrice de Badil, explique que l’Autorité palestinienne reçoit promptement des autorisations de l’administration civile israélienne pour les constructions en Zone C qui s’intègrent dans les schémas routiers israéliens. Elle ajoute que toutes les routes ne posent pas problème, mais que celles qui ne sont pas reliées aux routes principales ou se posent en substituts de routes préexistantes sont un sujet sérieux de préoccupation.

Après rejet par les bailleurs de fonds en 2004 de propositions pour un réseau routier alternatif, Israël a quand même construit les routes, les qualifiant plus tard de routes « tissu de vie. » A part leur caractère raciste, ces routes sont inutiles, » affirme Sarit Michaeli, porte parole de B’Tselem, l’organisation israélienne des droits de l’homme. « Les routes tissu de vie visent à résoudre des problèmes qui le plus souvent ont été imposés illégalement par Israël. »

Mi-2009, le Bureau de l’ONU pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) a estimé que les autorités israéliennes avaient ouvert environ 49 kilomètres de routes alternatives, dont 43 tunnels et passages souterrains, soulevant des préoccupations non seulement politiques mais aussi environnementales sur l’impact d’un réseau routier de plus sur une petite région comme la Cisjordanie. OCHA présente les routes tissu de vie comme un des mécanismes pour contrôler les déplacements des Palestiniens et faciliter ceux des colons Israéliens. B’Tselem estime qu’Israël a dépensé quelques 44,5 millions de dollars pour ce réseau routier tissu de vie – un faible prix à payer pour s’emparer de vastes zones de terre.

L’impact humain

Nidal Hatim, dramaturge Palestinien, journaliste sur le xeb et militant du mouvement pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), ne peut pas emprunter la route principale entre Bethléem et son village de Battir tout près de cette ville. La route 60 est la principale autoroute nord-sud qui traverse le centre de la Cisjordanie. « Pour aller sur l’autoroute, nous devons passer par un checkpoint puis faire demi-tour », dit-il. « J’ai une pièce d’identité palestinienne de Cisjordanie, alors je ne peux pas franchir le checkpoint. » Au lieu de quoi, il emprunte une route secondaire cahoteuse qui est actuellement en cours de construction par l’Autorité palestinienne avec le soutien de l’USAID. La route passe du ciment bosselé dans les zones résidentielles au chemin poussiéreux de gravier, serpentant près de et sous les quatre voies de la Route 60 qui est utilisée principalement par des colons Israéliens. Traversant un tunnel presque terminé; la voiture cale un moment sur une pente raide non goudronnée au le long d’une oliveraie.

Selon Hassan Awaineh, membre du conseil municipal de Battir, le tunnel sera le seul point d’accès reliant les 22 000 habitants de Battir et des villages alentours à Bethléem.

Michaeli de B’Tselem affirme que le double système routier en Cisjordanie sera « à long terme le moyen de consolider le contrôle israélien. Le tunnel qui conduit à Battir pourra être contrôlé par une seule jeep de l’armée. »
Assis sous le porche de sa maison à Battir, surplombant la vallée où passe le train qui relie Jérusalem à Tel Aviv, Awaineh montre la gare désaffectée de Battit où des trains s’arrêtaient à l’époque de l’Empire Ottoman et du Mandat britannique. Depuis cette époque, Battir a vue près de la moitié de ses terres confisquées par Israël et les Palestiniens sont interdits d’activité à cet endroit. Awaineh se penche en avant, le soleil se reflète dans ses cheveux blancs, il soupire. « A la fin, ils rendront la vie difficile aux enfants qui vont à l’école, aux travailleurs qui vont sur leur lieu de travail et aux paysans qui vont dans leurs champs, » dit-il. « Les gens seront contraints d’aller à Bethléem.

« C’est un élément de la politique israélienne pour ‘éclaircir » les zones palestiniennes, » explique la collaboratrice de l’ONG. « Ce n’est pas un nettoyage ethnique en bonne et due forme mais plutôt un déplacement progressif [de population], exactement comme ce qui a été fait aux Palestiniens restés en Israël en 1948. » Ce qui arrive à Battir et à ses alentours dans la Zone C est déjà arrivé dans la zone de Jérusalem-Ramallah et ailleurs en Cisjordanie.

Comment ça marche

Un diaporama produit par OCHA sur les nouvelles évolutions dans la zone de Gush Etzion montre par l’image comment les routes construites par l’USAID et l’Autorité palestinienne rejoignent des routes de contournement israéliennes existantes ou prévues qui excluent les Palestiniens du principal réseau routier. Le diaporama a disparu du site web d’OCHA après avoir été présenté le mois dernier à une organisation qui alloue des fonds, mais une copie en a été obtenue par The Nation. ARIDJ a produit ses propres cartes qui montrent l’impact du développement de Gush Etzion. L’achèvement du mur de séparation coupera l’accès des Palestiniens à la route 60 entre Bethléem et Hébron. Israël repousse les palestiniens de plus en plus loin de la route 60 et vers d’autres routes comme la route 356 qu’Israêl a réhabilitée en partie. A point nommé pour Israël, l’Autorité Palestinienne a réhabilité un autre segment de la 356 avec l’aide de financements étrangers, et un troisième tronçon est en cours de réhabilitation par l’Autorité Palestinienne avec le soutien de l’USAID.

« Quand vous mettez toutes ces choses ensemble, il est peu probable que nous continuerons à utiliser encore bien longtemps la route 60, » affirme Gassner, la directrice de badil dans son bureau de Bethléem.

La situation empire. La réhabilitation de la route 356 a donné un nouveau souffle à plusieurs ces colonies juives du gouvernorat de Bethléem. ARIJ souligne que les colonies de Teqoa et Noqdim ont vu leur temps de trajet vers Jérusalem passer de 45 minutes à 15, encourageant des colons Israéliens à acheter des logements dans le secteur où les prix de l’immobilier ont augmenté de 70 %. Par contraste, les palestiniens qui seront repoussés de la route 60 vers la route 356 verront leur temps de trajet de Bethléhem à hébron quadrupler pour atteindre 100 minutes. Et bien sûr, Israël a rendu Jérusalem de plus en plus difficile à atteindre pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Tollé dans les villages

Les palestiniens ont certes besoin, et ont le droit de disposer, d’une infrastructure sûre et qui fonctionne et les habitants en ont cruellement besoin. Il est également clair qu’Israël exerce un pouvoir absolu sur les territoires palestiniens occupés, mettant de nombreux obstacles sur la voie d’une action indépendante. En outre, les villages dépendent, pour l’aide au développement, des bonnes grâces de l’Autorité palestinienne, qui, à son tour, dépend des financements de donateurs tels que l’USAID.

Néanmoins, celles qui se trouvent en première ligne n’acceptent pas le développement à n’importe quel prix, et des militants exigent que la construction de routes soit suspendue afin qu’il puisse être procédé à une évaluation des risques. « Personne ne veut voir les mauvaises routes bâties du jour au lendemain, » explique Gassner.

Awaineh, qui est proche de l’Autorité Palestinienne est plus mesuré dans sa critique et se focalise sur le rôle d’Israël. Pourtant, quand on insiste, il est clair sur la nécessité de résister à l’isolement et au déplacement de sa communauté. « Nous devons encourager les gens à rester ici et à survivre. L’Autorité Palestinienne et l’USAID doivent construire des routes pour la population palestinienne, pas pour les colons au nom des Palestiniens. »

Pseudo révélations de la BBC sur le blocus de Gaza

3 mai 2010
Certains croient qu’ils pourront obtenir quelque chose des tribunaux et du système judiciaire de l’entité sioniste. Alors ils défèrent l’Etat sioniste devant ses propres juridictions pour qu’il s’explique.
Et il le fait! Enfin, il donne l’impression de le faire exactement comme ses tribunaux donnent l’impression de rendre la justice.
Une telle action en justice fait l’objet de cet article de la BBC qui a eu le privilège d’accéder à des documents de l’Etat voyou présentés devant un tribunal de Tel Aviv où il comparaissait suite à une requête en justice effectuée par une organisation des droits de l’homme nommée Gisha.
Contrairement à ce qu’indique le titre de l’article, l’action en justice n’apporte pas grand chose en termes d’informations. En effet, la liste [non fournie à l’audience] des produits autorisés à franchir le blocus aurait pu être obtenue de n’importe quel importateur Gazaoui, de l’ONU ou d’organisations humanitaires, bref de tous les organismes concernés directement par l’approvisionnement de la bande de Gaza assiégée.
Les documents fournis par l’Etat voyou ne permettent pas en particulier de répondre à cette question essentielle: pourquoi la cannelle est-elle autorisée et le coriandre interdit? Où encore, pourquoi l’importation de chaussures n’est-elle permise que depuis mars dernier?
 
Même le travail d’évaluation des besoins caloriques des habitants de Gaza n’a rien d’un scoop: un haut responsable sioniste n’avait-il pas parlé de mettre les habitants de Gaza à la diète? Tout bon praticien sait que la diète impose une évaluation des besoins caloriques des individus… Il est certes plus compliqué de mettre quelqu’un à la diète que de le faire mourir de faim comme le préconisait Jacques Kupfer du Likoud de France.
Donc, pas de révélations, pas de « coup » judiciaire. L’Etat sioniste veut bien en dire plus au juge, mais en audience privée, c’est-à-dire avec la contrainte du maintien secret des informations que Gisha cherchait précisément à obtenir.
Mais enfin, la BBC a quand même appris une chose de ce procès: que l’entité sioniste considérait le blocus comme une pièce maîtresse de sa stratégie de confrontation avec le Hamas. Comme quoi, tout arrive! C’est ce qu’on appelle la vertu pédagogique d’un procès.

Révélation de détails sur le blocus de Gaza
par Tim Franks BBC News (UK) 3 mai 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

BBC News a vu des documents présentés devant un tribunal israélien, qui donnent plus de détails que jamais auparavant, sur la manière et les motifs du maintien par Israël de son, blocus de Gaza.
Dans un document, Israël décrit la diminution des importations comme « un pilier central dans le conflit armé avec le Hamas. »
Il confirme aussi que des estimations ont été faites sur la quantité de calories dont ont besoin les habitants de Gaza, mais affirme qu’elles n’ont pas servi à la prise de décision politique.
Israël affirme que le blocus est une pression exercée sur le Hamas qui ne reconnaît pas Israël et encourage des attaques contre ses citoyens.

Il y a trois ans, après la prise du pouvoir par le mouvement islamiste Hamas, Israël et l’Egypte ont renforcé le bouclage des frontières de Gaza, laissant ce territoire de 1,5 million d’habitants subir une pénurie aigüe.

Mais Israël n’a jamais publié de liste des produits interdits, affirmant approuver les demandes sur la base du cas par cas.
Les articles autorisés ont évolué avec le temps, ce qui a réduit les importateurs et les organisations humanitaires à constamment tenter de deviner ce qui sera autorisé.
Le recours en justice a été introduit par Gisha,une organisation israélienne des droits de l’homme.

L’organisation essayait depuis plus d’un an, au moyen de la législation sur la liberté de l’information, d’obtenir des informations de l’Etat sur ce qu’il est exactement permis d’importer à Gaza, et pourquoi.

En janvier, Gisha a poursuivi en justice les autorités israéliennes pour tenter de les contraindre à donner ces informations.

Sari Bashi, directrice de Gisha, explique ne pas être une spécialiste des questions de sécurité, « mais empêcher des enfants de recevoir des jouets, empêcher les fabricants d’obtenir des matières premières – je ne vois pas en quoi cela répond aux besoins sécuritaires d’Israël. »

Et elle affirme que certaines des interdictions semblent d’un arbitraire absurde: « Je ne comprends pas du tout pourquoi la cannelle est autorisée, mais le coriandre interdit. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus dangereux avec le coriandre? Le coriandre est-il plus vital pour l’économie de Gaza que la cannelle? Cette politique semble dépourvue de sens. »
Elle soutient que s’il y a une logique derrière de telles décisions, l’armée devrait révéler sa teneur.

‘Conflit avec le Hamas’

En ce moment, après plusieurs mois d’attente, l’Etat a donné sa réponse au tribunal, dans une communication écrite qu’a vue la BBC.

Elle jette un peu de lumière sur le processus derrière le blocus.
Le rationnel qui le sous tend est rédigé en caractères gras: « La limitation du transfert de marchandises est un pilier central parmi les moyens à la disposition de l’Etat d’Israël dans le conflit armé entre lui et le Hamas. »
Les autorités israéliennes confirment aussi l’existence de quatre documents concernant le fonctionnement du blocus: comment sont traitées les requêtes d’importation de biens à Gaza, comment sont contrôlées les pénuries dans Gaza, la liste d’approbation de ce qui est autorisé à entrer à Gaza, et un document intitulé « Consommation amimentaire dans la Bande de Gaza – Lignes Rouges » qui définit l’apport calorique minimum nécessaire pour le million et demi d’habitants de Gaza, selon leur âge et leur sexe.

Ce document n’était cependant, insiste l’Etat, qu’un simple projet de présentation power point utilisé pour le « travail interne de planification, » qui n’a jamais servi de base à la politique du gouvernement. »
Mais alors que les trois premiers documents promettent de nombreuses précisions, ces précisions ne sont pas apportées.

Dans chaque cas, l’Etat soutient que révéler ce qui est autorisé et pourquoi pourrait, ce sont ses temes, « porter atteinte à la sécurité nationale et nuire aux relations internationales. »

Au lieu de quoi, il [l’Etat] propose de divulguer le contenu des documents au tribunal lors d’une session privée avec le juge.

‘Punition Collective’

Ce manque de clarté cause énormément de frustration, non seulement chez les Habitants de Gaza, mais chez les organisations humanitaires, les dimplomates et à l’ONU qui a qualifié le blocus israélien de Gaza de « punition collective. »

Le problème, disent-ils, ce ne sont pas seulement les pénuries elles-mêmes, mais l’imprévisibilité et la nature changeante de ce qu’il est permis d’importer.

Par le passé, des responsables Israéliens ont dit être préoccupés que les matériaux de construction en particulier puissent être détournés par le Hamas à des fins militaires.

Mais certains commentateurs Israéliens – même ceux qui soutiennent une ligne dure contre le Hamas – affirment que la stratégie derrière le blocus très élargi est mal définie et nuisible à la position internationale d’Israël.

La BBC a reçu des informations de sources fiables selon lesquelles 81 produits sont autorisés à l’importation en ce moment – depuis les haricots aux conserves de viande – et, depuis mars, les chaussures.

Parmi la vaste gamme des produits actuellement interdits, se trouvent la confiture, le chocolat, le bois d’ameublement, les jus de fruits, les textiles et les jouets en plastique.

Le texte de 13 pages communiqué par les autorités israéliennes au tribunal de Tel Aviv soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Il définit le contexte du blocus: en ce qu’Israël considère son conflit existentiel avec le Hamas.

Mais il ne satisfait pas ceux qui appellent bruyamment Israël à être plus transparent sur une de ses politiques les plus controversées.

Meurtre de Dubaï: agent du Mossad identifié en fuite

10 mars 2010
L’affaire de l’assassinat de Mahmoud al-Mabhouh n’en finit pas de connaître des rebondissements, dignes comme on le dit parfois de romans d’espionnage. Ces rebondissements ne sont cependant pas dûs au talent d’un romancier, mais à celui de la police de Dubaï et aux erreurs du Mossad qui a sous-estimé l’efficacité des forces de l’ordre de cet émirat.
Si l’aspect vrais-faux passeports du dossier est bien connu, une attention moindre a été accordée à la piste « financière » de l’enquête. En effet, la police de Dubaï a pu confirmer que 17 des tueurs sionistes ont effectué des règlements avec des cartes de crédit de type prépayé émises par la société américaine Payoneer. On peut lire, sous la plume de Daniel Rouach, journaliste dans une officine sioniste, que Payoneer, dont le siège se trouve à Newyork mais la Recherche développement [comprenez l’ingénierie en entourloupes et autres escroqueries] à Tel Aviv « se retrouve involontairement trempée jusqu’au cou dans l’affaire de Dubaï. »
Ce que ne nous dit pas M. Rouach, c’est que Payoneer a été fondée par un certain Yuval Tal, ancien membres des forces spéciales de l’armée sioniste. Payoneer travaille avec deux banques, la Meta Bank de l’Illinois et une banque de Belize (ex Honduras britannique). Une banque du Delaware avait décidé d’interrompre sa collaboration avec Payonneer. Cette banque comme la Meta bank ont été ou sont confrontées à des démêlés avec la justice dont la teneur est inconnue.
A ce jour, en dehors des hauts dirigeants du Mossad, Yuval Tal est la seule personne impliquée dans l’opération d’assassinat dont on est certain à 100 % de l’identité. Ce n’est donc pas un hasard s’il a pris la poudre d’escampette, fuyant le territoire des USA, sans doute pour rejoindre le paradis des délinquants.
Car non, aucun policier du FBI n’est venu l’arrêter pour interrogatoire. Et non, aucun commando palestinien muni de vrais faux passeports britanniques, français, irlandais ou australien n’est venu l’assassiner à New York. (où alors le Mossad a procédé à la liquidation de son agent financier).

Un New Yorkais lié au meurtre de Dubaï disparaît
par LORENA MONGELLI
New York Post, 10 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le mystère sur la connexion newyorkaise avec l’assassinat d’un chef terroriste du Moyen Orient s’est épaissi hier avec la disparition du fondateur d’une société de cartes de crédit impliquée dans le complot.
Les employés de Payoneer Inc., la société de Yuval Tal, ont indiqué qu’il n’était pas au siège de l’entreprise au centre ville, et des voisins de Tal à Brooklyn ont affirmé qu’il avait quitté le pays.
Payonner, fondée par Tal en 2005, a été identifiée comme étant la société qui a fourni des cartes de crédit qui ont fini entre les mains des tueurs présumés du commandant du hamas Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï.

Tal est un ancien membre des forces spéciales israéliennes et est venu au centre de l’attention depuis que la police de Dubaï a accusé Payoneer d’avoir émis au moins 17 cartes de crédit au commando qui a commis l’assassinat du 19 janvier.
Au siège de Payoneer au 1841 Broadway, les salariés ont dit que Tal « n’était pas là aujourd’hui » et personne d’autre n’a pu s’exprimer au nom de l’entreprise.

Tal est enregistré comme propriétaire d’un immeuble d’habitation à Berjkeley Square dans Park Slope.

Une bonne adresse pour les dingues (aux sens propre et figuré) d’objets nazis

24 février 2010
En 2000, la LICRA et l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) avaient poursuivi en justice le portail internet Yahoo pour avoir hébergé une vente aux enchères d’objets nazis. Yahoo avait été relaxé en appel pour des motifs un peu compliqués que vous pourrez apprécier en allant sur ce lien. L’avocat de l’UEJF avait même plaidé en première instance que ces enchères étaient  » un défi à la morale républicaine et à nos lois « , et qualifié Yahoo de complice de Robert faurisson.
Pour l’instant, la loi française interdit tout ce qui consiste à faire l’apologie du nazisme, et l’exposition d’objets allemands de cette période présentés sous un jour favorable peut être considéré comme en faisant partie. Elle interdit notamment le port d’insignes ou d’uniformes nazis. Il y a bien eu une proposition de loi débattue au parlement pour interdire carrément ce genre de ventes, mais je ne sais pas s’il a été adopté ou s’il est passé  à la trappe.
Quoi qu’il en soit, si vous êtes collectionneur de ce genre de choses (faut vraiment aimer la guerre!), une seule adresse: le marché aux puces de Tel Aviv. Là, vous pourrez trouver des pièces ordinaires et d’autres plus intéressantes (toujours du point de vue de ceux qui aiment ça). C’est qu’au marché de Tel Aviv, vous allez trouvez des « antiquaires » compétents dont l’un a même envoyé un de ses agents écumer les plus petits villages de la Saxe ou de la Forêt Noire pour dénicher ces « raretés » qui sont depuis longtemps introuvables dans les grandes villes.
Sauf à Tel Aviv?
Ben oui.
Il n’y a que la LICRA et l’UEJF qui l’ignorent. C’est pour ça qu’elles n’ont pas moufté.
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Souvenirs nazis en vente à Tel Aviv
Si cela se passait dans n’importe quel autre pays, on serait en train de crier ‘antisémitisme!’ mais ça se passe en plein jour dans la première ville hébraïque. Et oui, il y a des acheteurs.
par Assaf Weiss, Yediot Aharonot (Sionistan) 24 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
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« Si vous achetez cette médaile nazie, je vous laisse la carte postale d’Hitler à moitié prix ». Le vendredi après-midi au marché aux puces de la place Dizengoff à Tel Aviv, entre des porcelaines anciennes, des disques vinyl de collection et des vêtements d’époque, j’aperçois soudain Hitler sur un timbre. A côté du timbre, se trouvent  des cartes postales envoyées dans les années 1940 à leurs familles par des officiers SS, signées de la tristement célèbre salutation « Heil. »Puis je vois des médailles, des pièces de monnaie, des billets et des lettres – tous authentiques, datant tous de l’époque du IIIème Reich et exposés en pleine lulière du jour dans la première ville hébraïque, en vente contre de l’argent israélien. Chaque article comporte la tristement fameuse swatiska, le symbole qui passait devant les yeux de millions de personnes avant leur mise à mort.

J’ai la tentation d’aller demander des explications au placier du marché, qui permet qu’on fasse de l’argent avec le terrible traumatisme subi par notre nation, mais je fuis les coins sombres. Un des vendeurs explique, « Je vends des antiquités qui ont une valeur historique, et le reste ne m’intéresse pas. » Il n’a aucun scrupule à faire ce commerce.

Après avoir chiné pendant une heure, je constate que les pièces de valeur ne sont même pas exposées. Elles sont dissimulées dans des sacs et des tiroirs, peut-être pour les mettre à l’abri des regards de la police ou des passants, ou par sentiment de culpabilité.

Je demande à un marchand s’il vend l’attirail S.S. Entendre ce mot semble le stresser, et il me dévisage un long moment avant d’apporter une valise et de me montrer divers articles nazis de collection qui coûtent des centaines de shekels (1 shekel = environ 0,20€, NdT)..

Il y a une trousse SS de premiers secours, conçue pour être fixée sur une motocyclette – 2500 shekels (670 dollars) à débattre. Je demande si les prix sont surévalués. « Bien qûr qu’ils le sont, » dit-il en souriant. 3Le IIIème Reich est le roi des objets de collection. »

Ces temps ci, il semble que soit effectivement vrai pour beaucoup de gens. Il y a neuf mois, des organisations d’extrême droite dans le monde ont commémoré le 120ème anniversaire d’Hitler. Ces commémorations étaient accompagnées de toutes sortes de ventes écoeurantes. Il est diffcile de faire de l’argent avec de la souffrance et des atrocités, alors les organisateurs s’étaient tournés vers d’autres oeuvres d’Hitler: des peintures faites par Hitler se sont vendues à des prix avoisinant 350 000 dollars.

Toutefois, transformer l’action meurtrière en articles de consommation n’est pas une activité nouvelle: Staline et Mao Tse-Toung avaient déjà leurs portraits imprimés sur des T-shirts portés par des millions de personnes soucieuses de la mode mais à l’éthique douteuse. Mais à la différence de ses collègues meurtriers de masse, Hitler n’était pas encore devenue une icône culturelle – une situation qui va bientôt changer si on en juge par les étalages du marché aux puces de Tel Aviv.

Tout en me présentant une montre d’officier nazi (1000$), un autre vendeur m’explique que son agent s’est rendu pendant des années dans des villages allemands reculés. « C’est seulement dans ces zones rurales qu’on peut encore trouver des pièces intéressantes de ce genre, » dit-il. « Dans les grandes villes, vous ne trouverez rien de ce genre. »

Mais dans la plus grande ville d’Israël, vous le pouvez? « Je ne vois pas ce qu’il y a de mal avec ça, » dit-il. « Ce sont des objets de collection. »

Et vous vendriez aussi des chaussures, des lunettes ou des vêtements portés par les Juifs qui ont été assassinés dans l’holocauste? « Non, c’est un problème différent, » dit-il. « Vous serez surpris de savoir que beaucoup d’acheteurs sont des enfants de survivants. Ce sont des clients compulsifs. Je pense que c’est un cas classique de victime qui s’identifie à son agresseur. »
Il poursuit par une explication su syndrome de Stockholm, caractérisé par le développement d’une empathie avec son bourreau, mais quelqu’un surprend notre conversation, et exprime un intérêt pour les articles. Son [c’est une femme, NdT] explication de cet intérêt est différente, et jette un éclairage révélateur.

« Je pense que ça a de la valeur. En ce moment précisément, avec le déni de holocauste qui se répand dans le monde, les gens devraient garder des témoignages sur cette période, » dit-elle avant de sortir son porte-monnaie.

Fin programmée de l’entité sioniste en 2024 selon l’écrivain hollandais Leon De Winter

7 octobre 2009
No future pour l’entité sioniste selon l’écrivain néerlandais Leon De Winter qui fixe l’échéance fatale à 2024. Du moins dans son dernier roman qui a provoqué de sacrées secousses en Allemagne. Il en ferait probablement autant en France s’il était traduit dans la langue de Molière, ce qui ne devrait sans doute pas trop tarder.

Mais attention, De Winter n’est ni antisioniste ni pro arabe ou pro palestinien. En effet, De Winter se présente lui-même comme un sioniste néerlandais qui, s’il dit adorer l’entité sioniste et son armée, est d’accord avec Mahmoud Ahmadinejad en ce sens qu’il aurait préféré que l’Etat juif voie le jour ailleurs, par exemple au Surinam, ex colonie hollandaise, au Montana ou mieux encore dans l’ex république Démocratique Allemande (RDA).

Tout ça sent bien l’antisémitisme, et il y a tout lieu de penser que De Winter n’est en réalité que le faux nez d’un Mahmoud Ahmadinejad devenu écrivain. Et comme, dit-on, Mahmoud Ahmadinejad serait juif, cette hypothèse farfelue à priori semble finalement tout à fait plausible.

Si je me garderai bien de fixer l’échéance à 2024 comme le fait De Winter, il est néanmoins clair que son roman, tout en faisant appel bien entendu à sons sens de la fiction, extrapole comme il l’explique lui-même à partir de tendances lourdes actuelles.
Et sa conclusion est sans appel : la majorité des Juifs subsistant dans ce qui restera dans l’entité sioniste (dont ceux qui ont un casier judiciaire) chercheront à rentrer chez eux en… Russsie. Tiens, tiens !
A part ça, l’interview de De Winter nous nontre quelqu’un très au fait des problèmes politiques du Proche Orient mais qui a du mal à se départir d’une vision à la fois européo et judéocentrique. Ce qui donne finalement un discours assez étrange.
Mais après tout, nous avons ici affaire à un écrivain et non à un spécialiste des questions de stratégie. Quoique, il pourrait sans doute en remontrer à certains.
L’avenir d’Israël?
Questions-réponses avec le réalisateur et romancier Leon De Winter
Christian Science Monitor (USA) 6 octobre 2009traduit de l’anglais par Djazaïri
Nathan Gardels: Pour ceux d’entre nous qui n’ont pas eu l’occasion de lire votre livre “Droit au retour” qui imagine Israël en 2024, quel tableau en brossez-vous ?
Leon De Winter: Je décris un Israël qui est pour l’essentiel le Grand Tel Aviv et la partie nord du Néguev, dont Dimona. Le Nord n’en fait plus partie, le Sud et Jérusalem non plus. Le pays s’est effondré à cause de la pression externe – des bombardements incessants de roquettes – qui a conduit les familles à s’en aller, et à cause d’une érosion interne : les Arabes Israéliens et les Juifs ultra orthodoxes se sont éloignés du centre juif sécularisé de la nation. Ceux qui ont un casier judiciaire, les vieux, et ceux qui veulent simplement rester et défendre le pays quoi qu’il advienne ont été laissés en arrière [c.à.d. dans le grand Tel Aviv].
Mais ce n’est que le cadre, le contexte. Le livre est centré sur Bram Mannheim, un Juif d’origine hollandaise qui a fait l’aliyah à l’âge de 18 ans et devient très jeune un professeur réputé. Il enseigne l’histoire du Moyen Orient à l’université de Tel Aviv. Mais le malheur le frappe quand, en 2008, il s’installe à Princeton avec son épouse et leur jeune fils pour enseigner là bas. Son fils âgé de quatre ans disparait. Soudainement.
Son mariage se brise, sa vie s’arrête et il devient temporairement fou, un psychotique qui vagabonde à travers les USA. Son vieux père le retrouve et le ramène à Tel Aviv. En 2024, Bram dirige un petit bureau qui aide les parents dont les enfants ont aussi disparu dans sa cité ghetto juive appelée Israël. Et, après un attentat dévastateur, apparemment exécuté par un jeune Juif qui avait disparu au même moment que son enfant, Bram reprend espoir, commence à penser que son fils est peut être encore vivant, exactement comme ces autres garçons Juifs qui ont été kidnappés et entrainés à devenir des commandos kamikazes musulmans, des gosses Juifs qui reviendront en Israël pour tuer leurs parents.
Gardels: Votre livre a provoqué une vive émotion en Allemagne où il vient juste de paraître. Certains critiques vous accusent d’avoir une vision sombre de l’avenir à l’instar de voix de plus en plus nombreuses qui soutiennent que la création d’Israël était une erreur dès le début.
De Winter: Permettez moi d’être clair sur mes allégeances personnelles (qui ne sont pas toujours identiques à mes allégeances en qualité d’écrivain): je suis un admirateur du projet sioniste, de la nécessité historique, pour le dire en termes marxistes, de créer un havre de sécurité pour les Juifs Européens en réaction à l’antisémitisme du 19ème siècle.
Ce fut une aventure haletante – mais elle ne s’est pas réalisée dans un vide géographique, culturel ou historique. Elle s’est réalisée alors que le monde musulman se réveillait lentement du coup énorme que lui avaient asséné des forces européennes colossales, à commencer par la facile marche de Napoléon sur l’Egypte en 1798, et que les intellectuels Arabes et Musulmans cherchaient leurs propres réponse sur les motifs de l’effondrement de leur univers.
Il y avait des arguments très forts en faveur d’un Etat juif en Palestine (un nom donné par les Romains à la région – jusqu’à récemment, il n’y a jamais eu de tribu arabe se désignant palestinienne), mais maintenant, des décennies plus tard, si ce n’était que de moi, j’aurais choisi une autre région, comme l’ancienne colonie hollandaise du Surinam, ou le Montana, ou le Nouveau Mexique.
Ou mieux: une région avec de l’or et du pétrole sous terre. Exactement comme les Etats Unis d’Amérique, Israël est l’expression d’une idée et, en tant que telle, elle peut être discutée, son existence peut même être déniée – contrairement à la Chine ou à la France qui sont des entité historiques et non des concepts intellectuels par nature. Mais Israël est là, j’aime y aller, l ‘admirer, je suis ému aux larmes quand j’entends son hymne national ou que je vois ses avions de combat, et en même temps, je suis très inquiet pour son avenir.
Les choses auraient été plus faciles si elle avait été crée juste après la deuxième guerre mondiale dans ce qui devait devenir très vite la République Démocratique Allemande. N’aurait-ce pas été une manière élégante pour les Allemands de payer une partie de leur dette envers les Juifs ?
Gardels: Comment répondez-vous aux critiques qui disent que vous faites du tort à Israël en prédisant un sombre avenir à l’Etat juif ?
De Winter; Aurait-ce été plus réaliste, si j’avais écrit un roman montrant comment, en 2024, les Juifs vont faire du tourisme à La Mecque, comment les princes Saoudiens apprécieront leurs séjours dans les suites luxueuses du Hilton de Tel Aviv, comment le désert jordanien fleurira ; comment les bidonvilles du Caire auront été transformés en banlieues coquettes et que le Moyen Orient respirera la paix, la joie et la félicité ?
J’ai simplement suivi et approfondi les tendances actuelles. J’ai fait mon boulot de manière très réaliste. Je crains qu’Israël ne voie pas son premier centenaire. Pas par manque de vitalité ou d’engagement, mais parce qu’après plusieurs décennies dans une région où ils ont été accueillis avec de la violence, des guerres et de la haine, les Juifs Israéliens concluront qu’ils aiment plus leurs enfants que leur pays.
Gardels : Qu’est-ce qui vous a incité à écrire un tel livre ?
De Winter Des nuits sans sommeil.
Gardels: Que doit-il se produire – ou ne pas se produire – vers 2024 pour que votre vision ne devienne pas réalité?
De Winter: Un miracle, de préférence. L’arrivée du messie serait une bonne surprise, ne croyez-vous pas ? Si ce n’est pas possible, une révolution de la société civile dans le monde arabe serait aussi un événement positif – désolé, ça fait aussi partie de la solution miraculeuse. Je veux dire qu’il n’y a pas de solution. C’est un vieux conflit tribal, atavique. Il n’y a guère de conflits de ce genre dans notre monde actuel, mais ils ont été fondamentaux dans le développement de notre monde : la lutte pour la terre.
Autrefois, ces conflits se résolvaient très simplement. Un groupe exterminait l’autre. Fin du conflit. Nous n’acceptons plus ce genre de traitement du problème, à juste raison. Nous demandons du bon sens, des compromis. Mais ce conflit se définit par deux groupes avec de très fortes revendications et traditions. Ils excluent l’un chez l’autre l’idée de raison. Ils doivent abandonner certains aspects de leurs revendications qu’ils considèrent comme sacrés. Du temps, plus de temps pourrait aider, si le peuple iranien parvient à transformer la révolution chiite en révolution civile – ce serait un événement étonnant, avec de vastes répercussions pour le monde entier.
Gardels : Vous avez dit que vous ne vivriez pas en Israël. Pourquoi ? Comment Israël a-t-elle évolué ?
De Winter: Je ne veux pas vivre là bas parce que je pense que d’autres pays ont le droit, eux aussi, d’avoir pour citoyens des Juifs comme moi, entêtés, pénibles, qui sont toujours à se plaindre
Gardels: Où selon vous vivra la majorité des Juifs dans 20 ans? A nouveau en Europe ? Aux USA ?
De Winter: Dans mon roman, les Juifs qui restent encore à Tel Aviv veulent tous aller à Moscou, comme dans une pièce de Tchékhov. Poutine est président de la Russie pour la troisième fois. En 20024, on le considère comme l’homme d’Etat le plus important dans le monde. La Russie est riche ; dans les principales villes russes, des Juifs jouent à nouveau dans des orchestres symphoniques, il y a des restaurants chics, la nui, les rues sont illuminées et des femmes sont en manteau de vison avec des hommes vêtus élégamment vont au théâtre, et ils goûtent de magnifiques petits gâteaux, des petits fours, dans des cafés avec des chandeliers.
Malgré le vieil antisémitisme russe, il y a eu un lien très fort entre les Juifs et la Russie – il y a une mélancolie partagée par les Juifs et les Russes, un sens de l’écoulement dramatique du temps, et l’attente d’une terre lointaine, au delà de l’horizon. Donc, les Juifs de mon roman rêvent de rentrer chez eux à Moscou.
Leon de Winter est un cinéaste Hollandais et un des romanciers néerlandais les plus appréciés. Il est issu d’une famille de Juifs orthodoxes qui, grâce à un réseau de résistance catholique, échappa à la capture par les nazis. Dans ses romans, dont « Zionoco » et « God’s Gym, » les protagonistes sont en quête de leur identité juive. Son nouveau roman sujet à controverse s’intitule « Droit au retour. » Il n’est pour l’instant disponible qu’en néerlandais et en allemand.


Nathan Gardels est rédacteur en chef de New perspectives Quarterly et de The Global Viewpoint Network

Boycott du festival du film de Toronto, l’étrange silence de la presse française

16 septembre 2009
Jane Fonda va se marier pour la quatrième fois. C’est une des premières informations qui tombent quand on tape ce nom sur google actualités.

Et ce n’est pas par la presse française, même pas par le journal Le Monde que vous apprendrez que Jane Fonda est une des quelques 1500 signataires d’un appel au boycott du festival cinématographique de Toronto (TIFF) qui consacre sa nouvelle section « City to City » à Tel Aviv, le quartier général du gang sioniste.
Jane Fonda n’est pourtant pas une antisioniste ; devant la réaction courroucée des cercles sionistes elle a en effet tenu à faire part de son attachement à l’Etat voyou dont elle ne souhaite certes pas la destruction.

Elle fait simplement partie de ces gens pour qui trop c’est trop !
Pour avoir des informations sur ce boycott, pas d’autre solution pour le non anglophone que de se rabattre sur la presse canadienne francophone ou la presse dite alternative ou militante.

Pourtant, outre Jane Fonda, la liste des signataires comprend une belle brochette de vedettes et de personnalités de renommée souvent internationale telles : Ken Loach, Harry Belafonte, Danny Glover, Neil Young, Julie Christie, Viggo Mortensen, Elia Suleiman, Eyal Sivan, etc.

Pas suffisant pour faire écrire les journalistes en France.
Mais une indication supplémentaire que les temps changent pour l’entité sioniste.

Pour finir, signalons une lettre critiquant l’appel au boycott, lettre rédigée à l’instigation du rabbin Marvin Hier, le patron (oui, car c’est une entreprise et une marque déposée) du Centre Simon Wiesenthal. Parmi les signataires de cette lettre : Jerry Seinfeld, Sacha Baron Cohen, Natalie Portman.

Survivant de "l’holocauste" clochardisé dans l’entité sioniste!

6 septembre 2009
Il y a encore des gens pour penser, comme ce directeur d’un organisme caritatif de Tel Aviv, que c’est en raison de ce que des Juifs ont subi pendant la deuxième guerre mondiale « qu’on nous a permis de construire ce pays.»
Or toute personne un peu documentée sur le projet sioniste sait que ce ne fut pas le cas. Les persécutions nazies ont surtout permis d’augmenter le capital sympathie du projet sioniste, de fournir des immigrants juifs en nombre (même si tous n’étaient pas forcément emballés) et de mettre sous l’éteignoir les protestations des Palestiniens spoliés de leur patrie par les sionistes.
C’est pourquoi la mésaventure survenue à un certain Yevgeny Bistrizky, rescapé du camp de Babi Yar, et qui a failli finir clochard à tel Aviv ne nous surprend pas.
Attention, son itinéraire vers la clochardisation n’a rien que de très banal : perte d’emploi, suivie de celle du logement puis du conjoint. C’est la conjonction de déboires financiers et d’un grand isolement qui pave le plus souvent le chemin de l’errance moderne.
Ce qui n’est pas banal par contre, c’est que cette personne qui aurait dû être protégée au maximum par les autorités du pays qui a fait de « l’holocauste » son fonds de commerce politique et financier, n’a bénéficié d’aucun filet de sécurité ni d’attention particulière. Et qu’elle doive son salut non aux services sociaux mais à une association humanitaire et à la générosité de personnes privées.
Bon, les choses sont rentrées dans l’ordre pour M. Bistrizky : il a un logement gracieusement mis à sa disposition par un organisme privé, il continue à travailler à 69 ans (pas de retraite pour les rescapés de l’holocauste ?) et il touche une pension qui lui est servie par le gouvernement allemand.
Pas un kopeck ne lui vient de l’Etat voyou sioniste !

Et ce ne sont pas moins de 50 000 rescapés de « l’holocauste » qui vivent actuellement sous le seuil de pauvreté dans l’entité sioniste!

Comment Yevgeny Bistrizky, un survivant de l’holocauste, a fini dans les rues d’Israël.
Par Sheera Frenkel, The Times (UK) 4 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Une couverture élimée et sale est bien cachée dans les placards du nouvel appartement de Yevgeny Bistrizky – pendant près de neuf mois, elle a été la seule literie que possédait ce survivant de l’holocauste âgé de 71 ans.
Il y a deux semaines, M. Bistrizky était sans domicile dans les rues de Tel Aviv, vivant dans un parc pour chiens, se servant de bancs comme literie de fortune et dépendant des habitants pour la nourriture.
Il dormait là malgré son aversion pour les chiens. Un de ses seuls souvenirs de l’holocauste était la vision de chiens se repaissant de cadavres près des zones de massacre de Babi Yar, où 33 771 Juifs furent tués par balle en septembre 1941. Leurs corps étaient jetés dans un ravin près de Kiev pendant ce qui fut l’un des plus grands massacres de l’holocauste.
M. Bistrizky déclare : «Je n’avais jamais pensé que je me retrouverais à nouveau sans rien. Je persistais à espérer que les choses iraient mieux mais je ne savais que faire.»
Comment un survivant de l’holocauste peut-il se retrouver sans abri en Israël est une question qui n’a pas reçu de réponse depuis que l’histoire de M. Bistrizky a été publiée il y a quelques semaines dans un quotidien en hébreu.
Plus de 50 000 survivants de l’holocauste vivent sous le seuil de pauvreté en Israël. M. Bistrizky est le seul cas connu de survivant devenu un sans abri.
L’association Latet qui apporte une aide aux nécessiteux l’a découverts après que des habitants inquiets aient contacté cette organisation. L’association a été étonnée d’apprendre qu’il vivait dans le parc pour chiens depuis huit mois, se lavant avec un tuyau d’arrosage dans le local à poubelles d’un immeuble, avec l’espoir que les déjections canines jonchant le par dissuaderaient des gens de l’agresser dans son sommeil.
Dans l’incapacité de lui trouver un logement décent, Latet a contacté un journal pour qu’il publie son histoire. Depuis, l’association a reçu des centaines d’appels de personnes proposant de la nourriture, des vêtements et des chambres dans leurs maisons.
Une entreprise a proposé un appartement dans un immeuble pour personnes âgées. La chambre est dépouillée mais propre. La seule touche personnelle consiste en deux calendriers ukrainiens avec des photos de chatons au-dessus du lit.
M. Bistrizky explique : «parfois, j’ai peur de me réveiller et qu’il n’y ait plus rien. Que je retourne sur le banc du parc et que tout n’a été qu’un rêve.»
Petit mais costaud, il se déplace avec précaution dans la pièce. Ses yeux bleus s’éclairent quand il montre les choses que des gens lui ont données : un four micro-ondes, une stéréo, un réchaud à gaz et un réfrigérateur.
Ses mains s’attardent sur les objets, s’arrêtant sur un fauteuil qu’il a placé près de la fenêtre. Dans l’après-midi, entre un vent frais : «C’est ce que je préfère, le moment que je préfère – ce vent,» dit-il, utilisant le mot hébraïque pour brise avec un sourire bref mais fier. «Je suis si heureux, si reconnaissant qu’on m’ait donné tout ça.»
M. Bistrizky est venu en Israël avec sa famille en 1993. Il a travaillé en usine jusqu’à il y a trois ans quand, à l’âge de 69 ans, il a été licencié.
Les difficultés financières l’ont amené à perdre son logement puis sa femme. Pendant la plus grande partie d’une année, M. Brizitsky a vécu dans un immeuble abandonné sans eau ni électricité.
Le jour où il fut découvert et expulsé, presque tous ses biens furent volés. Il erra dans les rues mais craignait les sans domicile fixe endurcis qui dormaient sur l’herbe des parcs de Tel Aviv. Finalement, il s’installa dans le parc pour chiens.
Comme son statut matrimonial était flou, les travailleurs sociaux lui avaient dit qu’il n’était pas éligible à un logement social. Comme il parlait un hébreu haché, ils lui demandèrent de revenir avec un interprète ou avec des papiers à jour.
«C’est incroyable que ça puisse arriver,» déclare Liron Yochai, le directeur de Latet. «Je ne peux toujours pas croire que des survivants de l’holocauste sont dans le besoin en Israël. Si ce n’était pas pour eux, nous n’aurions pas ce pays. C’est en raison de ce qu’ils ont subi qu’on nous a permis de construire ce pays. C’étaient leurs mains, leur argent.»
Latet fournit de la nourriture et des services à 1 500 survivants mais n’ignore pas que 50 000 autres vivent sous le seuil de pauvreté en Israël.
En 2007, le gouvernement israélien a approuvé un plan de 182 millions d’euros pour aider les survivants de l’holocauste. La plupart des organisations ont affirmé que c’était trop peu et que des centaines de millions de dollars étaient retenus dans les caisses des organisations dont la raison d’être est de distribuer ces fonds.
M. Yochai explique : «Ils disent qu’ils épargnent cet argent mais j’ignore pour quoi faire. Dans quinze ans, il n’y aura plus de survivants de l’holocauste. Nous devons leur donner ce que nous pouvons maintenant.»
M. Brizitsky qui travaille le soir comme gardien dans une supérette et perçoit mensuellement une pension d’environ 300 euros d’Allemagne, dit qu’il ne demande pas plus. La semaine prochaine et pour la première fois, il rencontrera un autre survivant du massacre de Babi Yar lors d’un dîner pour le nouvel an juif organisé par Latet.
Certains jours, il pensait que le monde était fait de gens qui lui voulaient du mal. Il hésitait beaucoup à s’adresser à quelqu’un et avait peur d’être blessé.
Il déclare : «Maintenant je pense – et j’essaye de continuer à penser – que la plupart des gens sont bons. Regardez tout ce qu’ils ont fait pour moi. Je me sentais très seul. C’est si bon que j’en suis presque effrayé.»

>Quand un antisémite va se planquer à Tel Aviv…

16 juillet 2009

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Mickey Louis Mayon

… vos journaux n’en parlent pratiquement pas.

En effet, les journaux français ne se bousculent pas pour rapporter cette information relatée, par contre par la presse sioniste.

On apprend ainsi par Juif.org et le Journal du Dimanche que Mickey Louis Mayon, un criminel recherché par la police des Etats Unis, vient d’être interpellé à Tel Aviv par les forces de l’ordre de l’entité sioniste.

Mais ce que se garde bien de nous dire Juif.org et qu’on peut cependant lire dans le JDD et dans le Yediot, c’est que Mickey Louis Mayon n’est rien moins qu’un cadre du Ku Klux Klan en fuite. Et pas un ancien membre du KKK comme on peut le lire dans l’édition francophone du Jerusalem Post.

Comme souvent, il faut consulter plusieurs journaux pour se faire une idée de l’affaire.


Par exemple le Daily Telegraph qui titre ironiquement :

Un antisémite US fuit le FBI en… Israël

Le Telegraph rapporte :

Mickey Mayon, 33 ans, a survécu près de deux ans en vivant tranquillement à Tel Aviv, en déménageant régulièrement pour éviter d’être repéré et en modifiant sa coiffure, passant de la coiffure skinhead aux cheveux longs. Cependant il aurait été dénoncé aux autorités par sa petite amie juive qui a été horrifiée quand – après l’avoir mise enceinte – il lui a révélé son passé trouble.

Et il y a tout lieu de penser que cette prise de conscience suivie d’une tentative de rédemption de la jeune femme par la dénonciation ne soit qu’un de ces pseudos miracles dont l’entité sioniste est coutumière. Imaginez-vous en effet que ces «survivants » de la barbarie nazie ont entre autres fait fleurir le désert, vaincu les armées arabes combinées en 1948 et 1967, bombardé le QG de l’OLP à Tunis, organisé le massacre de Sabra et Chatila, envoyé des satellites dans l’espace etc.

De quoi ajouter un volume au Pentateuque !

Poursuivons Mayon avec le Telegraph :

Le néo Nazi était monté à bord d’un avion pour Tel Aviv en novembre 2007 muni d’un visa touristique d’un mois, mais était noté «no show» dans le registre de vol pour la partie retour de son billet.

Le fait qu’il était muni d’un visa donne à comprendre qu’il est entré légalement dans le territoire sioniste contrairement à ce qu’affirme le Huffington Post, un important journal en ligne étatsunien qui s’appuie sur un article du Jerusalem Post.

A lire tout ce salmigondis, on est forcé de penser que cette affaire est très gênante pour un Etat qui se présente comme un bastion de la lutte contre l’antisémitisme et qu’on cherche à noyer le poisson, à nous faire croire que M. Mayon a séjourné irrégulièrement dans l’entité à l’insu de tous, même de sa compagne.

Et d’ailleurs, la police sioniste qui a procédé à l’arrestation de Mayon n’en finit pas de manifester une certaine forme de compassion à son égard. Le Yediot écrit en effet :

«Il a fait preuve de naïveté, d’innocence et de crainte – exactement l’opposé de la première impression qui vient à l’esprit quand on pense à un membre du Ku Klux Klan, » a déclaré au Yediot l’officier du renseignement qui a dirigé l’opération qui a conduit à l’arrestation de Mayon.
Son unité avait reçu des informations d’Interpol avant de mener à bien
l’opération.
On apprend au passage que la petite amie enceinte n’est pas pour grand chose dans cette affaire, à moins que la petite amie s’appelle Interpol. Il indique que l’unité a lancé le plan pour l’arrestation dès réception de l’information et que, dans une première étape, ils avaient mis en place une surveillance autour de l’hôtel où résidait Mayon.
«A son arrivée, le soir, nous l’avons identifié et procédé à l’arrestation. On peut dire qu’il était assez choqué,» dit-il. «Il était effrayé et a demandé un verre d’eau pour reprendre son calme.» L’officier ajoute que Mayon n’a pas opposé de résistance.

Heureusement que Mayon et cet officier n’étaient pas copains…

Le Yediot nous apprend aussi que Mayon a demandé à rester dans l’entité sioniste. Trop tard car même s’il est le (futur) papa d’un enfant juif, il n’a aucune existence légale au Sionistan et a omis de se convertir au judaïsme, ce qui aurait au moins pu retarder son extradition vers les Etats Unis. Retarder, car le FBI tenait vraiment à le coincer.


Alors on peut, comme le fait le Yediot, se poser la question de savoir pourquoi une personne recherché pour crimes racistes choisit de fuir vers l’entité sioniste.


Certes, si on ne peut avoir de certitude absolue, on ne peut penser une seule seconde qu’il est arrivé là par hasard comme le suppose l’agent qui a dirigé son arrestation.


Un délinquant, à moins d’avoir à disposition une grosse somme d’argent ou d’être pris par une urgence absolue, ne fuit pas dans un endroit où il ne trouvera pas de point de chute ou d’aide.


Outre le fait que l’entité sioniste est un lieu propice à la manifestation d’actes antisémites que la presse française ne nous rapportera guère (des exemples sont proposés dans ce blog, cherchez-les !), le régime sioniste a toujours soutenu les dictatures et apporta un soutien jamais démenti à l’apartheid en vigueur à une époque en Afrique du Sud et en Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe).


De la même manière, il y a belle lurette que les organisations sionistes ont infiltré les groupuscules dits « suprématistes » blancs au Canada et aux Etats Unis qui sont de fait sous leur contrôle. Et je ne suis pas loin de partager la thèse défendue par un Voxnr, un site semble-t-il d’extrême droite, pour qui Mayon n’était rien d’autre qu’un provocateur raciste manipulé par les sionistes.

Quand un antisémite va se planquer à Tel Aviv…

16 juillet 2009
Mickey Louis Mayon

… vos journaux n’en parlent pratiquement pas.

En effet, les journaux français ne se bousculent pas pour rapporter cette information relatée, par contre par la presse sioniste.

On apprend ainsi par Juif.org et le Journal du Dimanche que Mickey Louis Mayon, un criminel recherché par la police des Etats Unis, vient d’être interpellé à Tel Aviv par les forces de l’ordre de l’entité sioniste.

Mais ce que se garde bien de nous dire Juif.org et qu’on peut cependant lire dans le JDD et dans le Yediot, c’est que Mickey Louis Mayon n’est rien moins qu’un cadre du Ku Klux Klan en fuite. Et pas un ancien membre du KKK comme on peut le lire dans l’édition francophone du Jerusalem Post.

Comme souvent, il faut consulter plusieurs journaux pour se faire une idée de l’affaire.


Par exemple le Daily Telegraph qui titre ironiquement :

Un antisémite US fuit le FBI en… Israël

Le Telegraph rapporte :

Mickey Mayon, 33 ans, a survécu près de deux ans en vivant tranquillement à Tel Aviv, en déménageant régulièrement pour éviter d’être repéré et en modifiant sa coiffure, passant de la coiffure skinhead aux cheveux longs. Cependant il aurait été dénoncé aux autorités par sa petite amie juive qui a été horrifiée quand – après l’avoir mise enceinte – il lui a révélé son passé trouble.

Et il y a tout lieu de penser que cette prise de conscience suivie d’une tentative de rédemption de la jeune femme par la dénonciation ne soit qu’un de ces pseudos miracles dont l’entité sioniste est coutumière. Imaginez-vous en effet que ces «survivants » de la barbarie nazie ont entre autres fait fleurir le désert, vaincu les armées arabes combinées en 1948 et 1967, bombardé le QG de l’OLP à Tunis, organisé le massacre de Sabra et Chatila, envoyé des satellites dans l’espace etc.

De quoi ajouter un volume au Pentateuque !

Poursuivons Mayon avec le Telegraph :

Le néo Nazi était monté à bord d’un avion pour Tel Aviv en novembre 2007 muni d’un visa touristique d’un mois, mais était noté «no show» dans le registre de vol pour la partie retour de son billet.

Le fait qu’il était muni d’un visa donne à comprendre qu’il est entré légalement dans le territoire sioniste contrairement à ce qu’affirme le Huffington Post, un important journal en ligne étatsunien qui s’appuie sur un article du Jerusalem Post.

A lire tout ce salmigondis, on est forcé de penser que cette affaire est très gênante pour un Etat qui se présente comme un bastion de la lutte contre l’antisémitisme et qu’on cherche à noyer le poisson, à nous faire croire que M. Mayon a séjourné irrégulièrement dans l’entité à l’insu de tous, même de sa compagne.

Et d’ailleurs, la police sioniste qui a procédé à l’arrestation de Mayon n’en finit pas de manifester une certaine forme de compassion à son égard. Le Yediot écrit en effet :

«Il a fait preuve de naïveté, d’innocence et de crainte – exactement l’opposé de la première impression qui vient à l’esprit quand on pense à un membre du Ku Klux Klan, » a déclaré au Yediot l’officier du renseignement qui a dirigé l’opération qui a conduit à l’arrestation de Mayon.
Son unité avait reçu des informations d’Interpol avant de mener à bien
l’opération.
On apprend au passage que la petite amie enceinte n’est pas pour grand chose dans cette affaire, à moins que la petite amie s’appelle Interpol. Il indique que l’unité a lancé le plan pour l’arrestation dès réception de l’information et que, dans une première étape, ils avaient mis en place une surveillance autour de l’hôtel où résidait Mayon.
«A son arrivée, le soir, nous l’avons identifié et procédé à l’arrestation. On peut dire qu’il était assez choqué,» dit-il. «Il était effrayé et a demandé un verre d’eau pour reprendre son calme.» L’officier ajoute que Mayon n’a pas opposé de résistance.

Heureusement que Mayon et cet officier n’étaient pas copains…

Le Yediot nous apprend aussi que Mayon a demandé à rester dans l’entité sioniste. Trop tard car même s’il est le (futur) papa d’un enfant juif, il n’a aucune existence légale au Sionistan et a omis de se convertir au judaïsme, ce qui aurait au moins pu retarder son extradition vers les Etats Unis. Retarder, car le FBI tenait vraiment à le coincer.


Alors on peut, comme le fait le Yediot, se poser la question de savoir pourquoi une personne recherché pour crimes racistes choisit de fuir vers l’entité sioniste.


Certes, si on ne peut avoir de certitude absolue, on ne peut penser une seule seconde qu’il est arrivé là par hasard comme le suppose l’agent qui a dirigé son arrestation.


Un délinquant, à moins d’avoir à disposition une grosse somme d’argent ou d’être pris par une urgence absolue, ne fuit pas dans un endroit où il ne trouvera pas de point de chute ou d’aide.


Outre le fait que l’entité sioniste est un lieu propice à la manifestation d’actes antisémites que la presse française ne nous rapportera guère (des exemples sont proposés dans ce blog, cherchez-les !), le régime sioniste a toujours soutenu les dictatures et apporta un soutien jamais démenti à l’apartheid en vigueur à une époque en Afrique du Sud et en Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe).


De la même manière, il y a belle lurette que les organisations sionistes ont infiltré les groupuscules dits « suprématistes » blancs au Canada et aux Etats Unis qui sont de fait sous leur contrôle. Et je ne suis pas loin de partager la thèse défendue par un Voxnr, un site semble-t-il d’extrême droite, pour qui Mayon n’était rien d’autre qu’un provocateur raciste manipulé par les sionistes.

>Encore un acte antisémite…

15 mars 2009

>… qui sera dénoncé dans le monde entier!

Un homme filmé en train de cracher sur le mémorial de Rabin

Un ancien employé municipal filmé en train de cracher sur le mémorial en l’honneur du premier ministre assassiné et d’écrire ‘Rabin = Hitler’ sur le mur à proximité.

par Eli Senyor, Yediot (Sionistan) 15 mars 2009

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Une caméra de surveillance vidéo a filmé ce vendredi un homme cracher à deux reprises sur le monument marquant le lieu de l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin au pied de l’hôtel de ville de Tel Aviv.

L’homme, identifié comme étant un ancien employé municipal, a aussi peint à la bombe « Yitzhak Rabin = Hitler » sur un mur voisin. La municipalité a déposé plainte contre lui.


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