Archive for the ‘Tony Blair’ Category

Tarek Aziz: la mort pour récompense

27 octobre 2010
Le régime irakien vient de condamner Tarek Aziz à la peine capitale au terme de ce que Pepe Escobar qualifie de processus judiciaire de vengeance. Pepe Escobar souligne en effet que les preuves de culpabilité admises par la justice irakienne auraient été rejetées par n’importe quel tribunal occidental.
Pepe Escobar oublie peut-être le tribunal de Nuremberg et la façon dont il gérait l’administration de la preuve…
Ceci dit, Tarek Aziz était sans doute le dernier très haut dignitaire du régime baathiste encore vivant. C’en était surtout la figure la plus connue dans le monde de par ses fonctions de ministre des affaires étrangères. Les téléspectateurs ont en effet eu maintes occasions de voir son visage à l’époque de la première, puis de la deuxième guerre dites du Golfe.
Tarek Aziz, de son vrai nom Mikhael Yuhann, doit se demander comment son pays a pu en arriver là et comment, en fin de compte, le pouvoir a pu échapper, sans doute pour toujours au parti Baath.
Je ne sais pas quelle est son analyse mais, selon moi, le compte à rebours du régime baathiste n’a pas commencé avec les guerres menées par les USA et leurs amis contre l’Irak. Tout a commencé en réalité avec l’agression lancée par l’Irak contre l’Iran voisin qui venait de vivre une révolution islamique et d’abolir la monarchie.
La guerre déclenchée par le gouvernement irakien ne répondait à aucune menace du pays voisin, où la révolution n’était pas stabilisée avec un poids des ayatollahs bien moindre que ce qu’il sera par la suite. Le président Saddam Hussein avait en fait dénoncé les accord d’Alger, signés entre l’Irak et l’Iran, pour régler un différend frontalier relatif à l’embouchure des deux fleuves qui traversent l’Irak
Ce fut une guerre dure et meurtrière dont l’enjeu allait au delà bien sûr de la querelle frontalière. Le régime irakien avait pensé tenir là l’occasion d’accéder à un leadership régional, de s’affirmer comme un allié de l’occident face à l’islamisme au pouvoir en Iran, et peut être de faire main basse sur les secteurs iraniens pétrolifères limitrophes de l’Irak.
Sa démarche rencontrait l’assentiment et le soutien des monarchies arabes, qui craignaient d’être submergées à leur tour par une révolution, mais aussi des pays occidentaux. Ces derniers venaient en effet de perdre un allié de taille avec le Chah et s’inquiétaient aussi d’une contagion révolutionnaire. Et c’est pourquoi les pays occidentaux n’hésitèrent pas à renforcer l’arsenal militaire irakien, la France allant même jusqu’à « prêter » des avions de combat (sans doute avec leurs pilotes) à l’armée irakienne. Ce sont ces mêmes pays qui fourniront au régime irakien ces fameuses armes chimiques qu’ils lui reprocheront plus tard de détenir. Ces armes chimiques seront en effet utilisées contre les troupes iraniennes.
On connaît la suite: l’Irak dût accepter de revenir aux accords d’Alger. Sauf que ce n’était plus le même Irak mais un Irak appauvri, endetté auprès des pétromonarchies, à l’économie désorganisée sans parler bien sûr des nombreuses pertes en vies humaines. C’est cette situation d’après guerre qui avait incité Saddam Hussein à s’emparer de l’émirat koweïtien voisin, ce qui aboutira à la première guerre du Golfe. Là encore, Saddam Hussein peu instruit par la guerre contre l’Iran avait cru bon d’interpréter des propos d’une diplomate américaine comme un feu vert à son entreprise.
D’une manière générale, la diplomatie irakienne a toujours fait preuve d’une étrange naïveté dans ses relations avec l’Occident et les Etats Unis, ne parvenant jamais à analyser correctement la situation et les rapports de force, ni à comprendre que « l’alliance » objective avec les USA ne pouvait être que tactique et non stratégique. Que les Etats Unis ne voulaient pas d’une victoire irakienne contre l’Iran mais plutôt d’une défaite des deux pays.
L’Iran est également sortie affaiblie de son conflit avec l’Irak mais le résultat le plus important de cette guerre est qu’elle aura permis aux mollahs de consolider la révolution à leur main, en en éliminant politiquement les autres composantes. Sans la guerre, les choses se seraient peut être passées autrement.
Ce qui est par contre certain, c’est que a situation géopolitique qui prévaut actuellement dans cette sous-région s’est décidée en ce jour fatidique du 17 septembre 1980.
Tarek AZIZ

L’histoire d’Aziz restera non dite
par Pepe Escobar, Asia Times 27 octobre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les néo conservateurs ont toujours soutenu que les Etats Unis avaient envahi l’Irak pour apporter la « démocratie » (au bout du fusil). Il semble que faute de démocratie, les plus gros succès du système judiciaire américain ont bel et bien été institués dans l’Irak (qui reste occupé); la torture (comme WikiLeaks l’a amplement démontré) et la peine de mort. Vous parlez d’une libération.

Et parlons de récompense pour services rendus. L’ancien vice premier ministre Tarek Aziz, 74 ans, malade, fragile, déjà emprisonné, et victime d’une attaque cérébrale cette année, vient d’être condamné ç la pendaison par la Cour Suprême de Baddad, selon la télévision irakienne d’Etat, « pour son rôle dans l’élimination des partis islamiques [chiites]. »

Aziz, né Mikhael Yuhann à Mossoul en 1936, un Chrétien de rite chaldéen – le seul dans le cercle rapproché de l’ancien pouvoir baathiste sunnite et laïque, son « visage humain » le plus connu dans le monde – diplômé en langue et littérature anglaises, purge déjà une peine de 15 ans de prison pour l’assassinat de 42 commerçants en 1992 plus une condamnation supplémentaire de sept ans pour son rôle présumé dans la déportation des Kurdes Irakiens à l’époque de Saddam Hussein. Aucun tribunal occidental n’aurait accepté ce qu’on a présenté comme des preuves de son implication personnelle dans chacun de ces crimes.

L’Union Européenne (UE) a été au moins fidèle à sa charte (la peine de mort est « inacceptable »); Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, va appeler Bagdad à ne pas exécuter la sentence. Les avocats d’Aziz vont faire appel au Vatican – qui condamne aussi la peine  capitale. Le leader du parti Radical Marco Pannella a commenceé une grève de la faim pour la dénoncer.

Ne pas voir ce verdict comme politique revient à croire à la démocratie par le « choc et l’effroi. » Dans ce cas précis, la vengeance est celle de l’actuel premier ministre Nuri al-maliki et de son parti chiite Da’wa qui fit l’objet de persécutions par le régime sunnite de Saddam. Sinon il n’y a que des perdants – parce que Aziz est sans doute la seule personne sur terre qui pourrait raconter la véritable histoire et toutes les délicieuses étapes de dizaines d’années du sale jeu des Etats Unis en Irak.

C’est le suprême best-seller politique que nous aurons jamais l’occasion de lire – nous disant par exemple comment le Royaume Uni, les Etats unis et l’Arabie Séoudite ont dépensé 60 milliards de dollars pour que l’Irak entre en guerre contre l’Iran dans les années 1980; ce qui a été réellement discuté entre Saddam Hussein, lui-même et l’ancien secrétaire à la défense US Donald Rumsfeld lors de leur rencontre de 1983 à Bagdad; comment chaque politicien Occidental rendait hommage à la cour de Saddam – l’homme qui devait éliminer ces ayatollahs déments; comment Saddam a vaincu les vagues humaine de martyrs de feu l’ayatollah Khomeini en répandant des armes chimiques fournies par l’Occident; et comment ces « armes de destruction massive » imaginaires n’existaient plus depuis 1995 au moins – ce qui rendait le casus belli de Tony Blair et George Bush nul et non avenu.

Quand l’US Marine Corps est entré à Bagdad le 9 avril 2003, sa villa a été pillée – par les marines et par des pillards locaux. Je suis allé voir cette aussi vite que possible (A (mis)guided tour of Baghdad Asia Times Online, 18 avril 2003), découvrant une boîte de DVD de la saga du « Parrain » – la préférence de Saddam allait pour le premier film de la saga – juste à la porte. Le 24 avril, Aziz se rendait aux Américains. Il était le huit de pique de l’infâme jeu de cartes du pentagone (Saddam était l’as de pique).
L’histoire jugera peut-être que Blair et Bush – avec leur Moloch technologique terrifiant baptisé « choc et effroi » – n’ont pas été meilleurs que le cercle rapproché de Saddam Hussein et que, directement et indirectement, leurs « politiques » ont tué plus de civils Irakiens que Saddam ne l’a jamais fait. Pourtant ils ont publié (Blar) et vont publier (Bush) des livres à leur propre « gloire ».

Aziz est par contre le seul qui reste et a une histoire à couper le souffle. Et comme l’homme qui en sait trop dans le proverbe, il doit être éliminé.

L’alliance de l’Union Européenne avec l’Etat voyou

6 mars 2010
David Cronin est un journaliste Irlandais spécialisé dans les affaires européennes. On trouvera ici un de ses articles qui documente le rôle de l’Union Européenne dans le financement de la recherche-développement en matière d’armement par les entreprises de l’entité sioniste.
L’article que je vous propose évoque bien sûr cet aspect mais il veut avant tout mettre en relief la coopération multiforme de l’UE avec l’Etat voyou, une coopération qui présente déjà un caractère assez exceptionnel pour un Etat non européen. Pour Cronin, cette coopération amenée à évoluer sans doute assez vite vers un approfondissement faisant de l’entité un quasi-membre de l’UE s’assimile pour D. Cronin à une alliance.
Selen D. Cronin, ce tournant pris par la coopération de l’UE avec le régime de Tel Aviv n’augure pas d’une influence accrue de l’Europe sur le soit disant processus de paix mais, au contraire, d’une tolérance de plus en plus grande vis-à-vis des agissements des gangsters sionistes. Et cette tolérance est déjà grande comme nous le savons.
D. Cronin entame son article par une petite observation autobiographique puisqu’il concède que longtemps il s’est laissé abuser par le discours officiel de l’UE sur le conflit du Proche Orient.
On notera aussi son évocation de l’émergence d’un puissant lobby sioniste à Bruxelles auprès d’instances non élues mais d’un poids politique considérable.

L’alliance de l’Europe avec Israël 

par David Cronin, PULSE, 4 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un des travers de la spécialisation dans les affaires de politique européenne, comme ce fut mon cas ces quinze dernières années, est que certains présupposés s’ancrent fermement dans votre cerveau. Longtemps, mon esprit critique est resté en berne lorsque j’écoutais des hauts représentants de l’Union Européenne parler du Moyen Orient. J’acceptais avec joie le discours officiel selon lequel ils s’efforçaient de parvenir à une solution juste du conflit entre Israël et les Palestiniens et qu’il serait insensé de laisser le dit processus de paix dans une situation de « sanglante mise de côté », selon les termes de Chris patten, l’ancien commissaire de l’Union Européenne.

Les attaques israéliennes contre le Liban en 2006 et contre Gaza il y a seulement un peu plus d’un an ont illustré à quel point j’avais été naïf et crédule. Dans le premier exemple, Tony Blair avait empêché l’UE d’appeler formellement à un cessez-le-feu parce qu’il voulait qu’Israël se voie reconnue toute la latitude qu’elle jugeait nécessaire pour combattre le Hezbollah (le massacre de civils Libanais par Israël pendant cette guerre de 33 jours n’avait provoqué guère plus que des déclarations de « regrets » de la part de londres).

Il est vrai que l’UE avait demandé instamment un arrêt de la violence qu’Israël avait infligées au 1,5 million d’habitants de Gaza fi 2008, début 2009. Cependant, en qualifiant l’agression de « disproportionnée, » les membres les plus importants de l’UE avaient implicitement approuvé la version israélienne des événements – que tout avait été provoqué par les missiles que le Hamas lançait sur les villes de Sderot et d’Ashkelon au sud d’Israël. « Gaza étaient une crise en suspens, » me disait Marc Otte, l’envoyé spécial de l’UE pour la paix au Proche Orient. « Croyez-vous que les Palestiniens pouvaient continuer à tirer des roquettes sur Israël sans qu’Israël réagisse? »

Otte faisait une lecture délibérément sélective de l’histoire récente. Loin de simplement réagir à ce que le hamas avait fait, Israël avait créé les conditions qui ont incité le Hamas à faire s’abattre dans la poussière ses armes rudimentaires (sans comparaison, il faut le dire, avec les machines à tuer ultra-modernes de l’arsenal israélien). Dans les mois qui avaient précédé, le hamas avait observé une cessation des hostilités avec Israël que l’Egypte avait obtenue en juin 2008. Cependant, tout changea le 4 novembre de cette année. Parce que le monde entier était surtout intéressé par l’élection par l’Amérique de son premier président noir, le décision israélienne de rompre le cessez-le-feu avec un raid sur Gaza qui avait tué six membres du hamas était passée généralement inaperçue à l’international. En conséquence, la plupart des media grand public avait ignoré le fait que les roquettes tirées par le Hamas sur le sud d’Israël venaient en représailles pour le raid de novembre.

Pire encore que sa complicité dans la propagation des mensonges israéliens, l’UE s’est abstenue de tenir Israël pour responsable de ses crimes de guerre. L’enquête réalisée par une équipe nommé par l’ONU sous la direction de Richard Goldstone, un juge Sud-Africain en retraite, sur la conduite de la guerre contre Gaza par Israël était aussi exhaustive que possible compte tenu des circonstances (avec le refus de coopération des autorités israéliennes). Mais quand les 575 pages du rapport d’enquête ont été discutées à l’assemblée générale de l’ONU en novembre 2009, 22 des 27 Etats membres de l’UE ont refusé de l’adopter. Une conclusion majeure du rapport était qu’il n’y avait pas « d’objectif militaire justifiable » derrière dix des onze incidents qu’il a examinés et dans lesquels des civils ont été visés par Israël, s’est avérée trop gênante pour la plupart des gouvernements européens.

Alors qu’en 2009 certains gros titres donnaient l’impression qu’il y avait des frictions entre les diplomaties israélienne et européenne sur tous les sujets, depuis le statut de Jérusalem jusqu’à l’article du tabloïd suédois qui suggérait que les soldats Israéliens prélevaient systématiquement les organes des cadavres de palestiniens, la réalité est qu’Israël jouit de relations extrêmement cordiales et profitables avec l’UE. Cette réalité a été mise en relief par Javier Solana, faisant un voyage d’adieux en Israël à l’automne, peu de temps avant sa démission du poste de chef de la diplomatie européenne. « Aucun pays extérieur au continent européen n’a le type de relations avec l’Union Européenne qui est celui qu’a Israël, » avait-il dit. « Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l’Union Européenne sans être membre de ses institutions. Elle est membre de tous les programmes [de l’UE], elle participe à tous les programmes. »

A mon sens, l’aspect le plus troublant de cette coopération est la manière dont les sociétés israéliennes d’armement sont devenues éligibles aux financements européens. Avec Israël comme principal participant extérieur au « programme cadre » pour la recherche scientifique, l’UE est devenue la deuxième plus grande source de subvention de la recherche pour ce pays. Les officiels de Tel Aviv avec qui j’ai discuté prévoient que la participation israélienne au programme pluriannuel, qui a démarré en 2007, aura rapporté 500 millions d’euros à son achèvement en 2013.

Parmi les bénéficiaires de ces subventions, se trouve Motorola Israël. Israël participe à un programme de surveillance financé par l’UE connu sous le nom d’iDetect4All, qui met en oeuvre des capteurs pour détecter des intrusions  dans des bâtiments ou des sites de grande importance économique. Le concept derrière iDetect4All est similaire à celui qui est derrière le système radar que Motorola a installé dans 47 colonies israéliennes de Cisjordanie ces cinq dernières années. Le Jerusalem Post a présenté ce système comme une « clôture virtuelle » qui utilise des caméras thermiques pour repérer les personnes non autorisées à entrer dans les colonies.

Un autre bénéficiaire des subventions de l’UE est Israel Aerospace Industries (IAI), le constructeur d’avions utilisés pour terroriser les civils Palestiniens. Cette entreprise joue un rôle essentiel dans le projet « Ciel Propre » de l’UE, qui cherche à réduire la contribution de l’aviation au changement climatique en développant des moteurs d’avion moins polluants. Du fait qu’IAI s’est vue donner carte blanche par la Commisson Européenne pour déposer des brevets sur toute innovation réalisée dans le cadre de ce projet, il est tout à fait envisageable que des avions utilisés dans de futurs bombardements de la Palestine auront été développés avec l’aide involontaire du contribuable Européen.

Il est hautement probable que l’intégration d’Israël dans l’Union Européenne ira encore plus loin dans un avenir proche. En 2008, les chefs de la diplomatie de l’UE ont approuvé un plan pour « rehausser » leurs relations avec Israël au travers d’un « partenariat privilégié » qui permettrait à Israël de faire partie du marché unique européen des biens et services. Les démarches pour donner un effet concret à ce rehaussement sont au point mort depuis en raison de la guerre contre Gaza et du malaise de certaines capitales européennes devant la ligne dure du gouvernement de benjamin Netanyahou. Néanmoins, certaines étapes significatives ont été franchies ces derniers mois. En novembre dernier, par exemple, un accord sur les échanges agricoles a été finalisé aux termes duquel 80 % des produits frais israéliens et 95 % des aliments élaborés en Israël peuvent être exportés vers l’Union Européenne sans droits de douane. Un accord de coopération entre Europol, l’agence policière européenne, et Israël a aussi été conclu (même s’il attend toujours d’être ratifié par les gouvernements européens). Ceci en dépit de nombreux rapports d’organisations des droits de l’homme selon lesquels les détenus en Israël sont torturés de façon routinière et en dépit des règles applicables depuis 1998 qui interdisent Europol de traiter des données obtenues par des méthodes cruelles.

Un facteur qui a contribué à ouvrir la voie à cette coopération est tout un ensemble d’organisations de lobbying dédiées à la promotion d’Israël a commencé à se développer à Bruxelles. L’American Jewish Committee, le Congrès Juif Européen et le B’nai Brith ont tous créé des bureaux des affaires européennes ces toutes dernières années, tandis qu’une alliance inter partis de députés Européens (European Friends of Israel) a été fondée en 2006. Ces organisations ont répondu à la révulsion générale de l’opinion publique devant l’agression israélienne en qualifiant ceux qui critiquent Israël, dont des Juifs de gauche, d’antisémites (une affirmation absurde sachant que la plupart des militants solidaires avec la Palestine abhorrent l’antisémitisme). Ils ont également fait valoir qu’il est dans l’intérêt de l’Europe de se lier à Israël parce que son économie est prospère et a fait preuve de résilience devant la récession économique mondiale.

La machine de propagande bien huilée a contribué à convaincre les décideurs politiques qu’Israël devait être vue comme une sorte de canada méditerranéen, un pays « normal » industrialisé présentant de nombreuses similarités avec l’Europe. Mais Israël n’est pas un pays normal, c’est un pays qui occupe illégalement le territoire d’un autre peuple.

Les relations toujours plus approfondies de l’UE avec Israël ne peuvent pas être disjointes des brutalités infligées au quotidien aux Palestiniens. Plus ces relations seront étroites, plus l’Europe devra s’accommoder de l’oppression de la Palestine. L’Union Européenne ne peut pas aider à résoudre les problèmes du Moyen Orient si elle participe à l’aggravation de ces problèmes. 

– Le livre de David Cronin « Europe’s Alliance with Israel: Aiding the Occupation sera publié dans le courant de l’année par Pluto Press

Passeports du Mossad: vrais ou faux? ou vrais et faux?

20 février 2010
Le gouvernement britannique s’offusque apparemment que des passeports biométriques délivrés par ses services aient été utilisés par les agents du Mossad qui ont assassiné un cadre du mouvement Palestinien, Mahmoud al-Mabhouh, dans un hôtel de Dubaï.
D’autant que ces passeports sont authentiques et, si on en prend en compte l’ensemble des passeports de la brigade de tueurs, certains comportent les identités et/ou les photos d’identité réelles des meurtriers.
Ainsi a-t-on aujourd’hui la certitude que le passeport allemand utilisé dans l’opération n’était pas un faux . Il a en effet été délivré l’été dernier à Cologne à un certain Michael Bodenheimer (et non à Tel Aviv comme l’écrit le Yediot ainsi que le signale un commentaire de l’article du journal sioniste). Bodenheimer qui a immigré des Etats Unis vers la Palestine occupée il y a vingt ans, prétend n’être en rien impliqué dans l’assassinat (mon oeil). Le passeport français d’un des assassins serait un faux. Comment fait_on pour falsifier un passeport biométrique si on n’a pas par exemple accès à la base de données des personnes titulaires?
S’agissant d’une femme d’origine britannique membre du commando, Erika Chambers, elle disposait d’un passeport britannique authentique mais avec la fausse identité de Gail Folliard. Voici deux photos de cette personne: en brune (une perruque déjà?) sous l’identité d’Erika Chambers, avec une perruque blonde sur son passeport au nom de Gail Folliard. Le changement d’identité était impératif pour elle compte tenu du fait qu’elle avait déjà participé à une autre mission d’assassinat en 1979 au Liban.
Le passeport au nom de Folliard n’a pu être délivré que par l’administration britannique ou contrefait avec sa complicité.
Cela ne signifie pas forcément que le gouvernement de sa Majesté était au courant mais que des gens qui activent pour le régime sioniste travaillent au sein de son administration.
Comment pourrait-il en aller autrement d’ailleurs dans un pays où la collusion entre les élites dirigeantes et le régime sioniste est allée vraiment très loin?
Un exemple de cette collusion nous est donné une fois de plus par Jews Sans Frontières qui observent que parmi les parrains du Fonds National Juif figurent David Cameron, le leader du parti conservateur britannique, l’ancien premier ministre Britannique Tony Blair et l’actuel premier ministre Gordon Brown. 
Or, vous ne devez pas comprendre Fonds National Juif comme Fonds pour les Juifs Britanniques  mais, ainsi qu’on peut le lire sur le site de son alter ego en France, dont l’objet est:

de collecter des fonds en France en vue de réaliser des projets concrets en Israël (plantation de forêts, construction de réservoirs d’eau, d’aires de jeux ou de repos, de routes de sécurité, d’infrastructures diverses…).
Grâce à son action quotidienne en faveur de l’éducation sioniste, il entend également sensibiliser les jeunes Juifs de France à l’amour d’Israël et à la défense de l’environnement.



Pourquoi la reine d’Angleterre ne s’est-elle jamais rendue en visite officielle dans la voyoucratie (démocratique)sioniste?

16 décembre 2009
Parce qu’elle n’en a jamais eu le temps? Un problème d’agenda?
Peut-être, mais surtout, selon l’historien Britannique Andrew Roberts, parce qu’il existe une interdiction de facto, non écrite, des séjours officiels de la famille royale dans l’entité sioniste. Les preuves indirectes en sont qu’au cours de son règne la Reine a fait plus de 250 voyages officiels à l’étranger, dont aucun à Tel Aviv, et que la tombe de la princesse Aline de Grèce, reconnue comme Juste parmi les Nations, qui se trouve dans un cimetière du Mont des Oliviers n’a reçu qu’une visite de son fils en 1994; et c’était une visite privée.
Personnellement, je dirais qu’il n’y a rien de plus privé que d’aller se recueillir sur la tombe d’un proche même si cette explication ne satisfait pas les pro sionistes impénitents.
Andrew Roberts est qualifié d’historien éminent par le Jerusalem Post. Traduit en langage commun, « éminent » ne veut rien dire d’autre que sioniste sous la plume de ceux qui écrivent dans ce genre de journal. Quelques universitaires ultra sionistes ont même droit au qualificatif anglais « proeminent. » D’où nous déduirons qu’Andrew Roberts a encore une marge de progression.
Et qu’il aurait peut-être eu droit au qualificatif « proeminent » s’il était allé jusqu’à taxer Sa majesté d’antisémite. Ce qu’il s’est bien gardé de faire.
Car la Reine n’est pas responsable de cette situation qu’on lui a imposé, elle dont le plus cher désir est de fouler le tarmac de l’aéroport de Lod. La faute en incombe, nous dit Andrew Roberts, aux « arabistes » du Foreign Office.
Qu’est-ce que c’est que cette bande d’Arabes du Foreign Office?
Je m’égare, les « arabistes » sont des fonctionnaires Britanniques qui pratiquent la langue arabe et sont familiers de la culture arabe (comme les anglicistes en France sont familiers de la langue et de la culture anglaises). Ces arabistes feraient la loi au Foreign Office au point d’imposer leur veto au plus cher désir de la Reine!
Ça, c’est encore un exemple du culot sioniste qui nous répercute benoîtement les propos de M. Roberts sanctifiés en quelque sorte par son aura de professeur « éminent. »
Ce que je me demande, c’est comment ces « arabistes » si influents ont pu cohabiter avec le sioniste Tony Blair et comment ils peuvent accepter de servir sous la direction de l’actuel ministre Britannique des affaires étrangères, David Miliband.
Car David Miliband est juif, comme nous l’apprend le Jerusalem Post et est, disons, un sioniste modéré. Ne faisant pas partie des ultra sionistes, il n’est d’ailleurs pas tout à fait au goût des chefs du gang de Tel Aviv. N’avait-il pas critiqué l’agression sioniste contre le Liban en 2006? Ne fait-il pas partie de ceux qui veulent réintroduire le Hamas dans le jeu diplomatique?
Bon, il fait des choses pour se racheter une conduite:  il fait savoir clairement qu’il appartient au « peuple » juif, il vient de nommer le premier ambassadeur Britannique de confession juive [et sioniste déclaré] auprès du régime sioniste; et il s’est sérieusement inquiété du mandat d’arrêt émis récemment par un tribunal britannique à l’encontre de Tzipi Livni, son ex-homologue sioniste et leader actuelle de « l’opposition » dans l’entité sioniste. Au point d’envisager une modification de la législation britannique, cédant ainsi à une demande du régime sioniste.
Quel retour peut-il bien en attendre?
Rien dans l’immédiat, si on en croit Lord Levy, l’ancien financier des campagnes électorales de Tony Blair qui l’avait nommé émissaire au Proche Orient. Selon M. Levy,  » David Miliband « n’a pas la hauteur de vue ou la stature pour être un grand dirigeant du parti travailliste. Mais reparlez moi de lui dans dix ans et ce pourrait être différent. »
Dix ans, le temps qu’il faudra peut-être pour transformer M. Miliband en ultra sioniste belliciste déterminé comme l’ancien poulain de M. Levy? Les choses semblent en bonne voie.

Elvis Presley est plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden

16 septembre 2009

L’époque où la propagande néoconservatrice tendait à dominer toute la sphère médiatique tend vers sa fin. C’est du moins ainsi que je comprends la parution d’un certain nombre d’articles (pas en France je vous rassure) qui remettent en cause des vérités qu’on pouvait croire officielles.

Le Daily Mail de Londres semble être en pointe dans ce domaine et la raison est à rechercher dans la situation politique britannique elle-même. Traditionnellement proche du parti Conservateur, le Mail participe bien volontiers à l’opération de tri des reliquats du blairisme, cette forme de travaillisme ou social-démocratie qui a fait alliance corps (ceux des cadavres des soldats britanniques) et âme (celle de Tony Blair) avec les néoconservateurs US et le sionisme.

Gordon Brown, le successeur de M. Blair, n’a pas l’âme justement d’un prophète du néoconservateur et son assise politique est d’ailleurs chancelante. Les conservateurs Britanniques ont peut-être compris qu’il était temps de sortir des pièges dans lesquels le Royaume Uni s’est fourvoyé, des pièges coûteux en hommes, en argent sans parler d’une armée qui peine à faire face aux desiderata des Etats Unis.

Quoi qu’il en soit, le Daily Mail nous livre un article informé sur la qualité de vivant ou de mort d’Oussama Ben Laden.

Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?

Par Sue Reid, Daily Mail (UK) 11 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La dernière fois que nous l’avons entendu grincer des dents, c’était le 3 juin de cette année.

Le plus célèbre des terroristes internationaux avait damé le pion à l’Amérique en diffusant un message de menaces au moment où Air Force One atterrissait sue le sol d’Arabie Saoudite pour le début de la première tournée si applaudie de Barack Obama au Moyen Orient.

Avant même que le nouveau président pose le pied à l’aéroport de Riad pour serrer la main du Prince Abdullah, les paroles de Ben Laden étaient retransmises à la radio, à la télévision et par internet sur tous les continents.

C’était un nouvel effet de propagande pour le chef d’al Qaïda âgé de 52 ans. Dans la bande audio transmise à la chaîne d’informations arabe Al Jazeera, Ben Laden disait que l’Amérique et ses alliés occidentaux étaient en train de semer les germes de la haine dans le monde musulman et méritaient d’en subir les conséquences désastreuses.

C’était le genre de diatribe que nous avions déjà entendu de sa part, et la réponse des services de renseignements britanniques et étatsuniens était toute aussi prévisible.

Ils mettaient l’accent sur le fait que des détails de l’enregistrement, sur la visite présidentielle et d’autres événements contemporains, prouvaient que le cerveau du 11 septembre, la pire atrocité terroriste jamais subie par les USA, était encore vivant – et que sa traque devait continuer.

Ben Laden a toujours été accusé d’avoir orchestré l’horrible attentat – qui avait coûté la vie à près de 3000 personnes – depuis huit années cette semaine. Le président George W. Bush avait fait de sa capture une priorité nationale, promettant honteusement comme à la belle époque de l’ouest sauvage de le prendre ‘mort ou vif.’

Le Département d’Etat US offrait une récompense de 50 millions de dollars pour connaître son repaire. Le FBI l’avait désigné comme un des dix fugitifs les ‘plus recherchés’, demandant à la population de faire attention à un homme à la barbe grisonnante, gaucher et qui marche avec une canne.

Ce maître du terrorisme reste pourtant insaisissable. Il a échappé à la plus vaste et coûteuse chasse à l’homme de l’histoire, qui s’est étirée à travers le Waziristan, ces 1500 miles de terres montagneuses inhospitalières aux confins de l’Afghanistan et du Pakistan.

Sans se décourager, Barack Obama a lancé une nouvelle opération pour le trouver. Travaillant avec l’armée pakistanaise, des unités d’élite étatsuniennes et des forces spéciales britanniques ont été envoyées au Waziristan cet été pour ‘traquer et tuer’ ce personnage flou que ces agents du renseignement désignent toujours comme ‘le principal objectif’ de la guerre contre la terreur.

Cette nouvelle offensive est basée, bien entendu, sur la prémisse que le terroriste du 11 septembre est vivant. Après tout, il y pléthore ‘d’enregistrements de Ben Laden’ pour le prouver.

Et si cependant ce n’était pas le cas ? S’il était mort depuis des années et que les services secrets britanniques et étasuniens nous jouaient en réalité un double bluff ?

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des bandes sonores ou vidéos depuis les premiers jours d’après le 11 septembre était faux – et que les alliés occidentaux le maintenaient en ‘vie’ pour encourager le soutien à la guerre contre la terreur ?

C’est incroyable, mais c’est la théorie ahurissante qui gagne du terrain chez les commentateurs politiques, chez de respectables universitaires et même auprès de spécialistes du terrorisme.

Certes, il y a eu plusieurs théories conspirationnistes au sujet du 11 septembre, et ce pourrait en être une de plus.

Mais le poids des opinions qui penchent maintenant pour l’hypothèse que Ben Laden soit mort – et l’accumulation des indices qui la soutiennent – rend cette notion au moins digne d’examen.

La théorie avait d’abord été rendue publique au début de cette année par le magazine American Spectator et l’affirmation sans appel d’Angelo M. Codevilla, le rédacteur en chef, professeur de relations internationales à l’université de Boston et ancien officier du renseignement : ‘Tout suggère qu’Elvis Presley et plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden.’

Le professeur Codevilla soulignait des incohérences dans les vidéos et affirmait qu’on n’avait aucun élément d’observation fiable sur Ben Laden depuis des années (par exemple, toutes les interceptions de communications du chef d’al Qaïda ont soudainement cessé en 2001).

Le professeur Codevilla assurait : ‘Les bandes sonores et vidéos attribuées à Oussama n’ont jamais convaincu l’observateur impartial. Le type [sur les vidéos, NdT] ne ressemble tout simplement pas à Oussama. Certaines vidéos le montrent avec un nez sémitique, aquilin, tandis que d’autres le montrent avec un nez plus court et plus large. A côté de ça, les différences de couleurs et de styles de barbes ne sont que des broutilles.’

Il y a d’autres sceptiques. Le professeur Bruce Lawrence Head, chef du département d’études religieuses de l’université Duke et plus grand spécialiste de Ben Laden, soutient que le langage de plus en plus profane dans les bandes sonores et vidéos d’Oussama (ses premières étaient truffées de références à Dieu et au prophète Mohamed) ne cadre pas avec le caractère strict de son Islam, le Wahhabisme.

Il note que, dans une vidéo, Ben Laden porte des bagues en or sur les doigts, un ornement prohibé chez les adeptes du wahhabisme.

De nouvelles questions ont été soulevées cette semaine avec la publication aux Etats Unis et en Grande Bretagne d’un livre intitulé Oussama Ben Laden : mort ou vivant ?

Ecrit par le professeur David Ray Griffin, philosophe et essayiste politique, ancien professeur émérite à la faculté de théologie de Claremont en Californie, il provoque une onde de choc – car il examine dans tous ses détails la mort supposée de Ben Laden et suggère qu’il y a eu dissimulation par l’Occident.

Le livre affirme que Ben Laden est mort d’une défaillance rénale ou d’une affection en rapport le 13 décembre 2001 alors qu’il vivait dans les montagnes afghanes de Tora Bora près de la frontière avec le Waziristan.

Son enterrement a eu lieu dans les 24 heures, conformément au rite musulman, et dans une tombe anonyme, ce qui est la coutume wahhabite.

L’auteur insiste pour dire que de nombreux enregistrements de Ben Laden réalisés depuis cette date ont été concoctés par l’Occident pour que le monde croie que Ben Laden est vivant. Le but ? Pour relancer un soutien déclinant à la guerre contre la terreur en Irak et en Afghanistan.

Pour comprendre la thèse de Griffin, nous devons nous remémorer la réaction de l’Occident au 11 septembre, cette journée ensoleillée fatidique de 2001. En l’espace d’un mois, les USA et le Royaume Uni avaient lancé des représailles aériennes massives dans la région de Tora Bora où, selon eux, ben Laden vivait en tant que ‘invité de l’Afghanistan’.

Cette offensive militaire ignorait le fait que Ben Laden avait auparavant dit nettement et à quatre reprises dans des déclarations officielles d’al Qaïda à la presse arabe qu’il n’avait joué aucun rôle dans le 11 septembre.

En fait, à la quatrième occasion, le 28 septembre, une quinzaine de jours après l’atrocité, il avait déclaré avec force : ‘J’ai déjà dit ne pas être impliqué. En tant que Musulman, je fais de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n’en ai pas eu connaissance… je ne considère pas non plus le fait de tuer des enfants, des femmes et d’autres humains innocents comme un acte digne d’estime.’

Dans les heures du 7 octobres marquées par les bombardements US sur Tora Bora, Ben Laden fit, pour la première fois, son apparition sur une bande vidéo. Habillé en treillis militaire et portant une coiffe islamique, un fusil d’assaut était posé derrière lui, dans une cache montagnarde bien éclairée. Fait significatif, il avait l’air pâle et amaigri.

Même s’il avait qualifié le président George W. Bush de ‘chef des infidèles » et avait vilipendé les Etats Unis, il avait une fois encore rejeté toute responsabilité pour le 11 septembre.

‘L’Amérique a été frappée par Dieu dans un de ses points les plus sensibles. L’Amérique est emplie de crainte, du nord au sud, d’est en ouest. Dieu en soit remercié’

Puis vint une nouvelle bande vidéo le 3 novembre 2001. A nouveau, un Ben Laden affaibli fustigeait les Etats Unis. Il demandait instamment aux vrais Musulmans de célébrer les attentats – mais ne reconnaissait à aucun moment avoir été implique dans cette atrocité.

Puis ce fut le silence jusqu’au 13 décembre 2001 – date à laquelle Ben Laden est décédé selon Griffin. Le même jour, le gouvernement US diffusait une nouvelle vidéo du chef terroriste. Dans l’enregistrement, Ben Laden contredisait ses dénégations précédentes et admettait soudain son implication dans les atrocités du 11 septembre.

On rapporte que l’enregistrement avait été trouvé par des soldats US au domicile d’un particulier à Jalalabad en Afghanistan après la prise de la ville par des forces anti Talibans. Une étiquette fixée dessus la datait du 9 novembre 2001.

La bande montre Ben Laden en conversation avec un cheikh de passage. Il y affirme clairement que non seulement il était au courant à l’avance des atrocités du 11 septembre mais qu’il en avait planifié les moindres détails personnellement.

Quelle aubaine pour les autorités occidentales ! Le terroriste se repositionnait dans le schéma du 11 septembre. Le Washington Post citait des officiels Etatsuniens qui affirmait que la vidéo ‘apporte la preuve la plus convaincante d’un lien entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre.’

Un président Bush euphorique ajoutait : ‘Quant à ceux qui voient cet enregistrement, ils réalisent que non seulement il est coupable d’un meurtre incroyable, mais qu’il est dépourvu de conscience et d’âme.’

A Londres, Downing Street affirmait que la vidéo était une ‘preuve concluante de son implication.’ Le ministre des affaires étrangères de l’époque, Jack Straw, ajoutait : ‘Nul doute que c’est la pure vérité. Les gens peuvent y voir Ben Laden reconnaître absolument froidement sa culpabilité pour l’organisation des atrocités du 11 septembre’.

Pourtant, le professeur Griffin affirme que cette vidéo ‘confession’ pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Pour commencer, Ben Laden dans ce témoignage filmé capital a l’air différent.

C’est un homme corpulent à la barbe noire, pas grisonnante. Son teint pâle est devenu tout à coup plus mat, et son nez a une forme différente. Ses mains d’artistes, aux doigts effilés se sont transformées en celles d’un boxeur. Il a l’air en trop bonne santé.

En outre, on peut y voir Ben Laden écrire un mot de la main droite alors qu’il est gaucher. Tout aussi bizarre, il fait des déclarations sur le 11 septembre qui, selon Griffin, n’auraient jamais pu sortir de la bouche du véritable Ben Laden – un homme diplôme en ingénierie qui a fait fortune (avant d’évoluer vers le terrorisme) dans l’industrie du bâtiment au Moyen Orient.

Par exemple, le chef d’al Qaïda claironne que beaucoup plus de personnes ont péri le 11 septembre qu’il ne l’avait prévu. Il poursuit : ‘En raison de mon expérience dans ce domaine, je pensais que l’explosion du carburant de l’avion ferait fondre la structure de fer de l’immeuble et s’effondrer seulement la zone d’impact de l’avion et les étages situés au dessus. C’était tout ce que nous espérions.’ (en réalité, les tours jumelles se sont complètement effondrées).

Des paroles du vrai Ben Laden ? Non, déclare Griffin. ‘Compte tenu de son expérience dans le BTP, il aurait dû savoir que les tours jumelles avaient une structure en acier, pas en fer’, dit-il.

‘Il aurait dû aussi savoir que l’acier et le fer ne fondent pas à moins de 1538 degrés Celsius. Encore qu’un incendie d’immeuble alimenté par du carburant d’avion est un feu hydro carbonique qui ne pourrait pas atteindre plus de 982 degrés Celsius.’

Dans son livre explosif, Griffin affirme que cet enregistrement est un faux, et il va encore plus loin.

‘Une raison pour soupçonner que tous les enregistrements post-2001 de Ben Laden sont des fabrications est qu’elles sont souvent apparues à des moments qui redonnaient du tonus à la présidence de Bush où renforçaient une déclaration du premier ministre britannique Tony Blair, son allié dans la « guerre contre la terreur’.

‘L’enregistrement confession était arrivé juste au moment où Bush et Blair avaient échoué à prouver la responsabilité de Ben Laden pour le 11 septembre alors que les deux hommes tentaient de rallier le soutien de l’opinion publique internationale, notamment dans le monde musulman, à la campagne antiterroriste’.

Griffin suggère que les gouvernements occidentaux ont utilisés des technologies d’effets spéciaux très sophistiqués pour mettre en séquences des images et des enregistrements sonores de Ben Laden.

Alors, si ce sont des faux, pourquoi al Qaïda est-elle restée silencieuse à ce sujet ? Et qu’est-il arrivé exactement au véritable Ben Laden ?

La réponse à la première question peut être que l’organisation terroriste informe est heureuse de mener sa propre guerre de propagande alors que ses soutiens déclinent – et profite du mythe selon lequel son dirigeant charismatique est encore vivant pour encourager des ralliements à sa cause.

Quant à ce qu’il est advenu de lui, des allusions à l’insuffisance rénale de ben Laden, où à l’éventualité qu’il soit mort, apparurent le 19 janvier 2002, quatre mois après le 11 septembre.

C’était quand le président pakistanais Pervez Musharraf a déclaré sur la chaîne américaine d’informations CNN : « Franchement, je pense maintenant qu’il est mort car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli.’

Dans son livre, le professeur Griffin approuve également cette théorie. Il explique que Ben Laden avait été soigné pour une infection urinaire, souvent associée à une maladie rénale, à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, deux mois avant le 11 septembre. Dans le même temps, il avait commandé une machine de dialyse à livrer en Afghanistan.

Comment Ben Laden, en fuite dans des grottes au milieu de montagnes enneigées, aurait-il pu utiliser la machine que beaucoup s’accordent à considérer comme essentielle pour le maintenir en vie ? Des médecins cités par Griffin sur ce sujet pensent que ce devait être impossible.

Il aurait fallu qu’il reste dans un lieu avec une équipe médicale, des conditions d’hygiène et un programme de maintenance régulier pour l’unité de dialyse elle-même.

Et quid de cette info, une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd ? Elle disait qu’un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu’Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.

‘Il souffrait de graves complications et il est décédé d’une mort naturelle et paisible. Il a été enterré à Tora Bora, en présence de trente miliciens d’al Qaïda, de proches parents et d’amis talibans. Selon la coutume wahhabite, aucun signe distinctif n’a été laissé sur la tombe,’ disait l’article.

Le responsable Taliban, dont le nom n’était pas cité, déclarait triomphalement avoir vu le visage de Ben Laden dans son linceul. ‘Il avait l’air pâle mais calme, détendu et confiant.’

C’était Noël à Washington et à Londres et l’article fut à peine mentionné. Depuis, des enregistrements de ben Laden sont sortis avec la régularité d’un métronome et des centaines de millions ont été dépensés et beaucoup de sang versé dans la traque dont il fait l’objet.

Ben Laden a été l’élément central de la ‘guerre [de l’occident] contre la terreur.’ Serait-il possible que, depuis des années, il n’ait été qu’un écran de fumée ?

>Vers l’ouverture d’une enquête publique sur les attentats de 2005 dans le métro de Londres.

5 juillet 2009

>

Les théories dites du complot ou de la conspiration relatives aux attentats du 11 septembre 2001 sont bien connues et ont été portées en France par des personnes aussi différentes que Thierry Meyssan ou Jean-Marie Bigard.
Ce genre de théorie ne se limite cependant pas à la tragédie qui a endeuillé New York et il en existe aussi à propos des attentats commis dans le métro londonien le 7 juillet (7/7) 2005. Elles ont d’ailleurs fait florès immédiatement après les attentats avant d’apparemment sombrer dans l’oubli.
Apparemment seulement car, au Royaume Uni, cette théorie a continué à faire son chemin au point que de plus en plus de personnes, dont des victimes ou des proches des victimes des attentats, multiplient les pressions pour l’ouverture d’une enquête publique sur les explosions qui avaient tué 56 personnes et en avaient blessé 700.
L’article du Daily Mail que je vous propose fait le point sur la question. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’ambiguïté de la posture de ce journal qui ne peut s’empêcher de critiquer fortement le travail d’Anthony John Hill dont la vidéo Ripple Effect est un acte d’accusation contre les autorités britanniques, tout en égrenant les éléments objectifs soulevés par ce document qui justifient la nécessité d’une enquête publique.
C’est que, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait pas bon remettre en cause le récit officiel de ce qui s’est passé à Londres en 2005.

Fièvre de la conspiration : avec la rumeur qui enfle d’une mise en scène gouvernementale des attentats du 7/7, des proches des victimes appellent à une enquête adéquate
Par Sue Reid, Daily Mail (UK), 3 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Aujourd’hui, près de quatre ans après, les images de cette terrible matinée restent gravées dans nos esprits : la femme avec son masque fantomatique pour grands brulés emmenée en lieu sûr ; l’homme d’affaires en costume atteint par des éclats, la chemise et les cheveux maculés de sang ; l’épave du bus N°30 avec son toit arraché ; les débris difformes et fumants de wagons de métro.
Ce 7 juillet 2005 au matin, les pires terroriste jamais vus dans ce pays, ont brisé brisé à jamais l’euphorie grisante dont jouissait la capitale au lendemain de sa victoire dans la compétition pour organiser les jeux olympiques de 2012.
Dans l’après-midi, Tony Blair – qui accueillait le sommet du G8 sur la pauvreté dans le monde à Gleneagles en Ecosse – rentrait à Downing Street et déclarait que l’attentat était un acte ‘au nom de l’Islam’.
Plus tard, lors d’une réunion du COBRA, le comité national d’urgence du gouvernement, Andy Hayman, le chef de la police antiterroriste, indiquait à des ministres de haut rang qu’il soupçonnait des attentats suicide.
Et ainsi, la version des attentats du 7/7 que nous en sommes venus à accepter s’est constituée : quatre musulmans britanniques – Mohammad Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussain, 18 ans – se sont faits exploser au moyen d’explosifs artisanaux, tuant 56 personnes et en blessant 700 dans trois rames de métro et un autobus à impériale.
Ils étaient arrivés de Luton à King’s Cross Station par une grande ligne ferroviaire, chacun portant un lourd sac à dos bourré d’explosifs.
Cette version des événements a été avalisée par les travaux d’une commission d’enquête parlementaire de haut niveau et rapport du gouvernement, rendus tous deux publics en mai 2006, dix mois après les événements et basés sur 12 500 dépositions, l’examen par la police de 142 ordinateurs et de 6000 heures de bandes vidéo de caméras de surveillance.
Le rapport soulignait que les auteurs des attentats avaient agi de leur propre chef, fabriquant des explosifs en mélangeant de la farine pour chappattis à du peroxyde d’hydrogène dans la baignoire d’un appartement de Leeds dans le Yorkshire où tous quatre avaient leurs familles et leurs amis.
Le rapport concluait que les quatre poseurs de bombes musulmans n’étaient pas sous le contrôle d’un chef terroriste mais inspirés par l’idéologie d’al Qaïda apprise sur des sites internet extrémistes.
Mais les familles des personnes tuées et un nombre croissant de survivants du 7/7 affirment qu’il y a des incohérences et des erreurs grossières qui demandent explication dans la version officielle.
Et elles exigent une enquête publique complète pour répondre à des questions essentielles sur ce que les services de renseignements et la police savaient et ne savaient pas avant les attentats.
Entretemps, le refus déterminé du gouvernement à satisfaire cette exigence a de très dangereux effets secondaires – alimentant une myriade de théories de la conspiration sur le 7/7. Des livres, des blogs et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries de la version officielle.
Fait alarmant, certaines de ces vidéos conspirationnistes se vendent autour des mosquées dans tout le pays pour attiser les sentiments antibritanniques.
Car les plus farfelues et les plus déplaisantes d’entre elles suggèrent que les attentats n’étaient pas du tout l’œuvre de terroristes musulmans mais ont été réalisés par le gouvernement pour renforcer le soutien à la guerre en Irak.
Les survivants sont si résolus à obtenir une enquête indépendante qu’ils sont en train de mener une action en justice auprès de la Haute Cour pour essayer de contraindre Alan Johnson, le ministre de l’intérieur, à l’autoriser.
L’activiste Diana Gorodi, dont la sœur Michelle Otto, 46 ans, figurait parmi les tués, explique : ‘Il est simplement très difficile pour nous de croire que quatre personnes sont parties le matin, ont fait exploser des bombes simultanément sur la base d’informations obtenues sur internet et ont réussi à précipiter Londres dans le chaos et à créer une tragédie. Il m’est impossible de croire que ces quatre individus ont agi de leur propre chef.’
Rachel North, une responsable de stratégie âgée de 39 ans, qui a survécu à l’explosion à King’s Cross, ajoute : ‘Nous avons besoin d’une enquête publique. Après tout, c’est la population, et pas les politiciens, qui a été attaquée. Que la population puisse savoir les risques qu’elle court et pourquoi des gens, qui vivent parmi elles, cherchent à tuer pour un idéal.’
Pièce centrale du puzzle est quel train les quatre musulmans ont pris entre Luton et Londres le matin des explosions – en gardant à l’esprit que les trois explosions distinctes dans le métro à Edgware Road, Aldgate et King’s Cross se sont produites simultanément à 8h50 du matin précises, suivie par celle de l’autobus une heure plus tard près de Tavistock Square.
Les rapports officiels affirment que les poseurs de bombes ont pris le train de 7h40 à Luton, ce qui leur aurait permis d’arriver suffisamment à l’avance à King’s Cross pour embarquer dans les rames de métro.
Cependant, le train de 7h40 n’a jamais circulé ce matin. Son départ avait été annulé.
Depuis, le gouvernement a corrigé cette information – mais seulement après que l’erreur ait été signalée par des survivants – en affirmant que les poseurs de bombes avaient en fait pris le train précédent, le 7h25 au départ de Luton, pour un trajet de 35 minutes vers King’s Cross. Son arrivée était prévue dans la capitale à 8h du matin.
Ce qui génère pourtant plus de questions que de réponses. Car ce train est parti avec 23 minutes de retard à cause de problèmes de caténaires qui ont perturbé la plus grande partie du trafic entre Luton et King’s Cross ce matin là. Le train est arrivé à Londres à 8h23 indiquent les responsables de la gare.
Selon la July Seventh Truth Campaign – une autre association qui appelle à une enquête publique – ceci jette à nouveau le doute sur la version officielle des temps de trajet des poseurs de bombes.
Une image fixe des quatre poseurs de bombes arrivant en gare de Luton prise par une caméra de surveillance est la seule des quatre hommes ensemble ce 7 juillet. Fait sujet à controverse, aucune image de vidéosurveillance, fixe ou animée, des quatre hommes à Londres n’a jamais été rendue publique.
L’image prise à Luton est également litigieuse : sa qualité est médiocre et les visages de trois des poseurs de bombes sont impossibles à identifier. Les théoriciens de la conspiration affirment qu’il pourrait s’agir d’un faux.
L’heure incrustée dans la photo la situe quelques secondes avant 7h22. Mais si tel était le cas, les hommes n’auraient eu que trois minutes pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour et se rendre sur le quai qui grouillait de banlieusards à cause de précédentes perturbations du trafic.
Le Truth Campaign Group est également sceptique sur l’heure d’arrivée supposée des poseurs de bombes à King’s Cross.
Ils affirment qu’il faut sept minutes pour aller à pied de Thameslink à la gare principale de King’s Cross où se trouve une bouche de métro.
La police affirme que les quatre hommes ont été vus dans le hall de la gare principale de King’s Cross à 8h26, bien qu’aucune séquence de caméra de surveillance ait jamais été rendue publique.
Mais est-ce possible ? Comment ces hommes ont-ils pu se trouver là seulement trois minutes après avoir débarqué du train de Luton à 8h23 ?
Et ce sont de telles incohérences qui nourrissent des préoccupations de plus en plus profondes0 Cette semaine, un documentaire télévisé sur BBC2, intitulé Conspiracy Files 7/7 a révélé l’existence d’une vidéo de 56 minutes appelée Ripple Effect [effet ricochet] et réalisée par un théoricien du complot.
Elle accuse Tony Blair, le gouvernement, la police et les services secrets britanniques et israéliens d’avoir assassiné les gens innocents qui ont péri ce jour là pour attiser les passions anti-islamiques et créer un soutien populaire à la ‘guerre contre la terreur.’
Elle prétend que les quatre musulmans britanniques ont été bernés par les autorités pour prendre part à ce qui leur avait été annoncé comme une simulation dans le cadre d’un exercice d’entrainement anti-terroriste. Ce qu’on ne leur avait pas dit, prétend la vidéo, c’était que le gouvernement allait les faire sauter avec les autres passagers avant de faire passer les quatre hommes pour des auteurs d’attentats suicide.
Sans aucune preuve, la vidéo Ripple Effect accuse des agents du gouvernement d’avoir pré positionné des explosifs sous les trois rames de métro et dans l’autobus.
Elle suggère que les quatre musulmans ne se trouvaient, en fait, dans aucune des rames de métro, affirmant qu’ils les avaient complètement ratés à cause des retards sur la ligne ferroviaire Luton – Londres.
Elle ajoute, étonnamment, que parce que les quatre hommes ne sont pas arrivés à temps dans le métro, trois d’entre eux ont été assassinés par la police à Canary Wharf plus tard dans la matinée et que le quatrième – celui de l’autobus – s’est enfui.
Aussi scandaleuses que soient ces affirmations, la vidéo est devenue un hit sur internet. Plus préoccupant, elle joue sur les peurs de la communauté musulmane britannique.
Même certains responsables islamistes croient que les événements du 7/7 ont été fabriqués. Ainsi, le Dr Mohammad Nassim, président de la mosquée centrale de Birmingham, affirme dans le documentaire de la BBC2 : ‘Nous n’acceptons pas la version gouvernementale du 7 juillet 2005. La vidéo Ripple Effect est plus convaincante que les déclarations officielles.’
M. Nassim, un homme bien éduqué, a réalisé 2 000 copies de Ripple Effect pour les membres de sa mosquée. Une étude a révélé qu’avant même la sortie de la vidéo litigieuse, un britannique musulman sur quatre pensait que le gouvernement ou les services secrets étaient responsables des atrocités du 7/7. Maintenant, le nombre de ceux qui doutent s’accroit.
Pendant de récentes prières du vendredi, le Dr Nassim a demandé aux fidèles de lever la main s’ils n’acceptaient pas la version gouvernementale des événements. C’est une assemblée presque complète de 150 hommes et garçons qui ont levé la main. Il a alors invité son auditoire à récupérer des copies de Ripple Effect au fond de la mosquée.
Le respecté président a, depuis, déclaré que les identités des poseurs de bombes avaient été découvertes par la police avec une rapidité suspecte. ‘Quand un corps a explosé, il est détruit. Comment se fait-il que les documents d’identité de ces hommes trouvés sur les scènes d’explosion étaient restés intacts ? Les y-a-t-on mis ?’
Il d’agit d’une autre suggestion de Ripple Effect. Alors qui est derrière cette vidéo dangereuse ?
C’est un sexagénaire originaire du Yorkshire, Anthony John Hill, et qui réside à Kells dans le comté de Meath en Irlande. Il est actuellement en état d’arrestation là bas et lutte contre son extradition en Grande Bretagne. La police ici veut l’interroger sous l’accusation d’entrave au cours de la justice pour avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury dans une affaire terroriste.

M. Hill a réalisé Ripple Effect dans son propre domicile et en est le narrateur.
A de nombreux titres, c’est un travail d’amateur : les propos sont confus et difficiles à comprendre. Mais cela soulève cette question : pourquoi Ripple Effect a-t-il un tel impact ?

La réponse est qu’au milieu de théories fantaisistes sur un complot gouvernemental, se trouvent certaines questions difficiles à éluder.
Pourquoi les quatre poseurs de bombes avaient-ils pris des billets de retour s’ils partaient pour une mission suicide ? Pourquoi n’ya-t-il-pas d’images de vidéosurveillance des quatre ensemble à Londres alors que la ville fourmille de caméras de ce genre dans les lieux publics ?
Pourquoi tant de survivants des attentats du métro affirment que les déflagrations allaient vers le haut à travers le plancher des wagons et non vers le bas comme ça aurait dû être le cas si l’explosion venait de l’intérieur d’un sac à dos ? Et pourquoi aucun passager du train Luton – Londres ne se souvient-il clairement des quatre poseurs de bombes avec leurs énormes sacs à dos en cette matinée fatidique ?
Par une coïncidence des plus extraordinaires – Ripple Effect considère qu’il y avait une chance sur un milliard – un exercice simulé de lutte antiterroriste était en cours à Londres ce jour là. Ceci avait été révélé sur BBC Radio 5 par son organisateur, l’ancien officier de Scotland Yard Peter Power, dans la soirée qui avait suivi les atrocités.
Il avait dit : ‘A 9h30 ce matin là, nous menions un exercice pour le compte d’une entreprise employant plus d’un millier de personnes à Londres et basé sur le déclenchement simultané de bombes précisément dans les gares où cela s’est passé ce matin, alors j’en ai encore les cheveux qui se dressent sur la tête.’
Et les vidéos menaçantes que Khan et Tanweer avaient faites avant les attentats suicide et qui ont été diffusées après les attaques ? La vidéo Ripple Effect a également une réponse sur ce point.
M. Hill y explique : ‘On a pu demander au plus âgé des deux de faire une « vidéo suicide » avant l’exercice de simulation pour l’entrainement de sorte à le rendre aussi réaliste que possible… on a pu demander au deuxième plus âgé de faire une vidéo similaire par précaution, simplement au cas où quelque chose aurait cloché ou si le plus âgé s’était retiré de l’exercice avant la date prévue.’
Réalité ou fiction, peu importe. La vidéo a un fort impact sur les sentiments des musulmans. Le documentaire de la BBC2 montre des fidèles de la mosquée de Birmingham faisant leurs commentaires sur le 7/7 après avoir visionné Ripple Effect. Un homme âgé déclare : ‘Il n’y a guère de doutes que c’est le gouvernement qui l’a fait à ces quatre jeunes hommes.’
Un autre ajoute : « Nous avons été trompés par les autorités britanniques et les musulmans ont été pointés du doigt pour ces attentats. Ils mentent de A à Z.

Peu sont aussi inquiets à propos de Ripple Effect et du mécontentement qu’il agite que Rachel North, survivante de l’explosion du métro à King’s Cross : ‘Si les gens dans les mosquées croient que le gouvernement est si hostile à leur égard, qu’il veut réellement leur faire poster la responsabilité d’un crime monstrueux qu’ils n’ont pas commis, qu’en est-il du niveau de confiance ? C’est un problème pour tout le monde dans ce pays.’
Elle affirme que la thèse centrale de la vidéo – que les attentats du 7/7 ont été fabriqués pour diaboliser les musulmans et faire basculer l’opinion en faveur de la ‘guerre contre la terreur’ – revient à mettre de l’huile sur le feu.
Comme elle, de nombreuses personnes responsables – dont l’ancien sous-chef de Scotland Yard Brian Paddick, l’ancien chef de l’anti-terrorisme de la police londonienne, Andy Hayman (qui avait supervisé l’action de la police le 7/7) et Davis Davis, encore récemment ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur – soutiennent désormais l’appel à une enquête indépendante sur les attentats.
Paddick lui-même a déclaré cette semaine que le flot de rumeurs sur le 7/7 nuisait aux relations entre les musulmans et le reste des britanniques : ‘J’espère qu’il y aura des gens dans les services de police, dans les services de sécurité et au gouvernement qui réaliseront l’importance de toutes les actions entreprises pour contrer les théories du complot.’


A l’approche du quatrième anniversaire des attentats de Londres mardi prochain, il y a des paroles dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte.

Vers l’ouverture d’une enquête publique sur les attentats de 2005 dans le métro de Londres.

5 juillet 2009
Les théories dites du complot ou de la conspiration relatives aux attentats du 11 septembre 2001 sont bien connues et ont été portées en France par des personnes aussi différentes que Thierry Meyssan ou Jean-Marie Bigard.
Ce genre de théorie ne se limite cependant pas à la tragédie qui a endeuillé New York et il en existe aussi à propos des attentats commis dans le métro londonien le 7 juillet (7/7) 2005. Elles ont d’ailleurs fait florès immédiatement après les attentats avant d’apparemment sombrer dans l’oubli.
Apparemment seulement car, au Royaume Uni, cette théorie a continué à faire son chemin au point que de plus en plus de personnes, dont des victimes ou des proches des victimes des attentats, multiplient les pressions pour l’ouverture d’une enquête publique sur les explosions qui avaient tué 56 personnes et en avaient blessé 700.
L’article du Daily Mail que je vous propose fait le point sur la question. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’ambiguïté de la posture de ce journal qui ne peut s’empêcher de critiquer fortement le travail d’Anthony John Hill dont la vidéo Ripple Effect est un acte d’accusation contre les autorités britanniques, tout en égrenant les éléments objectifs soulevés par ce document qui justifient la nécessité d’une enquête publique.
C’est que, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait pas bon remettre en cause le récit officiel de ce qui s’est passé à Londres en 2005.

Fièvre de la conspiration : avec la rumeur qui enfle d’une mise en scène gouvernementale des attentats du 7/7, des proches des victimes appellent à une enquête adéquate
Par Sue Reid, Daily Mail (UK), 3 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Aujourd’hui, près de quatre ans après, les images de cette terrible matinée restent gravées dans nos esprits : la femme avec son masque fantomatique pour grands brulés emmenée en lieu sûr ; l’homme d’affaires en costume atteint par des éclats, la chemise et les cheveux maculés de sang ; l’épave du bus N°30 avec son toit arraché ; les débris difformes et fumants de wagons de métro.
Ce 7 juillet 2005 au matin, les pires terroriste jamais vus dans ce pays, ont brisé brisé à jamais l’euphorie grisante dont jouissait la capitale au lendemain de sa victoire dans la compétition pour organiser les jeux olympiques de 2012.
Dans l’après-midi, Tony Blair – qui accueillait le sommet du G8 sur la pauvreté dans le monde à Gleneagles en Ecosse – rentrait à Downing Street et déclarait que l’attentat était un acte ‘au nom de l’Islam’.
Plus tard, lors d’une réunion du COBRA, le comité national d’urgence du gouvernement, Andy Hayman, le chef de la police antiterroriste, indiquait à des ministres de haut rang qu’il soupçonnait des attentats suicide.
Et ainsi, la version des attentats du 7/7 que nous en sommes venus à accepter s’est constituée : quatre musulmans britanniques – Mohammad Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussain, 18 ans – se sont faits exploser au moyen d’explosifs artisanaux, tuant 56 personnes et en blessant 700 dans trois rames de métro et un autobus à impériale.
Ils étaient arrivés de Luton à King’s Cross Station par une grande ligne ferroviaire, chacun portant un lourd sac à dos bourré d’explosifs.
Cette version des événements a été avalisée par les travaux d’une commission d’enquête parlementaire de haut niveau et rapport du gouvernement, rendus tous deux publics en mai 2006, dix mois après les événements et basés sur 12 500 dépositions, l’examen par la police de 142 ordinateurs et de 6000 heures de bandes vidéo de caméras de surveillance.
Le rapport soulignait que les auteurs des attentats avaient agi de leur propre chef, fabriquant des explosifs en mélangeant de la farine pour chappattis à du peroxyde d’hydrogène dans la baignoire d’un appartement de Leeds dans le Yorkshire où tous quatre avaient leurs familles et leurs amis.
Le rapport concluait que les quatre poseurs de bombes musulmans n’étaient pas sous le contrôle d’un chef terroriste mais inspirés par l’idéologie d’al Qaïda apprise sur des sites internet extrémistes.
Mais les familles des personnes tuées et un nombre croissant de survivants du 7/7 affirment qu’il y a des incohérences et des erreurs grossières qui demandent explication dans la version officielle.
Et elles exigent une enquête publique complète pour répondre à des questions essentielles sur ce que les services de renseignements et la police savaient et ne savaient pas avant les attentats.
Entretemps, le refus déterminé du gouvernement à satisfaire cette exigence a de très dangereux effets secondaires – alimentant une myriade de théories de la conspiration sur le 7/7. Des livres, des blogs et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries de la version officielle.
Fait alarmant, certaines de ces vidéos conspirationnistes se vendent autour des mosquées dans tout le pays pour attiser les sentiments antibritanniques.
Car les plus farfelues et les plus déplaisantes d’entre elles suggèrent que les attentats n’étaient pas du tout l’œuvre de terroristes musulmans mais ont été réalisés par le gouvernement pour renforcer le soutien à la guerre en Irak.
Les survivants sont si résolus à obtenir une enquête indépendante qu’ils sont en train de mener une action en justice auprès de la Haute Cour pour essayer de contraindre Alan Johnson, le ministre de l’intérieur, à l’autoriser.
L’activiste Diana Gorodi, dont la sœur Michelle Otto, 46 ans, figurait parmi les tués, explique : ‘Il est simplement très difficile pour nous de croire que quatre personnes sont parties le matin, ont fait exploser des bombes simultanément sur la base d’informations obtenues sur internet et ont réussi à précipiter Londres dans le chaos et à créer une tragédie. Il m’est impossible de croire que ces quatre individus ont agi de leur propre chef.’
Rachel North, une responsable de stratégie âgée de 39 ans, qui a survécu à l’explosion à King’s Cross, ajoute : ‘Nous avons besoin d’une enquête publique. Après tout, c’est la population, et pas les politiciens, qui a été attaquée. Que la population puisse savoir les risques qu’elle court et pourquoi des gens, qui vivent parmi elles, cherchent à tuer pour un idéal.’
Pièce centrale du puzzle est quel train les quatre musulmans ont pris entre Luton et Londres le matin des explosions – en gardant à l’esprit que les trois explosions distinctes dans le métro à Edgware Road, Aldgate et King’s Cross se sont produites simultanément à 8h50 du matin précises, suivie par celle de l’autobus une heure plus tard près de Tavistock Square.
Les rapports officiels affirment que les poseurs de bombes ont pris le train de 7h40 à Luton, ce qui leur aurait permis d’arriver suffisamment à l’avance à King’s Cross pour embarquer dans les rames de métro.
Cependant, le train de 7h40 n’a jamais circulé ce matin. Son départ avait été annulé.
Depuis, le gouvernement a corrigé cette information – mais seulement après que l’erreur ait été signalée par des survivants – en affirmant que les poseurs de bombes avaient en fait pris le train précédent, le 7h25 au départ de Luton, pour un trajet de 35 minutes vers King’s Cross. Son arrivée était prévue dans la capitale à 8h du matin.
Ce qui génère pourtant plus de questions que de réponses. Car ce train est parti avec 23 minutes de retard à cause de problèmes de caténaires qui ont perturbé la plus grande partie du trafic entre Luton et King’s Cross ce matin là. Le train est arrivé à Londres à 8h23 indiquent les responsables de la gare.
Selon la July Seventh Truth Campaign – une autre association qui appelle à une enquête publique – ceci jette à nouveau le doute sur la version officielle des temps de trajet des poseurs de bombes.
Une image fixe des quatre poseurs de bombes arrivant en gare de Luton prise par une caméra de surveillance est la seule des quatre hommes ensemble ce 7 juillet. Fait sujet à controverse, aucune image de vidéosurveillance, fixe ou animée, des quatre hommes à Londres n’a jamais été rendue publique.
L’image prise à Luton est également litigieuse : sa qualité est médiocre et les visages de trois des poseurs de bombes sont impossibles à identifier. Les théoriciens de la conspiration affirment qu’il pourrait s’agir d’un faux.
L’heure incrustée dans la photo la situe quelques secondes avant 7h22. Mais si tel était le cas, les hommes n’auraient eu que trois minutes pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour et se rendre sur le quai qui grouillait de banlieusards à cause de précédentes perturbations du trafic.
Le Truth Campaign Group est également sceptique sur l’heure d’arrivée supposée des poseurs de bombes à King’s Cross.
Ils affirment qu’il faut sept minutes pour aller à pied de Thameslink à la gare principale de King’s Cross où se trouve une bouche de métro.
La police affirme que les quatre hommes ont été vus dans le hall de la gare principale de King’s Cross à 8h26, bien qu’aucune séquence de caméra de surveillance ait jamais été rendue publique.
Mais est-ce possible ? Comment ces hommes ont-ils pu se trouver là seulement trois minutes après avoir débarqué du train de Luton à 8h23 ?
Et ce sont de telles incohérences qui nourrissent des préoccupations de plus en plus profondes0 Cette semaine, un documentaire télévisé sur BBC2, intitulé Conspiracy Files 7/7 a révélé l’existence d’une vidéo de 56 minutes appelée Ripple Effect [effet ricochet] et réalisée par un théoricien du complot.
Elle accuse Tony Blair, le gouvernement, la police et les services secrets britanniques et israéliens d’avoir assassiné les gens innocents qui ont péri ce jour là pour attiser les passions anti-islamiques et créer un soutien populaire à la ‘guerre contre la terreur.’
Elle prétend que les quatre musulmans britanniques ont été bernés par les autorités pour prendre part à ce qui leur avait été annoncé comme une simulation dans le cadre d’un exercice d’entrainement anti-terroriste. Ce qu’on ne leur avait pas dit, prétend la vidéo, c’était que le gouvernement allait les faire sauter avec les autres passagers avant de faire passer les quatre hommes pour des auteurs d’attentats suicide.
Sans aucune preuve, la vidéo Ripple Effect accuse des agents du gouvernement d’avoir pré positionné des explosifs sous les trois rames de métro et dans l’autobus.
Elle suggère que les quatre musulmans ne se trouvaient, en fait, dans aucune des rames de métro, affirmant qu’ils les avaient complètement ratés à cause des retards sur la ligne ferroviaire Luton – Londres.
Elle ajoute, étonnamment, que parce que les quatre hommes ne sont pas arrivés à temps dans le métro, trois d’entre eux ont été assassinés par la police à Canary Wharf plus tard dans la matinée et que le quatrième – celui de l’autobus – s’est enfui.
Aussi scandaleuses que soient ces affirmations, la vidéo est devenue un hit sur internet. Plus préoccupant, elle joue sur les peurs de la communauté musulmane britannique.
Même certains responsables islamistes croient que les événements du 7/7 ont été fabriqués. Ainsi, le Dr Mohammad Nassim, président de la mosquée centrale de Birmingham, affirme dans le documentaire de la BBC2 : ‘Nous n’acceptons pas la version gouvernementale du 7 juillet 2005. La vidéo Ripple Effect est plus convaincante que les déclarations officielles.’
M. Nassim, un homme bien éduqué, a réalisé 2 000 copies de Ripple Effect pour les membres de sa mosquée. Une étude a révélé qu’avant même la sortie de la vidéo litigieuse, un britannique musulman sur quatre pensait que le gouvernement ou les services secrets étaient responsables des atrocités du 7/7. Maintenant, le nombre de ceux qui doutent s’accroit.
Pendant de récentes prières du vendredi, le Dr Nassim a demandé aux fidèles de lever la main s’ils n’acceptaient pas la version gouvernementale des événements. C’est une assemblée presque complète de 150 hommes et garçons qui ont levé la main. Il a alors invité son auditoire à récupérer des copies de Ripple Effect au fond de la mosquée.
Le respecté président a, depuis, déclaré que les identités des poseurs de bombes avaient été découvertes par la police avec une rapidité suspecte. ‘Quand un corps a explosé, il est détruit. Comment se fait-il que les documents d’identité de ces hommes trouvés sur les scènes d’explosion étaient restés intacts ? Les y-a-t-on mis ?’
Il d’agit d’une autre suggestion de Ripple Effect. Alors qui est derrière cette vidéo dangereuse ?
C’est un sexagénaire originaire du Yorkshire, Anthony John Hill, et qui réside à Kells dans le comté de Meath en Irlande. Il est actuellement en état d’arrestation là bas et lutte contre son extradition en Grande Bretagne. La police ici veut l’interroger sous l’accusation d’entrave au cours de la justice pour avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury dans une affaire terroriste.

M. Hill a réalisé Ripple Effect dans son propre domicile et en est le narrateur.
A de nombreux titres, c’est un travail d’amateur : les propos sont confus et difficiles à comprendre. Mais cela soulève cette question : pourquoi Ripple Effect a-t-il un tel impact ?

La réponse est qu’au milieu de théories fantaisistes sur un complot gouvernemental, se trouvent certaines questions difficiles à éluder.
Pourquoi les quatre poseurs de bombes avaient-ils pris des billets de retour s’ils partaient pour une mission suicide ? Pourquoi n’ya-t-il-pas d’images de vidéosurveillance des quatre ensemble à Londres alors que la ville fourmille de caméras de ce genre dans les lieux publics ?
Pourquoi tant de survivants des attentats du métro affirment que les déflagrations allaient vers le haut à travers le plancher des wagons et non vers le bas comme ça aurait dû être le cas si l’explosion venait de l’intérieur d’un sac à dos ? Et pourquoi aucun passager du train Luton – Londres ne se souvient-il clairement des quatre poseurs de bombes avec leurs énormes sacs à dos en cette matinée fatidique ?
Par une coïncidence des plus extraordinaires – Ripple Effect considère qu’il y avait une chance sur un milliard – un exercice simulé de lutte antiterroriste était en cours à Londres ce jour là. Ceci avait été révélé sur BBC Radio 5 par son organisateur, l’ancien officier de Scotland Yard Peter Power, dans la soirée qui avait suivi les atrocités.
Il avait dit : ‘A 9h30 ce matin là, nous menions un exercice pour le compte d’une entreprise employant plus d’un millier de personnes à Londres et basé sur le déclenchement simultané de bombes précisément dans les gares où cela s’est passé ce matin, alors j’en ai encore les cheveux qui se dressent sur la tête.’
Et les vidéos menaçantes que Khan et Tanweer avaient faites avant les attentats suicide et qui ont été diffusées après les attaques ? La vidéo Ripple Effect a également une réponse sur ce point.
M. Hill y explique : ‘On a pu demander au plus âgé des deux de faire une « vidéo suicide » avant l’exercice de simulation pour l’entrainement de sorte à le rendre aussi réaliste que possible… on a pu demander au deuxième plus âgé de faire une vidéo similaire par précaution, simplement au cas où quelque chose aurait cloché ou si le plus âgé s’était retiré de l’exercice avant la date prévue.’
Réalité ou fiction, peu importe. La vidéo a un fort impact sur les sentiments des musulmans. Le documentaire de la BBC2 montre des fidèles de la mosquée de Birmingham faisant leurs commentaires sur le 7/7 après avoir visionné Ripple Effect. Un homme âgé déclare : ‘Il n’y a guère de doutes que c’est le gouvernement qui l’a fait à ces quatre jeunes hommes.’
Un autre ajoute : « Nous avons été trompés par les autorités britanniques et les musulmans ont été pointés du doigt pour ces attentats. Ils mentent de A à Z.

Peu sont aussi inquiets à propos de Ripple Effect et du mécontentement qu’il agite que Rachel North, survivante de l’explosion du métro à King’s Cross : ‘Si les gens dans les mosquées croient que le gouvernement est si hostile à leur égard, qu’il veut réellement leur faire poster la responsabilité d’un crime monstrueux qu’ils n’ont pas commis, qu’en est-il du niveau de confiance ? C’est un problème pour tout le monde dans ce pays.’
Elle affirme que la thèse centrale de la vidéo – que les attentats du 7/7 ont été fabriqués pour diaboliser les musulmans et faire basculer l’opinion en faveur de la ‘guerre contre la terreur’ – revient à mettre de l’huile sur le feu.
Comme elle, de nombreuses personnes responsables – dont l’ancien sous-chef de Scotland Yard Brian Paddick, l’ancien chef de l’anti-terrorisme de la police londonienne, Andy Hayman (qui avait supervisé l’action de la police le 7/7) et Davis Davis, encore récemment ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur – soutiennent désormais l’appel à une enquête indépendante sur les attentats.
Paddick lui-même a déclaré cette semaine que le flot de rumeurs sur le 7/7 nuisait aux relations entre les musulmans et le reste des britanniques : ‘J’espère qu’il y aura des gens dans les services de police, dans les services de sécurité et au gouvernement qui réaliseront l’importance de toutes les actions entreprises pour contrer les théories du complot.’


A l’approche du quatrième anniversaire des attentats de Londres mardi prochain, il y a des paroles dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte.

>Selon Sarkozy (et d’après une source sioniste bien informée) la position d’Obama sur l’Iran serait complètement immature!

28 octobre 2008

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Dans des réunions à huis clos, M. Nicolas Sarkozy se laisserait à exprimer sa déception au sujet de la politique d’Obama à l’égard de l’Iran : « complètement immature,» telle serait sa description de la position du sénateur de l’Illinois à ce sujet.
C’est du moins ce que prétend Haaretz, ce quotidien de l’entité sioniste qui se réfère à une source gouvernementale sioniste haut placée. Suffisamment haut sans doute pour savoir ce que dit le président Français lors de réunions à huis clos tenues en France. Je l’avais écrit précédemment : bientôt pour savoir ce qui se passe en France, il faudra se reposer sur la presse sioniste.

Si les informations d’Haaretz sont vraies, elles n’ont pas de quoi nous surprendre de la part d’un président Français qui semble aspirer à succéder à Tony Blair dans le rôle de principal fournisseur de chair à canon pour le compte des néo conservateurs US.
Et vrai ou faux, le contenu de cet article nous montre à quel point les sionistes ont du mal à faire confiance à Barack Obama en dépit des protestations et déclarations de ce dernier en faveur de Sion. En effet, le lobby sait parfaitement qui il tient ou pas : la mesure du contrôle s’effectue en espèces sonnantes et trébuchantes. Et à cette aune, le lobby sioniste sait parfaitement qu’il ne tient pas Obama dont un des aspects les plus innovateurs de la campagne a été la capacité à lever une bonne partie de ses fonds auprès d’une multitude de petits donateurs (issus du peuple autrement dit) pour qui il incarne un véritable espoir de changement.

Leurs espoirs seront-ils déçus? Impossible à dire à l’heure actuelle mais; et pour la première fois, c’est l’incertitude qui semble dominer quant à la future politique d’Obama s’il est élu. Les élections précédentes nous avaient fourni en effet surtout des certitudes quant à la continuation de politiques tant intérieures qu’internationales.

Pour mettre de la sorte ses espoirs dans un Nicolas Sarkozy qui est avant tout un suiviste de l’administration Bush, il faut croire que le lobby sioniste est lui-même dans une incertitude qui lui est difficile à supporter!



Selon nos sources : Sarkozy considère la position d’Obama sur l’Iran comme ‘complètement immature’

Par Barak David, Haaretz (Sionistan) 28 octobre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri
.
Le président Français Nicolas Sarkozy est très critique vis-à-vis des positions d’Obama sur l’Iran, selon des informations parvenues au gouvernement israélien.
Sarkozy a émis ses critiques seulement dans des forums tenus à huis clos en France. Mais selon une source gouvernementale israélienne de haut niveau, les informations parvenues à Israël indiquent que Sarkozy considère la position du candidat Démocrate sur l’Iran comme « complètement immature » et constituée de « formulations vides de tout contenu. »
Obama a visité Paris en juillet, et le dossier iranien était au cœur de sa rencontre avec Sarkozy. Lors d’une conférence de presse commune après leur rencontre, Obama avait pressé l’Iran d’accepter les propositions de l’Occident sur son programme nucléaire, déclarant que l’Iran était en train de créer une situation grave qui mettait en danger Israël comme l’Occident.

Selon les informations parvenues à Israël, Sarkozy avait déclaré à Obama lors de cette rencontre que si le président Américain nouvellement élu en novembre modifiait la politique de son pays envers l’Iran, ce serait « très problématique. »

Jusqu’à présent, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne, ont essayé de maintenir un front uni sur l’Iran. Mais d’après notre source israélienne de haut niveau, Sarkozy craint qu’Obama puisse « avec arrogance » ignorer les autres membres de ce front et lancer un dialogue direct avec l’Iran sans conditions préalables.

Après leur rencontre de juillet, Sarkozy a exprimé de manière répétée sa déception quant aux positions d’Obama sur l’Iran, concluant qu’elles n’étaient « pas cristallisées, et que, en conséquence, de nombreux problèmes restaient en suspens, » indique la source israélienne. Des conseillers du président Français qui ont tenu des réunions séparées avec des conseillers d’Obama en sont sortis avec des impressions similaires et ont exprimé la même déception.
Selon la source israélienne, Sarkozy envisage d’entamer d’intenses négociations avec la nouvelle administration américaine, qu’elle soit dirigée par Obama ou par le sénateur Républicain McCain, avant même la prise de fonctions du nouveau président en janvier, dans le but de le persuader de poursuivre la politique actuelle sur l‘Iran.
Mais le pessimisme de Sarkozy n’est pas lié à la seule position d’Obama, il découle également de l’attitude générale de la communauté internationale à l’égard du programme nucléaire iranien. Sarkozy pense que la politique des petits pas rendra impossible l’obtention d’un changement de la politique nucléaire de l’Iran.

La communauté française du renseignement considère que l’Iran a déjà obtenu environ 40 % de l’uranium enrichi dont il aurait besoin pour sa première bombe, et qu’au rythme actuel, il obtiendra le reste de l’uranium dont il a besoin au printemps ou à l’été 2009.
Cependant, les services français sont divisés sur ce que l’Iran a l’intention de faire une fois en possession de cet uranium. Un point ce vue est que les Iraniens fabriqueront immédiatement une bombe atomique afin de prouver leur maîtrise technologique. L’autre point de vue est que l’Iran continuera à enrichir de l’uranium sans fabriquer de bombe – au moins jusqu’à disposer de suffisamment d’uranium enrichi pour plusieurs bombes.

Selon Sarkozy (et d’après une source sioniste bien informée) la position d’Obama sur l’Iran serait complètement immature!

28 octobre 2008
Dans des réunions à huis clos, M. Nicolas Sarkozy se laisserait à exprimer sa déception au sujet de la politique d’Obama à l’égard de l’Iran : « complètement immature,» telle serait sa description de la position du sénateur de l’Illinois à ce sujet.
C’est du moins ce que prétend Haaretz, ce quotidien de l’entité sioniste qui se réfère à une source gouvernementale sioniste haut placée. Suffisamment haut sans doute pour savoir ce que dit le président Français lors de réunions à huis clos tenues en France. Je l’avais écrit précédemment : bientôt pour savoir ce qui se passe en France, il faudra se reposer sur la presse sioniste.

Si les informations d’Haaretz sont vraies, elles n’ont pas de quoi nous surprendre de la part d’un président Français qui semble aspirer à succéder à Tony Blair dans le rôle de principal fournisseur de chair à canon pour le compte des néo conservateurs US.
Et vrai ou faux, le contenu de cet article nous montre à quel point les sionistes ont du mal à faire confiance à Barack Obama en dépit des protestations et déclarations de ce dernier en faveur de Sion. En effet, le lobby sait parfaitement qui il tient ou pas : la mesure du contrôle s’effectue en espèces sonnantes et trébuchantes. Et à cette aune, le lobby sioniste sait parfaitement qu’il ne tient pas Obama dont un des aspects les plus innovateurs de la campagne a été la capacité à lever une bonne partie de ses fonds auprès d’une multitude de petits donateurs (issus du peuple autrement dit) pour qui il incarne un véritable espoir de changement.

Leurs espoirs seront-ils déçus? Impossible à dire à l’heure actuelle mais; et pour la première fois, c’est l’incertitude qui semble dominer quant à la future politique d’Obama s’il est élu. Les élections précédentes nous avaient fourni en effet surtout des certitudes quant à la continuation de politiques tant intérieures qu’internationales.

Pour mettre de la sorte ses espoirs dans un Nicolas Sarkozy qui est avant tout un suiviste de l’administration Bush, il faut croire que le lobby sioniste est lui-même dans une incertitude qui lui est difficile à supporter!



Selon nos sources : Sarkozy considère la position d’Obama sur l’Iran comme ‘complètement immature’

Par Barak David, Haaretz (Sionistan) 28 octobre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri
.
Le président Français Nicolas Sarkozy est très critique vis-à-vis des positions d’Obama sur l’Iran, selon des informations parvenues au gouvernement israélien.
Sarkozy a émis ses critiques seulement dans des forums tenus à huis clos en France. Mais selon une source gouvernementale israélienne de haut niveau, les informations parvenues à Israël indiquent que Sarkozy considère la position du candidat Démocrate sur l’Iran comme « complètement immature » et constituée de « formulations vides de tout contenu. »
Obama a visité Paris en juillet, et le dossier iranien était au cœur de sa rencontre avec Sarkozy. Lors d’une conférence de presse commune après leur rencontre, Obama avait pressé l’Iran d’accepter les propositions de l’Occident sur son programme nucléaire, déclarant que l’Iran était en train de créer une situation grave qui mettait en danger Israël comme l’Occident.

Selon les informations parvenues à Israël, Sarkozy avait déclaré à Obama lors de cette rencontre que si le président Américain nouvellement élu en novembre modifiait la politique de son pays envers l’Iran, ce serait « très problématique. »

Jusqu’à présent, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne, ont essayé de maintenir un front uni sur l’Iran. Mais d’après notre source israélienne de haut niveau, Sarkozy craint qu’Obama puisse « avec arrogance » ignorer les autres membres de ce front et lancer un dialogue direct avec l’Iran sans conditions préalables.

Après leur rencontre de juillet, Sarkozy a exprimé de manière répétée sa déception quant aux positions d’Obama sur l’Iran, concluant qu’elles n’étaient « pas cristallisées, et que, en conséquence, de nombreux problèmes restaient en suspens, » indique la source israélienne. Des conseillers du président Français qui ont tenu des réunions séparées avec des conseillers d’Obama en sont sortis avec des impressions similaires et ont exprimé la même déception.
Selon la source israélienne, Sarkozy envisage d’entamer d’intenses négociations avec la nouvelle administration américaine, qu’elle soit dirigée par Obama ou par le sénateur Républicain McCain, avant même la prise de fonctions du nouveau président en janvier, dans le but de le persuader de poursuivre la politique actuelle sur l‘Iran.
Mais le pessimisme de Sarkozy n’est pas lié à la seule position d’Obama, il découle également de l’attitude générale de la communauté internationale à l’égard du programme nucléaire iranien. Sarkozy pense que la politique des petits pas rendra impossible l’obtention d’un changement de la politique nucléaire de l’Iran.

La communauté française du renseignement considère que l’Iran a déjà obtenu environ 40 % de l’uranium enrichi dont il aurait besoin pour sa première bombe, et qu’au rythme actuel, il obtiendra le reste de l’uranium dont il a besoin au printemps ou à l’été 2009.
Cependant, les services français sont divisés sur ce que l’Iran a l’intention de faire une fois en possession de cet uranium. Un point ce vue est que les Iraniens fabriqueront immédiatement une bombe atomique afin de prouver leur maîtrise technologique. L’autre point de vue est que l’Iran continuera à enrichir de l’uranium sans fabriquer de bombe – au moins jusqu’à disposer de suffisamment d’uranium enrichi pour plusieurs bombes.

>Encore une preuve d’un mensonge de Tony Blair

17 avril 2008

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Il y a un an, une quinzaine de marins Britanniques qui s’apprêtaient à effectuer un contrôle sur un navire marchand croisant dans les eaux territoriales irakiennes, nous disait-on à l’époque, étaient arrêtés par la marine iranienne.
Abusivement dépeints comme des « otages, » terme que l’on retrouve encore dans l’article ci-dessous, ces marins avaient été ensuite relâchés par les autorités iraniennes qui affirmaient de leur côté que les soldats Britanniques se trouvaient dans les eaux territoriales iraniennes.
On en sait maintenant un peu plus car des documents britanniques déclassifiés nous font savoir que les marins Britanniques ne se trouvaient pas dans des eaux internationalement reconnues comme irakiennes mais dans une zone maritime qui fait l’objet d’une dispute entre l’Iran et l’Irak. Et que l’idée que les Britanniques se trouvaient en territoire irakien ne repose que sur une frontière maritime extrapolée par le commandement militaire américain à partir d’une projection de la ligne de partage du Shat al-Arab définie par les accords d’Alger. Ligne dont le tracé n’a jamais été communiqué aux Iraniens, ni pour information et encore moins pour accord.
d
Un rapport révèle que les marins Britanniques avaient été capturés dans des eaux disputées.
par Dominic Kennedy, The Times (UK) 17 avril 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri
Selon de nouveaux documents officiels transmis au Times, quinze marins et fusiliers marins Britanniques avaient été capturés par l’Iran dans des eaux internationales disputées et non dans les eaux territoriales irakiennes comme on en avait informé le parlement
Les Britanniques avaient été capturés parce que la coalition emmenée par les USA avait tracé une frontière maritime pour les eaux territoriales iraniennes sans indiquer aux Iraniens où elle se trouvait, révèlent des mémos internes du ministère de la Défense.
Les documents, transmis aux termes de la loi sur la liberté d’information, détaillent pour la première fois les gaffes du printemps dernier qui avaient abouti à ce qu’une commission parlementaire multipartiste avait décrit comme une “source d’embarras pour la nation.”
Les quatorze hommes et la femme capturés avaient été exhibés à la télévision iranienne pendant quinze jours avant d’être libérés il y a un an par un président Ahmadinejad souriant qui leur avait donné des vêtements neufs et des colis de cadeaux.
Les documents récemment divulgués par le ministère de la défense établissent que :
– Les arrestations ont eu lieu dans des eaux non reconnues internationalement comme irakiennes;
– La coalition avait tracé unilatéralement une ligne de partage des eaux irakiennes et iraniennes dans le Golfe sans dire aux Iraniens où elle se trouvait;
– Les navires garde-côtes des Gardiens de la Révolution Iraniens franchissaient cette ligne invisible au rythme de trois fois par semaine. Ce sont apparemment les britanniques qui ont brandi leurs armes en premier avant d’être abordés par les navires de combat iraniens.
– Coincés, les Britanniques cernés par des Iraniens fortement armés ont lancé un appel radio désespéré de dernière minute pour demander le retour d’un hélicoptère afin d’avoir une couverture aérienne.
L’Iran a toujours affirmé avoir arrêté les Britanniques pour avoir violé son intégrité territoriale.
Den Browne, le ministre de la défense, avait déclaré à plusieurs reprises au parlement que les militaires avaient été capturés dans les eaux irakiennes.
Le ministère de la défense, dans un briefing télévisé du contre amiral Charles Style, sous chef d’Etat-major, avait produit une carte montrant une ligne tracée dans la mer intitulée «délimitation de la frontière maritime Iran/Irak.» Le lieu indiqué de la capture des Britanniques se trouvait dans ce que la carte présentait comme les « eaux territoriales irakiennes. » Mais le nouveau briefing interne du haut commandement reconnaît que la ligne en question n’existe pas.»
Le rapport, adressé à l’Air Chief Marshal Sir Jock Stirrup, le chef d’Etat-major, impute l’incident à l’absence de frontière reconnue et au manque de coordination entre l’Irak, l’Iran et la coalition.
Intitulé « pourquoi l’incident s’est produit, » le rapport examine l’histoire d’une frontière dispute depuis un traité entre les empires perse et ottoman en 1639.
Le professeur Robert Springborg, de la School of Oriental and African Studies, considère comme une négligence d’avoir omis de clarifier l’emplacement de cette ligne fictive avec les Iraniens.
S’appuyant sur la loi pour la liberté de l’information, le Times a formulé des requêtes sur ces événements. Le ministère de la défense a fourni deux documents partiellement censurés. L’un est le rapport pour Sir Jock daté du 13 avril 2007, une semaine après le retour au pays des Britanniques sains et saufs. Il a été compilé suite à leur débriefing. L’autre est le script des communications entre le HMS Cornwall, leur vaisseau d’appartenance, et les deux embarcations chargées d’une mission de contrôle.

Ce qu’ils avaient dit
« Il est hors de doute que le HMS Cornwall opérait dans les eaux irakiennes et que l’incident lui-même s’est produit dans les eux irakiennes… Dans les premiers jours qui ont suivi, les Iraniens nous ont transmis des jeux de coordonnées et assuré qu’elles correspondaient au lieu où l’incident a eu lieu, mais quand nous leur avons dit que les coordonnées se trouvaient dans les eaux irakiennes, ils ont modifié les coordonnées pour en donner se trouvant dans leurs propres eaux territoriales. Même s’ils maintiennent leur position, je ne pense pas que l’incident ait eu lieu ailleurs que dans les eaux territoriales irakiennes. »
Des Browne, Defence Secretary, Chambre des Communes, 16 juin 2007
s
«Depuis la guerre Irak-Iran, aucun accord formel et ratifié n’est en vigueur entre l’Iran et l’Irak sur les eaux territoriales… En l’absence de tout accord formel, la ligne de démarcation tactique de la coalition (Op Line) est utilisée pour délimiter fictivement les eaux territoriales. C’est une construction de l’US NAVCENT US Naval Forces Central Command] basée sur un prolongement dans le nord du golfe arabo-persique et au-delà de l’embouchure du Shatt al-Arab de la ligne de démarcation fixée par les accords d’Alger. Même si on peut considérer que les Iraniens devaient bien se douter de l’existence d’une forme de frontière opérationnelle, les coordonnées exactes de cette Op Line n’avaient pas été divulguées à l’Iran. »
Rapport du ministère de la défense à l’Etat-major intitulé : « Pourquoi l’incident s’est produit, » daté du 13 avril 2007, transmis au Times au titre de la loi sur la liberté de l’information.

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