Archive for the ‘torture’ Category

George W. Bush annule une visite en Suisse de crainte d’être arrêté!

6 février 2011
La réactivité de la presse française m’étonnera toujours. L’ex président des Etats Unis George Bush annule une visite dans un pays étranger par crainte d’être placé en état d’arrestation et seul un organe de presse hexagonal, 20 minutes, en parle.
Vous me direz, Bush se rendait peut-être dans un pays éloigné qu’on aurait du mal à situer sur une carte?
Que nenni puisque c’est en Suisse qu’il avait prévu de se rendre. La Suisse qui est quand même un pays limitrophe de la France! Bush devait prendre la parole à l’occasion d’un gala de la « communauté juive », appellation contrôlée de ce qui est en réalité la clique sioniste en Suisse car on a peine à imaginer quelle contribution George Bush peut apporter au bien être de la communauté juive helvétique.
Sinon, les organes étrangers d’informations , notamment suisses en parlent. On en parle aussi par exemple en Grande Bretagne, en Allemagne, en Inde et bien sûr aux Etats Unis.

Bush annule une visite en Suisse face au tollé suscité par sa venue

20 minutes (France) 05 février 2011
L’ex-président américain George Bush a annulé un déplacement en Suisse, où il devait prendre la parole le 12 février à Genève lors d’un dîner de gala de la communauté juive, à la suite du branle-bas de combat provoqué par cette visite. 

Des plaintes pour crimes de torture ont été déposées auprès de la justice genevoise contre l’ancien chef de la Maison blanche et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme entendaient intenter d’autres poursuites visant à le faire arrêter.

Des mouvements de gauche avaient en outre l’intention de manifester contre sa participation au gala caritatif annuel du Keren Hayesod, dont les organisateurs ont maintenu le dîner mais annulé l’intervention de Bush « pour ne pas mettre en péril les personnes et les biens ».

Le parquet de Genève a annoncé avoir enregistré « un certain nombre de plaintes » au pénal contre Bush pour tortures, un crime punissable aux yeux du droit international.

Dans ses mémoires, Bush défend ardemment la pratique du « waterboarding », une simulation de noyade, pratiquée sous son mandat, entre 2001 et 2009, à l’encontre de détenus soupçonnés d’être des « terroristes ». Il la justifie par la nécessité d’éviter un nouveau 11-Septembre.
La Suisse obligée de l’arrêter?
La plupart des juristes spécialistes des droits de l’homme considèrent cette pratique à l’encontre de prisonniers capturés en Afghanistan ou en Irak comme une forme de torture, or celle-ci est bannie par une convention internationale de 1987 que la Suisse comme les Etats-Unis ont ratifiée.

Dominique Baettig, député de l’Union démocratique du centre (extrême droite), a écrit la semaine dernière au gouvernement confédéral pour réclamer l’arrestation de Bush pour crime de guerre s’il venait en Suisse.

L’Organisation mondiale contre la torture, basée à Genève, a affirmé que la Suisse serait légalement contrainte aux termes du droit international et de la législation confédérale d’arrêter Bush s’il mettait les pieds sur le territoire national.

Alors que les autorités assurent que Bush jouirait d’une certaine immunité pénale en tant qu’ex-président, l’OMT souligne qu' »il n’existe aucune loi octroyant un statut particulier » aux anciens chefs d’Etat.

L’OMT a écrit à la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, pour lui faire valoir qu’il existait « un faisceau convaincant de preuves de la politique américaine de torture et de mauvais traitements » durant la présidence de Bush.

Le sionisme et la menace juive

11 mai 2010
L’article que je vous propose fait la synthèse d’une récente conférence donnée par Alan Dershowitz à l’université de Tel Aviv.
Vous ne savez pas qui est Alan Dershowitz? Eh bien, c’est un professeur de droit Américain, pardon Juif Américain qui est également un sioniste extrémiste très influent aux Etats Unis.

Stop, stop, stop!
Quoi? Pourquoi est-ce que je précise que Dershowitz est Juif?
Ben, oui, parce que je suis antisémite! Confidence, je suis même un islamofasciste!

Mais non, ce n’est pas moi qui donne cette précision, mais l’article du Yediot. Si vous faites bien attention, vous verrez que dans le petit texte sous le titre de l’article, Alan Dershowitz est présenté comme un « éminent juriste Américain. » Mais à la première ligne de l’article proprement dit, nous lisons « l’éminent juriste Juif Américain. » C’est à dire qu’il a deux nationalités: américaine et juive car, si j’ai tout compris de ce qu’écrit un commentateur sur ce blog, on ne se convertit pas au judaïsme, puisque le mot conversion n’existe pas en hébreu, mais on se naturalise juif.

Bien, Dershowitz a donc deux nationalités
Pas Noam Chomsky par contre. Lui, n’est que Juif! Pas Américain, non, pas Américain.
Norman Finkelstein lui, il est Américain et Juif. Mais il n’est Juif que pour critiquer le régime sioniste!

Ca veut dire quoi, ce bazar? Ca veut dire que du point de vue sioniste, le sionisme et l’antisionisme sont la même histoire juive, un truc entre Juifs où les autres, les Arabes et les Musulmans « radicaux », ne réprésentent pas une aussi grande menace que ces Juifs qui s’acharnent contre l’Etat sioniste. Tout au plus, donnent-ils du grain à moudre aux Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Gilad Atzmon et consorts.
Car ce que ces gens menacent au fond, ce n’est pas le territoire de l’entité sioniste mais une identité juive dont le lien avec le régime sioniste a acquis un caractère central, plus important que les rouleaux de la Torah ou les Dix Commandements puisque de nombreux partisans de l’entité sioniste se déclarent tout à la fois Juifs et athées. Seule l’existence de cet Etat voyou semble permettre un tel miracle (un de plus!). Or, ces Juifs non sionistes attestent de la possibilité d’être Juif sans s’estimer lié à la voyoucratie sioniste.


Pour continuer sur Dershowitz, il est amusant d’observer qu’il s’offusque de la comparaison que feraient certains de ces mauvais Juifs entre les méthodes de l’armée sioniste et celle de la Gestapo. Et là, on peut dire que Dershowitz fait preuve d’un culot digne du sioniste qu’il est car n’avait-il pas lui même plaidé publiquement en faveur du recours à la torture aux Etats Unis? Oui car, après tout, la torture a fait ses preuves lorsque pratiquée par les Allemands (ce n’est pas moi qui le dit, mais Dershowitz lui-même).
Avant de vous laisser découvrir l’intégralité du merdier mental qui constitue l’éminence d’Alan Dershowitz, je voudrais attirer votre attention sur un point qui est la constante accusation selon laquelle les miliciens du Hamas ou du Hezbollah se planquent avec leurs roquettes au milieu des civils. Oui, afin que des civils, dont des enfants, soient massacrés par l’armée sioniste contrainte malgré elle à commettre des boucheries. Le point de vue des sionistes, c’est effectivement que ce n’est jamais de leur faute: les Arabes, ces sadomasochistes s’ingénient à faire souffrir les terroristes sionistes en les obligeant à écrabouiller leurs enfants sous les bombes.
On sait ce qu’il en est en réalité comme on peut le constater ici, et encore .

Dershowitz: des Juifs ont initié le terrorisme juridique contre Israël
 Abordant la détérioration de l’image d’Israël, l’éminent juriste Américain accuse des Juifs et d’anciennes organisations israéliennes de gauche d’affirmer que les méthodes de l’armée israélienne sont pires que celles de la Gestapo.
par, Anat Shalev, Yediot Aharonoth (Sionistan) 11 mai 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce mardi, l’éminent juriste Juif Américain a accusé des responsables Juifs de gauche et des organisations dans le monde entier de diffamer le nom d’Israël et de causer plus de dégâts que ceux créés par les mouvements islamiques et pro palestiniens.

Dershowitz, qui est connu pour soutenir ardemment l’Etat d’Israël, s’est exprimé au cours d’un symposium à l’université de Tel Aviv intitulé « La délégitimation d’Israël comme menace stratégique. »
 

Parlant de l’admission d’Israël à l’OCDE, il a expliqué que les détours que l’Etat juif a du emprunter avant de pouvoir être admis étaient un autre volet de la campagne d’incitation.

Selon Dershowitz, les pays qui étaient opposés à l’admission de l’Etat juif – comme l’Irlande ou l’Espagne – qui connaissent un échec économique, persistent à critiquer Israël dont il dit qu’elle est responsable de nombreuses évolutions technologiques et inventions. Au lieu d’en être félicitée, a-t-il dit, Israël est l’objet de tentatives de délégitimation.

Selon Dershowitz, des organisations comme le Hamas et le Hezbollah se servent d’une stratégie qu’il présente comme « la stratégie de l’enfant mort » afin de renforcer l’image négative d’Israël au niveau militaire.

Un des éléments visuels les plus forts dans les media est une mère tenant dans ses bras un enfant mort, ce qui se rapproche de l’image de Marie tenant l’enfant Jésus, a-t-il expliqué.

L’éminent juriste, connu pour ses critiques sévères contre le juge Richard Goldstone, qui a rédigé le rapport de l’ONU sur l’opération Plomb Durci, a aussi déclaré que le Hamas et le Hezbollah savaient qu’Israël répondrait aux tirs de missiles contre des enfants israéliens en route vers l’école. C’est pourquoi il dispose les lanceurs de roquettes au milieu des populations civiles, a-t-il dit, dans le but de causer la mort d’autant de bébés que possible tandis que les caméras d’al-Jazeera sont prêtes à diffuser les images dans le monde entier. Ceci ne figure pas dans le rapport Goldstone, a déclaré Dershowitz.

‘Israël présentée comme un occupant nazi’

 Dershowitz a accusé le linguiste juif et anarchiste Noam Chomsky de créer une atmosphère hostile au sein de nombreuses organisations et campus universitaires américains.

Ils créent un récit qui présente toujours Israël comme un occupant nazi, a-t-il dit, tout en fermant les yeux devant les faits qui contredisent ces mêmes affirmations, comme les liens entre Haj Muhammed Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, et le dirigeant nazi Adolf Hitler pendant la seconde guerre mondiale.
 

Selon l’éminent juriste, ces actes sont du « terrorisme juridique » qui vise à diffamer le nom d’Israël.

Il en est venu à expliquer que les plus grands ennemis d’Israël n’étaient pas les Musulmans radicaux qui, a-t-il dit, n’ont fait que renforcer leurs revendications, mais plutôt les Juifs et les Israéliens dans le monde entier qui se servent de leur origine pour renforcer leurs attaques incessantes contre Israël.

Selon Dershowitz, le politologue Américain Norman Finkelstein ne s’identifie lui-même comme Juif que lorsqu’il attaque Israël, comme le fait le musicien ex Israélien Gilad Atzmon qui vit en Grande Bretagne et proclame que les méthodes de l’armée israélienne sont pires que celles de la Gestapo.

Dershowitz a affirmé qu’Israël doit lancer une véritable guerre contre l’incitation, partout où c’est possible – à l’ONU, à la Cour Internationale de Justice et partout ailleurs. Israël peut perdre dans les votes, a-t-il dit, mais ne ratera aucune opportunité de faire entendre ses revendications.

Il a expliqué qu’en raison d’un environnement hostile à Israël dans le monde universitaire américain, il est souvent félicité par des membres des directions [d’universités] pour le fait de s’exprimer en faveur du pays [l’entité sioniste]. Ils me le disent à voix basse, a-t-il dit, avant d’expliquer que bien qu’ils soutiennent Israël, ils ne se sentent pas à l’aise de l’exprimer en public.

>Mohamed Binyam n’est pas franchement louche…

10 février 2009

>

… mais il est franchement basané.

A mon avis il n’y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.


Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’

Mohamed Binyam n’est pas franchement louche…

10 février 2009

… mais il est franchement basané.

A mon avis il n’y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.


Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’

Mohamed Binyam n’est pas franchement louche…

10 février 2009

… mais il est franchement basané.

A mon avis il n’y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.


Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’

>La preuve de l’efficacité de la torture : sous la torture nazie, des résistants Français ont révélé les endroits où se cachaient leurs compagnons

10 novembre 2007

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Le texte d’Alan Dershowitz que je vous propose vient en soutien à la candidature au poste d’attorney général ‘ministre de la justice) de Michael Mukasey. Ce dernier vient d’ailleurs comme Dershowitz l’avait prévu d’accéder à ce poste. Comme Dershowitz, Mukasey est un sioniste notoire mais ce qui avait mis en péril sa candidature n’était pas son sionisme affiché mais son refus de prendre position sur le supplice de la baignoire et dire s’il s’agit ou non selon lui de torture.
Pour sa part, Alan Dershowitz n’est pas embarrassé par cette question. Il répond franchement que oui, le supplice de la baignoire est une torture et que oui, le préssident des Etats-Unis doit avoir le droit d’ordonner légalement des actes de torture non mortels si la torture permet d’épargner des vies humaines (américaines s’entend).
s
Dershowitz cite à l’appui les pratiques actuellement en vigueur dans l’entité sioniste et celles qu’affectionnait le régime nazi. Vous me l’enlevez de la bouche : oui, la boucle est bouclée, le sionisme est décidément un cousin du nazisme au point que c’est l’exemple du IIIème Reich qui est venu spontanément à l’esprit de notre distingué juriste.
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Les Démocrates et le supplice de la baignoire
Le parti perdra la présidentielle s’il se définit lui même comme mou sur le terrorisme
par ALAN DERSHOWITZ, Wall Street Journal, 7 novembre 2007. Traduit de l’anglais par Djazaïri
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J’ai récemment eu l’occasion de discuter de la guerre que mène l’administration Bush contre le terrorisme avec un des anciens responsables de premier plan dans la planification de cette guerre. Il m’a demandé quelles étaient, selon moi, les plus grosses erreurs commises par le gouvernement.
Je lui ai répondu qu’après les attentats du 11 septembre, il n’avait pas fait immédiatement une proposition d’ouverture politique aux Démocrates. Le président Roosevelt avait invité les Républicains à entrer dans son cabinet au moment où les USA se préparaient à combattre les Allemands et les Japonais, et le président Lincoln avait intégré des opposants politiques dans ses efforts pour sauvegarder l’union. La création d’un front politique unifié contre un ennemi extérieur peut amoindrir le bénéfice partisan attendu d’un effort de guerre victorieux mais elle contribue à maintenir la cohésion nationale alors que les disputes partisanes peuvent contrecarrer cet effort.
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Au moment où ils se dirigent vers une reconquête inévitable de la Maison Blanche, les Démocrates semblent faire la même erreur. La plupart des candidats Démocrates à la présidence cherchent à tirer un avantage pour leur parti de ce que de nombreux Américains voient comme des échecs de Bush dans la guerre contre le terrorisme et particulièrement dans son extension en Irak et plus tard probablement en Iran.
Ce positionnement pacifiste veut séduit l’aile gauche de l’électorat démocrate, qui peut avoir une certaine influence sur le résultat des primaires démocrates mais qui a bien moins de chances de déterminer l’issue de l’élection générale. La majorité des Américains – Démocrates, Républicains, indépendants ou indécis – veulent un président à la fois fort et habile sur les questions de sécurité nationale et qui usera de tous ses pouvoirs légaux pour empêcher de nouveaux actes de terrorisme.
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Des centaines de milliers d’Américains peuvent bien regarder les films de Michael Moore ou applaudir dans les manifestations de Cindy Sheehan, mais ils sont des dizaines de millions à vouloir que les Moores et les Sheehans de notre pays aient le moins d’influence possible sur notre politique de sécurité nationale. C’est pourquoi, de manière surprenante, Rudy Giulani semble avoir un bon impact auprès de plusieurs segments de l’électorat, depuis les centristes du Parti Démocrate aux Républicains et même une partie de la droite religieuse.
On peut trouver bizarre de voir qu’un candidat, parvenu à une notoriété nationale en tant que maire de New York, et avec un bilan mitigé dans cette fonction, pourrait être l’objet du choix de tant de personnes sur des questions de sécurité, en dépit de son manque d’expérience au niveau national et international. Mais le Rudy d’après le 11 septembre renvoie l’image de la fermeté et de la légitimité absolue de la défense de l’Amérique.
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Je ne veux pas dire que les candidats Démocrates devraient chercher à imiter M. Giulani. Mais ils ne peuvent ignorer la fermeté de sa position sur la sécurité nationale s’ils veulent remporter l’élection de 2008 qu’on ne doit pas confondre avec les primaires dans certains Etats particuliers. Des candidats démocrates marginaux bénéficient certainement d’un positionnement à gauche sur les questions de sécurité nationale mais les candidats sérieux – les candidats qui veulent avoir une chance réaliste quelconque de dominer l’élection générale – ne doivent pas se laisser éloigner, écarter ou même entraîner loin d’un fort engagement pour la sécurité nationale,
Considérez par exemple la question controversée et émotionnellement chargée du recours à la torture pour obtenir des informations pour empêcher des actions terroristes imminentes – le fameux scénario de la bombe à retardement. Je ne parle pas de l’usage routinier de la torture dans l’interrogatoire de suspects ou des sévices par humiliation sexuelle , infamies qui se sont produites à Abou Ghraib. Je parle de ces rares situations décrites par l’ancien président Clinton dans une interview à la radio publique nationale :
« Vous avez attrapé quelqu’un dont vous savez qu’il est le 2ème adjoint d’Oussama ben Laden. Et vous savez qu’ils préparent une opération aux USA ou dans un pays européen dans les trois prochains jours. Et vous savez que ce type le sait. C’est tout à fait l’exemple le plus clair. Et vous pensez que vous pouvez tirer quelque chose de ce type en le droguant à fond, en le passant à la baignoire ou en le travaillant autrement, »
Il avait dit que le Congrès devrait définir un statut spécial « qui permettrait au président à obtenir des informations dans un cas tel que je viens de le préciser, informations qui dans tous les cas pourraient être soumises à la Foreign Intelligence Surveillance Court. » Le président devrait « prendre la responsabilité personnelle » d’autoriser la torture dans une situation extrême de ce genre. Le sénateur John McCain a dit lui aussi qu’en tant que président il prendrait la responsabilité dans cette situation qui n’a que « une chance sur un million » de se produire.
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Malgré mon opposition personnelle au recours à la torture, je suis certain que n’importe quel président – et même n’importe quel leader d’une nation démocratique – autoriserait en fait certaines formes de torture contre un terroriste capturé s’il était convaincu que c’est la seule façon d’obtenir l’information nécessaire pour empêcher une attaque imminente qui causerait de nombreuses pertes. Le seul sujet à débat est de savoir s’il devrait le faire ouvertement en assumant sa responsabilité ou secrètement en ayant la possibilité de le nier. La première approche semble plus cohérente avec le modèle démocratique, la deuxième avec l’hypocrisie politique typique.
Certains affirment que question de la torture n’a pas à être posée car elle ne marche jamais – elle ne donne que des informations fausses. Ce n’est tout simplement pas vrai comme le prouvent des membres authentiques de la résistance française qui, sous la torture nazie, ont révélé les endroits où se trouvaient leurs compagnons et leurs proches.
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Le genre de tortures dont parlait le président Clinton n’a pas pour but d’obtenir des aveux pour des crimes passés mais au contraire d’obtenir en temps réel des renseignements considérés comme nécessaires pour empêcher un acte terroriste visant à une tuerie de masse. La question posée au terroriste capturé n’est pas « L’as-tu fait? » Au lieu de quoi, on demande au suspect de révéler une information de nature vérifiable comme le lieu où se trouve celui qui va commettre l’attentat.
Récemment, des responsables des services de sécurité israéliens se sont trouvés confrontés à une situation de bombe à retardement. Quelques jours avant Yom Kippour, ils avaient reçu une information crédible selon laquelle un attentat suicide était en préparation contre une synagogue bondée pendant le jour le plus sacré du calendrier juif. Après des échanges de tirs au cours desquels un soldat Israélien avait été tué, le chef de la cellule terroriste à Naplouse avait été capturé. Son interrogatoire avait permis de localiser la bombe destinée à l’attentat suicide sans un appartement de Tel Aviv. Israël nie recourir à la torture et je suis conscient de l’absence de preuves qu’ils l’aient utilisée pour soutirer une information vitale dans cette affaire.
Mais alors, si les méthodes légales d’interrogatoire avaient échoué à découvrir la cache du candidat à l’attentat suicide? Quelles autres formes de pression devraient être employées dans cette situation?
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Ce qui nous amène à la baignoire. Michael Mukasey, dont la confirmation comme attorney général semble désormais assurée, a parfaitement raison de dire, en matière de droit constitutionnel, que le problème de la « baignoire » ne peut pas être tranché dans l’abstrait. Selon les précédents qui font jurisprudence – je suis en désaccord avec certains – la cour doit examiner la nature des intérêts gouvernementaux en jeu et le choc des consciences que pourraient provoquer les actions du gouvernement dans une affaire et ensuite décider au cas par cas. Dans plusieurs affaires impliquant des actions au moins aussi dures que la baignoire, les tribunaux n’ont pas décelé d’infraction aux procédures régulières.
Les membres de la commission judiciaire qui ont voté contre le juge Mukasey en raison de sa réticence à soutenir une interdiction absolue de la baignoire et d’autres formes de torture devraient s’entendre poser cette question directe : Autoriseriez-vous le recours à la baignoire ou à d’autres formes de torture non mortelles si vous aviez la conviction que c’est le seul moyen de sauver la vie de milliers d’Américains dans une situation du genre qu’ont affronté les autorités israéliennes à la veille de Yom Kippour? Si, oui par quels moyens? Si non, seriez-vous prêts à assumer la responsabilité que des milliers d’Américains meurent alors qu’on aurait pu l’empêcher?
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Peut-être les campagnes politiques et les auditions de confirmation ne sont-elles pas les forums adéquats pour mener des débats difficiles et subtils sur les choix tragiques auxquels peut avoir à faire face un président ou un attorney général. Mais ce ne sont pas non plus des cadres appropriés pour des prises de position publiques hypocrites de la part de personnalités politiques qui, en privé, opteraient certainement pour la torture s’ils étaient convaincus de sa nécessité pour sauver de nombreuses vies américaines. Ce qu’il faut, c’est reconnaître que les responsables gouvernementaux doivent trouver le juste équilibre entre la sécurité de l’Amérique et les droits de nos ennemis.
A moins que le parti Démocrate – et particulièrement son candidat éventuel à la présidence – soit perçu comme ferme et habile en matière de défense nationale et de prévention du terrorisme, la Maison Blanche sous Bush aura sans doute prouvé avoir fait le bon choix politique en refusant de faire de la guerre contre le terrorisme une affaire politicienne. Les Démocrates peuvent perdre l’élection présidentielle s’ils sont perçus comme le parti de MoveOn.org, de Michael Moore, de Cindy Sheehan, de Dennis Kucinich et de ces sénateurs qui ont voté contre le juge Mukasey parce qu’ils refusaient de prendre position sur un sujet difficile lié à la sécurité nationale. Ils gagneront s’ils sont perçus comme au moins aussi fermes mais beaucoup plus habiles sur la manière de traiter avec les vraies menaces contre nos intérêts nationaux.
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M. Dershowitz enseigne à la faculté de droit de Harvard. Il a écrit récemment de « Finding Jefferson: A Lost Letter, a Remarkable Discovery, and the First Amendment in an Age of Terrorism, » à paraître cette semaine chez John Wiley & Sons.

La preuve de l’efficacité de la torture : sous la torture nazie, des résistants Français ont révélé les endroits où se cachaient leurs compagnons

10 novembre 2007
Le texte d’Alan Dershowitz que je vous propose vient en soutien à la candidature au poste d’attorney général ‘ministre de la justice) de Michael Mukasey. Ce dernier vient d’ailleurs comme Dershowitz l’avait prévu d’accéder à ce poste. Comme Dershowitz, Mukasey est un sioniste notoire mais ce qui avait mis en péril sa candidature n’était pas son sionisme affiché mais son refus de prendre position sur le supplice de la baignoire et dire s’il s’agit ou non selon lui de torture.
Pour sa part, Alan Dershowitz n’est pas embarrassé par cette question. Il répond franchement que oui, le supplice de la noyade simulée est une torture et que oui, le président des Etats-Unis doit avoir le droit d’ordonner légalement des actes de torture non mortels si la torture permet d’épargner des vies humaines (américaines s’entend).
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Dershowitz cite à l’appui les pratiques actuellement en vigueur dans l’entité sioniste et celles qu’affectionnait le régime nazi. Vous me l’enlevez de la bouche : oui, la boucle est bouclée, le sionisme est décidément un cousin du nazisme au point que c’est l’exemple du IIIème Reich qui est venu spontanément à l’esprit de notre distingué juriste.
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Les Démocrates et le supplice de la noyade simulée
Le parti perdra la présidentielle s’il se définit lui même comme mou sur le terrorisme
par ALAN DERSHOWITZ, Wall Street Journal, 7 novembre 2007. Traduit de l’anglais par Djazaïri
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J’ai récemment eu l’occasion de discuter de la guerre que mène l’administration Bush contre le terrorisme avec un des anciens responsables de premier plan dans la planification de cette guerre. Il m’a demandé quelles étaient, selon moi, les plus grosses erreurs commises par le gouvernement.
Je lui ai répondu qu’après les attentats du 11 septembre, il n’avait pas fait immédiatement une proposition d’ouverture politique aux Démocrates. Le président Roosevelt avait invité les Républicains à entrer dans son cabinet au moment où les USA se préparaient à combattre les Allemands et les Japonais, et le président Lincoln avait intégré des opposants politiques dans ses efforts pour sauvegarder l’union. La création d’un front politique unifié contre un ennemi extérieur peut amoindrir le bénéfice partisan attendu d’un effort de guerre victorieux mais elle contribue à maintenir la cohésion nationale alors que les disputes partisanes peuvent contrecarrer cet effort.
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Au moment où ils se dirigent vers une reconquête inévitable de la Maison Blanche, les Démocrates semblent faire la même erreur. La plupart des candidats Démocrates à la présidence cherchent à tirer un avantage pour leur parti de ce que de nombreux Américains voient comme des échecs de Bush dans la guerre contre le terrorisme et particulièrement dans son extension en Irak et plus tard probablement en Iran.
Ce positionnement pacifiste veut séduit l’aile gauche de l’électorat démocrate, qui peut avoir une certaine influence sur le résultat des primaires démocrates mais qui a bien moins de chances de déterminer l’issue de l’élection générale. La majorité des Américains – Démocrates, Républicains, indépendants ou indécis – veulent un président à la fois fort et habile sur les questions de sécurité nationale et qui usera de tous ses pouvoirs légaux pour empêcher de nouveaux actes de terrorisme.
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Des centaines de milliers d’Américains peuvent bien regarder les films de Michael Moore ou applaudir dans les manifestations de Cindy Sheehan, mais ils sont des dizaines de millions à vouloir que les Moores et les Sheehans de notre pays aient le moins d’influence possible sur notre politique de sécurité nationale. C’est pourquoi, de manière surprenante, Rudy Giulani semble avoir un bon impact auprès de plusieurs segments de l’électorat, depuis les centristes du Parti Démocrate aux Républicains et même une partie de la droite religieuse.
On peut trouver bizarre de voir qu’un candidat, parvenu à une notoriété nationale en tant que maire de New York, et avec un bilan mitigé dans cette fonction, pourrait être l’objet du choix de tant de personnes sur des questions de sécurité, en dépit de son manque d’expérience au niveau national et international. Mais le Rudy d’après le 11 septembre renvoie l’image de la fermeté et de la légitimité absolue de la défense de l’Amérique.
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Je ne veux pas dire que les candidats Démocrates devraient chercher à imiter M. Giulani. Mais ils ne peuvent ignorer la fermeté de sa position sur la sécurité nationale s’ils veulent remporter l’élection de 2008 qu’on ne doit pas confondre avec les primaires dans certains Etats particuliers. Des candidats démocrates marginaux bénéficient certainement d’un positionnement à gauche sur les questions de sécurité nationale mais les candidats sérieux – les candidats qui veulent avoir une chance réaliste quelconque de dominer l’élection générale – ne doivent pas se laisser éloigner, écarter ou même entraîner loin d’un fort engagement pour la sécurité nationale,
Considérez par exemple la question controversée et émotionnellement chargée du recours à la torture pour obtenir des informations pour empêcher des actions terroristes imminentes – le fameux scénario de la bombe à retardement. Je ne parle pas de l’usage routinier de la torture dans l’interrogatoire de suspects ou des sévices par humiliation sexuelle , infamies qui se sont produites à Abou Ghraib. Je parle de ces rares situations décrites par l’ancien président Clinton dans une interview à la radio publique nationale :
« Vous avez attrapé quelqu’un dont vous savez qu’il est le 2ème adjoint d’Oussama ben Laden. Et vous savez qu’ils préparent une opération aux USA ou dans un pays européen dans les trois prochains jours. Et vous savez que ce type le sait. C’est tout à fait l’exemple le plus clair. Et vous pensez que vous pouvez tirer quelque chose de ce type en le droguant à fond, en le passant à la baignoire ou en le travaillant autrement, »
Il avait dit que le Congrès devrait définir un statut spécial « qui permettrait au président à obtenir des informations dans un cas tel que je viens de le préciser, informations qui dans tous les cas pourraient être soumises à la Foreign Intelligence Surveillance Court. » Le président devrait « prendre la responsabilité personnelle » d’autoriser la torture dans une situation extrême de ce genre. Le sénateur John McCain a dit lui aussi qu’en tant que président il prendrait la responsabilité dans cette situation qui n’a que « une chance sur un million » de se produire.
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Malgré mon opposition personnelle au recours à la torture, je suis certain que n’importe quel président – et même n’importe quel leader d’une nation démocratique – autoriserait en fait certaines formes de torture contre un terroriste capturé s’il était convaincu que c’est la seule façon d’obtenir l’information nécessaire pour empêcher une attaque imminente qui causerait de nombreuses pertes. Le seul sujet à débat est de savoir s’il devrait le faire ouvertement en assumant sa responsabilité ou secrètement en ayant la possibilité de le nier. La première approche semble plus cohérente avec le modèle démocratique, la deuxième avec l’hypocrisie politique typique.
Certains affirment que question de la torture n’a pas à être posée car elle ne marche jamais – elle ne donne que des informations fausses. Ce n’est tout simplement pas vrai comme le prouvent des membres authentiques de la résistance française qui, sous la torture nazie, ont révélé les endroits où se trouvaient leurs compagnons et leurs proches.
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Le genre de tortures dont parlait le président Clinton n’a pas pour but d’obtenir des aveux pour des crimes passés mais au contraire d’obtenir en temps réel des renseignements considérés comme nécessaires pour empêcher un acte terroriste visant à une tuerie de masse. La question posée au terroriste capturé n’est pas « L’as-tu fait? » Au lieu de quoi, on demande au suspect de révéler une information de nature vérifiable comme le lieu où se trouve celui qui va commettre l’attentat.
Récemment, des responsables des services de sécurité israéliens se sont trouvés confrontés à une situation de bombe à retardement. Quelques jours avant Yom Kippour, ils avaient reçu une information crédible selon laquelle un attentat suicide était en préparation contre une synagogue bondée pendant le jour le plus sacré du calendrier juif. Après des échanges de tirs au cours desquels un soldat Israélien avait été tué, le chef de la cellule terroriste à Naplouse avait été capturé. Son interrogatoire avait permis de localiser la bombe destinée à l’attentat suicide sans un appartement de Tel Aviv. Israël nie recourir à la torture et je suis conscient de l’absence de preuves qu’ils l’aient utilisée pour soutirer une information vitale dans cette affaire.
Mais alors, si les méthodes légales d’interrogatoire avaient échoué à découvrir la cache du candidat à l’attentat suicide? Quelles autres formes de pression devraient être employées dans cette situation?
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Ce qui nous amène à la noyade simulée. Michael Mukasey, dont la confirmation comme attorney général semble désormais assurée, a parfaitement raison de dire, en matière de droit constitutionnel, que le problème de la « noyade simulée » ne peut pas être tranché dans l’abstrait. Selon les précédents qui font jurisprudence – je suis en désaccord avec certains – la cour doit examiner la nature des intérêts gouvernementaux en jeu et le choc des consciences que pourraient provoquer les actions du gouvernement dans une affaire et ensuite décider au cas par cas. Dans plusieurs affaires impliquant des actions au moins aussi dures que la simulation de noyade, les tribunaux n’ont pas décelé d’infraction aux procédures régulières.
Les membres de la commission judiciaire qui ont voté contre le juge Mukasey en raison de sa réticence à soutenir une interdiction absolue de la simulation de noyade et d’autres formes de torture devraient s’entendre poser cette question directe : Autoriseriez-vous le recours à la noyade simulée ou à d’autres formes de torture non mortelles si vous aviez la conviction que c’est le seul moyen de sauver la vie de milliers d’Américains dans une situation du genre qu’ont affronté les autorités israéliennes à la veille de Yom Kippour? Si, oui par quels moyens? Si non, seriez-vous prêts à assumer la responsabilité que des milliers d’Américains meurent alors qu’on aurait pu l’empêcher?
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Peut-être les campagnes politiques et les auditions de confirmation ne sont-elles pas les forums adéquats pour mener des débats difficiles et subtils sur les choix tragiques auxquels peut avoir à faire face un président ou un attorney général. Mais ce ne sont pas non plus des cadres appropriés pour des prises de position publiques hypocrites de la part de personnalités politiques qui, en privé, opteraient certainement pour la torture s’ils étaient convaincus de sa nécessité pour sauver de nombreuses vies américaines. Ce qu’il faut, c’est reconnaître que les responsables gouvernementaux doivent trouver le juste équilibre entre la sécurité de l’Amérique et les droits de nos ennemis.
A moins que le parti Démocrate – et particulièrement son candidat éventuel à la présidence – soit perçu comme ferme et habile en matière de défense nationale et de prévention du terrorisme, la Maison Blanche sous Bush aura sans doute prouvé avoir fait le bon choix politique en refusant de faire de la guerre contre le terrorisme une affaire politicienne. Les Démocrates peuvent perdre l’élection présidentielle s’ils sont perçus comme le parti de MoveOn.org, de Michael Moore, de Cindy Sheehan, de Dennis Kucinich et de ces sénateurs qui ont voté contre le juge Mukasey parce qu’ils refusaient de prendre position sur un sujet difficile lié à la sécurité nationale. Ils gagneront s’ils sont perçus comme au moins aussi fermes mais beaucoup plus habiles sur la manière de traiter avec les vraies menaces contre nos intérêts nationaux.
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M. Dershowitz enseigne à la faculté de droit de Harvard. Il a écrit récemment de « Finding Jefferson: A Lost Letter, a Remarkable Discovery, and the First Amendment in an Age of Terrorism, » à paraître cette semaine chez John Wiley & Sons.

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