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Combien de temps faudra-t-il au gouvernement pour comprendre que les Musulmans connaissent bien leurs propres communautés ? (à propos de la condamnation d’Anjem Choudary)

18 août 2016

Le prédicateur Anjem Choudary vient d’être condamné par un tribunal londonien pour soutien à l’Etat Islamique (Daesh). On lui reproche notamment d’avoir prêté allégeance à l’organisation susmentionnée dans une vidéo diffusée sur YouTube et d’avoir encouragé son auditoire à aller combattre en Syrie.

Tout cela paraît assez logique et normal. Ce qui l’est moins, c’est que Anjem Choudary et son acolyte Mohammed Rahman, condamné lui aussi, tenaient des discours incendiaires depuis dix ans.

Comme le remarque Siema Iqbal dans l’article que je vous propose, Anjem Choudary n’avait qu’une audience extrêmement limitée dans la communauté musulmane qui s’était détournée de ses « prêches » quand il s’exprimait dans la rue tandis que les mosquées lui avaient fermé leurs portes.

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Le Dr Siema Iqbal

Ce n’est donc pas à son influence sur la communauté musulmane qu’il devait sa notoriété mais au fait qu’il avait été désigné par les grands médias (journaux, radio et télévision) comme étant représentatif, voire le représentant, de l’Islam en Grande Bretagne.

C’est-à-dire que des médias puissants ont donné à cet individu marginal dans sa propre communauté la possibilité de distiller un message haineux et violent supposé correspondre aux dispositions d’esprit des musulmans de ce pays.

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Selon Anjem Choudary, la charia va dominer le monde. La faible profondeur de champ sur la photo laisse supposer une foule là où il n’y a peut-être que dix personnes

Dans le même temps, des personnalités musulmanes plus qualifiées étaient mises à l’écart, une législation anti-terroriste venant à point nommé les dissuader de se mettre en avant.

A y regarder de près, c’est la situation que nous connaissons en France avec un système politico-médiatique qui s’acharne à trouver et désigner des personnalités supposées représentatives de l’Islam sans se préoccuper de savoir quelle est leur légitimité. On pense immédiatement à l’imam Hassen Chalghoumi ou à Tareq Oubrou. La différence étant évidemment que ces derniers ne se livrent pas à des discours violents mais appellent plutôt les Musulmans à être des Juifs ou des Chrétiens comme les autres.

Cette ficelle est cependant tellement usée et le personnel tellement médiocre que le masque vient récemment de tomber et que le gouvernement fait appel à un non musulman, Jean-Pierre Chevènement pour présider la Fondation de l’Islam de France chargée de l’organisation de l’Islam en France.

Et si ces gens ont les faveurs des médias, c’est parce que tels sont le choix et la volonté des pouvoirs publics en place. La chose est vraie en France avec ces espèces de harkis post-indépendances et elle est vraie aussi en Grande Bretagne où les prêcheurs violents assument une fonction qui ne peut se comprendre, ainsi que le laisse entendre Siema Iqbal, que par les orientations de la politique étrangère britannique. En gardant à l’esprit que la Grande Bretagne est un pays dont les organes médiatiques, presse écrite et audiovisuelle, ont un écho considérable, peut-être inégalé, dans les pays anglophones, Etats Unis compris.

Ces « imams » prêcheurs de haine et de violence sont comme les terroristes sur le terrain : on les utilise aussi longtemps que les avantages qu’on en retire sont significativement supérieurs aux inconvénients. Cet Anjem Choudary rendait de bons services quand la politique britannique consistait à favoriser le départ de combattants pour grossir les rangs des milices qui luttent contre le gouvernement syrien. Si la Grande Bretagne n’a as encore complètement écarté l’idée d’un changement de régime en Syrie, l’envoi de combattants a montré ses aspects négatifs et n’est donc plus d’actualité.

Alors à la trappe M. Choudary comme Abou Qatada avant lui.

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Abou Qatada et son célèbre hérisson

Des harangues dans la rue à BBC News : comment les médias ont créé Anjem Choudary

Par Siema Iqbal, Middle East Eye (UK) 18 août 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les gros titres des médias versaient dans la délectation mercredi pour saluer le sort fait à Anjem Choudary qui, avec son camarade militant à al-Muhahiroun Mohamed Rahman, encourt jusqu’à dix ans de prison pour avoir exhorté à soutenir l’organisation de l’Etat Islamique dans des vidéos YouTube.

.Je me suis également réjouie : cette grande gueule va enfin être réduite au silence.

C’est cet homme dont les Musulmans se sont éloignés et auquel les mosquées ont fermé leurs portes. Beaucoup avaient appelé à son arrestation depuis des années.

Mais c’est aussi l’homme qui n’avait pas besoin de mégaphone pour diffuser son message quand on commença à l’éviter aux coins des rues. Au contraire, les médias, la télévision et les journaux nationaux lui donnèrent une bien plus vaste plateforme pour lui permettre de prêcher son message en faveur du terrorisme sans qu’il puisse être contredit par la partie vulnérable et marginalisée de la société [la minorité musulmane, NdT]. Plus la communauté le réduisait au silence, plus les médias lui donnaient la parole.

Il est certainement temps pour les médias de rendre des comptes et d’être l’objet d’une enquête sur leur rôle décisif de contribution à la dissémination du message que Choudary désespérait de transmettre, ce qu’il n’aurait jamais pu faire aussi facilement si les journalistes et les médias ne lui avaient pas offert une tribune.

Il était évident que pour les médias, Choudary était la personne ressource. Je pouvais être certaine que, pour n’importe quelle histoire sur la radicalisation, l’extrémisme ou même parfois l’Islam, je devrais voir son visage sur mon écran de télévision, sur internet ou dans le journal.

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Anjem Choudary invité de Newsnight sur la BBC

En fait, depuis vingt ans il se délectait de l’attention que lui accordaient des médias comme la BBC, Fox News et CNN qui tous lui donnaient une plateforme à partir de laquelle il pouvait amplifier son message. Il jouait volontiers et avec un cynisme parfait le rôle du méchant, devenant un nom familier associé au visage d’un « extrémiste » musulman vivant en Grande Bretagne, « parmi nous ». Il était la figure emblématique de l’extrémisme pour les médias.

Ce qui, bien sûr, a renforcé son statut à un niveau encore plus élevé aux yeux de ses partisans et de ses groupies.

Les médias doivent répondre à des questions

Choudary a pris de l’importance en 2001 quand il avait refusé de condamner les attentats du 11 septembre – mais pourquoi son point de vue a-t-il eu droit à du temps d’antenne ? Pratiquement tous les Musulmans condamnaient les attentats, pourtant ils n’avaient pas eu droit à la même publicité que lui.

Quand les Muslims Against Cusades [Musulmans contre les Croisades] avaient manifesté et brûlé un coquelicot [le coquelicot symbolise les soldats tués à la guerre] en 2010, menaçant de scander des slogans et de perturber la minute de silence du Dimanche du Souvenir, les médias avaient couvert l’événement. Ce faisant, ils avaient relié Choudary à un groupe de manifestants d’à peine 35 personnes alors que près de trois millions de Musulmans vivent en Grande Bretagne.

Les informations dans les médias avec Choudary comme personnage principal n’ont rien fait d’autre que d’attiser la division et d’instiller du poison entre les Musulmans et le reste de la communauté nationale, surtout quand ses points de vue sont assimilés à ceux des Musulmans ordinaires. Les présentateurs de la BBC, de Radio 4 comme John Humphreys affirmaient qu’il était « représentatif d’une partie de la communauté musulmane », ce qui avait évidemment suscité l’indignation dans la communauté musulmane.

Dans mon esprit, il ne fait pas de doute que les médias sont complices d’avoir aidé Choudary à diffuser son message sans lui opposer de contradiction et que la politique étrangère britannique était l’oxygène qui alimentait ce récit médiatique. Oui, les méchants font les gros titres et font vendre les journaux, mais à quel prix ? L’impact de tout cela n’apparaîtra qu’avec le temps. Même après sa condamnation, il est encore trompeusement présenté comme « un savant musulman » par certains médias.

Beaucoup de questions tournent autour de cette affaire, y compris celle de la raison pour laquelle il avait été autorisé à prêcher si longtemps des messages si haineux tandis que ceux qui le condamnaient lui et son discours sont maintenant marginalisés suite à une législation anti-terroriste mal conçue.

La communauté musulmane avait reconnu en Choudary un extrémiste et s’en était éloignée depuis des années. Combien de temps faudra-t-il au gouvernement pour comprendre que les Musulmans connaissent bien leurs propres communautés ? Travailler avec elles, au lieu de les intimider avec la législation anti-terroriste, voilà la marche à suivre.

Les médias devraient répondre de leurs actions, qu’elles consistent à donner une tribune à des prêcheurs de haine qui ont été mis au ban de leurs propres communautés ou à répandre la haine à travers des titres qui sèment le division. La propagation de la haine a des conséquences : des leçons doivent être tirées et personne ne devrait échapper à ses responsabilités.

– Siema Iqbal est une mère de famille, médecin et musulmane britannique engagée qui vit à Manchester. Elle fait actuellement partie et est formatrice du groupement de praticiens médicaux de Manchester Nord. Elle a le goût de l’écriture et s’exprime souvent en public en faveur d’oeuvres caritatives au Royaume Uni et à l’étranger.

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Reda Hassaine, l’agent triple zéro du MI5 et les zombies du djihad de Tony Blair

11 avril 2012

Certains organes de presse algériens s’appuyaient à l’occasion sur des informations fournies par un certain Reda Hassaine

Par exemple le journal Le Matin publiait en 2008 une lettre dans laquelle Reda Hassaine parlait de ses déboires avec un certain Hichem Aboud qui était, je crois, un ancien cadre de la sécurité militaire en Algérie (DRS, Direction du Renseignement et de la Sécurité).

Hassaine indiquait être journaliste d’investigation pour le journal The Times (propriété, rappelons-le de Rupert Murdoch). De fait Reda Hassaine est un journaliste Algérien qui travaillait en Algérie pour le quotidien du soir Horizons (propriété de l’Etat algérien).

La presse française avait aussi parlé de Reda Hassaine. Ainsi, en 2007, Le Figaro évoquait une sombre histoire d’enlèvement qu’aurait ourdi, selon Reda Hassaine, la DGSE contre le prédicateur Abou Hamza spécialiste des prêches enflammés dans les rues de Londres.

Contrairement à ses habitudes, «La « piscine» avait catégoriquement démenti et on comprend pourquoi : la simple rumeur d’un projet d’enlèvement en Angleterre était de nature à nuire gravement aux relations avec un allié, et non des moindres :

Reda Hassaine est décrit comme un homme prolixe dont les propos sont toujours composés «d’un peu de vrai et de beaucoup de faux». Le projet d’enlèvement d’Abou Hamza est, en revanche, catégoriquement nié. Et la DGSE n’est pas seule à le faire. Un haut fonctionnaire de la police nationale, en poste à l’époque, affirme «n’en avoir jamais entendu parler», précisant qu’on «imagine mal les Français enlever un citoyen britannique sur son propre sol pour le juger en France ou pour l’éliminer»

 En passant, la DGSE confirmait avoir été en contact avec Reda Hassaine.

Ce qui nous amène à une info plus récente mais où il est toujours question d’Abou Hamza (alias Capitaine Crochet)  et d’Abou Qatada, un autre prédicateur à la barbe ébourrifée.

Abou Hamza en plein radio-crochet

En effet, une procédure d’extradition vers les Etats Unis est en cours pour Abou Hamza  qui est détenu au Royaume Uni depuis 2006 pour incitation au meurtre et à la haine raciale et la Cour Européenne des Droits de l’Homme vient de la déclarer légale sous réserve du respect de la procédure d’appel.

Washington reproche à Abou Hamza:

 d’avoir pris part à l’enlèvement de seize touristes occidentaux au Yémen en 1998, dont quatre étaient morts lors d’une opération de l’armée yéménite.
 Il aurait aussi facilité la mise en place d’un camp d’entraînement terroriste aux Etats-Unis en 2000-2001 et aidé le financement de candidats au djihad désireux de se rendre au Proche-Orient pour y subir un entraînement à des actes terroristes.
Il est visé en tout par onze chefs d’accusation liés au terrorisme.

Ce sont des accusations graves et qui justifient évidemment des poursuites judiciaires.

Mais, je le dis en passant, les britanniques devraient faire attention car on extrade ainsi un de leurs concitoyens (même si cette pensée peut être désagréable) dans un pays tiers. Seuls les pays sous la coupe des USA acceptent une telle exigence ; un pays comme la France, même sarkozyste, ne l’accepterait pas, et les Etats Unis refuseraient évidemment la réciproque.

Deux autres sujets de sa Majesté, dont l’étudiant Richard O’Dwyer et l’homme d’affaires Christopher Tappin, qui vient d’être livré aux Etats Unis, font en ce moment les frais de cette procédure au grand dam de leurs famille et d’une bonne partie de l’opinion publique qui réclame l’abolition de ces dispositions.

Bon, recausons de Reda Hassaine, notre journaliste d’investigation, car son nom revient dans l’actualité au moment où Capitaine Crochet et ses acolytes refont parler d’eux.

C’est le Daily Mail qui nous entretient de la complainte de Reda Hassaine qui était, je cite, «un agent infiltré pour le compte du gouvernement britannique», une mission qu’il aurait exercée à partir de 1994 :

Hassaine avait signalé à la Branche Spéciale de Scotland Yard et au service de la sécurité intérieure, le MI5, qu’Abou Qatada et son acolyte, le religieux au crochet Abou Hamza, incitaient à des attentats terroristes à Londres.
Il avait vu les deux hommes collecter des milliers de livres sterling auprès de leurs congrégations pour envoyer de jeunes musulmans Britanniques à l’étranger pour s’entraîner à l’attentat suicide avant de revenir ici.

Mais, selon le Daily mail, les avertissements émis par l’agent infiltré Reda Hassaine sont tombés dans l’oreille de sourds.

Le Daily Mail peut révéler que les informations capitales transmises par l’agent secret ont été ignorées à cause d’un accord très peu connu présenté comme un ‘pacte de sécurité’ passé entre les services de sécurité et les islamistes extrémistes au Royaume Uni.
Le pacte non écrit autorisait de manière cynique les clercs extrémistes à orchestrer et encourager des attentats islamistes à l’étranger. Le bourrage de crâne qu’ils pratiquaient sur de jeunes Musulmans nés ici était toléré par les services secrets dans l’espoir qu’il n’y aurait pas d’attaques contre des cibles en Grande Bretagne.

L’ironie amère veut que le pacte a complètement échoué à éviter les attentats de Londres de 2005, tout en permettant à Qatada, hamza et à d’autres extremists comme eux de comploter et de faire du prosélytisme pendant des années tout en vivant en Grande Bretagne sans travailler – d’allocations financées par les contribuables.
Aujourd’hui, cet accord a coûté cher à la Grande Bretagne. Le gouvernement se bat pour renvoyer Abou Qatada dans son pays, la Jordanie, où il doit être jugé pour une série d’atrocités qu’il a perpétrées là-bas..
Et hier, la famille d’Abou Hamza a annoncé une procedure d’appel (qui pourrait prendre des mois)…

Et pendant que nos barbus se la coulaient douce aux frais du trésor public de Sa Majesté, la vie était par contre on ne peut plus difficile pour Reda Hassaine qui, en tant qu’agent du MI5, ne comprend pas pourquoi ces gens ont pu rester sur le territoire britannique en dépit de leurs activités (il oublie qu’on peut aussi être en prison sur un certain territoire et qu’Abou Hamza est un sujet de Sa majesté).

 Exemple des désagréments subis par Reda Hassaine, en 2000, quelques minutes après avoir observé une prière :

Hassaine avait été battu par des hommes de main d’Abou Qatada.
Hassaine se souvient : ‘Un acolyte de Qatada avait appris que j’étais un espion et avait signalé ma présence après le sermon . A ce moment là, Qatada avait commencé à réciter une prière spéciale de djihad pour encourager l’assassinat de quiconque menace l’Islam. J’avais immédiatement compris que j’étais dans le pétrin.

Reda Hassaine, agent triple double au temps où le « djihad » était fun


Après le service religieux, je suis vite allé vers la sortie et j’ai récupéré mes chaussures. A ce moment, j’ai reçu un coup très fort au visage, un autre sur la tête. Un groupe d’hommes d’Abou Qatada me donnait des coups de poings et me frappait. Ils m’ont fait rentrer les dents derrière la tête [ !]. J’ai réussi à me faufiler dans la rue. La première chose que j’ai faite, alors que j’avais la bouche pleine de sang, c’est de téléphoner à mon opérateur du MI5.’

Suit toute une litanie d’accusations fondées ou pas contre Abou Hamza et Abou Qatada, certaines débouchant sur des condamnations puisque Abou Hamza est actuellement en détention.

On nous dit que Abou Hamza, né en Egypte , s’est établi en Angleterre au début des années 1980 et qu’il a obtenu la citoyenneté britannique par mariage .

On peut suivre son édifiante biographie dans France Soir qui nous apprend que ce monsieur 

avait travaillé comme videur dans une boîte de peepshow.

Et cékoidonc un peepshow ?

Un peepshow est un spectacle généralement de type érotique ou pornographique qui ne peut être vu que par un spectateur à la fois à travers une ouverture (judas). Un point commun entre Abou Hamza et Avigdor Liebeman, le ministre sioniste des affaires étrangères!

Selon France-Soir :

il a ensuite épousé les thèses islamistes et rejoint les moujahidines luttant contre les Soviétiques en Afghanistan. C’est sur ces champs de bataille qu’en 1993 il a perdu un oeil et une main dans l’explosion d’une mine, selon ses dires. Il était par la suite revenu au Royaume-Uni et avait pris la tête de la mosquée de Finsbury Park

 Abou Hamza était donc à ce moment là, aussi bien vu de Londres, que de la BHLerie ou de Washington, un combattant de la liberté contre la dictature communiste et l’occupation soviétique en Afghanistan.

Tiens tiens !

Nous avons donc là un journaliste qui a fui l’Algérie pour devenir, selon ses dires et ceux du Daily Mail, un agent, ou prétendu tel au service de la couronne britannique. Et qui aurait aussi été approché par les services secrets français et algériens.

A moins que ce soit plutôt l’inverse parce que je le vois bien, ce Reda Hassaine, faire le siège  de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un policier chargé de l’antiterrorisme ou à un membre des services secrets.

Jusqu’à leur donner le tournis et la migraine !

Parce que les prêches d’Abou Qatada et d’Abou Hamza n’avaient rien de secret puisque nous avons eu assez souvent l’occasion de voir et d’entendre à la télévision français le Capitaine Crochet en train de clamer ses diatribes dans la rue.

Abou Qatada et son légendaire hérisson

Si des gens étaient réellement au rôle de la police et des services secrets britanniques, c’étaient bien Abou Qatada et Abou Hamza.

Depuis que l’Afghanistan est libérée du communisme et vit sous la félicité des bombes de l’OTAN, on n’a plus besoin d’eux. Il fallait simplement trouver le moyen de s’en débarrasser en douceur et, si possible légalement. Ils ont quand même rendu de foutus bons services, haven’t they ?

Aussi bien en tant que militants anticommunistes qu’en qualité d’idiots utiles donnant un spectacle grotesque qui avait le mérite d’engendrer la peur de l’autre côté de la Manche

Et le politicien qui maîtrise la peur dispose d’un atout très utile dans de nombreux domaines de l’exercice du pouvoir.

Appartenant à une époque désormais révolue, comme d’autres reliquats de l’ère Tony Blair, ils peuvent donc désormais passer à la trappe. 

PS: en voyant les photos des trois lascars, on se dit qu’ils ont tous des têtes de clowns.


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