Posts Tagged ‘Abraham Foxman’

Joe Biden, Shakespeare et les usuriers anciens et modernes

28 septembre 2014

Comme Abraham Foxman, le patron de l’Anti-Defamation League (ADL, équivalent américain e la LICRA) aime à le dire, le vice-président des Etats Unis Joe Biden est un ami du « peuple juif ».

Ce qui ne l’a pas empêché de comparer à Shylock certains usuriers qui ont fait du profit aux dépens de militaires partis combattre en Irak,

Shylock est juif en effet, mais ce n’est pas vraiment par amitié pour le peuple auquel il appartient que Biden lui a comparé les prêteurs voraces, C’est simplement parce que citer ce nom lui permettait d’éviter une description longue et fastidieuse de ces prêteurs qui exploitent les GI’s partis faire leur devoir de patriote au Moyen Orient. En citant le nom de Shylock, il s’assurait d’être compris immédiatement par son auditoire.

Comme il est rappelé dans l’article, Shylock est un personnage de Shakespeare qui, dans la pièce « Le marchand de Venise » exige d’un de ses débiteurs une livre de sa propre chair en cas de non remboursement.

Le personnage appartient donc à la culture commune occidentale, anglo-saxonne tout particulièrement.

Cette comparaison des prêteurs véreux de l’Amérique d’aujourd’hui à Shylock n’a pas laissé sans réaction Abraham Foxman qui a fait une remontrance à Joe Biden. Une admonestation très légère bien sûr car Joe Biden est comme on l’a dit un ami du « peuple juif » et qu’il considère Abraham Foxman comme un « conseiller ».

Heureusement que je suis un ami du peuple juif!

Heureusement que je suis un ami du peuple juif!

Un conseiller en quoi ? me direz-vous

C’est simple : un conseiller en affaires juives car Joe Biden sait comme d’autres, et sans doute mieux que beaucoup d’autres, qu’il vaut mieux avoir le soutien des institutions juives dont l’influence est, selon, lui, à l’origine de la plupart des grands changements sociétaux qu’ont connu les Etats Unis, Biden donnant comme exemple le mariage homosexuel.

Tout ça , c’est de l’antisémitisme évidemment. Mais outre le fait que Joe Biden s’est excusé auprès de Foxman, l’un comme l’autre sont conscients des avantages qu’ils retirent ou peuvent retirer d’un partenariat de pouvoir.

Biden: l’utilisation du terme «Shylocks» était un mauvais choix

Biden décrivait des gens qui profitent de ceux qui ont des problèmes financiers

par Ashley Killough, CNN (USA) 17 septembre 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le vice-président Joe Biden a déclaré mercredi que son utilisation du terme « Shylocks », que certains considèrent comme antisémite, était « un mauvais choix de vocabulaire. »

Sa déclaration intervient un jour après que le directeur national de l’Anti-Defamation League a publié une remontrance légère pour l’utilisation de ce terme par le vice-président, expliquant que Biden « aurait dû être plus prudent. »

Mardi, à une cérémonie marquant le 40e anniversaire de la Legal Services Corporation Biden a raconté des anecdotes tirées de l’expérience de son fils qui servait en Irak et avait rencontré des soldats qui avaient besoin d’une aide juridique en raison de problèmes chez eux.

« C’est une des choses dont il avait constaté le besoin le plus pressant quand il avait été là-bas en Irak pendant un an, » a déclaré Biden. « Les gens venaient le voir pour parler de ce qui leur arrivait au pays en termes de saisies, en termes de mauvais prêts qui étaient… Je veux dire ces Shylocks qui profitent sur le dos de, hum, ces femmes et ces hommes quand ils sont à l’étranger. »

Le Directeur national de l’Anti-Defamation League (ADL), Abraham Foxman a déclaré mercredi que le vice-président l’avait appelé.

« A l’évidence, il n’y a avait pas de mauvaise intention ici, mais Joe et moi sommes tombés d’accord pour qu’il avait besoin de potasser son Shakespeare. Il n’y a pas d’ami plus sincère pour le peuple juif que Joe Biden, » a affirmé Foxman dans une déclaration. Non seulement a-t-il été un pilier contre l’antisémitisme et la bigoterie, mais il a le courage et la franchise de reconnaître une erreur et de s’en servir comme opportunité pour apprendre et enseignes aux autres les effets néfastes des stéréotypes. Il a transformé une gaffe rhétorique en moment de pédagogie. »

Le terme « Shylock » dérive du nom du personnage de la pièce de Shakespeare « Le marchand de Venise ». Le juif Shylock était un prêteur sans scrupules dans la pièce, et un passage marquant de la pièce est son exigence d’une « livre de la chair » du marchand Antonio s’il manque à rembourser un prêt.

Diverses incarnations de Shylock

Diverses incarnations de Shylock

Mardi, Foxman a tancé Biden en disant qu’il « aurait dû être plus prudent » et en ajoutant que ce terme « représente le stéréotype médiéval sur les Juifs et reste à ce jour une caractérisation péjorative ».

Biden a déclaré que Foxman était un « ami et conseiller » de longue date et était correct dans son évaluation du terme qu’il avait choisi.

Biden qui envisage une candidature à la présidentielle de 2016 s’est rendu en Iowa mercredi pour prendre la parole à l’inauguration de la manifestation Nuns on the Bus, une association catholique libérale [de gauche dans le vocabulaire anglo-saxon] pour la justice sociale basée à Washington.

Qui contrôle Hollywood?

6 mars 2014

Cet article de Joel Stein n’a jamais été intégralement traduit en langue française, et on comprend pourquoi quand on le lit.

Avant de collaborer avec le Los Angeles Times, Joel Stein était une des plumes de Time Magazine.

Joel Stein a été invité à renouer avec ses racines juives

Joel Stein a été invité à renouer avec ses racines juives

Questionné en novembre 2008 par le Jewish Journal sur ce qu’il y a de juif en lui, Joel Stein répondait :

JS: Mon nom, mon visage… Je suis devenu beaucoup plus juif depuis que je suis installé à Los Angeles. C’est la ville la plus juive comparée à New York.

JJ: Allez-vous parfois à la synagogue?

JS : Non, je ne vais jamais à la synagogue. Ma vie est courte. Je ne veux pas perdre mon temps à me casser la tête à me sentir être quelqu’un de meilleur pour une chose à laquelle je ne crois pas. Je suis complètement athée. Je ne vais pas à la synagogue parce qu’on y parle de la Bible et je ne veux rien entendre de ce qu’il y a dedans.

JJ: Alors vous n’êtes pas fan de la Bible ?

JS: Je pense tout simplement qu’elle est du genre violent, égoïste et tribal.

Qui contrôle Hollywood? Allons, dites-le.

Par Joel Stein, Los Angeles Times (USA) 19 décembre 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri

Je n’avais jamais été aussi bouleversé par un sondage dans ma vie . Seulement 22 % des Américains pensent que « les indstries du cinémé et de la télévision sont largement contrôlées par les Juifs, » contre près de 50 % en 1964. L’Anti Defamation League [ADL, équivalent américain de la LICRA], qui a publié les réssultats du sondage le mois dernier voit dans ces chiffres une victoire contre les stéréotypes. En fait, le sondage montre seulement à quel point l’Amérique est devenue stupide. Les Juifs contrôlent complètement Hollywood.

A quel point Hollywood est-il juif ? Quand les dirigeants des studios ont acheté une pleine page du Los Angeles Times il y a quelques semaines pour appeler la Screen Actors Guild [SAG, syndicat des acteurs] pour qu’elle signe la convention collective, la lettre ouverte était signée par le président de News Corp, Peter Chernin (juif), le PDG de Paramount Pictures, Brad Grey (juif), le directeur exécutif de Walt Disney, Robert Iger (juif), le PDG de Sony Pictures (surprise, juif hollandais), le PDG de Warner Bros, Barry Meyer (juif) et le directeur exécutif de NBC Universal, Jeff Zucker (méga-juif). Si l’un ou l’autre des frères Weinstein avait signé, ce groupe aurait eu non seulement le pouvoir d’arrêter toute production de films mais aussi de former un minyan [groupe de prière constitué d’au moins dix hommes] acec suffisamment d’eau FIJI dans les mains pour remplir un mikvé [bain rituel juif].

La personne qu’ils pourfendaient dans cette page était le président de la SAG, Alan Rosenberg (faisons une devinette). La réplique cinglante à la page achetée par les studios a été écrite par le super-agent des professions du divertissement, Ari Emanuel (Juif avec des parents israéliens) et publiée dans le Huffington Post qui est la propriété d’Arianna Huffington (qui n’est pas juive et n’a jamais travaillé à Hollywood).

Les Juifs sont si dominants que j’ai dû éplucher les annuaires professionnels pour dénicher six Gentils ayant des postes importants dans des entreprises du divertissement ? Quand je les ai contactés pour qu’ils parlent de de leur incroyable promotion, cinq d’entre eux ont refusé de parler avec moi, de peur apapremment d’insulter les Juifs. Le sixième, Charlie Collier, président d’AMC, s’est avéré être juif.

En tant que Juif et fier de l’être, je veux que l’Amérique connaisse nos réalisations. Oui, nous contrôlons Hollywood. Sans nous, vous seriez en train de zapper à longueur de temps à la télévision entre « The 700 Club » [une émission du Christian Broadcasting Network, un vecteur du sionisme chrétien] et « Davey and Goliath » [série animée pour enfants de la télévision luthérienne].

Alors j’ai pris sur mo de re-convaincre l’Amérique que les Juifs contrôlent Hollywood en lançant une campagne de relations publiques, parce que c’est ce que nous faisons le mieux. Je réflachis à plusieurs slogans dont : « Hollywood plus juif que jamais ! » ; « Hollywood par le peuple qui vous a apporté la Bible » ; et « Hollywood : si vous aimez la télévision et le cinéma, alors vous aimer probablement les Juifs après tout ».

J’ai appelé Abe Foxman, le président de l’ADL, qui se trouvait à Santiago du Chili où, m’a-t-il dit à ma grande consternation qu’il n’était pas en train de pourchasser des Nazis. Il rejeté l’ensemble de ma proposition en expliquant que le nomre de personnes qui pensent que les Juifs contrôlent Hollywood reste trop élevé. L’enquête de l’ADL, a-t-il relevé, montre que 59 % des Américains pensent que ceux qui dirigent Hollywood « ne partagent pas les vonvictions religieuses et les valeurs morales de la plupart des Américains », et 43 % pensent que l’industrie du divertissement mène une campagne organisée pour « affaiblir l’influence des valeurs religieuses dans ce pays. »

C’est un bobard sinistre, affirme Foxman. « Il signifie qu’ils [les Amméricains] pensent que les Juifs se réunissent au Canter’s Deli le vendredi matin pour décider ce qui est le mieux pour les Juifs . » L’argument de Foxman m’y a fait repenser : je devrais aller plus souvent manger au Canter’s Deli.

« C’est une phrase très dangereuse, ‘les Juifs contrôlent Hollywood’. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a beaucoup de Juifs à Hollywood, » dit-il. Foxman préfèrerait que les gens disent que beaucoup de cadres dirigeants dans l’industrie [du divertissement] « se trouvent être juifs, » vu que «la totalité des huit grands studios sont dirigés par des hommes qui se trouvent être juifs. »

Mais Foxman dit être fier des réalisations des Juifs américains. « Je pense que les Juifs sont représentés de manière disproportionnée dans l’industrie de la création. Ils le sont aussi dans les professions d’avocats et sans doute médicales aussi, » dit-il. Il soutient que cela ne veut pas dire que les Juifs font des films pro-juifs pas plus qu’ils ne fnt de la chirurgie pro-juive. Quoique d’autre pays, ai-je observé, n’en font pas tant sur la circoncision.

Je comprends la préoccupation de Foxman. Et peut-être que la vie que j’ai passée dans le cocon philosémite du New Jersey, de New York et de la baie de Los Angeles a fait de moi un naïf. Mais je me fiche de savoir qi les Américainspensent que nous contrôlont la presse, Hollywood, Wall Street ou le gouvernement. Ce qui m’intéresse, c’est que nous continuions à les contrôler.

Le Juif antijuif qui représente les Musulmans aux Etats Unis

19 octobre 2013

Le Council on American Islamic Relations (CAIR) est une des plus importantes organisations de défense des droits des Musulmans aux Etats Unis.

Selon son site web,

La vision de CAIR est la défense ardente de la justice et de la compréhension mutuelle.

La mission de CAIR est d’améliorer la compréhension de l’Islam, d’encourager le dialogue, de protéger les libertés publiques et de promouvoir la justice et la compréhension mutuelle.

On reconnaîtra là les principes habituels qui guident l’action des associations qui entendent représenter les droits des minorités aux Etats Unis. L’action de CAIR s’exerce de manière tout à fait classique par la pratique du lobbying dans la capitale fédérale et dans les différents Etats qui composent les Etats Unis.
CAIR cherche aussi à encourager la participation des Musulmans à la vie publique et intervient dans la lutte contre les discriminations en offrant médiation et prestations juridiques.

Rien que de très banal, surtout pour un pays comme les Etats Unis.

Sauf que CAIR représente la communauté musulmane qui fait l’objet de la culture du soupçon aux Etats unis, au moins depuis les attentats du 11 septembre 2001, et d’une campagne islamophobe menée de manière méthodique,

Cette campagne islamophobe, si elle prend prétexte des attentats de 2001  trouve en réalité son fondement, comme on l’a déjà vu sur ce blog à propos notamment des lois anti-charia, dans la démarche d’activistes sionistes radicaux qui s’appuient sur un appareil financier et une organisation bien rodés.
Et CAIR, en tant qu’organisation représentant des Musulmans et plaidant pour la justice a ce défaut insigne de plaider pour une solution juste au conflit du proche Orient quoique ce conflit ne soit pas au coeur de ses préoccupations.

C’est cependant encore trop pour les ultrasionistes qui n’ont de cesse de dénoncer les liens de cette organisation avec ce qu’ils appellent des organisations terroristes.

Daniel Pipes

Daniel Pipes

Les (prétendus) arguments contre CAIR sont bien synthétisés par le néoconservateur  Daniel Pipes (Pipes est un nom qui fleure bon l’Angleterre mais la famille de Daniel Pipes est juive polonaise et a émigré aux USA dans les années 1940), et c’est en gros la même que celle présentée par les organisations qui constituent le lobby sioniste comme l’Anti Defamation league (ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis).
Il va de soi que pour ces tenants du sionisme radical, CAIR flirte forcément avec l’antisémitisme compte tenu de ses prises de position sur la Palestine.

Un argument qui vient de prendre un petit coup dans l’aile avec la nomination d’un Juif au poste de directeur de la section de CAIR à Philadelphie (chaque section régionale est autonome).

Bon, ce n’est pas n’importe quel Juif puisqu’il s’agit de Jacob Bender, un documentariste connu pour ses positions de gauche, y compris sur la question palestinienne.

Jacob Bender

Jacob Bender

Un Juif antijuif présume déjà Abraham Foxman, le premier responsable de l’ADL.

Jacob Bender est le premier Juif à diriger une section de CAIR, l’organisation de défense des droits des Musulmans
L’activiste de Philadelphie fait face à l’hostilité dans l’establishment juif
par Nathan Guttman, The Jewish Forward (USA) 17 octobre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jacob Bender va devenir le porte-voix des Musulmans de la région de Philadelphie dans la lutte contre la discrimination qu’ils subissent sur les lieux de travail et dans la sphère publique, et dans le combat contre les expressions de haine.

Bender est convaincu que son appartenance à la confession juive ne peut que l’aider à faire ce travail avec efficacité.

«La communauté musulmane est attaquée par des forces islamophobes, et il est de l’obligation et de le responsabilité de toutes les personnes de bonne volonté de se lever et de dire que cette agression est une manifestation d’intolérance,» affirme Bender. «C’est [cette mission] absolument cohérent avec les objectifs que je me suis fixés dans la vie.»

La section de Philadelphie du Council on American Islamic Relations a annoncé la nomination de Bender à son poste de directeur exécutif le 15 octobre. Bender est le premier Juif, et le premier non musulman, à exercer comme directeur d’une branche de CAIR.

«Les besoins de la communauté musulmane sont exactement les mêmes que ceux de toute communauté minoritaire aux Etats-Unis », déclare Iftekhar Hussein, président du conseil d’administration de CAIR-Philadelphie. «Jacob, en tant que juif, le comprend du fait des ses propres origines. »

Militant des questions liées au dialogue interreligieux entre Juifs et Musulmans qui a été impliqué par le passé dans la défense d’une vision progressiste de la paix au Moyen Orient, la nouvelle position de Bender va le placer devant deux types d’attentes de natures très différentes.

Il va rencontrer une communauté locale musulmane qui attend qu’un non musulman représente ses besoins aussi bien que l’aurait fait un coreligionnaire.

Il va aussi être confronté à un leadership juif national qui a décidé que CAIR n’était  absolument pas un partenaire avec qui on peut dialoguer.

Dans un long document publié en 2006, l’Anti-Defamation League (ADL) accusait CAIR d’avoir des positions extrémistes sur Israël et d’avoir des liens avec des individus et des organisations qui ont exprimé leur soutien à des organisations terroristes.

Les organisations juives avaient aussi souligné par le passé le fait que CAIR avait été initialement citée dans le dossier judiciaire de la Holy Land Foundation, une organisation caritative basée aux Etats Unis qui avait été accusée de rassembler des fonds pour le Hamas. Mais un tribunal avait ordonné en 2012 que la référence à CAIR soit retirée du dossier.

«CAIR ne fait pas partie des partenaires potentiels de la communauté juive,» déclare Ethan Felson, vice-président du Jewish Council for Public Affaires. «La communauté juive a examiné son dossier et a conclu que «Nous ne pouvons pas travailler avec cette organisation.»

Même si aucune position officielle n’a été adoptée, la communauté juive a exclu CAIR de toute action interreligieuse commune avec la communauté musulmane et s’est concentrée sur les relations avec l’Islamic Society oh North America et avec des mosquées et des imams locaux.

CAIR et Bender rejettent les assertions des organisations juives selon lesquelles l’organisation serait de quelque manière extrémiste. «Il y aura toujours ceux qui essaieront de diaboliser les autres organisations,» déclare Bender. «En tant que personne qui soutient depuis longtemps les droits des palestiniens et qui critique la politique d’occupation, je ne vois pas de contradiction entre mes opinions affirmées de longue date sur le Moyen orient et celles de CAIR.»

Israël n’est pas une question prioritaire pour CAIR, en particulier pour ses sections locales, qui tendent à s’intéresser plus à la lutte contre les discriminations contre les Musulmans dans la communauté locale [où ils vivent]. Pourtant, pour beaucoup dans la communauté juive, le problème arabo-israélien est perçu comme l’obstacle essentiel qui éloigne CAIR de l’establishment juif américain.

Le fait d’avoir un Juif à un poste de dirigeant pourrait-il contribuer à réduire la coupure entre les deux parties? La réponse consiste généralement en un mélange d’espoir et de scepticisme.

«Il y a toujours un potentiel de changement,» déclare Hussain, tout en observant que jeter un pont en direction des organisations juives n’était pas la motivation derrière le recrutement de Bender pour le poste. «Ceux qui n’ont pas de contact avec CAIR devraient s’asseoir autour d’une table et comprendre que nous sommes une organisation des droits civiques.»

Abraham Foxman, le responsable national de l’ADL, explique dans une déclaration à Forward que «on verra avec le temps.» L’appartenance de Bender à la confession juive, dit-il, n’a pas nécessairement une importance. «Malheureusement, il y a des Juifs qui sont antijuifs et anti-Israël,» ajoute Foxman, «mais nous allons attendre et on verra bien.»

L’intérêt de Bender pour la communauté musulmane a commencé après les attaques terroristes du 11 septembre. Producteur de documents vidé et télévisuels, il a commencé à organiser des rencontres inter-religieuses et à donner de la voix contre contre les expressions islamophobes devenues plus fréquentes après les attentats.

En 2009, son documentaire “Out of Cordoba: Averroes and Maimonides in Their Time and Ours a été présenté au public/ Le film traite «de Juifs, de Musulmans et de Chrétiens qui luttent contre le détournement de leurs religions par des extrémmistes,» écrivait Bender dans une brève description qui accompagnait le film.

Le film s’intéresse à deux contemporains historiques de l’Espagne médiévale: le philosophe Juif Maïmonide et le penseur Musulman Averroes. A travers ces deux personnages, Bender cherchait à remettre en cause «la thèse selon laquelle il y a un inévitable ‘choc des civilisations’ entre l’Occident et le monde musulman.»

Au cours de ces deux edernières années, Bender s’est déplacé dans tout le pays pour présenter son film aux communautés juives et musulmanes, pour parler du besoin d’une plus grande compréhension entre religions. Dans les années 1980, Bender activait dans plusieurs organisations juives progressistes qui plaidaient pour une solution à deux Etats [au Moyen Orient]. Il a ensuite été directeur exécutif d’ American Friends of Meretz [les amis américains de Meretz]; le parti politique israélien de gauche.

Sa mission à CAIR Philadelphie, une des 20 branches indépendantes à travers le pays, consistera principalement à lutter conte la discrimination anti-musulmane. Ces dernières années, la section de CAIR à Philadelphie a été parmi les organisations les plus en pointe dans le combat contre les lois anti-charia proposées en Pennsylvanie. Elle s’est publiquement exprimée contre les stéréotypes anti-musulmans après l’attenta qui a visé le marathon de Boston.

Le profil de Bender, en tant que réalisateur et orateur, observent les renponsables laïcs de l’organisation, le rend apte au rôle de porte-parole pour l’organisation et les droits civiques des Musulmans.
«Je n’ai jamais eu de doute ou de sentiment négatif à propos de CAIR depuis que je suis en contact avec cette organisation,» déclare Bender. «Je n’ai jamais rencontré de sentiment antijuif ou antisémite. Bien au contraire.»

Samantha Power, pouvoir et abaissement aux Etats Unis

9 juin 2013

Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

Samantha Power n’est pas seulement une jolie femme, c’est aussi une universitaire qui s’est lancée dans l’action politique dans son pays, les Etats Unis.

Samantha Power

Samantha Power

Elle fait partie de l’équipe des fidèles de Barack Obama qui vient de la désigner pour succéder à Susan Rice comme ambassadrice des USA auprès de l’ONU, un poste pour lequel le choix présidentiel doit recevoir l’aval du Sénat.

Pour arriver à ce que beaucoup considéreraient comme le point culminant d’une carrière, où à tout le moins une étape décisive, Samantha Power a dû cependant compter sur d’autres atouts que ses compétences et la confiance de l’exécutif.

En effet, nous apprend le New York Times, la confirmation par le Sénat de Mlle Power n’a été garantie que tout récemment grâce à l’approbation explicite et publique de sa nomination par Michael B. Oren, ambassadeur de l’entité sioniste à Washington.

Une telle démarche de la part d’un diplomate étranger est non seulement incongrue mais tout simplement contraire aux usages diplomatiques et donnerait lieu à une manifestation de mécontentement dans tout Etat qui se respecte, c’est-à-dire dans tout pays qui n’est pas une république bananière.

 L’approbation formulée par M. Oren intervient après une période pendant laquelle Mlle Power a été mise à l’épreuve et a dû renier en pleurnichant au sens propre du terme, devant le gratin du lobby sioniste certaines prises de position qu’Abraham H. Foxman, le patron de l’Anti Defamation League [ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis] qualifie en quelque sorte d’erreurs de jeunesse.

Le choix pour le poste à l’ONU reçoit le vote de confiance d’Israël

Par Mark Landler, The New York Times (USA) 7 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON — Samantha Power, choisie par le président Obama pour être la prochaine ambassadrice aux Nations Unies, se heurte à la résistance de groupes pro-israéliens pour des propos qu’elle avait tenus à une époque sur Israël et les Palestiniens. Mais vendredi, elle a obtenu un vote de confiance inattendu de la part du représentant de l’Etat d’Israël aux Etats-Unis.

Michael B. Oren , l’ambassadeur d’Israël à Washington, a déclaré dans une interview que Mme Power, journaliste et universitaire qui a beaucoup écrit et traité des violations des droits de l’homme, avait une profonde compréhension des questions de sécurité d’Israël et de la sympathie pour ses préoccupations.

Normalement, a expliqué  M. Oren, un officiel du gouvernement israélien ne devrait pas faire de commentaires sur une nomination présidentielle qui requiert une confirmation du Sénat. Il a indiqué qu’il avait décidé de faire une exception dans son cas pour dissiper l’impression que le gouvernement israélien avait des réserves par rapport à elle.

Mercredi, M. Oren a posté des messages sur Twitter pour saluer  la nomination de Susan E. Rice comme conseillère à la sécurité nationale – une fonction qui ne nécessite pas de confirmation du Sénat – et pour louer son prédécesseur, Tom Donilon. Il avait gardé le silence sur  Mme Power

Vendredi, M. Oren a déclaré qu’Israël « fera bon accueil à quiconque sera désigné par le président et confirmé par le Sénat comme ambassadeur auprès des Nations Unies. » Mais il ajoutait: « Samantha Power et moi avons travaillé en étroite collaboration au cours des quatre dernières années sur des questions vitales pour la sécurité d’Israël. Elle connaît à fond ces questions et leur porte un intérêt extrême « .

Les commentaires de M. Oren pourraient apaiser les effets persistants de propos que Mme Power avait tenus avant d’entrer au gouvernement au sujet de la politique américaine envers Israël. Entre autres choses, elle avait déclaré que les Etats-Unis auraient besoin de prendre un engagement « mammouth » pour obtenir [la création d’]un Etat palestinien – une démarche qui pouvait  signifier s’aliéner les juifs américains, un groupe qu’elle présentait comme ayant un «poids politique et financier énorme.»

La Republican Jewish Coalition et la Zionist Organization of America avaient exprimé leur opposition à Mlle Power. Dans un communiqué, Morton A. Klein, the président au niveau national de la Zionist Organization [of America], avait dit, «Le bilan de Mlle Power montre avec clarté qu’elle est viscéralement hostile à Israël.»

Chuck Hagel, choisi par M. Obama pour le poste de Secrétaire à la Défense, avait également été accusé d’être anti-Israël. Il avait défendu son bilan et avait été confirmé par le Sénat avec une majorité relativement serrée.

Les officiels de la Maison Blanche disent ne pas avoir d’inquiétudes sur les perspectives [de confirmation au Sénat] de Mme Power, observant qu’elle n’a pas été mêlée à la dispute sur l’attaque contre la mission diplomatique américaine à Benghazi en Libye et que son plaidoyer pour une intervention militaire en Libye lui vaudrait les faveurs des faucons comme le sénateur de l’Arizona, John McCain.

De fait, M. McCain a déclaré dans un communiqué publié mercredi, « je crois qu’elle est bien qualifiée pour ce poste important. » Et le vendredi, un autre faucon républicain, le sénateur Lindsay Graham de Caroline du Sud, a déclaré que  Mme Power était un «choix solide » [sic] pour représenter les Etats-Unis dans » une institution de plus en plus hostile « .

Mlle Power bénéficie de plusieurs soutiens juifs de premier plan, dont Alan Dershowitz, le professeur à la faculté de droit d’Harvard, et Joseph I. Lieberman, l’ancien sénateur du Connecticut.

Certains leaders pro-israéliens dissent comprendre les propos de Mlle Power comme des indiscrétions d’une jeune femme dans un milieu universitaire. Ils disent que son travail dans l’administration Obama, où elle était dans l’équipe de direction du national Security Council, a été marqué par un soutien constant à Israël et à l’alliance israélo-américaine.

Mlle Power a aussi cultivé les relations avec les organisations juives américaines, et a rencontré en 2011 40 dirigeants de ces organisations devant lesquels elle a exprimé ses regrets pour certains de ses [anciens] propos et s’est défendue avec des mots chargés d’émotion contre les accusations de parti pris anti-Israël.

«Ses opinions découlaient de l’environnement politique et culturel dans lequel elle se trouvait à l’époque,” explique Abraham H. Foxman, le directeur national de l’ Anti-Defamation League . Elle a mûri et a évolué, et j’ai hâte de travailler avec elle aux Nations Unies.»

Via Angry Arab

Comment le lobby sioniste tient la Turquie

12 décembre 2011

Dans les paramètres qui dictent la conduite de la diplomatie turque, il en est un et non des moindres que j’ai omis, c’est la question du génocide arménien.

J’en avais déjà parlé pourtant sur ce blog.

Sans prendre position sur l’adéquation du terme génocide pour qualifier ce qu’ont subi les Arméniens au début du siècle dernier, il faut cependant se rappeler que la Turquie craint énormément l’adoption par les Etats Unis d’une législation qui la sommerait de reconnaître avoir perpétré un tel génocide.

Une telle législation n’aurait bien entendu pas pour but de mettre un point final à un livre d’histoire mais signerait plutôt le début de gros ennuis pour la Turquie qui se verrait obligée d’abord de réécrire justement ses manuels d’histoire.

Mais ce n’est bien sûr pas la conséquence la plus importante d’une législation américaine sur le génocide arménien. Une autre conséquence serait en effet que le gouvernement turc se trouverait tôt ou tard mis en demeure d’indemniser les familles des victimes arméniennes et, pourquoi pas, devoir à terme faire face à des revendications territoriales  sur la partie de l’Anatolie autrefois peuplée d’Arméniens.

De bien sombres perspectives que la Turquie a toujours pu s’épargner autant grâce à son rôle éminent dans l’OTAN que par le précieux soutien du lobby sioniste.

Les sionistes ont en effet toujours marchandé ainsi leurs relations avec la Turquie : maintien d’une politique conforme aux intérêts de l’entité sioniste de la part d’Ankara en échange du blocage des efforts arméniens pour obtenir que les députés US adoptent une législation contraignante sur le génocide arménien.

Il y a bien eu un moment de flottement qui a vu le lobby sioniste faire mine de pencher en faveur d’une telle législation, mais tout est finalement rentré dans l’ordre et c’est bien le signe qu’en dépit de ses gesticulations, le gouvernement turc ne fera rien de sérieux contre l’entité sioniste alors qu’il fait feu de tout bois contre les autorités syriennes.

David Boyadjian nous en dit plus sur les déboires des Américains d’origine arménienne face aux organisations sionistes.

Face à l’histoire, l’Anti-Defamation League et le Silence des Agneaux

Par David Boyajian,HETQ (USA-Arménie) 6 décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’hostilité de l’Anti-Defamation League à l’égard des Arméno-Américains n’est pas un secret. L’ADL et son directeur national, Abraham Foxman, ont collaboré avec la Turquie pour nier le génocide arménien et faire échec à la résolution du Congrès sur le génocide arménien. Ce fut donc un choc d’apprendre que Facing History and Ourselves (FHAO), une organisation nationale d’éducation à l’holocauste et aux droits de l’homme dont le curriculum comprend le génocide arménien, allait être « partenaire » de Foxman pour le groupe de discussion sur « le nouvel Antisémitisme » organisé par l’ADL le 7 novembre 2011 à Boston.

Alertés par une lettre ouverte à FHAO écrite par un Arménien, de nombreux Arméniens ont exhorté cette organisation à annuler son partenariat avec Foxman. J’ai interpellé moi-même à FHAO, sans succès.

La lettre type de FHAO

FHAO a au contraire répondu aux Arméno-Américains par une lettre type qui soutenait hypocritement que Foxman avait reconnu le génocide arménien. FHAO ne s’était même pas fatigué à répondre sur l’opposition hypocrite de l’ADL à la résolution sur le génocide arménien, que Foxman continue à qualifier de «diversion contreproductive.»

Même si la fameuse déclaration du 21 août 2007 de Foxman mentionnait le « mot en G » [génocide], elle impliquait aussi que les morts arméniens de 1915 étaient une « conséquence » de la situation de guerre plutôt qu’intentionnelles. Le critère «d’intentionnalité» est justement ce que le droit américain exige pour considérer un acte comme relevant du génocide. Foxman le savait quant il a fait sa déclaration.

A l’instigation de militants des droits de l’homme de d’Arméno-Américains, une dizaine de villes du Massachussetts et la Massachusetts Municipal Association avaient condamné les tours de passe-passe rhétoriques de Foxman et, en 2007 et 2008 – après la déclaration de Foxman – avaient cessé toute relation avec le programme de l’AFL «No Place for Hate» (pas de place pour la haine).

Lettre ouverte au Genocide Education Project

Une deuxième lettre ouverte (31 octobre 2011) a appelé l’organisation arménienne de San Francisco, le Genocide Education Project (GEP), dont la mission principale est d’éduquer au génocide arménien, à demander à FHAO de renoncer au co-parrainage de l’événement organisé par Foxman.

Pourquoi GEP? Parce que son conseil consultatif et celui de FHAO se chevauchent : les professeurs Peter Balakian et Richard Hovannisian sont dans les deux instances. Et les dirigeants de FHAO, Adman Strom, fils du fondateur de l’organisation, et Jack Weinstein figurent dans le conseil consultatif de GEP

J’ai contacté GEP qui a répondu qu’elle déciderait de la marche à suivre et me recontacterait. Elle ne l’a jamais fait. D’autres Arméniens ont aussi exhorté GEP à demander à FHAO de ne pas coopérer avec Foxman.  J’ai fait par la suite une autre tentative pour contacter GEP, sans succès. Finalement, GEP a gardé le silence. GEP devait des réponses au public concerné. Le silence appelle la spéculation. GEP craignait-elle de perdre ses bonnes relations avec FHAO ? Si oui, une organisation arméno-américaine devrait-elle collaborer avec ce genre d’organisations si ça l’empêche de s’exprimer ?

Heureusement, la Coalition to Recognize the Armenian Genocide, composée de Juifs et d’Arméniens, a saisi l’occasion. Pendant la manifestation organisée par l’ADL, elle a distribué des tracts invitant « toutes les organisations et tous les officiels à se détourner de l’ADL jusqu’à ce quelle reconnaisse sans équivoque le génocide arménien » et qu’elle « cesse de faire pression contre » la résolution sur le génocide arménien.

Des questions et des problèmes intéressants sont soulevés par ce triste spectacle du partenariat FHAO-ADL et du silence de GEP.

Les droits de l’homme comme paravent

Si une organisation reconnait, et même informe sur le génocide arménien, cette reconnaissance repose-t-elle sur des principes et est-elle consistante ? Où est-elle surtout un moyen pour cette organisation de faire avancer ses propres objectifs ?

Nous savons après tout, que des organisations se servent des droits de l’homme ou de l’éducation sur le génocide pour masque leur propre agenda. L’ADL en est un exemple.

L’ADL a de nombreux programmes aux noms “politiquement corrects”  et qui sonnent bien : « Pas de Place pour la Haine », «Lutter contre les brimades,» «Faire valoir la Diversité», «Les Différences sur le Lieu de Travail,» « récits de l’histoire des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels» et autres. Ces programmes, avec leurs importants financements et le prestige qu’on leur attribue, ont permis à l’ADL d’entrer dans des centaines d’écoles élémentaires, lycées et facultés publics, d’entreprises et administrations publiques (FHAO a, incidemment, plusieurs programmes semblables à ceux de l’ADL). Eduquer aux droits de l’homme n’est cependant pas le véritable but de l’ADL. Les programmes de l’ADL sont juste un moyen détourné pour instiller de la familiarité avec elle-même, les préoccupations du peuple juif, l’holocauste et Israël.

Comment pouvons-nous le savoir? Parce qu’aucune véritable organisation des droits de l’homme ne pourrait jamais collaborer aussi étroitement – comme l’ADL l’a fait – avec un gouvernement turc qui viole les droits de l’homme et nie le génocide arménien pour mettre en échec une résolution du Congrès sur le génocide arménien, alors même que cette organisation plaide au Congrès pour la reconnaissance de l’holocauste [juif] et pour des indemnisations.

Et devons-nous respecter le “tabou” qui interdit de critique des organisations juives comme l’ADL, même quand elles sont nos adversaires déclarés ?

Ce tabou pourrait expliquer la réticence, il y a trois ou quatre ans, de beaucoup de dirigeants et d’organisations politiques et d’universitaires arméno-américains, particulièrement sur la côte ouest à imiter la très réussie et internationalement reconnue campagne du Massachussetts (www.NoPlaceForDenial.com) contre le biais anti-arménien de l’ADL.

Quand les leaders Arméno-Américains s’abstiennent de critiquer d’influents adversaires, défendent-ils les intérêts de la communauté ou les leurs ?

Une autre question. Quand un individu reconnaît le génocide arménien, cette reconnaissance est-elle basée sur des principes et est-elle consistante ? Où n’est-elle qu’un moyen pour faire avancer ses propres intérêts ? Les responsables politiques en sont les exemples les plus évidents.

Le leurre du génocide

Le candidat à la présidentielle Barack obama reconnaissait le génocide arménien et promettait de le reconnaître une fois élu. En conséquence, il avait obtenu le soutien d’Arméno-Américains. Une fois à la maison Blanche, il a vite oublié sa promesse. Et voyez Jane Harman qui, en tant que parlementaire avait soutenu la résolution sur le génocide avant de malhonnêtement la vider de son sens. Et puis il y a Richard Gephardt, qui avait été à un moment chef de la majorité à la chambre des représentants. Il avait même pris la parole lors d’une commémoration du génocide arménien à Capitol Hill. N’empêche, après avoir quitté le Congrès en 2005, Gephardt est devenu un consultant rémunéré pour la Turquie et a fait pression contre la résolution sur le génocide arménien qu’il soutenait auparavant. Et souvenez-vous de Samantha Power, la prétendue spécialiste du génocide et «amie» des Arméno-Américains.

Résistance à la critique

Il y a trois ans, Samantha Power avait toit à fait publiquement exhorté les Arméno-Américains à voter pour Barack Obama parce qu’il reconnaîtrait notre génocide. Elle est actuellement à la Maison Blanche où elle dirige l’“Office of Multilateral Affairs and Human Rights” (son mari, Cass Sunstein, qui est un vieil ami d’Obama, est le « patron de la règlementation » auprès du président). Nous n’avons plus de nouvelles de notre « amie » Samantha depuis quelques années. A l’heure qu’il est, les organisations arméno-américaines auraient dû adresser quelques critiques la protectrice des droits de l’homme en Amérique. Mais non, elles sont aussi discrètes qu’elle. Cela doit servir de leçon au sujet de Power ou les motifs derrière la rhétorique et les promesses que n’importe qui d’autre fait aux Arméniens.

Et des intérêts particuliers, et non les intérêts supérieurs du peuple arménien, pourraient-ils expliquer pourquoi les « leaders » et organisations de la diaspora arménienne n’ont pas été plus nombreux à critiquer la corruption des membres du gouvernement et les oligarques Arméniens?

Les Arméno-Américains attendent de leurs organisations et de leurs dirigeants politiques qu’ils se fassent entendre avec force quant nos intérêts sont en cause. La crainte de déplaire à ceux qui nous blessent est une pauvre excuse.


%d blogueurs aiment cette page :