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Selon Henry Siegman, la politique des dirigeants sionistes condamne l’Etat juif à la disparition

28 janvier 2018

L’article qui suit a été écrit par Henry Siegman qui n’est pas seulement un universitaire connu et un rabbin orthodoxe mais aussi un des anciens dirigeants de la communauté juive américaine puisqu’il a été à la tête de l‘American Jewish Congress de 1978 à 1994.

Sa notice biographique sur Wikipédia indique qu’il a été aumônier militaire pendant la guerre de Corée, ce qui lui a valu de hautes distinctions.

Nous avons là à peu près le CV classique d’un patriote américain et d’un militant sioniste. Ce qui, sauf à être un néoconservateur ou un évangéliste, est contradictoire.

Henry Siegman a évidemment cherché à résoudre cette contradiction et il l’a fait progressivement d’abord en plaidant pour des discussions sincères de paix entre le régime sioniste et les représentants du peuple palestiniens, puis en critiquant l’hypocrisie des gouvernants sionistes et en dénonçant avec Jimmy Carter la politique d’apartheid de ces mêmes gouvernants.

Image associée

Henry Siegman et Yasser Arafat

Aujourd’hui, il considère que la boucle est bouclée et que la solution à deux Etats à laquelle il a cru auparavant n’est plus possible en raison de la politique d’apartheid et de dépossession menée par les autorités sionistes.

Il affirme nettement qu’il n’y a plus d’autre solution que celle à un seul Etat et qu’elle se réalisera d’une manière ou d’une autre, se traduisant au passage par un exode de nombreux Juifs qui ne pourront pas accepter de vivre à égalité avec le peuple autochtone de Palestine. On note que Siegman exclut que les Palestiniens puissent obtenir d’être rétablis dans leurs droits en usant de la force.

On notera que le texte de Siegman est publié dans The American Conservative, une revue de droite opposée au néo-conservatisme à qui il est reproché de précipiter l’Amérique dans des guerres coûteuses en hommes et en argent qui ne correspondent en rien aux intérêts fondamentaux du peuple américain.

Les implications de la décision du Président Trump pour Jérusalem

La décision de Trump pour Jérusalem a réussi à faire ce que des années de colonisation israélienne n’avaient pas réussi à faire – briser l’illusion d’une solution à deux Etats

Par Henry Siegman, The National Interest (USA) 23 janvier 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

La décision de Trump sur Jérusalem a permis à ce que les années de colonies israéliennes n’ont pas réussi à faire – briser l’illusion d’un résultat à deux états.

Nonobstant ce qui précède, l’initiative mal conçue de Trump sur Jérusalem peut encore avoir une conséquence positive, même si elle est involontaire. Rien n’a été aussi nuisible à la lutte palestinienne pour mettre fin à l’occupation israélienne et au vol incessant de territoires destinés à son [futur] état que l’insistance d’Abbas pour préserver l’Autorité palestinienne et le mythe selon lequel elle joue le rôle d' »Etat en formation » alors qu’elle a clairement permis à Israël de consolider son occupation. La décision de Trump sur Jérusalem a réussi ce que des années de colonies israéliennes ont échoué à faire : briser l’illusion d’un résultat à deux états et permettre au mouvement national palestinien de se transformer en une lutte pour les droits, c’est-à-dire lutter pour mettre fin à un régime d’apartheid, une démarche que j’ai préconisée pendant plus d’une décennie, et qui est maintenant de plus en plus celle qu’adoptent les jeunes palestiniens. Ce qui est particulièrement significatif, c’est que cette jeune génération fait le choix d’une lutte pour des droits égaux dans un Etat unique  non par désespoir d’obtenir leur propre Etat, mais parce que c’est la solution qui a leur préférence. C’est le bon choix parce que leur lutte pour leur propre Etat est de celles que les Palestiniens ne peuvent gagner, tandis que la lutte d’Israël pour maintenir un régime d’apartheid est de celles qu’Israël ne peut pas gagner.

Si après ce qui sera très certainement une lutte longue et difficile contre l’apartheid, les Palestiniens l’emportent, ils seront nettement majoritaires. Ayant institué le principe selon lequel la majorité peut imposer à la minorité l’identité religieuse et culturelle de l’Etat; Israël ne sera pas en position favorable pour contester ce même droit aux Palestiniens. Ce qui conduira à un exode significatif de Juifs israéliens.

Si les Palestiniens n’ont pas gain de cause, alors le caractère incontestable d’apartheid de l’Etat d’Israël et le coût de la lutte en cours aboutiront au même résultat – un exode des Juifs israéliens avec le temps, créant un déséquilibre démographique encore plus grand entre les Juifs du pays et les populations arabes. Les Palestiniens ne partiront pas parce qu’ils n’auront nulle part où aller.

Le résultat est donc susceptible d’être la fin d’Israël en tant qu’État juif. Si tel est le cas, ce ne sera pas le fait des mouvements BDS mais des Israéliens eux-mêmes, non seulement parce qu’ils refusent la solution des deux États, mais aussi parce qu’ils insistent pour définir l’identité nationale et les prétentions territoriales d’Israël en termes religieux. Un Etat qui accorde de manière accélérée la citoyenneté par la conversion religieuse au judaïsme parrainée par le gouvernement, comme le fait maintenant le gouvernement israélien, ne peut pas longtemps cacher qu’il privilégie ses citoyens juifs – tout comme les Etats-Unis ne pourraient pas prétendre être une démocratie si la conversion au christianisme était une modalité d’accès à la citoyenneté américaine. La nouvelle législation approuvée par Netanyahou et le parti du Likoud au pouvoir qui permet explicitement aux principes démocratiques d’être contournés par la législature d’Israël s’ils contredisent certains principes religieux juifs démontre que l’idée d’un Etat juif et démocratique était sans doute un oxymore dès le début.

Henry Siegman est Président Emerite de l’U.S./Middle East Project et un ancien membre du Council on Foreign Relations. Il a par le passé dirigé l’American Jewish Congress et le Synagogue Council of America.

Mikhail Fridman, le banquier Russe qui finance le prochain ‘holocauste’

10 avril 2012

C’est amusant ; tout le monde doit boycotter l’Iran, c’est-à-dire ne plus rien lui acheter ou presque, et ne rien lui vendre.

A fortiori si on s’appelle Jack Rosen et qu’on est le responsable du Congrès Juif Américain et du Conseil Mondial de la Communauté Juive.

Non pas que Jack Rosen ait fait un quelconque business avec l’Iran puisqu’il travaille dans l’immobilier et qu’il achète et vend des immeubles ou des maisons aux Etats Unis.

Mais Jack Rosen s’est lié pour une affaire qui pourrait être juteuse avec un oligarque Russe, Mikhail Fridman, qui est d’accord pour injecter 1 milliard de dollars dans l’immobilier aux Etats Unis.

Un pactole pour Jack Rosen mais, car il y a un mais, certaines voix se lèvent pour attirer son attention sur le fait que le milliardaire russe aurait contribué au financement du nucléaire iranien via la banque dont il est propriétaire.

Et comme Jack Rosen a une conscience, et qu’il est comme on l’a dit un haut dignitaire de la communauté juive américaine et mondiale, il se renseigne auprès de son ami milliardaire qui lui certifie que jamais au grand jamais il n’a financé directement le nucléaire iranien. Et que de toute façon, quand on est banquier, on sait rarement ce que font les clients de l’argent qu’on leur prête.

Dites-ça à votre banquier si vous demandez un prêt, et observez  sa réaction…

Personnellement, je vois mal Jack Rosen renoncer à des affaires qui s’annoncent extrêmement juteuses à cause de financements certainement indirects et qui n’importe comment appartiennent au passé.

Ce qui est quand même étrange dans cet article du New York Post, probablement alimenté par une pure jalousie de concurrents déçus de voir le magot leur passer sous le nez, c’est que si on dit bien que Jack Rosen est juif, et même un leader communautaire juif, on ne nous dit pas que celui qui aurait enfreint le boycott de l’Iran, décrété depuis longtemps dans la diaspora, est également Juif.

Une omission que relève le site de l’Algemeiner qui conclut ainsi son article :

quoique l’article du Post ne l’évoque pas, il est Juif également.

Peut-être le New York Post ne pouvait-il pas accuser de duplicité une personnalité juive, une accusation par trop marquée de relents antisémites ?

Et, je sais pas moi, mais qu’attendent les autorités sionistes pour l’arrêter au motif qu’il a aidé l’Iran à préparer le nouvel «holocauste» ?

Elles auraient pu le faire très facilement il y a seulement quelques jours alors que Mikhail Fridman et quelques autres milliardaires se trouvaient dans le sud de la Palestine occupée pour «revivre,» à l’occasion de la Pâque juive, le périple des anciens Hébreux (leurs ancêtres !!!).

 

Ben oui, mes ancêtres arpentaient le désert en Palestine.

Le partenaire en affaires du leader Juif Newyorkais a des « lien$ avec l’Iran’

Par Tara Palmieri et Jennifer Gould Keil, New York Post (USA) 9 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il sait sûrement comment jouer sur les deux tableaux.

Un patron de banque Russe dont on soupçonne qu’il a partie liée avec le financement d’une central nucléaire en Iran vient juste de signer un accord lucrative avec une importante société immobilière dirigée par un éminent leader Juif de New York pour racheter des propriétés en difficulté le long de la côte est – y compris à New York, a appris le Post.

Les associés d’intéressent à au moins un bien immobilier dans lle quartier de la finance et un autre juste de l’autre côté du fleuve, dans le New Jersey.

Cet étrange partenariat intervient dans un moment de tension entre l’Iran et Israël – et par extension, les Etats Unis – au sujet de l’enrichissement de combustible nucléaire par l’Iran.

L’oligarque Russe Mikhail Fridman, 47 ans – qui dirige Alfa bank, la principale institution financière privée de son pays – s’est associé en décembre avec le promoteur Jack Rosen de Rosen Partners pour investir 1 milliard de dollars dans l’immobilier de New York à Miami.

Ce pourrait être un accord très profitable pour toutes les parties concernées, notamment pour Fridman dont le patrimoine net est déjà de 13 milliards de dollars.

Tous deux s’intéressent à un projet de copropriété au 56 Pine Street à Manhattan et à un projet de lotissement dans le New Jersey, mais les accords doivent encore être finalisés, selon les informations.

Le Post a révélé à Rosen que Fridman avait un lien avec la construction de la centrale nucléaire de Bushehr qui est entrée en service en septembre.

Rosen a indiqué s’être renseigné auprès de Fridman – et que l’explication de Fridman a été suffisamment bonne pour lui.

 

«S’il [Fridman] avait su avoir directement financé une installation nucléaire en Iran, j’aurais fait part de ma déception, » a déclaré Rosen au Post. «Il m’a dit qu’Alfa ne finance jamais directement des projets nucléaires.»

Dans les années 2000, la banque Alfa Bank de Fridman a apporté des fonds à Atomstroyexport, l’équipementier nucléaire russe, propriété de l’Etat, qui a installé les réacteurs à Bushehr, selon les informations.

Rosen, qui dirige l’American Jewish Congress et le Council of the World’s Jewry, a declare que Fridman ne lui a jamais parlé de cette connexion.

Atomstroyexport reçoit de l’argent des fabricants et des investisseurs et alloue ensuite ces fonds à des projets nucléaires en Chine et en Iran.

 

De nombreuses banques, affirme Rosen, n’ont aucune idée de la manière dont est utilisé l’argent qu’elles prêtent.

Rosen souligne que Fridman lui a dit que «il n’était pas au courant de la manière dont ils utilisaient l’argent.»

Fridman, un magnat qui s’est fait lui-même et dont l’entreprise Alfa group est spécialisée dans le pétrole, la banque et les télécommunications, se classe au 57ème rang sur la liste Forbes des milliardaires.

En 2007, le Sunday Times de Londres [NdT : le Sunday Times fait partie comme le New York Post de l’empire Murdoch] avait présenté l’Alfa Group comme “un des empires industriels les plus controversés de la planète.”

 


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