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Un faux survivant d’Auschwitz démasqué juste avant le stade du vedettariat

11 juin 2016

On vient de découvrir une nouvelle histoire de pseudo-survivant juif du camp de concentration d’Auschwitz.

L’imposture a été décelée par un simple professeur d’histoire d’un collège ou d’un lycée d’une petite bourgade des Etats Unis.

Elle avait pourtant échappé à nombre d’observateurs, journalistes et même une société locale d’histoire !

Une interrogation plane sur les motivations de l’imposteur qui ne seraient pas pécuniaires. Cela reste à démontrer car même si le faussaire de la mémoire n’avait qu’une notoriété locale, il n’est pas douteux que son activité de conférencier lui rapportait quelque argent ainsi qu’à son acolyte, un historien local qui semblait être conscient de l’imposture mais ne disait rient, probablement pour des raisons monétaires.

Le show business de l’holocauste est comme celui de la chanson: il y  a les grosses vedettes qui font l’Olympia ou le Zénith comme Elie Wiesel  et Serge Klarsfel et les artistes de province qui font les salles municipales et les écoles, un parcours susceptible parfois de mener aussi au vedettariat.

Un habitant d’Adamstown qualifié ‘d’imposteur de l’holocauste et de fraudeur historique’ sur son passé à Auschwitz

Par Lindsey Blest, LancasterOnline (USA) 9 juin 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un professeur d’histoire qualifie un habitant d’Adamstown qui dit s’être évadé d’Auschwitz « d’imposteur de l’holocauste et de fraudeur historique ».

Au mois d’avril, Andrew Reid et plusieurs de ses élèves avaient assisté à une conférence à Lowville (Etat de New York) au cours de laquelle Joseph B. Hirt, 86 ans, avait partagé son histoire en tant que survivant de l’holocauste.

Hirt avait raconté avoir été capturé par les Nazis et interné à Auschwitz pendant huit mois jusqu’à son évasion en 1942.

Mais en écoutant le récit de Hirt, Reid dit avoir relevé certaines invraisemblances.

Historien de formation, Reid qui a grandi dans le Comté de Lancaster s’est par la suite livré à des recherches fouillées sur le récit de Hirt.

Beaucoup des assertions de Hirt – qu’il avait été détenu à Auschwitz, que le numéro d’identification tatoué sur son bras était son matricule de prisonnier, qu’il avait rencontré le médecin d’Auschwitz Joseph Mengele et l’athlète olympique Jesse Owens – ne cadrent pas avec les connaissances historiques, selon la recherche faite par Reid.

« Je ne suis pas un négationniste de l’holocauste – je crois à la vérité et si quelqu’un ne dit pas la vérité, je me demande ce que cache le mensonge, » explique Reid dans une lettre.

« J’espère que M. Hirt va volontairement rétracter son récit mensonger et cesser ses présentations publiques. »

Joseph Hirt aime raconter des histoires aux enfants

Jointe par téléphone jeudi, Dot Hirt, l’épouse de Hirt, a dit qu’elle ne voulait pas répondre de manière précipitée. « Nous pensons qu’il est bon d’attendre qu’il soit prêt, » a-t-elle dit, ajoutant que son mari a en ce moment un problème médical.

« Auschwitz ne fait pas partie de l’histoire fantastique »

Au moins un membre de la famille de Hirt n’est pas non plus convaincu de la véracité de son histoire. Michael Hirt, qui vit dans l’Illinois, a découvert l’histoire de son oncle il y a quelques années par des articles de presse alors qu’il travaillait à retracer sa généalogie. Il a, depuis, dit à plusieurs reprises à son oncle que son histoire était fausse.

La véritable histoire de Joseph Hirt, dit-il, est « fantastique en elle-même. »

Selon Michael Hirt, son oncle est né à Horodenka en Pologne le 10 juillet 1930 de parents juifs. Lui est sa famille avaient fui avant le début de la seconde guerre mondiale et étaient partis pour Belgrade en Yougoslavie.

Ils quittèrent Belgrade après le bombardement de la ville par les Allemands et ils continuèrent leur migration vers l’ouest pour fuir la guerre. Ils finirent leur route en Italie où ils restèrent jusqu’à la libération du pays par les Alliés en 1944.

Pendant la guerre, la politique des Etats Unis était de fermer la porte à l’accueil des réfugiés. Il y eut cependant une exception avec le projet Liberty Ship. Ce bateau avait été envoyé vers l’Italie libérée et en avait ramené plus de 900 réfugiés qui furent accueillis aux Etats Unis.

Les réfugiés furent abrités au Camp de Fort Ontario à Oswego, Etat de New York.

« Pour ce que je sais de mon oncle Joe, son histoire est assez exacte jusqu’au moment où il est kidnappé pour être emmené à Auschwitz, » déclare Michael Hirt.

Arrêt des conférences publiques

John Ruth a commencé à accompagner Joseph Hirt dans ses conférences publiques il y a environ deux ans. Il avait été invité par une organisation qui parrainait une des conférences à y assister et à donner des éléments sur l’histoire des Mennonites [le mennonitisme est un mouvement religieux chrétien NdT] en Allemagne.

Ruth, du Comté de Montgomery, a écrit un livre sur l’histoire des Mennonites de Lancaster.

Il a vécu en Allemagne de 1968 à 1969.

Quand il a entendu pour la première fois l’histoire de Hirt, il dit en avoir trouvé des éléments discutables.

Il affirme que chaque fois qu’il faisait part de ses préoccupations, Hirt lui donnait une explication. Sinon, déclare Ruth, leur relation était positive.

Reid a informé Ruth de son enquête parce que Ruth participait à la présentation de Hirt en avril

« Je trouve que les recherches de M. Reid sont convaincantes et je les accepte. Je ne peux qu’approuver sa préoccupation. Je n’ai aucune raison de remettre en question ses conclusions, » déclare Ruth.

« Les gens devraient examiner les preuves qu’il apporte et se faire leur opinion dessus. »

A la question de savoir s’il continuerait à participer aux conférences avec Hirt, Ruth dit qu’il ne pense pas que d’autres occasions de conférences se présenteront à lui.

Motivation floue

Michael Hirt dit ne pas savoir quelles sont les motivations de son oncle.

Dans son rapport, Reid dit ne pas penser que la motivation ait trait au gain financier.

En 2014, Joseph Hirt s’est exprimé dans un événement qui se déroulait à la Caernarvon Historical Society. Selon un responsable de cette organisation, l’événement avait attiré un millier de personnes à la caserne des pompiers de Caernarvon.

La société avait fait un don à Hirt, et une collecte générale avait été effectuée à son intention.

Hirt s’est aussi exprimé au moins une fois en 2012 à l’école mennonite de Lilitz Area. Le professeur en retraite David Siegrist a déclaré ne pas vouloir s’exprimer sur

« Quand on parle avec lui, il est très lucide. Il a de l’éloquence. Il a l’air normal. Je n’ai strictement aucune idée de ce que peuvent être ses motivations, » déclare Michael Hirt.

Appel à des excuses

Reid a publié une lettre à Joseph Hirt dans laquelle il l’appelle à se rétracter publiquement.

Il dit que si Hirt ne fait rien, il se tournera vers les procureurs des Comtés de Lancaster et de Lewis pour qu’ils lancent une enquête judiciaire.

Le 6 juin 2016,

M. Hirt,

Je suis professeur d’histoire dans une école publique du nord de l’Etat de New York. J’ai récemment accompagné certains de mes élèves (dont ma propre fille) à votre conférence publique à Lowville, NY, en avril dernier. J’étais venu à la conférence, et avais incité mes élèves à venir aussi parce que je voulais profiter d’une des rares chances qui nous restent d’entendre un tel témoignage (en fait j’ai été recruté à mon premier poste d’enseignant par un administrateur américano-polonais qui avait survécu au camp de concentration de Bergen-Belsen).

Cependant, en écoutant votre présentation, j’ai été troublé par le fait que plusieurs détails que vous aviez mentionnés dans votre exposé étaient historiquement faux à ma connaissance. J’ai passé ces dernières semaines à enquêter sur votre histoire présumée et j’ai découvert quantités de preuves que vous êtes un imposteur et un faussaire. Vous trouverez ci-joint un exemplaire de ma recherche. Vous verrez que, entre autres choses, j’ai fait des vérifications auprès du musée d’Auschwitz en Pologne, de l’United States Holocauste Memorial Museum, des archives du Fort Ontario Refugee Shelter à Oswego, NY, et de membres de votre propre famille. J’ai également été assisté dans mes recherches par le Centre Simon Wiesenthal.

J’ai envoyé des copies de la recherche jointe à tous les médias et journaux qui ont parlé de votre histoire ces dernières années –comme je leur ai fourni vos informations de contact, je ne doute pas que certains d’entre eux vont vous contacter pour avoir votre point de vue. J’ai aussi été en communication et j’ai envoyé des exemplaires de ma recherche aux membres des communautés mennonites du Comté de Lewis et du Comté de Lancaster qui ont assuré la coordination de certaines de vos dernières conférences, ainsi qu’à M. John Ruth qui vous accompagnait.

J’ai aussi notifié les les districts scolaires que vous avez visités. Je vous invité à saisir toute opportunité pour faire une rétractation publique de vos affirmations frauduleuses et vous excuser auprès des communautés et des écoliers que vous avez trompés. Si je ne vois aucune indication de l’expression publique d’un tel repentir dans un futur proche, je demanderai aux procureurs des Comtés de Lexis et de Lancaster d’engager une procédure judiciaire puisque une bonne partie de votre activité correspond aux qualifications légales (dans l’Etat de New York comme en Pennsylvanie) de délit et de crime comme la fraude, le’usurpation d’identité et la contrefaçon. Je cherche pas particulièrement à ce que vous soyez puni.

Je veux surtout que vous cessiez de répandre vos mensonges et vous voir rextifier les choses auprès des gens dont vous avez abusé de la confiance.

Avec tous mes regrets,

Andrew Reid

L’Indiana Jones de la Torah devant ses juges ou l’arnaque à l’holocauste du rabbin Menachem Youlus

4 février 2012

Je vous avais déjà parlé de ce rabbin qui se faisait passer pour l’Indiana Jones des vieux  écrits bibliques (rouleaux de la Torah) qu’il prétendait avoir retrouvés dans les camps de concentration de la deuxième guerre mondiale et qu’il revendait au prix qu’on peut exiger pour des reliques anciennes. Très cher.

Son arnaque va bientôt trouver sa conclusion devant un tribunal où il vient de plaider coupable, sur le conseil de son avocat Benjamin Brafman, qui est aussi celui de D.S.K.

Le procureur a stigmatisé l’exploitation des émotions liées à « l’holocauste » dans le but d’en tirer un profit.

Outre que ce n’est pas la première fois qu’un filou exploite la «mémoire» de la déportation pour en obtenir de l’argent et de la notoriété, il est clair que ce même jugement peut s’appliquer à l’entité sioniste qui ne cesse d’exploiter de manière éhontée cette «mémoire» pour justifier tout ses crimes et toutes ses rapines.

“L’Indiana Jones Juif”, le rabbin Menachem Youlus,avoue son escroquerie à la Torah pour laquelle il risque la prison.

Il avait dupé des investisseurs en leur faisant croire qu’il avait découvert les rouleaux [sacrés] à Bergen-Belsen et à Auschwitz, les camps de l’holocauste.

Par Robert Gearty et Tracy Connor, New York Daily News (USA) 2 février 2012

Un rabbin qui s’autoproclamait “l’Indiana Jones Juif” a reconnu jeudi qu’il était le véritable méchant dans une arnaque digne du cinéma hollywoodien.

Menachem Youlus, un libraire de Baltimore, a plaidé coupable devant un tribunal fédéral de Manhattan d’avoir fabriqué le tissu de mensonges qui a berné un milliardaire philanthrope.

Il risque jusqu’à cinq années de prison pour avoir créé une oeuvre caritative bidon sur la base d’histoires inventées de sauvetage de Torahs de l’époque de l’holocauste, pour vendre des contrefaçons et empocher l’argent.

«Je sais que ce que j’ai fait était mal et je regrette profondément ma conduite», a déclaré Youlus au tribunal.

Son avocat, Benjamin Brafman, a expliqué que le plaidoyer coupable «met fin au terrible voyage d’un homme animé des meilleurs intentions mais qui, au bout du compte, s’est égaré dans une conduite frauduleuse.»

Le ministère public a inculpé Youlus, 50 ans, d’avoir fabriqué de toutes pièces des histoires fantastiques de prouesses réalisées à l’étranger pour impressionner les donateurs de son association caritative.

Il prétendait avoir utilisé un détecteur de métaux pour déterrer une boîte métallique contenant des rouleaux de la Torah enfouie dans le camp de concentration d’Auschwitz.

Menachem Youlus dans sa librairie, au temps où ça roulait pour lui

Il avait vendu la relique supposée à un investisseur David Rubinstein, qui en a fait don à la synagogue central de Manhattan, et il avait essayé d’obtenir de lui un don de 250 000 dollars, indique le dossier judiciaire.

Youlus avait aussi persuadé un acheteur qu’il avait découvert une Torah au camp de Bergen-Belsen en lui racontant une histoire ridicule où il trébuche sur un trou dans le coin d’un plancher [il n’y pas de plancher à Bergen-Belsen, un camp qui a été complètement rasé par les forces britanniques, NdT]

Il s’est servi de l’argent pour payer des écoles privées pour ses enfants et faire des investissements personnels.

Son plaider coupable prévoit qu’il remboursera 1,2 million de dollars à ses victimes. Il est en liberté contre une caution de 100 000 dollars en attendant le verdict qui sera prononcé le 21 juin.

Le procureur des Etats Unis Preet Bharara a observé que Youlus avait “exploité les émotions profondes attachées à un des chapitres les plus douloureux de l’histoire mondiale – l’holocauste – afin d’en tirer profit.

«Le plaider coupable d’aujourd’hui est la conclusion appropriée de cette affaire et il va maintenant être puni pour sa fraude éhontée.»


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