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Dov Hikind, le clown raciste de Brooklyn fête Pourim

26 février 2013

On a déjà croisé Dov Hikind sur ce blog. Ce politicien de l’Etat et de la ville de New York est un ardent sioniste et, comme tout sioniste conséquent, un tenant de la suprématie raciale.

Ce monsieur fait encore parler de lui suite aux festivités de Pourim qui commémorent chez les Juifs l’échec d’un plan qui visait à les massacrer dans la Perse antique (et l’extermination subséquente de la famille de celui qui complotait contre les Juifs).

La fête de Pourim est l’occasion (j’ignore pourquoi) de canulars de type poisson d’avril dans la presse et de moments récréatifs où les convives se déguisent.

Une pratique observée bien sûr par M. Dov Hikind qui a choisi de se déguiser en basketteur noir, en se peignant le visage en noir et en portant une perruque imitant une chevelure « afro ».

Le blackface de Dov Hikind

Le blackface de Dov Hikind

Le problème étant que ce genre de déguisement (en noir pas en basketteur) renvoie aux Etats Unis à quelque chose de très précis, une forme particulière des minstrels shows dans laquelle les comédiens se grimaient pour incarner des noirs, désignée dans la culture américaine sous l’appellation «blackface.» Cette variante des minstrels shows était un des véhicules de l’idéologie et de l’imagerie racistes aux Etats Unis. La disparition de ce type de spectacle dans les années 1960 sera une des conséquences de la montée en puissance du mouvement pour les droits civiques.

C’est pourquoi le déguisement de Dov Hikind, qui est un personnage public et un élu, n’est pas passé inaperçu aux Etats Unis et a suscité l’indignation de commentateurs qui ne comprennent pas comment la signification de ce genre de grimage a pu échapper au politicien.

Ou plutôt si, puisqu’ils nous proposent, comme Gawker, un certain nombre d’exemples qui montrent que ce monsieur n’est pas vraiment convaincu par l’idée d’une égalité fondamentale de tous les êtres humains.

Je vous propose une traduction de l’article que Gawker a consacré à cette affaire. Le blog Whiskey Fire lui apporte cependant un éclairage particulier en nous précisant que Dov Hikind n’avait pas vu de mal dans son choix. 

Hikind a répété à Alex Silverman, journaliste pour WCBS, qu’il “n’avait jamais pensé une seconde” que la blackface était hors limites [de l’acceptable]. «Si j’étais noir,» a declaré Hikind, «pour Pourim j’aurais grimé mon visage en blanc.»

Et en fait, c’est exactement ce qui s’est passé pour pratiquement chaque fête de Pourim chez les Afro-Américains à travers l’histoire. 

D’où on déduira soit que M. Hikind est stupide, soit qu’il n’est pas suffisamment enraciné dans l’histoire de son pays pour comprendre ce qui cloche avec son comportement.

Pour conclure en faisant allusion à la situation française, on remarquera que ce qui a été reproché à l’humoriste Dieudonné, c’est précisément de s’être déguisé en Juif du type colon extrémiste. Peut-être aurait-il du le faire pour Pourim…

Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

L’élu Newyorkais Dov Hikind, roi de la sensibilité à sens unique, a fait la fête hier en se grimant en blackface

Par Cord Jefferson, Gawker (USA) 26 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dov Hikind est le trou du cul de l’Assemblée de l’Etat de New York qui représente le Dictrict 48, une zone bétonnée de Brooklyn qui comprend Midwood et Borough Park, une enclave juive orhodoxe ben connue dans le quart sud-ouest de l’arrondissement. Hikind est lui-même un Juif orthodoxe. Pour fêter Purim cette année, et commémorer l’échec de l’extermination du peuple Juif dans la Perse antique, Hikind a choisi un costume très élaboré pour faire la fête. La femme de Hikind s’est déguisée en diable au visage rouge et son fils s’est peint le visage avec le symbole du yin et du yang, pour dit-on, ressembler à un «ange.» Et Hikind lui-même, le représentant sexagénaire élu d’une des villes du monde les plus diverses ? Eh bien, il a choisi de se déguiser en joueur de basketball, Afro et blackface bien sûr.

Selon Hunter Walker de l’Observer, Hikind s’est “beaucoup amusé” à transformer ce qui aurait pu être une fête complètement innocente en minstrel show :

«Je voulais simplement, je pense, j’ai essayé d’imiter, vous savez, peut-être un de ces joueurs de basketball. Quelqu’un m’a donné une tenue, quelqu’un m’a donné la chevelure d’un vrai, vous savez, d’un genre de joueur de basketball noir,» a expliqué M. Hikind. «C’était juste très drôle. Tout le monde a simplement passé un très très bon moment, et chaque année je fais quelque chose de différent… Ce qui m’amuse, c’est quand les gens arrivent et ne me reconnaissent pas.»

Hikind a poursuivi en disant que son costume, qui s’inscrit dans la lignée de siècles de blackface shows conçus pour signifier la suprématie blanche, avait été fait « seulement pour s’amuser dans le respect.»

Malgré les efforts de blancs qui devraient être mieux informés, il y a un bon moment maintenant que blackface est incapable de véhiculer la drôlerie ou le respect. Et sur ce plan, la carrière d’Hikind n’a pas été un modèle à imiter quant à la manière de vivre ensemble avec nos différences. Les habitants de Brooklyn se rappellent peut-être certains de ses morceaux de bravoure :

En 2005, puis en 2009, Hikind avait déposé sans succès à l’assemblée de l’Etat une proposition de loi “antiterroriste” alarmiste qui aurait autorisé les agents de police à contrôler et à fouiller les citoyens sur la base de leur ethnicité, une loi du genre dont on aurait pu penser qu’un Juif l’aurait trouvée un peu gênante une fois placée dans un contexte historique, mais hélas.

D’ailleurs, la police de la ville de New York pratique déjà les contrôles sur la base de la race, ce qui fait que la codification de ce genre de comportement semble une idée franchement mauvaise.

En 2006, quand un groupe d’adolescents Juifs orthodoxes était tombé sur un pakistanais de confession musulmane, le traitant “d’enculé de sa mère de terroriste” et en le frappant à coups de pieds et de poings américains, Hikind avait publiquement condamné le Pakistanais en disant que c’était lui qui avait provoqué les garçons Juifs. Quelques semaines plus tard, quatre des cinq adolescents accusés pour l’agression avaient plaidé coupable.

En 2007, Hikind avait dit ce qui suit à propos du mariage gay:

“Si nous autorisons le mariage gay dans l’Etat de New York, ceux qui veulent vivre et avoir une relation incestueuse se seront rapprochés eux aussi de cinq pas de l’atteinte de leurs objectifs.»

En 2009, Hikind s’était démené pour exclure du mémorial de l’holocauste de Brooklyn les cinq millions de personnes tuées avec les Juifs par le régime nazi. «Ces gens ne sont pas dans la même catégorie que le peuple juif eu égard à l’holocauste,» avait déclaré Hikind au New York Post à l’époque. «C’est extrêmement différent. On ne peut pas comparer des prisonniers politiques avec des victimes juives.»

En 2010, Hikind s’était exprimé à l’un des trois memorials de New York pour commémorer le 20ème anniversaire de l’assassinat de Meir Kahane, le militant Israélo-Américain qui avait fondé la Ligue de Défense Juive. Kahane plaidait pour l’expulsion par la force de tous les non Juifs d’Israël ainsi que pour l’interdiction des mariages et des relations sexuelles avec les Gentils. A une de ces manifestations commémoratives, on avait cité le participant Josh Davis comme ayant dit, « Si nous avions prêté attention au message du rabbin Kahane relatif à l’expulsion dans les années 1980 de la malveillante population arabe, nous ne serions pas au bord de l’extinction.» Le Southern Poverty Law Center (genre de LICRA non ultrasioniste) a désormais placé la Ligue de Défense Juive sur sa liste des organisations racistes.

Mais Hikind n’est pas totalement insensible aux affronts à l’ethnicité. Au début de ce mois, quand le New York Post a décidé de faire monter l’indignation sur la supposée ressemblance entre les habits du styliste de mode John Galliano et la tenue hassidique [Dov Hikind a lui-même été élevé dans le hassidisme, note de Djazaïri], l’élu à l’assemblée de l’Etat s’est senti obligé d’intervenir :

“De qui se moque-t-il?” a ajouté le représentant de Brooklyn à l’assemblée, Dov Hikind. «L’apparence des chaussettes, la veste, les payot… Ma question est, de qui se moque-t-il?»

John Gallano, shmuck! (connard)

John Gallano, shmuck! (connard)

Voilà une question qu’elle est bonne Dov. Maintenant, de la part des centaines de milliers de noirs qui résident à Brooklyn, voici la même question : l’apparence de ce  visage peint en noir et la perruque afro, ma question est, de qui vous moquez-vous crénom de nom ?

Et pourquoi n’avez-vous pas déjà démissionné de votre poste?

Mise à jour: Hikind a présenté des excuses sur le modèle de défense classique du « désolé que vous ayez été offensé» selon le New York Daily News :

«Ma femme était déguisée en diable. Et elle n’est pas un démon. C’était avoir une apparence différente pendant Pourim sans arrières pensées. Je voulais juste avoir une apparence différente et être méconnaissable, » a déclaré Hikind .

«Je comprends la sensibilité des gens. Personne n’avait d’arrière pensée. Ce n’était pas fait pour vous offenser ou vous blesser en aucune façon. Je suis désolé si les gens ont été choqués. Ce n’était absolument pas le but ».

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Plutôt la prison qu’enfreindre la mesira

18 mars 2012

Nous avons déjà croisé le rabbin Moshe Zigelman sur ce blog et il nous avait donné une occasion de parler de la mesira, cette loi religieuse juive qui interdit à un Juif de dénoncer les agissements d’un de ses coreligionnaires à des non juifs, fussent-ils magistrats.

Le rabbin a persisté dans son refus de témoigner et il va donc aller en prison, ce qui ne lui fera pas changer d’avis tant ses convictions religieuses sont inébranlables, nous dit-on.

Peut-être, mais sa religiosité ne l’a pourtant pas empêché de participer à une opération frauduleuse…

Le Los Angeles Times présente la mesira comme un ancien principe juif. S’il entend par là qu’il date d’un certain nombre d’années, c’est juste. S’il entend par contre que c’est un principe tombé en désuétude, sauf chez quelques ultras pas bien assimilés (le rabbin Zigelman semble mieux parler le yiddish que l’anglais), il induit son lectorat en erreur.

On peut en effet rappeler le comportement de Dov Hikind, un élu de l’Etat de New York, qui a amassé énormément d’éléments sur les abus sexuels commis dans la communauté juive orthodoxe de New York mais qui a refusé avec constance de répondre aux demandes d’informations formulées par la justice.

Exactement comme le rabbin, Dov Hikind se disait prêt à aller en prison plutôt que de citer des noms.

Il explique bien sûr sa démarche par des motifs de confidentialité compte tenu du fait qu’il a reçu des témoignages sous le sceau du secret.

Difficile cependant de comprendre en quoi un élu, quelqu’un qui est garant de la loi, peut être tenu à un quelconque secret devant des agissements criminels. D’autant qu’il se montre disposé à traiter ce problème dans la communauté et qu’un tel traitement est incompatible avec un maintien de l’anonymat !

La mesira est donc une loi ancienne, mais certainement pas tombée en désuétude. Dans les milieux laïques ou athées, on l’appelle omerta, un mot qui a un peu plus de gueule si vous voulez mon avis.

Un rabbin orthodoxe incarcéré pour refus de témoigner

par Victoria Kim, Los Angeles Times (USA) 16 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un rabbin orthodoxe qui a refusé de témoigner devant un grand jury fédéral, affirmant que ses convictions religieuses lui interdisent de déposer contre des coreligionnaires juifs, a été incarcéré par le juge d’un tribunal de district pour outrage à la cour.

Moshe Zigelman, un rabbin hassidique âgé de 64 ans, a reçu l’ordre de se présenter dans un centre de détention fédéral de Brooklyn. S’il n’accepte de témoigner, il restera derrière les barreaux pour une durée maximale de 18 mois, selon le procureur fédéral.

Zigelman avait auparavant plaidé coupable et purge une peine de prison pour son rôle dans une affaire de fraude fiscale commise par Spinka,  sa secte orthodoxe établie à Brooklyn. Après sa libération, il avait été cité comme témoin devant un grand jury de Los Angeles qui continue à enquêter sur ce délit.

Citant un ancien principe juif, Zigelman a refusé de témoigner, expliquant avec force, via un interprète de yiddish, au juge fédéral pendant une audience pour outrage : « Parce que la transgression de la mesira est si grave, je ne changerai pas de dispositions jusqu’à ma mort. »

Mon bon vieux manuel, toujours aussi pratique!

En décembre, par un ordre qui est resté sous scellé parce que les débats du grand jury sont confidentiels, la juge de la cour de district fédéral Margaret M. Morrow a inculpé le rabbin pour outrage.

Les avocats de Zigelman, qui ont maintenu qu’aucune sanction terrestre quelle qu’elle soit ne parviendrait à contraindre le rabbin à modifier ses croyances inébranlables et que son droit à la liberté religieuse garanti par le premier amendement était violé, a interjeté appel en vain auprès de la court d’appel du 9ème circuit.

Le rabbin a demandé à être autorisé à aller en détention après la Pâque, en avril. L’accusation a objecté, en expliquant qu’il y aura un an en mars que Zigelman a été appelé pour la première fois à témoigner et que des délais supplémentaires nécessiteraient un report de la fi de session du grand jury.

Morrow lui a ordonné de se rendre en prison le 21 mars.

“Le gouvernement ne veut pas se trouver en position d’envoyer quelqu’un en détention, ce que le gouvernement essaye de rechercher est d’obtenir un témoignage sincère dans le courant de la procédure judiciaire, » a expliqué vendredi l’assistant du procureur fédéral Daniel O’Brien. « Toutes les personnes qui sont témoins directs de faits en relation avec un délit ont le devoir de témoigner devant un grand jury quand on leur demande de le faire.»

Nous n’avons pas été en mesure de joindre un avocat du rabbin.

L’antisémite de Manhattan: « Qu’ils aillent tous en enfer! »

17 janvier 2012

Le New York Post est la propriété du magnat de la presse Rupert Murdoch. Autant dire que ce journal a des sources dignes de foi dans certaines affaires.

Une affaire de plus d’ailleurs où nous voyons que la maladie de l’antisémitisme n’est pas l’apanage des non Juifs qui détestent les Juifs.

La police de New York accuse un Juif de menaces antisémites

par Doug Auer, New York Post (USA) 16 janvier 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un habitant de Manhattan a été arrêté aujourd’hui pour avoir fait des appels téléphoniques antisémites à sa mère et à d’autres femmes âgées – et il est aussi soupçonné d’avoir gribouillé des symboles haineux dans un quartier de Brooklyn à forte présence juive orthodoxe, a appris le Post.

David Haddad, 56 ans, de Chelsea, aurait hurlé, « Tous les Juifs doivent mourir et aller en enfer,» quand il a appelé sa mère âgée de 80 ans le 11 décembre à son domicile de Sheepshead Bay.

Il a aussi lance des tirades au vitriol quand il a appelé une dame âgée de 87 ans le 11 janvier et téléphoné à une femme de 75 ans le 12 janvier, indiquent nos sources.

Le lien qu’il a avec ces femmes n’est pas connu pour l’instant.

Haddad, qui est juif mais non pratiquant, est aussi soupçonné d’avoir gribouillé des symboles haineux sur cinq portes d’appartements dans un immeuble de Hells Kitchen le 10 janvier, ajoutent nos sources.

Il a été arrêté sur son lieu de travail comme gérant d’immeuble, a indiqué la police.

Haddad travaillait auparavant dans l’entreprise familial – d’import-export de chaussettes et de sous-vêtements – à Linden, New Jersey, mais l’avait quittée pour lancer sa propre affaire, selon nos sources.

Cette affaire a récemment fait faillite et Haddad a commence à tirer à boulets rouges sur les membres de sa famille et d’autres personnes, ajoutent nos sources.

 Les déboires de son entreprise sont considérés comme un mobile possible, selon nos sources.

Dès son arrestation, Haddad a fait appel à un avocat et n’a fait ni déclarations ni aveux aux policiers, indiquent nos sources.

Haddad est aussi suspect dans la vague de dessins de swastikas découverts ce weekend dans le quartier de Midwood à Brooklyn, affirment nos sources.

Haddad se trouvait alors chez sa mère – qui n’habite pas loin de l’endroit où ces symboles de haine ont été trouvés, ajoutent nos sources.

Les policiers ont reçu un appel à 22h45 samedi au sujet d’une maison de l’avenue L dont la porte du garage avait été recouverte d’un grand swastika peint, de deux autres plus petits et des mots « Mort aux Juifs. »

D’autres graffiti ont été trouvés sur la porte d’entrée d’une maison dans la même rue, indiquent nos sources.

La police a aussi découvert plusieurs swastikas peints sur les escaliers et la porte d’entrée d’un immeuble d’habitation de l’East 5th Street et sur les escaliers menant au sous-sol d’une école religieuse juive d’Ocean Parkway.

Chaque fois, les graffiti étaient bombés à la peinture noire.

Nuit de Cristal pour les assurances à New York

13 janvier 2012

Une affaire qui a fait beaucoup de bruit dans la Big Apple, alias New York : des voitures incendiées dans un quartier juif le jour anniversaire de la Nuit de Cristal. Un anniversaire semble-t-il propice à la manifestation de certaines turpitudes.

Le présumé crime antisémite dénoncé par le maire de New York s’avère être une banale escroquerie à l’assurance. Les délinquants, des Juifs eux-mêmes selon toute probabilité, semblaient avoir pensé que la question de l’antisémitisme égarerait l’enquête.

Ils avaient simplement oublié qu’aux Etats Unis, si on ne plaisante pas avec l’antisémitisme, on ne plaisante pas non plus avec l’argent.

Parce que comme le dit le sénateur de Brooklyn Marty Golden:

“Ces escrocs ont atteint un record de bassesse. Ces voyous méprisables nous arnaquent depuis des années, ils font monter les primes d’assurance et mettent des vies en danger. Maintenant, ils divisent et terrorisent nos quartiers, juste pour se faire de l’argent facile. Que faut-il pour que l’Etat s’occupe sérieusement de réformer la règlementation sur les assurances ? Ce doit être cette année. Je demande à tous les Newyorkais de contacter leurs élus au niveau de l’Etat et le gouverneur Cuomo pour leur dire que vous voulez une réforme des assurances tout de suite. »

Apparemment le système assurantiel à New York comporte des failles exploitées par de nombreux escrocs dont les pratiques ont entraîné un surcoût d’un milliard de dollars en primes pour les assurés de cet Etat.

Les cocktails Molotov de Brooklyn: vraiment une arnaque à l’assurance ?

par Jessica Schultz, IB Times (USA) 11 janvier 2012

La police soupçonne que les cocktails Molotov lances sur trois véhicules stationnés dans un quartier majoritairement juif de Brooklyn participent d’une escroquerie à l’assurance plutôt que d’une présumée agression à caractère raciste (hate crime).

L’attaque, qui a eu lieu en novembre dernier avait choqué le quartier et la ville, provoquant l’indignation de nombreuses personnes, sont le maire Michel Bloomberg. Les vandales avaient mis le feu à trois voitures en stationnement et avait ensuite dessinés des croix gammées et le sigle KKK (Ku Klux Klan) sur des véhicules et des bancs dans le quartier.

Le crime coïncidait avec le 73ème anniversaire de la Nuit de Cristal, les attaques nazies de 1938 qui avaient saccagé plus d’un millier de synagogues, détruit des centaines de commerces juifs et causé la mort de 91 Juifs.

Un certain nombre d’indices ont force la police de New York à réorienter son enquête. Le fait que les propriétaires des voitures ne résidaient pas dans le quartier et que les empreintes digitales avaient été nettoyées sur les bouteilles  [des cocktails Molotov] ont amené les policiers à penser qu’ils n’étaient pas devant un crime lié aux préjugés racistes [bias], selon le New York Daily News.

Les officiels pensent maintenant que des Juifs newyorkais se sont associés à un gang russe pour perpétrer ce crime afin de toucher l’argent de l’assurance pour des voitures qui auraient rapporté plus incendiées qu’à la revente.

Un pamphlet antisémite de Tani Goldstein

29 octobre 2011

Comment ont-ils fait pour devenir si riches ? Telle est la question que pose l’article que je vous livre aujourd’hui.

Ce « ils », ce sont les Juifs aux Etats Unis et la question est typiquement antisémite.

Comme la réponse dans laquelle nous trouvons tous les poncifs de l’antisémitisme occidental.

Par exemple, nous apprenons que « ils » sont dans tous les centres de pouvoir. Ou encore qu’il y a eu une pègre juive, l’équivalent  de la mafia italienne avec ses parrains.

Ou encore, que 46 % des Juifs gagnent plus de 100 000 $  par an contre 19 % de l’ensemble des Américains.

Que donc les Juifs sont plutôt riches voire même très riches puisque 100 des 400 milliardaires de la liste établie par Forbes des personnes les plus riches sont des Juifs

En fait quand on analyse même sommairement les chiffres qu’on nous donne on a surtout l’impression qu’il y a une plus forte présence d’une minorité richissime dans la minorité juive et que le niveau de vie du Juif « moyen » est assez proche de la norme du pays où il vit.

Fin de la parenthèse.

Autre poncif antisémite : d’après cet article les Juifs auraient largement pris le contrôle de l’industrie cinématographique des Etats Unis !

Et puis que le « capitalisme est bon pour les Juifs » et que les Juifs ont « des compétences pour fonctionner en réseau » et qu’ils « avaient un réseau de connexions au niveau mondial bien avant les autres nations, et une communauté forte et solidaire ».

Dans une émission de Frédéric Taddéi, j’avais entendu un certain Alain Soral se faire accuser d’avoir remis au goût du jour le « complot judéo-maçonnique » avec ses histoires de «réseaux» justement.

Pourtant l’article que je vous propose n’est pas d’Alain Soral ni d’un quelconque adepte antisémite du «complot judéo-maçonnique» mais d’une certaine Tani Goldstein et est paru dans le Yediot Aharonot, un des principaux journaux de l’Etat qui se dit « juif ». 

Comment les Juifs Américains sont-ils devenus si riches?

Depuis leur arrivée aux Etats Unis il y un siècle, les juifs sont devenus le groupe religieux le plus riche de la société américaine. Ils ne constituent que 2 % de la population US mais 25 % des 400 Américains les plus riches. Comment cela s’est-il produit et à quel point leur aide est-elle cruciale pour Israël?
par Tani Goldstein, Yediot Aharonot (Sionistan) 26 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le président du Congrès Juif Mondial Ronald Lauder a déclenché une polémique récemment en appelant Israël a entamer immédiatement des discussions de paix avec les Palestiniens. Cette déclaration a été perçue comme étant une critique à l’égard du premier ministre Benjamin Netanyahou qui est un ami personnel de Lauder.

Par la suite, Lauder a réitéré son soutien “sans équivoque” à Netanyahou et à des “politiques qui cherchent à créer une paix durable au Moyen Orient.”.

Les propos de Lauder ont fait la une de la presse et suscité des réactions aussi bien d’enthousiasme que de mécontentement, pas seulement en raison de son rôle important mais aussi – et surtout – parce que c’est un homme très riche.

Le magazine Forbes évalue sa fortune à 2,7 milliards de dollars. Sa famille possède le géant des cosmétiques Estée Lauder, il est l’un des plus grands collectionneurs du monde et il possède des dizaines de chaînes de télévision et medias aux Etats Unis et dans le monde, dont 25 % de la chaîne israélienne Channel 10 TV. Il est un important donateur pour d’innombrables organisations juives et israéliennes, ainsi que pour des organismes publics et des officiels – dont Netanyahou.

Des Juifs dans tous les centres de pouvoir.

Lauder n’est absolument pas le seul Juif Américain à donner de l’argent à Israël tout en exerçant une influence sur la pays. De nombreux adultes Israéliens avaient l’habitude de recevoir un colis de la part d’un « riche oncle en Amérique » pendant leur enfance. Des milliers d’organisations, dont les hôpitaux et les universités, reçoivent des milliards de shekels en dons en provenance des Etats Unis. Une étude de l’Université hébraïque a constaté qu’ils représentent environ les 2/3 de l’ensemble des dons en Israël.

Tout nouvel immigrant reçoit une aide de la part de l’Agence Juive dont le budget est constitué pour l’essentiel de dons venant des Etats Unis. Beaucoup d’entre nous vivent sur des terrains qui appartiennent au Fonds national Juif qui les a achetées aux Arabes avec de l’argent juif américain.  Un élève d’une école religieuse ultra-orthodoxe reçoit 1000 shekels (295 $) par mois et 3 000 shekels (885 $) de plus de la part des donateurs ultra-orthodoxes Américains. Sans compter l’aide fédérale [du gouvernement US], dont une part significative vient des impôts payés par les Juifs.

La Jewish Encyclopedia enligne indique que quelque 5,6 millions de Juifs résident aux Etats Unis (sans compter 500 000 Israéliens) – soit environ 1,8 % de la population. La plupart d’entre eux habitent des villes riches : Los Angeles, Miami, Boston,  Philadelphie et surtout New York.

Une étude du Pew Forum Institute en 2008 observe que les Juifs sont le groupe le plus riche aux Etats Unis: 46 % des Juifs gagnent plus de 100 000 $  par an contre 19 % chez l’ensemble des Américains. Une autre enquête réalisée par gallup cette année constaté que 70 % des Juifs Américains jouissent d’un « niveau de  vie élevé » conte 60 % de l’ensemble de la population et plus que n’importe quel autre groupe religieux.

Plus de 100 des 400 milliardaires de la liste établie par Forbes des personnes les plus riches sont des Juifs. Six des vingt sociétés de capital-risque des Etats Unis appartiennent à des Juifs, selon Forbes.

Le fondateur de Google Sergey Brin est de père juif [et n’est donc pas juif selon la loi juive, NdT]. Mark Zuckenberg, le créateur de Facebook, est Juif, tout comme son adjoint David Fischer qui est le fils de Stanley Fischer, le gouverneur de la Banque d’Israël. Le président de la Federal Reserve Ben Shalom Bernanke est Juif lui aussi, comme son prédécesseur Alan Greenspan ainsi que le fondateur de la Fed, Paul Warburg.i.

Les Juifs sont bien représentés à Wall Street, dans la Silicon Valley, au Congrès des Etats Unis, dans le gouvernement, à Hollywood, à la télévision et dans la presse américaine – bien au-delà du pourcentage qu’ils représentent sans la population.

De la ville aux ruelles de Brooklyn

Les Etats Unis sont un des pays les plus riches du monde, ce qui fait des Juifs Américains un des groups ethniques les plus riches de l’univers. L’histoire de leur réussite est encore plus phénoménale si on considère la rapidité de leur accès à la richesse.

Quelques milliers de Juifs à peine vivaient aux Etats Unis au moment de leur indépendance le 4 juillet 1776; c’étaient en majorité des Marranes et des gens qui étaient exiles ou avaient fui l’Espagne en  direction des colonies d’Amérique du Nord.

 A la moitié du 19ème siècle, quelque 200 000 Juifs immigrèrent aux USA, venant majoritairement d’Allemagne et d’Europe Centrale.  La plupart d’entre eux étaient des Juifs réformés, bien établis, qui se voyaient eux-mêmes comme des Allemands ou des Américains plus que comme des Juifs. Ils se dispersèrent sur le continent et lancèrent des affaires, depuis les petites boutiques ou fabriques jusqu’à des  mastodontes financiers comme Lehman Brothers et Goldman Sachs.

La grande vague d’immigration débuta en 1882. La Russie tsariste où se trouvait près de la moitié des Juifs du monde entier avait  connu un échec de sa révolution industrielle et se trouvait au bord de l’effondrement, tandis que les Juifs qui vivaient dans de petites villes s’appauvrissaient et subissaient de cruels pogroms.

En 42 ans, quelque deux millions de Juifs immigrèrent aux USA à partir de l’Ukraine, de la Russie occidentale, de la Pologne, de la Lituanie, de la Belarus et de la Roumanie Ils représentaient le quart de la population juive de ces pays, environ 15 % de la population juive mondiale et 10 fois le nombre de juifs qui avaient émigré en Palestine à cette époque.

Les Etats Unis devinrent la plus grande concentration de Juifs au monde. L’émigration de masse vers Israël débuta en 1924 quand les Etats Unis appliquèrent des lois plus strictes qui stoppèrent l’immigration.

 Les immigrants arrivaient aux Etats Unis à bord de bateaux bondés, et la plupart d’entre eux étaient pauvres comme Job. Le Dr Robert Rockaway qui a étudié cette période a écrit que 80 % des juifs des USA exerçaient une activité manuelle avant la première guerre mondiale, en majorité dans des usines textiles.

Beaucoup d’activités professionnelles étaient interdites aux juifs en raison d’une campagne antisémite animée par l’industriel Henry Ford. La plupart d’entre eux vivaient dans des bidonvilles insalubres et surpeuplés de New York – Brooklyn et le Lower East Side.

 De nombreux films ou livres décrivent l’univers qui s’est créé dans ces quartiers. Plein de vie mais rude et brutal. Il y avait une culture animée avec des cabarets et de petits théâtres yiddish, à côté d’une mafia juive avec des patrons de la pègre bien connus comme Meyer Lansky, Abner « Longie » Zwillman et Louis « lepke » Buchalter qui avaient grandi dans les ruelles sales.

Beaucoup de juifs, qui étaient socialistes en Europe, devinrent actifs dans les syndicats et dans les grèves et manifestations de travailleurs. Beaucoup de syndicats furent créés par des Juifs.

Les immigrants Juifs sont cependant sortis de la pauvreté et ont progressé plus vite que n’importe quel autre groupe d’immigrants. Selon Rockaway, dans les années 1930, environ 20 % des hommes Juifs exerçaient une profession indépendante, un proportion double de celle qu’on observe dans l’ensemble de la population américaine.

L’antisémitisme s’est affaibli après la seconde guerre mondiale et les restrictions au recrutement de Juifs diminuèrent avant de disparaître conformément au Civil Rights Act de 1964, grâce à la lutte de militants de gauche dont beaucoup étaient Juifs.

En 1957, 75 % des Juifs US étaient des travailleurs en col blanc, contre 35 % de l’ensemble des blancs aux Etats Unis; e, 1970, 87 % des homes Juifs exerçaient dans des employés de bureau contre 42 % pour l’ensemble des blancs; et les Juifs gagnaient 72 % de plus que la moyenne générale de la population. Le seul vestige de leur ancienne pauvreté est qu’ils sont une majorité à continuer à être favorable à une politique sociale dans le parti Démocrate.

En devenant plus riches, les Juifs se sont intégrés dans la société. Ils ont quitté leurs taudis pour les banlieues, abandonné le yiddish et adopté l’habillement, la culture, l’argot et les habitudes de consommation et le type de relations homme-femmes de l’élite non juive.

La plupart des Juifs avaient abandonné la religion en immigrant aux Etats Unis mais y sont retournés par la suite et ont rejoint les communautés conservatrices et réformées, se rapprochant ainsi beaucoup des Américains qui sont en majorité de religion chrétienne.

‘Les Juifs ont toujours étudié plus’

En même temps que les Juifs, des millions d’immigrants étaient arrives aux Etats Unis en provenance d’Irlande, d’Italie, de Chine et de dizaines d’autres pays. Ils se sont eux aussi enracinés depuis, mais les Juifs ont mieux réussi que n’importe qui. Pourquoi ? Tous les spécialistes auxquels nous avons posé la question ont dit que la raison en était l’éducation juive. L’organisation étudiante juive Hillel a constaté que 9 à 33 % des étudiants des plus grandes universités des USA étaient Juifs.

«La tradition juive a toujours sanctifié l’étude, et les Juifs ont fait l’effort d’étudier dès leur arrivée en Amérique, » explique Danny Halperin, ancien chargé des affaires économiques à l’ambassade d’Israël à Washington. « En outre, les Juifs ont une forte tradition entrepreneuriale. Les Irlandais par exemple, venaient de familles de travailleurs agricoles avec une mentalité différente, où on étudie moins et on entreprend moins.

“Les Juifs ont progressé parce que beaucoup de secteurs leur étaient inaccessible,” explique Halperin. « beaucoup d’Irlandais ont été intégrés dans la police par exemple, mais seulement quelques Juifs. Les Juifs ont accédé à des domaines nouveaux dans lesquels on avait besoin de personnes ayant le sens de l’initiative. Ils n’ont pas rejoint le secteur bancaire traditionnel, ils ont alors crée des banques d’investissement. »

“L’industrie cinématographique a été créée à partir de rien dans les années 1930, et les Juifs en ont largement pris le contrôle. A ce jour, il a beaucoup de noms juifs aux échelons supérieurs de Hollywwod et des réseaux de télévision. Ils ont ensuite aussi investi avec force la haute technologie – une autre industrie nouvelle qui requiert des aptitudes pour l’apprentissage. »

 ‘Grand père est arrivé avec deux dollars, papa a fait un doctorat’

“Les Juifs ont été les premiers à connaître la globalisation, » explique Rebecca Caspi, vice présidente des Jewish Federations of North America (JFNA). « Ils avaient un réseau de connexions au niveau mondial bien avant les autres nations, et une communauté forte et solidaire ».

“L’organisation communautaire  juive est considérée comme un modèle à imiter par les autres groups ethniques. Elle a aidé les Juifs partout et particulièrement aux Etats Unis qui ont été toujours beaucoup plus ouverts que d’autres pays et ont offert l’égalité des chances sans toutefois aider les individus. »

Comment les institutions communautaires aident-elles les gens à réussir dans les affaires?

“L’entraide a permis aux Juifs pauvres d’étudier. Ma famille est un exemple de ce qui est arrivé à des millions [de Juifs]. Mon grand-père était arrivé à New York avec deux dollars en poche. Il a vendu des crayons, puis des pantalons et ensuite d’autres choses, et dans le même temps il apprenant l’anglais, l’allemand et l’espagnol et nouait des relations.

 «Il avait cinq enfants et la famille avait une petite boutique à Brooklyn. Ils ont eu une aide de l’organisation juive HIAS qui leur a permis d’étudier. Ils étaient si pauvres qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour les manuels, alors les frères se sont entraidés. Mon père était le plus jeune et au moment où il est entré à l’université, ses quatre frères plus âgés avaient pu s’établir, alors ils l’ont tous aidé à terminer ses études de médecine.»

“Les Juifs devaient exceller pour survivre,” explique Avia Spivak, professeur d’économie et ancien vice gouverneur de la Banque d’Israël. « J’ai eu à une époque un étudiant d’origine russe qui m’avait dit que des parents lui disaient, ‘Tu dois être le meilleur, parce qu’alors tu pourras avoir un petit rôle.’

«C’était la situation des Juifs à l’étranger et en Amérique aussi jusque dans les années 1960. Les universités les plus prestigieuses ne prenaient pas d’étudiants Juifs, alors ils étudiaient dans des facultés [colleges] et obtenaient les meilleurs diplômes. Quand la discrimination a disparu, les Juifs sont arrivés au sommet.»

 Est-ce la raison pour laquelle ils ont mieux réussi aux Etats Unis qu’ailleurs?

La discrimination s’est atténuée dans la plupart des pays. Je pense que les Juifs ont réussi en particulier en Amérique parce que le capitalisme est bon pour les Juifs. Les Juifs ont l’esprit d’entreprise, ils étudient plus et comprennent vite, ils savent comment saisir les opportunités et ont des compétences pour fonctionner en réseau. Un environnement compétitif donne un avantage aux Juifs. »

Est-ce la raison pour laquelle les israéliens ne sont pas aussi riches que les Américains Juifs?

 «Je pense que le ‘génie juif’ – qui n’et pas de nature génétique mais culturelle – s’exprime dans d’autres domaines en Israël. Les Juifs en Amérique sont arrivés dans un pays avec une infrastructure existante, stable et solide. Ici, ils ont dû bâtir toute l’infrastructure à partir de rien, dans des conditions difficiles. »

 ‘Le gouvernement [sioniste] décourage l’aide, mais elle continuera

 Il est hors de doute que l’immense réussite des Juifs Américains a aide les Juifs à survivre en Israël.

“L’aide est plus large que les dons effectués,” explique Caspi. « L’aide fédérale arrive largement grâce aux pressions juives. Les milieux d’affaires israéliens se servent de leurs relations en Amérique pour ouvrir des marchés et lever des fonds, particulièrement dans le domaine du capital-risque. »

L’aide américaine renforce la connexion entre les deux communautés – qui constituent ensemble près de 80 % du peuple juif – mais crée aussi un malaise des deux côtés : les Américains voient Israël comme un «refuge en cas de mauvais jours» et se sentent engagés à aider l’Etat, mais certains pensent que leur argent est gaspillé à cause de mauvais choix ; les Israéliens vivent dans la crainte de qui arriverait si l’aide devait cesser. La crainte augmente compte tenu du fait qu’un tiers des Juifs US se marient avec des non Juifs et disent se sentir moins concernés par Israël.

 “Israël aurait été créée et aurait survécu même sans l’aide américaine, mais elle aurait été plus pauvre, » déclare Halperin. « Il y a des secteurs, comme l’enseignement supérieur, dans lesquels l’aide est vitale – et si elle disparaissait soudainement, les choses seraient très difficiles. »

Chaque fois qu’il y a des tensions entre le gouvernement israélien et les Juifs en Amérique, des personnalités Israéliennes et Américaines préviennent que «un jour ils en auront assez et cesseront de donner.» Cela peut-il arriver ?

  “Le montant des dons a diminué ces dernières années,” explique Halperin. « Les Juifs on un sentiment d’appartenance à la société américaine et font leurs dons auprès d’organisations américaines. Ils veulent voir leurs noms au musée de New York plutôt que dans celui de Jérusalem.

“Avec l’éloignement dans le temps de l’holocauste, les craintes pour l’existence d’Israël diminuent, israël n’est plus perçu comme un pays pauvre. Et les Américains ont leurs propres problèmes : la crise financière et le coût de plus en plus élevé de l’éducation aux Etats Unis. Les dons vont baisser graduellement et pourraient finir par disparaître. »

«Mais j’ai du mal à croire que les dont vont disparaître tout d’un coup à cause d’une crise politique. Il semble que notre gouvernement fasse tout son possible pour que cela arrive, mais heureusement, même de cela il n’est pas capable.»


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