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Un rabbin qui a bien mérité sa légion d’honneur

23 octobre 2011

Le Mémorial de Yad Vashem est le lieu obligé de passage des personnalités politiques étrangères qui se rendent en visite officlelle dans l’entité sioniste. Elles y adoptent une mine contrite, se repentent pour le crimes que leurs parents ont commis ou auraient pu commettre même en imagination et s’engagent à tout faire pour que plus jamais le monde ne revive «ça».

Le «ça » ne comprend ni le bombardement de Syrte en Libye, ni celui de Falloujah en Irak, pas plus que les drones généreusement tirés en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen. Le « ça » ne comprend pas non plus la guerre de Corée, celle du Vietnam, l’apartheid en Afrique du Sud etc.

Une visite à Yad Vashem a donc des vertus hautement pédagogiques et nous renforce dans nos convictions de l’égalité foncière des hommes.

Et ce message profondément humaniste, le rabbin Yisrael Meir Lau qui est justement président du mémorial de Yad Vashem n’hésite pas à le porter dans les établissements scolaires de l’entité sioniste.

Parce que savoir les maths et la grammaire, c’est bien, mais rien ne remplace une solide éducation humaniste.

Ce solide humanisme (universel par définition) du rabbin lui a valu d’être fait chevalier de la Légion d’honneur en 2010 par le président Nicolas Sarkozy. 

Nicolas Sarkozy décore le rabbin Meir Lau

Une légion qui devrait s’appeler plutôt celle du déshonneur ! 

Les mariages mixtes font le jeu des Nazis

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Plusieurs lycéens ont quitté une réunion avec le rabbin Yisrael Meir Lau pour protester contre un propos sujet à controverse. L’ancien grand rabbin explique que ‘l’assimilation fait le jeu des ennemis d’Israël.
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par Udi Avni, Yediot Aharonot (Sionistan) 23 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
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“Epouser des Gentils revient à faire le jeu des Nazis,” aurait déclaré le président du Conseil d’Administration de Yad Vashem et ancien grand rabbin Yisrael Lau à des élèves du lycée Ohel Shem de Ramat Gan.

Selon les élèves, le rabbin a fait cette Remarque pendant une conference sur l’holocauste et sur ses souvenirs personnels de rescapé du camp de concentration de Buchenwald à l’intention d’adolescents qui venaient de rentrer d’un séjour en Pologne.

Vous voyez, votre fille Chelsea est une nazie et vous êtes complice

 Les propos de Lau et le contenu de sa conférence ont incite plusieurs élèves de 12ème année [probablement l’équivalent de la terminale] à quitter l’auditorium pendant la conférence, déclarent les élèves.

Un des adolescents qui a quitté la salle explique, «A ce que j’ai compris, la thèse de la conférence était qu’épouser des non Juifs est interdit et que, selon le rabbin Lau, épouser des gentils revient à ‘faire le jeu des Nazis.’

 «Ces propos ont été tenus vers la fin de la conférence et m’ont mis très en colère. Dès qu’il les a tenus, je me suis levé pour sortir. J’étais venu à la conférence sans à priori et plein de tolérance pour ses opinions, sinon je serais sorti plus tôt.»

Le lycéen a évoqué d’autres propos du rabbin qui l’ont mis en colère. « Il nous a parlé de la fille d’un rabbin respecté qui s’était détachée de la religion pendant l’holocauste, avait épousé un Goy, avait eu un enfant qu’elle avait envoyé au couvent, »

«La conférence incluait aussi des versets bibliques, et d’un dont je me souviens plus particulièrement qui était extrait du Livre des psaumes et, selon le rabbin, il décrivait l’holocauste avant qu’il survienne. Il avait dit cela après qu’il eut affirmé que les nazis avaient essayé de détruire le judaïsme et pas seulement les Juifs, donc pour l’essentiel, les Juifs qui s’écartent de la religion détruisent le judaïsme. »

Un autre élève de terminale partage ce sentiment désagréable causé par les paroles du rabbin. « Il a parlé de sa vie en Pologne et de l’holocauste et puis il a commencé à prêcher sur l’assimilation, » dit-il.

“Il a dit que le peuple juif ne doit pas s’assimiler et que nous devons préserver notre identité juive. En plus, il a présenté des statistiques délirantes, prétendant que s’il n’y avait pas eu d’assimilation, les Etats Unis auraient aujourd’hui 30 millions de Juifs, et il s’est montré méprisant pour ceux qui se sont assimilés – comme s’ils étaient inférieurs aux autres.»

Certains élèves ont été perturbés par la ‘protestation’ de leurs camarades de classe. « j’ai vu des élèves sortir au milieu de la conférence, certains qui n’écoutaient pas et d’autres qui ont préféré ne pas entrer du tout dans l’auditorium. Ca m’a mis très en colère et ce n’était pas loin d’un manque de respect pour une personne sage et respectable, » explique un élève de terminale.

« Une discussion spontanée sur le sujet s’es poursuivie en classe,” ajoute-t-elle. «Beaucoup étaient contrariés par le fait d’avoir été obligés d’assister à des conférences. Nous avons entendu beaucoup de conférences pendant nos trois années à Ohel Shem, et je pense que la seule raison à leur mécontentement était que cette personne est un rabbin avant d’être un laïc . »

«Mais le rabbin Lau est quelqu’un qui contribue à la communauté. C’est un homme exceptionnel et il devrait être respecté ne serait-ce que pour sa position et son honorabilité indépendamment de ses convictions. »

Et n’avez-vous pas été gêné par ses propos sur le mariage avec les gentils ?

« Chacun peut entendre cette phrase différemment. Les Nazis ont essayé de nuire au judaïsme, et  il y a une part de vérité dans ce que dit le rabbin sur l’assimilation comme victoire symbolique des Nazis

 «Mon opinion est que ce n’était pas une conférence religieuse et je n’ai vu aucune incitation au racisme. Le mot ‘assimilation’ n’a été mentionné que dans une phrase et le rabbin n’a pas essayé de nous influencer. Si un laïc avit dit exactement la même chose, elle aurait été reçue très différemment.»

Le bureau de l’ancien grand rabbin a répondu par la déclaration suivante: « Le rabbin Lau donne des conférences au lycée Ohel Shem de Ramat Gan depuis de nombreuses années maintenant, et cette fois-ci aussi, il a pris la parole devant près de 400 élèves de terminale »

“Le rabbin n’a vu aucun élève sortir pendant la conférence. Au contraire, il a eu le sentiment que les élèves étaient attentifs et fascinés par ce qu’il avait à dire. »

Quant aux propos du rabbin, son bureau a déclaré: “Il n’est un secret pour personne que ne nombre de Juifs sans la plupart des pays du monde décline régulièrement – pas à cause de l’immigration en Israël mais à cause des mariages mixtes et de l’assimilation. Il y a donc un besoin d’introspection pendant les grandes fêtes religieuses.

«Ce phénomène problématique sert des générations d’ennemis d’Israël qui jalousent la survie du peuple d’Israël. Le rabbin regrette les réactions extrêmes de ceux qui n’ont certainement pas écouté ce qu’il disait et n’ont pas absorbé le message découlant de la conférence.»

La municipalité a répondu ainsi: «Le lycée Ohel Shem encourage un dialogue ouvert dans un cadre pluraliste et a accueilli le rabbin Lau. Plusieurs élèves qui n’étaient pas satisfaits de certaines opinions ont agi de manière irrespectueuse et sont sortis, ce que nous regrettons.»

 «Le lycée n’est pas au courant des discussions qui ont atteint les salles de classe,  quoique nous encouragions un dialogue ouvert qui s’insère dans le cadre de nos valeurs éducatives.»

L’holocauste par le mariage

1 janvier 2010
Un texte d’Aliza Lavi, paru dans l’édition de ce jour d’un grand journal de l’entité sioniste nous donne l’occasion de revenir sur le caractère étrange de la conception du judaïsme par le sionisme. Cette personne, fort mignonne au demeurant, saisit l’occasion des fiançailles de Chelsea, la fille de Bill et Hillary Clinton avec le fils d’une riche famille juive américaine pour souligner le danger des mariages entre juifs et non juifs.

D’aucuns apprécieront sa comparaison de ce genre de mariages avec ce qu’on appelle l’holocauste, soit la tentative d’extermination des Juifs européens par le nazisme. L’auteur nous apprend qu’il y a eu en réalité plusieurs holocauste antérieurs en raison de ces fameux mariages mixtes.

Bon, elle ne pousse pas le bouchon jusqu’à taxer Mlle Clinton d’antisémite, mais on n’en passe pas loin.

La conception du judaïsme manifestée par ce texte n’est en rien spirituelle mais à mi-chemin entre une conception raciale et nationale tout simplement parce que l’auteure tente de résoudre à sa manière des contradictions qui restent cependant insolubles.

En effet, Aliza Lavi met en garde contre le danger à relativement court terme que posent les mariages mixtes à la communauté juive américaine, elle reconnait implicitement que ce danger est d’autant plus grand que les portes de la conversion au judaïsme restent le plus souvent à peine entrouvertes pour ceux qui souhaiteraient adhérer à la religion juive. Elle plaide donc pour un rabbinat plus ouvert à l’accueil des convertis car cet accueil doit se faire selon la loi juive. Mais comme ce sont les rabbins qui décident de ce qu’est l’application de la loi juive, il faut que retirer cette affaire aux religieux en désignant… des rabbins plus flexibles. Les positions de Mme Lavi ont moins à voir avec un motif spirituel qu’avec un motif national. Et c’est donc la nation, c’est-à-dire l’entité sioniste qui doit prendre cette affaire en charge sous peine de perdre ses « enfants au profit d’autres religions, d’autres peuples et d’autres nations ». En une seule phrase, nous retrouvons l’intrication de ces trois termes; religion, peuple et nation.

On pointera certaines erreurs, par volonté ou ignorance, de Mme Lavi. Elle signale par exemple que, contrairement au christianisme et à l’Islam, le judaïsme n’est pas prosélyte. Ce n’est certes plus le cas, mais il n’en a pas toujours été ainsi et l’action prosélyte du judaïsme dans le Maghreb antique est bien connue. La fin du prosélytisme date de la prise en main de ce qu’on appelle judaïsme aujourd’hui par le rabbinat et la mise au pas d’une forme de judaïsme universaliste et non sectaire (le karaïsme).

Elle note concomitamment que le judaïsme, n’a été prosélyte ni par la persuasion et encore moins par la force. Cette affirmation n’a de valeur que lorsque le judaïsme est dépourvu d’Etat, ce qui a généralement été le cas avant l’instauration de l’Etat sioniste. Mais si nous prenons le cas du Yémen ancien, avec présence d’un Etat juif, nous observons un comportement tout à fait différent avec un roi Juif qui donne aux Chrétiens le choix entre la conversion au judaïsme ou la mort.
Le fiancé de Chelsea Clinton
Le problème des mariages mixtes n’est pas une question religieuse, mais une affaire nationale
par Aliza Lavi, Yedioth Aharonoth (Sionistan) le 1er janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Chelsea Clinton, la fille d’une des familles les plus en vue de la classe politique américaine, a choisi un Juif pour mari. Le futur époux, Marc Mezvinsky, appartient à une famille du monde des affaires et de la politique. Preuve supplémentaire qu’on peut trouver des juifs au cœur même de l’establishment américain. L’ancien président et l’actuelle secrétaire d’Etat seront les beaux parents d’un Juif.
Avec toute notre reconnaissance et notre vieille amitié pour Bill et Hillary Clinton, et en dépit du fait que l’image de cette dernière joue le rôle d’exemple pour de nombreuses femmes dans le monde – on pourrait envisager cette même histoire sous un angle opposé et la considérer comme un motif de préoccupation.
Un type, membre d’une famille juive, fait un mariage mixte. On n’a aucune indication selon laquelle Chelsea Clinton envisage de se convertir au judaïsme. Et peut-être Marc, comme beaucoup de Juifs de sa génération; va-t-il épouser la femme qu’il aime sans se poser des questions en apparence obsolètes.
Bill et Hillary Clinton sont des amis sincères d’Israël et du peuple juif. Quand Hillary s’est exprimée, en qualité de première dame, le jour en mémoire de Yitzhak Rabin, elle avait commencé son discours par des citations de section hebdomadaire de la Torah. Peu de politiciens Israéliens le font. Ce faisant, Hillary montrait sa proximité intime avec le peuple juif et son patrimoine. Pendant la bataille pour la restitution des avoirs des victimes de l’holocauste conservés dans les banques suisses, c’est Hillary qui avait engagé Bill à agir pour le bien de la justice historique. Mais néanmoins, nos enfants ne peuvent pas se marier dans la famille Clinton.
Le nombre de mariages mixtes dans la diaspora a augmenté de 200 % ces 50 dernières années. Environ 55 % des mariages conclus par des Juifs sont mixtes. Dans un quart des familles, les enfants de la prochaine génération ne seront plus Juifs et auront, au mieux, une vague lien avec leurs racines juives. Une projection dans l’avenir montre qu’en l’espace de quelques générations, la communauté juive américaine aura pratiquement disparu, en dehors de sa composante religieuse et ultra orthodoxe.
Il y a des limites
Certains diront que je suis vieux jeu et raciste. Certains diront, « Pensez-vous vraiment que nous avons le droit de faire obstacle? » Et il y a ceux qui, comme certains de mes amis, qui disent qu(il y a si peu de différences entre les jeunes gens d’aujourd’hui qu’elle-même ne s’était pas rendue compte que sa fille s’était fiancée avec un Gentil avant que d’assister au mariage à l’église du frère de son futur gendre.
Ma réponse à ces arguments est la suivante: Oui, il y a des limites. La faculté du peuple juif à continuer à exister et à survivre à travers les générations repose, entre autres, sur le maintien du mariage à l’intérieur, et seulement à l’intérieur, de la communauté. L’assimilation et les mariages mixtes ont détruit des communautés complètes avant même l’holocauste.
La judaïsme, contrairement au christianisme et à l’Islam, n’est pas une religion missionnaire. Elle ne cherche pas à augmenter le nombre de ses croyants, ni par la persuasion et surtout pas en recourant à la force. Mais ce n’est pas non plus une religion fermée dans laquelle les gens ne peuvent pas entrer. Ceux qui souhaitent la rejoindre peuvent le faire, aux conditions de la loi juive. Ceux qui veulent épouser un homme ou une femme de confession juive peuvent se convertir. Les gens font des choses bien plus difficiles par amour.
Malheureusement, cette bataille semble presque perdue dans la communauté juive des Etats Unis. Mais du moins devrions nous, en Israël, parler en conséquence de ces mariages mixtes. avec plus de retenue et de façon moins colorée. En même temps, nous devons œuvrer à la nomination de juges rabbiniques qui soient sensibles et comprennent les nécessités de l’heure, qui permettront à ceux qui le veulent de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas un problème religieux mais un problème national. Ce n’est pas l’affaire des religieux. C’est l’affaire des juifs Israéliens qui risquent de perdre leurs enfants au profit d’autres religions, d’autres peuples et d’autres nations.

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