Posts Tagged ‘colonialisme’

Châtiment collectif, zones interdites, parcage des populations, le sionisme comme perfectionnement du nazisme

29 juillet 2014

En tant qu’idéologie colonialiste, le sionisme a produit le système colonial sans doute le plus abouti, du moins parmi les avatars du colonialisme du 19ème siècle, tirant parti d’expériences similaires en Afrique du Sud et en Algérie.

On y retrouve en effet les mêmes tendances à la ségrégation des populations et la même violence à l’égard du peuple indigène.

Les méthodes employées, en plus de la violence brute, sont les mêmes : châtiment collectif, parcage des populations indésirables et zones interdites ou no man’s land.

Ce sont toutes ces dispositions que le régime sioniste s’emploie à appliquer dans la région de Gaza où environ 1,8 million d’habitants sont déjà confinés sur une étroite et minuscule bande de terre et sont voués par l’agresseur à se concentrer encore plus sur un territoire qui devrait se voir amputé de plus de 40 % de sa superficie qui deviendra zone interdite.

Zones interdites, parcage des populations et châtiment collectif sont des méthodes que la France colonialiste a employées méthodiquement en Algérie. On voit bien que les leçons de la coloniale ont été retenues et peaufinées par la voyoucratie de Tel Aviv.

algérie

Il n’y a que la fin de l’histoire que ces voyous sionistes, à côté de qui les Nazis (l’idéologie sioniste et l’idéologie nazie ne diffèrent pas dans leur essence ni dans leur pratique) étaient des enfants de choeur, font mine d’ignorer.

Israël crée un ‘No man’s land’ dans la bande de Gaza, qui rétrécit de 40 %

par Jesse Rosenfeld, The Daily Beast (USA) 28 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour se protéger des roquettes et des tunnels du Hamas, Israël contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs maisons, transformant leurs anciens quartiers en no-man’s land.

Beit Hanoun, Gaza – Cette étroite bande de terre que l’on appelait « la bande de Gaza», déjà l’un des endroits les plus densément peuplées de la planète, est en train de devenir considérablement plus petite. L’armée israélienne, sans relâche et méthodiquement, repousse les gens hors de la zone tampon de 3 km dont elle dit avoir besoin pour se protéger contre les roquettes et les tunnels du Hamas. Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, la zone tampon avale environ 44 pour cent du territoire de Gaza.

Ce que cela signifie sur le terrain, ce sont d’extraordinaires scènes de dévastation dans des endroits comme le quartier d’Al Shajaya près de la frontière orientale de la bande de Gaza, et à Beit Hanoun dans le nord. C’étaient des quartiers bondés il y a moins de trois semaines. Maintenant, ils ont été littéralement dépeuplés, les résidents allant s’ajouter aux plus de 160 000 personnes déplacées dans des refuges et des abris de fortune. Les blocs d’immeubles d’habitations sont des champs de ruines, et, comme j’avance à travers ce paysage hostile la phrase qui n’arrête pas de résonner dans ma tête est «terre brûlée».

Les familles palestiniennes quittent les zones interdites

Les familles palestiniennes quittent par dizaines de milliers les zones interdites par les terroristes sionistes

Ce n’est pas comme si Israël n’avait pas planifié cela. Il [l’état sioniste] a dit à des dizaines de milliers de Palestiniens de fuit de sorte à ce que son artillerie, ses blindés et son aviation puissent crée ce no man’s land inhabitable avec ses immeubles brûlés qui tiennent à moitié debout, béton brisé et métal tordu. Pendant un court cessez-le-feu humanitaire, certains Gazaouis ont pu revenir pour avoir un premier aperçu des destructions que cette guerre a infligées à leurs quartiers, fouiller leurs maisons démolies pour récupérer des vêtements ou d’autres morceaux épars de leur ancienne vie. Mais beaucoup d’entre eux n’ont même pas pu le faire.

Quand Rania Haels est arrivée quelques mètres des débris de ce qui était autrefois la maison de sa famille à Al Shajaya samedi, une mitrailleuse sur un tank Merkava israélien à proximité a commencé à tirer. C’étaient probablement des coups de semonce tirés dans sa direction, mais cette mère de sept enfants, âgée de 42 ans, a couru pour sa vie. Maintenant, elle vit avec sa famille dans un garage bondé dans Gaza ville et passe ses journées assise dans un parc public plein de réfugiés déplacés par la poussée israélienne. Normalement ce devrait être une période de fête, la fin du Ramadan est à portée de main et les festivités dont l’esprit s’apparente à celui des fêtes de Noël devraient commencer. Mais les fêtes aggravent la tragédie à leur manière. La famille Haels n’a nul endroit pour se rassembler pour donner des cadeaux et manger des bonbons palestiniens. Il n’y a en fait aucune place du tout pour elles.

« Nous avons perdu nos maisons et maintenant nous vivons dans les rues », a déclaré Haels, qui tient dans ses bras un bébé qui s’accroche à son hidjab aux motifs pastel. «Cette guerre m’a détruit. » Elle dit que du moins, elle a su où était sa maison. Certains de ses voisins ont été incapables de trouver leur maison alors qu’ils marchaient dans des rues rendues méconnaissables par les destructions et l’horrible présence de la mort.

Rachid al Delo et ses 11 enfants ont été, comme Haels, bloqués par une mitrailleuse israélienne quand ils ont essayé de retourner à leur maison près de l’Hôpital Wafa , lui-même bombardé à Al Shajaya. Mais en dépit de la dureté de la réalité, al Delo, qui travaillait autrefois en Israël mais a été au chômage ces 15 dernières années, est déterminé à garder le moral.

«Nous reconstruirons Gaza, encore et encore, malgré la force des Israéliens, » dit-il avec confiance alors qu’il se tient en bas de la maison de Gaza ville qui appartient à ses beaux-parents et qui héberge maintenant 30 membres de leur famille élargie.

A Beit Hanoun la destruction systématique fait miroir avec Al Shajaya. Je passe devant des vieillards et des adolescents qui tentent de soulever des parpaings et des dalles de stuc à mains nues, parfois à la recherche d’un matelas et d’autres fois à la recherche d’un parent.

zone interdite

L’armée sioniste ménage une zone tampon de trois kilomètres de profondeur tout au long de la frontière avec la bande de Gaza

Le désert de décombres ne fait que devenir plus vaste comme je me rapproche de la frontière israélienne. Des maisons et des commerces rasés un par un ont laissé place à des plaines blanches de murs oblitérés avec des collines de barres de fer tordues et de dalles défoncées. Ici, les cadavres sont cachés sous le nouveau paysage et il faudra plus qu’une brève pause dans les combats pour dénicher la mesure macabre de la souffrance de la ville.

La « terre brûlée » signifie historiquement détruire une terre pour priver de son usage l’ennemi qui voudrait empiéter dessus. Les Israéliens répugnent à utiliser cette expression pour décrire ce qu’ils font parce qu’en Israël, elle remet en mémoire la stratégie des Nazis pendant leur retraite de Russie à la fin de la seconde guerre mondiale.

Selon Yaron Ezrahi politologue à l’Université hébraïque qui analyse depuis longtemps le conflit israélo-palestinien,, avec ou sans cette expression, l’idée a une certaine logique. Ezrahi dit qu’il y a un calcul politique et militaire derrière cette dévastation. Certains membres du gouvernement israélien croient qu’elle va créer assez de souffrance chez les Palestiniens pour que les habitants de Gaza se lèvent contre le Hamas ou forcent ses dirigeants à traiter avec Israël, quand ils sortiront de leurs cachettes.

Mais c’est une hypothèse qui sous-estime grandement la volonté des habitants de Gaza de voir une fin à leurs sept années de blocus israélien et de se débarrasser de la présence israélienne qui contrôle le territoire exactement comme des gardiens positionnés autour d’une cour de prison.

Dans le même temps, dit Ezrahi, la pratique qui consiste à raser systématiquement des quartiers entiers a pour but central de préserver la vie des soldats israéliens, qui pourraient autrement être plus exposés à des attaques coup de main.

« Israël est plus sensible que tout autre pays en Occident à la mort de ses soldats», déclare Ezrahi. « La mort de civils [palestiniens] relève d’une crise morale, mais n’a pas d’impact politique. »

Guerre du Rif, guerre chimique et de la civilisation contre la barbarie

4 octobre 2013

Les investigations et les affirmations sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie ont amené As’ad AbuKhali, alias Angry Arab, à s’interroger sur l’emploi de telles armes pendant la guerre du Rif dans les années 1920. Angry Arab avait en effet entendu parler d’une telle utilisation d’armes chimiques, mais manquait d’éléments à ce sujet.

Un de ses lecteurs, sans doute Marocain, a bien voulu combler cette lacune et apporter des précisions très intéressantes ainsi qu’un renvoi à un travail universitaire sur cette question.

Comme beaucoup d’entre nous, Angry Arab était en effet perplexe voire outré par la posture moralisatrice de gouvernements occidentaux qui restent pour l’instant les plus grands utilisateurs d’armes chimiques comme on a pu le constater entre autres à Gaza en  2008 – 2009 et au Vietnam dans les années 1960-1970.

Ce post est en passant l’occasion de rappeler le rôle considérable dans l’histoire du nationalisme maghrébin et algérien de l’émir Mohamed ben Abdelkrim El Khattabi, dit Abdelkrim, le fondateur de la république du Rif en 1922. Ce même Abdelkrim qui animera bien des années plus tard le Comité de Libération du Maghreb Arabe au Caire qui sera le lieu de convergence des nationalistes Nord-Africains.

Sur la guerre chimique dans le Rif marocain
Angry Arab, 1er octobre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

De Mohamed: «J’ai lu avec intérêt votre post sur l’utilisation d’armes chimiques par l’Espagne dans le Rif marocain (région berbérophone marocaine bordée par la Méditerranée) pendant la guerre du Rif de 1921 à 1926. C’est quelque chose d’important parce que le bombardement aérien à l’arme chimique de populations civiles dans le Rif marcoain a été le premier dans l’histoire.

Comme vous le savez, les gaz toxiques avaient été utilisés auparavant à Ypres en Belgique pendant la première guerre mondiale et en Irak (1919) quand l’infâme Winston Churchill avait déclaré «Je ne comprends pas la sensiblerie par rapport à l’utilisation du gaz contre des tribus non civilisées» Mais dans ces utilisations précédentes, c’étaient des bombardements d’artillerie, pas d’aviation. L’Espagne n’a pas encore reconnu ce fait historique qui a été établi par l’historien Britannique Sebastian Balfour dans son livre ‘Etreinte mortelle: le Maroc et la route vers le guerre civile espagnole’ (chapitre V) et par l’historienne Espagnole Maria Rosa de Madariaga dans plusieurs ouvrages traitant de l’histoire du colonialisme espagnol dans la Maroc du nord (voir par exemple son long article ici). De fait, une pétition lancée par le parti catalan de la «Gauche Républicaine» pour soulever cette question au parlement avait été rejetée par la commission constitutionnelle du parlement en 2007.

Les premiers types de gaz employés dans le Rif furent le phosgène, le sisphogène et la chloropicrine qui avaient été fournis aux Espagnols par la France. Mais par la suite, la guerre chimique connut une escalade (en particulier à cause des défaites répétées contre le mouvement de résistance) avec l’utilisation de gaz moutarde fourni indirectement par l’Allemagne via le chimiste Hugo Stoltzenberg.

Les Allemands fournirent du gaz moutarde aux Espagnols tout en les aidant à établir des sites de production du gaz. La seule étude à ce jour sur cet épisode particulier reste le livre de Rudibert Kunz et Rolf-Dieter Muller (1990), ‘Giftgas gegen Abd el Krim: Deutschland, Spanien und der Gaskrieg in Spanisch-Marokko, 1922-1927’.
Des câbles diplomatiques montrent que la France comme la Grande Bretagne connaissaient et soutenaient l’utilisation de gaz moutarde par l’Espagne pendant la guerre (du Rif).

Quant à la position du régime marocain [par rapport à ces évènements], ses motivations ne sont pas aussi simples que ce qu’en dit votre lecteur de Berlin. La principale raison qui fait que ce sujet est tabou au Maroc est que l’ensemble de l’épisode historique de la résistance dans le nord du Maroc est tabou. Particulièrement sensible est l’appellation de «République du Rif» pour désigner l’entité politique qui est née de la guerre de libération du Rif, appellation qui reflétait la conception par le dirigeant du mouvement d’un Etat moderne inspiré essentiellement par l’idéologie réformiste islamique (Abduh, Kawakibi) et par l’Etat turc de style ataturkien ‘Abdelkrim était fasciné par l’expérience d’Ataturk).

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La république du Rif entre les protectorats espagnol et français au Maroc

Sans oublier que sous le protectorat protectorat, Français et Espagnols étaient supposés agir pour protéger le roi. En outre, certains soutiennent que le régime s’abstient de soulever cette question parce qu’il a lui-même employé du napalm dans sa brutale répression de la rébellion du Rif (désobéissance civile en réalité) pendant l’hiver 1958-1959.

Ces allégations restent cependant encore difficiles à prouver ou à étayer. La campagne (de l’hiver 1958-1959) avait été conduite par le prince héritier Hassan (qui deviendra Hassan II) et son bras droit, le général Oufkir (le même général qui avait pris la tête d’un coup d’état manqué en 1972).

Plus triste, le récent travestissement politique et journalistique de ce sujet le banalisent franchement au lieu de refléter une intention sérieuse d’affronter un chapitre important de l’histoire du Maroc. La question du gazage de la population civile rifaine est évoqué seulement à des fins politiques, particulièrement dans les moments de tension diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. Dans cette démarche, le régime marocain est épaulé par de nombreux acteurs dans la presse politique et du côté des ONG. Même les membres d’une ONG dont la conférence avait été annulée en 2001 (un groupe de poseurs pseudo-gauchistes) sont maintenant sur la ligne du régime. La plupart d’entre eux sont devenus membres du PAM (Parti de l’Authenticité et de la Modernité), un parti lancé il y a quelques années par un haut responsable du ministère de l’intérieur ami du roi. De fait, on appelle ce parti «le parti de l’ami du roi».» En fin de compte, beaucoup ici sont convaincus que le taux de prévalence du cancer incroyablement élevé dans le Rif (le plus élevé du Maroc) est dû à l’utilisation de gaz moutarde dans les années 1920. Il est certain que ce gaz cause le cancer chez des victimes qui y sont exposées directement à des doses suffisantes, mais aucune étude scientifique n’a encore établi de lien entre le gaz moutarde et les descendants des victimes.

Aborigènes d’Australie et Palestiniens, une résistance tenace

26 janvier 2012

Voilà une information qui, si elle n’a pas été ignorée, ne fait pas vraiment le buzz comme disent les internautes.

Australie : le premier ministre pris à partie

 Julia Gilliard a dû fuir une foule composée de manifestants pro-aborigènes en colère contre une déclaration du chef de l’opposition sur leur combat.

Julia Gillard évacuée par les services de sécurité

Grosse frayeur pour le premier ministre australien Julia Gillard. Le chef d’État a dû quitter précipitamment une cérémonie dans le cadre de la fête nationale australienne et rejoindre de toute urgence sa voiture. Escortée par une cinquantaine de policiers, Julia Gillard a rejoint son véhicule accrochée à son garde du corps, tandis qu’un autre membre des services de sécurité protégeait le premier ministre d’éventuels projectiles avec un bouclier. Dans la cohue, le chef d’État a perdu une de ses chaussures.

Alors que Julia Gillard et le chef de l’opposition Tony Abbott procédaient à une cérémonie de remise de prix à l’ancien Parlement de Canberra, les deux personnalités politiques ont été prises à partie par une foule de 200 manifestants pro-aborigènes. Les deux personnalités politiques se sont alors retranchées dans un restaurant attenant. Visiblement remontés, les manifestants ont hurlé «honte à vous» et «racistes», tout en frappant contre les vitres de l’établissement. Après vingt minutes de tumulte, et l’arrivée d’une dizaine de policiers supplémentaires, Julia Gillard et Tony Abbott ont décidé de quitter le restaurant sous bonne escorte.

«Provocation» vis-à-vis des aborigènes

La foule s’était réunie près de «l’ambassade aborigène», un ensemble de tentes regroupant des activistes luttant pour les droits de cette minorité. Non-reconnue officiellement par le gouvernement, cette «ambassade» fête actuellement ses 40 ans. Alors que l’ambiance était déjà tendue – les aborigènes et les activistes les soutenant considérent la fête nationale comme le «Jour de l’Invasion»-, les manifestants estiment que Tony Abbott a mis de l’huile sur le feu. Le chef de l’opposition avait expliqué plus tôt dans la journée qu’il comprenait pourquoi cette ambassade avait été construite, mais qu’il estimait qu’il était temps que les activistes «passent à autre chose».

Les manifestants demandent à Tony Abbott de clarifier sa position, et de dire s’il souhaite oui ou non la fin de l’ambassade. «Ici, nous avons 1000 personnes qui manifestent de manière pacifique. Alors faire une déclaration comme quoi l’ambassade doit disparaître, c’est de la folie», a expliqué le fondateur de ladite ambassade, Michael Anderson, pour justifier la violence des manifestants.

Comme on le sait et comme le rappelle l’article, l’Australie est un territoire qui a été colonisé par les Britanniques au prix de la relégation ou de l’élimination de la population indigène.

Un génocide assez abouti, pour tout dire mais pour lequel aucun pays n’a jamais été condamné.

Ce qu’il est intéressant de voir, c’est cette obstination des indigènes (Aborigènes) à faire valoir, d’une manière ou d’une autre, leurs droits sur leur sol ancestral.

Or, les Aborigènes qui subsistent en Australie sont fort peu nombreux, ce qui ne les dissuade cependant pas de continuer à résister.

Vous me voyez venir avec mon analogie avec la situation en Palestine parce que ce qu’un peuple qui a failli disparaître complètement de la face de la terre est capable encore de montrer, les Palestiniens continueront à le montrer d’autant mieux qu’ils sont de plus en plus nombreux et qu’ils s’accrochent autant que possible à leur terre, que ce soit dans les territoires occupés où dans ce que l’entité sioniste croit et prétend être son territoire reconnu internationalement. 

Et, similitude intéressante avec la Palestine, les aborigènes, lit-on dans Wikipedia, n’ont jamais accepté de signer de traité de nature à légaliser l’occupation de leur terre par des étrangers violents et voleurs:

aucun traité ne fut signé avec les Aborigènes, qui n’autorisèrent jamais la colonisation. Depuis les années 1980, l’emploi du terme « invasion » pour décrire la colonisation de l’Australie se généralise, tout en demeurant controversé. L’historien Henry Reynolds a souligné le fait que les officiels gouvernementaux ainsi que les colons employaient fréquemment, aux xviiie etxixe siècles, des mots tels qu’ « invasion » et « guerre » pour décrire leur présence et leurs relations avec les Australiens autochtones. Dans son livre The Other Side of the Frontier (De l’autre côté de la frontière)22, Reynolds décrit en détail la résistance armée des peuples aborigènes, au moyen de guérillas, face à l’intrusion blanche sur leurs terres. Cette résistance, débutant au xviiie siècle, se poursuivit jusqu’au début du XXe.
« Tant qu’ils penseront que nous les avons dépossédés de leurs terres, ils nous considéreront comme leurs ennemis et, partant de ce principe, ils ont attaqué les personnes blanches à chaque fois qu’il leur était possible de le faire. »

Les Aborigènes ont-ils tort de penser qu’ils ont été dépossédés de leurs terres par le colonisateur britannique?

Bien sûr que non!


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