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Argentine: le chef de la diplomatie Hector Timerman dit ses quatre vérités à l’entité sioniste

9 mars 2013

La presse argentine se fait assez largement l’écho d’un épisode diplomatique pour le moins tendu entre le ministère des affaires étrangères argentin et son équivalent de l’entité sioniste.

Cet épisode est initialement relaté par le journal sioniste Haaretz dans un article dont je vous livre la traduction intégrale. L’incident en question concerne l’accord conclu par l’Argentine avec l’Iran pour relancer les relations bilatérales en levant, sans les annuler, l’obstacle que représentent les poursuites judiciaires engagées par la justice argentine contre plusieurs hauts responsables Iraniens, dont l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi.

J’ignore pourquoi Haaretz a publié cet article, mais on remarquera que le chef de la diplomatie argentine, Hector Timerman, tient un langage qu’on aurait peine à imaginer dans la bouche d’un François Hollande qui, après avoir reçu Benjamin Netanyahou, vient de recevoir en grande pompe Shimon Peres, un autre criminel sioniste.

François Hollande a même saisi l’occasion pour se fendre d’une nouvelle déclaration sur la Syrie en présence du chef du gang sioniste..

Si des masques n’étaient pas encore tombés, c’est maintenant chose faite.

Le ministre argentin des affaires étrangères accuse Israël de donner «des munitions aux antisémites,» rapportent des sources

Les propos d’Hector Timerman ont été tenus dans le cadre de critique acerbes contre l’ambassadrice d’Israël après qu’Israël ait essayé d’obtenir des explications sur l’accord irano-argentin pour créer une ‘commission de la vérité’ pour enquêter sur l’attentat à l’explosif contre des locaux associatifs juifs à Buenos Aires en 1994.

Par Barak Ravid, Haaretz (Sionistan) 6 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le ministre des affaires étrangères argentin Hector Timerman a accusé Israël de donner «des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté» dans le cadre d’une critique d’une dureté exceptionnelle contre Shavit  Dorit ambassadrice d’Israël, selon certaines sources.

L’incident a été provoqué par les démarches d’Israël pour obtenir des explications sur un accord signé entre l’Argentine et l’Iran l ya deux semaines environ.

L’accord crée une «commission de la vérité» pour enquêter sur l’attentat de 1994 contre l’AMIA, le centre communautaire juif de Buenos Aires. 

Quand Israël a eu connaissance de l’accord, son ministère des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur argentin pour lui manifester sa désapprobation dans un entretien au cours duquel le directeur général adjoint du ministère pour l’Amérique latine, Itzhak Shoham, a fait part de son opposition à l’accord et a exigé des explications. 

Ce qui a provoqué la fureur des Argentins et, en réaction, Timerman a convoqué Shavit le 31 janvier pour lui exprimer son mécontentement. 

Selon des sources au ministère des affaires étrangères qui ont pu voir le compte tendu de la rencontre rédigé par Shavit, Timerman était “contrarié et vraiment en colère» du fait qu’Israël ait exigé que l’ambassadeur d’Argentine donne des explications. Il s’est apparemment lancé dans un long monologue dans lequel il a pourfendu Israël pour s’être ingéré dans les affaires internes de l’Argentine et il a même accusé ce genre de comportement d’encourager l’antisémitisme. Shavit avait à peine pu placer un mot pour répondre, vu qu’il l’interrompait constamment, selon nos sources. 

«Israël n’a aucun droit à exiger des explications: nous sommes un Etat souverain,” lui aurait dit Timerman. Israël ne parle pas au nom du peuple juif et ne le représente pas. Les Juifs qui ont voulu ou veulent vivre en Israël sont partis là-bas, et ils en sont les citoyens ; ceux qui vivent en Argentine sont des citoyens argentins. L’attentat visait l’Argentine, et le désir d’Israël de s’impliquer dans cette affaire ne fait que donner des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté.» 

Convoquer l’ambassadeur d’Argentine puis faire fuiter cet évènement dans la presse était une conduite inacceptable, avait-il apparemment poursuivi. «L’Argentine ne convoque  pas l’ambassadeur israélien pour des explications. Si nous voulions, nous pourrions vous convoquer ici deux fois par mois pour exiger des explications sur une opération militaire à Gaza ou sur la construction dans les colonies. Mais nous ne le faisons pas, parce que nous ne voulons pas intervenir dans vos décisions souveraines.» 

Shavit a répondu avec colère, selon nos sources. «En tant qu’Etat juif, Israël se considère dans une certaine mesure comme responsable du bien-être de [tous les] Juifs et traque l’antisémitisme partout dans le monde,» aurait-elle dit à Timerman. «Israël a par conséquent aidé les Juifs à quitter l’Union Soviétique, a fait venir les Juifs d’Ethiopie et, à certains moments, a aussi aidé les Juifs en Argentine. Vous savez sûrement de quoi je parle,» a-t-elle apparemment ajouté, en référence à la propre histoire familiale de Timerman.

Dans les années 1980, le père de Timerman, lui-même Juif, avait été arrêté par la junte militaire de droite qui dirigeait alors le pays parce qu’il était un journaliste qui soutenait la gauche. Il avait été détenu en prison en confinement solitaire mais avait été finalement relâché suite à l’intervention de l’ambassadeur d’Israël en Argentine et de son équipe – dont certains membres sont aujourd’hui de hauts fonctionnaires au ministère des affaires étrangères. Ils avaient abouti à un accord secret avec la junte aux termes duquel le père de Timerman serait autorisé à quitter le pays. Il était parti en Israël pendant quelques années mais était rentré en Argentine après la chute de la dictature.

 Shavit aurait souligné qu’Israël n’essayait pas d’interférer dans les décisions de l’Argentine, mais voulait des explications compte tenu des similitudes entre l’attentat contre l’AMIA et celui qui avait visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires deux ans auparavant. La police et les services dé sécurité argentins pensent que l’Iran et le Hezbollah étaient derrière les deux attentats. Timerman a décidé de faire celui qui ne comprenait pas, selon nos sources. 

“Je ne sais pas s’il y a un lien quelconque entre les deux attentats,” a-t-il dit apparemment. «Si Israël a une quelconque information à ce sujet, je vous demande de nous la donner le plus vite possible.» 

Mais malgré le ton acrimonieux de cette rencontre, les officiels du ministère des affaires étrangères disent qu’elle s’est terminée par un accord pour que les deux parties essayent de calmer le jeu et de poursuivre la discussion sereinement par la voie diplomatique.

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Dorit Shavit: nous avons le même drapeau!
Hector Timerman: sur notre drapeau brille un soleil radieux alors que sur le vôtre luit une étoile morte.

Comme je l’ai dit, les informations publiées par Haaretz ont eu un fort écho dans la presse argentine. Le ministre Argentin a d’ailleurs essuyé la critique des cercles sionistes et des milieux politiques traditionnellement très favorables à l’entité sioniste.

Interviewé par une station radio de son pays au sujet de ce désaccord avec le régime sioniste, Hector Timerman ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à renvoyer à certaine vérités :

Le ministre des affaires étrangères Hector Timerman se demande s’il doit  «s’aplatir (j’ai ainsi traduit le mot ‘cagar’ qui a une connotation très vulgaire) parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël,» faisant référence aux démarches de ce pays qui a secouru son père, le journaliste Jacobo Timerman, qui avait été mis en prison par le régime militaire.

C’est en ces termes que Timerman s’est exprimé quant il a été interrogé sur Radio Continental au sujet de l’opposition d’Israël à l’accord signé avec le régime de Mahmoud Ahmadinejad pour juger les Iraniens mis en cause dans l’attentat contre l’association mutuelle israélite perpétré à Buenos Aires en 1994.

 «Mon père était prisonnier, disparu, et il faut que j’aille leur témoigner de ma gratitude. Ou alors,je dois modifier la politique extérieur de l’Argentine et me mettre à plat ventre devant ceux de l’AMIA parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël ? Je n’ai aucune dette. Quand on sauve une personne qui est persécutée, il n’y a pas de dette,» a affirmé le ministre.

Timerman a également demandé à son interlocuteur à la radio ; «Qu’est-ce qu’elle veut [l’ambassadrice sioniste], que je fasse un chèque à Israël pour ce qu’il a fait ?» Loin de clore la polémique, le chef de la diplomatie a insisté : «Pourquoi ne demande-t-elle pas à Marcos Weinstein (président de l’Association des Familles de Disparus Juifs en Argentine) ce qu’il pense du rôle d’Israël avec la dictature ?»

 «Je ne me sens en dette à vis-à-vis de personne, ni de rien et vis-à-vis de tous en même temps. Beaucoup de gens ont aidé mon père, comme il y a eu beaucoup de gens que mon père a aidés,» a conclu Timerman.

Un incident diplomatique qui a permis à ce diplomate de relever deux traits importants de l’histoire du sionisme : son empressement à attiser l’antisémitisme et son soutien à la dictature argentine, un soutien qui s’était exprimé localement par l’intermédiaire de la DAIA, équivalent du CRIF en Argentine.

Je ne sais pas vous, mais moi j’échangerais bien Hector Timerman contre Laurent Fabius (on me souffle que Cristina Fernandez de Kirchner n’est pas du tout d’accord).

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Le parlement argentin dit oui à la réconciliation avec l’Iran

28 février 2013

Ne comptez pas trop sur la presse française pour vous parler de la ratification par le parlement argentin d’un accord conclu entre l’Argentine et l’Iran pour traiter un dossier judiciaire qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis 1994.

La version officielle étant en France que l’Iran est un pays isolé sur la scène internationale même si on a vu récemment Mahmoud Ahmadinejad en visite en Egypte, une première depuis la chute du régime impérial, et si tout le monde avait répondu présent pour la conférence des pays Non Alignés convoquée à Téhéran en août 2012. Dans les deux cas, ces succès de la diplomatie iranienne ont fait enrager nos propagandistes bellicistes qui craignent de se voir privés d’une occasion d’en découdre avec la république islamique.

La ratification de l’accord par le parlement argentin ouvre la voie à une normalisation complète des relations avec l’Iran et donc à leur développement, chose qui sera profitable aux deux pays mais qui est peut-être surtout dans l’intérêt d’une Argentine dont la volonté d’échapper aux griffes de la finance internationale ne fait pas que des heureux.

L’accord prévoit aussi d’examiner la procédure judiciaire conduite par les magistrats et la police argentines depuis 1994. Un examen qui ne débouchera pas sur de grandes révélations pour la simple raison que ceux qui ont les clefs de l’énigme de l’attentat contre l’AMIA sont ceux-là mêmes qui se trouvent derrière la fausse piste iranienne.

L’Argentine approuve un accord avec l’Iran sur l’attentat contre l’AMIA

Le Parlement autorise une commission de juristes à examiner la procédure judiciaire qui accuse Téhéran de l’attentat

EFE , El Pais (Espagne) 28 février 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Après plus de treize heures de débat, le parlement argentin a ratifié l’accord avec l’Iran pour enquêter sur l’attentat contre l’AMIA, l’association israélite, qui avait été perpétré en 1994 à Buenos Aires.

Le projet du gouvernement de Cristina Fernandez a été approuvé par 131 voix pour et 113 contre, dans une journée tendue marquée par la mobilisation des familles des victimes de l’attentat contre l’AMIA

Des centaines de personnes ont défilé avec les organisations politiques et associatives devant le parlement argentin en rejet de l’accord avec l’Iran au cours d’une manifestation organisée par l’Association pour l’élucidation du massacre impuni de l’AMIA, avec parmi elles des proches des 85 personnes tuées dans l’attentat, avec la participation de la Délégation des Associations Israélites d’Argentine (DAIA, équivalent de la LICRA), le bras politique de la communauté juive locale

Manifestants de la communauté juive qui disent non au traité et non à la vérité sur l'attentat contre l'AMIA

Buenos Aires: manifestation d’organisations juives qui disent non à l’accord et non à la vérité sur l’attentat contre l’AMIA

Lors d’une cérémonie devant l’entrée du parlement, les organisateurs ont lu un document pour exiger que soit mis «un terme à l’impunité dans le cas AMIA » et pour rejeter l’accord avec l’Iran, qu’ils ont stigmatisé en tant que «nouvel acte de dissimulation et d’impunité »» dont l’objectif est de fermer définitivement ce dossier. »

L’accord conclu en janvier dernier avec l’Iran, et ratifié par le Sénat, prévoit la création d’une commission de juristes pour examiner la procédure judicaire sur l’attentat et interroger à Téhéran ceux qui sont accusés d’avoir fait exploser le siège de l’AMIA à Buenos Aires, Argentine.

Selon le ministre argentin des Affaires étrangères Hector Timerman, l’accord permettra aux Iraniens d’interroger uniquement nécessaire pour la Justice pesant sur les mandats d’arrêt en Argentine avec «alerte rouge» par Interpol permettra d’interroger uniquement les Iraniens recherchés par la justice argentine et sur lesquels pèsent des mandats d’arrêt internationaux avec ‘alerte rouge’ à Interpol.

Ces personnes recherchées sont le ministre Iranien de la défense, Ahmad Vahidi ; l’ex ministre de l’information Ali Fallahijan ; l’ex conseiller du gouvernement Mohsen Rezai, l’ex attaché de l’ambassade iranienne à Buenos Aires, Ahmad Reza Ashgari

Mais l’accord exclut d’interroger l’ancien vice ministre des affaires étrangères pour l’Afrique, Hadi Soleimanpour ; l’ancien chef de l’Etat iranien, Ali Akbar Rafsanjani et l’ancien ministre des affaires étrangères Ali Akbar Velayati, recherchés par la justice argentine depuis 2006, mais sans ‘alerte rouge’ à Interpol.

L’attentat contre l’AMIA fut la deuxième attaque terroriste contre les intérêts juifs en Argentine, après l’explosion d’une bombe devant l’ambassade d’Israël à Buenos Aires qui avait tué 29 personnes en 1992.

Relations avec l’Iran: le gouvernement argentin à la lutte avec le lobby sioniste

11 février 2013

L’attentat  meurtrier perpétré en 1994 contre l’AMIA (Association Mutuelle Israélite) à Buenos Aires avait permis au sionisme de prendre en main fermement la communauté juive organisée en Argentine et porté un coup sévère à des relations avec l’Iran promises sinon à un bel avenir.

Il suffit pour comprendre l’ampleur du problème de signaler que la justice argentine a fini par inculper plusieurs hauts responsables Iraniens dont Ahmad Vahidi, l’actuel ministre de la défense de la république islamique.

Il n’en reste pas moins que le dossier judiciaire à charge contre l’Iran est vide et que les inculpations faites par la justice argentine résultent de pressions à la fois internes, le lobby sioniste en Argentine, et externes, l’entité sioniste et surtout le gouvernement des Etats Unis.

On l’aura compris, les accusations contre l’Iran étaient d’abord motivées politiquement pour des intérêts qui n’ont pas grand-chose à voir avec ceux de l’Etat argentin.

Depuis 1994, la situation politique a cependant évolué en Argentine, une évolution qui s’est accélérée sous la direction de l’actuelle présidente, Cristina Fernanda de Kirchner et qui se traduit par une plus grande indépendance vis-à-vis des Etats Unis.

Sur le plan international, cette évolution s’est traduite par une volonté de relance des relations avec l’Iran.

Mme Kirchner ne pouvait cependant pas ignorer la difficulté induite par la procédure judiciaire pendante même si, comme on le comprendra, elle a sans doute son opinion sur la réalité de l’implication de l’Iran dans l’attentat contre l’ AMIA.

D’où une idée ingénieuse qui va ouvrir la voie à une relance des relations entre les deux pays sans faire cependant fi du problème judiciaire : les deux diplomaties se sont en effet entendues sur un mémorandum d’entente.

Cet mémorandum qui doit être validé par le parlement argentin a pour but de permettre à la justice de suivre son cours :

L’accord avec la république Islamique annoncé par la même CFK à la fin janvier, stipule que le juge et le procureur chargés du dossier pourront se rendre, avec l’autorisation de la Cour Suprême de Justice, à Téhéran où ils soumettront à l’interrogatoire les inculpés signalés par une «note rouge» à Interpol, dans le respect des normes du code pénal argentin. Les résultats de l’enquête pourront être utilisés pour décider du statut des suspects au regard de la procédure. Il permettra aussi la constitution d’une commission de juristes de pays tiers qui veilleront à la validité de la procédure. L’accord est suspendu à l’approbation des parlements des deux pays.

Comme on le voit, les deux pays ont fait des gestes significatifs afin de surmonter un obstacle des plus épineux et faire avancer la vérité, ce dont tout le monde devrait se réjouir.

Le conditionnel est de mise car deux pays ont déjà fait connaître leur désaccord : l’entité sioniste et les Etats Unis !

A ces voix étatiques, il faut ajouter celles des organisations juives argentines dont la DAIA (équivalent de la LICRA) et l’AMIA.

Guillermo Borger (2ème à partir de la gauche) à un colloque du CRIF en 2010

Guillermo Borger (2ème à partir de la gauche) à un colloque du CRIF en 2010

Les propos de Guillermo Borger, président de cette dernière organisation, ont eu le don d’irriter Mme Kirchner. En effet, pour justifier son désaccord avec la procédure imaginée par les autorités argentines et iraniennes, M. Borger a prévenu que sa ratification par le parlement argentin ouvrirait la voie à un troisième attentat.

Je vous laisse lire la réaction courroucée de Mme Kirchner qui somme M. Borger de donner les informations en sa possession à ce sujet tout en observant qu’aucune des parties signataires ne saurait être derrière ce troisième attentat qui se profilerait selon le dirigeant associatif Juif.

Sous-entendu de la présidente : ce sont les partie hostiles à cet accord qui pourraient avoir intérêt à ce futur troisième attentat.

De là à penser que la présidente argentine a sa propre opinion sur la nature des auteurs de l’attentat contre l’AMIA, il y a un pas que je n’hésite pas à franchir.

CFK «préoccupée» par l’avertissement donné par le dirigeant de l’AMIA au sujet d’un troisième attentat

Pagina 12 (Argentine) 9 février 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri

La présidente Cristina Kirchner s’est déclarée «choquée» par le propos du président de l’AMIA, Guillermo Borger, qui a affirmé hier que le mémorandum d’entente signé par l’Argentine avec l’Iran pour faire la lumière sur l’attentat de 1994 contre l’association juive «allait ouvrir la voie à un troisième attentat.» Via Twitter, la présidente lui a demandé «Qu’est-ce que vous savez pour (pouvoir faire] une affirmation aussi terrible ?» et a considéré que «le peuple et la justice ont doivent et méritent de savoir ce dont il a connaissance.»

Hier, quand on l’a questionné sur l’accord – qui doit être débattu à partir de mercredi par les trois commissions du Sénat-, Borger a prévenu que «aller de l’avant vers cet accord ouvre la voie à un troisième attentat parce que ce serait nous soumettre complètement.» Cette critique était dans la même ligne que celle du président de la DAIA, Julio Schlosser, qui a rejeté lui aussi le mémorandum et a considéré que le texte officiel manque de «la clarté que mérite l’affaire.»

Devant cette affirmation, la président s’est demandée : «Qui serait l’auteur intellectuel et matériel [de l’attentat] ?» parce que, a-t-elle ajouté, «il est évident que ce ne pourrait en aucun cas être un des pays signataires» de l’accord conclu en Ethiopie. «Ce seraient ceux qui s’opposent à l’accord ? Des pays, des services de renseignements. Qui ?,» a-t-elle insisté.

«Mais en plus – a-t-elle ajouté-, quel(s) sera ou seront les objectifs… ou serions-nous les objectifs ? Me viennent en tête avec une douleur lancinante les mots de Zulema Yoma affirmant que la mort de son fils fut le troisième attentat terroriste après les bombes contre l’ambassade d’Israël et l’AMIA. J’an ai la chair de poule.»

La présidente a observé que Borger est «une personne respectable» mais elle a affirmé cependant avoir lu «avec beaucoup d’inquiétude» ses déclarations. Raison pour laquelle elle a dit que « le peuple argentin en général et la justice en particulier doivent et méritent de savoir ce dont a connaissance Guillermo Borger» qui l’a amené à faire cet avertissement.

Incidemment, les péripéties relatives aux relations irano-argentines nous permettent de mieux comprendre la nature de l’entité sioniste

On peut en effet lire dans le journal argentin Clarin que le même Guillermo Borger, président de l’Association Mutuelle Israélite Argentine, qui est un citoyen argentin, est allé faire part de ses doléances relatives à l’accord irano-argentin à … l’ambassade des Etats Unis à Buenos Aires.

Ce fait n’est qu’une indication de plus que, contrairement à ce qu’on nous serine, le véritable Etat juif n’est pas l’entité sioniste mais les Etats Unis : non seulement le pseudo Etat juif aurait disparu depuis un certain temps sans l’appui diplomatique, militaire et économique des Etats Unis mais les organisations communautaristes juives présentes dans un certain nombre de pays de par le monde savent parfaitement à quelle porte il convient de frapper pour obtenir gain de cause.

Rien n’a vraiment changé depuis l’époque du règne de l’Empereur Guillaume II !

L’Argentine met en échec les fonds vautours

15 décembre 2012

Le 12 octobre dernier, une dépêche AFP évoquait le sort de l’ARA Libertad, un magnifique voilier école de la marine de guerre argentine bloqué par la justice ghanéenne dans le port de Tema au Ghana.

La justice ghanéenne donnait ainsi droit à une requête émise par des fonds spéculatifs, dit fonds « vautours » qui réclament le remboursement d’emprunts accordés à l’Etat argentin.

La dépêche AFP précisait que:

Selon l’Argentine, l’immobilisation de la frégate viole la Convention de Vienne, son bâtiment militaire jouissant d’une immunité diplomatique. Mais, selon le tribunal de commerce d’Accra, l’Argentine avait déjà levé cette immunité en contractant sa dette auprès du fonds NML.

Intraitable, le gouvernement argentin a contre attaqué en saisissant à son tour une juridiction, internationale cette fois,  le Tribunal international du droit de la mer, basé à Hambourg, en Allemagne.

Cristina Fernandez: tant que je serai présidente, la linerté, la diginté et la souveraineté de l'Argentine ne seront prisonnières d'aucu fonds vautour

Cristina Fernandez: tant que je serai présidente, la liberté, la dignité et la souveraineté de l’Argentine ne seront prisonnières d’aucun fonds vautour

Comme l’explique The Guardian, les développements juridiques de l’affaire de la frégate argentine ont d’énormes implications pour les pays en grave difficulté financière qui cherchent à réduire le fardeau de la dette. Et l’importance de l’enjeu a parfaitement été comprise par ces manifestants de Buenos Aires qui brandissent une bannière affirmant que la frégate ne sera ni livrée, ni vendue.

La frégate ne sera pas livrée, ni vendue

La frégate ne sera ni livrée, ni vendue

Il faut comprendre comment fonctionnent les fonds vautours, tel que NML, celui qui a obtenu l’immobilisation du bateau argentin. NML, dont l’actionnaire principal est un certain Paul E. Singer, avait acheté des bons du trésor argentin peu de temps avant que l’Argentine se retrouve en cessation de paiement, c’est-à-dire à un moment où aucun « investisseur » n’aurait choisi de s’en porter acquéreur.

Paul E. Singer, le vautour le plus recherché

Paul E. Singer, le vautour le plus recherché

L’idée étant bien sûr de se faire rembourser l’intégralité d’une dette que le fonds vautour a achetée en réalité à un prix cassé. Ainsi NML avait-il pu s’adjuger 400 % de bénéfice dans un litige semblable avec le Pérou. Mais pour empocher les énormes bénéfices, il faut bien entendu s’abstenir de participer à une restructuration de la dette publique et saisir des tribunaux afin de contraindre le débiteur à payer. L’immobilisation voire la saisie de bateaux ou autres avoirs du pays débiteur étant un des moyens susceptibles d’être décidés par des tribunaux.

Ces fonds vautour s’ingénient aussi à empêcher tout règlement de la dette de leurs victimes tant qu’ils n’ont pas perçu ce qu’ils estiment être leur dû.

On apprend (pas par la presse française, je vous rassure) que le tribunal de Hambourg vient d’ordonner la libération immédiate et inconditionnelle du bateau ainsi que son ravitaillement autant que de besoin. Le tribunal motive sa décision selon les termes mêmes de l’argumentaire argentin.

Il s’agit d’une victoire importante pour l’Argentine dans le bras de fer qui l’oppose aux financiers véreux et plus généralement aux marchés financiers.

Il faut juste espérer que la société NML non seulement n’empochera jamais les jolis bénéfices qu’elle cherche à obtenir mais qu’elle ne reverra jamais la couleur de l’argent que ce fonds vautour a  « investi ».

Il reste que les relations entre le Ghana et l’Argentine ont certainement pâti sérieusement de cet incident. Le gouvernement ghanéen a beau arguer de l’indépendance de la justice de son pays, on ne peut que s’étonner de voir un  tribunal ghanéen donner suite à la requête de financiers véreux dans un dossier qui ne concerne ni de près, ni de loin le Ghana. Le tribunal d’Accra aurait pu, par exemple, se déclarer incompétent, ou encore, se référer à la jurisprudence sur les navires de guerre.

Ce qu’il n’a pas fait car si la justice ghanéenne est indépendante de l’Etat ghanéen, il n’est pas sûr qu’elle le soit de certains intérêts privés et étrangers. Et elle ne s’est certainement pas montrée très compétente sur ce dossier.

En dialoguant avec l’Iran, l’Argentine fait enrager le régime sioniste

4 novembre 2012

Emilio Marin est un journaliste argentin qui publie depuis 1987 un édito hebdomadaire dans le journal La Arena qui parait dans la ville de Santa Rosa dans la Pampa. Emilio Marin collabore aussi avec un certain nombre d’organes de presse, le plus souvent de gauche mais aussi de type universitaire.

Emilio Marin

Il nous propose un article extrêmement intéressant dans lequel il offre un aperçu assez complet de l’évolution des relations entre l’Argentine et l’Iran à partir de l’attentat contre l’AMIA (l’association mutuelle israélite de Buenos Aires) à la  récente relance des discussions entre les deux pays.

Emilio Marin n’est ni chiite, ni crypto chiite (sa barbe renvoie plus sûrement à Fidel Castro et Che Guevara). Il n’empêche qu’il expédie rondement les accusations contre l’Iran dans l’affaire de l’AMIA qui reposent sur une enquête bâclée à dessein sur fond de corruption du pouvoir et de manœuvres américaines et sionistes.

Emilio Marin évoque une des raisons de cette reprise des relations : un Iran qui cherche à rompre son isolement et une Argentine en quête de débouchés pour ses productions, agricoles notamment.

Il y a bien sûr d’autres aspects qu’Emilio Marin ne fait en fin de compte que suggérer qui sont ceux de la réorientation de la diplomatie argentine vers une plus grande autonomie à l’égard de Washington dans un processus qui travaille une bonne partie de l’Amérique latine, et une volonté de rejeter les oukases imposés par la finance mondiale. Et qui dit finance mondiale, dit FMI, Banque Mondiale, dollar et donc Etats Unis et le reste du monde capitaliste.

Aussi bien sur le volet diplomatique qu’économique, l’Argentine joue une partie serrée dans laquelle les adversaires de sa politique utiliseront  tous les moyens qu’ils jugent bons pour la ramener dans ce qu’ils estiment être le droit chemin.

Un dialogue irano-argentin cordial à Genève

Les deux pays en avaient décidé ainsi aux Nations Unies et ils ont tenu leur première réunion à Genève. L’objectif est d’apurer les conflits et de trouver une solution au contentieux sur l’AMIA. Une décrispation des relations qui a deux ennemis puissants.

Par Emilio Marin, La Arena (Argentine) 3 novembre 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Les relations entre l’Argentine et l’Iran se sont améliorées petit à petit depuis 2010. Les deux parties ont cherché à surmonter les obstacles qui se dressent entre elles depuis que, en juillet 1994, s’était produit un attentat brutal à Buenos Aires contre l’AMIA, une association israélite. 85 personnes avaient trouvé la mort. Une enquête judiciaire avec une forte interférence des services secrets d’Israël et des Etats Unis avait accusé sans preuves l’Iran d’être le présumé responsable. C’est alors qu’avait commencé le déclin de cette relation et la méfiance entre les deux pays.

L’Argentine avait réclamé en 2006 auprès d’Interpol l’extradition de hauts responsables accusés d’être les commanditaires de l’attentat. Parmi eux, entre autres, l’ex président Ali Rafsandjani, l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi, l’ambassadeur de l’époque à Buenos Aires, Hadi Soleimanpour, qui est maintenant vice ministre des relations extérieures, chargé des affaires africaines. Téhéran avait rejeté cette demande et les relations furent de fait réduites au minimum.

Les représentations diplomatiques des deux pays ont été ramenées au niveau de chargés d’affaires. A Buenos Aires, c’est Ali Pakdaman qui représente l’Iran.

Ces requêtes judiciaires infondées résultaient de l’instruction menée par le magistrat Juan José Galeano, en pleine époque menemiste (du président Carlos Menem) qui ne se distinguait pas précisément par la qualité ou par l’indépendance de la justice. Galeano avait fini par être destitué par le Conseil de la magistrature et ce qu’on lui reprochait avait en partie à voir avec sa gestion de ce dossier. Il avait payé 400 000 dollars, sur des fonds réservés à la SIDE (services secrets argentins) à Carlos Telleldín un des prisonniers [en relation avec l’attentat] afin qu’il charge certains accusés et qu’il en disculpe d’autres. A la fin, tous s’étaient retrouvés libres mais un des éléments de ce dossier scandaleux restait inchangé : l’accusation selon laquelle l’attentat avait été décidé par l’Iran et exécuté par ses agents du Hezbollah libanais. Les pièces de ce puzzle ne s’emboîtaient pas, mais la SIDE, la CIA et le Mossad firent en sorte qu’on les voie comme allant bien ensemble. Galeano limogé de ses fonctions à la justice le dossier sera repris tel quel par Rodolfo Canicoba Corral et le procureur de la république Alberto Nisman, qui maintiendront la pression judiciaire contre Téhéran.

On avait atteint le fond en matière de relations entre les deux pays. Le commerce bilatéral était tombé moins de 50 millions de dollars, presque rien. Le président Néstor Kirchner, puis Cristina Fernández étaient allés à l’Assemblée générale de l’ONU avec des dirigeants de la communauté israélite dans leurs délégations officielles. Et dans leurs discours, ils avaient réclamé les extraditions à Téhéran. En l’absence de réponse positive, à l’instar des Etats Unis et d’Israël, la représentation argentine avait quitté l’Assemblée Générale au moment où le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad avait commencé son discours. L’Argentine participait au boycott et aux sanctions de l’ONU sur l’accusation contre l’Iran pour un autre fait non démontré : que son programme nucléaire pacifique aurait des visées militaires.

Parlons un peu

Après ce tableau peu reluisant, a commencé à poindre un vent contraire dans les relations bilatérales à partir de 2010. Comme tout est lié, les choses avaient commencé par le commerce et les nécessités économiques. Les exportations argentines étaient en augmentation, passant à 84 millions de dollars en 2008, 371 millions en 2009, 1 455 millions en 2010 et 1 189 millions en 2011. Le chiffre sera supérieur en 2012.

La république achète surtout des denrées alimentaires, de la farine et de l’huile de soja, du blé, du maïs et d’autres produits. Et le gouvernement argentin, heureux d’un fort excédent dans les échanges, a en vue un dispositif semblable à celui qui le lie au Venezuela. L’Iran est un grand producteur de pétrole dont le client principal était jusqu’alors l’Union Européenne. Les multiples sanctions imposées par ce bloc impérialiste, aligné sur les Etats Unis, laisse une partie de la production iranienne disponible pour d’autres marchés comme la Chine ou ceux d’autres pays membres du Mouvement des Non Alignés.

Ce ne sont pas seulement les échanges avec l’Iran qui se sont améliorés mais aussi les relations politiques. A la 66ème Assemblée Générale de l’ONU, en 2011, Cristina Fernández avait proposé à son homologue de tenir le procès des responsables de l’attentat contre l’AMIA dans un pays tiers. Même si l’Iran n’a pas donné de suite favorable, insistant sur le fait qu’il n’avait rien à voir avec cet acte, cela revenait dans les faits à un assouplissement de l’exigence par Buenos Aires d’obtenir l’extradition d’un ancien président et d’un ministre en exercice, entre autres accusés.

Cristina Fernandéz et Hector Timerman

A la veille de la 67ème Assemblée, en septembre dernier, Ahmadinejad avait demandé à l’Argentine une réunion au niveau ministériel pour essayer de trouver une solution à ce différend. Il trouva un écho chez la présidente Argentine qui dans son discours à l’Assemblée répondit favorablement à cette demande. Et le 27 septembre, dans le palais de cristal newyorkais, les deux chefs de la diplomatie, Héctor Timerman et Alí Akbar Salehi, ainsi que le vice ministre des affaires étrangères Eduardo Zuain et un autre fonctionnaire Iranien.

Revenir en arrière du chemin vers la mésentente n’est jamais facile. A cette occasion, les diplomates ont dialogué et consigné leur accord de principe dans un document qui disait deux choses. Qu’ils chercheraient une solution légale compatible avec la législation de chaque pays. Et qu’ils poursuivraient le dialogue par l’intermédiaire dé délégués au siège genevois de l’ONU, jusqu’à aboutir à un accord sur le dossier de l’AMIA.

Le premier dialogue en territoire suisse a eu lieu le 29 octobre. La délégation venue de Buenos Aires comprenait le vice ministre des affaires étrangères Zuain, la responsable du Trésor [avec rang de ministre] Angelina Abbona et la directrice du service juridique du ministère des affaires étrangères, Susana Ruiz Cerutti.

Il n’y a pas eu de grandes nouveautés, ni d’informations précises de ce qui a été discuté. Ce n’est pas de l’excès de zèle mais plutôt un signe de responsabilité de la part des deux parties, pour avancer pas à pas et éviter de faire capoter un processus très compliqué, avec des ennemis puissants à l’affût. Ce qui est positif, c’est qu’ils se sont parlé à nouveau, sans que personne ne quitte la partie.

Oiseaux de mauvais augure.

Un certain nombre d’oiseaux de mauvais augure machinent et manœuvrent pour que rien de positif ne sorte de Genève.

L’un d’entre eux est le gouvernement des Etats Unis, qui a intérêt à isoler, à sanctionner et éventuellement à agresser l’Iran sous le prétexte jamais démontré d’un programme nucléaire à visées militaires. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), dirigée par le japonais Yukiya Amano, n’a pas été en mesure de dissiper tous les doutes en dépit de l’autorisation par Téhéran d’une inspection de tous les sites nucléaires.

On peut comparer avec Israël, l’autre grand ennemi de la réconciliation irano-argentine, qui ne montre pas ses installations nucléaires à Dimona et dans d’autres centrales, alors qu’on sait avec une quasi certitude qu’elle dispose de 200 armes nucléaires.

Le Département d’Etat a été un peu plus discret dans son travail de sape contre le dialogue de Genève et celui qui l’a précédé à New York. Mais il n’y a pas eu de changement de politique. Il y a plutôt une division du travail avec son allié sioniste qui a endossé le rôle du «méchant» qui lui va si bien.

Quand Timerman a rencontré à New York son collègue Israélien Avigdor Lieberman le 28 septembre, à peine 24 heures après en avoir fait de même avec son homologue Iranien, il fut surpris parce que l’ambassade d’Israël à Buenos Aires avait diffusé un document déplorant la rencontre entre officiels Argentins et Iraniens. Le communiqué parlait de «la grande désillusion» israélienne du fait de cette rencontre, ce qui revenait à une ingérence dans les affaires intérieures de notre pays et ç une attitude déloyale à l’égard de Timerman qui représentait habituellement le point de vue le plus pro-israélien au palais San Martin.

A l’approche de la date de la réunion des délégués Argentins et Iraniens à Genève, le 29 octobre, Israël a recommencé à tirer à l’artillerie lourde contre cette démarche. Le même calibre, ou à peu près, que celui qu’elle utilise pour bombarder les Palestiniens à Gaza.

C’est l’ambassadrice de Tel Aviv à Buenos Aires, Dorit Shavit, qui avait parlé en premier pour chicaner les autorités argentines : «nous attendons que vous ne soyez pas naïfs avec l’Iran» (La Nacion, 14/10).

Puis était arrivé au siège du ministère des affaires étrangères le directeur général du Département Amérique latine du ministère israélien, Itzhak Shoham, qui avait fait pression contre le dialogue avec la république islamique. Il avait été reçu par le sous-secrétaire à la politique latino-américaine au ministère, Diego Tettamanti et par le directeur du Département Afrique du Nord et Moyen Orient, Hernán Plorutti.

Finalement, le jour même où les délégations se sont rencontrées au Palais des Nations de Genève, on a pu entendre «La Nacion» (29/10) tirer à boulets rouges avec un éditorial. Les deux premières lignes disaient : «la décision du gouvernement de négocier avec le régime de Téhéran viole la constitution, affecte notre souveraineté et profite aux auteurs de l’attentat.»

Il aurait aussi bien pu être écrit par Benjamin Netanyahou et publié dans une gazette de l’armée israélienne. Cet éditorial se résumait à une défense inconditionnelle de l’Etat sioniste et à une critique féroce de Cristina [Fernandéz, la présidente]. Résultat : objectivité zéro, comme chez les dirigeants de l’AMIA et de la DAIA [équivalent du CRIF en Argentine].


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