Posts Tagged ‘David Cameron’

120 000 réfugiés très discrets

23 février 2012

Certains de vos journaux en parlent puisqu’on trouve trois références de publications françaises qui évoquent les 120 000 personnes qui ont fui les combats dans la région nord du Mali. La moitié de ces personnes se trouvent maintenant dans des pays voisins comme la Mauritanie, le Niger ou l’Algérie.

Mais cette affaire n’a bien entendu rien à voir avec ce qu’a subi la Libye de la part des pompiers pyromanes David Cameron et Nicolas Sarkozy. Que toutes ces personnes déplacées remercient, ça va de soi.

En tout cas, les dépêches reproduites dans la presse française n’en soufflent mot. 

Mali: Les combats persistent, le peuple fuit

20 Minutes (France) le 23/02/2012
MALI – Les combats entre l’armée et la guérilla targui font rage depuis la mi-janvier…
Plus de 100.000 déplacés. Les combats qui font rage depuis la mi-janvier dans le nord désertique du Mali, entre l’armée et la guérilla targui, ont provoqué d’importants déplacements de population, selon les Nations unies.
La moitié de ces déplacés auraient gagné des pays limitrophes du Mali: la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et l’Algérie.
Renforcés par des effectifs et des armes en provenance de Libye, les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont lancé depuis le début de l’année des attaques contre plusieurs villes ou postes militaires dans le nord du Mali. Les forces gouvernementales ont riposté en bombardant à l’aide d’hélicoptères de combat des positions de la guérilla targui.
Ces affrontements ont fait des dizaines de morts. Leur recrudescence, dans une zone où étaient déjà actives des cellules du réseau Al-Qaida, fait craindre à certains un report de l’élection présidentielle prévue en avril.

Nicolas Al-Sarkozy, le révolutionnaire Syrien

17 février 2012

La rencontre au sommet de ce 17 février entre M. Nicolas Sarkozy et le premier ministre Britannique David Cameron a eu pour résultats d’importants accords dans le secteur de l’énergie nucléaire et dans le domaine militaire avec le coup d’envoi donné à un projet de conception d’avion sans pilote.

La situation en Syrie a aussi été abordée et les deux dirigeants ont promis de faire de leur mieux pour faire chuter le régime syrien et, dans ce but, ont exhorté les opposants à s’organiser et s’unir.

La presse vous parle bien entendu de tous les aspects de cette réunion très importante qui va fixer des orientations qui engageront le nouveau pouvoir en France, qu’il soit incarné par l’actuel président ou par un de ses concurrents.

Les deux larrons se sont même congratulés pour leur rôle dans les destructions et les tueries en Libye, c’est dire que l’ambiance était bonne…

Il y a quand même quelque chose qui m’a interloqué dans ce qu’a dit ou aurait dit Nicolas Sarkozy à propos de la Syrie dans la conférence de presse qui a suivi la rencontre avec David Cameron. Ce sont des mots que je n’ai trouvés que dans une dépêche d’une agence de presse espagnole publiée, entre autres, dans le journal El Mundo..

La dépêche d’agence parle comme les autres organes d’information des exhortations à l’unité qu’adresse M. Sarkozy à l’opposition au gouvernement syrien. Mais voilà ce qui m’a  plus particulièrement étonné et que je vous reproduis d’abord en espagnol puis avec ma traduction:

« No podemos hacer la revolución siria sin que la oposición actual haga el esfuerzo de unirse para que podamos ayudarlos más », señaló Sarkozy durante una conferencia de prensa conjunta con Cameron al término de la cumbre franco-británica en París.
« Nous ne pouvons pas faire la révolution en Syrie sans que l’opposition syrienne fasse maintenant l’effort de s’unir afin que nous puissions l’aider plus, » a déclaré M. Sarkozy durant une conférence de presse conjointe avec Cameron à la clôture du sommet franco-britannique à Paris.

Alors soit M. Sarkozy s’est effectivement présenté comme un révolutionnaire Syrien, Nicolas Es-Sarkozy (à défaut d’être un révolutionnaire Français), soit le correspondant de l’agence de presse espagnole EFE a voulu rendre ce qui lui paraissait évident. N’empêche que le passage est bel et bien entre guillemets, et correspondrait à des propos effectivement tenus par le président Français.

Quand un député prosioniste Britannique porte un toast au … IIIème Reich

19 décembre 2011

Le journal Le Figaro nous gratifie de la brève qui suit :

lefigaro.fr, le 19/12/2011
Un député britannique conservateur a perdu son poste d’assistant parlementaire après avoir participé à un enterrement de vie de garçon au cours duquel un ami a revêtu d’un uniforme nazi. Le parti conservateur a déclaré hier qu’ Aidan Burley avait «agi d’une manière stupide et offensante » et n’était plus secrétaire parlementaire privé auprès du ministre des Transports.
Le premier ministre David Cameron a ordonné une enquête sur le comportement Burley. Le scandale a éclaté la semaine dernière lorsque le tabloïd le Daily Mail a publié une photo montrant Burley avec un homme vêtu d’un uniforme de SS. D’après le Daily Mail, Burley, aurait même loué le costume pour son ami.
Burley, jeune député de 31 ans à qui l’on prédisait une ascension rapide, a confié regretter le déroulement de la soirée pendant laquelle les participants ont supposément porté un toast au troisième Reich [ce n’est pas une supposition mais un fait, note de Djazaïri]. Dans une lettre au journal Jewish Chronicle, il a présenté «sans réserve ses excuses». « J’ai commis l’erreur de ne pas quitter cette fête », reconnaissait-il.

Il est vrai qu’une brève ne permet pas de tout dire, mais on ne peut que déplorer l’omission du fait que la scène s’est déroulée en France, à Val Thorens, où un ami du député, un certain Mark Fournier (un Français ?) enterrait sa vie de garçon.

Et c’est justement Mark Fournier qui porte le costume nazi loué par le député conservateur.

L’affaire a fait grand bruit à Londres où le premier ministre David Cameron a cru bon d’exclure Aidan Burley des fonctions qu’il occupait auprès d’un ministère.

Peut-être la fin d’une belle amitié ?

D. Cameron et A. Burley. On se marrait pourtant bien ensemble

Le Figaro note bien que le député a écrit une lettre d’excuses au Jewish Chronicle, le principal organe de presse de la communauté juive au Royaume Uni.

En plus de cet acte de contrition, le Daily Mail nous signale que :

Un intermédiaire agissant au nom de M. Burley a contacté le Holocaust Educational Trust en vue d’arranger une visite à Auschwitz – mais ça n’a pas été suffisant pour sauver sa carrière.

Apparemment la religion de l’holocauste ne donne pas facilement l’absolution…

Pourtant, Aidan Burley mérite sans doute d’être pardonné si on tient compte de ce que nous pouvons lire dans Totally Jewish :

Le député Burley a séjourné pour la première fois en Israël au début de cette année à l’invitation des Conservative Friends of Israel (CFI) et du ministère israélien des affaires étrangères. Selon le registre de déclaration d’intérêts des députés, les CFI ont donné 974£ tandis que le ministère a donné 574£. Après son séjour en Israël, Burley avait écrit sur sa page web : « Le plus émouvant fut notre visite à Yad Vashem, le musée israélien de la mémoire de l’holocauste, ce fut une expérience émouvante et bouleversante que de voir les expositions et d’entendre les récits des Juifs pendant la guerre. »

Aidan Burley a donc déjà fait le pèlerinage et on peut donc lui prédire une belle carrière de serpillière du lobby sioniste en Grande Bretagne qui n’apprécie rien moins que les antisémites honteux ou plus ou moins repentis. Le fait d’être déjà passé par  Yad Vashem ne fera donc que renforcer son sentiment de culpabilité  et le rendra d’autant plus docile et plus disposé à traiter agressivement les cibles désignées par le régime sioniste.

Et d’ailleurs, pourquoi M. Burley éprouve-t-il le besoin de s’excuser auprès d’un journal juif et pas, par exemple, auprès des anciens combattants des forces de Sa Majesté ? ou des victimes anglaises des bombardements de la Luftwafee ?

Car, d’après ce que j’en sais, la Grande Bretagne n’était pas une alliée de l’Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale, mais au contraire un des ses adversaires les plus déterminés.

Royaume Uni: nouvelles révélations sur l’emprise du lobby sioniste

25 novembre 2011

Le scandale de l’emprise du lobby sioniste, révélé d’abord par l’affaire Adam Werritty, s’étend en Grande Bretagne avec les informations sur la dépendance financière du parti Conservateur de David Cameron vis-à-vis des fortunes qui dominent la City. Parmi ces fortunes, se trouvent en bonne place des représentants du lobby sioniste, ces fameux milliardaires qui possèdent l’entité sioniste mais aussi certains gouvernements comme celui de Grande Bretagne ou des Etats Unis

Pour être juste, dans les deux derniers cas, ils sont seulement copropriétaires et s’intéressent surtout aux parcelles qui ont à voir avec le destin du sionisme.

Ces gens, nous le savons, agissent pour orienter la presse dans le sens de leurs intérêts et ils font la même chose avec les gouvernements. Ces lobbyistes sionistes qui tenaient par l’argent et par les couilles (au sens propre du terme) l’ex ministre de la défense britannique Liam Fox, tiennent aussi fermement la parti Conservateur par les cordons de la bourse.

Liam Fox et Adam Werritty au temps du bonheur

Il y a des contreparties bien sûr, qui consistent par exemple à pouvoir discuter avec des membres d’un gouvernement des questions qui les intéressent et, là aussi, orienter l’action, si ce n’est le discours, des autorités. C’est ainsi que des gens comme Catherine Ashton en Europe, ou Barack Obama aux USA, ne cessent de démentir par leurs actions les principes auxquels ils disent être attachés. 

Le scandale BICOM est sans doute d’une ampleur équivalente au scandale Murdoch qui a éclaté juste un peu avant. Comme vous le savez sans doute, Rupert Murdoch, ce magnat de la presse, propriétaire du Times et du New York Post entre autres, est aussi un sioniste des plus fanatiques. Et dans l’affaire Murdoch, le fameux dossier des écoutes illicites n’est que la partie émergée, la plus répugnante certes, d’une machine d’immixtion dans les plus hautes sphères gouvernementales.

Face à ce double scandale, David Cameron reste impavide, droit dans ses bottes, prêt à apporter la démocratie par la force des armes partout où les sionistes et les USA lui demanderont de le faire.

Il devrait commencer chez lui, en démissionnant, en dissolvant son parti corrompu et laisser la justice se charger des agents d’influence et de leurs clients.

Il y a quelque chose se stupéfiant à lire, en fin d’article, le propos de cette dirigeante qui critique la dépendance du parti travailliste vis-à-vis des syndicats de travailleurs (c’est-à-dire de millions de cotisants) tandis qu’elle se trouve fort aise de voir son propre parti dépendre de quelques grosses fortunes.

Les mécènes d’Adam Werritty avaient aussi subventionné le parti Conservateur

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages de l’ami de l’ex ministre de la défense Liam Fox avaient aussi donné de l’argent au parti Conservateur.

Par Rajeev Syal, The Guardian (UK) 23 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages du meilleur ami de Liam Fox avaient aussi donné de l’argent aux Tories (conservateurs) durant les semaines qui ont abouti à la démission du ministre de la défense, indiquent de nouvelles informations.

Michael Lewis, qui dirige Oceana Investments et a été directeur de l’organisation de lobbying pro-israélien BICOM, Mick Davis, le PDG de Xstrata et Poju Zabludowicz, un des principaux fondateurs de BICOM, ont donné une somme totalisant 84 900 euros aux Tories dans les trois mois avant septembre.

Tous trois ont participé au financement de Pargav, la compagnie qui a payé plus de 162 498 euros pour les vols en première classe et les hôtels cinq étoiles d’Adam Werritty.

Fox a démissionné en octobre suite à des allégations selon lesquelles il avait donné à son ami intime Adam Werritty l’accès au ministère de la défense et lui avait permis de le rejoindre dans des voyages officiels à l’étranger.

Les dons au parti sont apparus dans des données rendues publiques par la Commission Electorale ce mercredi. Lewis a donné 11 600 euros au siège du parti conservateur en septembre. Sa société Oceana état citée dans le rapport O’Donnell comme ayant financé Pargav.

Davis a donné 56 200 euros au siège du parti Conservateur, 5 800  euros à l’association des Conservateurs de Harlow et 8700 euros au bureau du ministre de l’éducation Michael Gove entre juillet et septembre.

Zabludowicz a donné 2550 euro au parti dans la circonscription de Finchley et Golders Green. Son entreprise Tamares donnait de l’argent à Pargav.

Davis, 52 ans, est président de l’ Jewish Israel Appeal, une organisation caritative qui répartit ses contributions entre des oeuvres de bienfaisance au Royaume Uni et en Israël. Davis figure parmi les plus grosses rémunérations du FTSE (similaire au CAC 40 français) et perçu  24,7 millions  d’euros l’an dernier.

Davis, Lewis et Zabludowicz ont été précédemment cités comme d’importants donateurs du parti Conservateur. Davis a donné 175 000 euros au siège central du parti Conservateur ces 21 derniers mois, selon les registres de la commission électorale.

En juin, Davis figurait avec Zabludowicz, le président de BICOM,  dans une délégation qui avait rencontré le ministre des affaires étrangères William Hague pour discuter de l’impact du printemps arabe sur Israël.

Kevan Jones, minister de la defense du cabinet fantôme travailliste, a déclaré : « Il est clair que les gens qui finançaient Adam Werritty subventionnent le parti Conservateur.

“Subsistent d’importantes questions qur qui savait quoi et quand au sujet du financement des activités de Pargav.

“Il y a eu un scandale lié au lobbying au coeur du gouvernement de David Cameron et nous n’avons toujours pas une connaissance de l’ensemble des faits. Tant que nous n’aurons pas cette connaissance, la suspicion au sujet de ces donateurs persistera., » a-t-il dit.

Les chiffres de la commission électorale posent de nouvelles questions difficiles aux Tories sur la dépendance de ce parti à l’égard des financiers de la City.

More than £1m, 42.6% of the party’s donations over the three month period, came from City backers according to figures released by Labour. Donors include Adrian Beecroft, who gave £50,000. He wrote a report for the government this month calling for employers to be given the right to sack unproductive employees without explanation.

Plus d’1,5 million d’euros, 42,6 % des dons au parti sur la période de trois mois considérée venaient de soutiens à la City, selon des chiffres divulgués par le parti travailliste. Parmi les donateurs, Adrian Beecroft qui a donné 58 000 euros. Il a rédigé un rapport au gouvernement ce mois-ci pour demander que les employeurs obtiennent le droit de renvoyer sans explication les salaries improductifs.

Le parti travailliste a dépassé de 30 %les Tories dans le recueil de financements et été, montrent les chiffres officiels.

Les dons ont totalise 3 110 000 euros pour l’opposition à comparer avec les 3 200 000 euros réunis par les conservateurs.

Près de 90 % des dons recueillis par les travaillistes, soit 3 660 000 euros, viennent des syndicats.

Lady Warsi, la co-présidente du parti Conservateur a déclaré: “Les syndicats ont été décisifs pour l’élection d’Ed Miliband à la tête du parti et il est maintenant évident que le parti travailliste devient de plus en plus dépendant des syndicats pour maintenir la parti à flot.

“Ed Miliband devrait arrêter d’être faible pour condamner les grèves, mais sa dépendance à l’égard des plus plus gros intérêts particuliers de la vie politique britannique actuelle montre clairement qu’il n’en sera rien. »

Pingouins et bandits manchots aux manettes de la Grande Bretagne (le sionisme et les pouvoirs ‘nationaux’)

16 octobre 2011

Liam Fox a donc démissionné de son poste de ministre de la défense plutôt que d’attendre d’’être limogé. L’idée est que le scandale n’éclabousse pas le premier ministre David Cameron qui n’a vraiment pas besoin de ça.

Ce ne sera sans doute pas facile, car cette affaire intervient alors que la nomenklatura britannique, de droite comme de « gauche » pensait pouvoir enfin parvenir à étouffer le scandale Murdoch qui ne se limite pas, comme on veut le faire croire, à une simple histoire d’écoutes illicites et de mauvais goût pour alimenter les potins d’une presse de caniveau.

Dans les deux cas, nous constatons la pénétration de classe politique britannique par le pouvoir de l’argent et des officines dont certaines sont actionnées de l’étranger.

Dans les deux cas, nous retrouvons le rôle des fanatiques sionistes, car Rupert Murdoch n’est pas seulement un magnat de la presse mais aussi un sioniste forcené, tandis qu’Adam Werritty, l’ami intime de Liam Fox, émargeait auprès de Poju Zabludowicz, un militant pour la paix qui a des intérêts dans l’industrie de l’armement mais aussi dans les colonies sionistes en Cisjordanie où il fait de la promotion immobilière.

Et Adam Werritty, nous apprend l’article, bien connu du Mossad ne s’est apparemment pas gêné pour intervenir dans des dossiers brûlants comme la Libye ou encore l’Iran, pays dans lequel il aurait été mis à contribution pour un complot visant à renverser le président Mahmoud Ahmadinejad.

D’où la question posée en filigrane dans l’article de The Independent que je vous propose : qui gère réellement les choix de politique étrangère du Royaume Uni ?

J’irais même jusqu’à demander : qui gouverne réellement le Royaume Uni ?

A gauche le pingouin Liam Fox, à droite le bandit manchot Adam Werritty

Révélation: les liens du témoin de mariage de Liam Fox avec l’opposition iranienne

Une enquête de The Independent: le côté obscur d’Adam Werritty : le pseudo conseiller ‘avait des liens avec le Mossad.’

par Jane Merrick et James Hanning, The Independent  (UK) 16 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Adam Werritty, l’homme au centre du scandale «argent contre entrées» qui  éclabousse Liam Fox, a été impliqué dans un complot audacieux pour renverser le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, a-t-on affirmé hier soir.

Le pseudo conseiller de M. Fox, dont l’amitié intime avec l’ancien ministre de la défense a conduit à la chute de M. Fox, s’st rendu en Iran à plusieurs reprises et a rencontré des organisations d’opposition à Londres et à Washington ces dernières années, a appris The Independent on Sunday (IoS).

M. Werritty, 33 ans, a été débriefé par le MI6 au sujet de ses voyages et est si bien apprécié par le Mossad, le service de renseignement israélien – qui pensait qu’il était le chef de cabinet de Liam Fox – qu’il a été en mesure d’avoir des réunions avec les échelons les plus élevés du gouvernement israélien, ont indiqué diverses sources à l’IoS.

M. Fox a démissionné vendredi après toute une série de révélations autour de ses affaires avec son conseiller, notamment sur ses 18 réunions à l’étranger où M. Werritty était présent, dont une à Dubaï, au Sri Lanka et en Israël ainsi que 22 réunions au ministère de la défense. Après avoir promis de contrer ces divulgations la semaine dernière, M. Fox a quitté le gouvernement ce vendredi quand des précisions ont été apportées sur le rôle en matière d’affaires et de renseignement des soutiens financiers de M. Werritty.

Le ministre a reconnu avoir laissé la séparation entre ses intérêts privés et ses activités gouvernementales devenir « floue ». Mais l’IoS a appris que les voyages de M. Werritty ne se limitaient pas à des séjours dans des hôtels de luxe à Dubaï et à Colombo : il se servait de sa carte de visite marquée du blason du parlement, qui mentionnait sa fonction de conseiller de M. Fox, pour faire avancer ses affaires commerciales dans le sud Soudan ravagé par la guerre, dans d’autres pays africains en développement et en Irak. Le conseiller a aussi eu tout récemment des discussions à Londres avec des représentants du nouveau gouvernement libyen. On ne sait pas si M. Fox y participait.

Ces nouvelles révélations vont sans doute être prises en compte par l’enquête de Sir Gus O’donnell sur M. Fox et M. Werritty qui a été lancée la semaine dernière avec l’éclatement du scandale. La révélation du fait que cet homme qui avait ses entrées à volonté auprès de M. Fox alors que ce dernier travaillait dans le cabinet de David Cameron tentait en même temps de renverser le président Iranien va alimenter l’alarme au ministère des affaires étrangères quant à sa conduite d’une politique étrangère parallèle et à son action en tant qu’agent «trouble» [rogue operator: agent, opérateur pourri, voyou].

Au plus fort de la tempête autour de M. Fox la semaine dernière, des « amis » de ce dernier ont essayé de minimiser sa proximité avec M. Werritty en le présentant comme un personnage dans le genre «Walter Mitty», à la fureur de M. Fox.

Portant, les entrées dont jouissait M. Werritty auprès d’importantes personnalités politiques dans le monde suggèrent tout autre chose. M. Werritty, affirme une source, collaborait étroitement avec des néoconservateurs appuyés par les Etats Unis qui pensaient être en mesure de «renverser Ahmadinejad.»

Même si un tel projet aurait été extrêmement ambitieux, voire impossible, les activités de M. Werritty sont un camouflet pour les efforts du gouvernement britannique en vue d’une solution diplomatique aux ambitions nucléaires de l’Iran.

M. Werritty s’était joint à M. Fox, alors que ce dernier était ministre de la défense du cabinet fantôme, pour une visite en Iran pendant l’été 2007. L’IoS croit savoir que le conseiller a également visité de pays à plusieurs reprises avant et après, mais on ne sait pas combien de temps il y a séjourné ni qui il a rencontré.

M. Fox est un atlantiste enthousiaste et a de la sympathie pour le mouvement néoconservateur aux Etats Unis qui prend des positions agressives sur les ambitions nucléaires iraniennes, quoique lors de sa visite de 2007 dans ce pays, il avait affirmé espérer une “solution diplomatique” au problème. Un de ses associés dit que M. Werritty qui est capable de s’exprimer en persan, a pu servir de «facilitateur» et « transmettre des messages » entre diverses personnalités d’opposition, quoique notre source souligne qu’il n’agissait pas comme «espion freelance.» Une source diplomatique laisse entendre que M. Werritty, à son retour à Londres, était débriefé par le MI6 sur ses séjours en Iran. On ne sait pas si M. Fox était au courant de l’ensemble des activités de M. Werritty, où s’il avait été tout simplement autorisé à les poursuivre et à donner des informations aux autorités britanniques à titre non officiel.

Notre journal a essayé à plusieurs reprises de contacter M. Werritty mais en vain.

Une source à Whitehall parle de M. Werritty sur un ton cinglant. Cette source déclare : « Demandez-vous ce qu’il faisait là bas. C’est un changement de régime mais seulement dans sa tête. Je ne peux pas m’imaginer quelque chose de plus stupide, tourner autour de l’Iran en agitant le drapeau britannique. Pense-t-il vraiment que la réponse aux ambitions nucléaires iraniennes – que nous voulons toujours résoudre – est d’avoir une bande de types qui encouragent de cette manière l’opposition dans ce pays ?  Nous avons une responsabilité envers ces gens, et toutes les actions de ce genre doivent avoir l’approbation du gouvernement, ce qu’il ne semble pas avoir eu. C’est ridicule. Vous invitez des gens à croire que vous avez les moyens du gouvernement pour les soutenir, et en fait l’opposition a toutes chances d’être écrasée brutalement.

 « Ce qui ne veut pas dire que s’il rentrait à Londres et proposait de parler au MI6 de ce qu’il avait vu pendant son séjour en Iran, ils n’auraient pas dit ‘oui, merci’. Mais qu’ils cherchent à recueillir autant d’informations que possible n’est pas tout à fait la même chose qu’être mandaté par eux. »

L’IoS a appris qu’un officier supérieur d’un pays en développement, que ce journal ne nommera pas pour protéger son identité; a le sentiment d’avoir été berné par M. Werritty. Hier soir, le député travailliste John Mann a appelé Scotland Yard à lancer une enquête pour fraude sur M. Werritty et pour son utilisation d’une carte de visite mensongère le présentant comme étant un conseiller de l’ex ministre de la défense.

En mai 2009, M. Werritty avait arrange une rencontre à Portcullis House entre M. Werritty et un lobbyiste Iranien proche du régime du président Ahmadinejad. En février de cette années, M. Werritty a arrangé un dîner entre M. Fox, Matthew Gould, ambassadeur Britannique en Israël et des personnalités politiques de haut niveau – qui comprenaient semble-t-il des agents des services secrets israéliens – pendant une conférence sur la sécurité israélienne, dîner au cours duquel avaient été évoquées des sanctions contre l’Iran. Malgré l’inexistence d’un rôle officiel de M. Werritty au ministère de la défense, une source israélienne affirme qu’il était “hors de doute” que M. Werritty était considéré comme personne d’autre que le chef de cabinet de M. Fox, capable d’arranger des rencontres au plus haut niveau, et qu’il était considéré comme un «  expert sur l’Iran. »

Le ministère des affaires étrangères a refusé de s’exprimer hier soir sur quelque aspect des activités de M. Werritty.

Le ministre Britannique, son petit ami et le lobby sioniste (le pouvoir, le cul et l’argent)

15 octobre 2011

Le hasard a voulu que dans deux posts distincts, je vous ai entretenu récemment d’une amitié particulière de Liam Fox, ministre de la guerre Britannique, champion de la lutte pour le droit des gens en Libye, et de Bicom, une officine sioniste implantée en Grande Bretagne avec pour mission de dompter la presse. Ce qu’elle fait plutôt bien.

Voilà maintenant que nous apprenons qu’il existe un lien entre Liam Fox et Bicom et que ce lien n’est autre que le petit ami du désormais ex ministre, Adam Werritty.

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Adam Werritty (à droite) et son petit ami Liam Fox, ministre britannique de la défense

C’est que le scandale a enflé en Grande Bretagne et Liam Fox a été obligé de démissionner pour éviter de finir limogé. Et on en sait maintenant plus sur son petit ami Adam Werritty.

On sait en effet maintenant que le train de vie d’Adam Werritty, 34 ans, était financé par une organisation à « but non lucratif » nommée Pargav. 

Comme vous le savez sans doute, les dons à des organismes à caractère non lucratif ouvrent généralement droit à des déductions fiscales. Ce qui est une bonne chose quand ces organismes viennent en aide aux sans logis ou subventionnent des projets de recherche universitaire par exemple.

Adam Werritty n’est pas exactement un sans logis, ni un jeune universitaire méritant, ce qui n’a pas empêché Pargav de lui allouer depuis octobre de l’an dernier la modique somme de 147 000 £ (environ 167 000 €) afin de permettre à ce proche de Liam Fox de voyager vers des destinations où, heureux hasard, il retrouvait son ami le ministre.

Bien sûr, Adam Werrity est en fait à la tête de Pargav dont il est le seul à bénéficier des subsides.

L’argent, selon les donateurs, était supposé contribuer à stimuler des initiatives pour la paix. Dans le même temps, il payait les hôtels cinq étoiles et les voyages en première classe de Werritty. Et à certaines de ses destinations, il rencontrait Fox en compagnie de chefs d’Etat et de généraux étrangers.

Si c’est pour favoriser la paix dans le monde, il n’y a vraiment rien à redire.

Sauf que quand on regarde qui sont les contributeurs financiers d’Adam Werritty, on peut quand même se poser quelques questions. Ces derniers sont au nombre de six et ont mis chacun 35 000 £ au pot.

Le magazine L’Express fait un topo assez complet sur cette affaire et nous parle du rôle d’une société d’investissements immobiliers

Tamares Real Estate, détenue par Poju Zabludowicz, également à la tête d’une société de lobbying agissant au Royaume-Uni, mais cette fois pour le compte d’intérêts israéliens. 

Tiens, tiens, curieux hasard

Nous avons déjà croisé Poju Zabludowicz sur ce blog

Ce milliardaire Finlandais établi au Royaume Uni n’est autre en effet que le patron de Bicom, une organisation (à but non lucratif elle aussi!) chargée de driver les journalistes Britanniques dans l’intérêt du projet sioniste.

Ce que ne nous dit pas le magazine L’Express, c’est que les investissements immobiliers de Tamares Real Estate se font aussi dans les colonies sionistes en Cisjordanie occupée. Des investissements qui sont donc parfaitement illégaux et dont on voit mal en quoi ils servent les intérêts de la paix que sont supposés promouvoir Pargav.et Adam Werritty

Ce qui n’a pas échappé au service de communication de .Zabludowicz qui tient, contre toute évidence, à faire de cet hommes d’affaires un homme épris de paix et, pourquoi pas, un peu naïf:

Zabludowicz, 57 ans, qui est né à helsinki et vit mainteant à Hampstead, est un des hommes les plus riches de Grande Bretagne. Il a quelques investissements dans l’industrie de l’armement – son père avait créé la compagnie israélienne d’armement Soltam dans les années 1950 après avoir été un proche collaborateur de Shimon Peres qui était alors directeur du ministère israélien de la défense.

Un porte parole de Zabludowicz a déclaré q’il possédait par « héritage »  une affaire dans l’armement aux Etats Unis, mais a ajouté que ce n’était pas une part significative de son empire. L’essentiel de son activité porte maintenant sur l’immobilier » a-t-il dit.

Un héritage du patrimoine paternel dont il n’a pas eu le coeur de se dessaisir. C’est beau les sentiments filiaux!

Ceici dit,  Liam Fox n’est absolument pas le seul politicien conservateur corrompu, directement ou indirectement par Poju Zabludowicz puisque

 David Cameron aurait accepté un don de 15 000 livres de la part de Poju Zabludowicz, un milliardaire Finlandais qui dirige BICOM (le Britain Israel Communication and Research Centre). Zabludowicz, révèle le film, a des intérêts financiers dans des colonies illégales en Cisjordanie. Il a également donné 50 000£ au bureau de campagne du parti Conservateur. Zabludowicz indique que ses contributions «sont connues publiquement.»

Comme vous le savez sans doute, David Cameron est l’actuel premier ministre Britannique, une version grand format de Nicolas Sarkozy qui prône les vertus du travail, du respect des lois et patati et patata. Toutes choses dont en haut lieu on tend à se dispenser comme le montre cette affaire et toutes celles qui souillent la politique en France comme en Grande Bretagne.

D’ailleurs L’Express nous rappelle au passage l’autre scandale, celui des liens « incestueux » entre plusieurs dirigeants britanniques et le magnat de la presse Rupert Murdoch, qui est, encore un hasard, un ardent sioniste.

Le Guardian avait aussi révélé que David Cameron passait un temps disproportionné à s’entretenir avec des responsables de News Corp, la société de Murdoch. Des entretiens qui, l’été dernier, se seraient même déroulés sur le yacht de Rupert Murdoch au large d’îles grecques, après un déplacement payé par le gendre du magnat, selon The Independent

Tous ces éléments ne sont évidemment qu’un petit aperçu de l’état de servitude qui est celui d’une bonne partie des élites politiques occidentales qui sont tenues par les trois leviers habituels: l’argent, le pouvoir et le cul (que les âmes prudes me pardonnent). 

Le Big Bazooka de David Cameron

9 octobre 2011

La Grande Bretagne ne fait pas partie de la zone Euro. Mais comme le gouvernement des Etats Unis, les autorités britanniques ne sont pas indifférentes à la crise que traverse la monnaie européenne. 

C’est pourquo, selon le Financial Times,i le premier ministre Britannique David Cameron  presse les dirigeants de l’Eurozone, dont M. Sarkozy au premier chef, de s’entendre sur un plan d’action pour  recapitaliser les banques européennes.

Surprenant de la part du dirigeant d’un Etat qui a toujours refusé d’adopter la monnaie unique.  Mais sa réaction est avant tout celle du  chef du gouvernement d’un pays où l’activité financière a une importance considérable et dont l’économie  pourrait souffrir énormément d’un naufrage désordonné de l’euro.

Londres ne veut en effet pas se ruiner en devant  payer bouées et canots de sauvetage et exige donc, c’est le mot qui convient, que les pays concernés commencent à distribuer les gilets de sauvetage encore en leur possession.

Il s’agit donc de «devancer les marché » en annonçant un plan d’action complet. D’autant que Cameron, ami de Sarkozy sur le dos de la Libye, subodore un coup tordu du gouvernement français pour pratiquer une discrimination contre la City de Londres parce qu’elle intervient en dehors de l’Eurozone :

« Qu’ils n’essayent pas de délocaliser notre industrie des services financiers à Francfort – c’est hors de question »

Après avoir ruiné la Libye,  le projet sarkozyen serait maintenant de ruiner la City de Londres. Autant Cameron était partant pour détruire  la Libye, autant il semble refuser le même sort pour la place financière londonienne.

Et que préconise donc David Cameron pour tenter de sauver la zone Euro ?

Eh bien, la même chose qui a servi à sauver la Libye : le big bazooka.,  «a big bazooka approach »

Comme de bien entendu, Cameron a emprunté cette arme aux Etats Unis, à Hank Paulson, ancien secrétaire d’Etat US au Trésor. Le « big bazooka » de Paulson avait été sorti au moment du sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac. Au passage, le bazooka avait ruiné les petits porteurs et les actionnaires non spéculatifs et mis en difficulté les banques régionales.

La tactique du «shock and awe» adaptée à l’univers de la finance.

Démocraties en déliquescence

9 octobre 2011

Avec l’intervention militaire en Libye, le Royaume Uni et la France ont ostensiblement roulé des mécaniques, le dirigeant de chacun de ces pays cherchant à montrer qu’il était celui qui avait le plus de biceps, c’est-à-dire que sa contribution en termes de pourcentage de bombes déversée sur Tripoli et sur Syrte était la plus conséquente.

Une salutaire psychothérapie que ce retour au langage de l’impérialisme conquérant de ces anciens champions du colonialisme.

Une occasion d’oublier un peu la crise économique, même si la facture de l’aventure libyenne ne tardera pas à être déposée sur la note des contribuables, et les affaires qui grangrènent ces deux pays : affaire Bettencourt et affaire des ‘mallettes’ en France, affaire Murdoch en Grande Bretagne.

D’ailleurs, quand on pense au traitement politique et médiatique de l’affaire Murdoch au Royaume Uni, on ne peut qu’aboutir inexorablement à la conclusion que la démocratie a vécu de l’autre côté de la Manche. Parce qu’un tel scandale aurait normalement dû se traduire par une démission en bloc du gouvernement, une véritable enquête indépendante et l’exclusion de toute compétition électorale d’une bonne partie de la classe politique, aussi bien dans les rangs des conservateurs que dans ceux des travaillistes.

Restent les libertés individuelles, soit la liberté de se teindre les cheveux en bleu, ou de prendre la parole debout sur un trépied à Hyde Park. C’est déjà ça, comme dit Alain Souchon dans une de ses chansons.

Et en matière de scandale en Grande Bretagne, en voilà un autre qui touche un des principaux acteurs de l’agression contre la Libye, j’ai nommé Liam Fox, le ministre de la défense du gouvernement de David Cameron.

Ce qui se passe, c’est que Liam Fox, qui joue les gros bras en Afrique du Nord, à coups d’avions Tornados et d’hélicoptères Apache a un faible pour un certain Adam Werritty, 34 ans. Adam Werritty était, nous dit le journal Le Monde, le colocataire du ministre avant le mariage de ce dernier.

Contre une attaque à voile et à vapeur, on se doute bien que l’armée du colonel Kadhafi n’avait aucune chance.

Le journal Le Monde nous fait cependant le service minimum sur cette affaire Fox – Werrity en nous informant que M. Werritty :

a accompagné le ministre lors d’une visite officielle au Sri Lanka l’été dernier. Et ce alors qu’il n’occupe aucune fonction et n’a pas subi les contrôles de sécurité nationale de routine au sein du gouvernement.

On lit aussi que M. Werritty disposerait de cartes de visite où il se présente comme « conseiller de Liam Fox

Et qu’en septembre dernier, M. Fox avait menti au parlement en affirmant que son ami n’avait participé à aucune visite officielle à l’étranger alors que, comme on l’a vu, ils étaient ensemble au Sri Lanka.

Répondant en septembre dernier à une question du député travailliste John Mann, M. Fox avait assuré que M. Werritty n’était « pas un employé du ministère de la défense, et n’a[vait] donc participé à aucune visite officielle à l’étranger » avec lui. Il avait toutefois admis avoir « rencontré M. Werrity quatorze fois au ministère de la défense ces seize derniers mois, mais pas à titre officiel ».

Donc Liam Fox, a rencontré quatorze fois Adam Werritty au siège de son ministère « mais pas à titre officiel. »

C’est précisément ce qui est grave : un individu étranger au service, un ressortissant étranger de surcroit (Werritty est Américain) qui se promène comme ça dans les locaux d’un ministère très sensible. Ca laisse rêveur et ça rappelle un peu les promenades en liberté d’Alexandre Djouhri dans les hauts lieux du pouvoir en France.

Et Werritty n’est pas un simple curieux du fonctionnement d’une administration, c’est quelqu’un de politisé lié aux marchands d’armes et au complexe militaro-industriel des Etats Unis. Et il n’est sans doute pas pour rien dans le reproche qui est fait à Liam Fox de privilégier les achats d’armes américaines à ceux qui pourraient être effectués auprès de fournisseurs nationaux.

Et comme business is business, à l’époque où Liam Fox était ministre de la santé,dans le cabinet fantôme conservateur,  Werrity dirigeait une société spécialisée dans le domaine de la …santé.

En France, comme en Grande Bretagne, la pénétration des rouages de l’Etat par une espèce de pègre, qui fricote avec les services secrets (probablement la CIA pour Wreritty) et des réseaux politiques de l’ombre, néoconservateurs sans le cas britannique, a atteint un niveau d’une ampleur sans doute inédite. Une évolution qui n’est pas sans rappeler la situation des Etats Unis où encore celle que connaît la Russie avec le poids des oligarques dont Valdimir Poutine a cependant sensiblement réduit l’influence.

Des signes certains d’une déliquescence de l’Etat dont on verra si les forces qui se proposent d’assumer l’alternance politique (le PS en France, le Labour au Royaume Uni) sont capables de l’enrayer.

Vu leurs affinités et leurs position sur certains dossiers, il est permis d’en douter.

Come4News fait un très bon topo sur Adam Werritty et son rôle auprès du Conseil National de Transition (CNT) libyen:

Werrity, Jalal al-Dighely

La médialogie pose la question : « Quelle est donc la vérité sur Werrity ? ». Sa branche mineure se demande : « Mais qui est donc Jalal al-Digheily ? ». Le premier, Adam Werrity, ancien colocataire et témoin de mariage de Liam Fox, ministre de la Défense britannique, serait de presque tous les voyages de son ami, membre du gouvernement de sa Gracieuse Majesté. Il aurait en poche des cartes de visite faisant état de sa qualité de consultant auprès du MoD (la Défense britannique). Liam Fox était hier à Tripoli auprès d’un certain Jalal al-Dighely, qui aurait en poche des cartes de visite le désignant ministre de la Défense du CNT.L’un est « advisor to Rt. Hon. Dr. Liam Fox MP », et on sait où le joindre (adam@werrity.com). Problème : « Google Chrome n’est pas parvenu à trouver la page werrity.com ».

Mais on dispose de nombreuses photos de lui. Il serait, depuis 1997, l’unique employé d’Atlantic Bridge, une association néoconservatrice, une charity étasuno-britannique. Mais l’association a été dissoute en cette fin de semaine. N’empêche, 15 ans de carrière, ce n’est pas rien.

La carrière de Jalal al-Digheily est plus récente, et beaucoup plus chaotique. Selon Wikipedia, Jalal Muhammad Mansour al-Digheily (ou al-Dogheily), serait un civil. On ne sait trop d’où il vient (de l’étranger ? de l’administration de Kadhafi ?). Dans un premier temps, le 19 mai, il remplace le ministre de la Défense de Benghazi, à la suite de la poussée vers la sortie d’Omar El-Hariri, et de l’assassinat du général Younes et de deux colonels. Il est démissionné le 8 août en vue d’être remplacé par Salem Joha, un commandant de brigade de Misrata.

Mais il sait se faire oublier, assure son propre intérim, et le voilà, tout début octobre, à temps pour accueillir Liam Fox et l’Italien Ignazo La Russa à Tripoli, muni de cartes de visites attestant de sa qualité de ministre de la Défense.

Pendant longtemps, on ne savait pas trop qui composait le CNT, qui était qui. Remarquez qu’en France, il a fallu quand même beaucoup de temps pour apprendre l’existence des « ministres plénipotentiaires » Takieddine, Bourgi ou Djouhri, peut-être des homologues d’Adam Warrity.

Libye: la ville de Tawergha enfin libérée de ses habitants par les « rebelles » de Sarkozy

11 septembre 2011

Il y a un mot de la langue française qui est fichtrement mal employé depuis quelques temps, c’’est le mot « révolutionnaire » appliqué aux prétendus rebelles qui sont entrés dans la capitale libyenne sous les auspices de l’OTAN et qui assiègent en ce moment certaines villes irrédentistes comme Beni Walid ou Syrte. Villes que l’OTAN bombarde d’ailleurs copieusement car les fameux « rebelles » n’ont jamais emporté le moindre succès militaire sans que l’OTAN mette sérieusement la main à la pâte.

Et force est de dire que plus on en apprend sur ces révolutionnaires, plus on les trouve abjects. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on voit qui les soutient : les militants tiers-mondistes «Fidel» Sarkozy et  «Che» Cameron, les princes « rouges » du Qatar et d’Arabie Saoudite, sans oublier  le grand émancipateur, « Nelson Botula » Henri-Lévy.

L’article que je vous propose s’inscrit dans le sillage d’autres  informations qui émergent sur la mentalité des cinglés que l’OTAN a chargé d’apporter la démocratie en Libye.

Vous me direz que c’est une preuve de la liberté d’informer. Certes, il est difficile dans un monde « globalisé » comme on dit de tout mettre sous le boisseau et les journalistes n’ont pas forcément tous perdu leur professionnalisme.

Mais pour que des informations comme celles-ci puissent paraître, il faut le plus souvent respecter certaines conditions : la première est qu’il faut donner la raison des agissements des criminels, en faisant éventuellement comprendre que ce n’est pas une bonne raison, mais  sans souligner ce fait que ce n’est pas une bonne raison. Un lecteur peu attentif retiendra qu’il y a une rationalité compréhensible dans la démarche des « rebelles ».

La deuxième condition est de charger l’autre camp de crimes encore plus abjects ; des crimes dont on attend bien entendu les preuves.

Et puis admirez le procédé : une ville qui était comme toute autre ville la ville de ses habitants est devenue par la magie d’un titre « la ville de Kadhafi. » Après tout, si c’était la ville de Kadhafi, tout est donc permis…

Personnellement, je ne peux que souhaiter la défaite de ces prétendus rebelles. De la même manière, je ne peux que souhaiter la comparution devant un tribunal des dirigeants politiques qui leur ont permis de commettre leurs exactions et dont les armes, avions, navires de guerre, ont semé mort et destruction en Libye.

Un de ces dirigeants vient de commémorer en son palais présidentiel les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Il n’a vraiment honte de rien, lui dont les armes ont tué et continuent à tuer  bien plus de personnes en Libye.

D’ailleurs, vous ne trouverez rien dans la presse française sur ce crime de guerre commis à Tawergha.

La ville fantôme de Kadhafi après le retrait des loyalistes

Andrew Gilligan visite les lieux  qui semblent être ceux des premières grandes représailles contre les partisans du régime de Kadhafi

Par Andreew Gilligan à Tawergha, The Telegraph (UK) 11 septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jusqu’au  mois dernier, la ville de Tawergha abritait 10 000 civils.

Mais à l’heure du crépuscule la semaine dernière, les immeubles d’habitation s’étirent noirs et morts, au loin, et les seuls êtres à se mouvoir sont des moutons.

Ce secteur pro Kadhafi a été vide de sa population, vandalisé et partiellement incendié par les forces rebelles. Le Sunday Telegraph a été le premier à visiter les lieux de ce qui semble avoir été les premières représailles majeures contre des partisans de l’ancien régime.

“Nous leur avions donné trente jours pour partir,” explique Abdul el-Mutalib Fatateth, l’officier qui commande la garnison rebelle à Tawergha, tandis que ses soldats jouent au baby-foot devant un immeuble d’habitation vide. « Nous avions dit que s’ils ne partaient pas, ils seraient pris par la force et emprisonnés. Tous sans exception sont partis et nous ne leur permettrons jamais de revenir. »

Les habitants de Tawergha et leurs voisins de Misurata, à une trentaine de kilometers plus loin, étaient dans des camps opposes pendant la révolution libyenne. Tandis que les habitants de Misurata assiégée luttaient courageusement pour sauver leur ville des forces e Kadhafi qui l’encerclaient, certains des obus d’artillerie qui leur tombaient dessus venaient de Tawergha.

“Nous leur avions demandé de ne pas nous combattre, parce qu’ils sont nos frères mais ils avaient continué à le faire, » affirme M. Fatateth. Mais il semble reconnaître que les habitants de la ville avaient été pris entre deux feux puisqu’il explique que « Kadhafi prenait les gens de Tawergha et s’en servait comme boucliers humains quand ses troupes approchaient de Misurata. »

Les rebelles disent que des civils volontaires de Tawergha étaient avec les soldats de Kadhafi quand ils ont pillé des dizaines de maisons à Misurata en mars. Il y a aussi des allégations, impossibles à vérifier, de viols et d’autres exactions commis par des gens de Tawergha.

Quelle que soit la vérité, il n’y aura sans doute guère de place pour la réconciliation dans ce coin de la nouvelle Libye. Pour la première fois dans [la couverture médiatique de] la révolution libyenne, nous avons pu voir un grand nombre de maisons et pratiquement chaque boutique, systématiquement saccagés, pillés ou incendiés.

Même l’hôpital local a été saccagé. Les lits ont été tirés hors des chambres et lacérés. Les vitres des fenêtres et des portes ont été cassées. Les médicaments, les ordonnanciers et les feuilles d’imprimante ont été éparpillés dans les couloirs, et les médecins et les infirmières ont disparu avec tous les autres.

A l’extérieur, il faut faire attention à ne pas marcher sur une des mines anti-personnel qui jonchent le trottoir.

L’explication de tout ça se trouve dans les drapeaux verts de Kadhafi qui flottent encore devant de nombreux  appartements. Il est hors de doute que cette ville était un soutien du régime. Mais ce soutien semble s’être exprimé à différents niveaux.

Certaines des maisons ont apparemment servi à combattre, et ont des impacts de balles sur les murs. Par contre, la majorité des propriétés pillées ou vandalisées n’en avaient aucun.

M. Fatateth assure que certaines avaient été investies par des miliciens pro Kadhafi après la fuite des civils et que deux jours de bataille avaient suivi avec les forces rebelles les 10 et 11 août.

Et comme souvent en Libye, il y a aussi un soubassement raciste. Beaucoup d’habitants de Tawergha, quoique n’étant pas des immigrés ni de ces mercenaires Africains de Kadhafi dont on parle tant, sont des descendants d’esclaves, et ont la peau plus foncée que beaucoup de Libyens.

Au bord de la route qui mène à Tawergha, la brigade de Misurata a peint un slogan qui dit  » la brigade de nettoyage des esclaves [et] des peaux noires ».

“Nous avons rencontré des habitants de Tawergha en détention, emmenés de chez eux simplement pour être de Tawergha, » explique Diana Eltahawy, une enquêtrice d’Amnesty International qui se trouve actuellement en Libye. « Ils nous ont dit avoir été forcés de s’agenouiller et avoir été frappé avec des bâtons. »

Même la fuite n’est, semble-t-il, pas suffisante pour se sauver. Des gens de Tawergha ont été arrêtés à des barrages routiers, pris dans des hôpitaux ou arrêtés dans la rue. « Ils ont vraiment peur. Ils n’ont nulle part où aller, » déclare Mme Eltahawy.

Amnesty dit avoir vu le 29 août un patient originaire de Tawergha emmené de l’hôpital central de Tripoli par trois hommes, dont un armé, pour « interrogatoire à Misurata ». Amnnesty a aussi appris qu’au moins deux personnes originaires de Tawergha avaient disparu après avoir été emmenés d’hôpitaux de Tripoli pour interrogatoire. Un contrôleur aérien de 45 ans et son oncle ont été arrêtés par des rebelles armés alors qu’ils faisaient des courses dans le quartier Firnaj de Tripoli le 28 août.

Ils avaient été emmenés dans les quartiers du Conseil Militaire à l’aéroport de Mitiga, tout près de la capitale à l’est.. Ces hommes ont déclaré à Amnesty avoir été frappés à coups de crosse de fusil et reçu des menaces de mort. Tous deux ont été détenus plusieurs jours à Mitiga et sont toujours prisonniers à Tripoli.

Beaucoup d’habitants de Tawergha se terrent maintenant dans des campements de fortune près de Tripoli. Mais même là-bas, ils ne sont pas en sûreté. Dans un camp, un groupe d’hommes armés a fait irruption et a arrêté une dizaine d’habitants de Tawergha. Leur sort reste inconnu. Une autre femme du camp dit que son mari a quitté le camp pour aller faire une course au centre de la capitale il y a une semaine. Elle ne l’a pas revu depuis.

“Si nous retournons à Tawergha, nous serons à la merci de la brigade de Misurata,” explique un des réfugiés qui refuse qu’on donne son nom. « Quand ils sont entrés dans notre ville à mi-Ramadan [mi-août] et l’ont bombardée, nous nous sommes enfuis avec seulement nos vêtements sur le dos. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de nos maisons et nos biens. Je suis maintenant ici dans ce camp, mon fils est malade et j’ai trop peur pour aller à l’hôpital en ville. Je ne sais pas ce qui va nous arriver maintenant. »

Les exactions des rebelles ne sont rien en comparaison de celles du régime. Les gens qui ont vu les squelettes calcinés de prisonniers, massacrés à la mitrailleuse pendant la retraite de la brigade Khamis de Kadhafi ou qui ont assisté aux bombardements indiscriminés sur Misurata n’oublieront pas ces scènes de si tôt.

Mais les vieilles habitudes répressives des Libyens pourraient bien se réveiller spontanément..

Et ce n’est pas la première fois que des civils pro Kadhafi ont souffert de représailles. En juillet, alors que les rebelles quadrillaient les montagnes du Nefousa, le village de Gawalish a subi un sort tout à fait similaire. Beaucoup de ses habitants, des retraités et de jeunes enfants ne pouvaient tout simplement pas avoir participé à une quelconque action militaire pour le régime.

Dans la ville fantôme de Tawergha, on éprouve peu de sympathie pour la situation critique des victimes.

Selon M. Fatateth, “Le conseil militaire va decider de ce qui se passera pour les habitations. Mais les habitants de Tawergha devront passer sur nos cadavres pour revenir. »

Ibrahim al-Halbous,, un aute chef rebelle local, le dit encore plus simplement.

«Tawergha n’existe plus,» dit-il.

200 Nigérians détenus au secret par les « rebelles » en Libye

7 septembre 2011

Le Nigeria a reconnu le nouveau pouvoir libyen, incarné par le CNT, c’est-à-dire les « rebelles » pour lesquels la France, le Royaume Uni, les Etats Unis et quelques autres puissances de l’axe du bien ont déroulé un tapis rouge. Rouge de sang libyen, mais pas seulement puisque les pseudo-rebelles ont comme une tendance à s’acharner sur les personnes à la peau très foncée qui sont tantôt des ressortissants libyens, tantôt des travailleurs migrants.

Pour l’instant, le Nigeria n’est cependant guère payé de retour, car si de nombreux immigrés Nigérians avaient senti le vent tourner et quitté précipitamment le pays, d’autres sont restés piégés et tombent un à un dans les filets des prétendus rebelles.

200 d’entre eux sont actuellement retenus dans les geôles du CNT  [ils font donc partie de ceux qui n’ont pas été tués] et 25 d’entre eux viennent tout juste d’être faits prisonniers en dépit des assurances données aux autorités d’Abuja par les dirigeants rebelles, que ces « rebelles » s’appellent Mustapha Abdeljalil, David Cameron ou encore Nicolas Sarkozy.

Ces personnes d’origines diverses sont réputées, d’après le CNT et sur la seule base de leur teint de peau, être des mercenaires à la solde de M. Kadhafi. Ce que les membres du CNT devraient pourtant savoir, c’est qu’en cas de défaire imminente, les mercenaires sont presque toujours les premiers à s’enfuir puisqu’ils ne combattent que pour l’argent.

Les mercenaires occidentaux ne se sont pour leur part rangés aux côtés du CNT que parce que le risque que leur aviation ou leur marine subissent des pertes était absolument infime, compte tenu de la disproportion des forces en présence.

La chasse aux immigrés d’origine subsaharienne se poursuit donc en Libye. Et si le gouvernement nigérian a reconnu le pouvoir du CNT, ce ne sont pas les voix qui manquent dans ce pays pour s’élever contre cette reconnaissance.

Et ce n’est qu’un indice de plus de la prise de conscience dont l’Afrique est le lieu je vais essayer de vous proposer un autre article pour illustrer ce point] et qui laisse supposer que la victoire militaire de l’OTAN aura des conséquences très importantes en Afrique mais pas forcément celles que les maléfiques forces du bien imaginent(lisez donc les commentaires des lecteurs sur la page originale de l’article de The Nation pour vous faire une idée.

 

200 Nigérians retenus en otages par les rebelles Libyens

Par  Yusuf Alli, Abuja, The Nation (Nigeria) 7 septembre 2011traduit de l’anglais par Djazaïri

La chasse aux Nigérians en Libye s’est poursuivie hier, avec l’arrestation de 25 personnes par le Conseil National de Transition  (CNT) des rebelles qui ont mis fin au pourvoir du colonel Kadhafi qui l’exerçait depuis 42 ans.

Le nombre de Nigérians détenus s’élève donc maintenant à plus de 200, a appris The Nation. On craint que les Nigérians détenus soient tués par les rebelles si le gouvernement fédéral [du Nigeria] n’agit pas à temps.

Un porte parole des Nigérians pris au piège à Tripoli, M. Daramola Sili qui a parlé au téléphone avec notre correspondant, a déclaré : « Environ 25 Nigérians ont été arrêtés aujourd’hui à Tripoli et ils sont détenus dans le quartier Salahdin de la capitale. Nous n’avons accès à aucun d’entre eux.

“Pour l’instant, nous avons plus de 200 Nigérians détenus dans diverses regions de la Libye. Nous ignorons leur sort. Nous prions pour qu’ils ne soient pas tués comme d’autres travailleurs émigrés noirs.

 «Le modus operandi habituel est que les rebelles mettent en place des barrages routiers et chaque fois que des noirs sont aperçus dans un autobus, ils les arrêtent immédiatement et ils les jettent dans des cellules dans différents quartiers de la ville.»

Interrogé sur la façon dont les Nigérians sont tombés entre les mains des rebelles, Siji explique: “S’étant retrouvé à court de nourriture, ils ont décidé de se risqué hors de leurs domiciles pour chercher quelque chose à acheter, et c’est ainsi que la plupart d’entre eux ont été arrêtés.

«Je voudrais lancer un appel au gouvernement fédéral pour qu’il agisse. Nous n’avons pas pu joindre le ministère des affaires étrangères. L’ambassadeur Olugbenga Ashiru a été sensible à notre situation et a ouvert des pourparlers avec les chefs du Conseil national de Transition.

“Bien que le ministère ait désigné notre ambassadeur en Ethiopie pour prendre en charge la situation en Libye, ce dernier est resté injoignable. »

Répondant à une question, Siji explique: «Les rebelles ont pensé que les migrants noirs étaient des mercenaires utilisés par Mouammar Kadhafi pour les combattre, et c’est pourquoi commettent des assassinats en représailles..

“Mais nous avons fait comprendre au CNT que les mercenaires de kadhafi étaient surtout des Tchadiens et des Nigériens. Aucun Nigérian n’a combattu dans le camp de Kadhafi.

Une source de haut niveau du ministère des affaires étrangères qui s’est exprimée en toute confiance, a déclaré : « Le ministre est à l’étranger, en Suède pour une réunion avec les ministres scandinaves. Mais il suit de très près la situation, même depuis l’étranger. »

“Nous avons reçu des assurances du CNT, de la Grande Bretagne et de la France que les migrants noirs ne seraient plus agressés.


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