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De deux explications (et non justifications), l’antisémitisme est la plus simple à Jersey City comme ailleurs

21 décembre 2019

Cet article traite d’une polémique consécutive à l’attaque qui a visé un magasin casher à Jersey City, une des deux plus grandes villes de l’Etat du New Jersey aux Etats Unis.

L’attaque qui a causé la mort de 6 personnes (un policier, trois civils et les deux assaillants) a été menée par un homme et une femme présentés, à tort semble-t-il, comme liés à une organisation nommée Black Israelites qui soutient que les véritables israélites sont noirs. Un tel lien aurait été commode parce qu’il pouvait permettre de donner un mobile idéologique à l’attaque, c’est-à-dire agresser de «faux israélites» sur la base d’une idéologie haineuse.

Dire autre chose impose cependant d’aller vers un peu de complexité et c’est précisément ce qu’a fait une élue locale de Jersey City qui siège au conseil chargée des affaires scolaires. Cette personne, Joan Terrell Paige a ainsi expliqué sur Facebook que l’attaque avait une motivation plus concrète et immédiate qui tient au démarchage agressif de promoteurs immobiliers juifs dans un quartier noir de la ville. L’élue locale donne d’ailleurs un aperçu des méthodes employées.

joan terrell paige

Joan Terrell Paige

Ce que l’article ne dit pas, c’est que l’objectif des promoteurs est non seulement d’acquérir toutes les maisons mais aussi de constituer un ensemble d’habitation au peuplement homogène.

A aucun moment, évidemment, Mme Terrell Paige ne justifie le meurtre sur une base antisémite ou autre. Son propos est plutôt de demander qu’on analyse la situation concrète des habitants de la ville afin de mettre fin à des pratiques qui génèrent d’énormes tensions dont on a vu une conséquence tragique. Ses propos lui valent d’être dénoncée comme antisémite et sommée de démissionner de sa fonction élective.

Invoquer l’antisémitisme est certes facile et assez confortable intellectuellement. Mais on a quand même du mal à comprendre comment une communauté très influente dans un Etat (le New Jersey est souvent appelé ironiquement le Jew Jersey) pourrait se présenter comme une minorité persécutée et en danger.

Ceux qui sont en danger sont peut-être plus ceux dont parle Joan Terrell Paige.

Appels à la démission de l’élue de Jersey City qui a critiqué les Juifs après la fusillade antisémite

par Jack Davis, The Western Journal (USA) 19 décembre 2019 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des élus locaux et au niveau de l’État exigent la démission d’une membre du conseil de l’éducation de Jersey City qui s’en est prise à la communauté juive de la ville après les tirs du 10 décembre contre un supermarché casher.

Un agent de police et trois autres personnes avaient été tuées après que les tireurs présumés, David Anderson et Francine Graham eurent ouvert le feu – d’abord sur un cimetière et ensuite au JC Kosher Supermarket.

Les deux assaillants étaient noirs. Des officiels ont affirmé que l’attaque était motivée par l’antisémitisme.

Le post retiré depuis de Joan Terrell Paige, qui est noire, sur Facebook a été sauvegardé sur des captures d’écran, selon Fox News.

«Où étaient toute cette foi et cet espoir quand des propriétaires noirs ont été menacés, intimidés et harcelés par des brutes «JE VEUX ACHETER VOTRE MAISON» de la communauté juive? a écrit Terrell Paige. «Ils venaient avec effronterie dans les propriétés des noirs du quartier Ward F et agitaient des sacs d’argent.»

Teerrel Paige qui affirmait dans le message sur Facebook s’exprimer à titre personnel et non en qualité de membre du Conseil de l’Éducation de Jersey City, expliquait que les propriétaires noirs de maisons dans le secteur étaient menacés, intimidés et harcelés par des nouveaux venus juifs qui, disait-elle, avaient promis de «RAMENER DES TRAFIQUANTS DE DROGUE ET DES PROSTITUÉES POUR VIVRE A CÔTÉ DE VOUS» si les propriétaires ne vendaient pas leurs maisons.

Dans le post, elle disait que la fusillade avait été organisée avec une valeur de déclaration politique.

«M. Anderson et Mlle Graham sont allés directement au supermarché casher,» a-t-elle écrit. «Je pense qu’ils savaient qu’ils n’en sortiraient qu’en body bag.

«Quel message envoyaient-ils? Sommes-nous assez courageux pour explorer la réponse à leur message? Sommes-nous assez courageux pour faire cesser les agressions contre les quartiers noirs aux Etats Unis? avait-elle ajouté.

«Mon peuple a droit au respect et à vivre en paix dans cette ville.»

Joan Terrell est un membre élu du Conseil de l’éducation de Jersey City, elle dit que les meurtres des Juifs à Jersey City peuvent être justifiés@jcps_district pic.twitter.com/H5o0yqpcnO

– Reagan Battalion (@ReaganBattalion) 17 décembre 2019

Le maire de Jersey City Steven Fulop a exprimé son indignation totale; il a appelé Terrell Paige à démissionner et a qualifié ses propos «d’ignorance».

J’ai vu ça et je suis peiné par l’ignorance que démontrent ses propos. Ses propos ne représentent ni Jersey City ni les sentiments dans la communauté. La communauté afro-américaine à Greenville a été tout simplement incroyable par l’aide qu’elle a apporté à ses voisins la semaine dernière.

— Steven Fulop (@StevenFulop) December 17, 2019

J’ai aussi dit que je n’allais pas mâcher mes mots. Mon opinion est qu’elle devrait démissionner. Ce genre de langage n’a pas de place dans nos écoles et pas de place parmi des officiels élus. Imaginez qu’elle ait dit ça à propos de n’importe quelel autre communauté – quelle aurait été la réaction? Le même standard devrait s’appliquer ici.

— Steven Fulop (@StevenFulop) December 17, 2019

https://t.co/QMLOlBuarR

Le gouverneur démocrate Phil Murphy a aussi appelé à la démission de Terrell Paige.

«Nous ne laisserons pas l’antisémitisme et la haine rester sans réponse dans nos quartiers,» a-t-il dit. A la lumière des propos de Mlle Terrll-Paige, je l’exhorte à démissionner immédiatement du Conseil de l’Education de Jersey City.»

— Governor Phil Murphy (@GovMurphy) December 18, 2019

Ils n’ont pas été les seuls à aller sur les réseaux sociaux pour dire leur colère suite aux propos [de Terrell-Paige]

La longue diatribe de Joan Terrell, membre élue du Conseil de l’Éducation de Jersey City, ne fait que montrer l’ancrage d’un antisémitisme sordide dans cette ville! @jcps district devrait y être attentif – est-ce ainsi que vous voulez être représentés?!

Il y a des gens vraiment malades par ici.pic.twitter.com/FipklqzSvv

— Dov Hikind (@HikindDov) December 17, 2019

[Dov Hikind nous est quelqu’un de familier]

Le président du Conseil de l’Éducation, Sudhan Thomas, a déclaré que Terrell Paige ne reflète pas le point de vue du Conseil de l’Éducation.

La haine et n’importe quelle forme d’intolérance n’ont leur place à Jersey City,» a affirmé Thomas dans un communiqué.

Mais Terrell-Paige a refusé de s’excuser, selon Politico.

A la question de savoir si elle regrettait ses propos, elle répondu à Politico, «Non, je ne les regrette pas.»

Dov Hikind, le clown raciste de Brooklyn fête Pourim

26 février 2013

On a déjà croisé Dov Hikind sur ce blog. Ce politicien de l’Etat et de la ville de New York est un ardent sioniste et, comme tout sioniste conséquent, un tenant de la suprématie raciale.

Ce monsieur fait encore parler de lui suite aux festivités de Pourim qui commémorent chez les Juifs l’échec d’un plan qui visait à les massacrer dans la Perse antique (et l’extermination subséquente de la famille de celui qui complotait contre les Juifs).

La fête de Pourim est l’occasion (j’ignore pourquoi) de canulars de type poisson d’avril dans la presse et de moments récréatifs où les convives se déguisent.

Une pratique observée bien sûr par M. Dov Hikind qui a choisi de se déguiser en basketteur noir, en se peignant le visage en noir et en portant une perruque imitant une chevelure « afro ».

Le blackface de Dov Hikind

Le blackface de Dov Hikind

Le problème étant que ce genre de déguisement (en noir pas en basketteur) renvoie aux Etats Unis à quelque chose de très précis, une forme particulière des minstrels shows dans laquelle les comédiens se grimaient pour incarner des noirs, désignée dans la culture américaine sous l’appellation «blackface.» Cette variante des minstrels shows était un des véhicules de l’idéologie et de l’imagerie racistes aux Etats Unis. La disparition de ce type de spectacle dans les années 1960 sera une des conséquences de la montée en puissance du mouvement pour les droits civiques.

C’est pourquoi le déguisement de Dov Hikind, qui est un personnage public et un élu, n’est pas passé inaperçu aux Etats Unis et a suscité l’indignation de commentateurs qui ne comprennent pas comment la signification de ce genre de grimage a pu échapper au politicien.

Ou plutôt si, puisqu’ils nous proposent, comme Gawker, un certain nombre d’exemples qui montrent que ce monsieur n’est pas vraiment convaincu par l’idée d’une égalité fondamentale de tous les êtres humains.

Je vous propose une traduction de l’article que Gawker a consacré à cette affaire. Le blog Whiskey Fire lui apporte cependant un éclairage particulier en nous précisant que Dov Hikind n’avait pas vu de mal dans son choix. 

Hikind a répété à Alex Silverman, journaliste pour WCBS, qu’il “n’avait jamais pensé une seconde” que la blackface était hors limites [de l’acceptable]. «Si j’étais noir,» a declaré Hikind, «pour Pourim j’aurais grimé mon visage en blanc.»

Et en fait, c’est exactement ce qui s’est passé pour pratiquement chaque fête de Pourim chez les Afro-Américains à travers l’histoire. 

D’où on déduira soit que M. Hikind est stupide, soit qu’il n’est pas suffisamment enraciné dans l’histoire de son pays pour comprendre ce qui cloche avec son comportement.

Pour conclure en faisant allusion à la situation française, on remarquera que ce qui a été reproché à l’humoriste Dieudonné, c’est précisément de s’être déguisé en Juif du type colon extrémiste. Peut-être aurait-il du le faire pour Pourim…

Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

L’élu Newyorkais Dov Hikind, roi de la sensibilité à sens unique, a fait la fête hier en se grimant en blackface

Par Cord Jefferson, Gawker (USA) 26 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dov Hikind est le trou du cul de l’Assemblée de l’Etat de New York qui représente le Dictrict 48, une zone bétonnée de Brooklyn qui comprend Midwood et Borough Park, une enclave juive orhodoxe ben connue dans le quart sud-ouest de l’arrondissement. Hikind est lui-même un Juif orthodoxe. Pour fêter Purim cette année, et commémorer l’échec de l’extermination du peuple Juif dans la Perse antique, Hikind a choisi un costume très élaboré pour faire la fête. La femme de Hikind s’est déguisée en diable au visage rouge et son fils s’est peint le visage avec le symbole du yin et du yang, pour dit-on, ressembler à un «ange.» Et Hikind lui-même, le représentant sexagénaire élu d’une des villes du monde les plus diverses ? Eh bien, il a choisi de se déguiser en joueur de basketball, Afro et blackface bien sûr.

Selon Hunter Walker de l’Observer, Hikind s’est “beaucoup amusé” à transformer ce qui aurait pu être une fête complètement innocente en minstrel show :

«Je voulais simplement, je pense, j’ai essayé d’imiter, vous savez, peut-être un de ces joueurs de basketball. Quelqu’un m’a donné une tenue, quelqu’un m’a donné la chevelure d’un vrai, vous savez, d’un genre de joueur de basketball noir,» a expliqué M. Hikind. «C’était juste très drôle. Tout le monde a simplement passé un très très bon moment, et chaque année je fais quelque chose de différent… Ce qui m’amuse, c’est quand les gens arrivent et ne me reconnaissent pas.»

Hikind a poursuivi en disant que son costume, qui s’inscrit dans la lignée de siècles de blackface shows conçus pour signifier la suprématie blanche, avait été fait « seulement pour s’amuser dans le respect.»

Malgré les efforts de blancs qui devraient être mieux informés, il y a un bon moment maintenant que blackface est incapable de véhiculer la drôlerie ou le respect. Et sur ce plan, la carrière d’Hikind n’a pas été un modèle à imiter quant à la manière de vivre ensemble avec nos différences. Les habitants de Brooklyn se rappellent peut-être certains de ses morceaux de bravoure :

En 2005, puis en 2009, Hikind avait déposé sans succès à l’assemblée de l’Etat une proposition de loi “antiterroriste” alarmiste qui aurait autorisé les agents de police à contrôler et à fouiller les citoyens sur la base de leur ethnicité, une loi du genre dont on aurait pu penser qu’un Juif l’aurait trouvée un peu gênante une fois placée dans un contexte historique, mais hélas.

D’ailleurs, la police de la ville de New York pratique déjà les contrôles sur la base de la race, ce qui fait que la codification de ce genre de comportement semble une idée franchement mauvaise.

En 2006, quand un groupe d’adolescents Juifs orthodoxes était tombé sur un pakistanais de confession musulmane, le traitant “d’enculé de sa mère de terroriste” et en le frappant à coups de pieds et de poings américains, Hikind avait publiquement condamné le Pakistanais en disant que c’était lui qui avait provoqué les garçons Juifs. Quelques semaines plus tard, quatre des cinq adolescents accusés pour l’agression avaient plaidé coupable.

En 2007, Hikind avait dit ce qui suit à propos du mariage gay:

“Si nous autorisons le mariage gay dans l’Etat de New York, ceux qui veulent vivre et avoir une relation incestueuse se seront rapprochés eux aussi de cinq pas de l’atteinte de leurs objectifs.»

En 2009, Hikind s’était démené pour exclure du mémorial de l’holocauste de Brooklyn les cinq millions de personnes tuées avec les Juifs par le régime nazi. «Ces gens ne sont pas dans la même catégorie que le peuple juif eu égard à l’holocauste,» avait déclaré Hikind au New York Post à l’époque. «C’est extrêmement différent. On ne peut pas comparer des prisonniers politiques avec des victimes juives.»

En 2010, Hikind s’était exprimé à l’un des trois memorials de New York pour commémorer le 20ème anniversaire de l’assassinat de Meir Kahane, le militant Israélo-Américain qui avait fondé la Ligue de Défense Juive. Kahane plaidait pour l’expulsion par la force de tous les non Juifs d’Israël ainsi que pour l’interdiction des mariages et des relations sexuelles avec les Gentils. A une de ces manifestations commémoratives, on avait cité le participant Josh Davis comme ayant dit, « Si nous avions prêté attention au message du rabbin Kahane relatif à l’expulsion dans les années 1980 de la malveillante population arabe, nous ne serions pas au bord de l’extinction.» Le Southern Poverty Law Center (genre de LICRA non ultrasioniste) a désormais placé la Ligue de Défense Juive sur sa liste des organisations racistes.

Mais Hikind n’est pas totalement insensible aux affronts à l’ethnicité. Au début de ce mois, quand le New York Post a décidé de faire monter l’indignation sur la supposée ressemblance entre les habits du styliste de mode John Galliano et la tenue hassidique [Dov Hikind a lui-même été élevé dans le hassidisme, note de Djazaïri], l’élu à l’assemblée de l’Etat s’est senti obligé d’intervenir :

“De qui se moque-t-il?” a ajouté le représentant de Brooklyn à l’assemblée, Dov Hikind. «L’apparence des chaussettes, la veste, les payot… Ma question est, de qui se moque-t-il?»

John Gallano, shmuck! (connard)

John Gallano, shmuck! (connard)

Voilà une question qu’elle est bonne Dov. Maintenant, de la part des centaines de milliers de noirs qui résident à Brooklyn, voici la même question : l’apparence de ce  visage peint en noir et la perruque afro, ma question est, de qui vous moquez-vous crénom de nom ?

Et pourquoi n’avez-vous pas déjà démissionné de votre poste?

Mise à jour: Hikind a présenté des excuses sur le modèle de défense classique du « désolé que vous ayez été offensé» selon le New York Daily News :

«Ma femme était déguisée en diable. Et elle n’est pas un démon. C’était avoir une apparence différente pendant Pourim sans arrières pensées. Je voulais juste avoir une apparence différente et être méconnaissable, » a déclaré Hikind .

«Je comprends la sensibilité des gens. Personne n’avait d’arrière pensée. Ce n’était pas fait pour vous offenser ou vous blesser en aucune façon. Je suis désolé si les gens ont été choqués. Ce n’était absolument pas le but ».

Un Sénateur de l’Etat de New York sur le plateau du Golan avec tout l’attirail du soldat sioniste

18 août 2012

Il est toujours beaucoup question de l’Iran avec les menaces sionistes de se lancer dans des bombardements contre les sites nucléaires de ce pays.

J’ai un peu regardé la télévision, ce que je fais rarement compte tenu de l’état de l’information encore plus dégradé dans ce média que dans d’autres, et j’ai pu voir que les sionistes s’entraînent à la distribution de masques à gaz et à leur utilisation par la population.

Si message subliminal il y a, il est que c’est l’entité sioniste qui est menacée et non l’Iran dont les installations nucléaires devraient pouvoir se volatiliser sans conséquences ni pour les humains (si les Iraniens font partie du genre humain, ce qui semble douteux), ni pour l’environnement !

Comme on le sait, les seules victimes éventuelles qui vaillent sont celles qui occupent indûment la Palestine.

Les rodomontades du président Iranien et même du Hezbollah ont été largement répercutées par la presse. S’il faut quand même rappeler qu’elles sont consécutives aux menaces formulées par le gouvernement sioniste, elles semblent aussi être le signe que ni l’Iran, ni le Hezbollah ne croient à l’imminence d’une attaque sioniste, avec ou sans les Etats Unis.

Les Iraniens sont en effet habitués à gérer les situations de crise extrême et ils ont l’art de maîtriser leurs nerfs car ils savent que le moindre faux pas pourrait se solder par un désastre.

Du côté sioniste par contre, on perd ses nerfs et on peine à éviter d’insulter ouvertement le président Barack Obama qui semble leur avoir fait comprendre explicitement qu’il n’irait pas en guerre, du moins par les armes, contre le régime des Mollahs (quoi, Ahmadinejad n’est pas un Mollah ?).

L’opinion publique américaine, et notamment juive américaine, est pourtant fortement travaillée dans ce sens et c’est pourquoi, à ce refuznik d’Obama, les faucons sionistes, qu’ils se nomment Benjamin Netanyahou, Haïm Saban (un des nombreux marionnettistes qui agitent l’opposition syrienne intellectuelle qu’il salarie aux Etats Unis) ou Sheldon Adelson, ont fait le choix de Mitt Romney qui a juré en quelque sorte sur la tête de sa mère qu’il irait guerroyer contre l’Iran pour le compte de Tel Aviv.

Romney ne l’emportera certainement pas, mais le simple fait qu’un type de ce genre puisse prétendre à la magistrature suprême de son pays nous donne une indication sur le niveau de déréliction de la sphère politique aux Etats Unis.

L’article que je vous propose vous en donne un aperçu concret d’autant que, contrairement à ce que dit l’article, cette affaire n’est pas largement répercutée dans les médis aux Etats Unis.

Or, nous voyons un élu, certes pas de la nation mais de l’Etat de New York quand même, qui affiche sa véritable loyauté envers un autre pays que celui dont il est supposé représenter les citoyens (et pas seulement les citoyens de confession juive).

Il est intéressant de noter que David Storobin, qui a émigré de Russie vers les USA à l’âge de 12 ans ne s’est jamais engagé dans l’armée de son pays, et n’est même pas signalé comme étant réserviste ou ayant appartenu à la Garde Nationale. Il n’y que l’uniforme sioniste qui lui plaise apparemment.

Imaginons un élu d’origine arabe endosser l’uniforme de l’armée libanaise ou égyptienne pour aller se montrer à la frontière avec l’Etat juif.

Vous n’y parvenez pas? Moi non plus.

Parce qu’en fait Storobin est un soldat sioniste. 

New York – Des élus politiques rejettent les assertions du Sénateur de New York selon qui l’armée israélienne lui a imposé le port de l’uniforme de l’armée à la frontière avec la Syrie

par Allison C. Witty Vos Iz Neias ? (USA)  17 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La photo controversée où on voit le Sénateur David Storobin (Républicain-Brooklyn) vêtu d’un uniforme militaire israélien et armé d’un fusil à la frontière syrienne lors de son récent voyage en Israël continue à faire les gros titres.

Le sénateur David Storobin sur la ligne de démarcation avec  la Syrie

A la question de savoir pourquoi le sénateur était vêtu d’un uniforme militaire et portait une arme, le porte-parole de M. Storobin, Steven Stites, a déclaré à Capital New York (http://bit.ly/NMU3Bx), «Comme les Israéliens ne le savent que trop bien, la frontière syrienne est une zone hostile. Les visiteurs qui s’y rendent sont tenus de revêtir l’uniforme et de porter une arme.

Même les membres de la Knesset le font. Il y a des tireurs embusqués de l’autre côté. S’ils voient une personne sans armes et sans uniforme, ils peuvent en conclure que c’est un officiel, et cettepersonne pourrait devenir une cible.»

Mais d’autres élus politiques qui se sont aussi rendus en Israël et ) la frontière syrienne disent n’avoir jamais entendu parler de cette pratique. Une porte-parole du consulat israélien à Washington a confirmé n’être pas non plus au courant d’un tel protocole.

Le conseiller municipal Rory Lancman a déclaré, «Je suis sûr que c’est en fait contraire aux règles de l’armée israélienne… S’habiller comme un soldat Israélien et porter une arme n’est pas approprié… Les organisations militaires ne sont pas coutumières de ce genre de légèreté.»

Le conseiller municipal Dox Hikind a dit à Capital New York, «Je n’ai jamais entendu quelque chose de ce genre. Ils ont peut-être créé de nouvelles règles ces deux derniers jours.»

M. Stites avait affirmé que le Sénateur Storobin et son entourage ont reçu instruction de l’armée israélienne de porter l’uniforme, mais a ensuite clarifié son propos en déclarant, «L’armée israélienne nous a dit de le porter pour des raisons de sécurité. Pour moi, cela voulait dire nécessaire.’ Quant à dire su c’est une règle officielle ou une nécessité, je ne le sais pas. Mais si on m’exhortait de faire quelque chose de ce genre pour ma propre sécurité, je le ferais, pas vous ?»

Plutôt la prison qu’enfreindre la mesira

18 mars 2012

Nous avons déjà croisé le rabbin Moshe Zigelman sur ce blog et il nous avait donné une occasion de parler de la mesira, cette loi religieuse juive qui interdit à un Juif de dénoncer les agissements d’un de ses coreligionnaires à des non juifs, fussent-ils magistrats.

Le rabbin a persisté dans son refus de témoigner et il va donc aller en prison, ce qui ne lui fera pas changer d’avis tant ses convictions religieuses sont inébranlables, nous dit-on.

Peut-être, mais sa religiosité ne l’a pourtant pas empêché de participer à une opération frauduleuse…

Le Los Angeles Times présente la mesira comme un ancien principe juif. S’il entend par là qu’il date d’un certain nombre d’années, c’est juste. S’il entend par contre que c’est un principe tombé en désuétude, sauf chez quelques ultras pas bien assimilés (le rabbin Zigelman semble mieux parler le yiddish que l’anglais), il induit son lectorat en erreur.

On peut en effet rappeler le comportement de Dov Hikind, un élu de l’Etat de New York, qui a amassé énormément d’éléments sur les abus sexuels commis dans la communauté juive orthodoxe de New York mais qui a refusé avec constance de répondre aux demandes d’informations formulées par la justice.

Exactement comme le rabbin, Dov Hikind se disait prêt à aller en prison plutôt que de citer des noms.

Il explique bien sûr sa démarche par des motifs de confidentialité compte tenu du fait qu’il a reçu des témoignages sous le sceau du secret.

Difficile cependant de comprendre en quoi un élu, quelqu’un qui est garant de la loi, peut être tenu à un quelconque secret devant des agissements criminels. D’autant qu’il se montre disposé à traiter ce problème dans la communauté et qu’un tel traitement est incompatible avec un maintien de l’anonymat !

La mesira est donc une loi ancienne, mais certainement pas tombée en désuétude. Dans les milieux laïques ou athées, on l’appelle omerta, un mot qui a un peu plus de gueule si vous voulez mon avis.

Un rabbin orthodoxe incarcéré pour refus de témoigner

par Victoria Kim, Los Angeles Times (USA) 16 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un rabbin orthodoxe qui a refusé de témoigner devant un grand jury fédéral, affirmant que ses convictions religieuses lui interdisent de déposer contre des coreligionnaires juifs, a été incarcéré par le juge d’un tribunal de district pour outrage à la cour.

Moshe Zigelman, un rabbin hassidique âgé de 64 ans, a reçu l’ordre de se présenter dans un centre de détention fédéral de Brooklyn. S’il n’accepte de témoigner, il restera derrière les barreaux pour une durée maximale de 18 mois, selon le procureur fédéral.

Zigelman avait auparavant plaidé coupable et purge une peine de prison pour son rôle dans une affaire de fraude fiscale commise par Spinka,  sa secte orthodoxe établie à Brooklyn. Après sa libération, il avait été cité comme témoin devant un grand jury de Los Angeles qui continue à enquêter sur ce délit.

Citant un ancien principe juif, Zigelman a refusé de témoigner, expliquant avec force, via un interprète de yiddish, au juge fédéral pendant une audience pour outrage : « Parce que la transgression de la mesira est si grave, je ne changerai pas de dispositions jusqu’à ma mort. »

Mon bon vieux manuel, toujours aussi pratique!

En décembre, par un ordre qui est resté sous scellé parce que les débats du grand jury sont confidentiels, la juge de la cour de district fédéral Margaret M. Morrow a inculpé le rabbin pour outrage.

Les avocats de Zigelman, qui ont maintenu qu’aucune sanction terrestre quelle qu’elle soit ne parviendrait à contraindre le rabbin à modifier ses croyances inébranlables et que son droit à la liberté religieuse garanti par le premier amendement était violé, a interjeté appel en vain auprès de la court d’appel du 9ème circuit.

Le rabbin a demandé à être autorisé à aller en détention après la Pâque, en avril. L’accusation a objecté, en expliquant qu’il y aura un an en mars que Zigelman a été appelé pour la première fois à témoigner et que des délais supplémentaires nécessiteraient un report de la fi de session du grand jury.

Morrow lui a ordonné de se rendre en prison le 21 mars.

“Le gouvernement ne veut pas se trouver en position d’envoyer quelqu’un en détention, ce que le gouvernement essaye de rechercher est d’obtenir un témoignage sincère dans le courant de la procédure judiciaire, » a expliqué vendredi l’assistant du procureur fédéral Daniel O’Brien. « Toutes les personnes qui sont témoins directs de faits en relation avec un délit ont le devoir de témoigner devant un grand jury quand on leur demande de le faire.»

Nous n’avons pas été en mesure de joindre un avocat du rabbin.

Nourriture casher et mythe du vote juif aux Etats Unis

28 janvier 2012

Ce ne sont effectivement pas les bulletins de vote des citoyens de confession juive que cherchent à récupérer les candidats à la présidentielle ou à l’investiture présidentielle aux Etats Unis quand ils font pétition de soumission au lobby sioniste (abusivement qualifié de lobby juif).

Comme rien ne semble vraiment différencier les candidats sous l’aspect de leur soutien au sionisme (chacun assurant être plus pro sioniste que tous les autres), les citoyens de confession juive qui s’intéressent vraiment au sort de l’Etat sioniste ont donc tout loisir de se prononcer par rapport à des préoccupations plus nationales comme l’emploi, le niveau de vie ou la sécurité sociale. Et comme les autres électeurs «juifs», ils tendent à pencher le plus souvent en faveur des Démocrates. Une inflexion vers le parti Républicain se fait peut-être sentir depuis quelques années, mais elle ne caractérise en rien cet électorat.

Par ailleurs, le poids de l’électorat juif est très faible à l’échelle nationale. Certes de fortes communautés juives existent dans certains Etats comme celui de New York ou la Floride mais ce fait ne justifie pas d’accorder une importance particulière à cette fraction de l’électorat.

Ce que les politiciens courtisent en fait, c’est l’argent des milliardaires Juifs (du moins de ceux qui sont sionistes, les autres se positionnant de manière très classique en fonction de leur appartenance de classe) et aussi l’accès aux media et/ou la neutralisation de la capacité de nuisance de media ou de réseaux d’influence de l’opinion où ces milliardaires sont très présents.

La mauvaise presse dont vient de faire l’objet Mitt Romney dans un journal détenu par le magnat de la presse et de la communication Rupert Murdoch illustre à merveille mon propos.

C’est chaud en effet pour Mitt Romney selon le New York Post qui vient de sortir une affaire de 2003 quand Mitt Romney, en sa qualité de gouverneur du Massachussetts avait refusé de renouveler allouer une subvention de 600 000$ permettant aux personnes âgées juives de pouvoir avoir de la nourriture casher dans leurs maisons de retraite.

En des temps de disette économique et d’augmentation des dépenses de sécurité sociale, Mitt Romney avait estimé que cette subvention ne correspondait pas à une nécessité.

Le porte parole de la campagne de Mitt Romney a donc été obligé répondre à ce qui ressemble à une accusation à peine voilée d’antisémitisme :

Le porte parole de Romney a défendu son opposition, affirmant que l’Etat était en crise et que le veto à la subvention de la nourriture casher était nécessaire pour faire face aux taux de remboursement plus élevés de Medicaid.

Et si on en croit Dov Hikind, un élu de l’assemblée de l’Etat de New York, le sort de Romney a été scellé par cette affaire :

«Eh bien, ‘qu’ils mangent du porc ou qu’ils mangent quelque chose d’autre’ – quand on mange casher, on ne mange rien d’autre. C’est aussi simple que ça. Pourquoi Romney ne l’a pas compris à ce moment précis est décevant et assez choquant pour moi.»
« les gens qui sont casher [sic] – ce n’est pas un choix pour eux, » fulmine Hikind (Démocrate – Brooklyn) qui dit que cette affaire nuira à Romney dans sa compétition au coude à coude avec Gingrich en Floride.
«Tout le monde comprend ce qu’est le casher. Il y a d’importantes communautés de Juifs qui mangent seulement casher et il y a une forte communauté de citoyens âgés, de seniors, » explique Hikind. «Les gens vont vouloir savoir pourquoi.»

Romney a déjà répondu au «pourquoi» (faire des économies en temps de vaches maigres pour abonder le chapitre des dépenses de santé), mais sa réponse est bien sûr irrecevable pour Hikind.

Cette subvention a depuis été rétablie par l’assemblée de l’Etat du Massachussetts.

Un veto pour rien donc. Mais Mitt Romney devra quand même avouer qu’il est antisémite. Ce qu’il est d’ailleurs peut-être, comme bon nombre de ceux qui courent après l’argent des milliardaires sionistes

Il est piquant de remarquer que Dov Hikind, que le New York Post nous présente comme un Juif orthodoxe et, ainsi qu’il est précisé, élu du parti Démocrate, est un chaud partisan de Newt Gingrich [un Gingrich Booster]. Or Newt Gingrich est, comme Mitt Romney, un candidat qui cherche à être investi par le Parti Républicain pour se présenter aux élections contre Barack Obama, le président issu du parti Démocrate.

On voit bien que Dov Hikind n’est un homme de conviction que sur le sujet de la nourriture casher.

Je peux quand même proposer un truc à Mitt Romney pour se tirer de ce mauvais pas.


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