Posts Tagged ‘Ecosse’

L’Ecossais Terry Kelly donne une nouvelle preuve de la résistance des travaillistes britanniques au lobby sioniste

13 juillet 2016

L’arrivée de Jeremy Corbyn à la tête du Parti Travailliste en Grande Bretagne a mis fin à la domination de ce parti par le courant néoconservateur incarné par Tony Blair. C’est grâce à un nouveau mode de désignation par les adhérents et sympathisants que Corbyn a pu s’emparer de la direction du parti, au grand dam des représentants du blairisme.

Ces derniers ont immédiatement déterré la hache de guerre contre le nouveau leader travailliste qui a été élu pour réorienter le parti à gauche. Il va sans dire que la faction travailliste hostile à Corbyn a dès le début pu compter sur les prédictions catastrophistes de tout ce que le royaume compte de conservateurs aussi bien sur la scène politique que dans la presse. Et le résultat du référendum sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a donné lieu à un regain d’attaques et d’appels à la démission, auxquels même le premier ministre conservateur David Cameron, le grand perdant du scrutin sur le Brexit, s’est associé !

Mais la première véritable attaque contre Jeremy Corbyn est venue du lobby sioniste qui, très inquiet des prises de position ouvertement pro-palestiniennes du nouveau leader a commencé à lancer des accusations d’antisémitisme aussi bien contre le chef du Labour que contre des militants.

C’est ainsi que l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, a pu être visé par cette accusation tout comme Bob Campbell, un militant appartenant à la base du parti.

Le but du lobby sioniste est d’amener la direction travailliste à sanctionner ceux qu’il accuse et d’inciter Jeremy Corbyn à condamner leurs propos et/ou prises de position. L’objectif ultime étant que le leader travailliste finisse par comprendre que l’accès au poste de premier ministre passe par des déclarations d’attachement à l’entité sioniste.

Ces manoeuvres ont pour l’heure échoué puisque si quelques militants, comme la députée Naz Shah ont pu être suspendus dans l’attente des conclusions de commissions d’enquête, aucun n’a été sanctionné. Et certes Naz Shah a présenté des excuses pour les propos qu’elle a tenus, mais sans renoncer à manifester de fortes convictions en faveur de la justice en Palestine et en remettant aux calendes grecques le voyage à Auschwitz qui lui était proposé comme remède à la maladie antisémite qui la ronge.

L’article que je vous propose nous donne un autre exemple d’un antisioniste plutôt virulent qui vient d’être réintégré sans autre forme de procès dans le parti après deux mois de suspension.

Le conseiller travailliste Terry Kelly réintégré dans le Parti après une controverse sur le sionisme

Par Dan Vevers, Scotland on TV (UK) 12 juillet 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le conseiller de circonscription du Renfrewshire avait été suspendu suite à une série de blog posts critiques à l’égard d’Israël.

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Centre historique de l’industrie textile écossaise, le Renfrewshire balance entre la travaillisme encore majoritaire et le nationalisme

Le conseiller de circonscription du Renfrewshire a été réintégré dans le Scottish Labour après avoir été suspendu pour des propos présumés antisémites.

Kelly a écrit pendant des années des séries de messages sur un blog dans lesquels il critique Israël, le sionisme et le « lobby juif », mais il affirme n’être « en aucune façon antijuif ».

Un de ses posts a été écrit en soutien aux propos tenus par Ken Livingstone par lesquels l’ancien maire de Londres suggérait que Hitler soutenait le sionisme.

Les propos de Livingstone avaient conduit à sa suspension du Labour Party et suscité une controverse sur l’antisémitisme à l’intérieur du parti qui avait vu un certain nombre d’autres personnalités travaillistes suspendues en attendant les résultats des enquêtes en cours, comme dans le cas de la députée Naz Shah.

Kelly avait été suspendu le 4mai.

Il a révélé que sa suspension du parti avait été levée dans un blog post de jeudi dernier dans lequel il qualifiait la controverse sur l’antisémitisme de « politique de caniveau dans toute sa bassesse. »

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Terry Kelly

Kelly écrit: « C’était de la classique diffamation contre moi et d’autres membres du parti par une coalition constituée de sionistes extrémistes israéliens, de Tories de droite opportunistes et des habituels suspects puants du SNP (Scottish National Party).

« Ils ont échoué assez spectaculairement. Ils étaient voués à échouer parce qu’ils ont visé des membres du Labour Party qui ont une solide réputation pour avoir milité toute leur vie contre le racisme et l’intolérance.

« Au cours de mes 43 années au Parti travailliste, je n’ai pas entendu tenir un seul propos antisémite, c’était de la politique de caniveau dans toute sa bassesse. »

Dans des blog posts antérieurs, Kelly qui représente la circonscription de Paisley Nord-Ouest prétendait que les Oscars sont manipulés per le « puissant lobby juif » et que ce même lobby a dicté sa politique étrangère au président Obama, affirmant : « Le lobby juif américain est extrêmement puissant et la nuque d’Obama est sous sa botte. »

Le leader du Conseil du Renfrewshire et le groupe travailliste ont confirmé la réintégration de Kelly.

 

L’Eglise d’Ecosse réfute théologiquement le sionisme!

3 mai 2013

Il n’y a pas que les historiens ou les sociologues pour se liguer contre le sionisme. En effet, après avoir longtemps gardé une retenue, voire même été favorables au projet sioniste, c’est de plus en plus aux églises chrétiennes de s’y mettre.

Cette fois, c’est au tour de l’église d’Ecosse (presbytérienne) qui vient de se fendre d’un rapport qui conteste carrément les prétentions juives à la terre de Palestine.

Et en religieux qu’ils sont, ils le font sur un registre théologique, en interrogeant l’Ancien Testament, celui justement que les sionistes brandissent comme titre de propriété incontestable.

Ephraim Borowski,le patron de la communauté juive d’Ecosse a beau jeu de critiquer le rapport de l’église écossaise à qui il reproche «de prétendre connaître le judaïsme mieux que nous. »

Ce sombre idiot a cependant oublié que l’Ancien Testament est aussi un livre sacré pour les Chrétiens et qu’à ce titre, les juifs n’ont pas de droit particulier à contester la lecture qu’en font les Chrétiens

Il a oublié aussi que les Chrétiens se réfèrent aussi à cet autre livre sacré qu’est le Nouveau Testament, un corpus scripturaire que le judaïsme rejette complètement.

Ce rapport est (d’un point de vue chrétien) solidement étayé par les écritures sacrées, mais on se doute bien que les sionistes auraient voulu, comme à leur habitude, en définir le contenu, eux qui ont pris l’habitude d’expliquer aux Chrétiens comment comprendre leur religion au nom de la thèse selon laquelle elle serait une variante ou un dérivé de la religion juive ; et qui aimeraient bien en faire autant avec l’Islam.

L’Eglise d’Ecosse: les Juifs n’ont pas droit à la terre d’Israël

Un nouveau rapport de l’église qui  remet en cause les prétentions historiques des Juifs et critique le sionisme a suscité la colère et une sévère condamnation de la part de la communauté juive locale

par Anshel Pfeffer, Haaretz (Sionistan) 2 mai 2013   traduit de l’anglais par Djazaïri

Un rapport de l’Eglise d’Ecosse, publié cette semaine, nie tout droit particulier du  peuple juif sur la terre d’Israël

L’église, qui ces dernières années a renoncé à  sa vision auparavant philosémite, a ouvert un large fossé avec la communauté juive écossaise avec ce rapport. Entre autres déclarations controversées, le rapport fait valoir que «les chrétiens ne doivent soutenir aucune prétention de la part des juifs, ou de tout autre peuple, à un droit divin exclusif ou même à un privilège divin dans la possession d’un territoire donné. »

Le rapport , intitulé « L’héritage d’Abraham? Un rapport sur ​​la« terre promise », a été préparé pour l’assemblée générale de l’Eglise d’Ecosse, qui aura lieu dans deux semaines. Il est le dernier d’une série de documents publiés au cours de la dernière décennie qui critiquent le sionisme et les chrétiens qui le soutiennent.

Le rapport reconnaît le fait que l’Eglise d’Ecosse a par le passé été convaincue du droit des Juifs à l’ancienne terre d’Israël et on doit peut-être même à un ministre écossais, Alexander Keith, la fameuse phrase: «Une terre sans peuple, pour un peuple sans terre ». Un autre célèbre ministre écossais sioniste, John Brown, le père de l’ancien Premier ministre britannique  Gordon Brown, avait visité  Israël et était un partisan enthousiaste de l’Etat juif.

Ce dernier rapport indique  cependant clairement que cette affection [pour le sionisme] appartient au passé. Il analyse les diverses revendications scripturaires et théologiques des Juifs sur la terre [la Palestine, NdT] et rejette les versets dans lesquels la terre est promise au fils d’Abraham. Par ailleurs, il rejette la «croyance qu’ont  certains juifs selon laquelle ils ont droit à la terre d’Israël au titre de compensation pour la souffrance de l’Holocauste».

Dans le même temps, le rapport fait référence aux passages du Nouveau Testament qui sont censés être «une critique radicale de la spécificité et de ‘exclusivisme juifs» par Jésus. En outre, il cite sans recul critique des écrits de Juifs et de Chrétiens antisionistes.

En réaction à la situation politique en Israël, le rapport demande: «Le peuple juif aurait-il aujourd’hui un droit plus juste à revendiquer ce territoire s’il traitait équitablement les Palestiniens? » Le rapport insiste beaucoup sur le fait que le sionisme a utilisé la Bible comme base de ses revendications sur Israël, mais il soutient que «c’est faire un mauvais usage de la Bible que de l’utiliser comme un guide topographique pour régler les conflits contemporains sur un territoire. »

Sans surprise, le rapport s’est attiré de vives critiques de la part des responsables juifs en Grande-Bretagne. La  population juive en Ecosse compte moins de dix mille âmes, mais la communauté a une forte organisation et bénéficie généralement de bonnes relations avec le gouvernement écossais et les responsables religieux locaux.

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Ephraïm Borowski

«[Le rapport] se lit comme une polémique contre les Juifs et le judaïsme digne de l’époque de l’Inquisition « , proteste Ephraim Borowski, directeur du Scottish Council of Jewish Communities. «Il est partial, faible côté sources, et contradictoire. » Il a accusé l’Église d’Écosse d’abandonner le dialogue avec la communauté juive et « de prétendre connaître le judaïsme mieux que nous. »

Comment Rupert Murdoch a organisé depuis Haïfa (Palestine occupée par des voyous) le piratage des chaînes de télévision concurrentes

1 avril 2012

On a déjà parlé sur ce blog de Rupert Murdoch, ce magnat de la presse et des media qu’on présente comme d’origine australienne, mais qui se sent aussi parfaitement chez lui également aux Etats Unis et en Grande Bretagne, pays où il possède de gros intérêts (entre autres le réseau de télévisions Fox et le New York Post aux Etats Unis ou le journal The Times en Angleterre).

On omet souvent aussi de dire qu’il se sent encore plus chez lui dans l’entité sioniste, un Etat dont la propagande peut compter sur le zèle sioniste de M. Murdoch.

Mais bon, Rupert Murdoch commence à avoir chaud aux fesses parce que non seulement il n’est pas parvenu, malgré la bonne volonté de David Cameron, à étouffer le scandale des écoutes téléphoniques illégales et aussi de la corruption de membres de la police ou de l’armée, mais la justice américaine commence à s’intéresser de près à ses magouilles et semble prête à prendre le relais si la justice britannique venait à flancher.

En lui-même ce scandale aurait dû l’emmener derrière les barreaux, mais curieusement Murdoch est libre, se pavane et apporte même son soutien à l’indépendance de l’Ecosse.

Ce qui dérange David Cameron, mais ce dernier l’a tellement profond dans le derrière qu’il est comme qui dirait paralysé.

Mais le scandale britannique n’est pas encore réglé qu’on en voir poindre un autre à l’horizon, celui du piratage des codes d’accès aux télévisions payantes, du genre décodeurs de Canal +.

Et justement, la société française Canal + serait victime de ces piratages qu’aurait organisé Rupert Murdoch à partir d’un de ses laboratoires informatiques basé dans l’entité sioniste et sous la responsabilité d’un certain Reuven Hasak, un ancien du Shin Bet (sécurité intérieure de l’entité sioniste).

Curieusement, en dépit des torts subis par un important groupe médiatique français, vos journaux ne semblent pas se précipiter sur cette information qui suscite par contre un énorme intérêt en Australie où Murdoch aurait ruiné ou mis en difficulté des chaînes concurrentes dans le domaine de la télévision payante. 

On nous dit même que ces informations résultent de quatre années d’une enquête très fouillée et minutieuse.

Heureusement, le site Télésatellite.com rend compte longuement et en français de cette affaire très complexe dont nous réentendrons peut-être parler et nous propose ce schéma très utile qui nous permet de comprendre simplement les agissements du groupe de Rupert Murdoch.


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