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Des fascistes juifs en Italie? Quand ça?

16 août 2013

 L’actualité est très abondante en ce moment, qu’on y songe : les suites du putsch en Egypte, la crise syrienne persistante, l’attentat commis par les sionistes dans un quartier de Beyrouth réputé être un « fief» du Hezbollah (c’est-à-dire peuplé de gens qui ont le tort d’être majoritairement chiites), les troubles en Tunisie ou dans le sud algérien (Tunisie et Algérie n’ont peut-être pas fini de payer le prix de l’agression contre la Libye), la reprise des prétendues discussions de paix entre l’entité sioniste et une Autorité Palestinienne fantomatique, le décès de Me Jacques Vergès.…

Je ne vais cependant aujourd’hui traiter aucun de ces sujets intéressants et importants mais revenir sur un aspect de la seconde guerre mondiale qui reste encore d’actualité du fait de sa relation avec les questions holocaustiques.

Ce sujet qui reste d’actualité est celui de l’attitude du Pape Pie XII à l’égard des persécutions infligées par le nazisme aux Juifs en Europe. En effet, un courant d’opinion animé par la propagande sioniste soutient que le Pape Pie XII est resté passif devant les souffrances endurées par les Juifs. Cette thèse est ranimée régulièrement quand la question de la béatification de Pie XII revient dans l’actualité et aussi à titre préventif quand un nouveau Pape prend ses fonctions,  ce qui est  présentement le cas.

Comme pour d’autres aspects de l’histoire de la seconde guerre mondiale, notre représentation du rôle de Pie XII a été fortement influencée par la littérature et le cinéma, ici par  «Amen», un film de Costa Gavras adapté d’une pièce de théâtre.

De fait, ces attaques contre le Pape Pie XII sont rarement mises en question dans les médias  et c’est ce qui a amené Tim Fischer, un ancien vice-premier ministre australien à publier un livre dans lequel il pointe le rôle de ce qu’il appelle le lobby juif aux Etats Unis mais aussi le rôle négatif des fascistes… juifs en Italie à l’époque mussolinienne.

Des fascistes juifs, tiens, tiens !

Tim Fischer montre du doigt le lobby sioniste

Tim Fischer montre du doigt le lobby sioniste

Fischer : L’ancien Pape injustement critiqué par le lobby juif

Par Barney Zwartz, The Age (Australie) 4 août 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il faut apporter la contradiction au lobby juif de New York qui a injustement sali le nom de Pie XII,  Pape pendant la Seconde Guerre mondiale, au service d’intérêts politiques contemporains, a affirmé l’ancien vice-Premier ministre australien Tim Fischer.

Pie a été critiqué pour n’avoir pas suffisamment agi pour protéger les Juifs pendant l’holocauste, mais M. Fischer soutient dans un livre qui sortira vendredi à Melbourne qu’il a sauvé des Juifs «et n’en obtient nulle reconnaissance.»

M. Fischer, ambassadeur auprès du Saint-Siège de 2008 à 2011, a déclaré à Fairfax Media que le lobby juif doit revoir  sa position qui est de plus en plus tapageuse dans da condamnation de Pie XII.

En fait, selon Fischer, Pie avait enjoint les Catholiques d’aider les Juifs, en en cachant des centaines dans des couvents, des monastères et au Vatican. Les Nazis raflèrent 1 002 des 8 000 Juifs de Rome en 1943 et les envoyèrent à Auschwitz, mais les 7 000 autres furent sauvés.

Dans son livre, Holy See, Unholy Me: 1000 Days in Rome, M. Fischer écrit qu’un ambassadeur israélien qui avait appelé à reconnaître l’œuvre de protection de Pie XII avait été rapidement contraint à une rétractation humiliante.

“En outre, à chaque fois qu’il est suggéré d’envisager la béatification et la canonisation de Pie XII, ils frappent de toute leur puissance et utilisent tous les circuits médiatiques pour l’empêcher.»

Des informations en provenance du Vatican donnent à penser que le Pape François veut aller de l’avant pour la canonisation de Pie.

Présentant Mark Regev,  le porte parole  Israélien formé à Melbourne comme étant un personnage central, M. Fischer écrit que les compétences médiatiques du lobby juif excèdent de loin celles du Vatican et il laisse entendre que ses tactiques «servent à défendre une cause et à entretenir influence et pouvoir.

“Le lobby juif américain est dirigé par des tenants d’une ligne dure qui reçoivent leurs instructions quotidiennement de Jérusalem et Tel Aviv et ne lâcheront rien sur la politique d’Israël en Cisjordanie.»

M. Fischer explique que le plus grand désastre pour la communauté juive de Rome pendant la guerre fut la scission ente les factions pro et anti fascistes. «Cela rompit l’unité au moment où elle était le plus nécessaire avec l’entrée des nazis à Rome. Les Juifs fascistes disaient que rien n’arriverait.»

Le grand rabbin, Israel Zolli, un antifasciste, avait averti la communauté qu’elle devait se tenir prête, par exemple en cachant les listes [des fidèles] des synagogues. Après la guerre, le rabbin Zolli se convertit au catholicisme, « ce qui le fit disparaître complètement de l’histoire [de la période].

 « Le rabbin de Rome et  l’évêque de Rome à sauvèrent tous deux des milliers de vies juives, et leur action mérite d’être appréciée de façon plus juste », a déclaré M. Fischer.

Il a dit s’attendre à une réaction virulente contre ses propos, mais il espère que son livre sera lu par des gens sans parti pris.

Il a concédé qu’il existait des preuves de l’existence d’un canal catholique croate par lequel des Nazis s’échappèrent après la guerre, et il a affirmé que si Pie en était informé, il devrait être fortement critiqué [pinged] pour ça.

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« Plomb durci » ou « Pilier de défense » contre Gaza: une stratégie sioniste vouée à l’échec

22 novembre 2012

La campagne militaire sioniste contre Gaza vient de s’achever. Je ne vais pas vous parler des faux prétextes avancés par les terroristes sionistes pour justifier leur énième agression contre le peuple palestinien, mais plutôt des enseignements stratégiques qui peuvent être tirés en ce premier jour de cessez-le-feu.

Il faut d’abord constater que le régime sioniste qui voulait encore jouer à bon compte les gros bras en a été pour ses frais. Il a certes infligé, comme à son habitude, force pertes humaines et destructions aux habitants de la bande de Gaza, mais la riposte de la résistance palestinienne a été plus déterminée que jamais et, pour la première fois, des roquettes sont tombées dans la région de Tel Aviv.

Sans faire de dégâts certes, mais ce qui compte c’est la portée symbolique de ces roquettes et la peur et l’angoisse qui commencent à s’insinuer chez les colons sionistes.

Les autres enseignements sont que le régime sioniste et les Etats Unis ont été obligés de reconnaître la qualité d’interlocuteur du Hamas et que l’entité sioniste est en quelque sorte passée sous tutelle égyptienne puisque c’est le gouvernement égyptien qui a encadré des négociations dans lesquelles le Hamas n’a rien cédé.

Et le Hamas ne doit rien céder sur le fond car, comme l’écrit John Mearsheimer, les dirigeants sionistes n’ont nullement l’intention de reconnaître un jour l’existence d’un Etat palestinien s’étendant sur la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Ce refus sioniste n’est un secret pour personne, ni pour Mahmoud Abbas, ni pour François Hollande.

Après « Plomb durci » et «Pilier de défense », on peut s’attendre à une nouvelle action militaire sioniste contre Gaza dont le moment dépendra d’échéances politiques internes et du contexte international.

Parce que la stratégie sioniste consiste à réaliser un Etat sur l’ensemble de la Palestine en y incluant des réserves indigènes ou Bantoustans qui seront sommés de se tenir tranquille sous peine de recevoir une raclée comme celle qu’était censée administrer l’opération «Pilier de défense.»

Comme l’explique Mearsheimer, cette stratégie et ses modalités inspirées de Zeev Jabotinsky et de son mur de fer (pensez aussi au nom du système sioniste antimissile baptisé ‘dôme de fer’) est vouée à l’échec parce que 1) le peuple palestinien ne renoncera jamais à ses droits nationaux et 2) parce que l’opinion publique internationale n’acceptera pas de soutenir un régime d’apartheid.

ici, c’est Le Parisien Libéré qui s’y colle pour distiller la propagande des terroristes sionistes

De fait, en dépit des tentatives des médias pour dissimuler la réalité et les responsabilités, les sionistes ne peuvent que constater l’indignation voire l’exaspération croissantes des opinions publiques devant leurs agissements et leurs exactions.

Un pilier construit sur du sable

Par John Mearsheimer, London Review of Books 16 Novembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

En réaction à la recrudescence récente d’échanges de tirs entre Israël et les palestiniens de Gaza, Israël a décidé de jouer l’escalade de la violence en assassinant le chef militaire du Hamas, Ahmad Jabari. Le Hamas, qui n’avait joué qu’un rôle mineur dans ces échanges de tirs, et qui semblait même intéressé à travailler à un cessez-le-feu de longue durée, a réagi comme on pouvait s’y attendre en tirant des centaines de roquettes sur Israël, quelques unes tombant même près de Tel Aviv. Sans surprise, les israéliens ont menacé d’élargir le conflit et d’envahir éventuellement la bande de Gaza pour renverser le Hamas et éliminer la menace des roquettes.

Il existe une possibilité que l’opération “Pilier de defense”, ainsi que les israéliens désignent leur campagne actuelle, se transforme en conflit à grande échelle. Mais même dans ce cas, elle ne mettra pas un terme aux problèmes d’Israël avec Gaza. Après tout, Israël avait lancé une guerre dévastatrice contre le Hamas pendant l’hiver 2008-2009 (l’opération «Plomb durci») et le Hamas est toujours au pouvoir et continue à tirer des roquettes sur Israël. Pendant l’été 2006, Israël était parti en guerre contre le Hezbollah afin d’éliminer ses missiles et d’affaiblir sa situation politique au Liban. Cette offensive a échoué elle aussi : le Hezbollah a beaucoup plus de missiles aujourd’hui qu’il n’en avait en 2006 et son influence au Liban est probablement supérieure à ce qu’elle était en 2006. Pilier de défense aura sans doute le même résultat.

Israël peut recourir à la force contre le Hamas de trois manières différentes. Tout d’abord, il peut essayer de paralyser l’organisation en tuant ses dirigeants, comme il l’a fait quand il a assassiné Jabari il ya deux jours. La décapitation de l’organisation ne fonctionnera pas, cependant, car il ne manque pas de subalternes pour remplacer les chefs morts, et les nouveaux chefs sont parfois plus capables et plus dangereux que leurs prédécesseurs. Les Israéliens s’en sont aperçus au Liban en 1992, quand ils avaient assassiné chef du Hezbollah, Abbas Moussaoui, seulement pour découvrir que son successeur, Hassan Nasrallah, était un adversaire encore plus redoutable.

Deuxièmement, les Israéliens peuvent entrer dans Gaza et en prendre le contrôle. L’armée israélienne pourrait le faire assez facilement, renverser le Hamas et mettre fin aux tirs de roquettes à partir de Gaza. Mais elle devrait alors occuper Gaza pendant les années à venir, car s’ils repartaient, le Hamas reviendrait au pouvoir, les attaques à la roquette reprendraient, et Israël se retrouverait à la case départ.

Une occupation de Gaza rencontrerait une résistance farouche et sanglante, ainsi que les Israéliens ont pu l’apprendre dans le sud du Liban entre 1982 et 2000. Après 18 ans d’occupation, ils avaient reconnu leur défaite et retiré toutes leurs troupes. Cette expérience est la raison pour laquelle l’armée israélienne n’a pas essayé d’envahir et de conquérir le sud du Liban en 2006 et Gaza en 2008-9. Rien n’a changé depuis lors qui pourrait faire d’une invasion à grande échelle de Gaza aujourd’hui une alternative viable. Occuper la bande de Gaza reviendrait également à placer 1,5 millions de Palestiniens de plus sous contrôle officiel d’Israël, ce qui a aggraverait la fameuse «menace démographique». Ariel Sharon avait retiré les colons israéliens de la bande de Gaza en 2005 pour réduire le nombre de Palestiniens qui vivent sous drapeau israélien ; revenir en arrière maintenant serait un revirement stratégique énorme.

La dernière option, celle qui a été préférée, est le bombardement avec des avions, de l’artillerie, des missiles, des mortiers et des roquettes. Le problème, cependant, est que cette stratégie ne fonctionne pas comme annoncé. Israël l’a utilisée contre le Hezbollah et le Hamas en 2006 et en 2008-9, mais les deux organisations sont toujours bien présentes et armées jusqu’aux dents avec des roquettes et des missiles. Il est difficile de croire qu’un seul spécialiste de défense sérieux en Israël pense qu’une nouvelle campagne soutenue de bombardement contre Gaza permettra de renverser le Hamas et de mettre définitivement fin aux tirs de roquettes.

Alors de quoi s’agit-il? Au niveau le plus élémentaire, les actions d’Israël à Gaza sont inextricablement liées à ses efforts pour créer un Grand Israël qui s’étend du Jourdain à la mer Méditerranée. Malgré les palabres sans fin sur une solution à deux Etats, les Palestiniens n’obtiendront pas leur propre État, notamment parce que le gouvernement Netanyahou y est fermement opposé. Le premier ministre et ses alliés politiques sont foncièrement déterminés à transformer les territoires occupés en partie intégrante d’Israël. Pour y parvenir, les Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza seront forcés de vivre dans des enclaves pauvres similaires aux Bantoustans de l’Afrique du Sud gouvernée par les blancs. C’est quelque chose que les Juifs israéliens ont bien compris: une enquête récente a révélé que 58 pour cent d’entre eux pensent qu’Israël pratique déjà l’apartheid contre les Palestiniens.

La création d’un Grand Israël va cependant générer des problèmes encore plus importants. En plus de nuire énormément à l’image d’Israël dans le monde, la quête d’un Grand Israël ne brisera pas la volonté des Palestiniens. Ils demeurent farouchement opposés non seulement à l’occupation, mais aussi à l’idée de vivre dans un Etat d’apartheid. Ils continueront à résister aux efforts d’Israël pour leur refuser l’autodétermination. Ce qui se passe à Gaza est l’une des dimensions de cette résistance. Un autre est le projet de Mahmoud Abbas de demander à l’Assemblée générale des Nations Unies le 29 Novembre de reconnaître la Palestine en qualité d’Etat non membre. Une telle reconnaissance inquiète les dirigeants d’Israël, parce qu’elle pourrait éventuellement permettre aux Palestiniens de porter plainte contre Israël devant la Cour pénale internationale. Ainsi, le rêve d’un Grand Israël force Tel Aviv à trouver des façons de tenir les Palestiniens en respect.

Les dirigeants israéliens ont une stratégie en deux volets pour régler leur problème palestinien. Tout d’abord, ils comptent sur ​​les Etats-Unis pour fournir une couverture diplomatique, en particulier au sein des Nations Unies. La clé du maintien du soutien de Washington est le lobby pro-israélien qui fait pression sur les dirigeants américains pour qu’ils se rangent du côté israélien contre les Palestiniens et qu’ils en fassent le moins possible pour stopper la colonisation des territoires occupés.

Le deuxième volet est le concept du «mur de fer» de Zeev Jabotinsky :une approche qui dans son essence appelle à réduire les Palestiniens à se soumettre. Jabotinsky avait compris que les Palestiniens résisteraient aux efforts sionistes pour coloniser leurs terres et les soumettre dans le même temps. Il soutenait néanmoins que les sionistes, puis Israël, pourraient punir les Palestiniens si sévèrement que ces derniers reconnaîtraient que toute résistance serait vaine.

Benjamin Netanyahou est resté fidèle aux idées de Jabotinsky

Israël a recours à cette stratégie depuis sa fondation en 1948, et Plomb durci comme Pilier de défense sont des exemples de sa mise en pratique. En d’autres termes, l’objectif d’Israël dans les bombardements de Gaza n’est pas de renverser le Hamas ou d’éliminer ses roquettes, deux objectifs irréalisables. Les attaques en cours dans la bande de Gaza font en réalité partie d’une stratégie à long terme visant à contraindre les Palestiniens à renoncer à leur demande d’autodétermination et à se soumettre à la domination israélienne dans un Etat d’apartheid.

L’engagement d’Israël dans la stratégie du Mur de Fer se reflète dans le fait que ses dirigeants ont dit à maintes reprises depuis que Plomb Durci a pris fin en Janvier 2009 que l’armée israélienne aurait éventuellement à retourner à Gaza et à infliger une autre raclée aux Palestiniens. Les Israéliens ne vivaient pas dans l’illusion que le conflit de 2008-9 avait mis le Hamas hors de combat. La seule question pour eux était de savoir quand commencerait la prochaine expédition punitive.

Le moment choisi pour la présente opération est facile à expliquer. Pour commencer, le président Obama vient de remporter un second mandat malgré la tentative transparente de Netanyahu pour aider Mitt Romney à remporter les élections. L’erreur commise par le Premier ministre est susceptible d’avoir affecté ses relations personnelles avec le président Obama et pourrait même menacer la «relation spéciale» des Etats Unis avec Israël. Une guerre dans la bande de Gaza, cependant, est un bon antidote à ce problème, parce que Obama, qui va faire face à d’énormes défis économiques et politiques dans les mois à venir, n’a guère d’autre choix que de soutenir sans réserve Israël à la garde et à mettre les torts sur les Palestiniens.

Le premier ministre israélien a sa propre échéance électorale en janvier et, comme l’écrit Mitchell Plitnick, «Le gambit de Netanyahou consistant à nouer une alliance électorale avec le parti fasciste Yisrael Beiteinu est loin d’avoir donné les résultats espérés dans les sondages.’ Une guerre contre Gaza permet non seulement à Netanyahou de montrer sa fermeté quand il est question de la sécurité d’Israël, mais elle a probablement un effet de ‘ralliement autour du drapeau’ qui améliore ses chances de réélection.

Néanmoins, Pilier de défense n’atteindra pas son but ultime d’obtenir des Palestiniens qu’ils renoncent à leur quête d’autodétermination et qu’ils acceptent de vivre sous la botte des Israéliens. Ce n’est tout simplement pas réalisable, les Palestiniens ne vont jamais accepter d’être assignés à une poignée d’enclaves dans un Etat d’apartheid. Malheureusement, cela signifie que Pilier de défense ne sera probablement pas la dernière fois qu’Israël bombarde la bande de Gaza.

A longue échéance cependant, les campagnes de bombardements pourraient cesser, parce qu’il n’est pas certain qu’Israël réussira à subsister en tant qu’Etat d’apartheid. En même temps qu’à la résistance palestinienne, Israël est confronté au fait qu’il est peu probable que l’opinion internationale soutienne un Etat d’apartheid.

Ehud Olmert avait dit en novembre 2007, alors qu’il était premier ministre, que si ‘la solution à deux Etats échoue’, Israël se retrouvera devant une « lutte à la sud-africaine’, et dès que cela se produira, ce sera la fin de l’Etat d’Israël.’ On pourrait penser que les dirigeants israéliens comprennent dans quelle direction ils avancent et en viennent à permettre aux palestiniens d’avoir leur propre Etat. Mais il n’y aucun signe en ce sens ; au contraire Israël persiste stupidement à s’appuyer sur des opérations militaires comme Pilier de défense pour briser les Palestiniens.

La symbolique de Toulouse et sa signification politique

2 novembre 2012

François Hollande a rendu publiquement hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse, et c’est une démarche tout à fait légitime.

Le problème est qu’il l’a fait en compagnie de Benjamin Netanyahou, le premier ministre violent d’un Etat voyou qui séquestre et spolie le peuple palestinien.

S’il pensait que cet hommage avait une finalité pédagogique, on peut dire que c’est raté.

Si le but était par contre de flatter les instances supposées représenter la communauté juive en France et donner un coup de pouce électoral à Benjamin Netanyahou, on peut dire que c’est réussi.

On retiendra l’image de François Hollande donnant l’accolade à Benjamin Netanyahou dans l’école toulousaine fréquentée par les victimes de Mohamed Merah.

Je suis satisfait de toi François.

N’imaginez pas que cette accolade est le fruit d’une montée d’émotion qui se serait emparée des deux dirigeants politiques, elle fait au contraire partie de détails qui ont été décidés par les responsables du protocole des deux pays parce que c’est un geste qui a du sens politique.

On retiendra que M. Hollande est allé très loin dans une proclamation de sympathie à l’égard d’un homme qui n’est rien d’autre qu’une version juive d’une extrême droite que les politiciens de gauche prétendent stigmatiser.

En tout cas cette camaraderie est en phase avec les évolutions que connaît, il suffit de penser à la rhétorique de Manuel Valls, et va connaître la gauche institutionnelle dans sa relation avec les populations issues de l’immigration musulmane. Elle est également cohérente avec les inflexions qu’a connues la politique étrangère de la France depuis sa réintégration dans l’OTAN et le bellicisme que nous avons pu constater avec les événements liés au prétendu printemps arabe. Et on aurait donc eu tort  d’être surpris devant l’hommage  rendu récemment par le président Français au fasciste Yitzhak Shamir à l’annonce du décès de ce dernier.

Nous sommes entrés définitivement dans l’après deuxième guerre mondiale. Non pas que nous nous trouvions devant des idéologies et des phénomènes politiques nouveaux, mais que la parenthèse introduite par la guerre froide et le gaullisme en ce qui concerne la France s’est refermée et que nous nous retrouvons dans la situation idéologique voisine de celle de l’entre deux guerres mondiales. Avec des forces qui correspondent peu ou prou aux forces sur lesquelles s’appuyait le maréchal Pétain et d’autres qui correspondent à celles qui lui avaient accordé les pleins pouvoirs. De fait, on a beaucoup parlé de juifs de France ces jours ci, et guère de Juifs Français ou de Français Juifs.

Comme si aucune leçon n’avait été retenue des méfaits du fascisme et du nazisme. De fait, aucune leçon n’a été tirée de cette période sombre de l’histoire. Pour la bonne raison, entre autres, que la pédagogie et le discours  politique portant sur cette époque sont à la fois trop éloignés de la réalité de ce que fut cette époque et se sont détournés des enseignements universalistes qui auraient dû en être tirés.

Benjamin Netanyahou sait parfaitement reconnaître ses amis politiques et il en a reconnu un en François Hollande dont il s’est déclaré «très satisfait» exactement comme il a su reconnaître son ami politique aux Etats unis.

Mitt Romney et Benjamin Netanyahou partagent donateurs et amitié

Par Sheera Frenkel, McClatchy Newspapers (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem : Le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney et le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou ont reconnu être amis depuis des dizaines d’années, mais les liens financiers qui les unissent sont devenus évidents quand le candidat républicain a révélé la liste de ceux qui contribuent financièrement à sa campagne.

Plus de la moitié de ceux qui ont donné de l’argent à Netanyahou pour sa campagne de réélection sont des Américains qui ont aussi contribué à la campagne de Romney ou au Parti Républicain aux Etats Unis.

La loi israélienne permet aux politiciens de faire campagne et de collecter de l’argent à l’étranger, quoique l’impact financier des campagnes électorales soit extrêmement différent ici puisque, comme le calendrier électoral se limitant habituellement à trois mois, les budgets de campagne sont maintenus au minimum et les politiciens recourent traditionnellement au financement public. Netanyahou est cependant allé chercher de l’argent à l’étranger même si la somme qu’il a réunie est minuscule comparativement aux standards américains : elle peut s’évaluer en dizaines de milliers de dollars.

Selon des documents publiés par le contrôleur des finances d’Israël, Netanyahou a reçu des dons financiers provenant de 47 personnes. Une seule d’entre elles est israélienne et 42 sont américaines En recoupant les registres officiels aux Etats Unis avec la liste de Netanyahou, McClatchy a constaté que 28 des Américains qui avaient donné de l’argent pour Netanyahou avaient aussi donné pour Romney, le Parti Républicain ou les deux. Deux seulement ont donné de l’argent au Parti Démocrate, dont l’un pour le président Obama.

A la question de savoir s’ils sont gênés de voir que plus de 90 % de l’argent de Netanyahou vient des Etats Unis, la plupart des Israéliens ont un haussement

 «Alors ils prennent de l’argent aux Etats Unis ? Pourquoi devrions-nous en être surpris ? C’est ce qu’il y a de moins surprenant à un moment où tous les autres politiciens israéliens vont en prison pour fraude et corruption,» affirme Shlomit Beniyahu, 48 ans, qui dit qu’elle votera pour Netanyahou aux prochaines élections. «C’est peut-être une bonne chose si Netanyahou obtient de l’argent auprès des mêmes personnes que Romney ; ça montre qu’il est assez malin pour connaître des riches qui ont de l’argent.»

Une famille qui semble avoir particulièrement mis la main à la poche pour Netanyahou et Romney est la famille Falic de Miami. Les Falics, qui possèdent la chaîne de boutiques hors taxes Duty Free Americas, ont fait leur fortune en tant qu’anciens propriétaires de la maison de haute couture Christian Lacroix. Par divers membres de la famille, les Falics ont apporté près de la moitié des contributions à la campagne de Netanyahou, soit environ 42 000 dollars.

Les registres officiels aux Etats Unis montrent que la famille falic contrbue financièrement de longue date en faveur du Parti Républicain, avec plus de 100 000 dollars pour les candidats républicains cette année, dont 20 000 dollars pour la campagne de Romney. La famille Falic a aussi donné de l’argent à des organisations pour la colonisation, dont certaines qui organisent pour les Américains des visites des colonies juives en Cisjordanie

Un membre de la famille Falic que nous avons pu joindre à Miami a refusé de s’exprimer, tout comme la campagne de Romney.

Un porte parole de Netanyahou a refusé de parler des sources de financement su premier ministre, mais un ancien collaborateur de netanyahou, qui s’est exprimé pour McClatchy sous condition d’anonymat parce qu’il est toujours impliqué dans la vie politique, explique que le premier ministre considère que les Etats unis sont «un lieu naturel pour récolter des fonds.»

«Netanyahou a toujours été accueilli à bras ouvert aux Etats Unis. Les gens, les donateurs là bas ne pouvaient jamais lui donner assez,» explique cet ancien collaborateur.

Dans le cours de campagne présidentielle aux Etats Unis, Netanyahou a été critiqué pour avoir  semblé préférer Romney à Obama. Si les responsables de la campagne Romney ont dit clairement n’avoir pas cherché à obtenir le soutien du premier ministre, des organisations pro-israéliennes ont diffusé des spots dans des swing states comme la Floride pour affirmer que Romney à la Maison Blanche serait mieux pour l’Etat d’Israël.

 «C’est un message clair de notre part à nous ici en Israël que Romney est mieux pour l’Etat d’Israël et que sa relation avec Netanyahou serait certainement une amitié plus naturelle,» déclare Kory Bardash du groupe Israël des Républicains à l’Etranger

Dans des interviews, des représentants de Netanyahou ont relevé qu’il n’était pas intéressé à s’immiscer dans la politique partisane aux Etats Unis. Sa liste de donateurs ne comporte cependant que deux familles qui ont donné de l’argent à la fois au Parti Démocrate et à Netanyahou.

 «Il semble un peu étrange de voir que ses contributeurs soient surtout dans un camp,» observe Beniyahu qui a parlé à McClatchy pendant sa pause repas avec trois de ses collègues de travail à Tel Aviv.

 « J’imagine que ça montre quelque chose comme une préférence pour un parti sur un autre, » déclare Michael Cohen, un des collègues de Beniyahu. «Certaines personnes seront peut-être gênées parce que maintenant c’est comme s’il devait quelque chose aux Républicains… Mais la plupart des gens s’en fichent»

David Lightman a contribué à ce article depuis Washington.

Le tueur d’Oslo, Anders Behring Breivik croule sous le courrier de ses sympathisants

18 avril 2012

On aurait bien aimé faire passer Anders Behring Breivik pour fou, de sorte à éviter un procès qui va permettre d’aborder son idéologie.

Car si son idéologie est peut-être folle, Anders Behring Breivik n’est par contre probablement pas fou. En tout cas, il n’est pas plus fou que d’autres auteurs d’attentats qu’on ne se gêne pas pour juger ou pour tuer sans ménagement. 

Vous voyez parfaitement de qui je veux parler !

Anders Behring Breivik a parfaitement développé dans un long texte sa vision des problèmes qui se posent, selon lui, à la Norvège et plus largement à l’Occident.

Non seulement il s’abreuve à de bonnes sources, parmi lesquelles figure un philosophe Français qui a pignon sur rue (Eh non, ce n’est pas Bernard-Botul-Henri Lévy) mais son idéologie est plus largement partagée qu’on ne le pense généralement, même si ce n’est pas forcément dans la variante ultra-extrémiste qui le caractérise.

Une partie de ceux qui partagent ses opinions ont d’ailleurs trouvé le courage de lui écrire dans la maison d’arrêt où il est actuellement détenu.

Figurez-vous que s’il ne croule pas sous le poids de la culpabilité, il croule par contre sous celui du courrier de ses admirateurs !

L’assassin d’Oslo a des contacts par courrier avec des sympathisants du monde entier

Anders Behring Breivik reçoit de nombreuses lettres chaque jour

Elles proviennent de plus de vingt pays et lui déclarent leur soutien

Agence Efe | Copenhague, El Mundo (Espagne) 18 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’extrémiste de droite Anders Behring Breivik, jugé à Oslo pour les attentats du 22 juillet dernier en Norvège qui avaient causé la mort de 77 personnes, entretient des contacts par voie postale avec des partisans et des sympathisants politiques du monde entier.

«Ce sont des lettres qui sont des déclarations de soutien sans équivoque avec les mêmes points de vue politiques que l’inculpé. Ce sont des complices au niveau politique, qui se servent du même vocabulaire et de la même terminologie que lui », a observé le psychiatre Terje Tørrissen dans le deuxième rapport d’expertise psychologique sur Breivik, selon un article paru aujourd’hui dans le journal norvégien ‘VG’.

Dans le rapport dont seules les conclusions ont été rendues publiques, mais dont ‘VG’ en reproduit aujourd’hui des extraits, Tørrissen note que certains de ceux qui écrivent à Breivik « disent qu’il les a inspirés et qu’ils sont devenus plus extrémistes à cause des actes de l’inculpé.»

Les autorités judicaires de Ila, à l’ouest d’Oslo et où le fondamentaliste chrétien est en détention préventive depuis neuf mois, ont confirmé que Breivik reçoit de nombreuses lettres chaque jour.

Breivik a assuré aux psychiatres qu’il garde le contact avec des partisans dans plus de vingt pays et que le volume du courrier qui lui parvient chaque jour est tel qu’il ne peut pas tout lire en une journée.

 ‘VG’ reproduit également une interview et la photo d’un jeune Etatsunien de 23 ans prénommé Kevin, étudiant à l’Assumption College de l’université catholique du Massachussetts et dont le «rêve» est de connaître Breivik.

 «Ce que Breivik a fait à Utoeya – l’île où il a massacré de jeunes militants travaillistes – a montré qu’il est un patriote nationaliste rationnel qui veut protéger les gens contre l’Islam, le multiculturalisme et le marxisme, » affirme le jeune homme.

Les autorités ont levé en janvier l’interdiction pour l’extrémiste de droite de recevoir du courrier.

Breivik avait fait sauter une fourgonnette pleine d’explosifs le 22 juillet dernier dans le complexe gouvernemental d’Oslo avant de se rendre juste après à Utoeya où il a commis un massacre dans lequel 69 personnes trouvèrent la mort, en majorité des jeunes de moins de vingt ans qui participaient à un camp des jeunesses Travaillistes.

L’objectif des attentats était de punir le Parti Travailliste au pouvoir en Norvège, pour son appui au « multiculturalisme » et pour avoir permis «l’invasion» islamique qui «menace» la survie du peuple norvégien, selon les déclarations de Breivik à son procès qui en est maintenant à sa troisième journée et où Breivik a fait une fois de plus ce matin sont ‘salut templier’.


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