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Gaza, la violence et le mensonge signent l’échec stratégique du régime sioniste

10 juillet 2014

Les tueurs sionistes de déchaînent en ce moment contre la bande de Gaza assiégée. A côté des morts et des destructions causées par l’aviation et les soldats sionistes, l’opinion publique a droit aux mensonges habituels servis par une presse qui redouble d’ingéniosité pour garder un vernis de pseudo-neutralité, si ce n’est d’objectivité.

Les politiques se comportent d’une façon guère plus digne ainsi qu’on a pu le constater à la lecture du communiqué de l’Elysée qui donne la position officielle de François Hollande sur les événements en cours en Palestine occupée :

Le Président de la République a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU. Il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces.

Le Président de la République (anciennement française, note de Djazaïri) rappelle la nécessité de prévenir l’escalade des violences.

Après ses indécentes déclarations d’amour au régime sioniste et aux ordures qui la gouvernent, on ne saurait être surpris.

François Hollande chante son amour pour Sion

François Hollande chante son amour pour Sion

Pourtant, l’agression décidée par le régime sioniste contre Gaza repose sur un mensonge [comme l’Etat prétendu juif lui-même soit dit en passant]. C’est ce qu’explique fort bien à mon sens Daoud Kuttab dans les colonnes du Jordan Times. Kuttab met en effet en relation l’accès de violence du régime sioniste avec des développements politiques significatifs dans la région : l’accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah d’une part, et la crise au niveau de la coalition qui gouverne à Tel Aviv avec la surenchère belliciste d’Avigdor Lieberman et ses menaces de rompre son alliance avec le Likoud, menace qu’il vient effectivement de mettre à exécution.

Daoud Kuttab

Daoud Kuttab

Un autre aspect plus lié à l’escalade militaire qu’au déclenchement des opérations elles-mêmes tient au fait que l’Egypte n’est plus disposée à assurer l’intermédiation entre le Hams et le gang sioniste du fait, selon Kuttab, que les autorités sionistes ont failli à leur engagement de ne pas recapturer des Palestiniens qui avaient été libérés dans le cadre de l’échange avec Gilad Shalit, une des ondiitions pour lesquelles l’Egypte avait apporté sa garantie.

Sans doute, mais il n’est pas sûr non plus que le régime militaire égyptien ait vraiment envie de venir en aide à un parti, le Hamas, qui fait partie de la mouvance des Frères Musulmans et qui était très proche de Mohamed Morsi, le président égyptien membre de la confrérie et qui a été renversé par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, l’actuel raïs égyptien.

In fine, Daoud Kuttab nous dit que le régime sioniste se retrouve dans une impasse stratégique que ses accès violents ne sauraient dissimuler aux observateurs avertis.  Sur ce sujet, on lira ou relira utilement cet article de 2012 signé John Mearsheimer sur l’échec stratégique des autorités sionistes.

En voyant ce genre de carte (parue dans un média de San Diego aux USA, on a l'impression que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes

Sur ce genre de carte,(parue dans un média de San Diego aux USA,  on a presque l’impression à première vue  que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes

La guerre contre Gaza est basée sur un mensonge

par Daoud Kuttab, Jordan Times (Jordanie) 09 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Lorsque trois Israéliens ont disparu il y a trois semaines, et avant l’ombre d’une preuve, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a décidé de son propre chef d’en imputer la responsabilité au mouvement islamiste Hamas. Lui et ses acolytes politiques et militaires ont persévéré dans cette fabrication en arrêtant des centaines de militants du Hamas et des parlementaires élus pro-Hamas et en bombardant les bureaux du Hamas à Gaza. Des Palestiniens libérés dans l’échange de prisonniers avec Gilad Shalit, qui était garanti par les Egyptiens, ont également été raflés dans le but de faire pression sur le Hamas.

Priés de présenter des preuves, les Israéliens ont donné les noms de deux militants du Hamas pour le simple fait qu’ils n’étaient pas chez eux quand des soldats israéliens sont venus pour les arrêter. La théorie voulait alors que la disparition de Marwan Qawasmeh et Amer Abu Aisha n’était rien d’autre qu’une preuve flagrante que ces militants du Hamas étaient certainement les auteurs de l’enlèvement des Israéliens. Sans s’embarrasser d’autres pruves, Israël a démoli les maisons des deux Palestiniens disparus. En outre, les services d’action psychologique israéliens ont lancé une campagne médiatique (en se servant de journalistes amis) pour diffamer le clan Qawamesh fort de 10 000 membres, fabriquant toute une histoire sur une « famille hors-la-loi. »

L’accusation contre le Hamas avait à l’évidence de’autres motifs qu’Israël n’a pas tardé à faire connaître. Le but de l’accusation et de l’arrestation des deux membres du Hamas était rien moins que de faire pression sur le président palestinien Mahmoud Abbas pour qu’il abroge l’accord de réconciliation avec la direction du Hamas basée à Gaza.

Le problème avec les mensonges et les fabrications est que la vérité vient parfois interférer. Israël lui-même a depuis annoncé l’arrestation de Palestiniens de Hébron qu’il accuse d’être derrière l’enlèvement des trois Israéliens et ce ne sont pas les deux noms du Hamas exhibés aux médias comme étant derrière cet acte pour lequel leurs maisons ont été détruites. Par ailleurs, Israël a concédé que si certains éléments locaux du Hamas à Hébron pourraient se révéler être derrière les enlèvements, il n’y a aucune preuve de l’implication de la direction du Hamas à Gaza ou hors de Gazza. Le refus de Khaled Mishaal, le chef du Hamas, de condamner le triple enlèvement était une raison suffisante, du point de vue israélien, pour maintenir la pression sur le mouvement islamiste.

La guerre est souvent créée à la fois dans l’espace public et à huis clos. Ayant créé une énorme campagne d’opinion contre le Hamas, quoique sur la base de fausses accusations, le débat sur la guerre a ensuite été transféré au conseil de guerre. La discussion dans le cabinet israélien restreint qui décide sur les grandes questions de sécurité est vite devenue politicienne. La guerre des mots entre Netanyahou et son ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman se révèle être un cas typique de surenchère. Lieberman, dont la parti Yisrael Beiteinu forme une coalition avec le Likoud cherchait apparemment une bonne raison d’abandonner ce partenariat. Accusant le premier ministre israélien d’être trop mou avec le Hamas à Gaza, Lieberman a mis fin à la coalition Likoud – Beiteinu tout en continuant à critiquer publiquement Netanyahou pour son refus de prendre une position forte sur le Hamas et pour ne pas avoir stoppé les tirs de projectiles depuis Gaza sur le sud d’Israël.

Le problème avec la guerre en cours contre Gaza, c’est que les Israéliens ont perdu leurs canaux de communication avec les dirigeants du Hamas. Récemment encore, Israël n’avait as été mécontent de voir les Egyptiens intercéder et si nécessaire garantir tout accord de cessez-le-feu. C’était pendant la présidence de Mohamed Morsi et ce cessez-le-feu avait dans l’ensemble tenu jusque récemment. Mais les Egyptiens ne sont plus en mesure d’apporter une aide parce que les Israéliens ont trahi leur engagement de pas ré-arrêter des Palestiniens qui avaient été libérés dans l’échange contre Shalit. Les Israéliens ne peuvent pas non plus recourir aux bons offices d’Abbas, étant deonné qu’ils ne veulent pas qu’il renforce son accord le Hamas mais qu’il l’abroge. Toute intercession réusssie par Ramallah pour stopper la guerre contre Gaza viendra rétablir le capital politique d’Abbas et cimenter la’accord de réconciliation [entre le Hamas et le Fatah, NdT]. Il est évident que le gouvernement israélien ne veut ni de l’un, ni de l’autre. Il veut un Abbas faible et la dissolution de l’accord entre le Fatah et le Hamas.

Cette guerre est basée sur un mensonge et l’opinion publique le saura certainement tôt ou tard. De la même manière qu’Israël a été confondu pour son mensonge du fait qu’il savait dès le premier jour que les autostoppeurs israéliens avaient été tués. Le mensonge au sujet du Hamas sera révélé tôt ou tard. La seule question est combien de Palestiniens et d’Israéliens devront souffrir pendant tous le temps où ce mensonge sera considéré comme une vérité.

 

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Gilad Shalit, un spectateur encombrant pour le FC Barcelone

27 septembre 2012

Castille contre Catalogne

Hier, cette dépêche AFP ne semblait avoir été reprise par aucun organe de presse français, un peu comme si les pérégrinations du soldat sioniste Gilad Shalit n’intéressaient plus personne. Aujourd’hui, seul Europe 1 en parle.

Le soldat israélien Shalit invité par le FC Barcelone au clasico

(AFP) – il y a 1 heure
MADRID — Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu prisonnier par le mouvement palestinien Hamas entre 2006 et 2011, a reçu une invitation de la part du FC Barcelone pour le clasico contre le Real Madrid du 7 octobre, a annoncé le club catalan mercredi.
« Nous avons reçu une demande d’invitation de la part d’un ancien ministre israélien pour cette personne, et le club a décidé de l’inviter comme il le fait pour beaucoup d’autres », a expliqué à l’AFP une source du club catalan.
« Nous n’avons pas entendu parler de protestations en ce qui concerne cette invitation, mais pour bien faire comprendre que le Barça ne prend aucunement position à travers cette invitation dans le conflit israélo-palestinien, nous rappelons qu’en 2011, le vice-président du club Carles Villarubi avait reçu le leader palestinien Mahmoud Abbas et lui avait montré les installations du club », a ajouté la même source.
Enfin, le FC Barcelone a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait nullement d’une invitation dans la tribune présidentielle, mais d’une invitation normale en tribunes.
Le journal El Pais a affirmé mercredi que cette invitation avait provoqué une polémique et des protestations de la part de plusieurs associations pro-palestiniennes.
Selon le journal, plusieurs de ces associations ont adressé une lettre au président du Barça, Sandro Rosell, pour lui demander de renoncer à l’invitation, soulignant que Gilad Shalit n’était pas « un simple citoyen », mais un soldat de l’armée israélienne.

L’information est par contre largement répercutée par la presse espagnole et notamment par le journal El Pais qui donne le ton dès le titre de l’article consacré à cette invitation. On voit qu’effectivement, les dirigeants du club sont gênés aux entournures (au moment de la publication de l’article, l’invitation n’est pas confirmée officiellement).

Un spectateur gênant

Par Ignacio Cembrero / Ramon Besa, El Pais (Espagne) 25 septembre 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri
Controverse autour de l’invitation qu’aurait faite le Barça à un soldat israélien, détenu pendant cinq ans par le Hamas, pour assister au classique contre Madrid le 7 octobre au Camp Nou.
La présence annoncée du sergent israélien Gilad Shalit lors du classique Barcelone-Madrid le 7 Octobre, au Camp Nou, a suscité une réaction de rejet chez les militants et associations pro-palestiniens et est devenue un problème difficile à gérer pour le club catalan. Le militaire, captif pendant cinq ans du Hamas dans la bande de Gaza , qui est un fervent partisan du FC Barcelone a t raté les hauts faits de son équipe au moment de son apogée (2006-2011). Shalit a exprimé son désir d’aller voir un match du Barça et le club catalan est prêt à exaucer son souhait.
Des sources auprès du club barcelonais ont confirmé hier à notre journal qu’un ancien ministre israélien avait contacté le service du protocole de Barcelone pour solliciter une invitation pour Shalit pour assister au classique du championnat.
Bien que non encore satisfaite, la requête aurait été approuvée ainsi que l’ont annoncé la chaîne de télévision Eurosport et le journal Sport. L’accord a été divulgué officieusement sur Facebook et par l’Association Catalane des Amis d’Israël. Pilar Rahola, ex dirigeante de Esquerra Republicana de Catalunya (Gauche Républicaine) a précisé que le Barça lui avait demandé d’ête son hôte («c’est un honneur pour moi,» a-t-elle dit ; je l’accompagnerai à la tribune et je lui présenterai l’histoire du barça et du pays»).
Pendant la réunion des représentants des adhérents de barcelone, samedi, une des personnes présentes a demandé au président Sandro Rosell s’il était vrai que le soldat israélien avait été invité. La réponse fut «non.» Un porte parole du club a expliqué hier que Rosell n’était alors pas au courant de la requête reçue par le protocole.
Musa Amer Odeh, le délégué général de Palestine en Espagne s’est également intéressé à cette éventuelle invitation et a obtenu une réponse plus alambiquée. «Ils m’ont dit qu’ils avaient distribué des invitations VIP non nominatives à une association dont le nom ne m’a pas été précisé, et que cette dernière, à son tour, pourrait en donner une à Shalit,» nous a-t-il dit au téléphone.
Les associations pro palestiniennes ont demandé par écrit à Rosell de retirer l’invitation à Shalit qui, malgré une santé fragile avait voulu faire partie d’une unité combattante de l’armée israélienne.  Shalit, 26 ans, «n’est pas un simple citoyen israélien, mais un sergent major,» est-il rappelé à Rosell
Dans une lettre rédigée par Jorge Sánchez de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui recueille des signatures sur les réseaux sociaux. Sanchez s’étonne de l’empathie dont témoigne le club «à l’égard du seul soldat israélien à avoir été en captivité ces dernières années (…) alors qu’il garde un silence absolu sur les 4 660 prisonniers palestiniens qui sont enfermés dans les prisons israéliennes, parmi lesquels se trouvent 260 enfants, six femmes et 20 parlementaires.»
«Shalit était tankiste et il tirait sur Gaza, tuant des victimes en grande majorité civiles,» poursuit Odeh, le délégué de Palestine. «Il n’était pas un otage séquestre, mais un prisonnier de guerre,» soutient-il, indigné.
La convention de Genève ne s’appliquait pas à lui. Pour essayer de le libérer, l’armée israélienne avait déchaîné l’opération Pluie d’Eté (de juin à novembre 2006) dans laquelle 405 Palestiniens périrent, dont 60 % de civils. Ce fut un échec et Shalit ne fut libéré qu’en octobre 2001, en échange de la sortie des prisons israéliennes de 477 prisonniers palestiniens, dont beaucoup étaient en détention administrative sans avoir été jugés.
 «Les protestations pendant la match de basket Barça – Maccabi de Tel Aviv [en février 2011 au Palau Blaugrana] seront peu de choses en comparaison de ce que nous préparons au Camp Nou,» a annoncé BDS. La rencontre avait été interrompue par des spectateurs qui brandissaient des drapeaux palestiniens. Ils ont également l’intention de demander à la Qatar Foundation qu’elle cesse de sponsoriser le Barça.

Les instances du club ont beau dire que cette invitation n’a pas de caractère politique, en tout cas qu’elle ne signifie pas un parti pris, peuvent-elles vraiment ignorer que la démarche du terroriste sioniste, effectuée par l’intermédiaire de politiciens sionistes, a une finalité propagandiste avérée.

Comment comprendre sinon que :

Au départ, le club lui avait offert un siège au balcon, une proposition rejetée par Gilad Shalit, qui se retrouvera en tribune près de la pelouse, aussi parce qu’une équipe de télévision va rassembler des éléments pour un documentaire.

Les dirigeants du club sont donc au courant de l’aspect propagandiste d’une présence qui n’a pas grand-chose à voir avec une passion pour le football et c’est ce qui explique probablement leur gêne. On aimerait juste connaître la contrepartie offerte par les sionistes.

Pour conclure, disons que le Qatar a une occasion rêvée de démontrer son engagement en faveur de la cause palestinienne (c’est vrai, on peut toujours rêver).

La loi sur le terrorisme ou l’heure de gloire de Manuel Valls

17 septembre 2012

Manifestation de gendarmes à Paris samedi dernier

Le remue-ménage actuel autour du «film» islamophobe ‘l’innocence des musulmans’ avec en particulier la manifestation (entre 200 et 250 personnes dont 150 ont été interpellées !) qui s’est tenue à Paris donne un relief particulier à un projet de loi qui va bientôt être examiné en conseil des ministres :

Le conseil des ministres examinera «à la fin du mois de septembre (…) un projet de loi visant à lutter contre le terrorisme», a annoncé dimanche soir le ministère de l’Intérieur.
Les Français qui opèrent à l’étranger visés
Ce texte vise notamment à permettre de juger en France les Français «qui se livrent à des actes de terrorisme à l’étranger ou qui vont à l’étranger, notamment en zone afghano-pakistanaise, pour se former au terrorisme dans des camps d’entraînement dans le but de revenir en France», a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.
«Même si l’incrimination d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste offre une grande latitude de poursuites, certains «passaient entre les mailles du filet», explique-t-on. Cette disposition s’inscrit dans la même logique que celle qui permet de poursuivre et juger en France des ressortissants français ayant commis des actes de pédophilie hors des frontières.

Ce projet de loi est en  fait

«préparé depuis le début de l’été en parfaite collaboration» entre les ministères de l’Intérieur et de la Justice, avec un groupe de travail dans lequel siégeaient notamment des policiers et des magistrats antiterroristes.

Il est donc plus une réponse à l’affaire Mohamed Merah qu’à la récente manifestation parisienne et il est un signe de plus de la parfaite continuité qui caractérise le passage de la  présidence de M. Sarkozy à celle de M. Hollande.

Et ce projet de loi sera l’heure de gloire de Manuel Valls dont le plus haut fait d’armes fut, on s’en souvient, d’avoir fait pression (en vain) sur un commerçant de la commune dont il est l’élu pour qu’il accepte de vendre de l’alcool.

Traduire en justice des Français qui pratiquent le terrorisme à l’étranger ou vont se former dans ce sens à l’étranger est assurément une bonne chose.

On espère seulement que cette loi concernera aussi ceux qui vont pratiquer le djihad juif dans les rangs de l’armée sioniste, une armée qui commet crimes sur crimes, aux côtés de ce fameux Gilad Shalit pour lequel M. Valls ne fut pas le dernier à se mobiliser.

Ensuite, il faudrait que Manuel Valls et ses coéquipiers du gouvernement soient cohérents et cessent eux-mêmes d’entraîner et d’armer des terroristes en Syrie comme leurs prédécesseurs l’avaient fait en Libye, avec l’approbation du Parti Socialiste.

E t avec les résultats que nous connaissons.

Pour qui a voté Gilad Shalit?

22 avril 2012

Comment votent donc les électeurs de nationalité française à Tel Aviv ?

Si on en croit le Yediot, le franco-sioniste de base tend à voter pour Nicolas Sarkozy parce que 

1) il est « bon pour les Juifs », 

2) les socialistes n’ont « jamais été bons pour les Juifs » (ceux qui pensent ça devraient se pencher sur leurs livres d’histoire) 

3) Nicolas Sarkozy a du « sang juif ».

Eh oui, du « sang juif« par ce que là où on a une conception biologique de la religion, quelqu’un peut avoir du «sang juif».

Ceci dit, ce petit article nous en dit peut-être plus sur la préférence du journal sioniste que sur l’électeur franco-sioniste de base.

Par contre, je trouve que la hasbara franco-sioniste a raté un joli coup. Je m’explique : ce scrutin présidentiel français était une occasion en or pour la propagande sioniste.

Imaginez en effet, un Gilad Shalit, terroriste sioniste supposé également Français, tout sourire au moment de déposer son bulletin dans l’urne au consulat de France à Tel Aviv !

Pour l’heure, le soldat « Français » n’a semble-t-il pas voté. Promis, ils nous feront le coup pour le deuxième tour.

Les israéliens votent Sarkozy pour l’élection présidentielle française

Des milliers de Franco-israéliens qui ont le droit de participer à l’élection présidentielle française font la queue devant les bureaux de vote.

‘Je vote Sarkozy parce qu’il est bon pour les Juifs,’ dit un électeur.

Par Gilad Morag, Yediot Aharonot (Sionistan) 22 avril 2012

Des milliers de Franco-israéliens font la queue devant les bureaux de vote en Israël pour voter au premier tour du scrutin présidentiel français. Quelque 57 000 citoyens Français qui résident en Israël ont la possibilité de participer à cette compétition.

Une longue file d’électeurs s’étire devant le consulat de France à Tel Aviv ce dimanche. Des milliers de citoyens Français qui résident en Israël se sont présentés pour exercer leur droit démocratique à voter.

Max, un citoyen Français né en Algérie, a fait son aliyah [retour par ascenseur à Sion] il y a 65 ans et il vit maintenant à Bat Yam. « Je vote Sarkozy parce qu’il est bon pour les Juifs, » a-t-il déclaré au Yediot. «Il a soutenu Israël. Sa compréhension des problèmes d’Israël est importante. Sarkozy a du sang juif.»

Charles, de Bnei Brak, a aussi déclaré voter pour Sarkozy. «Nous sommes à 100 % derrière Sarkozy. C’est ce qui est bon pour les Juifs.»

Raanana, 37 ans,qui habite à Ami, a également indiqué qu’elle allait voter pour l’actuel président Français. « Nous devons le soutenir. Les socialistes n’ont jamais été bons pour les Juifs. Les élections sont importantes parce que nous Israéliens avons besoin d’amis et Sarkozy a prouvé qu’il en est un. Il est bon pour l’économie aussi.»

Valentine, une étudiante Française venue étudier les sciences politiques à l’université de Tel Aviv dans le cadre d’un échange, a présenté le point de vue de l’électeur Français moyen. «Sarkozy est peut-être bon pour vous, les Juifs, mais l’électeur Français prend en considération d’autres choses comme l’immigration, l’éducation et ‘économie. Cette année, la campagne a beaucoup tourné autour de l’aspect économique des choses.»

Le père de Gilad Shalit, la vérité si je mens!

16 mars 2012

La vérité finit toujours par l’emporter. C’est plus ou moins long mais c’est presque inéluctable. Dans le cas de l’affaire Gilad Shalit, du nom de ce soldat sioniste capturé, fait prisonnier (et non kidnappé) par la résistance palestinienne, il aura fallu attendre un peu plus de cinq ans.

Et cette vérité sort de la bouche de Noam Shalit, le père du terroriste sioniste qui ose comparer l’action des Palestiniens à celle de la Haganah, la milice qui deviendra l’armée de l’Etat sioniste.

Alors bien sûr, Noam Shalit qui se lance en politique et ne cache plus ses sympathies pour le parti travailliste provoque la colère de la droite sioniste qui lui reproche finalement de rappeler les méthodes qui caractérisent le sionisme.

Les palestiniens auraient aussi de quoi s’indigner d’’être comparés à cette engeance sioniste dont la nature criminelle s’est affirmée très tôt et qui a combattu pour «sa liberté» aux dépends de celle du peuple palestinien.

Le crime originel que rappelle involontairement M. Shalit.

Le père du soldat kidnappé met les israéliens en colère

The Age (Australie) 17 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le père d’un soldat Israélien maintenu en captivité par le Hamas pendant plus de cinq années, a déclaré qu’il enlèverait des soldats Israéliens s’iI était un Palestinien.

Noam Shalit, qui a dit en début d’année qu’il soutiendrait le parti travailliste aux prochaines élections, a provoqué l’indignation de la droite israélienne par ses propos. Son fils, Gilad, a été libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers en octobre 2011.

M. Shalit a déclaré que l’enlèvement de soldats Israéliens par le Hamas était comparable aux techniques utilisées par l’organisation paramilitaire israélienne Haganah contre les Britanniques, expliquant que “nous avons aussi kidnappé des soldats britanniques quand nous combattions pour notre liberté.” Parlant avec à un journaliste de la télévision dans la cuisine du domicile de la famille Shalit, décor régulier de cinq années de campagne pour la libération de leur fils, M. Shalit a été soumis à un feu roulant de questions pour l’amener à clarifier ses positions politiques.

L’ancien ingénieur a finalement résumé les thèmes de campagne qui lui tiennent à cœur par la « responsabilité mutuelle. Et par le fait de ne pas laisser de soldats en arrière, ni n’importe quel Israélien qui est en difficulté »

Il a dit aussi qu’il serait prêt à négocier avec le Hamas s’il était député, une chose que le gouvernement israélien, comme la Grande Bretagne et les Etats Unis, refuse de faire.

“Je suis pour discuter avec quiconque veut discuter avec nous,” a-t-il dit.

 

Qu’est-ce qu’être socialiste en France aujourd’hui?

7 juin 2011

Si on en croit Mme Martine Aubry, maire PS de Lille, première secrétaire du parti Socialiste et possible candidate à l’élection présidentielle, être socialiste c’est:

– soutenir la candidature de Mme Lagarde à la direction du FMI. Christine Lagarde applique en effet une politique économique conforme à la stricte orthodoxie socialiste au sein du gouvernement de gauche dirigé par M. François Fillon.

– soutenir l’intervention militaire de l’OTAN en Libye

– exprimer sa pleine solidarité avec la famille du terroriste sioniste Gilad Shalit. Il est vrai que Gilad Shalit participait à une expérience qu’on peut assimiler à de la collectivisation puisque, à bord d’un véhicule de tourisme tank il participait à l’application du châtiment collectif infligé par les autorités sionistes aux habitants de Gaza. Soit plus d’un million de prisonniers qui n’ont pas droit à ce genre de manifestation de solidarité de la part de Mme Aubry.

Si Mme Aubry avait « honte pour l’Europe » au sujet de la situation en Libye, elle doit être sacrément fière maintenant que les bombes démocratiques pleuvent sur Tripoli et que des centaines de milliers de personnes se retrouvent désormais réfugiées. Ca, c’est de l’humanitaire réel, comme le socialisme de Mme Aubry est du socialisme réel.

Que de preuves de l’adhésion de la première secrétaire aux valeurs du socialisme!.

Arnaud Montebourg ira-t-il voir Salah Hamouri?

15 mai 2011

Il n’en parle pas sur son blog, et je n’arrive pas à en trouver trace dans les actualités en français, mais Arnaud Montebourg, qui brigue l’investiture du PS pour la présidentielle, vient de se rendre dans l’entité sioniste avec une délégation de parlementaires « liberal », le mot anglais qui veut dire de gauche (modérée).

Selon Arutz Sheva, M. Montebourg et ses collègues ont rencontré Noam Shalit, le père du terroriste sioniste Gilad Shalit.

Oui, ce binational qui, comme Arno Klarsfeld a préféré porter un autre uniforme que le kaki tricolore. Sans que personne ne s’en offusque à Paris. Il est vrai que, à la différence de la Fédération Française de Football, l’armée c’est la «grande muette» 

 Arutz Sheva écrit ce 15 mai 2011 :

Des parlementaires Français de gauche rendent visite aux parents du soldat kidnappé Gilad Shalit , qui a la citoyenneté française et qui est retenu en otage à Gaza par les terroristes du Hamas depuis près de cinq ans.

La visite, sponsorisée par le projet Interchange de l’American jewish Committee s’inscrit dans le cadre de la poursuite par la famille Shalit de sa campagne de pressions pour son fils qui a été enlevé dans une attaque terroriste contre un checkpoint israélien près de Gaza. Deux autres soldats avaient été tués dans l’attaque.

 

 

 

 

 

 

Arnaud Montebourg et Noam Shalit

Cette visite est donc sponsorisée par une organisation juive américaine dont on aimerait savoir si elle a pris en charge les frais de transport ? D’hébergement ? De bouche ?

Où bien M. Montebourg et ses collègues sont-ils allés consoler M. Shalit sur leurs propres deniers ? Dans ce cas, ils n’ont certainement pas manqué d’aller rendre visite à Salah Hamouri, cet autre Français qui croupit dans les geôles sionistes alors qu’il n’a commis aucun crime (pas même celui de porter l’uniforme d’une armée étrangère).

Voilà ce qu’écrit l’American Jewish Committee au sujet de son Project Interchange qui s’adresse à des politiciens de toutes sortes (chefs d’Etat, députés, maires etc.) mais aussi à des responsables universitaires, du monde associatif, communautaires, etc.

Fondé en 1982, Project Interchange entretient un réseau d’anciens participants de plus de 5 000 voix influents couvrant plus de 50 pays. Avec le soutien d’affiliés dans le monde, Project Interchange organise en permanence des programmes et une sensibilisation pour les anciens participants sur des questions essentielles relatives à Israël et à la région. Les participants à Project Interchange montrent une compréhension d’Israël qui ne peut découler que d’une expérience de première main et qui s’exprime à travers leurs reportages et leurs analyses, leurs positions politiques, leurs discours, leurs activités entrepreneuriales  et la durabilité de leurs relations avec les dirigeants et les institutions israéliens.

Project Interchange repose sur  des donateurs qui soutiennent la finalité qui lui est propre et les résultats mesurables  obtenus par ce programme

 « la grande réussite de Project Interchange ne tient pas au fait qu’elle donne toutes les réponses aux participants au séminaire, mais qu’elle les incite à s’immerger plus profondément, à réfléchir sur Israël avec plus d’attention, et avec plus d’empathie et à chercher à comprendre toujours plus les facteurs politiques, religieux, culturels et stratégiques en jeu dans le Moyen Orient d’aujourd’hui. Ce programme est sans égal. »

Ambassadeur Stuart Eizenstat,
Ancien ambassadeur des Etats Unis auprès de l’Union Européenne

Il me semble que c’est assez clair. Le Project Interchange a pour but de faire du politicien, du journaliste, du cadre associatif un chaud partisan du sionisme. Et quand on accepte d’y participer et de figurer dans le réseau des « anciens », c’est également qu’on a accepté cette contrepartie.».


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