Posts Tagged ‘Grande Bretagne’

Les sionistes s’invitent dans la campagne du Brexit

17 juin 2016

En matière de politique extérieurs, les sionistes n’ont pas de préférence nette pour les partis de droite ou de gauche. Ce qui les intéresse, c’est la position de ces partis vis-à-vis du sionisme et de l’aide, politique, diplomatique et éventuellement militaire et matérielle qu’ils sont prêts à lui accorder.

De ce point de vue les sionistes ont tout intérêt à être proches de ceux qui sont au pouvoir. Mais comme dans les démocraties libérales, il existe toujours une possibilité d’alternance, les sionistes cultivent généralement les amitiés intéressées dans les deux camps. Le chantage et la corruption sous toutes ses formes jouent bien sûr un rôle éminent dans cette stratégie de présence dans les partis politiques influents.

La campagne actuellement en cours outre-Manche pour ou contre la sortie de la Grande Bretagne de l’UE (Brexit) permet d’en donner encore un exemple, même s’il est moins flagrant que ce qui se passe en ce moment aux Etats Unis avec les primaires pour la présidentielle.

On apprend en effet qu’une organisation sioniste fait campagne pour le Brexit en reprenant l’argument classique (et pas forcément injustifié) de l’absence de contrôle des autorités bruxelloises par les citoyens. Mais Regavim, c’est le nom e cette organisation, soutient aussi que le Brexit permettrait à la Grande Bretagne de ne plus être partie prenante au financement du terrorisme palestinien par l’UE.

On peut classer cette organisation sioniste à l’extrême droite et sa démarche s’inscrit dans une stratégie plus large qui consiste pour les sionistes à courtiser, encourager et finalement contrôler sous certains aspects les partis et mouvements d’extrême droite. Si la chose est accomplie depuis longtemps aux pays bas avec le parti de Geert Wilders, les choses sont en bonne voie avec le Front National en France , le Parti de la Liberté en Autriche et UKIP , le parti « nationaliste » de Nigel Farage en Grande Bretagne.

Une organisation israélienne lance une campagne de soutien au Brexit à cause des politiques européennes « pro-palestiniennes »

Agence EFE, Publico (Espagne) 17 juin  2016 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’organisation demande aux Britanniques qui résident en Israël  ou aux Anglais qui sympathisent avec le pays [l’entité sioniste, NdT] qu’ils « se prononcent contre l’Union Européenne » en riposte au « bloc [l’UE] qui soutient la Palestine. »

Jérusalem – Une organisation israélienne a lancé une campagne de soutien au Brexit (sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne) pour se venger de ce qu’elle considère comme des politiques européennes favorables aux Palestiniens.

Selon l’édition imprimée du journal Haaretz, Regavim promeut la campagne « Soutien à Israël – Stop à l’Europe », pour demander aux britanniques qui vivent en Israël ou aux Anglais qui sympathisent avec ce pays de « se prononcer contre l’UE, » en riposte à ce que l’organisation appelle le bloc de soutien européen à la cause palestinienne.

Et elle lance cet appel à la veille du référendum historique qui se tiendra jeudi prochain et par lequel les Britanniques décideront s’ils souhaitent rester dans l’Union Européenne ou en sortir.

« Le référendum va se tenir parce que de nombreux Britanniques ont le sentiment que Bruxelles est hors de contrôle et qu’ils ne peuvent pas dire leur mot sur la manière dont sont dépensés les impôts gagnés à la sueur de leurs fronts. Ce dont beaucoup de Britanniques ne se rendent pas compte, c’est de l’ampleur des dégâts causés par l’UE dans le monde entier, particulièrement en Israël, » lit-on sur le site web de a campagne.

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Nigel Farage critique le biais anti-sioniste (selon lui) de l’Union Européenne

Regavim dont, selon Haaretz, l’action se concentre sur la supervision et les démarches juridiques contre ce qu’elle considère comme des constructions illégales ou l’accaparement de terres en Cisjordanie par des Palestiniens ou des communautés bédouines, critique l’UE qui « finance des terroristes assassins. »

L’organisation israélienne dénonce la « construction [par l’UE] de colonies européennes sur le sol israélien, » en référence aux constructions en Cisjordanie de structures, de puits ou d’installations électriques dans le cadre de l’aide humanitaire, et elle critique « l’étiquetage des produits qui encourage le boycott, » lit-on sur le site internet.

On y trouve aussi [sur le site de Regavim] une vidéo d’une conférence de presse de l’organisation islamiste Hamas dont la bande son a été manipulée pour faire entendre une voix qui demande le maintien de la Grande Bretagne dans l’UE pour pouvoir continuer à bénéficier des supposés avantages qu’en retirent le mouvement palestinien et les Palestiniens.

« Si tu détestes vraiment Isra-hell [enfer en anglais] et si tu veux soutenir notre lutte, aide la Grande Bretagne à rester dans l’Union Européenne. Pour chaque jour de ton maintien dans l’UE, nous recevons de l’argent ! », affirme l’enregistrement qui ajoute que l’organisation islamiste est désireuse d’accepter une présumée invitation à prendre le thé avec le leader travailliste Jeremy Corbyn.

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Une lycéenne d’origine palestinienne exclue d’un concours d’art oratoire sur injonction du lobby sioniste.

30 mai 2016

Eloquence, plaidoyer, parler en défense/en faveur de/contre, art oratoire; difficile de traduire cette expression anglaise toute simple: speak out.

L’art oratoire est l’outil de travail privilégié des avocats, des politiciens et c’est quand même mieux quand les militants dévoués à une cause quelconque se montrent à l’aise dans le maniement du verbe et de l’argument.

La place de cet art est reconnue dans la société comme l’atteste l’existence de concours destinés notamment à la jeunesse et dont la presse se fait régulièrement l’écho.

Il existe justement un concours de ce genre Outre Manche, le Jack Petchey Speak Out Challenge qui se flatte d’être la plus grande manifestation d’expression de la jeunesse – au Royaume Uni peut-on supposer.

Eh bien, il se trouve qu’une finale régionale de ce concours a été remporté par une lycéenne palestino-britannique qui s’est exprimé sur la condition du peuple palestinien et a conquis l’auditoire à un point tel que la vidéo de sa prestation a fait le tour du net.

Ce qui n’a pas manqué d’irriter un membre du lobby qui n’existe pas qui est intervenu auprès des organisateurs du concours. Ce membre du lobby, nommé Edgar Davidson, a été efficace puisqu’il a obtenu que la jeune oratrice soit écartée de la suite de la compétition.

On se demande bien ce qu’a pu signifier ce Davidson aux organisateurs du concours pour qu’ils se plient à sa réclamation. L’article n’en dit rien, mais ont peut supposer qu’à côté de remarques sur l’éthique, la neutralité qui auraient été bafouées dans le discours de la jeune fille, devaient se trouver quelques menaces suggérées de manière plus ou moins voilées, comme par exemple celle de réduire la couverture média du concours, ou encore de porter atteinte aux budgets de la fondation en la privant des apports de mécènes et autres sponsors publicitaires.

Une lycéenne palestino-britannique exclue d’un concours d’éloquence

Leanne Mohammad, 15 ans, lycéenne à la Wanstead High School à Londres a remporté la finale régionale du Jack Petchey Speak Out Challenge [concours d’éloquence dans la défense d’une cause.

Middle East Moniitor, 30 mai 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une lycéenne palestino-britannique a été exclue d’un concours public d’art oratoire après qu’une vidéo de sa prestation émouvante soit devenue virale sur le net la semaine dernière.

Leanne Mohammed, âgée de 15 ans, et lycéenne à la Wanstead High School à Londres a remporté une finale régionale du Jack Petchey Speak Out Challenge avec son discours intitulé « Des oiseaux, pas de bombes », dans laquelle décrit lé réalité historique et contemporaine des Palestiniens sous la colonisation de peuplement.

Le concours sponsorisé par Jack Petchey est organisé par Speakers Trust et se qualifie lui-même de plus grande manifestation d’expression de la jeunesse.

En réponse à des protestations venues du blogueur anti-palestinien Edgar Davidson, la directrice du Speakers Trust, Julie Holness, a déclaré avoir pris ses « inquiétudes très au sérieux, » et a confirmé que Mohamad ne participera pas à la prochaine étape de la compétition et « ne parlera pas à la Grande Finale. »

La décision d’exclure Mohamad, prise par un panel de juges du Speakers Trust et de la Petchey Foundation, s’est basée sur deux règles : que le discours soit avoir un message positif et édifiant, » et qu’un orateur ne doit jamais provoquer ou offenser l’e public ou insulter autrui. »

Holness a proposé de faire suivre l’email de Davidson à l’école de Mohamad et elle a déclaré que le blogueur « ne devait pas hésiter à utiliser [mon numéro de téléphone au bureau] à tout moment. »

Réagissant à ces informations, Mohamad a tweeté: « Pourquoi appelle-t-on ça « Speak Out Challenge » [se faire entendre, plaider une cause] alors qu’on me fait taire? Si le Speakers Trust a retiré le discours de son site web et de sa chaîne YouTube, il a été remis en ligne ici.

L’an dernier, Davidson avait fait l’éloge du fondateur de l’English Defence League [organisation d’extrême droite] qualifié de « simplement un patriote britannique. » Son blog ‘Key Readings’ contient un article qui affirme que « les palestiniens sont une création mensongère. »

Bob Campbell, tenace militant pro-palestinien de Middlesborough

10 mai 2016

Bob Campbell est un militant travailliste britannique qui a de fortes convictions anticoloniales et qui les fait connaître, entre autres sur la question de Palestine ou sur la situation actuelle en Irak et en Syrie.

Comme d’autres il a défrayé la chronique de l’autre côté de la Manche par des prises de position très tranchées. Le dernier cas ayant été celui de l’ancien maire Ken Livingstone qui a évoqué les relations positives entre Nazis et sionistes. Ken Livingstone, qui a été suspendu du parti Travailliste est cependant resté ferme sur son propos qui est conforme à à la vérité historique.

Bob Campbell a pour sa part une présence sur Facebook où il dénonce ce qu’il considère être le lien de subordination à l’égard de l’entité sioniste de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh).

Bob Campbell

Bob Campbell

Ajoutons-y une image du criminel Benjamin Netanyahou se balançant au bout d’une corde, et nous avons là l’exemple parfait du nouvel antisémite qui n’est plus celui qui n’aime pas les Juifs mais celui que certains Juifs [ceux qui sont sionistes] n’aiment pas.

Bob Campbell, membre du Parti Travailliste dément avoir été suspendu suite à ses propos sur Israël et sur l’EIIL (Daesh)

C’est le dernier d’une série d’incidents antisémites présumés qui impliquent des membres du Parti Travailliste

Par Will Worley, The Independent (UK) 28 Mars 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un militant travailliste qui a affirmé que l’EIIL (Daesh) est contrôlé par l’Etat d’Israël souligne qu’il n’a pas été suspendu par le parti en dépit d’informations selon laquelle il en avait été exclu du fait de ses propos.

Bob Campbell, de Middlesborough, avait affirmé sur Facebook juste au lendemain des attentats de Bruxelles que « l’EIIL est dirigé par Israël. »

Le jour d’après, M. Campbell avait mis en ligne une image qui soutenait que Daesh n’avait pas attaqué Israël « parce que le chien ne mord pas sa propre queue. »

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Extraits: la France reconnaît la Palestine et elle est attaquée peu après par Daesh – deux fois! La Belgique organise une réunion pour débattre des droits humains des Palestiniens et est attaquée peu de temps après par Daesh.

Le Sunday Times avait relaté que M. Campbell avait été suspendu après la découverte de ces propos par le député de la circonscription Tom Bienkinsop qui a exigé une enquête.

Cependant, M. Campbell qui nie être antisémite, a déclaré à The Independent qu’il n’a pas été suspendu.

En plus des deux récents posts sur Facebook, M. Campbell a aussi publié des images comparant l’holocauste à la situation à Gaza, avec la légende « Holocauste, la suite… SVP, stoppez Israël. »

Il a aussi posté des images qui montrent le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pendu à un arbre et un drapeau israélien modifié avec l’image d’un rat et les mots : « La vraie peste. »

Campbell a depuis démenti avoir posté l’image du rat.

« Je publie de nombreux posts pro-juifs mais je publie [aussi] des posts antisionistes, » dit-il.

Campbell est la dernière personne parmi une série de membres du Parti Travailliste accusés d’antisémitisme.

En mars de cette année, Vicki Kirby avait aussi été suspendue en attendant les résultats d’une enquête sur les messages antisémites qu’elle aurait diffusés sur Facebook.

Elle avait déjà été suspendue en 2014 pour avoir fait des commentaires agressivement anti-israéliens sur un réseau social.

Le maire travailliste de Bradford, Khadim Hussain, avait été suspendu pour des raisons semblables.

Le ministre des finances du cabinet fantôme John McDonnell a déclaré à The Independent que les membres du Parti Travaillistes professant des idées antisémites devraient être exclus définitivement.

« Pas question de me laisser berner. Des gens diront peut-être ‘J’ai changé ma façon de voir’ – Eh bien allez faire quelque chose dans un autre parti, » a déclaré M. McDonnell.

« L’antisémitisme est notre société, c’est pour ça qu’il relèvera la tête dans n’importe quelle partie de la société et nous devons être éternellement vigilants. »

Nous n’avons pu joindre personne avant publication au parti Travailliste pour s’exprimer sur cette affaire.

La Grande Bretagne a fourni au gouvernement ukrainien les moyens de terrasser la Russie

26 mars 2015

Le conflit en Ukraine a donné une nouvelle occasion à la Grande Bretagne de montrer son ardeur belliqueuse, plaidant pour une posture agressive de l’OTAN vis-à-vis de la Russie et encourageant le gouvernement fantoche ukrainien à combattre ce qui est présenté comme une intervention militaire russe.

Le Royaume Uni a joint le geste à la parole en fournissant des équipements militaires à une armée ukrainienne qui se trouve le plus souvent mise en difficulté par les combattants du Donsbass.

Parmi ces équipements, on compte 75 véhicules blindés de transport de troupes de type Saxon. Le Saxon, qui équipe l’infanterie britannique depuis 1983, est un véhicule à quatre roues motrices qui pèse une dizaine de tonnes à vide et peut atteindre une vitesse de 96 km/h.

Véhicule de l'avant blindé Saxon

Véhicule de l’avant blindé Saxon

Ces machines ont certainement leurs qualités, du moins quand elles sont en bon état de marche. Ce qui n’est apparemment pas le cas des machines livrées par Londres à l’Ukraine qui seraient des véhicules à bout de souffle, usés par le temps passé en Afghanistan, comme tend à le montrer cette vidéo où on voit un Saxon bien à la peine pour gravir une petite butte de rien du tout.

La vidéo fait le buzz dans la presse populaire anglo-saxonne.

Indépendance américaine et esclavage, une approche inédite de l’historien Gerald Horne

3 mars 2015

L’histoire est une discipline étonnante puisqu’elle nous amène sans cesse à remodeler notre vision du passé à la lumière des faits que les historiens découvrent dans le cadre de leurs recherches.

Cette observation est valable pour l’histoire ancienne mais aussi pour l’histoire contemporaine.

L’historien américain Gerald Horne nous en apporte un nouvel exemple avec un essai décapant qui postule, documents à l’appui, que la lutte américaine pour l’indépendance étant en grande partie motivée par le désir des colons d’éviter que la monarchie anglaise mette un terme à l’esclavage qui était un des fondements de l’économie des colonies qui deviendront les États Unis d’Amérique.

Gerald Horne

Gerald Horne

Cette thèse de Horne qui semble bien étayée est sans doute susceptible de jeter une lumière nouvelle sur les récents crimes, comme celui de Ferguson, qui ont défrayé la chronique outre Atlantique et dont on a beaucoup parlé en France.

Gerald Horne est professeur d’histoire à l’université de Houston (Texas)

L’esclavage, la résistance des esclaves et les origines de la république américaine

Une révolution en marche arrière ?

Par Kathy Deacon, Counter Punch (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Le livre de Gerald Horne, la contre-révolution de 1776, a été négligé par la plupart des médias libéraux [de gauche non communiste ou progressiste dans le vocabulaire anglo-saxon]q lors de sa parution au printemps dernier, mais on peut vraiment le considérer comme l’un des livres les plus intéressants de 2014. C’est en fait un livre très court mais dense et abondamment documenté, original et d’une grande portée – un ouvrage magistral à bien des égards.

Dans les années 1970, l’Afrique du Sud était habituellement décrite par le gouvernement américain comme «partiellement libre» parce que sa minorité blanche avait des droits. De la même manière, la guerre américaine d’indépendance, présentée comme une bataille contre les prérogatives royales et une fiscalité injuste, est réputée émancipatrice à l’exception de l’esclavage. Horne fait valoir que, au contraire, la préservation de l’esclavage était une des motivations derrière la sécession coloniale et que le résultat fut désastreux en matière de droits humains. La sécession [avec l’Angleterre] ne faisait pas que jeter les bases de la poursuite de l’esclavage pendant 87 ans et de l’apartheid d’État par la suite dans le Sud (et officieusement dans le Nord) -et ce à un moment où le sentiment abolitionniste se généralisait de plus en plus en Angleterre et ailleurs en Europe. Mais parce que les esclaves (et les populations indigènes) étaient perçus comme un élément subversif pendant la guerre [d’indépendance], la victoire des rebelles les enferma pour longtemps dans le rôle «d’ennemis de l’intestin» de l’État.

L’abolitionnisme de la fin du 18ème siècle n’était pas simplement un courant intellectuel (dont les partisans au sein de la colonie tendaient à préférer une approche plus graduelle). La légalité de l’esclavage avait été sérieusement remise en cause dans les tribunaux londoniens. L’arrêt historique Somerset de 1772 avait sans doute donné le coup de grâce à l’esclavage en le rendant illégal en Grande Bretagne, un développement qui aurait logiquement dû s’étendre aux colonies américaines où une telle perspective avait provoqué la tempête comme dont les journaux de l’époque se faisaient l’écho.

Horne soutient que l’intention des Pères Fondateurs de maintenir l’esclavage ne souffrait guère d’ambiguïté. En dépit du langage inspirateur de la Déclaration d’Indépendance, ils « avaient normalisé cette forme de propriété au même titre que n’importe quelle autre. »

« A Boston, ceux qui étaient pro-Londres défendaient les esclaves dans les tribunaux, tandis que les rebelles représentaient habituellement les maîtres. » « John Adams « exerçait… comme conseil pour des propriétaires d’esclaves et avait même soutenu que le Massachusetts présumait tous les Africains comme étant des esclaves. » Même Ben Franklin avait « contre-attaqué vigoureusement » contre l’abolitionniste Granvile Sharp, et la liste est longue. Les Africains devaient souvent s’appuyer sue les Tories [conservateurs] pour obtenir d’être entendus de manière équitable dans le système judiciaire, et ils comprenaient que la rupture avec la Grande Bretagne ne pouvait qu’empirer leur situation.

Les craintes de représailles exercées par les esclaves africains attisaient l’animosité des colons et leur sentiment de persécution par la Grande Bretagne.

Quand Lord Dunmore, le gouverneur royal de la colonie britannique de Virginie avait fini par jeter le gant en novembre 1775, en publiant sa fameuse proclamation proposant de libérer tous les esclaves, il avait ajouté encore plus d’huile sur le feu. Les Africains, selon Horne, se rangeaient presque unanimement du côté de l’Angleterre et espéraient en une victoire anglaise qui, croyaient-ils les délivrerait de l’esclavage.

Sauf à supposer une réaction intrinsèquement humaine à la souffrance [des esclaves] de leur part, Horne nous assure que l’attitude britannique à l’égard de l’esclavage n’était pas moins pragmatique que celle des Américains (dont les espoirs d’indépendance économique se basaient sue la poursuite du système esclavagiste dans l’agriculture). Dans ces années antérieures à la croissance exponentielle de l’industrie du coton, les Britanniques voyaient l’esclavage comme incompatible avec les besoins d’un empire mondial qui en était venu, par défaut, à dépendre de l’utilisation de soldats africains pour défendre les intérêts britanniques dans cette partie de l’hémisphère et ailleurs.

La Grande Bretagne avait bien sûr investi énormément dans le commerce d’esclaves africains. Partie intégrante de leur propre évolution « démocratique », c’est la « splendide » Déclaration des Droits qui avait affaibli le monopole de la Royal African Company, ce qui avait conduit le parlement à ordonner que le « commerce des Africains soit ouvert à ‘tous les sujets de sa majesté.’ » « Cette dérégulation du négoce de la chair humaine avait entraîné une sorte de libre commerce des Africains.. Ce qui avait contribué de manière incommensurable à la fourniture de la main d’oeuvre servile nécessaire pour développer le continent, ce qui, ensuite, conduisit l’élite locale à entrer de plus en plus en conflit avec Londres, particulièrement quand elle voulait développer les échanges avec des voisins qui se trouvaient être des ennemis de la Couronne d’Angleterre… »

La Grande Bretagne avait l’expérience de la résistance africaine dans ses colonies caribéennes. Les dangers encourus avaient amené de nombreux propriétaires d’esclaves à émigrer sur le continent américain pour essayer de fuir cette situation. Mais les problèmes continuèrent à se manifester sur le continent aussi. La Floride était devenue une base arrière pour les « esclaves rebelles et en fuite. » Dans les années 1740, mes troupes espagnoles attaquaient la Géorgie depuis des forts en Floride peuplés de centaines d’Africains en armes. L’esclavage était «une source prodigieuse de profits – tout en étant en même temps une menace pour le colonialisme… sous la forme de révoltes africaines soutenues par les indigènes, les ennemis européens, ou les deux. » Horne plonge dans l’histoire des révoltes d’esclaves et des stratagèmes des colonialistes pour les contrer :

« La Caroline avait été désignée pour être le pare-feu protégeant la Virginie et des zones du nord, mais la création de la Géorgie par la suite fut le pénible aveu qu’un nouveau pare-feu devait être construit pour s’étendre plus au sud vers la frontière avec la Floride, alors espagnole. Mais c’était un cadeau empoisonné étant donné que les sujets de Londres se retrouvaient encore plus près des brigades d’Africains en armes dont beaucoup souhaitaient se venger des colons rapaces. Londres était forcé de défendre un continent profondément instable avec une conception inhabituelle du patriotisme qui n’excluait pas des relations étroites avec les ennemis les plus acharnés de la Couronne. »

Du point de vue britannique, il semblait rationnel de limiter le nombre d’esclaves – ce que Londres avait essayé de faire par la taxation. Cette politique fut la source durable d’un lourd contentieux. Les marchands d’esclaves du nord et les planteurs du sud étaient tous vent debout contre la tentative britannique pour limiter par ce moyen le nombre d’esclaves.

Les colons auraient pu espérer la protection britannique, mais ils étaient aussi réticents à payer pour ça qu’ils étaient prêts à prendre les armes eux-mêmes. Bien sûr, ils ne pouvaient tolérer qu’on arme des Africains devoir leur verser une solde régulière. En s’appuyant sur des Africains armés originaires de la Caraïbe, la Grande Bretagne avait gagné la guerre en Inde et contre la France, avec pour effet le plus profond l’éviction des Espagnols de Floride (plutôt que la défaite de la France). La destruction de ce refuge pour esclaves en fuite créa les conditions pour une augmentation des importations d’esclaves en Géorgie et en Caroline et pour une alliance de facto entre les colons américains et les anciens adversaires de Londres. « Cela s’avéra une victoire catastrophique pour Londres parce que, quand la pression fut moindre sur les colons du continent… ils saisirent l’occasion pour se révolter contre la Couronne avec une aide importante des ‘puissances catholiques’. Ce qui aboutit finalement à la création d’une république de propriétaires d’esclaves qui écarta alors les puissances européennes de la domination sur le commerce des esclaves africains… »

Quoique le livre soit organisé en chapitres avec des intitulés thématiques, on le lira plus comme un essai. Horne fait des digressions, et il répète sans aucune nécessité de nombreux points qu’il a déjà traités – ce qui distrait parfois l’attention sur ce travail par ailleurs fascinant. Puisant dans un large éventail de sources, dont des archives inédites, il a écrit une réinterprétation puissante et convaincante de la guerre d’indépendance américaine.

La Contre Révolution de 1776 met en lumière des faits fondamentaux qui avaient été jusque là ignorés ou inconnus – nous révélant ainsi sur les origines de cette république nombre de d’éléments nécessaires à la compréhension de notre situation actuelle.

The Economist explique la finance « islamique »

10 octobre 2014

Je sors des sujets purement politiques avec cet article de The Economiqt sur les placements financiers dits islamiques.

Ces placements qui pouvaient paraître anecdotiques il y a une dizaine d’années sont en plein essor et se distinguent par un rendement assez intéressant même si leur place dans les transactions financières est limitée par leur quasi absence du marché secondaire, c’est-à-dire de la revente des titres. Aujourd’hui, de grandes places financières comme Londres ainsi que des banques privées occidentales proposent ce genre de placements.

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En 2010, la Grande Bretagne s’était déjà immiscée dans un marché jusque là propre aux pays musulmans

J’ai trouvé cet article instructif même si je reste dubitatif quant au caractère islamique des formules proposées qui me rappellent un lointain souvenir de la lecture d’un livre dont un passage était consacré à la finance judaïque, la finance qui concerne les Juifs dans leurs relations financières entre eux. En effet, si les banquiers juifs pratiquent communément le prêt avec intérêt (parfois usuraire), ils doivent limiter cette pratique à leurs relations avec les non juifs.

Pourquoi les produits financiers islamiques prennent en dehors du monde musulman

par J.F. à Singapour, The Economist (UK) 8 octobre 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

EN juin, la Grande Bretagne est devenue le premier pays non-musulman à émettre des sukuk , l’équivalent islamique d’une obligation (le mot lui-même est le pluriel de sakk , ce qui signifie contrat ou acte). L’Autorité monétaire de Hong Kong a procédé à une émission en Septembre , et les gouvernements du Luxembourg et d’Afrique du Sud suivront plus tard cette année. Mais la fièvre des sukuk ne s’est pas limitée limitée aux fonds d’Etat: le mois dernier Goldman Sachs a émis une obligation islamique, et avant la fin de l’année, la Bank of Tokyo-Mitsubishi et la Société Générale, une banque française, devraient faire de même. Toutes ces entités veulent être présentes sur un marché de la fiance islamique qui pèse $ 2000000000000 . Mais qu’est-ce que la finance islamique, et pourquoi suscite-t-elle l’intérêt des pays et des sociétés non-musulmans?

De façon générale, les produits financiers islamiques sont conformes au système de lois et de normes musulmanes connues par le terme charia . Les musulmans considèrent le porc, l’alcool, le jeu et la pornographie comme haram [illicites] , par exemple, donc les instruments islamiques d’investissement doivent clairement s’en détourner. Le Coran interdit avec véhémence l’usure. Le débat sur ​​ce qui est précisément entendu par là est ancien (et a conduit à la croissance d’une activité artisanale de conseillers en matière de charia: des savants religieux qui statuent sur ​​l’acceptabilité des produits et des innovations financiers et facturent souvent des honoraires considérables pour le faire). Mais dans la pratique, cela a amené la plupart des produits financiers islamiques à éviter le paiement ou la facturation d’intérêts, de sorte que les sukuk et les prêts hypothécaires islamiques doivent être structurés différemment des obligations et des prêts hypothécaires traditionnels. Au lieu de percevoir des paiements d’intérêts sur ​​l’argent prêté, comme dans une obligation classique, un sukuk ouvre généralement droit à son possesseur (nominal) à une participation aux actifs; il reçoit alors le revenu soit de profits générés par cet actif ou de loyers versés par l’émetteur [de l’emprunt]. Dans un prêt hypothécaire islamique, plutôt que de prêter de l’argent à un client qui va acheter une maison, la banque va acheter la maison elle-même. Le client peut alors soit racheter la maison à la banque à un prix convenu au-dessus du marché et payé par versements fractionnés (c’est ce qu’on appelle Murabahah ) ou il peut effectuer des versements mensuels comprenant une part de loyer et une part du prix d’achat jusqu’à ce qu’il devienne purement et simplement propriétaire de la maison ( ijara ).

La finance islamique traite aussi différemment le risque : la spéculation, ou maysir (mot utilisé aussi pour les jeux de hasard) et l’incertitude (gharar) sont considérées illicites. Ces interdictions tendent à exclure des produits dérivés options et opérations à terme qui ont tous été jugés nécessiter une spéculation excessive sur des événements à venir (ces répugnances expliquent que les banques islamiques ont généralement sorties de la crise financière en meilleure forme que les autres même si leur forte exposition dans le secteur de l’immobilier a fait qu’en fin de compte elles en ont aussi ressenti les effets). Plus largement, la finance islamique voit d’un mauvais œil les transactions qui ne reposent pas sur des actifs tangibles Les principes islamiques de partage des risques écartent les assurances conventionnelles parce qu’elles tendent ^être proposées par des compagnies dans l’intérêt des actionnaires plutôt que dans celui des assurés. Avec takaful, l’assurance islamique, plutôt que de payer des primes à une compagnie, l’assuré contribue à un fonds commun supervisé par un administrateur, et ils reçoivent tous les bénéfices des investissements réalisés par ce fonds.

Ces instruments peuvent sembler abscons, mais ils sont de plus en plus populaires. La vente par la Grande Bretagne de 323 millions de dollars en sukuk a attiré plus de 3 milliards de dollars de commandes. L’émission pour une valeur de 1 milliard de dollars par Hong Kong a attiré pour 4,7 milliards de dollars de commandes, dont près des deux tiers venaient de l’extérieur du monde musulman. Mais ces investisseurs n’ont pas pour autant placé leur argent en sukuk pour satisfaire à de bons sentiments multiculturalistes : ils l’ont fait parce que le produit proposé par Hong Kong était un actif à cinq ans libellé en dollars à 2,005 %, soit 23 points de base au dessus des bons du trésor américain à cinq ans. Le marché secondaire est peut-être limité – en général les investisseurs achètent et conservent les produits financiers islamiques plus qu’ils n’en font commerce – et, au risque de mélanger les métaphores abrahamiques , leurs structures de rémunération peuvent être quelque peu jésuitiques. Mais leur attrait se ramène à deux facteurs principaux. Premièrement, les produits financiers islamiques – en particulier les sukuk dont les émissions ont augmenté à un rythme annuel moyen de 35 % de 2001 à 2012 – ont commencé à attirer non seulement des clients religieux mais toutes sortes d’investisseurs en tant que pure proposition lucrative. Et en second lieu, ils ont permis aux institutions financières étatiques de puiser dans de vastes réserves de liquidités en quête de placements certifiés halal.

Formation militaire britannique pour les miliciens de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL)!

31 août 2014

Cet article est une dépêche de l’agence ANI, une des deux grandes agences indiennes de presse avec PTI,

La dépêche résume en fait un article du Daily Star, un tabloïd anglais, Dans l‘article de ce tabloïd on peut aussi lire l’avis d’une source militaire britannique qui explique que compte tenu du fait qu’on estime à 600 le nombre de Britanniques enrôlés dans l’Etat Islamique en Irak et au Levant, on ne doit pas s’étonner si un ou deux ont eu une expérience militaire dans l’armée de Sa majesté.

Pourtant on a du mal à s’imaginer un ou deux anciens soldats britanniques former à leurs méthodes des bataillons entiers d’une milice dont l’effectif compte plusieurs milliers de combattants. Or on nous parle de miliciens recevant une formation typiquement britannique d’un bon niveau…

Ces formateurs originaires de Grande Bretagne sont donc sans doute plus nombreux et on voit mal l’armée britannique accueillir dans ses rangs autant de soldats qui se transformeraient par la suite en « djihadistes » .

L’hypothèse la plus plausible est que nous sommes là devant des mercenaires, une profession en plein essor depuis le début du 21ème siècle comme on a pu le voir en Afghanistan mais aussi en Irak où des sociétés privées ont prêté main forte aux troupes d’occupation étrangères.

La question qui me vient est : qui les paye et pourquoi?

MI6, CIA : des anciens membres de l’armée britannique entraînent maintenant les militants de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak.

DNA News (Inde) 31 août 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

ANI -Un article a révélé que le MI6, services secrets britanniques, et la Central Intelligence Agency (CIA) américaine ont intercepté des conversations sur téléphones mobiles et des e-mails qui montrent que plusieurs anciens membres de l’armée britannique ont rejoint les rangs de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Selon une source militaire, des agents proches de l’EIIL ont aussi révélé que des personnes avec des accents anglais et un passé militaire entraînent maintenant les membres de l’organisation terroriste en Irak et en Syrie, a rapporté le Daily Star. Ils ont peut-être servi dans l’armée régulière britannique ou dans la Territorial Army (réserve formée de volontaires).

La Territorial Army britannique avait été déployée en Irak en 2004

La Territorial Army britannique avait été déployée en Irak en 2004

Ces anciens personnels de l’armée utilisent les mêmes exercices et les mêmes techniques que ceux en vigueur dans l’armée britannique. La source affirme que les recrues qui rejoignent l’EIIL reçoivent une formation militaire d’un niveau « assez bon » avant d’être autorisées à participer aux combats. On ne leur apprend pas seulement à combattre mais aussi à économiser les munitions, à tirer à bon escient, à organiser des embuscades et entreprendre des opérations de jour comme de nuit. Ceux qui excellent dans le maniement des armes sont aussi formés à l’utilisation de fusils de précision et d’autres armes à longue portée.

Près de 6000 ressortissants britanniques ont rejoint l’organisation jusqu’à présent, indique la source.

Entretemps, le premier ministre David Cameron a reconnu que l’EIIL était différent de tout ce que la Grande Bretagne avait connu auparavant. Vendredi, il a également qualifié le niveau de la menace de « grave ».

Gaza: un ancien vice premier ministre britannique appelle les choses par leur nom

31 juillet 2014

Quand on en vient aux agissements de l’entité sioniste, on constate que les langues des responsables politiques tendent à se libérer un peu quand ils n’occupent plus de fonctions gouvernementales.

c’est un peu moins le cas en France, avec l’exception de Roland Dumas (mais cet ancien ministre n’a jamais été un admirateur de l’Etat prétendu juif] où en dehors des voix habituelles à gauche, la nomenklatura UMPS reste fidèle aux sentiments exprimés par François Hollande dans son chant d’amour à la bête immonde sioniste.

Mais regardons en Grande Bretagne. Nous avons dans ce pays quelqu’un qui a quand même été vice premier ministre de son pays qui se permet de se lancer dans une critique extrêmement sévère du comportement de l’entité sioniste.

D’accord, vice premier ministre est une fonction honorifique au Royaume Uni mais l’attribution de ce poste correspondait à la reconnaissance de l’importance de cet homme dans le parti Travailliste où il incarnait la tradition ouvrière du parti [Prescott est fils de cheminot].

Et ses propos ne sont pas passés inaperçus, du fait de la stature du personnage et aussi qu’ils ont été publiés dans l’édition dominicale du Mirror, un des tabloïds les plus vendus de l’autre côté de la Manche.

John Prescott

John Prescott

Signe qui ne trompe pas, la réplique du gang sioniste ‘a pas tardé par la voix du Board of Deputies of British Jews (conseil des députés juifs de Grande Bretagne),

Ces promoteurs du crime et de la rapine reprochent en effet à John Prescott d’avoir « trivialisé l’holocauste » en comparant la bande de Gaza à un camp de concentration car, disent-ils, « le massacre systématique de l’holocauste ne peut être comparé à Gaza. »

John Prescott condamne comme ‘crime de guerre’ les bombardements israéliens sur Gaza

The Belfast Tekegraph (UK) 28 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’ancien vice premier ministre John Prescott a qualifié la destruction de la bande de Gaza par Israël de « crime de guerre » avec sa « disproportion brutale et si grossièrement aveugle ».

Lord Prescott, du parti travailliste, a critiqué Israël qui agit « comme juge, jury et exécuteur de la sentence » dans sa volonté de réduire les « terroristes » du Hamas, transformant Gaza en ce qui est selon lui un « camp de concentration ».

Il a dit aussi que l’holocauste nazi aurait dû donner au peuple juif d’Israël « un sens de l’histoire et une capacité unique d’empathie avec les victimes d’un ghetto. »

Israël a repris ses bombardements sur Gaza ce matin après le refus par les militants du Hamas de prolonger un cessez-le-feu 12 heures.

Ce bref silence sur Gaza a permis aux habitants de stocker des denrées essentielles, de récupérer des corps dans les décombres apocalyptiques et de revoir leurs maisons dévastées.

S’exprimant dans sa tribune sur le Sunday Mirror, M. Prescott a écrit son mépris pour le silence relatif de la communauté internationale sur une nation [l’entité sioniste] là où toute autre aurait été « traitée d’Etat paria » suite à la mort de tant d’enfants.

« Les appels à un changement de régime auraient été assourdissants. Mais les cris de protestation sont mis en sourdine et la condamnation molle. Parce que c’est Israël, » a-t-il dit.

Le cabinet israélien avait accepté une prolongation unilatérale du cessez-le-feu jusqu’à 21h GMT dimanche, mais cette offre a été abandonnée après le tir de plusieurs roquettes depuis la Palestine en début de matinée, a déclaré son armée.

Suite à ce qu’elle décrit comme « le tir incessant de roquettes par le Hamas, » l’armée israélienne a repris ses attaques.

En 19 jours de combats, 1 047 Palestiniens – en majorité des civils – et 46 Israéliens – dont 43 soldats – ont péri.

M. Prescott a ajouté : « [le premier ministre israélien Benjamin] Netanyahou dit que l’armée israélienne téléphone aux civils pour les avertir de s’en aller quand des attaques de missiles vont avoir lieu. Ils envoient même de plus petits missiles pour ‘cogner sur le toit’ avant d’envoyer la grosse bombe à suivre.

«Mais où ces gens peuvent-ils fuir ? Ils sont enfermés dans une bande de terre littorale densément peuplée sans aucun moyen de s’en échapper. Quand Israël bombarde des hôpitaux et même des écoles de l’ONU utilisées comme refuges, vers quel lieu sûr peut-on fuir ?

Le ministre britannique des affaires étrangères Philip Hammond s’est rendu en Israël en début de semaine pour discuter de la crise avec des dirigeants du Proche Orient et avec le Secrétaire d’Etat US John Kerry.

M. Hammond a rappelé à Israël l’obligation que lui fait le droit international de « prendre toutes les précautions possibles » pour éviter les pertes civiles.

Quelques images tirées de la presse antisémite

21 janvier 2014

L’Anti Defamation League (ADL) est un importante organisation nord-américaine qui, comme la LICRA en France, en Suisse et en Belgique, a officiellement pour vocation de lutter contre le racisme (et surtout sa variante antisémite) mais consacre en réalité le plus clair de son temps à faire l’apologie de l’Etat prétendu juif et à le soutenir mordicus vaille que vaille.

Ce soutien passe par des publications et des prises de parole publiques à la radio ou à la télévision mais aussi par des canaux moins médiatisés que sont l’entrisme politique et les jeux d’influence auprès des élus et des administrations, ce qu’on appelle le lobbying.

L’ADL est en effet une pièce essentielle de ce qu’on appelle improprement le lobby juif aux USA alors que nous sommes devant un lobby sioniste.

Il n’est pas aisé de dénoncer ce lobby, même si ça reste un peu plus facile au Royaume Uni et aux Etats Unis qu’en France.

Peut-être parce que les deux puissances anglo-saxonnes n’ont pas eu pendant la seconde guerre mondiale le même rôle douteux que la France de Vichy ? Et que les élites y étaient moins perméables aux thèses nazies et n’avaient pas eu à se compromettre avec le Reich ? Que les citoyens britanniques et américains ressentent poins de culpabilité pour les malheurs subis par les Juifs ?

Il y a un peu de tout ça sans doute, à quoi il faut ajouter un goût pour la liberté d’expression mieux garanti juridiquement qu’en France.

Ce qui n’empêche pas les médias dans ces pays d’être attaqués par les organisations du lobby sioniste, moins dans le but d’obtenir une condamnation au tribunal que de les amener à licencier le journaliste ou dessinateur fautif, à retirer les photos, les écrits ou les dessins jugés tendancieux et de présenter des excuses à qui de droit.

Ces excuses qu’un certain Dieudonné a refusé de prononcer, refus qui lui a valu d’être évincé des grands médias audiovisuels ce qui aurait dû causer sa mort professionnelle.

En voyant les caricatures incriminées par l’ADL dans l’article ci-dessous, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’aucune d’entre elles, pas même la plus anodine publiée par The Economist n’aurait pu être publiée en France. Une caricature qui, soit dit en passant, aurait aussi pu être incriminée pour ses clichés sur les Iraniens ou encore pour rappeler la façon dont les esclaves noirs étaient entravés dans les plantations d’Amérique

 

L’ADL à The Economist : Excusez-vous pour le dessin antisémite

Abe Foxman exige des escuses après l’indignation provoquée par le magazine avec une caricature sous-entendant un contrôle juif sur le gouvernement des Etats Unis

Yediot Aharonot (Sionistan) 21 janvier 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’Anti-Defamation League a exigé des excuses sans ambiguïté de la part du magazine britannique The Economist pour avoir publié un dessin qui a suscité des plaintes pour évocation d’idées reçues classiques de l’antisémitisme.

Le dessin qui illustre un article sur le programme nucléaire iranien montre un président US Barack Obama enchaîné au Congrès, cette institution étant représentée par le sceau du Congrès, alors qu’il essaye de se rapprocher du président iranien Hassan Rohani, qui est lui-même retenu par des ayatollahs et des militants qui brûlent de drapeau américain.

Le sceau du Congrès est basé sur le grand sceau des Etats Unis et, comme on le voit dans le dessin, il comprend un aigle qui tient des flèches dans une serre et un rameau d’olivier dans l’autre. Le véritable sceau contient plusieurs étoiles sur le bord et elles sont aussi présentes dans le sceau du dessin. Ce qui n’existe cependant pas dans le sceau authentique – mais est présent sur le dessin – est l’étoile de David qui sous-entend que le Congrès est contrôlé par des Juifs avec des motivations pro-israéliennes.

Dessin de The Economist

Dessin de The Economist

« The Economist ne peut pas réparer les dégâts infligés par la publication d’une image antisémite en se contentant de demi-mesures, » affirme Abe Foxman le chef de l’ADL dans une déclaration. « Il doit à ses lecteurs des excuses sans ambiguïté, qui non seulement reconnaissent la nature offensante du dessin mais explique aussi aux lecteurs pourquoi cette image qui sous-entend u cotrôle du Congrès par les Juifs était si scandaleuse et blessante. »

Le directeur de l’ADL a accusé The Economist de donner une tribune à des stéréotypes anti-juifs vieux de plusieurs siècles.

« Ce n’était rien moins qu’une représentation visuelle du vieux poncif antisémite du contrôle par les Juifs. Et il évoque en plus un autre classique de la mythologie antisémite – l’accusation de la double ‘loyauté des Juifs’ qui agiraient seulement dans l’intérêt d’Israël au détriment de leur propre pays. » écrit-il.

Foxman affirme que le dessin reflétait ce à quoi il faisait allusion quand il parlait des informations peu fiables du magazine sur Israël.

« The Economist a déjà un problème de crédibilité quand il est question d’Israël. Le fait que ce dessin ait franchi la barre éditoriale sans déclencher des signaux d’alarme pose de graves questions sur le jugement de la rédaction et la possibilité de l’existence d’un biais plus enraciné contre l’Etat juif. »

Le magazine a retiré la caricature de l’article lui-même, la remplaçant par une image composite figurant Rohani et Obama. Elle a été cependant maintenue bien en vue sur la page Moyen Orient du site internet.

Ce n’est pas la première fois que des publications britanniques sont accusées de se servir d’imagerie antisémite dans leurs illustrations. En 2002, le magazine New Statesman avait été condamné avec force pour sa couverture avec une image d’une étoile de David fichée au milieu du drapeau britannique, Le titre qui l’accompagnait disait : « Une conspiration casher ? »

Couverture du New Statesman

Couverture du New Statesman

 Un an plus tard, au plus fort de l’intifada, le journal The Independent avait publié une caricature du premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, dans laquelle feu le dirigeant israélien était dépeint en train de dévorer un bébé palestinien.

Caricature de The Independent

Caricature de The Independent

 La Press Complaints Commission britannique innocenté le journal de l’accusation d’antisémitisme après de nombreuses protestations venues d’Israël et d’organisations juives qui avaient affirmé que l’image invoquait l’ancienne accusation antisémite de crime rituel. 

Nettoyage ethnique au Naqab: des personnalités Britanniques appellent à des sanctions contre le régime sioniste

1 décembre 2013

L’entité sioniste est en passe de réaliser un vaste programme d’expulsion des palestiniens autochtones du Naqab pour leur substituer des colons, Ces derniers pourront par exemple venir de Grande Bretagne, pays dont les ressortissants de confession juive sont conviés, subventions à l’appui, à venir s’établir dans la région une fois celle-ci nettoyée ethniquement

Ce plan de nettoyage ethnique, qui fait l’unanimité dans la direction politique sioniste, suscite de vives réactions au Royaume Uni où un certain nombre de personnalités ont signé une lettre ouverte pour demander aux autorités britanniques non seulement de protester mais de prendre des mesures concrètes pour amener le régime sioniste à annuler son plan,

Cette démarche est sans doute vaine mais elle a le mérite d’exister et a valeur de témoignage devant l’histoire.

Les signataires ne sont pas tous connus en France mais on remarquera des noms illustres dont la présence nous réjouit : les cinéastes Michael Radford, Ken Loach et Mike Leigh, l’actrice Julie Christie, les musiciens Brian Eno et Peter Gabriel.

Michal Radford - Julie Christie

Michal Radford – Julie Christie

En France, un tel appel serait passible d’une condamnation au tribunal.

Le Royaume Uni doit protester contre l’expulsion des bédouins

The Guardian (UK) 29 Novembre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le parlement israélien a adopté cette année le plan Prawer-Begin. S’il est appliqué, ce plan se traduira par la destruction de plus de 35 villes et villages palestiniens du Naqab (Negev) dans le sud d’Israël et par l’expulsion et le confinement de plus de 70 000 bédouins Palestiniens. Cela signifie le départ forcé des Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres, et une discrimination une séparation systématiques. Le gouvernement israélien entend réaliser ce plan malgré son rejet total par la communauté bédouine et sa condamnation par les organisations des droits de l’homme.

Enfants Palestiniens du Naqab

Enfants Palestiniens du Naqab

Les palestiniens manifestent massivement en Israël et dans les territoires palestiniens occupés pour s’opposer au plan Prawer et exhorter les gouvernements étrangers à exercer des pressions pour amener Israël à renoncer à ce plan. Le gouvernement britannique souligne qu’il a exprimé «aux plus hauts niveaux » [de l’Etat sioniste, NdT] sa préoccupation quant au déplacement forcé des bédouins Palestiniens. De telles déclarations sonnent cependant creux quand le gouvernement britannique continue à exporter des armes en Israël et maintient ses relations avec l’industrie et le gouvernement israéliens. Il est temps pour le gouvernement britannique de conditionner ses relations avec Israël au respect des droits humains et du droit international et de prendre des mesures concrètes pour qu’Israël réponde de ses actes.

 John Akomfrah OBE Artiste, cinéaste, écrivain

Yasmin Alibhai-Brown Ecrivain, journaliste

Rodney Bickerstaffe Bidisha écrivain présentateur radio

Howard Brenton dramaturge

David Calder Acteur

Professeur Michael Chanan Ecrivain

Julie Christie Actrice

Jeremy Corbyn MP

William Dalrymple Historien, Ecrivain, animateur

Andy de la Tour Acteur

Jeremy Deller Artiste

Brian Eno Musicien

Concepteur Bella Freud mode

Peter Gabriel Musicien

Antony Gormley

Trevor Griffiths dramaturge

Betty Hunter

Rt. Hon Sir Gerald Kaufman ,Député,Militant de la paix

Bruce KentScénariste

Jemima Khan, militante,Professeur

Tom Kibble FRS

Mike Leigh Ecrivain, cinéaste

Ken Loach cinéaste

Caroline Lucas Députée

Jeff McMillan Artiste

Michael Mansfield QC

Prof Nur Masalha

Jonathan Miller KBE Ecrivain, réalisateur, animateur

Professeur Laura Mulvey Ecrivain

Dr Karma Nabulsi

Dr Susie Orbach psychanalyste, écrivain

Professeur Ilan Pappe Historien, Ecrivain

Miranda Pennell Artiste, cinéaste

Cornelia Parker OBE Artiste

Michael Radford Réalisateur

Professeur Jacqueline Rose Ecrivain

Professeur Steven Rose

Gillian Slovo Ecrivain

Professeur Avi Shlaim Historien, Ecrivain

Dr Salman Abu Sitta Historien

Professeur John Smith Artiste

Keith Sonnet

Baronne Jenny Tonge

Harriet Walter DBE Acteur

Marina Warner Ecrivain, historien

Jane Wilson Artiste

Louise Wilson Artiste

Christine Blower général secrétaire, NUT

Pat Gaffney général secrétaire, Pax Christi

Billy Hayes Secrétaire générale, CWU

Richard Kuper Juifs pour la Justice pour les Palestiniens

Président Lanning Hugh, Campagne Solidarité Palestine

Len McCluskey général secrétaire, Unite

Profesor Jonathan Rosenhead Comité britannique pour les universités de Palestine

Mick Whelan général secrétaire, ASLEF


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