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Les 7 péchés capitaux de la hasbara sioniste

19 mai 2018

Marc Lamont Hills’attache ici à rétablir la vérité sur 7 mythes qui servent souvent d’arguments aux partisans de l’entité sioniste.

Un pense-bête utile pour tous ceux qui ont à cœur la cause de la Palestine

7 mythes sur le conflit israélo-palestinien

Par Marc Lamont Hill, The Huffington Post (USA) 17 mai 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

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Mark Lamont Hill

Lundi, un jour avant le 70e anniversaire de la fondation d’Israël, l’administration Trump a tenu sa promesse de déplacer l’ambassade des Etats Unis à Jérusalem . Cet événement a été suivi par des manifestations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza, les soldats israéliens tuant plus de 50 Palestiniens, y compris des enfants, et en blessant plus de 1.000 autres. Depuis lors, les débats font rage entre les experts, les décideurs et les citoyens ordinaires au sujet du conflit entre Israël et la Palestine. Malheureusement, beaucoup de ces discussions mobilisent les mêmes points de discussion périmés et problématiques. Voici sept des plus dommageables :

  1. Ces gens se battent depuis toujours.

C’est un des arguments les plus souvent répétés et inexacts sur le conflit. La vérité est que les Arabes et les Juifs ne se battent pas depuis toujours. Au contraire, on peut dater la confrontation à la fin du 19ème siècle ou, plus précisément, au début de la période du mandat britannique après la Première Guerre mondiale. En plus d’être historiquement inexacte, une telle affirmation pose le problème comme étant quelque chose d’insoluble et d’inextricable, en plus de renforcer les vieilles idées sur les Arabes qui seraient barbares et fondamentalement violents.

  1. C’est un conflit religieux

Cela aussi est inexact. Les Palestiniens ne sont pas un monolithe religieux. Bien que majoritairement musulmane, la communauté palestinienne a toujours compris des musulmans, des chrétiens et des juifs. En outre, avant la colonisation sioniste à la fin de l’Empire ottoman, la diversité religieuse était une caractéristique de la Palestine historique. Même après le début de l’immigration juive, les colons sionistes étaient principalement laïques [au sens de non pratiquants ou non particulièrement engagés dans l’action religieuse NdT], tout comme les indigènes palestiniens.

Mais ce n’est pas seulement une question d’exactitude historique. En définissant le conflit comme religieux, nous sommes incités à le considérer comme une querelle intestine entre deux partis tout aussi fervents qui sont en possession de textes religieux concurrents ou d’interprétations scripturaires divergentes. Pour le dire simplement, cela ne concerne pas la religion. Il s’agit de vols de terres, d’expulsions et de nettoyage ethnique par des colons étrangers sur des terres indigènes.

  1. C’est très compliqué.

D’une certaine manière, le problème est en effet compliqué. Après plus d’un siècle de conflit, il y a certainement beaucoup de subtilités autour des diverses, revendications de la vérité, politiques et solutions. Trop souvent, cependant, l’affirmation que « c’est compliqué » sert d’excuse pour éluder une réalité très simple : il s’agit de 70 ans de lutte d’un peuple qui a été expulsé, assassiné, volé, emprisonné et occupé. Bien qu’il y ait certainement un besoin de traiter les points les plus subtils du conflit, nous ne devons jamais perdre de vue ce point fondamental et d’une grande simplicité.

  1. Les Palestiniens persistent à refuser des offres équitables.

Cet argument présume à tort que tout accord qui inclut le partage de terres volées avec les victimes de ce vol pourrait être équitable. Mais même en termes relatifs et pragmatiques, ce n’est pas vrai. Repensez à la proposition disproportionnée de partage des Nations Unies de 1947 qui accordait 55% de la terre à la population juive, alors même qu’elle ne représentait que 33% de la population et possédait 7% de la terre. Ou regardez les négociations de 2008 entre le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, qui ne permettaient pas l’établissement d’un territoire palestinien contigu ni un véritable règlement de la dispute sur Jérusalem. Les Palestiniens ne se sont jamais vu offrir un accord qui permette un Etat véritablement indépendant, fertile, viable et sûr.

  1. Les Palestiniens ne veulent pas la paix

Cet argument joue sur les récits orientalistes qui représentent les Arabes comme étant intrinsèquement violents, irrationnels, prémodernes et indignes de la démocratie ou de la diplomatie occidentale. L’argument blâme également les Palestiniens pour avoir résisté à la brutalité de l’occupation et de la répression. Les personnes sous occupation ont le droit légal et moral de se défendre. Leur demander de ne pas résister c’est leur demander de mourir en silence. Les Palestiniens veulent la paix. Mais la justice est toujours une condition préalable de la paix.

 

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A l’image de ce jeune qui joue de la guitare sur les ruines de sa maison à Gaza, le peuple palestinien est un peuple résilient

  1. Israël a le droit d’exister !

Cette revendication est un produit de la hasbara, ou propagande, américaine et israélienne. Premièrement, cet argument n’est mobilisé que de manière rhétorique par rapport à Israël, par opposition à la Palestine ou à pratiquement tous les autres États-nations. Après tout, personne ne demande systématiquement qu’Israël et ses soutiens reconnaissent le «droit à l’existence» de la Palestine en tant qu’idée abstraite, espace physique ou nation indépendante. Plus important encore, cependant, cette revendication obscurcit une vérité plus fondamentale : aucun pays n’a le droit d’exister, seuls les peuples ont ce droit. En naturalisant l’idée que les États-nations ont un « droit d’exister », nous réduisons notre capacité à proposer une critique morale de l’histoire de son origine par Israël (ou de toute colonie).

Si un pays a un droit naturel d’exister, il est plus difficile de contester les moyens par lesquels ce pays obtient des terres, comment il interagit avec les populations autochtones ou respecte la règle de droit au niveau international et national. Après tout, il avait le droit d’exister, n’est-ce pas ? L’argument du «droit d’exister» réifie aussi l’État-nation, faisant oublier son émergence relativement récente en tant que construction politique imaginaire. En d’autres termes, l’idée des nations et du nationalisme est relativement nouvelle. (C’est pourquoi l’ensemble de l’argument « il n’y a jamais eu un pays appelé Palestine » est à la fois anhistorique et malhonnête). Cet argument limite également notre capacité à imaginer le monde selon des termes différents et des formations politiques différentes, y compris la reconstitution de la Palestine historique (ou Israël contemporain) comme une démocratie unique pour TOUS les citoyens, sans distinction de race, classe, sexe ou religion.

  1. Vous êtes antisémite !

L’antisémitisme est un phénomène bien réel dans le monde entier. Et nous devons être vigilants pour traiter et détruire l’antisémitisme partout où il se manifeste. Trop souvent, cependant, cette allégation est dirigée contre quiconque critique ou proteste contre les pratiques de l’État-nation israélien.

Dans ces conditions, les allégations d’antisémitisme ne sont plus guère qu’une réaction de défense destinée à stopper la discussion. Plus important encore, c’est un élément clef de la stratégie sioniste : assimiler le judaïsme au sionisme  et à l’État israélien lui-même . Dans cette logique, critiquer Israël, c’est critiquer le judaïsme. De tels arguments ignorent également le fait que la tradition juive est une de celles qui prônent la justice et l’équité, et ses principes sont en opposition fondamentale avec les actions du gouvernement israélien.

Espérons que nous pourrons dépasser ces arguments et aller vers des discussions plus profondes et plus nuancées sur la construction de la paix, de la justice et de la liberté dans la région.

Marc Lamont Hill est titulaire de la chaire Steve Charles de Media, Cities and Solutions à la Temple University, commentateur politique sur CNN et ancien animateur de HuffPost Live.

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Bryan Adams et le crime contre l’humanité commis à Gaza, une prise de position ignorée par nos médias

16 septembre 2014

Le Canadien Bryan Adams est maintenant un vieux routier et une vedette internationale du rock and roll. Cet auteur-compositeur-interprète connaît non seulement ses gammes et sa guitare basse sur le bout des doigts, mais il est loin d’être dénué de culture politique.

C’est ce qu’on peut effet constater dans ses prises de position contre la dernière grande agression contre la population de Gaza perpétrée par les terroristes sionistes. Non content de qualifier les agissements sionistes de crime contre l’humanité, Bryan Adams persiste et signe sans jamais esquisser l’ombre d’une reculade devant les procédés d’internautes qui rappellent étrangement ceux de Bernard-Botul-Henri Lévy dans ses échanges avec le chroniqueur télé Aymeric Caron.

Cette prise de position de Bryan Adams n’a pas du tout été médiatisée en France. Je n’en ai trouvé qu’une trace en français mais hors de l’Hexagone, sur le site web d‘un journal suisse.

Bryan Adams

Bryan Adams

L’article et les échanges de tweets datent d’août 2014 alors que l’agression sioniste se poursuivait encore.

Bryan Adams va sur Twitter, réaffirme sa position sur la crise de Gaza (tweets)

par Jason MacNeil, The Huffington Post Canada, 20 août 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Après avoir critiqué le premier ministre canadien Stephen Harper la semaine dernière pour l’absence d’aide du Canada pour Gaza, Bryan Adams a réaffirmé sa position sur la situation la nuit dernière via Twitter.

Après avoir posté un premier tweet le 11 août, Adamas a ensuite répondu le 14 août à un internaute qui demandait avec quelle partie au conflit il était (en évoquant notamment la charte du Hamas). Voici sa réponse :

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Bryan Adams : … qui prend parti ? Je suis juste avec les gens, avec les enfants.

Mardi, la conversation a continué avec deux internautes, Stacy Vogel et « SoulM8dSunshine » qui prenaient une position franchement pro-israélienne :

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SoulM8dSunshine » : Je ne vois ai pas vu dire un mot sur les enfants israéliens qui ont 15 secondes pour courir aux abris.

Stacy Vogel : Le Hamas vient de violer le 11ème cessez-le-feu. Mettez les torts là où ils doivent être. Protégez vos citoyens !

Ce tweet avait amené Adams à répondre à plusieurs reprises dans la suite de la conversation, entraînant des réponses d’Adams . :

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Bryan Adams :… et le blocus israélien de Gaza vient juste d’entrer dans sa huitième année, laissant 1,7 million d’habitants dans la misère.

Stacy Vogel : Votre twitter est utilisé par vos fans pour cracher leur haine et l’antisémitisme contre vos autres fans, et c’est okay ?

Bryan Adams : Personne n’est antisémite ici. Je suis/nous sommes simplement avec les gens et pro-liberté.

Stacy Vogel : Sujet trop sensible. Il y a des guerres horribles partout, où est l’indignation ? La seule indignation est quand ça concerne les Juifs.

Bryan Adams : Je ne peux pas parler pour d’autres, je ne parle que pour moi : je dis que Gaza était un crime contre l’humanité

Vogel a ensuite évoqué la mort de trois adolescents juifs israéliens qui avaient été tués plus tôt dans l’année,

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Bryan Adams : on n’a jamais prouvé qui était responsable, et ça ne justifie pas l’assassinat de plus de 2000 personnes dont 541 gosses.

La conversation d’Adams sur Twitter marque un moment de regain de violence dans la région après un accord pour un cessez-le-feu de six jours. Les combats ont repris mardi dans la région après que des roquetets se sont abattues sur la ville de Beersheba, rapporte DW (radio allemande). Le gouvernement israélien a accusé le Hamas de faire échouer toute tentative de cessez-le-feu prolongé, répliquant par des frappes aériennes sur Gaza mercredi.

L’espion Belge et la controverse des deux soleils de Sion

1 octobre 2013

Un espion Iranien détenteur d’un passeport belge aurait été arrêté par les autorités sionistes. Si l’arrestation est intervenue le 11 septembre, elle n’a été rendue publique que dimanche dernier, de sorte à bien sûr précéder de peu le passage de Benjamin Netanyahou à la tribune de l’ONU et sa rencontre subséquente avec le président des Etats Unis.

Histoire de mette la pression sur un chef de l’Etat américain qui a eu le front de passer un coup de téléphone à son homologue Iranien Hassan Roahani qui venait d’être la vedette de ce show politique qu’est l’Assemblée Générale des nations Unies.

On peut lire dans la presse belge  les éléments fournis par les services secrets sionistes sur ce supposé espion qui s’intéressait particulièrement à l’ambassade des Etats Unis à Tel Aviv.

Faut vraiment être belge (au sens de Coluche) pour faire le déplacement dans l’entité sioniste pour fureter autour d’une ambassade américaine alors qu’on est d’origine iranienne et qu’il existe des ambassades et consulats des Etats Unis à peu près partout.

L’article du journal belge Le Soir comme celui du torchon sioniste Aliya Express sont illustrés de la photo ci-dessous dans laquelle Alex Manes (Manes est un nom assez typiquement juif)  alias Ali Mansouri pose sous la lumière du soleil de Palestine.

Image

Alex Manes alias Ali Mansouri

Alex (Ali) avait alors l’air très confiant dans son short belge iranien. Au fait qui a pris la photo? Un complice ou simplement quelqu’un qui passait par là?

Pourtant cette photo pose problème et la nature de ce problème n’a pas échappé au blogueur Imgur qui publie un billet joliment intitulé:

Jésus en Judée!

En effet Imgur observe que si on en croit cette photo, il y a deux soleils dans le ciel de la Palestine occupée.

Regardez: la direction de l’ombre des jambes du prétendu espion, face à lui, à comparer avec la direction de l’ombre du poteau sur la gauche de l’image.

Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, Imgur guide notre regard:

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Ombre N°1 (poteau) et ombre N°2 (jambes). Info dernière: la Palestine occupée à deux soleils dans son ciel

Des fascistes juifs en Italie? Quand ça?

16 août 2013

 L’actualité est très abondante en ce moment, qu’on y songe : les suites du putsch en Egypte, la crise syrienne persistante, l’attentat commis par les sionistes dans un quartier de Beyrouth réputé être un « fief» du Hezbollah (c’est-à-dire peuplé de gens qui ont le tort d’être majoritairement chiites), les troubles en Tunisie ou dans le sud algérien (Tunisie et Algérie n’ont peut-être pas fini de payer le prix de l’agression contre la Libye), la reprise des prétendues discussions de paix entre l’entité sioniste et une Autorité Palestinienne fantomatique, le décès de Me Jacques Vergès.…

Je ne vais cependant aujourd’hui traiter aucun de ces sujets intéressants et importants mais revenir sur un aspect de la seconde guerre mondiale qui reste encore d’actualité du fait de sa relation avec les questions holocaustiques.

Ce sujet qui reste d’actualité est celui de l’attitude du Pape Pie XII à l’égard des persécutions infligées par le nazisme aux Juifs en Europe. En effet, un courant d’opinion animé par la propagande sioniste soutient que le Pape Pie XII est resté passif devant les souffrances endurées par les Juifs. Cette thèse est ranimée régulièrement quand la question de la béatification de Pie XII revient dans l’actualité et aussi à titre préventif quand un nouveau Pape prend ses fonctions,  ce qui est  présentement le cas.

Comme pour d’autres aspects de l’histoire de la seconde guerre mondiale, notre représentation du rôle de Pie XII a été fortement influencée par la littérature et le cinéma, ici par  «Amen», un film de Costa Gavras adapté d’une pièce de théâtre.

De fait, ces attaques contre le Pape Pie XII sont rarement mises en question dans les médias  et c’est ce qui a amené Tim Fischer, un ancien vice-premier ministre australien à publier un livre dans lequel il pointe le rôle de ce qu’il appelle le lobby juif aux Etats Unis mais aussi le rôle négatif des fascistes… juifs en Italie à l’époque mussolinienne.

Des fascistes juifs, tiens, tiens !

Tim Fischer montre du doigt le lobby sioniste

Tim Fischer montre du doigt le lobby sioniste

Fischer : L’ancien Pape injustement critiqué par le lobby juif

Par Barney Zwartz, The Age (Australie) 4 août 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il faut apporter la contradiction au lobby juif de New York qui a injustement sali le nom de Pie XII,  Pape pendant la Seconde Guerre mondiale, au service d’intérêts politiques contemporains, a affirmé l’ancien vice-Premier ministre australien Tim Fischer.

Pie a été critiqué pour n’avoir pas suffisamment agi pour protéger les Juifs pendant l’holocauste, mais M. Fischer soutient dans un livre qui sortira vendredi à Melbourne qu’il a sauvé des Juifs «et n’en obtient nulle reconnaissance.»

M. Fischer, ambassadeur auprès du Saint-Siège de 2008 à 2011, a déclaré à Fairfax Media que le lobby juif doit revoir  sa position qui est de plus en plus tapageuse dans da condamnation de Pie XII.

En fait, selon Fischer, Pie avait enjoint les Catholiques d’aider les Juifs, en en cachant des centaines dans des couvents, des monastères et au Vatican. Les Nazis raflèrent 1 002 des 8 000 Juifs de Rome en 1943 et les envoyèrent à Auschwitz, mais les 7 000 autres furent sauvés.

Dans son livre, Holy See, Unholy Me: 1000 Days in Rome, M. Fischer écrit qu’un ambassadeur israélien qui avait appelé à reconnaître l’œuvre de protection de Pie XII avait été rapidement contraint à une rétractation humiliante.

“En outre, à chaque fois qu’il est suggéré d’envisager la béatification et la canonisation de Pie XII, ils frappent de toute leur puissance et utilisent tous les circuits médiatiques pour l’empêcher.»

Des informations en provenance du Vatican donnent à penser que le Pape François veut aller de l’avant pour la canonisation de Pie.

Présentant Mark Regev,  le porte parole  Israélien formé à Melbourne comme étant un personnage central, M. Fischer écrit que les compétences médiatiques du lobby juif excèdent de loin celles du Vatican et il laisse entendre que ses tactiques «servent à défendre une cause et à entretenir influence et pouvoir.

“Le lobby juif américain est dirigé par des tenants d’une ligne dure qui reçoivent leurs instructions quotidiennement de Jérusalem et Tel Aviv et ne lâcheront rien sur la politique d’Israël en Cisjordanie.»

M. Fischer explique que le plus grand désastre pour la communauté juive de Rome pendant la guerre fut la scission ente les factions pro et anti fascistes. «Cela rompit l’unité au moment où elle était le plus nécessaire avec l’entrée des nazis à Rome. Les Juifs fascistes disaient que rien n’arriverait.»

Le grand rabbin, Israel Zolli, un antifasciste, avait averti la communauté qu’elle devait se tenir prête, par exemple en cachant les listes [des fidèles] des synagogues. Après la guerre, le rabbin Zolli se convertit au catholicisme, « ce qui le fit disparaître complètement de l’histoire [de la période].

 « Le rabbin de Rome et  l’évêque de Rome à sauvèrent tous deux des milliers de vies juives, et leur action mérite d’être appréciée de façon plus juste », a déclaré M. Fischer.

Il a dit s’attendre à une réaction virulente contre ses propos, mais il espère que son livre sera lu par des gens sans parti pris.

Il a concédé qu’il existait des preuves de l’existence d’un canal catholique croate par lequel des Nazis s’échappèrent après la guerre, et il a affirmé que si Pie en était informé, il devrait être fortement critiqué [pinged] pour ça.

Judith Butler et le Musée Antijuif de Berlin

16 septembre 2012

Dans le cadre du cycle de formation sur la hasbara (pédagogie du mensonge sioniste), j’ai traduit ce papier du Jerusalem Post qui se veut une dénonciation de l’accueil fait par le musée juif de Berlin à Judith Butler, une intellectuelle américaine connue qui ne cache pas ses positions en faveur du Boycott, des Sanctions et du Désinvestissement(BDS) contre le régime sioniste.

Judith Butler

On comprend d’ailleurs incidemment que Judith Butler est juive puisque le recours à des personnalités juives antisionistes nous est présenté comme un des procédés auquel a recours le nouvel antisémitisme, particulièrement en Allemagne.

Il en va de même pour les prix décernés à des intellectuels Juifs hostiles au sionisme…

De fait, il existe une conscience de plus en plus aigüe dans l’entité sioniste du fait que des citoyens du monde, ainsi que des intellectuels, toujours plus nombreux considèrent leur Etat comme se comportant de manière anormale.

Ce phénomène est pour l’instant compensé par un renforcement de l’emprise sur les élites politiques, le problème étant qu’elle est de plus en plus voyante parce qu’après le dîner du CRIF, il reste quelques taches indélébiles sur la chemise de certains. Et que certains en ont peut-être assez de faire la guerre pour l’Etat juif et d’avoir par sa faute un pétrole à 100 dollars le baril en ce moment.

Réfléchissez seulement aux noms des intellectuels qui soutiennent l’entité sioniste et vous observerez qu’ils représentent le plus souvent ce qu’il y a de plus médiocre. En France, nous avons Bernard-Botul-Henri Lévy, Alain Finkelkraut (moins mauvais philosophe que le premier, il fait un bon professeur de classe de terminale ou de premier cycle universitaire), beaucoup de gens de la tribu en réalité, puis toute une cohorte d’éditorialistes qui craignent d’être virés de leur canard ou du petit écran. La preuve en étant précisément le sort de ceux qui ont osé dire quelques vérités : licenciés, interdits de télévision, de salles de conférences ou de salles de spectacles.

En fait cet article du Jerusalem Post est proprement délirant et on y lit même une volonté d’obtenir le limogeage de Michael Blumenthal, le directeur américain qui aurait transformé ce musée juif en musée antijuif.

Et il recourt à un certain nombre de procédés en usage chez la clique sioniste : le chantage à l’antisémitisme, la menace, les citations tronquées ou carrément inventées, le travestissement des faits historiques dans le cas ici de la question du boycott des commerces juifs par l’Allemagne nazie.

Le Musée Juif de Berlin accueille une manifestation qui appelle au boycott d’Israël

Par benjamin Weinthal, Jerusalem Post 16 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’institution juive reçoit Judith Butler, qui renouvelle son soutien au mouvement BDS; un auditoire de 700 personnes acclame l’appel au boycott.

Berlin – Le Musée Juif de Berlin, dont la renommée est internationale, a accueilli une table ronde de discussion ce samedi avec l’universitaire américaine Judith Butler qui a renouvelé ses appels à boycotter Israël. Il semble que ce soit la première manifestation anti-israélienne à se tenir dans le musée juif depuis son ouverture en 2001 avec pour mission de faire connaître l’histoire bimillénaire des Juifs en Allemagne. Au moins 700 personnes participaient à l’évènement.

La décision de ce musée financé par le contribuable allemand de lui donner une tribune dans la capitale, qui a servi à l’époque nazie comme rampe de lancement d’un mouvement de boycott contre les entreprises judéo-allemandes, a suscité des froncements de sourcils par rapport au management du musée par sa direction.

Dans un courriel samedi au Jerusalem Post, le professeur Gerald Steinberg, qui est à la tête d’ONG Monitor à Jérusalem [une officine qui surveille les ONG], a qualifié l’institution culturelle de «Musée Antijuif de Berlin.»

Le musée antijuif de Berlin

Butler, une professeure d’analyse du discours et de littérature comparée à l’université de Californie, Berkeley, a déclaré devant le public massé dans la cour du musée qu’elle accepte une «version du boycott» contre Israël, et a souligné que le mouvement pour le Boycott, les Sanctions et le Désinvestissement (BDS) est une «résistance non violente» contre Israël. Elle a soutenu que ‘’1 000 organisations juives’’ étaient d’accord avec elle.

L’auditoire en majorité allemand a souvent applaudi Butler à tout rompre pendant les deux heures qu’a duré la table ronde intitulée ‘’Le sionisme appartient-il au judaïsme ?’’ Le panel de discussion avec Butler avait suscité la controverse avant sa tenue samedi, ce qui avait amené le modérateur prévu, Jacques Schuster, un journaliste du quotidien Die Welt à annuler sa participation à la manifestation parce qu’une ‘’discussion équilibrée’’ avec Butler n’est pas possible et que ses opinions sur Israël sont plus que ‘’farfelues.’’

La ville de Francfort s’est retrouvée plongée dans trois semaines de dispute par rapport à la décision des services culturels de la ville de rendre hommage à Butler le 11 septembre avec le prestigieux prix Theodor Adorno pour l’excellence dans le domaine des humanités.

Steinberg, dont l’organisation sert d’observatoire des organisations anti-israéliennes publiques ou privées, a écrit au Post que ‘’l’attribution du prix Adorno à Judith Butler est une mascarade du point de vue moral, et la décision du Musée Juif de Berlin de l’accueillir est une grossière insulte de plus faite au peuple Juif.’’

Il a ajouté : ‘’Butler épouse des causes comme la campagne BDS, effaçant ainsi le terrorisme de masse (‘sa version de la non violence’) et, comme le Hamas et le Hezbollah, vise explicitement à détruire Israël.’’ Cette plateforme [BDS] incarne l’antithèse de tous les principes des droits de l’homme adoptés à l’ombre de l’holocauste.’’

Dans un courriel au Post, Cilly Kugelmann, la directrice du Musée, écrit ‘’Nous nous définissons… comme un forum de discussion et de débat sur des thèmes historiques et pertinents [par rapport à l’objet du musée].’’ Elle écrit que le musée considère que sa mission est de traiter de la ‘’vie juive au pays et à l’étranger, ainsi que des  relations entre juifs et non juifs.’’

Interrogée par le Post sur le soutien apporté par Butler aux boycotts contre Israël et ses propos ostensiblement amicaux à l’égard du Hezbollah et du Hamas, Kugelmann a ajouté que ‘’dans notre équipe il y a diverses attitudes et positions.’’ Elle a refusé de répondre à des appels téléphoniques et à d’autres requêtes par courriel sur la question de savoir que les membres de l’équipe du musée partageaient les points de vue pro-BDS de Butler ainsi sue ses descriptions du Hezbollah et du Hamas comme des organisations progressistes de gauche.

Katharina Schmidt-Narischkin, porte-parole du Musée Juif, a déclaré vendredi au Post que le public n’était pas autorisé à poser des questions à Butler sur le Hamas et le Hezbollah. Elle a écrit au Post samedi qu’il n’y aurait pas de ‘’questions du public.’’ Le musée a cependant recueilli par écrit les questions du public à la fin de la table ronde et les a triées avant soumission.

Butler avait suscité de vives critiques en Allemagne, en Israël et aux Etats Unis à cause de ses propos lors d’une manifestation “Teach-in Against War où elle affirmait que ‘’Comprendre le Hamas/Hezbollah en tant que mouvement sociaux qui sont progressistes, qui sont à gauche, qui font partie de la gauche dans son ensemble est extrêmement important.’’ Dans un courriel adressé au Post en août, elle avait nuancé ses assertions et dit que sa description ne signifiait pas qu’elle approuve le Hamas et le Hezbollah et elle rejette les mouvements violents.’’ ‘’Je n’ai jamais pris position sur l’une ou l’autre organisation,’’ écrivait Butler. Elle a refusé de répondre aux demandes du Post pour connaître son point de vue exact sur les deux organisations islamiques radicales.’’

Dans une lettre au Post, Michael Blumenthal, l’Américain qui supervise la direction exécutive du musée, écrit que ‘’le musée ne prend pas position sur des questions politiques, que ce soit en Allemagne, en Israël ou ailleurs.’’ Il ajoute que ‘’nous pensons qu’une discussion honnête et équilibrée des sujets qui ont trait à notre mission sont importants et dans l’intérêt du public. Le Musée Juif de Berlin fait cependant clairement et sans équivoque savoir que les opinions exprimées par les orateurs sont les leurs – et seulement les leurs.’’

Steinberg a répondu que ‘’les tentatives de Blumenthal pour justifier ce genre de comportement sur la base du débat équilibré et démocratique et de la liberté d’expression est aussi creuse moralement que la défense de Butler. Tant que Blumenthal restera en poste, cette institution sera connue comme le musée antijuif de Berlin.’’

Blumenthal observait dans da lettre que la présence du Dr. Micha Brumlik dans la discussion faisait contrepoids à Butler. Pendant le panel de discussion, Brumlik, un professeur juif libéral de pédagogie, a plaidé contre les actions BDS contre Israël, mais il a été dépassé et n’a pas été pris au sérieux par une audience largement acquise à Butler.

Une universitaire juive allemande présente à la manifestation a exprimé sa consternation quant au cours de la discussion au musée. Elle a déclaré au Post que ‘’l’antisionisme est énorme en Allemagne’’ et que le contexte historique et politique est différent en Allemagne.

Des esprits critiques en Allemagne soutiennent depuis longtemps que les organisations et les politiciens non juifs décernent souvent des prix à des juifs antisionistes et anti-Israël pour exprimer leurs préjugés contre l’Etat juif et éviter de la sorte d’être accusés d’antisémitisme ou de préjugé.

Phyllis Chesler, professeure émérite de psychologie et d’études féminines à la City University de New York, a écrit par courriel au Post que «ce que les comités de Berkeley et du prix Adorno retiennent sont ses prises de positions antisionistes très visibles et publiques qui, en cette phase de l’histoire, constituent une partie de l’objet du « nouvel antisémitisme.’

Chesler, qui a écrit sur les professeurs anti-Israël, a ajouté que les universitaires comme Butler « sont récompensés pour leurs opinions politiques – qui sont la réalité de leur œuvre.’’

Le rapport de l’AIEA sur l’Iran auquel même Washington ne croit pas

9 novembre 2011

Je vous avais déjà proposé un article de ce genre sur l’imminence toujours plus proche d’un danger nucléaire iranien qui, si on en croit les cassandre, aurait dû se concrétiser il y a plus de vingt ans.

Le récent rapport de l’AIEA vient redonner du grain à moudre ç ceux qui veulent l’apocalypse pour le Moyen orient et peut-être pour le monde entier. Au nom de la protection du peuple juif contre la pire menace d’annihilation depuis Hitler.

Oui, c’est toujours la même rengaine ; tuer les Irakiens pour neutraliser le nouvel Hitler Saddam, tuer des Libanais pour neutraliser la nouvelle Waffen SS qu’est le Hezbollah, vider la Palestine de ses habitants parce que ces derniers veulent une Palestine Judenrein, bombarder l’Iran qui se prépare à « rayer » l’entité sioniste de la carte.

Le paradoxe étant qu’on parle de menace iranienne alors que ce sont les sionistes et leurs amis, dont celui qui ne peut plus supporter benjamin Netanyahou (élu par le suffrage populaire) qui menacent régulièrement et depuis des années de bombarder l’Iran.

Rappelez-moi la dernière fois que l’Iran a lancé une guerre d’agression ? Ah oui, vous avez du mal à trouver et c’est normal parce que l’Iran moderne n’a jamais été un pays très agressif. Au contraire de cette saloperie d’entité sioniste et de ses amis civilisés qui sèment la mort au moindre prétexte.

Bon, le rapport de l’AIEA est truqué et les Etats Unis le savent. Il sert avant tout à entretenir une stratégie de tension et à détourner l’attention des problèmes économiques qui sont beaucoup plus susceptibles de précipiter le monde dans la guerre que l’obsession holocaustique de l’Etat prétendu juif.

A moins que ces cinglés ne commettent l’irréparable tant ils sont sûrs que les pays occidentaux les suivront dans la guerre et qu’ils pourraient ainsi échapper à la riposte de l’Iran.

En tout cas, les Etats Unis ne croient pas à la véracité du rapport de l’AIEA et ne veulent pas risquer la guerre sur des mensonges aussi éhontés que ceux qui avaient justifié la guerre contre l’Irak

Vos media n’en parlent pas, bien entendu car ils sont trop occupés à participer à la propagande sioniste (comme Nadine Epstein sur France Culture ce matin, Ca ressemble à du journalisme, ça sonne comme quelque chose d’objectif, mais ce n’est que de la propagande, subtile il est vrai car nous sommes en démocratie).

Voilà pourtant ce qu’on peut lire en titre du National Journal, un organe de presse spécialisé dans les activités politiques de la beltway, c’est-à-dire là où se trouvent les centres de pouvoir US :

 Maison Blanche: le rapport de l’AIEA ne modifie pas notre évaluation des ambitions nucléaires de l’Iran

La Maison Blanche a déclaré que le dernier rapport sur le programme nucléaire iranien par les inspecteurs en armement de l’ONU n’indique pas que l’Iran a avancé dans ses efforts pour fabriquer ou obtenir de l’explosif nucléaire.

« L’AIEA n’affirme pas que l’Iran a repris un programme d’armes nucléaires d’envergure, ni qu’elle a un tel programme ou sur son réel état d’avancement, » a déclaré aux journalistes un haut responsable de l’administration lors d’une téléconférence.   

Voilà, il n’y a donc rien de nouveau, en dehors d’une nouvelle escalade propagandiste pour exciter les ardeurs belliqueuses à Washington qui résiste encore, mais pour combien de temps ?

Une menace nucléaire iranienne imminente? Une chronologie des alertes depuis 1979

Les prédictions alarmistes selon lesquelles la république islamique sera bientôt en capacité nucléaire ou –pire – de réaliser une vraie bombe atomique, ne sont pas une nouveauté.

Pendant plus d’un quart de siècle, des officiels occidentaux ont affirmé de manière répétée que l’Iran était tout près de rejoindre le club nucléaire. Une telle situation est toujours déclarée « inacceptable » et susceptible de motiver une action militaire avec « toutes les options sur la table » pour empêcher  une remise en cause de l’équilibre stratégique du Moyen Orient dominé par les Etats Unis et Israël.

Et pourtant, toutes ces prédictions n’ont fait qu’aller et venir au fil des années. Cette chronique des prédictions passées situe dans une perspective historique la rhétorique actuelle sur l’Iran.

par Scott Peterson, The Christian Science Monitor (USA) 8 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

1. Premiers avertissements: 1979-1984

La crainte d’une arme nucléaire iranienne est antérieure à la révolution islamique de 1979, quand le Shah pro-occidental Mohammad Reza Pahlavi était en négociations approfondies avec la France, les Etats Unis et l’Allemagne pour un énorme investissement dans l’énergie nucléaire avec un programme de construction de 20 réacteurs.

Fin 1970, les Etats Unis reçoivent des informations selon lesquelles le Shah “avait mis en place un programme clandestin de développement d’armes nucléaires.”

1979: le Shah est renversé par la révolution iranienne qui institue la république islamique. Après l’éviction du Shah, les Etats Unis ont cessé de fournir de l’uranium hautement enrichi à l’Iran. Le gouvernement révolutionnaire guidé par l’ayatollah Ruhollah Khomeiny condamnait les armes et l’énergie nucléaires et, pendant un temps, stoppait tout les projets.

1984: Peu de temps après la visite par des ingénieurs d’Allemagne de l’Ouest du chantier inachevé du réacteur nucléaire de Bushehr. Jane’s Defence cite des sources des services secrets d’Allemagne de l’Ouest qui affirment que  la production par l’Iran d’une bombe « entre dans sa phase finale. » Le sénateur US Alan Cranston prétend que l’Iran est à sept années d’être en mesure de fabriquer une arme.

2. Israël fait le portrait de l’Iran comme l’Ennemi No. 1: 1992

Quoiqu’Israël ait commercé secrètement avec la république islamique après la révolution de 1979, cherchant ainsi à entretenir un coin perse contre ses ennemis arabes dans la région, le début des années 1990 a vu un effort cohérent de Tel Aviv pour décrire l’Iran comme étant une nouvelle menace existentielle.

1992: Le député Israélien Benjamin Netanyahou dit à ses collègues que l’Iran est à 3 ou 5 ans d’être en capacité de produire une arme nucléaire – et que cette menace devait être « extirpée par un front international dirigé par les Etats Unis.»

Le premier ministre Israélien Shimon Peres déclaré à la télévision française que l’Iran va avoir des têtes nucléaires en 1999. «L’Iran est la plus grande menace et plus grand problème au Moyen Orient » avait averti Peres, parce qu’elle vise l’option nucléaire tout en conservant une dangereuse  position de militantisme religieux extrémiste.»

1992: Joseph Alper, in ancien cadre du Mossad, les services secrets israéliens, dit:  “L’Iran doit être identifiée comme Ennemi N°1. » L’embryon de programme nucléaire iranien disait-il au New York Times, « donne vraiment la frousse à Israël. »

3. Les Etats Unis s’associent aux avertissements: 1992-97

La même sonnette d’alarmé avait déjà été tirée à Washington où, début 1992, un groupe de travail du Republican Research Committee de la Chambre des Représentants avait soutenu avoir la « certitude à 98 % que l’Iran disposait déjà de tous (ou presque) les composants nécessaires pour deux ou trois bombes nucléaires opérationnelles. »

Des prédictions du même genre avaient eu droit aux antennes, dont une faite par le chef de la CIA à l’époque, Robert Gates, selon qui le programme nucléaire iranien pourrait être un « problème grave » dans cinq ans voire moins.  La bureaucratie avait cependant mis un certain temps à s’adapter au discours sur la menace iranienne.

1992: La divulgation d’un document confidentiel du Pentagone sur la « Stratégie de défense pour les années 1990 » ne fait guère référence à l’Iran alors qu’il brosse plusieurs scénario de conflits futurs potentiels qui vont de l’Irak à la Corée du Nord.

1995: Le New York Times répercute les craintes de hauts responsables US et Israéliens pour qui “l’Iran est beaucoup plus près de produire des armes atomiques qu’on ne le pensait auparavant.’ –  environ cinq ans – et que la bombe nucléaire iranienne est « en haut de la liste » des dangers de la décennie à venir. L’article parle d’une « accélération du programme nucléaire iranien » et soutient que l’Iran « a commencé un programme intensif pour développer et acquérir des armes nucléaires » en 1987 et explique qu’in « croit » que l’Iran a recruté des conseillers scientifiques de l’ex Union Soviétique et du Pakistan.

Le Christian Science Monitor rapporte que les pressions des Etats Unis sur les fournisseurs de l’Iran dans le domaine nucléaire ont «forcé l’Iran à adapter ce qu’on soupçonne être son calendrier pour une bombe. Les spécialistes disent maintenant que l’Iran ne sera sans doute pas en mesure d’acquérir des armes nucléaires avant huit ou dix ans.»

4. Escalade rhétorique contre ‘l’axe du mal’: 1998-2002

Mais l’Iran rassemblait les pièces de son puzzle stratégique. Un satellite espion US détectait le lancement d’un missile iranien de moyenne portée, alimentant les spéculations sur le danger posé à Israël.

1998: Le New York Times expliquait qu’Israël était moins en sécurité suite à ce lancement même si Israël restait le seul Etat à posséder aussi bien des armes nucléaires que des missiles à longue portée pour les larguer n’importe où. « La principale réaction à ce fait viendra d’Israël, et nous devons nous inquiéter de l’action que les Israéliens entreprendront, » déclarait un ancien officiel du renseignement cité par le New York Times. Un expert non identifié déclarait : « Ce test [de missile] montre que l’Iran est déterminé à acquérir des armes nucléaires, parce que personne ne construit un missile de 1000 kilomètres de portée pour envoyer des charges militaires conventionnelles.»

1998: La même semaine, l’ancien Secrétaire d’Etat à la défense Donald Rumsfeld déclare au Congrès que l’Iran pourrait construire un missile balistique intercontinental – qui pourrait atteindre les Etats Unis – dans les cinq ans. La CIA donnait une échéance à douze ans.

2002: La CIA avertit que le danger de missiles à ogive nucléaire, notamment d’Iran et de Corée du Nord, est plus élevé que celui encouru pendant la guerre froide. Robert Walpole, le plus haut responsable de la CIA pour le dossier des programmes nucléaires et stratégiques, déclare à une commission sénatoriale que les capacités de l’Iran en matière de missiles se sont accrues plus vite que prévu les deux années précédentes – et se trouvent à parité avec celles de la Corée du Nord. La menace « continuera à s’accroître avec la maturation des capacités des adversaires potentiels, » dit-il.

2002: George W. Bush qualifie l’Iran de membre de “l’axe du mal,” avec l’Irak et la Corée du Nord.

5. Révélations venues de l’intérieur de l’Iran: 2002-2005

En août 2002, le mouvement d’opposition iranien Moudjahidine Khalk (MEK ou MKO) annonce que l’Iran est en train de construire une installation souterraine d’enrichissement de l’uranium à Natanz et un réacteur à eau lourde à Arak. On considère généralement que les informations ont été transmises au MEK par les services secrets israéliens.

Les réacteurs nucléaires et l’enrichissement de l’uranium ne sont pas interdits à l’Iran qui est signataire du Traité de Non prolifération nucléaire (TNP), mais le fait de ne pas révéler les travaux provoque alors l’envoi d’une mission d’enquête de l’AIEA et une surveillance plus rapprochée.  L’Iran insiste sur le caractère pacifique de ses activités mais se trouve mise en défaut par rapport à ses engagements envers l’AIEA qui l’accuse de « procédures de dissimulation.»

2004: Colin Powell, alors Secrétaire d’Etat, dit à des journalistes que l’Iran a travaillé sur la technologie pour placer une ogive nucléaire sur un missile. « Nous parlons d’une information qui non seulement dit qu’ils ont des missiles mais qui suggère qu’ils travaillent d’arrache-pied pour associer les deux, {le missile et la charge atomique] » affirmait-il.

2005: Les Etats Unis présentent un millier de pages de schémas et d’autres documents dont ils prétendent qu’ils ont été extraits d’un ordinateur portable en Iran l’année précédente et dont on dit qu’ils traitent en détail de tests d’explosifs super puissants et de têtes de missiles aptes à recevoir une charge nucléaire. Ces « supposées études », comme on les a appelées depuis, sont rejetées par l’Iran comme fabriquées par des services secrets hostiles.

6. On calme le jeu avec l’évaluation [estimate]: 2006-2009

2006: Les tambours de la guerre accélèrent leur rythme après la citation par Seymour Hersh du New Yorker de sources US qui disent qu’une frappe contre l’Iran est tout sauf inévitable et qu’il existe des plans pour utiliser des armes nucléaires tactiques contre les sites iraniens souterrains.

2007: Le président Bush avertit qu’un Iran dote de l’arme nucléaire pourrait déboucher sur une “troisième guerre mondiale.” Le vice président Dick Cheney avait prévenu auparavant de «conséquences graves»  sir l’Iran ne renonce pas à son programme nucléaire.

2007: Un mois plus tard, une évaluation non classifiée des services de renseignements nationaux (National Intelligence Estimate, NIE) prête à controverse parce qu’elle juge avec un « niveau de confiance élevé » que l’Iran a abandonné son programme d’armement nucléaire à l’automne 2003.

Le rapport, qui visait à synthétiser les informations provenant des 16 services d’espionnage des Etats Unis met sens dessus dessous des dizaines d’années de postulats posés par Washington. Le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad qualifie le rapport de « victoire pour la nation iranienne.» Le rédacteur en chef d’un journal iranien dit au Christian Science Monitor, « Les conservateurs … sentent que le risque de guerre contre eux a disparu. »

Juin 2008: John Bolton, alors ambassadeur US aux Nations Unies, prédit qu’Israël attaquera l’Iran avant janvier 2009, pour profiter de l’espace laissé avant la prise de fonctions du prochain président des Etats Unis.

Mai 2009: Le rapport de la commission sénatoriale des affaires étrangères déclare : « Il n’y a aucun indice que les dirigeants Iraniens ont ordonné la conception d’une bombe. »

7. L’échéance à un an établie par Israël démentie par les faits: 2010-2011

Malgré les rapports et les évaluations qui disent le contraire, Israël et de nombreux responsables US continuent à poser que l’Iran est décidé à avoir des armes nucléaires le plus vite possible.

Août 2010. Un article de Jefffey Goldberg dans le numéro de septembre de The Atlantic est publié sur le web et présente le scenario qu’Israël choisirait pour lancer une attaque unilatérale contre l’Iran avec une centaine d’avions, « parce qu’un Iran nucléaire pose la plus grande menace depuis Hitler pour la survie physique du peuple juif.»

S’appuyant sur des entretiens avec “environ quarante décideurs Israéliens passés et présents, à propos d’une frappe militaire’ ainsi qu’avec des responsables Américains et Arabes, M. Goldberg prédit le lancement d’une frappe vers juillet 2011. L’article rappelle des frappes précédentes sur des sites nucléaires en Irak et en Syrie et cite le premier ministre Israélien qui déclare : « On ne veut pas d’un culte messianique et apocalyptique doté de bombes atomiques. Quand un croyant inconditionnel a la main sur  les rênes du pouvoir et des armes de destruction massive, alors le monde devrait commencer à se faire du souci et c’est ce qui se passe en Iran. »

2010: Des officiels US constatent que le programme nucléaire de l’Iran a été ralenti par quatre jeux de sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU et par une série de mesures adoptées par les Etats unis et l’Union Européenne. Le virus informatique Stuxnet a aussi fait des dégâts en 2011 sur les milliers de centrifugeuses qui enrichissent l’uranium.

Janvier 2011:  Quand Meir Dagan démissionne du poste de directeur du Mossad, les services secrets israéliens, il dit que les Iraniens ne seront pas capables de produire une arme nucléaire avant 2015. « Israël ne devrait pas se précipiter pour attaquer l’Iran, et ne le faire que quant elle aura le couteau sous la gorge, » avertissait M. Dagan. Il a dit ensuite qu’une attaque contre l’Iran serait une « idée stupide.  Israël se trouverait devant une situation régionale impossible.»

Janvier 2011: Un rapport de la Federation of American Scientists sur l’enrichissement de l’uranium en Iran affirme qu’il est « hors de question » que Téhéran dispose déjà de la capacité technique à fabriquer un engin nucléaire « rudimentaire.’

Février 2011: Le directeur national du renseignement James Clapper affirme en témoignant devant le Congrès que « l’Iran maintient l’option du développement d’armes nucléaires en partie par le développement de diverses capacités nucléaires et en se mettant en meilleure position de produire de telles armes si elle en décidait ainsi. » M. Clapper déclare, « Nous ne savons cependant pas su l’Iran décidera finalement de produire des armes nucléaires. »

Novembre 2011: L’AIEA affirme pour la première fois que l’Iran travaille depuis des années  sur des activités en relation avec le militaire, publiant des informations détaillées basées sur plus de 1000 pages de documentation technique dont elle dit qu’elle est corroborée par les données de dix Etats membres et ses propres entretiens et investigations.


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