Posts Tagged ‘hassidisme’

Pèlerinage en Ukraine et trafic de drogue

25 juin 2014

L’Ukraine fait l’actualité pour de graves raisons politiques mais elle pourrait la faire aussi dans la rubrique des faits divers. Par exemple avec l’arrestation d’un Juif ultra-orthodoxe qui contrôlait un réseau de trafic de drogues qui utilisait comme mules des coreligionnaires qui se rendaient en pèlerinage dans la ville ukrainienne d’Ouman.

Ouman abrite en effet la tombe du rabbin Nahman de Bratslav, le fondateur d’une importante dynastie hassidique. Cette tombe est visitée par des dizaines de milliers de fidèles à l’occasion du Nouvel An juif.

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Pèlerins juifs se baignant dans un lac près d’Ouman

Un sexagénaire ultra-orthodoxe aurait dirigé un réseau de trafic de drogue en Europe

Arutz Sheva (entité sioniste) 24 juin 2014

Des agents de la police de Jérusalem ont arrêté un Juif ultra-orthodoxe d’une soixantaine d’années qu’ils soupçonnent de diriger un réseau de trafic de drogue en Europe. Le suspect recherchait les ultra-orthodoxes qui se rendent à Ouman en Ukraine et leur demandait de transporter les narcotiques pour son compte.

La police a aussi arrêté des messagers que le suspect avait envoyé à l’étranger. Le suspect sera inculpé plus tard dans la journée de mardi.

Selon le rabbin: « Pas un seul enfant Juif n’est mort par la faute des Nazis »

18 février 2013

Il est interdit en France de contester la réalité de ce qu’on appelle l’holocauste, ni dans le bilan des victimes, ni dans les procédés utilisés pas plus que la volonté du régime nazi d’exterminer l’ensemble des Juifs.

Ceux qui s’aventurent à le faire s’exposent à des désagréments qui n’ont rien de symboliques, en plus du fait d’être pointé du doigt comme une survivance abominable d’une époque qu’on croyait révolue.

Ce sort peu enviable n’est cependant pas le lot de tous ceux qui nient le crime perpétré par le système nazi. Comme le rabbin Manis Friedman par exemple, qui s’est offert le luxe de déclarer devant une assemblée communautaire juive que pas un seul enfant Juif n’est mort par la faute des Nazis.

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Rabbi Manis Friedman: tout est expliqué dans mes bouquins

Coïncidence, il avait tenu ces propos à Melbourne, la ville australienne dont était originaire Ben Zygier, ce ressortissant Australien qui avait fait son retour à Sion avant de finir suicidé sous X dans une prison de l’entité sioniste.

Autre coïncidence, comme Ben Zygier, le rabbin Friedman appartient à la communauté hassidique (Chabad Loubavitch).

Chabad.org nous dit à propos du rabbin Manis Friedman que c’est un auteur et un philosophe de renommée mondiale.

Sûrement pour ça qu’aucun de ses propos édifiants n’est soumis à la réflexion du public hexagonal.

Des survivants indignés par un rabbin Américain

Par Timna Jacks, The Australian Jewish News    18 février 2013

Des survivants de l’holocauste ont exprimé leur indignation devant le fait que le rabbin qui s’est excusé la semaine dernière pour avoir comparé les abus sexuel à la diarrhée ait omis de formuler des regrets pour avoir soutenu que la shoah faisait partie d’un plan divin et qu’on ne devait pas en imputer la faute aux Nazis.

“En fait, qui est mort et qui est resté en vie n’a rien à voir avec les Nazis,” avait déclaré le rabbin Manis Friedman dans un discours prononcé à Melbourne dans les années 1980. «Pas un seul enfant Juif n’est mort par la faute des Nazis… ils sont morts du fait de leur relation avec Dieu.»

Les propos de Rabbi Friedman – dont The Australian Jewish news a obtenu une transcription auprès des archives du Jewish Holocaust Centre (JHC) – figuraient dans une conférence de 90 minutes prononcée devant des membres de la communauté dans une maison à Toorak pendant un voyage parrainé par le Women of Valour Committee du Yeshiva Centre à Melbourne [quelque chose qui a donc à voir avec une école religieuse, NdT].

“Rien de mal n’est arrivé à nos grands parents… Aucun malheur ne s’est abattu sur eux,» avait dit Rabbi Friedman.

Le rabbin s’est retrouvé au centre d’une controverse il y a deux semaines à cause d’un clip sur YouTube dans lequel il dit que les victimes d’abus sexuels retirent «une leçon importante» de ce crime et qu’ils n’en sont «pas si meurtris.»

Cette affaire a remué des souvenirs chez des survivants de l’holocauste et des éducateurs qui ont contacté AJN pour discuter du CV du rabbin. Moshe Fiszman, un survivant et guide au Jewish Holocaust Centre, qui ne décolère pas depuis les propos de Rabbi Friedman sur l’holocauste, affirme que ses paroles étaient «immorales.»

“Pour quelqu’un qui a été le témoin de cet enfer, qui est passé dans tant de camps comme moi… lire et entendre ça, c’est juste… je ne sais pas. Je suis incapable de vous expliquer ce que ressens, c’est impossible,» déclare ce nonagénaire.

A l’époque, des survivants avaient déposé plainte auprès des autorités de Chabad (hassidiques) et le rabbin Friedman n’avait plus été invité à Melbourne.

Abe Goldberg, guide au JHC et survivant de l’holocauste, considère que le sous-entendu du rabbin Friedman selon lequel l’holocauste faisait partie d’un plan divin est un blasphème”

“Il n’y a aucun doute sur la responsabilité d’Hitler pour ça [l’holocauste].»

Parlant des excuses officielles du rabbin Friedman pour les propos qu’il a tenus sur les abus sexuels, Goldberg déclare : «Soudain, il s’excuse ? Il ne s’est jamais excusé avant. Pourquoi ne s’excuse-t-il que maintenant ?»

Le rabbin Friedman n’a pas répondu à nos demandes pour qu’il s’exprime sur ses propos relatifs à l’holocauste.

Noël est-il un moment de déchaînement des forces maléfiques?

26 décembre 2012

Après avoir lu cet article du Haaretz, j’ai cru à une blague. Sauf que nous ne sommes pas au moment de la fête de Pourim où on voit dans la presse juive fleurir des articles qui correspondent aux poissons d’avril en France.

Et en recherchant sur le net, j’ai trouvé d’autres articles sur le même sujet, c’est-à-dire sur une pratique du judaïsme hassidique qui coïncide avec la fête chrétienne de Noël.

Une pratique qui se résume à l’exécration des chrétiens et de Jésus si on en croit l’article.

Comment les juifs hassidiques ‘fêtent’ Noël

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, ils s’abstiennent d’étudier la Torah.

par Shahar Ilan, Haaretz (Sionistan) 25 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, les hassidim s’abstiennent d’étudier la Torah, afin de ne pas laisser les démons l’emporter, et ils s’abstiennent d’accomplir la mitzvah que constitue le fait d’avoir une descendance et de se multiplier.

Pas de relations sexuelles. Cette nuit, croient les hassidim, le klipot – les vaisseaux ou manifestations des forces maléfiques – devient plus fort. Sefer Haminhagim (Le Livre des Coutumes) enseigne que la plupart des hérétiques qui ont abandonné leur religion juive pour se convertir descendaient d’un accouplement illicite pendant le premier Noël chrétien.

Jeu d’échecs et jeux de cartes. Pendant Nittel Nacht, les hassidim jouissent d’une expérience assez rare dans la vie quotidienne des ultra-orthodoxes – beaucoup de temps libre. Dans le folklore qui s’est développé autour de Nittel Nacht, la tradition a fait que les échecs sont devenus le jeu par excellence. Il y a même une photo célèbre du dernier chef spirituel Loubavitch, le rabbin Menachem Mendel Schneerson en train de jouer aux échecs avec son prédécesseur (quoiqu’on ne sache pas vraiment si la photo a été prise pendant Nittel Nacht). D’autres préfèrent jouer aux cartes, comme la variante galicienne du poker ou le «21,» un jeu hongrois.

Découper du papier toilette pour le sabbat. Certains rabbins marquaient la fête gentille [chrétienne] en découpant du papier toilette pendant chaque sabbat tout le reste de l’année. Ce n’était pas une simple marque de mépris pour ceux qui croyaient en la sainte Trinité- c’était la manifestation d’un mépris insigne. Les livres de la Kabbale considèrent la chrétienté  comme un déchet qui s’est détaché de la nation d’Israël. La coutume de déchire du papier toilette n’est tombée en désuétude que parce que de nos jours, il est possible d’acheter du papier toilette prédécoupé. D’autres rabbins profitaient de l’occasion pour classer leurs factures de l’année, calculant ce qu’il leur fallait mettre de côté pour accomplir la mitzvah de la dîme.

Il y avait des pogroms de toute façon. Il y a certaines raisons derrière la pratique inhabituelle qui consiste à ne pas étudier la Torah pendant Nittel Nacht :

* Selon l’explication la plus rationnelle, le soir de Noël, les juifs devaient fermer leurs synagogues et leurs lieux de culte, et éteindre la lumière chez eux, par crainte de pogroms. Avec le temps, l’obligation de ne pas étudier la Torah s’est inscrite dans l’idéologie.

* Comme c’est un jour de deuil le jour de la naissance du même homme [c’est-à-dire qu’on porte le deuil pour commémorer la naissance de Jésus], une sorte de Tisha B’ac en hiver, comme pour Tisha B’av, l’étude des textes sacrés n’est pas autorisée ce jour là. Pourquoi alors les hassidim s’abstiennent-ils de jeuner et de porter le sac et la cendre ? Peut-être pour la même raison pour laquelle ils ont maintenu secrète la pratique de Nittel : par crainte de la colère des Gentils.

*Jésus, ainsi qu’il est dit dans le traité Sanhédrin, était un des élèves du rabbin Joshua ben Parchia. L’interdiction d’étude des textes sacrés a aussi pour but d’empêcher de se souvenir ce jour là du droit qu’il avait d’étudier.

Herzl n’a pas dit. Au fil des ans, les hassidim ont développé un genre de plaisanteries sur Nittel. Par exemple : on avait demandé à un rabbin hassidique de faire l’éloge de Herzl. Après y avoir réfléchi rapidement, il a parlé de trois de ses vertus : Herzl ne parlait jamais quand il portait un tefilin, il ne pensait jamais à la loi religieuse dans des lieux sales, et il n’étudiait pas la Torah la nuit de Nittel. Une autre blaque raconte l’histoire d’un homme à qui on demandait pourquoi il n’arrêtait pas l’étude de la Torah pendant Nittel Nacht. « J’observe le Nittel en fonction du Noël arménien,» avait-il répondu.

Nittel orthodoxe. Le fait que les Grecs orthodoxes et l’église russe fêtent Noël le 6 janvier est source d’une certaine confusion chez les hassidim. Il s’avère que cela ne les amène pas à observer deux Nittels et que les instructions sont que chacun devrait observer Nittel le jour où Noël est célébré dans son pays d’origine. En Galicie, Nittel est observé le 6 janvier. Les Belz Hassidim le font le 5 janvier et on ne sait pas trop pourquoi. Aux Etats Unis, selon une décision du rabbin Loubavitch, Nittel doit être marqué la nuit entre le 24 et le 25 décembre.

Les klipot sont hors de contrôle. Il y a ceux qui sont persuadés de l’absence de nécessité d’observer Nittel nacht en Israël en raison de la sainteté de cette terre. Le rabbin Mordechai de la Sionim a de son côté conclu qu’en Israël les klipot étaient hors de contrôle, même à Jérusalem où il y a tant d’églises. Malgré cela, les Séfarades et les Lituaniens n’ont pas adopté cette coutume et ils étudient la Torah tous les jours, même pendant Nittel.

klipot

clic sur l’image

Les juifs ne sont pas autorisés à étudier. L’origine du mot Nittel n’est pas claire. La meilleurs explication, même si elle n’est pas des plus convaincantes, est qu’il est constitué des initiales en yiddish de «les juifs ne sont pas autorisés à étudier.» Selon Wikipedia, «Ce mot tire son origine du nom donné en latin à Noël à l’époque médiévale – Natal Domini – la naissance du Seigneur (en vieux latin – Dies Natalis, le jour de la naissance). Une explication donnée par le journal du parti Shas, Yom Leyom, est que c’est une déformation du nom latin pour la nuit de la Saint Sylvestre, Natlus, quoique Nittel Nacht s’observe à Noël. Le journal d’Agudat Yisrael, Hamodia, donne une autre explication possible, et apporte de nouvelles explications sur la manière dont jésus a été mis à mort : «Comme ils ne voulaient pas dire le nom de l’homme en question, que pourrisse le nom du méchant, ils l’ont appelé le pendu parce qu’il avait été tué et pendu à un arbre.» [l’histoire de la pendaison de jésus par les juifs est connue, voir ici ou , NdT]

Se souvenir de haïr le goy. Il y a quelque chose d’étrange à s’abstenir d’étudier la Torah le soir où précisément les puissances maléfiques se renforcent. Car en fait, l’étude de la Torah est semble-t-il, d’après les juifs ultra-orthodoxes, la meilleure réponse à cette montée des forces du mal.  La Nittle Nacht est en réalité une nuit du souvenir de la persécution des juifs par les chrétiens et une nuit où on doit se souvenir de les haïr, en conséquence de quoi tout le reste n’est pas si important.  Et comme le disent les lituaniens, les juifs hassidim de manquent jamais une occasion d’éviter l’étude de la Torah.


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