Posts Tagged ‘Hongrie’

Le sionisme ou l’antisémitisme en miroir

25 septembre 2016

Le sionisme n’est que l’antisémitisme en miroir. On le savait depuis Theodor Herzl mais l’actualité nous en donne un nouvel aperçu avec cet ancien cadre dirigeant d’un parti d’extrême droite hongrois qui se prépare à faire son « aliya », c’est-à-dire à aller rejoindre ceux qui squattent la Palestine aux dépens de la population autochtone.

L’article que je vous propose commence par une question : pourquoi cet ancien antisémite va-t-il s’installer en Palestine occupée?

La réponse est simple et vous l’aurez devinée : cet individu a découvert qu’il avait des grands-parents maternels juifs et que donc, conformément à la croyance nazie et à la halacha (loi juive) il en a conclu qu’il était lui-même juif.

Si ce raisonnement est effectivement conforme aux convictions et aux pratiques du judaïsme et du sionisme, ce n’est sans doute qu’un subterfuge.

En effet, si on peut admettre qu’il soit possible d’ignorer que ses grands-parents maternels étaient juifs, on se demande comment, sauf à être orphelin, on peut ignorer que sa propre mère était juive surtout quand on sait qu’elle a été internée au camp de concentration d’Auschwitz dont elle est une rescapée.

szegedi-770x513.gif

Csanad Szegedi

Le dénommé Csanad Szegedi a évidemment toujours su qu’il était juif (au sens talmudique et donc biologique du terme). Il a reçu une mission qui consistait à participer au développement d’un mouvement d’extrême droite en Hongrie et c’est ce qu’il a fait puisqu’il a très vite fait partie de l’encadrement de ce mouvement. L’implication de sionistes dans les mouvances d’extrême droite en Europe n’est en rien une exclusivité hongroise et on a pu la constater en Angleterre avec l’English Defence League et en Allemagne avec le mouvement Pegida.

Une fois sa mission accomplie, eh bien sa récompense, son cadeau, est la possibilité de « retour » à Sion.

Et comme il le dit lui-même, il a une longue expérience politique dont il serait heureux de faire profiter AUSSI à des organisations sionistes EN Israël. »

Effectivement, après avoir servi des organisations sionistes en Hongrie, ne serait-il pas une bonne chose de continuer dans l’entité sioniste elle-même ?

Pourquoi cet ancien antisémite quitte-t-il la Hongrie pour Israël ?

Par Sam Kestenbaum, The Jewish Forward (USA) 25 septembre 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ancien député du parti d’extrême droite hongrois Jobbik en Hongrie, qui a démissionné après avoir découvert ses racines juives, va maintenant émigrer en Israël.

Dans une interview accordée au site en hébreu Ma’ariv, Csanad Szegedi a dit qu’il veut discuter avec des organisations israéliennes pour coordonner la lutte contre le type d’antisémitisme dont il était auparavant le partisan.

Dans une traduction de l’entretien en anglais publiée par le Jerusalem Post, Szegedi a déclaré ne pas être inquiet pour sa sécurité en déménageant en Israël et qu’il espérait vivre à Jérusalem.

Szegedi, qui a été un membre fondateur d’une organisation extrémiste inspirée de la garde collaborationniste des Croix fléchées hongroises, a déclaré, « Il y a beaucoup plus d’éléments positifs que d’éléments négatifs dans le fait d’être un Juif, et le plus grand cadeau pour n’importe quel Juif, c’est l’existence de l’Etat d’Israël. »

Quand il était un jeune politicien, Szegedi avait rapidement gravi les échelons du parti Jobbik et il avait même représenté le parti au parlement européen et e avait été vice-président. Le magazine Tablet l’avait qualifié de « un des antisémites les plus connus de Hongrie et une des voix les plus écoutées dans l’extrême droite européenne. »

Mais en 2012, Szegedi a découvert – et révélé au monde – ses propres racines juives. Ses grands-parents maternels étaient juifs, sa mère était une rescapée d’Auschwitz et son grand-père avait été prisonnier dans un camp de travail.

Szegedi a étudié le judaïsme et a observé quelques prescriptions religieuses. Il s’est aussi rendu en Israël un certain nombre de fois – et dans le cours du weekend il a révélé qu’il avait entamé la procédure d’immigration.

Dans l’interview avec Maariv, Szegedi a envisagé la possibilité de revenir à la politique en Israël.

« j’ai de nombreuses années d’expérience en politique, » a-t-il dit, « et je serais heureux d’en faire profiter aussi à des organisations sionistes en Israël. »

Fais-nous rire pour une fois Elie: montre-nous ton tatouage

29 novembre 2011

J’écoutais un entretien avec Elie Wiesel tout à l’heure sur Europe 1, ce qui m’a rappelé que j’avais traduit un article à son sujet il y a quelques jours. Si vous n’avez pas entendu ce monsieur à la radio, je vous rassure, il ne profère que des banalités sur le ton docte du vieux sage qu’il n’est pas.

On sait qu’Elie Wiesel, « écrivain » et prix Nobel de la paix est un sioniste ultra, du genre à ressentir une grande souffrance quand on lui parle de ce qu’endure le peuple palestinien. Au point que même les victimes de son idéologie sont sommées de compatir à sa douleur.

Parce que même s’il approuve l’entreprise coloniale sioniste, il est quand même un homme de principes.

La banalité du mal, c’est quelque chose qui concerne Adolf Eichmann et certainement pas lui. En effet, quand on est payé 25 000 dollars pour discourir pendant 45 minutes, rien ne peut être banal puisqu’il faut quand même les meubler ces 45 minutes, non ?.

Mais, figurez-vous que quelqu’un prétend qu’Elie Wiesel est un imposteur. Pas seulement un imposteur au point de vue moral, mais un imposteur au sens propre du terme, c’est-à-dire qu’il aurait usurpé l’identité d’un certain Lazar Wiesel qui était détenu à Auschwitz puis à Buchenwald.

Celui qui soutient cette thèse qu’il va présenter en justice à Budapest en janvier est un certain Nikolaus (Miklos) Grüner, un Juif Hongrois qui s’était lié d’amitié avec un Lazar Wiesel qui était son codétenu et dont le Wiesel que nous connaissons aurait endossé l’identité. Grüner soutient même que le livre de Wiesel « La Nuit » est en réalité l’œuvre de Lazar Wiesel.

 Je vous laisse lire l’article qui, s’il n’emporte pas forcément la conviction a de quoi laisser perplexe. Un des arguments de Nikolaus Gruner est l’absence, selon lui, du tatouage qu’infligeaient les nazis sur le bras d’Elie Wiesel.

Il y a d’ailleurs un site internet entièrement consacré à ce tatouage et qui pose la question : Où est le tatouage d’Elie ?. (sûrement un site fasciste)

Pour une fois, ce personnage pas très drôle peut ainsi nous faire rire.

“Le lauréat du prix Nobel Elie Wiesel a menti sur son passé au moment de l’holocauste,” prétend un survivant.

 par Stefan J. Bos, BosNewsLife  (Hongrie) 18 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Budapest, Hongrie (BosNewsLife) – Un rescapé des camps de concentration nazis prétend que le lauréat du prix Nobel de la paix, écrivain à succès et militant des droits de l’homme Elie Wiesel « ment » sur son passé pendant l’holocauste.  Après des dizaines d’années de recherches, Nikolaus (Miklós) Grüner a pour la première fois l’occasion de défendre sa thèse, devant un tribunal de Budapest.

Le survivant, âgé de 83 ans, a esté en justice le rabbin Simon Köves pour avoir invité Wiesel en Hongrie en 2009, tout en « sachant que cet homme n’est pas un vértitable survivant de l’holocauste » mais « a volé l’identité d’un détenu. »

Grüner est aussi mécontent d’avoir été accusé par le rabbin de “falsifier l’histoire”, le comparant à l’universitaire Américain Norman Finkelstein qui a écrit « L’industrie de l’holocauste. »

Dans son livre controversé, Finkelstein dit que les dirigeants Juifs alimentent l’antisémitisme européen en essayant de contraindre les banques allemandes et suisses à payer de nouvelles indemnités à ceux qui ont souffert à l’époque du nazisme.

Grüner exige que le rabbin retire ses propos et explique publiquement la “vérité” sur Wiesel, selon un document que BosNewsLife a pu examiner.

PAS DE DOMMAGES ET INTERETS

“Je ne veux pas de compensation financière, mais je veux qu’il [Köves] dise au monde qui est vraiment son ami Elie Wiesel, » a-t-il déclaré dans un long entretien accordé à BosNewsLife, avant une conférence de presse vendredi 18 novembre. «Wiesel n’est pas né en Roumanie ou en Hongrie comme il le prétend et n’a pas été en camp de concentration. Il ne parle même pas hongrois.»

Köves conteste fermement ces accusations. « J’ai passé deux jours avec lui et Wiesel a parlé avec moi en hongrois. Il s’est aussi adressé au parlement en hongrois. Ces allégations sont celles d’un homme âgé qui a une sorte de complexe, » a-t-il dit à BosNewslife. Köves dit ne pas avoir encore été invité [convoqué, NdT] à l’audience au tribunal du 24 janvier.

Le rabbin s’emprese d’ajouter qu’il a bien sûr de la sympathie pour « l’horrible souffrance de Grüner qui a perdu ses parents et un jeune frère dans l’immense complexe des camps de la mort d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.

Nikolaus Gruner affirme que “Elie Wiesel a usurpé l’identité de son ami  et codétenu en camp de concentration Lázár Wiesel. Les prénoms «Elie» et «Lázár» sont semblables au nom hébreu Eleazar. Grüner laisse entendre que Wiesel a commis une tromperie en se faisant passer pour son ami et ancien codétenu.

“Lázár m’a aide à survivre. Plus tard, Elie Wiesel a publié le livre de Lázár sous son nom à lui. C’était « La nuit » qui a valu à Elie Wiesel – ou quel que soit son vrai nom – le prix Nobel.

NUMERO NAZI

Il se souvient même du N° de Lázár que les nazis lui avaient tatoué sur le bras : A-7713. «C’est en fait une partie du titre du livre que j’espère publier sur l’arnaque Wiesel : ‘identité volée, A-7713.’»

Des photos et une séquence vidéo sont apparues sur internet, dans lesquelles on voit un homme en manches courtes qui ressemble à Wiesel et n’a pas de tatouage visible. Mais Wiesel affirme avoir encore ce tatouage sur son bras.

“Je n’en ai pas besoin pour me souvenir, je pense tous les jours à mon passé,” avait-il dit à des étudiants Américains quand il avait été questionné sur son tatouage. « je l’ai toujours sur le bras – A-7713. A l’époque, nous étions des numéros. Pas de nom, pas d’identité, » avait-il ajouté. Dans d’autres propos pour BosNewsLife, Wiesel a exprimé sa préoccupation devant la montée de l‘extrémisme en Hongrie, avec la montée du parti d’extrême droite, le Mouvement pour une Meilleure Hongrie (Jobbik), qui est maintenant la troisième force politique du pays.

Grüner concède qu’il aurait mieux fait de poursuivre Wiesel directement, mais il soutient que c’est impossible. « Après 26 années de recherches, le tribunal hongrois me donne la première occasion de présenter mon dossier, ce que j’espère bien faire en poursuivant le rabbin, » dit-il.

“Elie Wiesel, qui réside aux Etats Unis est quelqu’un de très difficile à confondre. Le monde entier le protège, depuis Barack Obama [le président des USA] à Angela Merkel [la chancelière Allemande]. Ils ont tous peur que la vérité sorte, à cause du prestige et de l’argent. Je fais aussi pression sue le Bundestag [parlement allemand] pour qu’il me montre les archives sur le passé de Wiesel. »

FAUSSE IDENTITE ?

L’ami de Wiesel, Köves, oppose que l’écrivain n’a rien à cacher. «Comment peut-on voler l’identité de quelqu’un ? Il a reçu le prix Nobel pour ses livres, pas pour ce qu’il a été ou pour son lieu de naissance.»

Pour Grüner, le passage au tribunal à Budapest est un pas de géant dans une trajectoire personnelle longue et douloureuse. Elle avait commencé à l’adolescence quand en mai 1944, sa famille et lui-même ont été transportés comme du bétail dans un train bondé, parti de Hongrie pour Auschwitz-Birkenau.
Sa mère et son frère plus jeune avaient été gazés immédiatement dans les fours qui fonctionnaient nuit et jour dans le complexe nazi. So père est mort d’épuisement à cause du travail forcé. Agé de 15 ans, il s’était lié d’amitié avec Lázár Wiesel, qui était un de ceux qui le protégeaient.
En janvier 1945, comme l’armée russe s’approchait, les détenus avaient été transférés d’un camp annexe d’Auschwitz-Birkenau à celui de Buchenwald en Allemagne.

Pendant les dix jours qu’avait duré cette marche épuisante, en partie à pied, en partie dans des wagons découverts, plus de la moitié des détenus avait péri, dont Abraham, le frère aîné de Lázár Wiesel. Nous nous maintenions au chaud en nous étendant contre les cadavres, » explique Grüner.

LIBERATION AMERICAINE 

En avril 1945, l’armée américaine a libéré Buchenwald où elle a découvert Nikolaus Grüner, Lázár Wiesel et d’autres survivants. «Elie Wiesel n’est pas avec nous sur la célèbre photo de la libération du camps, même s’il prétend le contraire,” insiste Grüner. Grüner étant tuberculeux, il avait été envoyé dans une Clinique en Suisse et séparé de son ami Lázár. «Je ne l’ai jamais revu. Peut-être a-t-il été tué.»
Après sa guérison, Grüner a émigré en Australie pour finir pas s’établir en Suède où il a exercé comme peintre et sculpteur. « je ne voulais pas retourner en Hongrie. J’avais même changé mon prénom Miklós en Nikolaus.  Ils ont détruit notre maison dans la ville de Nyíregyháza, exterminé Presque toute ma famille et tué des centaines de milliers d’autres Juifs. Les Hongrois étaient impatients de refermer [sur nous] les wagons des trains de la mort.»
En 1986, un journal suédois avait arrangé pour lui une rencontre avec celui dont il pensait que c’était son vieil ami. Mais c’était en fait Elie Wiesel et Grüner avait alors affirmé ne jamais l’avoir rencontré auparavant. «Wiesel avait refusé de me montrer son tatouage. Ce fut une rencontre très brève.»
Grüner “se fiche que Wiesel gagne 25 000 dollars» pour un discours de 45 minutes. «Mais je ne veux pas qu’il se fasse de l’argent sur la mort des membres de ma famille et des millions d’autres qui ont péri dans l’holocauste,» dit-il d’une voix tremblante.
PROCHAINE GENERATION
«Je veux quitter ce monde en sachant que j’ai dit la vérité à la prochaine  génération… J’accepte même de dialoguer avec des antisémites et avec l’église catholique pour laquelle j’ai peint et fait des sculptures en tant qu’artiste.»
Son expérience de l’holocauste et des dizaines d’années de recherches dans la supposée fraude commise par Wiesel l’ont marqué.
 L’homme, qui porte encore les cicatrices  de son propre tatouage qui avait été infligé sur son bras à Auschwitz-Birkenau, dit avoir perdu sa foi en Dieu après l’holocauste. «Je n’ai plus personne… pas même Dieu.”
Environ 600,000 Juifs Hongrois ont péri pendant l’holocauste.


%d blogueurs aiment cette page :