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Sur la situation en Iran (Moon of Alabama)

2 janvier 2018

Un article perspicace de Moon of Alabama sur l’Iran et l’agitation qui semble s’être emparée de ce pays. Selon l’auteur, les protestations légitimes des couches défavorisées de la population contre la vie chère et d’autres problèmes comme la faillite de banques privées, ont été saisies comme une opportunité par de petits groupes d’agitateurs violents. En lien avec l’étranger, ces agitateurs ont lancé les slogans appelant à la fin du régime et même à la fin du soutien à la cause palestinienne. Des slogans que la presse occidentale s’est évidemment empressée de reprendre et de commenter.

Selon Moon of Alabama, nous sommes maintenant dans une phase où la contestation sociale a semble-t-il été apaisée, au moins momentanément, par l’affirmation par le gouvernement que les doléances sur les questions sociales seraient prises en charge. Un gouvernement qui a aussi rappelé que le peuple avait tout à fait le droit de manifester.

La place est maintenant occupée surtout par des émeutiers peu nombreux qui ne représentent en aucune façon une menace pour les autorités en place.

Le changement de régime ne viendra probablement pas des présents troubles. Mais comme le relève l’auteur, l’objectif est avant tout pour le lobby sioniste et son partenaire américain d’essayer de trouver un moyen d’enfoncer un coin dans le rapprochement entre l’Iran et l’Europe.

Comme on le sait en effet, Emmanuel Macron doit se rendre à Téhéran en octobre 2018 et une visite préparatoire du chef de la diplomatie française vient d’être reportée en raison de la situation en Iran.

Iran – Moins de manifestations – Plus d’émeutes – Les Etats Unis préparent la phase suivante

Moon of Alabama (USA) 2 janvier 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les émeutes et les manifestations en Iran en sont à leur 6ème jour. Alors que les médias « occidentaux » affirment que les manifestations se multiplient, je n’en vois aucun signe dans les différentes vidéos diffusées en ligne. Les protestations légitimes contre la hausse des prix, la faillite de banques privées et le budget néolibéral d’austérité du Président Rohani ont été très vite détournées par des bandes d’émeutiers. Ces bandes sont à l’évidence coordonnées depuis l’étranger par le truchement de diverses applications Internet, en particulier Télegram et Instagram:

Amad News, une chaîne sur Telegram semble avoir joué un rôle central dans la vague de protestations. Selon les témoignages, Rohollah Zam, un journaliste en exil, fils d’un clerc religieux réformiste, aurait fui le pays après avoir été accusé d’avoir des liens avec des agences de renseignement étrangères …

Le blocage des chaînes de contrôle [de l’action émeutière] spécifiques s’est avéré insuffisant :

Les logiciels spéciaux utilisés pour contourner les filtres du gouvernement pouvaient encore être téléchargés facilement. Et lundi, comme les autres jours, il y a eu des appels à manifester sur des médias en ligne et   sur des chaînes satellitaires en langue persane basées à l’étranger.

Le blocage des applications internet a été levé aujourd’hui.

Les manifestations de départ sur les problèmes économiques semblent s’être essoufflées après que le président Rohani ait confirmé le droit de manifester, reconnu les problèmes économiques et promis de les prendre en charge. En effet, il n’y a que peu de nouvelles vidéos montrant de véritables marches de protestation, mais on a une avalanche de vidéos d’émeutes, d’incendies criminels et de heurts avec les forces de police. La taille de ces protestations est de quelques centaines de personnes ou moins. Les contre-manifestations, exprimant la loyauté envers la république (non signalées dans les médias «occidentaux»), sont plus importantes que les manifestations antigouvernementales. Entre le 28 décembre et aujourd’hui, des manifestations et des émeutes ont eu lieu dans un total de 66 villes, mais seulement environ 30 villes ont vu des manifestations tous les soirs. Cela pourrait être le signe d’une certaine planification derrière les événements. Un changement quotidien des sites de l’agitation pourrait avoir pour but d’empêcher la police de se préparer.

Les groupes d’émeutiers sont entre 30 et 80 personnes plus quelques badauds autour d’eux. Ils semblent suivre une stratégie de type flash mob apparaissant ici et là pour disparaître à nouveau lorsque la police apparaît en force. Dans certaines villes, les émeutiers ont attaqué des postes de police, des locaux militaires et même volé des camions de pompiers. Certains des émeutiers essayent évidemment de mettre la main sur des armes.

Au total, seuls quelques milliers de personnes, majoritairement des jeunes hommes, semblent être impliqués. Des milliers de personnes protestent chaque semaine en Israël contre la corruption du Premier ministre Netanyahou. Au Nouvel An, plus de 1000 voitures ont été brûlées en France par des incendiaires. Rien de tout cela n’est en première page, mais quelques dizaines d’émeutes en Iran sont qualifiées de «révolution».

Le nombre total de morts parmi les « manifestations pacifiques » est maintenant de 21 (d’après mon décompte) dont au moins cinq policiers tués dans des attaques par des « manifestants » et deux civils qui se trouvaient là par hasard qui ont été renversés et tués par des émeutiers qui conduisaient un camion de pompiers volé. Six émeutiers ont été tués lorsqu’ils ont tenté d’attaquer un poste de police dans la ville de Qahderijan. Le gouverneur a affirmé que les assaillants étaient munis d’armes à feu.

La même fabrication de photos de grandes manifestations et de «preuves» de la brutalité du gouvernement que nous avions vu à propos de la guerre contre la Syrie est mise en œuvre dans le cas iranien. Des vidéos de manifestations en Argentine et à Bahreïn sont utilisées pour illustrer la réalité de grandes manifestations en Iran. Un tweet avec la vidéo de Bahreïn diffusée par un « journaliste » qui prétendait être en Iran a reçu plus de 17 000 re-tweets. Des vidéos d’Espagne ou même des scènes de films sont censées montrer la violence policière en Iran. Une vidéo d’un homme couché sur le dos et recevant des soins le présente dans un cas comme ayant été touché par un tir de la police tandis qu’un autre propagandiste prétend que l’homme a eu un arrêt cardiaque après que la police ait utilisé un Taser contre lui. On ne voit aucun signe apparent de blessure ou autre traumatisme. Le gars vient probablement simplement de s’évanouir.

L’organisation terroriste MEK (CNRI, OMK, Moudjahidine-E Khalq) a  » divulgué  » de faux compte rendus d’une réunion supposée du gouvernement qui, selon elle, témoignent de la panique du régime au face aux manifestations. Le gouvernement craindrait la chef de l’OMPI [ou MEK, Organisation des Moudjahidine du Peuple Iranien], Maryam Radjavi [l’organisation est établie en France, NdT]. Le MEK a payé des sommes importantes pour obtenir le soutien de politiciens, dont le Sénateur John McCain, à Washington et ailleurs. Pendant la guerre Irak-Iran, le MEK a combattu l’Iran aux côtés de l’Irak. Après que les États-Unis eurent envahi l’Irak, l’OMPI a été détenue dans des camps spéciaux sous contrôle américain. Selon un article publié en 2012 par Seymour Hersh, l’armée américaine a entraîné des combattants de l’OMPI aux États-Unis pour les former aux techniques de sabotage et d’insurrection. Ces gens sont profondément détestés en Iran, mais certainement pas craints. Leur engagement précoce dans les « manifestations » via leur site web et leurs opérations de propagande en Iran peut indiquer un rôle plus profond dans les émeutes

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Maryam Radjavi, leader des MEK ,et le Sénateur John McCain, un des principaux animateurs de la politique belliqueuse contre l’Iran aux Etats Unis

Les néoconservateurs habituels dans les médias américains plaident pour « plus d’aide » pour le « peuple iranien ». L’aide qu’ils veulent lui d’offrir est conçue pour aggraver la situation économique du peuple iranien.

J’ai déjà soutenu que le plan plus large des instigateurs de ces émeutes ne vise pas obtenir un «changement de régime» par la violence, mais à provoquer une réaction du gouvernement iranien qui pourrait alors être utilisée pour pousser les Européens à isoler à nouveau l’Iran. Ce plan est maintenant confirmé par un éditorial du Washington Post . Michael Singh du lobby sioniste à Washington écrit :

Si le régime recourt quand même à la violence, la réponse internationale devrait se concentrer sur l’isolement diplomatique. Les États européens et asiatiques devraient réduire leurs relations diplomatiques avec l’Iran et limiter la participation de l’Iran aux forums internationaux. Les sanctions peuvent aussi avoir un rôle …

Sans surprise, la rédaction néoconservatrice du WaPo est parfaitement synchrone avec le lobby:

Les dirigeants européens, qui ont été beaucoup plus prudents, devraient prendre la parole. … Dimanche [le président iranien Rohani] a reconnu que les manifestants avaient des griefs légitimes et a nominalement reconnu leur droit de manifester. L’administration Trump et les autres gouvernements occidentaux devraient viser à faire en sorte qu’il respecte sa parole par la diplomatie et la menace de sanctions en cas d’effusion de sang.

Au niveau qui est le leur actuellement, les émeutes ne mettent en aucun cas en danger la république iranienne. Si certains émeutiers acquièrent des armes, la situation pourrait se durcir un peu. Mais à moins de recevoir un soutien en matériel et en hommes de l’extérieur, comme ce fut le cas en Syrie, la situation devrait bientôt se calmer. Le peuple iranien est opposé à une telle violence et le gouvernement est très loin d’avoir mobilisé ses capacités multiformes.

J’avais déjà indiqué de manière documentée dans des publications antérieures que l’administration Trump, en étroite coopération avec Israël, s’est préparée depuis longtemps à l’intensification d’un conflit avec l’Iran. Il y a six mois, la CIA a mis en place un bureau spécial avec un faucon e matière de politique iranienne de haut niveau qui mène la charge. Le mois dernier, Trump a nommé un autre faucon « iranien » pour diriger la Direction Moyen-Orient du Département d’Etat.

Depuis que le peuple iranien a réussi le «changement de régime» en 1979, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont adopté une politique hostile à l’Iran. Elle a fluctué en intensité mais n’a jamais changé. Sous Trump nous allons assister à une augmentation rapide des actions hostiles. L’administration vient d’appeler à une session d’urgence de l’ONU sur la situation. C’est un geste risible quand on considère le nombre d’assassinats que les États-Unis et leurs alliés commettent quotidiennement au Yémen, en Syrie et en Palestine. Mais l’opération qui se déroule actuellement n’est probablement qu’une petite partie d’une stratégie anti-iranienne plus large ne se déploie pas encore ouvertement.

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Samantha Power, pouvoir et abaissement aux Etats Unis

9 juin 2013

Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

Samantha Power n’est pas seulement une jolie femme, c’est aussi une universitaire qui s’est lancée dans l’action politique dans son pays, les Etats Unis.

Samantha Power

Samantha Power

Elle fait partie de l’équipe des fidèles de Barack Obama qui vient de la désigner pour succéder à Susan Rice comme ambassadrice des USA auprès de l’ONU, un poste pour lequel le choix présidentiel doit recevoir l’aval du Sénat.

Pour arriver à ce que beaucoup considéreraient comme le point culminant d’une carrière, où à tout le moins une étape décisive, Samantha Power a dû cependant compter sur d’autres atouts que ses compétences et la confiance de l’exécutif.

En effet, nous apprend le New York Times, la confirmation par le Sénat de Mlle Power n’a été garantie que tout récemment grâce à l’approbation explicite et publique de sa nomination par Michael B. Oren, ambassadeur de l’entité sioniste à Washington.

Une telle démarche de la part d’un diplomate étranger est non seulement incongrue mais tout simplement contraire aux usages diplomatiques et donnerait lieu à une manifestation de mécontentement dans tout Etat qui se respecte, c’est-à-dire dans tout pays qui n’est pas une république bananière.

 L’approbation formulée par M. Oren intervient après une période pendant laquelle Mlle Power a été mise à l’épreuve et a dû renier en pleurnichant au sens propre du terme, devant le gratin du lobby sioniste certaines prises de position qu’Abraham H. Foxman, le patron de l’Anti Defamation League [ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis] qualifie en quelque sorte d’erreurs de jeunesse.

Le choix pour le poste à l’ONU reçoit le vote de confiance d’Israël

Par Mark Landler, The New York Times (USA) 7 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON — Samantha Power, choisie par le président Obama pour être la prochaine ambassadrice aux Nations Unies, se heurte à la résistance de groupes pro-israéliens pour des propos qu’elle avait tenus à une époque sur Israël et les Palestiniens. Mais vendredi, elle a obtenu un vote de confiance inattendu de la part du représentant de l’Etat d’Israël aux Etats-Unis.

Michael B. Oren , l’ambassadeur d’Israël à Washington, a déclaré dans une interview que Mme Power, journaliste et universitaire qui a beaucoup écrit et traité des violations des droits de l’homme, avait une profonde compréhension des questions de sécurité d’Israël et de la sympathie pour ses préoccupations.

Normalement, a expliqué  M. Oren, un officiel du gouvernement israélien ne devrait pas faire de commentaires sur une nomination présidentielle qui requiert une confirmation du Sénat. Il a indiqué qu’il avait décidé de faire une exception dans son cas pour dissiper l’impression que le gouvernement israélien avait des réserves par rapport à elle.

Mercredi, M. Oren a posté des messages sur Twitter pour saluer  la nomination de Susan E. Rice comme conseillère à la sécurité nationale – une fonction qui ne nécessite pas de confirmation du Sénat – et pour louer son prédécesseur, Tom Donilon. Il avait gardé le silence sur  Mme Power

Vendredi, M. Oren a déclaré qu’Israël « fera bon accueil à quiconque sera désigné par le président et confirmé par le Sénat comme ambassadeur auprès des Nations Unies. » Mais il ajoutait: « Samantha Power et moi avons travaillé en étroite collaboration au cours des quatre dernières années sur des questions vitales pour la sécurité d’Israël. Elle connaît à fond ces questions et leur porte un intérêt extrême « .

Les commentaires de M. Oren pourraient apaiser les effets persistants de propos que Mme Power avait tenus avant d’entrer au gouvernement au sujet de la politique américaine envers Israël. Entre autres choses, elle avait déclaré que les Etats-Unis auraient besoin de prendre un engagement « mammouth » pour obtenir [la création d’]un Etat palestinien – une démarche qui pouvait  signifier s’aliéner les juifs américains, un groupe qu’elle présentait comme ayant un «poids politique et financier énorme.»

La Republican Jewish Coalition et la Zionist Organization of America avaient exprimé leur opposition à Mlle Power. Dans un communiqué, Morton A. Klein, the président au niveau national de la Zionist Organization [of America], avait dit, «Le bilan de Mlle Power montre avec clarté qu’elle est viscéralement hostile à Israël.»

Chuck Hagel, choisi par M. Obama pour le poste de Secrétaire à la Défense, avait également été accusé d’être anti-Israël. Il avait défendu son bilan et avait été confirmé par le Sénat avec une majorité relativement serrée.

Les officiels de la Maison Blanche disent ne pas avoir d’inquiétudes sur les perspectives [de confirmation au Sénat] de Mme Power, observant qu’elle n’a pas été mêlée à la dispute sur l’attaque contre la mission diplomatique américaine à Benghazi en Libye et que son plaidoyer pour une intervention militaire en Libye lui vaudrait les faveurs des faucons comme le sénateur de l’Arizona, John McCain.

De fait, M. McCain a déclaré dans un communiqué publié mercredi, « je crois qu’elle est bien qualifiée pour ce poste important. » Et le vendredi, un autre faucon républicain, le sénateur Lindsay Graham de Caroline du Sud, a déclaré que  Mme Power était un «choix solide » [sic] pour représenter les Etats-Unis dans » une institution de plus en plus hostile « .

Mlle Power bénéficie de plusieurs soutiens juifs de premier plan, dont Alan Dershowitz, le professeur à la faculté de droit d’Harvard, et Joseph I. Lieberman, l’ancien sénateur du Connecticut.

Certains leaders pro-israéliens dissent comprendre les propos de Mlle Power comme des indiscrétions d’une jeune femme dans un milieu universitaire. Ils disent que son travail dans l’administration Obama, où elle était dans l’équipe de direction du national Security Council, a été marqué par un soutien constant à Israël et à l’alliance israélo-américaine.

Mlle Power a aussi cultivé les relations avec les organisations juives américaines, et a rencontré en 2011 40 dirigeants de ces organisations devant lesquels elle a exprimé ses regrets pour certains de ses [anciens] propos et s’est défendue avec des mots chargés d’émotion contre les accusations de parti pris anti-Israël.

«Ses opinions découlaient de l’environnement politique et culturel dans lequel elle se trouvait à l’époque,” explique Abraham H. Foxman, le directeur national de l’ Anti-Defamation League . Elle a mûri et a évolué, et j’ai hâte de travailler avec elle aux Nations Unies.»

Via Angry Arab

Avec le lobby sioniste contre la Syrie

5 juin 2013

Le journaliste Maidhc Ó Cathail nous donne un aperçu supplémentaire de la collusion entre le sionisme et certains de ceux qui ont juré la perte du régime syrien.

No comment !

Une organisation écran du lobby israélien a-t-elle organisé le voyage de McCain en Syrie?

Par Maidhc Ó Cathail, The Passionate Attachment 5 juin, 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans une tentative de dissiper des informations embarrassants selon lesquelles le sénateur John McCain  aurait rencontré des preneurs d’otages pendant son séjour « surprise » en  Syrie – dont Mohamed Nour de l’organisation rebelle Tempête du Nord – qui était derrière l’enlèvement en 2012 de 11 pèlerins libanais, Josh Rogin du Daily Beast cite Mouaz Moustafa, le directeur exécutif d’une organisation peu connue appelée la Syrian Emergency Task Force:

«Personne ne se présentant comme Nour et aucun des types qui se trouvaient en dehors [du local où se tenait la réunion] n’étaient présents à la réunion avec McCain,» affirme Mouaz Moustafa, directeur exécutif de la Syrian Emergency Task Force: une association américaine [a non profit] qui a participé à l’organisation du voyage de McCain. Moustafa est sur la photo et était aussi présent lors de la rencontre de Mccain avec les commandants rebelles avec la directrice politique de la Task Force, Elizabeth O’Bagy.

Le sénateur McCain en bonne compagnie

Le sénateur McCain en bonne compagnie

La défense de McCain par Rogin repose bien entendu sur l’indépendance présumée de « l’ONG » de Moustafa. La Syrian Emergency Task Force s’avère cependant avoir des liens étroits avec un gouvernement étranger et son puissant lobby aux Etats Unis. Non seulement Mouaz Moustafa figure sur la liste des « experts » du Washington Institute, mais il a récemment pris la parole pendant le symposium annuel de SOREF, un think-tank créé par l’AIPAC [lobby sioniste aux USA], sur le thème «A l’intérieur de la Syrie : la bataille contre le régime Assad».

Fait encore plus intrigant, une des adresses web de cette association est syriantaskforce.torahacademybr.org.”  [le site a été désactivé depuis, mais on en a une copie en cache]L’URL “torahacademybr.org” appartient à la Torah Academy [institution religieuse juive] de Boca Raton en Floride qui a parmi ses objectifs de travail «inspirer amour et engagement pour Eretz Yisroel» [l’entité sioniste].

Ceci n’est bien entendu pas surprenant pour ceux qui sont au courant de l’engagement de John McCain toute sa vie Durant au service d’Israël, un engagement qui a invariablement desservi les intérêts des Etats Unis.

Mise à jour: Questionné sur un média social ami pour qu’il donne son point de vue sur mon article, Moustafa a twitté:

 «du grand n’importe quoi. Je suis né dans un camp de réfugiés et Israël m’a refusé l’entrée dans les territoires palestiniens malgré mon passeport américain»

Peut-être que ses amis du lobby pourraient dire un mot en sa faveur. Après tout, il a participé à l’organisation du voyage en Syrie d’un de ses principaux hommes liges aux Etats Unis ; il est un des contributeurs du forum des démocrates Arabes du WINEP et, pour un réfugié palestinien dépossédé, il est remarquablement peu rancunier. Il a ainsi récemment déclaré au quotidien juif Forward [de tendance libérale] :

«La communauté juive américaine ici a toujours soutenu les causes humanitaires et s’est toujours tenue du côté du bon droit, et j’espère qu’elle va continuer à le faire.»


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