Posts Tagged ‘judaïsme’

La « shoah » était-elle une punition méritée?

10 février 2014

On a vu que certaines communautés juives sont farouchement antisionistes et le sont pour des raisons avant tout religieuses. Ces communautés ultra-orthodoxes considèrent en effet que l’exil est voulu par Dieu et est donc la condition normale des Juifs. Selon cette lecture, la tragédie de la seconde guerre mondiale est une punition infligée par Dieu à cause de la volonté du sionisme de sortir de cet exil et de fonder un Etat.

Ce point de vue est caractéristique de ces ultra-orthodoxes regroupés entre autres dans Naturei Karta mais il traverse aussi d’autres courants du judaïsme, ce qui nous rappelle qu’il fut un temps pas si lointain où la majorité des Juifs, pratiquants ou non, étaient soit indifférents, soit hostiles au sionisme.

Le rabbin Yossef Mizrachi, un Juif séfarade qui s’inscrit dans le courant orthodoxe (et donc majoritaire) du judaïsme professe des thèses finalement assez semblables à celles défendues par les ultra-orthodoxes de Naturei Karta sur la question de ce qu’on appelle holocauste.

De la Kabbale vulgarisée pour gens crédules, lit-on en conclusion de l’article que je vous propose.

Visite au Royaume Uni du rabbin qui affirme que «les Juifs ont provoqué eux-mêmes l’holocauste »

par Simon Rocker, Jewish Chronicle (UK) 6 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un prédicateur controversé qui croit que le syndrome de Down et l’autisme sont les conséquences de fautes commises dans une vie antérieure a fait sa première tournée de conférences en Grande-Bretagne cette semaine, malgré les protestations contre sa visite.

Le rabbin Yossef Mizrachi, qui soutient également que les Juifs ashkénazes ont dans une certaine mesure provoqué eux-mêmes la Shoah qui s’est abattue sur eux, s’est exprimé dans plusieurs synagogues séfarades de Londres ainsi que devant les élèves de deux écoles secondaires juives.

La visite s’est déroulée dans un contexte marqué par de vives critiques de la part de personnes qui avaient vu des vidéos en ligne de précédentes conférences.

Dans une interview accordée cette semaine, le rabbin d’origine israélienne qui dirige une organisation religieuse orthodoxe aux Etats Unis explique que ses idées sur le péché et la réincarnation viennent de la Torah et de la Kabbale. « La souffrance vient comme résultat de quelque chose que nous avons fait dans le passé, » dit-il.

« Le fait que nous devions être réincarnés signifie que nous avons failli à notre mission dans notre vie précédente. Si nous avions réussi, nous serions allés au paradis. »

« Une âme renaîtra dans un nouveau corps pour qu’elle puisse avoir la chance de corriger les erreurs de la vie précédente », dit-il. « Mais pour chaque acte, nous sommes récompensés ou punis « mesure pour mesure ».

Par exemple, dit-il, « Habituellement, quand une personne est sourde et muette, elle est [affectueux parties de son corps, la bouche et l’oreille. Les péchés qu’on peut commettre avec la bouche et l’oreille – médire sur les autres, détruire leurs vies par les mots et écouter les ragots. »

Il ajoute que si une personne renaît avec une liberté de choix, elle sera néanmoins mise à l’épreuve pour voir si elle se comporte bien ou mal. Mais une personne dont le cerveau est atteint n’a pas de liberté de choix.

« Quand une personne vient au monde sans libre arbitre, nous savons qu’elle est déjà corrigée à 99 %, » dit-il. « Elle n’a pas grand chose à faire pour rectifier la situation et parvenir au résultat… Elle est donc à un niveau beaucoup plus élevé. »

Aucun parent d’un enfant autiste ne s’est jamais plaint auprès de lui de sa façon de voir les choses, souligne-t-il. « Au contraire. Ils me disent ‘vous m’avez donné espoir… vous expliquez que ce sont des âmes bénies, je me sens vraiment honoré d’avoir un enfant comme lui.’ »

Pour l’holocauste, le rabbin Mizrachi suggère que les Juifs ashkénazes ont souffert parce qu’ils étaient plus assimilés et moins respectueux des rabbins. Les Séfarades non assimilés ont été largement épargnés. « En Syrie, en Israël [Palestine, NdT], en Irak, en Iran – autant d’endroits où les Juifs étaient restés fidèles aux lois [juives, NdT] – ils [les Nazis] ne les ont pas tués, » dit-il.

Il laisse entendre que les Juifs religieux qui ont péri dans les chambres à gaz étaient coupables de ne pas avoir empêché l’assimilation des « frères et soeurs » non pratiquants.

Le rabbin Mizrachi, qui prétend avoir ramené plus de 50 000 Juifs à l’observance de la Torah associe aussi la propagation du cancer et d’autres maladies à l’immoralité et à l’impudeur.

Le rabbin Mizrachim au milieu des lycéens de l'Hasmonean High School

Le rabbin Mizrachim au milieu des lycéens de la Hasmonean High School

Dans son discours prononcé lundi devant les élèves de terminale de la Hasmonean High School, il a parlé des dangers des médias sociaux et il n’a pas abordé la réincarnation.

Le rabbin Daniel Kleiman, qui est professeur d’études juives à l’Hasmonean l’a trouvé chaleureux et posé. C’est un grand motivateur, qui parle avec son cœur. Il n’a rien de sulfureux. Il est très bien accepté dans tout le spectre de la communauté orthodoxe.

Le rabbin Mizrachi fait partie des stars mondiales du rabbinat

Le rabbin Mizrachi fait partie des stars mondiales du rabbinat

A Od Yosef Hai, une synagogue qui avait précédemment annulé sa conférence, le rabbin Mizrachi a pu faire un discours après l’office religieux du dimanche matin.

Mais ses détracteurs ont continué à formuler de fortes objections. Daniel Jonas, fidèle de la synagogue et fondateur de l’orchestre Los Desterrados, a fait campagne contre le rabbin Mizrachi. Ses positions « insultent les parents des enfants à besoins particuliers [malades ou handicapés, NdT], ou de n’importe quelle personne qui a le cancer, » déclare M. Jonas.

« Son évidente ignorance des faits historiques de la shoah vous coupent le sifflet tout comme l’arrogance stupéfiante de sa prétention à connaître les causes divines de la maladie et du génocide.

Jon Abrams , qui travaille avec des personnes handicapées, a exposé ses préoccupations quant à la venue du rabbin Mizrachi dans une intervention devant Anshei Shalom, une congrégation indépendante à la synagogue St John’s Wood United Synagogue, décrivant ses prises de position comme « offensantes ».

Dans un post sur Facebook, le rabbin Mizrachi s’en est pris à deux de ses détracteurs en particulier en écrivant : « Nous verrons tous bientôt comment ils seront détruits pour l’éternité , exactement comme la Torah l’a promis. »

Un porte parole [du judaïsme orthodoxe] US a déclaré : « Si un orateur dénigrait une partie quelconque de la communauté ou propageait des points de vue contraires à nos valeurs, nous objecterions à ce qu’il soit invité dans nos institutions. Cependant, avant d’appliquer une telle censure, nous devrions avoir la certitude sans ambiguïté que c’est le cas. »

Le rabbin Alan Kimche de la synagogue Ner Israel de Hendon considère les idées du rabbin Mizrachi comme « un mouvement très marginal dans l’orthodoxie. »

« C’est de la Kabbale vulgarisée qui attire des gens crédules ».

Des Juifs antisionistes reçus à la chancellerie allemande!

3 février 2014

Les choses bougent tout doucement, trop sans doute, mais elles bougent.

On apprend ainsi qu’un cadre de la chancellerie allemande a récemment rencontré des militants antisionistes de l’organisation juive ulltra-orthodoxe Naturei Karta, la même organisation qui s’était associée à l’humoriste Dieudonné, à Yahia Gouasmi et Alain Soral dans la liste antisioniste.

A mon avis, les Allemands qui connaissent la réalité de la position sioniste à l’époque de l’arrivée au pouvoir de Hitler sont plus nombreux que d’aucuns le pensent.

Un officiel du bureau de Merkel rencontre des Juifs antisionistes

La secte ultra-orthodoxes antisionistes tient une réunion avec un officiel allemand dans le cadre d’une possible tentative pour saper la connexion entre Israël, le judaïsme et l’Allemagne

par Eldad Beck, Yediot Aharonot (Sionistan) 3 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un cadre de haut niveau du bureau de la chancelière allemande Angela Merkel a rencontré des représentants de l’organisation ultra-orthodoxe antisioniste Naturei Karta lors de la journée internationale de commémoration de l’holocauste la semaine dernière.

Cet officiel a rencontré quatre membres de l’organisation à Berlin où ils protestaient contre l’existence de l’Etat d’Israël et l’exploitation de l’holocauste par les sionistes pour des raisons politiques.

Le Yediot a révélé que l’officiel est un chef de département au bureau de la chancelière et que, contre tous les usages, les a rencontrés ouvertement. Les membres de Naturei Karta ont confirmé que le but de cette rencontre était de clarifier aux yeux des Allemands que le sionisme ne représente pas le judaïsme.

La délégation de Naturei Karta comprenait deux survivants de l’holocauste, Moshe Dov et Chezkel Klein, ainsi que son porte parole, le rabbin Yisroel Dovid Weiss qui a affirmé pendant la rencontre que « l’holocauste était une punition divine pour les Juifs parce que les sionistes ne voulaient pas suivre le chemin de Dieu et voulaient devenir indépendants. » [une lecture classique du judaïsme veut que l’exil soit une punition divine infligée aux Juif] 

naturei karta

Weiss a affirmé à l’officiel de la chancellerie qu’environ 10 % des Juifs appartiennent au mouvement antisioniste.

Ces dernières années, des officiels du bureau de Mme Merkel ont oeuvré à miner la relation spéciale entre Israël et l’Allemagne afin de dégager l’Allemagne de sa responsabilité historique pour l’holocauste.

La rencontre, rapportée par le journal de gauche Neues Deutschland, n’avait pas de caractère secret.

Par le passé, Naturei Karta a assisté en Iran à des manifestations qui niaient l’holocauste, parrainées par l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad.

« Auschwitz n’appartient à personne »

29 janvier 2014

C’est ce qu’expliquait en 1989 une Simone Veil attristée par l’installation d’un couvent de sœurs carmélites dans un bâtiment annexe du camp qui avait servi naguère à stocker le Zyklon-B, le fameux gaz toxique.

Carmel d'Auschwitz

Carmel d’Auschwitz

Cette ancienne ministre, aujourd’hui académicienne, présentée souvent comme un modèle de probité et de sagesse s’était exprimée ainsi :

Auschwitz ne peut être qu’un lieu de recueillement. Il n’appartient à personne. L’idée que ce lieu soit récupéré par des carmélites, même pour la prière, est insupportable, d’autant que les Polonais, depuis longtemps déjà, ont, progressivement mais volontairement, occulté l’extermination des juifs pour faire du camp le symbole du seul martyre national, et que les juifs avaient été abandonnés à leur destin par le monde entier.

On passera sur l’expression d’une rancune tenace à l’égard de la Pologne mais on s’étonnera par contre du fait que Mme Veil ignore que le recueillement est justement une des occupations favorites des sœurs carmélites qui se vouent à la contemplation !

Soeurs carmélites

Soeurs carmélites

1989, c’est quatre années après la création du Carmel, ce qui prouve la ténacité des opposants à la présence de ce Carmel, pour l’essentiel des adeptes du culte de la shoah, des prosélytes de la religion de l’holocauste.

Ces gens qui ne connaissent ni le pardon, ni l’oubli et sont doués d’une mémoire d’une plasticité prodigieuse ne renoncèrent pas et finirent par obtenir du Pape Jean-Paul II qu’il ordonne le départ des Carmélites en 1993, soit huit ans après leur installation.

C’était donc il y a une vingtaine d’années.

Simone Veil sera sans doute d’accord avec moi pour dire qu’Auschwitz est plus que jamais un lieu de recueillement et je ne doute pas qu’elle donnera de la voix pour protester contre ce qui se prépare en ce moment dans ce haut lieu de la souffrance juive.

On apprend en effet qu’une organisation juive ultra-orthodoxe annonce l’ouverture en avril prochain d’un « kollel » et d’un « kirouv » à Auschwitz.

Un kollel, nous explique le blogueur de Failed Messiah, est une école supérieure religieuse et le kirouv un centre missionnaire voué à la « re-judaïsation » des âmes égarées, c’est-à-dire de ceux qui entretiennent un lien ténu avec la religion de leurs parents ou grands parents.

Le site Failed Messiah laisse entendre que les kirouvs animés par ces ultra-orthodoxes sont souvent des tromperies [« deceptive »] et ont donc une visée financière. Failed Messiah écrit que

« les rabbins ultra-orthodoxes vont s’attaquer directement aux enfants des Juifs non pratiquants et non orthodoxes qui viennent à Auschwitz – un lieu sanctifié par le sang et les cendres des millions qui ont été assassinés là-bas »

L’organisation religieuse à l’initiative du projet a lancé une souscription dont un dés véhicules est le courrier électronique avec la diffusion du placard de promotion reproduit ci-dessous :

Promotion du kollel et du kirouv d'Auschwitz

 Comme on le voit dans la partie gauche du bandeau supérieur, l’institution s’appelle l’Auschwitz Jewish Memorial, exploitant donc directement l’impact du nom du lieu d’implantation.

On lit sur la partie droite du même bandeau :

Nous sommes fiers d’annoncer l’ouverture d’un kollel et d’un kirouv à Auschwitz

L’idée est qu’Auschwitz est un mémorial juif, c’est ce que nous dit la légende de la photo avec une étoile jaune précédant le mot « stories » = des histoires juives.

Sous le bandeau en forme de pellicule photo, on lit :

Rappeler le passé pour protéger l’avenir. Perpétuer et faire revivre la mémoire des six millions de victimes de l’holocauste par la prière et l’étude.

On nous précise aussi qu’on peut soutenir le projet en donnant de l’argent.

On lit dans le carré jaune en bas à droite :

Nous sommes ici.

Vivants, à Auschwitz.

Pour raconter l’histoire [story = récit, histoire de vie].

Six millions de vies.

Six millions d’histoires.

Sans oublier le copyright dans l’angle inférieur droit.

En cas d’absence de réaction de protestation de la part de Mme Veil, il faudra donc modifier légèrement sa phrase:

Auschwitz ne peut être un lieu de recueillement que pour les Juifs.

Un homosexuel juif a une âme plus élevée qu’un non juif

29 décembre 2013

Les positions de principe sur l’homosexualité des trois religions monothéistes sont assez voisines. Un dignitaire d’une de ces trois religions a tenu quand même à rappeler que ce qui distingue les membres de sa secte vis-à-vis des adeptes des autres cultes vaut aussi pour les homosexuels.

En effet, c‘est dit, un homosexuel juif a une âme plus élevée, c’est-à-dire est plus humain, qu’un non juif qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel.

Et c’est dit par un rabbin, membre du gouvernement auquel le président François Hollande a récemment fait une déclaration d’amour.

A rapprocher de ces paroles prononcées en 1970 par Elie Wiesel:  « Il y a un Etat, et il est différent de tous les autres. Il est juif, et pour cela il est plus humain que n’importe quel autre  » 

 Les homosexuels juifs ont des âmes plus élevées que les gentils, affirme un vice ministre

Le rabbin Eli Ben-Dahan d’Habayit Hayehudi déclare que le mariage entre deux personnes du même sexe est prohibé au même titre que le mariage entre juifs et gentils.

par Haaretz (entité sioniste)29 décembre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les juifs homosexuels ont des «âmes plus élevées» que les gentils, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels, a déclaré le vice ministre des affaires religieuses au journal israélien Maariv dans un article publié vendredi.

Malgré ça, il s’opposera à toute loi sur le mariage homosexuel, exactement comme il s’opposerait au mariage entre un Juif et un gentil, a déclaré le rabbin Eli Ben-Dahan, membre du parti de droite Habyit Hayehudi.

Image

Le rabbin Eli Ben-Dahan a lu bien des livres pour arriver à ses conclusions

Le mariage entre personnes du même sexe est «contre nature,» a ajouté le rabbin et homme politique, affirmant que «il est naturel que le monde veuille se continuer à travers des relations entre un homme et une femme.»

Ben-Dahan s’exprimait au moment même où son parti et le parti Yesh Atid parvenaient à un compromis, ouvrant la voie à un projet de loi au parlement offrant des réductions d’impôts pour les parents de même sexe.

L’accord écrit entre les deux partenaires de la coalition [au pouvoir] est resté secret mais on considère que la loi sera mise au placard et que des déductions fiscales équivalentes seront mises en place par voie réglementaire au niveau du ministère des finances plutôt que par la législation.

Ben-Dahan qui n’était pas présent au moment du vote au parlement a expliqué qu’il ne voulait pas persécuter les homosexuels, mais que son opposition à cette loi découle de son attachement à la nature juive d’Israël.

«Je dois protéger le caractère juif de l’Etat. Les choses qui contredisent les valeurs, la culture ou les traditions ne recevront pas [mon] approbation,» a-t-il dit.

Le pays où on identifie les Juifs par l’ADN

19 août 2013

On peut être certain que si l’Allemagne nazie avait eu connaissance des tests ADN, elle les aurait mis en pratique pour distinguer le bon grain de l’ivraie.

De fait, comme on le sait, l’idée que les Juifs auraient un profil génétique particulier est régulièrement dénoncée comme une manifestation abjecte d’antisémitisme

 

Les russophones qui souhaitent faire l’aliya pourraient être obligés de subir un test ADN

Le cabinet du premier ministre déclaré que les candidats à l’immigration originaires de l’ex Union Soviétique pourraient se voir demander de prouver leur lignage juif.

Par Asher Zeiger et rédaction, Times of Israel (Sionistan) 29 juillet 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un certain nombre d’habitants de l’ex-Union soviétique qui souhaitent immigrer en Israël pourrait être soumis à des tests ADN pour prouver leur judéité, a déclaré dimanche le bureau du Premier ministre.

Cette procédure a été signalée par Maariv ce lundi, au lendemain de l’information révélée par ce journal israélien sur une jeune femme de 19 ans originaire de l’ex Union Soviétique qui a dû se soumettre à un test ADN en vue d’être admise à un voyage de découverte d’Israël [les Birthright trips sont des séjours de découverte réservés à de jeunes juifs en vertu de leur droit « naturel », de naissance, afin de renforcer leur attachement à l’entité sioniste et de les encourager à participer à l’œuvre coloniale, note de Djazaïri].

Les services du premier ministre ont confirmé que de nombreux Juifs de l’ex Union Soviétique qui sont nés hors mariage peuvent se voir exiger de confirmer par la génétique leur appartenance juive afin d’avoir l’autorisation d’immigrer en tant que juif.

Une source auprès des services du premier ministre a déclaré à Maariv que la procédure consulaire, approuvée par le département juridique du ministère de l’intérieur dispose qu’un enfant russophone n’ hors des liens du mariage est éligible à un visa d’immigration en Israël si  la naissance a été enregistrée avant le troisième anniversaire. Si ce n’est pas le cas, un test génétique pour prouver la filiation juive est nécessaire.

Un porte parole du ministère des affaires étrangères a expliqué que la décision d’exiger un test AND pour les Juifs russes est basée sur une recommandation de Nativ, un programme éducatif place sous les auspices du bureau du premier ministre pour aider les Juifs de l’ex Union Soviétique à immigrer en Israël.

Cette affaire touche au cœur de la loi du retour en Israël qui permet à toute personne qui a un parent, un grand parent ou un époux juif d’aller en Israël et d’accéder à la citoyenneté. Déterminer qui est un Juif – une définition qui a évolué avec les nombreux courants de la religion – a conduit le ministère de l’intérieur à créer un système byzantin de vérifications et de règles qui a parfois amené les candidats [à l’immigration], les convertis tout particulièrement, à aller devant les tribunaux israéliens pour [faire reconnaître] leur droit à immigrer.

Dans son article initial, Maariv révélait que le problème pour Mashah Yakerson, la participante au programme Birthright, tenait au fait que sa naissance n’avait été enregistrée [auprès des services consulaires] qu’à l’âge de trois ans, jetant ainsi un doute sur sa filiation. Mais selon l’article de lundi, l’affaire avait été compliquée parle fait qu’elle était née hors mariage.

Birthright propose des séjours gratuits de dix jours en Israël pour de jeunes adultes Juifs âgés entre 18 et 26 ans qui ne se sont jamais rendus dans le pays dans un contexte éducatif.

Le Dr. Shimon Yakerson [le père de Mashah, NdT] a déclaré qu’après avoir contesté la décision, on lui a répondu que sans un test ADN sa fille n’aurait pas l’autorisation de participer au programme ou d’immigrer en Israël.

“C’est du racisme flagrant à l’égard des Juifs russes,” a déclaré Shimon Yakerson à Maariv.

Yakerson a déclaré que la naissance de sa fille avait été déclarée tardivement parce qu’il travaillait dans une faculté rabbinique aux Etats Unis quand elle est née.

Image

Selon le traité du Dr Yakerson, vos chapeaux ne prouvent pas que vous êtes juifs!

Des officiels du ministère des affaires étrangères ont déclaré dimanche à Maariv que l’exigence d’un test ADN les laissait perplexes parce que selon la Loi du Retour, même des enfants adoptés par des Juifs sont éligibles à la citoyenneté israélienne.

Yakerson a une fille plus âgée, Dina, qui a immigré en Israël en vertu de la Loi du Retour en 1990.

L’évolution du catholicisme préfigure-t-elle celle de l’Islam en Europe?

19 juillet 2013

Un des aspects intéressants de cet article est ce dont il ne parle pas : la position doctrinale du judaïsme vis-à-vis du christianisme, de Jésus en particulier..

A part ça, il nous donne peut-être une idée de ce qui attend la religion musulmane, en Europe au moins. Sauf que dans le cas de l’Islam, il faut moins s’attendre à l’influence de convertis qu’à celle de ministres de l’intérieur ou même d’ambassadeurs et d’officines qui leur sont liées.

On aura peut-être aussi les mêmes aberrations que le catholicisme avec ce prêtre Espagnol, Antonio Hortelano, qui admet fièrement avoir travaillé pour le Mossad. :

– J’ai même plus travaillé avec Israël qu’avec le Vatican.

 – Pourquoi avec les Juifs ?

 – Ca se voit sur ma figure : j’ai une ascendance juive.

 – Etre un espion juif va bien avec le sacerdoce catholique ?

 – Parfaitement. Jésus était juif de race et de religion. Et il n’est jamais sorti du judaïsme. On ne peut être chrétien sans être juif.

A comparer avec les thèses présentées dans l’article que je vous propose.

Les convertis qui ont changé l’Église

Les prêtres d’origine juive contribué à faire avancer les réformes de Vatican II

Par John Connelly, Forward , The Jewish Daily (USA) 30 juillet2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il y aura cinquante ans cet automne, les évêques catholiques se réunissaient à Rome pour un Concile qui devait mettre l’Eglise « en phase avec son temps » en la faisant parler plus directement au monde moderne. Après trois années de délibération, les évêques votèrent est acceptèrent des déclarations qui permettaient aux fidèles de suivre la messe dans leurs propres langues, encourageaient la lecture profane des écritures et exhortait les Catholiques à penser les autres religions en tant que sources de vérité et de grâce. Le Concile définissait l’Eglise en tant que « peuple de Dieu » et suggérait une organisation plus démocratique des relations entre les évêques et le Pape.. Il avait aussi adopté une déclaration sur les religions non chrétiennes, connue sous le nom latin Nostra Aetate («à notre époque»). La quatrième partie de ce texte, une déclaration sur les Juifs, s’était avérée des plus controversées, manquant à plusieurs reprises d’être écartée en raison de l’opposition d’évêques conservateurs.

Nostra Aetate confirmait que le Christ, sa mère et les apôtres étaient juifs, et que l’Eglise avait son origine dans l’Ancien Testament. Elle refusait que les Juifs qient tenus collectivement responsables de la mort de Jésus Christ, et fustigeait toutes les formes de haine, dont l’antisémitisme. Citant l’Epître de Saint Paul aux Romains, Nostra Aetate qualifiait les Juifs de «très chers» à Dieu. Ces paroles semblent relever du sens commun aujourd’hui, mais elles constituaient une révolution dans les enseignements du catholicisme.

Malgré l’opposition à l’intérieur de leurs rangs, les évêques savaient qu’ils ne pouvaient faire silence sur les Juifs. Quand le document se retrouva dans l’impasse en mai 1965, l’un d’entre eux expliqua pourquoi il fallait que les choses avancent : «Le contexte historique : 6 millions de morts Juifs. Si le Concile, qui intervenait 20 ans après ces faits, restait silencieux à leur sujet, il évoquerait alors inévitablement la réaction exprimée par Hochhuth dans ‘Le Vicaire.’ Cet évêque parlait du traitement par le dramaturge Allemand Rolf Hochhuth du silence de Pie XII devant l’holocauste. Ces évêques ne souhaitaient plus vivre dans cette Eglise là [note de Djazaïri :au sujet du prétendu silence de Pie XII, voir ci-après].

Le problème était qu’ils ne disposaient pas d’un langage qui leur soit propre pour briser le silence. Plus que la plupart des autres disciplines académiques, la théologie est un maquis complexe dont chaque branche est gardée par une coterie d’experts sourcilleux. Ceux qui voulaient toucher à la complexité des relations de l’Eglise avec les Juifs devaient étudier l’eschatologie, la sotériologie [doctrine du salut], la patristique, l’Ancien et le Nouveau Testament, et l’histoire de l’Eglise dans toutes ses périodes. Les évêques en furent réduits à se reposer sur un tout petit groupe d’expertss qui s’était assez intéressé à cette question pour amasser les inhabituelles qualifications intellectuelles nécessaires pour cette tâche.

Comme je l’ai découvert en faisant des recherché pour mon livre publié récemment, «De l’ennemi au frère: la révolution dans l’enseignement catholique sur les Juifs, 1933-1965,» ces experts n’avaient pas commence leur travail dans les années 1960.

A partir d’avant-postes en Suisse et en Autriche, plusieurs d’entre eux avaient essayé de formuler une argumentation catholique contre l’antisémitisme, trente ans plus tôt, à l’ombre du nazisme. Ils étaient aussi peu représentatifs du catholicisme qu’on pouvait se l’imaginer. Non seulement étaient-ils, vivant en Europe centrale,  assez courageux pour se dresser face à Hitler avec leurs idées, mais ils n’étaient en majorité pas nés catholiques. Les catholiques qui ont aidé l’Eglise à aller vers la reconnaissance de la continuité de la sainteté du peuple juif étaient des convertis, issus pour beaucoup de familles juives.

Le plus important était Johannes Oesterreicher, né en 1904 d’un père Juif vétérinaire et de son épouse Ida à Stadt-Liebau, une agglomération germanophone de Moravie du Nord [en Tchéquie]. Dans sa jeunesse,  il avait participé au scoutisme sioniste avait été élu représentant des élèves Juifs dans son lycée mais par la suite, pour des raisons qui restent inexplicables (il dira plus tard être «tombé en amour pour le Christ»), Oesterreicher avait pris intérêt aux écritures chrétiennes (les écrits du Cardinal Newman, de Kierkegaard et les Evangiles eux-mêmes) et, sous l’influence d’un prêtre qui sera par la suite assassiné par les nazis (Max Joseph Metzger) il devint catholique puis prêtre. Au début des années 1930, il avait pris en charge l’initiative du Diocèse de Vienne pour convertir les Juifs, dans l’espoir d’amener sa famille et ses amis dans l’Eglise. Son succès fut limité. Là où il eut plus d’impact fut dans le rassemblement d’autres penseurs catholiques pour s’opposer au racisme nazi.

Image

Osterreicher fut choqué de constater la pénétration de ce racisme dans le travail d’éminents penseurs catholiques qui enseignaient que les Juifs étaient une race décadente [damaged] et étaient donc inaptes à recevoir la grâce du baptême. Par mi ses compagnons dans sa démarche, se trouvaient d’autres convertis comme le philosophe Dietrich von Hildebrand,  le théologien Karl Thiem et le philosophe de la politique Waldemar Gurian. En 1937, Gurian, Oesterreicher et Thieme rédigèrent une déclaration catholique sur les Juifs plaidant, à l’encontre des racistes, que les Juifs étaient porteurs d’une sainteté particulière. En dépit de sa conformité à l’enseignement catholique orthodoxe, pas un seul évêque (ne parlons même pas du Vatican) ne la signa.

Oesterreicher fuit l’Autriche à l’arrivée des Nazis en 1938 et continua son travail depuis Paris, diffusant par radio des sermons en langue allemande à destination du Reich, informant les Catholiques que Hitler était un «esprit immoral» aux «antipodes de la forme humaine»  et décrivant les crimes perpétrés par les Nazis contre les Juifs et les Polonais.

Au printemps 1940, il échappa de justesse à une équipe avancée d’agents de la Gestapo et, via Marseille et Lisbonne, il se rendit à New York pour rejoindre finalement la Seton hall University où il devint le principal expert de l’église catholique américaine en matière de relations avec les Juifs.

Oesterreicher abandonna progressivement son approche “missionnaire” des Juifs et définira de plus en plus son travail comme œcuménique. Lui et les Chrétiens qui partageaient ses idées essayaient de voir comment étayer leur croyance dans la vocation ininterrompue du peuple juif dans les écritures chrétiennes. Si la bataille d’avant guerre était menée contre les thèses superficielles du racisme nazi, celle de l’après-guerre avait pour objet les convictions profondément enracinées de l’anti-judaïsme chrétien. Dans un premier temps, les convertis soutenaient que, oui, les Juifs pouvaient être baptisés. Dans un second temps, même s’ils persistaient à penser que les Juifs devaient être baptisés afin d’échapper à la malédiction pour avoir rejeté le Christ, ces penseurs commencèrent  à réfléchir à la nature de cette supposée malédiction.

Si l’histoire était une série d’épreuves envoyées pour punir le people juif de ne pas avoir accepté le Christ, alors quelle était la signification d’Auschwitz? Les Nazis étaient-ils des instruments de la volonté divine dans le but d’amener les Juifs à se tourner enfin vers le Christ ? Répondre oui à cette question était obscène, mais ce fut la seule réponse que la théologie catholique donna en 1945. Dans les années qui suivirent, les convertis durent organiser une révolution dans une Eglise qui se posait comme immuable. Ils le firent en infléchissant la doctrine de l’Eglise dans le sens de l’Epître de Paul aux Romains, chapitres 9-11 où l’Apôtre, sans parler de baptême ou de conversion, proclame que les Juifs restent «chéris de Dieu» et que «tout Israël sera sauvé.»

Comme Oesterreicher, les penseurs qui firent le travail intellectuel qui a préparé cette révolution étaient en écrasante majorités des convertis. Juste après la guerre, Thieme s’associa à Gertrud Luckner, une survivante des camps de concentration, pour publier le Freiburger Rundbrief dans le sud-ouest de l’Allemagne où ils firent des avancées théologiques remarquables sur la voie d’une conciliation avec les Juifs. A Paris, le Révérend  Paul Démann, un Juif hongrois converti, commençait à publier la revue les Cahiers Sioniens et avec l’aide d’autres convertis, Geza Vermes et Renée Bloch, il réfuta l’anti-judaïsme du catéchisme des écoles catholiques.

Image

En 1961, Oesterreicher fut convoqué pour travailler dans la commission de Vatican II chargée de la «question juive,» qui devint le problème le plus ardu à être soumis aux évêques.

A un moment critique, en octobre 1964, les prêtres Gregory Baum et Bruno Hussar rejoignirent Oesterreicher pour assembler ce qui devint le texte final du décret du Concile sur les Juifs qui sera voté par les évêques l’année suivante. Comme Oesterreicher, Baum et Hussar étaient des convertis d’origine juive.

Ils étaient dans la continuité d’une tendance remontant au premier Concile du Vatican en 1870, quand les frères Lémann – des juifs devenus catholiques et prêtres – avaient présenté un projet de déclaration sur les relations entre l’Eglise et les Juifs qui affirmait que les Juifs « sont toujours chers à Dieu » à cause de leurs ancêtres et parce que le Christ était issu d’eux « par la chair.» Sans les convertis au catholicisme, il semble que l’Eglise catholique n’aurait « jamais su penser » la manière de relever les défis de l’antijudaïsme raciste.

Le pourcentage élevé de Juifs convertis comme Oesterreicher parmi les Catholiques qui étaient opposes à l’antisémitisme est logique: dans les années 1930, ils furent l’objet du racisme nazi et ils ne pouvait pas éviter le racisme qui avait pénétré dans l’Eglise. Dans leur opposition, ils ne faisaient que rappeler à l’Eglise sont propre universalisme [catholique = universel, NdT]. Mais en se tournant vers les passages longtemps négligés de la l’Epître de Saint Paul aux Romains, ils ouvraient aussi l’esprit de l’Eglise à une nouvelle approche du peuple juif.

Quelles furent les impulsions derrière leur engagement après la guerre ?

Dans un compte rendu critique très généreux de mon livre dans The New Republic, Peter Gordon suggère que la “volonté [des convertis] de plaider en faveur des autres dérivait d’une préoccupation pour leur Moi [self]. Ils avaient gardé un sentiment d’eux-mêmes en tant que Juifs même dans l’Eglise catholique. Gordon nous remet en mémoire le scepticisme de Sigmund Freud sur la possibilité de l’amour de l’autre. L’amour vrai, pensait Freud, «était toujours mêlé de narcissisme : ce n’est pas l’autre que j’aime, mais moi-même, ou du moins c’est seulement cette qualité chez l’autre qui me ressemble ou ressemble à la personne que je fus un jour.»

Nous voyons cependant chez Oesterreicher une solidarité indéfectible  avec la communauté qui fut la sienne, avec sa famille en premier lieu. En 1946, il avait médité sur le sort de son père qui était mort de pneumonie à Theresienstadt (sa mère sera assassinée ensuite à Auschwitz). Oesterreicher n’avait pas peru l’espérance pour son père. Nathan Oesterreicher avait été un homme bon qui “avait droit à la béatitude des hommes de paix.”

Si Oesterreicher fils avait été un vrai narcissique, il aurait pu se satisfaire de la conviction qu’il avait été sauvé par le baptême. Finalement, l’immense affection et la nostalgie de son père juif commencèrent à ouvrir l’esprit d’Oesterreicher à la possibilité que les Juifs puissent être connaître le salut en tant que Juifs.

Le cadeau le plus durable des convertis qui participèrent à la réécriture des enseignements catholiques sur les Juifs a été d’étendre jusqu’à nous leur sens de la solidarité familiale, aux Juifs et aux Chrétiens. En 1964, Oesterreicher rédigea personnellement cette partie de Nostra Aetate selon laquelle l’Eglise ne parle plus de sa mission à l’égard des Juifs, mais regarde vers le jour qui verra «tous les peuples s’adresser au Seigneur d’une seule voix ‘pour qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel pour le servir d’un seul coeur’.»  (la dernière partie de la phrase est tirée de Sophonie 3 :9). Avec cette nouvelle doctrine, l’Eglise a cessé de vouloir transformer l’autre en une partie d’elle-même, et depuis cette mise au point, les Catholiques qui participent au dialogue judéo-chrétien tendent à ne plus être des convertis. Ils vivent la nouvelle compréhension des juifs et des Chrétiens en tant que frères. Les convertis ont franchi une frontière vers l’autre tout en restant en un sens très profondément eux-mêmes. mais en reconnaissant la légitimité, en fait la bénédiction, de nos différences, ils ont contribué à faire tomber un mur qui sépare Juifs et Chrétiens

John Connelly est professeur d’histoire à Berkeley, Université de Californie, et il est l’auteur de “From Enemy to Brother: the Revolution in Catholic Teaching on the Jews, 1933-1965,” (Harvard University Press,2012).

 

MAZEL TOV Kate Middleton!

16 février 2013

La religion juive a ceci de particulier qu’avant d’être une affaire de croyance, d’éducation et de morale, c’est un fait racial, biologique.

En effet, la religion juive se transmet avant tout par l’hérédité biologique, plus précisément par la mère d’où l’importance pour les hommes Juifs d’éviter les shiksa non juives, sauf pour l’entraînement.

Cette transmission matrilinéaire de la religion explique que tantôt des gens qui se croyaient Juifs, par exemple parce qu’ils allaient à la synagogue ou fêtaient Yom Kippour constatent que le rabbinat ne les considère pas comme tels, et que tantôt des personnes qui se considéraient comme chrétiennes, musulmanes ou athées sont désignées comme juives.

Ces personnes sont désignées comme juives non par des antisémites patentés mais par ceux qui à un titre ou à un autre se sentent investis d’une responsabilité relativement à l’identité juive (rabbins, journalistes, essayistes, biologistes etc.). 

A chaque fois, c’est le principe biologique qui amène à inclure ou à exclure de la communauté juive. 

Après Elvis Presley, Mahmoud Ahmadinejad ou même Mouammar Kadhafi, c’est maintenant au tour de Kate Middleton d’être révélée à l’opinion, si ce n’est à elle-même, comme juive sur la base non de ses convictions mais de sa filiation.

Ce qui, dans une démarche finalement typique aussi des antisémites, amène l’auteur de l’article que je vous propose à conclure qu’un futur monarque Anglais issu de l’union de Kate Middleton et du Prince William pourrait être Juif.

Image

Oh mon chéri, que de croix sur ce drapeau!
Ma Kate adorée, le christianisme anglican est religion d’Etat dans notre belle Angleterre.

On attend ça avec intérêt, de voir comment un souverain Anglais conciliera sa «judéité» avec son statut de chef de l’église Anglicane.

 Mazel Tov Kate

TOT (USA) 14 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

 Très intéressant à connaître l’arbre généalogique de la famille de Kate Middleton, l’épouse du prince William.

 Carole Middleton la mère de Kate, est née de Roland Goldsfit et de Dorothy Harrison (tous deux Juifs).

Les parents de Dorohy Harrison sont Robert Harrison et Elizabeth Temple (tous deux Juifs).

Ils descendent de la famille Myers, des Juifs qui vivaient en Angleterre au 19ème siècle.

Pour résumer, la princesse Kate est juive par sa mère et par conséquent son enfant qui va naître et qui pourrait accéder au trône d’Angleterre est un Juif la tradition et la loi religieuse [juives].

Les Juifs du Yémen sont-ils les aborigènes du sionisme?

11 janvier 2013

Ceux que ça intéresse pourront trouver quelques précisions sur l’opération dite « Tapis volant,» un pont aérien qui permit de transporter vers l’entité sioniste plusieurs milliers de Juifs du Yémen, l’essentiel de la communauté en fait. Je pense que le texte le plus complet sur ce sujet est celui de Tudor Parfitt, ‘’The Road to Redemption: The Jews of the Yemen, 1900-1950’’

Un tapis volant ou « magic carpet » (tapis magique) qui fut en fait une via dolorosa comme l’écrit Parfitt.

Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite

Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite

Les circonstances qui ont amené ces Juifs à partir (et qui ont fait qu’ils ont pu partir) sont complexes, Il importe quand même de savoir que ces Juifs là étaient moins animés par un idéal sioniste que par l’ardent désir de reconstruire le Temple car ils étaient sous le coup d’une malédiction prononcée par Ezra pour avoir précisément refusé de reconstruire ce fameux temple.

De vrais Juifs en fait, surtout si on les compare à la fange sioniste de l’époque qui leur fit habilement miroiter la perspective d’une rédemption.

Une campagne sur Facebook veut maintenir l’attention sur la question des enfants Yéménites disparus

Si la plupart des enfants retirés à leurs parents sont morts dans les tout premiers jours d’existence de l’Etat, on n’a aucune information sur 69 autres.

par Judy Maltz, Haaretz (Sionistan) 11 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste

Juifs Yéménites au départ d’Aden en direction de l’entité sioniste

Un groupe d’universitaires et des militants associatifs ont lancé une campagne sur Facebook dans l’espoir de réunir de la documentation qui pourrait éclairer d’un jour nouveau la disparition de milliers d’enfants Juifs yéménites pendant les premières années d’existence de l’Etat.

L’initiative a été annoncée cette semaine pendant une conférence organisée par le Centre Dahan de l’université Bar-Ilan sur la dite «affaire des enfants yéménites» – une affaire qui remonte à plusieurs dizaines d’années et qui en est venue à symboliser les griefs des Juifs Séfarades à l’encontre de l’establishment israélien.

Environ 50 000 Juifs du Yémen étaient arrivés en Israël grâce à une opération de transport aérien connue sous le nom de  «Tapis Volant.» Entre 1948 et 1954, quelque chose comme entre 1 500 et 5 000 enfants de ces immigrants, surtout des bébés, avaient été signalés par leurs parents comme ayant disparu. Trois commissions distinctes qui avaient enquêté sur cette affaire, à partir du milieu des années 1980, avaient conclu que la plupart des enfants étaient morts de maladies et qu’une petite minorité avait été proposée pour adoption. Dans de nombreux cas, on avait informé les parents du décès de leurs enfants seulement après qu’ils avaient été enterrés.

Les universitaires et les militants associatifs à la tribune ont exhorté les personnes présentes à la conférence, dont de nombreux frères et sœurs d’enfants Yéménites décédés ou disparus, à mettre en ligne leurs histoires, particulièrement quand elles n’ont jamais été relatées, ainsi que des documents et des photos en leur possession sur la page Facebook en hébreu de l’Association pour la Société et la Culture, la Recherche et la Documentation – une organisation vouée à la préservation du patrimoine de la communauté juive du Yémen. Ils ne sont cependant pas allés pour l’instant jusqu’à demander une nouvelle commission pour enquêter sur les dizaines de cas non élucidés d’enfants disparus.

Plusieurs participants à la conférence ont fondu en larmes en partageant leurs histories personnelles de frères et de sœurs qui avaient été retires à leurs parents à leur arrive dans des camps de transit en Israël et qu’ils n’ont jamais revus ensuite. Certains ont affirmé que malgré ce qu’on avait dit à leurs parents, ils étaient persuadés que leurs frères et sœurs étaient encore en vie et avaient été vendus à d’autres familles, soi en Israël, soit à l’étranger.

Les conférenciers, universitaires comme militants, étaient très critiques à l’égard des conclusions des trois commissions mises en place pour enquêter sur l’affaire, les qualifiant de «blanchiment» et observant que beaucoup de questions avaient été laissées non résolues.

«Même si nous admettons le fait que la majorité de ces enfants sont décédés, qu’en est-il de la minorité dont nous ne savons toujours rien? » a demandé le professeur Shimon Ohayon, directeur du Centre Dahan, qui figure aussi sur la liste commune Likoud – Yisrael Beiteinu pour les prochaines élections. «Tant que ces questions resteront ouvertes, nous n’aurons pas de repos.»

Le Dr Esther Meir-Glitzenstein de l’université Ben Gourion, une spécialiste des communautés juives séfarades, a présenté une nouvelle recherche qui montre que les mauvais traitements subis par les immigrants yéménites avaient commence bien avant qu’ils foulent le sol d’Israël. Selon ses conclusions, les autorités israéliennes n’étaient pas préparées à héberger le grand nombre de Juifs yéménites qui arrivaient dans les camps de transit à Aden et voulaient émigrer en Israël. Elles [les autorités sionistes] n’avaient pas assez de tentes pour les héberger, pas assez de nourriture ni assez d’avions pour les transporter. «Tout cela peut expliquer pourquoi tant de ces enfants avaient dû être hospitalisés à leur arrivée en Israël,» a-t-elle dit.

Malgré la tendance à présenter l’opération Tapis Volant comme un des grands moments du siosisme, a affirmé Meir-Glizenstein, « ce fut une opération ratée. »

Le professeur Boaz Sangero, spécialiste de droit criminel au centre Universitaire de Droit et des Affaires, a estimé qu’un huitième des enfants yéménites arrivés en Israël entre 1948 et 1954 était soit décédé soit avait disparu. La dernière commission d’enquête a échoué dans sa mission, a-t-il accusé. «Il y eu très peu d’investigations,» a-t-il dit. «Tout ce qu’ils ont fait en réalité, c’était d’expliquer pourquoi ce n’était pas si terrible. Même si nous acceptons l’idée que tant de ces enfants sont décédés, il reste 69 cas d’enfants dont nous ne savons rien, et ça fait beaucoup.»

Le Dr Tova Gamliel, maître de conférences à la faculté de sociologie et d’anthropologie de l’université Bar-Ilan, qui est aussi une des initiatrices de la conférence, a fait un parallèle entre le traitement des immigrants Yéménites en Israël et celui des Aborigènes en Australie, observant que dans les deux cas des enfants avaient été arrachés à leurs familles par les autorités sur la base de la conviction que leurs parents n’étaient pas compétents pour s’occuper d’eux. Elle a exhorté Israël à s’inspirer de l’Australie qui a récemment institué une Journée Nationale du Pardon chaque 26 mai pour donner à la nation une chance de se repentir de ses fautes.

«Je prie pour qu’un jour une ‘journée du repentir’ existe en Israël aussi,» a-t-elle dit, en expliquant que sa grand-mère yéménite ne s’était jamais remise de la perte de son enfant, un petit garçon prénommé Haim qu’on lui « avait arraché dans ses bras » peu de temps après son arrivée en Israël.

Selon le Dr Elhaik, les Juifs Ashkénazes sont des Européens comme les autres

3 janvier 2013

Les lois et décrets de Nuremberg adoptés par le régime nazi définissaient les Juifs selon un critère racial et non de confession religieuse :

La notion de Juif est définie via le §5 du décret:

« §5.1. Est Juif celui qui descend d’au moins trois grands-parents qui sont racialement des Juifs intégraux. Dans ce cas, le §2.2. est d’application. §5.2. Est également réputé Juif le ressortissant métissé de Juif qui descend de deux grands-parents juifs intégraux et, a) appartient à la communauté religieuse juive à la date de la proclamation de la loi, ou rejoint cette communauté par la suite;b) est marié à une personne juive à la date de la proclamation de la loi, ou conclut un tel mariage ultérieurement, c) est le fruit d’un mariage avec un Juif, tel que défini au §.5.1, si ce mariage a été conclu après l’entrée en vigueur de la loi sur la protection du sang et de l’honneur allemands du 15 septembre 1935, d) est le fruit de relations extraconjugales avec un Juif, tel que défini au §.5.1, et est né après le 1er juillet 1936. »

— 1er décret d’application de la loi sur la citoyenneté du Reich, 14 novembre 1935, 25

Ces lois et règlements ont à juste titre été décriés et, bien sûr, abrogés après la défaite du régime fasciste.

Et on comprend donc pourquoi, toute tentative de démontrer une particularité génétique des populations juives est regardée avec soupçon en Occident ainsi qu’on a pu le voir avec Thilo Sarrazin et son fameux « gène juif ».

Il reste que cette passion de la génétique juive qui aurait animé les nazis si cette discipline de la biologie n’en avait pas été à ses balbutiements à l’époque est bel et bien d’actualité.

Et qu’elle touche moins des savants qui s’inscriraient dans la filiation de la médecine du Reich que des savants Juifs qui cherchent à vérifier scientifiquement les thèses racialo-nationalistes du sionisme en identifiant des particularités génétiques qui seraient propres à un peuple juif ou à une race juive liée par le sang. Un autre objectif étant, toujours dans le droit fil du raisonnement sioniste, d’attester de la réalité d’un exil d’un peuple juif et donc d’une origine moyen-orientale de ce peuple.

Les études conduites par ces biologistes sont en général parvenues à des conclusions de ce genre. Il paraîtrait même qu’il existerait un gène spécifique aux Cohanim (aux Cohen) qui sont supposés se marier plus ou moins entre eux depuis des siècles !!!

Aucune de ces recherches n’avaient cependant envisagé l’hypothèse que les juifs étaient peu ou prou un simple fragment des populations au milieu desquelles ils vivent, étant séparées d’elles seulement par la religion.

Sauf cette dernière recherche menée par un certain Eran Elkaim qui s’est intéressé aux Juifs européens (Ashkénazes) et a conclu que ces derniers étaient avant tout des… Européens mâtinés quand même d’un particularisme tenant à une origine commune en Asie Centrale. Origine qui les rattacherait aux peuples qui constituaient le royaume Khazar, c’est-à-dire des Turcs, des Caucasiens, des Slaves etc. 

En fait un peu de tout sauf de ce qui rappellerait de près ou de loin des Hébreux !

L’ultime chasse au trésor des origines du peuple juif

Dans son étude sur les origines des juifs, Eran Elhaik dit avoir découvert que certains Ashkénazes ont leur origine dans l’empire Khazar et non dans le royaume de Juda.

par Ofer Aderet, Haaretz (Sionistan) 28 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

 «Imaginez simplement un groupe d’aveugles qui rencontrent un éléphant pour la première fois de leur vie. Ils posent leurs mains sur lui et le touchent pour comprendre de quel genre d’animal il s’agit. Mais chacun d’eux tâte une partie différente du corps de l’éléphant de sorte que, à la fin, chacun d’entre eux garde une impression différente quant à la nature de cet animal.  » En utilisant cette parabole indienne antique, Eran Elhaik, docteur en génétique, tente d’illustrer l’une des questions les plus controversées dans la recherche historique: l’origine du peuple juif.

Le biologiste Eran Elhaik

Le biologiste Eran Elhaik

«Pendant des années, les chercheurs ont proposé diverses explications pour l’endroit d’où viennent les Juifs,» dit le natif d’Israël Elhaik, qui énumère les différentes théories proposées au cours du siècle passé pour résoudre le puzzle. Cependant, chaque explication n’a fourni qu’une solution partielle et, pour compliquer les choses, toutes les explications se contredisent.

 «Mon étude est la première à proposer une théorie complète qui explique tous les résultats apparemment contradictoires», affirme le jeune universitaire dans une conversation téléphonique depuis son domicile dans le Maryland. Elhaik, 32 ans, a mené ses recherches à l’Ecole de Santé Publique de l’Université John Hopkins à Baltimore, dans le Maryland. Plus tôt ce mois-ci, il a publié ses conclusions dans un article intitulé «Le chaînon manquant de l’ascendance juive européenne: comparaison des hypothèses rhénane et khazare», dans la revue Genome Biology and Evolution, éditée par Oxford University Press. L’un des chercheurs qui a examiné l’article avant sa publication le décrit comme plus profond que toutes les études antérieures sur les origines du peuple juif.

Dans notre entretien téléphonique, Elhaik, qui ne joue pas au modeste, présente son étude comme opérant une « percée » et dit qu’elle a fourni une base scientifique à une théorie ancienne et controversée affirmant que les juifs européens ou ashkénazes sont les descendants des Khazars . L’Empire khazar réunissait divers peuples (des Iraniens, des Turcs, des Slaves, des Caucasiens et d’autres encore), et s’étendait sur un vaste territoire qui allait de la mer Noire à la mer Caspienne à l’époque médiévale. Selon cette théorie, les Khazars convertis au judaïsme au VIIIe siècle et leurs descendants sont les Juifs « européens » ou ashkénazes qui vivent aujourd’hui en Israël et dans la diaspora.

La thèse communément admise considère que les Juifs sont les descendants des habitants du Royaume de Juda, qui furent contraints à l’exil puis ne revinrent dans leur pays d’origine – l’État moderne d’Israël – qu’après des milliers d’années d’exil. Cette nouvelle étude soutient par contre la théorie selon laquelle les juifs sont les descendants de peuples différents qui ont vécu dans diverses régions du bassin méditerranéen, et qui se sont convertis au judaïsme à différentes époques. Selon cette théorie, l’histoire de l’exil de Juda, la vie en exil menée par les Juifs dans les pays de la diaspora et leur nostalgie persistante de leur patrie d’origine peuvent être considérées comme relevant du mythe.

 «Ma recherche réfute 40 années d’études génétiques, qui avaient toutes pour présupposé que les Juifs constituent un groupe qui est génétiquement à part des autres nations», note Elhaik. Son étude repose sur les données génétiques publiées dans d’autres études. En l’absence de telles données sur les Khazars eux-mêmes, Elhaik – conformément à une procédure couramment utilisée par les chercheurs dans son domaine – s’est appuyé sur des données relatives aux populations qui sont génétiquement similaires aux Khazars, comme les Géorgiens, les Arméniens et les Caucasiens. Elhaik explique que « ils ont tous émergé de la même ‘soupe’ génétique ».

khazaria

Après avoir réalisé de nombreuses analyses en utilisant diverses techniques, dont certaines n’avaient jamais été employées auparavant, le chercheur a découvert ce qu’il décrit comme la composante  khazare chez les Juifs d’Europe. Selon ses conclusions, l’élément dominant dans le génome des Juifs d’Europe est khazar. Chez les juifs des pays d’Europe centrale et orientale, cette composante est la plus dominante dans leur génome, soit 38 et 30 pour cent, respectivement.

Quels autres éléments constituent le génome des Juifs d’Europe?

Elhaik: «[Ils ont] principalement une origine européenne occidentale, qui est enracinée dans l’Empire romain et le Moyen-Orient, dont la source est probablement la Mésopotamie, mais il est possible qu’une partie de cette composante puisse être attribué aux Juifs israéliens. [de Palestine, NdT] »

Ce dernier constat  est d’une importance considérable, car il « se reconnecte » les Juifs d’Europe à Israël [la Palestine, NdT]. Cependant, cette relation correspond à une petite partie seulement de la composition du génome, et ce chiffre n’est pas suffisamment significatif statistiquement pour établir que l’origine des Juifs se trouve dans le royaume de Juda.

Selon l’étude d’Elhaik, il y a un continuum génétique qui relie les Juifs d’Iran, ldu Caucase, d’Azerbaïdjan et de Géorgie aux juifs européens. En d’autres termes, il est possible que ces groupes partagent des ancêtres communs – à savoir, les Khazars.

Le généticien poursuit en expliquant que, entre les différents groupes de Juifs européens et non européens, il n’existe aucun lien de sang ou de famille: «Les différents groupes de Juifs dans le monde d’aujourd’hui n’ont pas une origine génétique commune Nous parlons ici de groupes qui sont très hétérogènes et qui sont reliés seulement par la religion. « 

Il en résulte, selon lui, que le «génome des Juifs d’Europe est une mosaïque de peuples de l’Antiquité et que son origine est en grande partie Khazar».

Autres études

Des recherches similaires conduites par d’autres chercheurs, dont certains sont des professeurs réputés en Israël et dans d’autres pays, présentent des résultats très différents. L’été dernier, par exemple, Oxford University Press a publié « Legacy: Une histoire génétique du peuple juif », qui cherchait à faire la somme des diverses études qui ont traité de ce sujet au cours des deux dernières décennies. L’auteur, le Dr Harry Ostrer, professeur à l’Université Yeshiva , qui enseigne dans les départements de pathologie, génétique et de pédiatrie de la faculté de médecine à l’université Albert Einstein, fait valoir que tous les Juifs ont une origine génétique commune et les mêmes caractéristiques génétiques. Selon Ostrer, cette origine commune n’est pas khazare, mais plutôt du Moyen-Orient. Ainsi, en accord avec sa théorie, les Juifs sont les descendants des habitants de cette région où ils habitèrent plusieurs milliers d’années, dont ils furent exilés avant de récemment retourner dans leur pays d’origine – c’est-à-dire l’Israël actuel.

A la différence d’ Elhaik, Ostrer n’a trouvé aucun indice significatif pour attester un lien entre les Juifs et le royaume khazar. En outre, du point de vue génétique, les Juifs, soutient-il, sont plus proches des Palestiniens, Bédouins et Druzes que des Khazars. Ses conclusions offrent une base solide pour la thèse selon laquelle les Juifs sont originaires du Moyen-Orient.

Elhaik, qui conteste l’étude d’Ostrer, affirme que la recherche de ce dernier sur le sujet « n’a aucun fondement empirique, et se contredit parfois elle-même et  elle propose des conclusions qui ne sont tout simplement pas convaincantes. »

« J’ai l’impression», a-t-il ajouté, « que leurs conclusions avaient été écrites avant même de commencer la recherche.  Ils tiraient d’abord leur flèche – et ensuite ils ont peint le centre de la cible autour d’elle »

Contrairement à d’autres chercheurs, Elhaik ne croit pas en l’existence d’un gène propre aux Juifs: «Chaque être humain est un amalgame. Aucun groupe humain n’a jamais vécu dans un isolement total des autres groupes.». Il réfute également l’affirmation selon laquelle le génome de nombreux juifs contient une composante du Moyen-Orient qui prouverait que les Juifs ont leur origine dans cette région: «La majorité des Juifs n’ont pas de composante génétique du Moyen-Orient dans la quantité qu’on s’attendrait à trouver s’ils étaient les descendants des Juifs de l’antiquité.

«Ironiquement, » observe Elhaik, « certains Khazars étaient d’origine iranienne. Je pense qu’il est raisonnable de supposer que les Iraniens ont apporté une contribution non négligeable à la mosaïque juive».

Haaretz s’est tourné  ces dernières semaines vers un certain nombre de chercheurs en Israël et à l’étranger, dont des historiens et des généticiens, et leur a demandé ce qu’ils pensaient de ce nouvel article. Les historiens ont refusé de répondre, affirmant n’avoir aucune expertise dans le domaine de la génétique. Pour leur part, les généticiens étaient peu disposés à coopérer pour d’autres raisons. Alors que certains d’entre eux ont tout simplement ignoré la demande de Haaretz, d’autres ont affirmé qu’ils n’étaient pas familiers avec le champ de recherche spécifique qui traite de la population ou être trop pressés par le temps pour répondre.

Le seul chercheur qui a accepté de donner son avis (et ce, avec beaucoup d’enthousiasme) a été le professeur d’histoire de l’université de Tel Aviv, Shlomo Sand, auteur du best-seller, «L’invention du peuple juif», publié en hébreu en 2008 par Resling Appuyez sur (publié en français chez Fayard). Les rayonnages dans son petit bureau à l’université de Tel Aviv accueillent des traductions de son livre, maintenant disponible en 22 langues.

Sand critique sévèrement les généticiens qui recherchent des gènes juifs: «Pour un ignare comme moi, la génétique avait toujours paru être surmontée d’une auréole – en tant que science exacte qui traite de données quantitatives et dont les conclusions sont irréfutables. » Quand Sand a commencé à lire des articles sur le sujet de l’origine des Juifs, il a constaté qu’il s’était trompé: «J’ai découvert des généticiens – des généticiens juifs – dont la connaissance en matière historique se limitait à ce qui avait été nécessaire pour leurs examens de fin d’études secondaires. C’est ainsi que je pourrais définir mes connaissances en biologie. Au lycée, ils avaient appris qu’il existe une nation juive, et, sur la base de ce récit historique, ils reconstruisent leurs résultats scientifiques. « 

«Leur recherche de l’origine d’un gène commun en vue de caractériser un peuple ou une nation est très dangereuse», affirme Sand. En marquant quelques réserves, il cite l’exemple des Allemands, «qui avaient également cherché une composante commune dans les liens du sang.» L’ironie de l’histoire, souligne-t-il, s’exprime dans le fait que « tandis que, dans le passé, tous ceux qui a définissaient les Juifs en tant que race étaient vilipendés pour antisémitisme, aujourd’hui quiconque n’est pas disposé à les définir en tant que race est étiqueté antisémite.

«J’avais coutume de penser,» ajoute Sand: «ce n’est que dans des disciplines telles que l’histoire et la littérature que les faits peuvent faits l’objet d’interprétations diverses, mais j’ai ensuite découvert que la même chose se passe dans le domaine de la génétique. Il est très facile de mettre en valeur certains résultats tout en en marginalisant d’autres et de présenter votre travail comme étant une recherche scientifique. D’une manière générale, la spécialisation en génétique peut entraîner niveau incroyablement élevé d’ignorance de l’histoire. »

Noël est-il un moment de déchaînement des forces maléfiques?

26 décembre 2012

Après avoir lu cet article du Haaretz, j’ai cru à une blague. Sauf que nous ne sommes pas au moment de la fête de Pourim où on voit dans la presse juive fleurir des articles qui correspondent aux poissons d’avril en France.

Et en recherchant sur le net, j’ai trouvé d’autres articles sur le même sujet, c’est-à-dire sur une pratique du judaïsme hassidique qui coïncide avec la fête chrétienne de Noël.

Une pratique qui se résume à l’exécration des chrétiens et de Jésus si on en croit l’article.

Comment les juifs hassidiques ‘fêtent’ Noël

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, ils s’abstiennent d’étudier la Torah.

par Shahar Ilan, Haaretz (Sionistan) 25 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, les hassidim s’abstiennent d’étudier la Torah, afin de ne pas laisser les démons l’emporter, et ils s’abstiennent d’accomplir la mitzvah que constitue le fait d’avoir une descendance et de se multiplier.

Pas de relations sexuelles. Cette nuit, croient les hassidim, le klipot – les vaisseaux ou manifestations des forces maléfiques – devient plus fort. Sefer Haminhagim (Le Livre des Coutumes) enseigne que la plupart des hérétiques qui ont abandonné leur religion juive pour se convertir descendaient d’un accouplement illicite pendant le premier Noël chrétien.

Jeu d’échecs et jeux de cartes. Pendant Nittel Nacht, les hassidim jouissent d’une expérience assez rare dans la vie quotidienne des ultra-orthodoxes – beaucoup de temps libre. Dans le folklore qui s’est développé autour de Nittel Nacht, la tradition a fait que les échecs sont devenus le jeu par excellence. Il y a même une photo célèbre du dernier chef spirituel Loubavitch, le rabbin Menachem Mendel Schneerson en train de jouer aux échecs avec son prédécesseur (quoiqu’on ne sache pas vraiment si la photo a été prise pendant Nittel Nacht). D’autres préfèrent jouer aux cartes, comme la variante galicienne du poker ou le «21,» un jeu hongrois.

Découper du papier toilette pour le sabbat. Certains rabbins marquaient la fête gentille [chrétienne] en découpant du papier toilette pendant chaque sabbat tout le reste de l’année. Ce n’était pas une simple marque de mépris pour ceux qui croyaient en la sainte Trinité- c’était la manifestation d’un mépris insigne. Les livres de la Kabbale considèrent la chrétienté  comme un déchet qui s’est détaché de la nation d’Israël. La coutume de déchire du papier toilette n’est tombée en désuétude que parce que de nos jours, il est possible d’acheter du papier toilette prédécoupé. D’autres rabbins profitaient de l’occasion pour classer leurs factures de l’année, calculant ce qu’il leur fallait mettre de côté pour accomplir la mitzvah de la dîme.

Il y avait des pogroms de toute façon. Il y a certaines raisons derrière la pratique inhabituelle qui consiste à ne pas étudier la Torah pendant Nittel Nacht :

* Selon l’explication la plus rationnelle, le soir de Noël, les juifs devaient fermer leurs synagogues et leurs lieux de culte, et éteindre la lumière chez eux, par crainte de pogroms. Avec le temps, l’obligation de ne pas étudier la Torah s’est inscrite dans l’idéologie.

* Comme c’est un jour de deuil le jour de la naissance du même homme [c’est-à-dire qu’on porte le deuil pour commémorer la naissance de Jésus], une sorte de Tisha B’ac en hiver, comme pour Tisha B’av, l’étude des textes sacrés n’est pas autorisée ce jour là. Pourquoi alors les hassidim s’abstiennent-ils de jeuner et de porter le sac et la cendre ? Peut-être pour la même raison pour laquelle ils ont maintenu secrète la pratique de Nittel : par crainte de la colère des Gentils.

*Jésus, ainsi qu’il est dit dans le traité Sanhédrin, était un des élèves du rabbin Joshua ben Parchia. L’interdiction d’étude des textes sacrés a aussi pour but d’empêcher de se souvenir ce jour là du droit qu’il avait d’étudier.

Herzl n’a pas dit. Au fil des ans, les hassidim ont développé un genre de plaisanteries sur Nittel. Par exemple : on avait demandé à un rabbin hassidique de faire l’éloge de Herzl. Après y avoir réfléchi rapidement, il a parlé de trois de ses vertus : Herzl ne parlait jamais quand il portait un tefilin, il ne pensait jamais à la loi religieuse dans des lieux sales, et il n’étudiait pas la Torah la nuit de Nittel. Une autre blaque raconte l’histoire d’un homme à qui on demandait pourquoi il n’arrêtait pas l’étude de la Torah pendant Nittel Nacht. « J’observe le Nittel en fonction du Noël arménien,» avait-il répondu.

Nittel orthodoxe. Le fait que les Grecs orthodoxes et l’église russe fêtent Noël le 6 janvier est source d’une certaine confusion chez les hassidim. Il s’avère que cela ne les amène pas à observer deux Nittels et que les instructions sont que chacun devrait observer Nittel le jour où Noël est célébré dans son pays d’origine. En Galicie, Nittel est observé le 6 janvier. Les Belz Hassidim le font le 5 janvier et on ne sait pas trop pourquoi. Aux Etats Unis, selon une décision du rabbin Loubavitch, Nittel doit être marqué la nuit entre le 24 et le 25 décembre.

Les klipot sont hors de contrôle. Il y a ceux qui sont persuadés de l’absence de nécessité d’observer Nittel nacht en Israël en raison de la sainteté de cette terre. Le rabbin Mordechai de la Sionim a de son côté conclu qu’en Israël les klipot étaient hors de contrôle, même à Jérusalem où il y a tant d’églises. Malgré cela, les Séfarades et les Lituaniens n’ont pas adopté cette coutume et ils étudient la Torah tous les jours, même pendant Nittel.

klipot

clic sur l’image

Les juifs ne sont pas autorisés à étudier. L’origine du mot Nittel n’est pas claire. La meilleurs explication, même si elle n’est pas des plus convaincantes, est qu’il est constitué des initiales en yiddish de «les juifs ne sont pas autorisés à étudier.» Selon Wikipedia, «Ce mot tire son origine du nom donné en latin à Noël à l’époque médiévale – Natal Domini – la naissance du Seigneur (en vieux latin – Dies Natalis, le jour de la naissance). Une explication donnée par le journal du parti Shas, Yom Leyom, est que c’est une déformation du nom latin pour la nuit de la Saint Sylvestre, Natlus, quoique Nittel Nacht s’observe à Noël. Le journal d’Agudat Yisrael, Hamodia, donne une autre explication possible, et apporte de nouvelles explications sur la manière dont jésus a été mis à mort : «Comme ils ne voulaient pas dire le nom de l’homme en question, que pourrisse le nom du méchant, ils l’ont appelé le pendu parce qu’il avait été tué et pendu à un arbre.» [l’histoire de la pendaison de jésus par les juifs est connue, voir ici ou , NdT]

Se souvenir de haïr le goy. Il y a quelque chose d’étrange à s’abstenir d’étudier la Torah le soir où précisément les puissances maléfiques se renforcent. Car en fait, l’étude de la Torah est semble-t-il, d’après les juifs ultra-orthodoxes, la meilleure réponse à cette montée des forces du mal.  La Nittle Nacht est en réalité une nuit du souvenir de la persécution des juifs par les chrétiens et une nuit où on doit se souvenir de les haïr, en conséquence de quoi tout le reste n’est pas si important.  Et comme le disent les lituaniens, les juifs hassidim de manquent jamais une occasion d’éviter l’étude de la Torah.


%d blogueurs aiment cette page :