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L’Ecossais Terry Kelly donne une nouvelle preuve de la résistance des travaillistes britanniques au lobby sioniste

13 juillet 2016

L’arrivée de Jeremy Corbyn à la tête du Parti Travailliste en Grande Bretagne a mis fin à la domination de ce parti par le courant néoconservateur incarné par Tony Blair. C’est grâce à un nouveau mode de désignation par les adhérents et sympathisants que Corbyn a pu s’emparer de la direction du parti, au grand dam des représentants du blairisme.

Ces derniers ont immédiatement déterré la hache de guerre contre le nouveau leader travailliste qui a été élu pour réorienter le parti à gauche. Il va sans dire que la faction travailliste hostile à Corbyn a dès le début pu compter sur les prédictions catastrophistes de tout ce que le royaume compte de conservateurs aussi bien sur la scène politique que dans la presse. Et le résultat du référendum sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a donné lieu à un regain d’attaques et d’appels à la démission, auxquels même le premier ministre conservateur David Cameron, le grand perdant du scrutin sur le Brexit, s’est associé !

Mais la première véritable attaque contre Jeremy Corbyn est venue du lobby sioniste qui, très inquiet des prises de position ouvertement pro-palestiniennes du nouveau leader a commencé à lancer des accusations d’antisémitisme aussi bien contre le chef du Labour que contre des militants.

C’est ainsi que l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, a pu être visé par cette accusation tout comme Bob Campbell, un militant appartenant à la base du parti.

Le but du lobby sioniste est d’amener la direction travailliste à sanctionner ceux qu’il accuse et d’inciter Jeremy Corbyn à condamner leurs propos et/ou prises de position. L’objectif ultime étant que le leader travailliste finisse par comprendre que l’accès au poste de premier ministre passe par des déclarations d’attachement à l’entité sioniste.

Ces manoeuvres ont pour l’heure échoué puisque si quelques militants, comme la députée Naz Shah ont pu être suspendus dans l’attente des conclusions de commissions d’enquête, aucun n’a été sanctionné. Et certes Naz Shah a présenté des excuses pour les propos qu’elle a tenus, mais sans renoncer à manifester de fortes convictions en faveur de la justice en Palestine et en remettant aux calendes grecques le voyage à Auschwitz qui lui était proposé comme remède à la maladie antisémite qui la ronge.

L’article que je vous propose nous donne un autre exemple d’un antisioniste plutôt virulent qui vient d’être réintégré sans autre forme de procès dans le parti après deux mois de suspension.

Le conseiller travailliste Terry Kelly réintégré dans le Parti après une controverse sur le sionisme

Par Dan Vevers, Scotland on TV (UK) 12 juillet 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le conseiller de circonscription du Renfrewshire avait été suspendu suite à une série de blog posts critiques à l’égard d’Israël.

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Centre historique de l’industrie textile écossaise, le Renfrewshire balance entre la travaillisme encore majoritaire et le nationalisme

Le conseiller de circonscription du Renfrewshire a été réintégré dans le Scottish Labour après avoir été suspendu pour des propos présumés antisémites.

Kelly a écrit pendant des années des séries de messages sur un blog dans lesquels il critique Israël, le sionisme et le « lobby juif », mais il affirme n’être « en aucune façon antijuif ».

Un de ses posts a été écrit en soutien aux propos tenus par Ken Livingstone par lesquels l’ancien maire de Londres suggérait que Hitler soutenait le sionisme.

Les propos de Livingstone avaient conduit à sa suspension du Labour Party et suscité une controverse sur l’antisémitisme à l’intérieur du parti qui avait vu un certain nombre d’autres personnalités travaillistes suspendues en attendant les résultats des enquêtes en cours, comme dans le cas de la députée Naz Shah.

Kelly avait été suspendu le 4mai.

Il a révélé que sa suspension du parti avait été levée dans un blog post de jeudi dernier dans lequel il qualifiait la controverse sur l’antisémitisme de « politique de caniveau dans toute sa bassesse. »

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Terry Kelly

Kelly écrit: « C’était de la classique diffamation contre moi et d’autres membres du parti par une coalition constituée de sionistes extrémistes israéliens, de Tories de droite opportunistes et des habituels suspects puants du SNP (Scottish National Party).

« Ils ont échoué assez spectaculairement. Ils étaient voués à échouer parce qu’ils ont visé des membres du Labour Party qui ont une solide réputation pour avoir milité toute leur vie contre le racisme et l’intolérance.

« Au cours de mes 43 années au Parti travailliste, je n’ai pas entendu tenir un seul propos antisémite, c’était de la politique de caniveau dans toute sa bassesse. »

Dans des blog posts antérieurs, Kelly qui représente la circonscription de Paisley Nord-Ouest prétendait que les Oscars sont manipulés per le « puissant lobby juif » et que ce même lobby a dicté sa politique étrangère au président Obama, affirmant : « Le lobby juif américain est extrêmement puissant et la nuque d’Obama est sous sa botte. »

Le leader du Conseil du Renfrewshire et le groupe travailliste ont confirmé la réintégration de Kelly.

 

Le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn affronte la cabale des néonconservateurs de droite et de gauche et du lobby sioniste

8 juillet 2016

Le vote majoritaire des électeurs britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l’Union Européenne (Brexit) est un événement considérable qui a et aura des répercussions politiques et économiques au Royaume Uni et bien sûr en Europe. A en croire le catastrophisme des commentateurs juste après les résultats du scrutin, on aurait même pu imaginer que la Grande Bretagne allait être submergée par la mer ou, pire, allait cesser d’être une île sous l’effet d’un séisme qui serait venu la coller au continent européen.

Mais le vote des sujets de Sa majesté est aussi le résultat de la situation politique en Europe et en Grande Bretagne, avec la poussée du néolibéralisme en matière économique et le recul du contrôle des nations sur leurs destins.

Si David Cameron a logiquement décidé de présenter sa démission suite à la victoire du Brexit, on assiste de manière plus surprenante à des appels insistants à la démission de Jeremy Corbyn de la direction du Parti Travailliste. Non seulement la grande majorité des députés travaillistes ainsi que l’ancien chef du gouvernement Tony Blair l’ont explicitement appelé à remettre son mandat mais, fait singulier, ils ont été rejoints en ce sens par l’actuel premier ministre conservateur.

Vous me direz : de quoi se mêle ce ministre quand il vient s’ingérer dans les affaires internes du principal parti opposé à sa politique ?

La réponse à cette question doit être recherchée dans les mutations qu’a connues la vie politique en Europe depuis la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’URSS et la marginalisation de l’idéologie communiste. En l’absence d’alternative systémique, les partis politiques se sont transformés avant tout en machines à propulser au pouvoir des équipes qui défendent peu ou prou les mêmes visions de la société qui perdurent malgré les alternances dans l’accès aux fonctions gouvernementales.

La France en est un bon exemple avec la continuation de politiques libérales après la victoire à l’élection présidentielle de 2012 d’un candidat qui laissait entrevoir à ses électeurs une autre approche des questions sociales et économiques.

De fait, les courants néo-libéraux voire néoconservateurs sont désormais très présents sur tout l’échiquier politique où ils dominent les appareils des grandes organisations politiques.

Ils le sont aussi évidemment dans le Parti Travailliste britannique.

A la différence près que le leader de ce parti, Jeremy Corbyn, n’a pas été coopté par une nomenklatura prétendument de gauche, mais a été élu par les adhérents et sympathisants travaillistes. Et il a été élu à une large majorité pour orienter le parti à gauche, c’est-à-dire dans le sens de l’intérêt des travailleurs et des personnes les plus fragiles.

De fait, Jeremy Corbyn est un véritable homme de gauche. A ce titre, il a toujours été eurosceptique même s’il avait appelé du bout des lèvres à voter contre le Brexit.

C’est cette mollesse de son engagement qui lui est reprochée et qui serait la cause de la défaite du camp du maintien dans l’UE.

Et les appels à sa démission suite au résultat du référendum sur le Brexit viennent à peu près des mêmes cercles et personnes qui ont récemment attaqué Jeremy Corbyn et d’autres militants et cadres du Labour Party en les accusant avec insistance d’antisémitisme au motif de leurs prises de position pro-palestiniennes. Le cas le plus fameux est celui de l’ancien maire travailliste de Londres Ken Livingstone qui a eu le tort d’évoquer les accointances bien établies par les historiens [pas des cinéastes, des historiens !] entre le mouvement sioniste et les autorités nazies.

Il est remarquable de constater que Jeremy Corbyn,  Ken Livingstone et d’autres militants travaillistes n’ont pas cédé aux pressions du lobby sioniste, même quand, comme l’ancien maire de Londres, ils en ont subi des conséquences dans des activités à caractère professionnel.

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Le soutien de Jeremy Corbyn à la cause palestinienne est ancré dans ses valeurs de gauche et non affaire de circonstances

Jeremy Corbyn a très bien vu le coup venir et il a eu tôt fait d’informer ses ennemis qu‘il ne démissionnerait pas.

Même s’il est lâché par la majorité des députés de son parti, Corbyn sait qu’il peut compter sur le soutien de la base populaire, un soutien qui non seulement ne s’est pas démenti mais s’est encore renforcé depuis que les néolibéraux, sionistes et autres va-t-en-guerre ont juré ouvertement sa perte.

Le Labour Party enregistre 100 000 nouvelles adhésions alors que la crise au sommet s’approfondit

Il semble que les nouveaux membres se préparent à voter pour maintenir Jeremy Corby à la direction du Labour Party, en opposition aux parlementaires du parti.

Par Adam Lusher, The Independent (UK) 6 juillet 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Parti Travailliste a enregistré 100 000 nouvelles adhésions depuis le référendum sur l’UE [Brexit], ce qui correspondrait à des démarches de partisans de la base du parti pour maintenir Jeremy Corbyn à sa tête en opposition à la volonté de la grande majorité de ses députés au parlement.

On soupçonne que la plupart des 100 000 nouveaux adhérents ont rejoint le parti Travailliste depuis le 23 juin dans l’intention expresse de défier les parlementaires travaillistes et de voter pour Jeremy Corbyn dans toute élection relative à la direction du parti.

La hausse du nombre d’adhérents intervient au milieu de ce que certains qualifient de tentative de coup de force contre Corbyn à l’instigation des députés du parti. Il y a eu les démissions en masse du cabinet fantôme de M. Corbyn, les membres sortants l’appelant à démissionner, et un vote de défiance par lequel les députés travaillistes au parlement se sont opposés à leur leader à une majorité écrasante avec 172 contre 40.

Le vieux routier de la gauche a cependant refusé de démissionner et pourrait être en mesure de s’accrocher au pouvoir contre la volonté de ses députés grâce aux votes des membres de la base du parti.

Si les choses se passaient ainsi et que le bond des 100 000 nouvelles adhésions faisait écho aux événements des élections de septembre à la direction du parti qui avaient vu plus de 100 000 personnes payer 3 £ pour s’inscrire comme sympathisants du Parti Travailliste et obtenir ainsi la possibilité de voter.

Corbyn avait remporté une victoire écrasante avec 59,5 % des voix des adhérents, contre 19 % pour son plus proche rival, Andy Burnham.

Pourtant M. Corbyn n’avait reçu que peu de soutien de la part des députés travaillistes. Il avait d’abord dû batailler pour obtenir les 35 signatures nécessaires pour se présenter, et il n’y était parvenu que parce que certains députés travaillistes lui avaient « apporté » leur soutien pour « élargir le débat. » Une parlementaire dans ce cas, l’ex Secrétaire aux affaires étrangères Margaret Beckett, a admis avoir été une « imbécile. »

HuffPost UK a rapporté que le nombre d’adhérents au Labour Party a maintenant atteint environ 500 000 membres – dépassant largement le record précédent de 405 000 qui datait de l’époque où Tony Blair dirigeait le parti.

Cette fois-ci, par contre, la hausse des adhésions semble être un symptôme d’une crise interne au Labour Party dans laquelle le leader est coupé de ses députés mais soutenu par la base.

L’ancienne ministre du commerce du cabinet fantôme, Angela Eagle, est considérée comme la rivale la plus probable de Jeremy Corbyn dans une élection à la direction du parti. Elle a la confiance de ses collègues parlementaires mais il est beaucoup moins certain qu’elle puisse être en capacité de persuader les membres ordinaires du parti de voter pour elle et contre M. Corbyn.

Et si M. Corbyn est réélu à la direction du Parti Travailliste, l’hostilité à son égard de la grande majorité des parlementaires pourrait bien rendre inévitable une scission dans le parti.

La crainte d’une telle éventualité est si forte que, comme l’a révélé The Independent, de hauts responsables du Labour ont même commencé à chercher à savoir qui possède la dénomination du parti, son logo, son siège londonien et ses bureaux dans les régions.

Le vice leader du Labour, Tom Watson, a eu des discussions en tête-à-tête avec Len McCluskey, le leader d’Unite, le plus important syndicat britannique, pour trouver un compromis qui résoudrait la crise, mais les chances d’accord semblent lointaines.

Il semble que les syndicats tiennent à ce que M. Corbyn garde la direction du parti tandis que M. Watson leur a dit que la ligne rouge pour les parlementaires travaillistes est que M. Corbyn doit s’en aller.

Boycotter l’entité sioniste, c’est être du bon côté de l’histoire!

26 juin 2016

Le Washington Post publie une tribune d’une militante du BDS, le mouvement qui appelle au boycott, au désinvestissement et à des sanctions contre l’Etat sioniste tant qu’il ne respecte pas le droit international et continue sa politique de répression et de colonisation de la Palestine.

L’auteure, Rebecca Vilkomerson, attire l’attention sur certains aspects très importants en lien avec la campagne BDS.

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Rebecca Vilkomerson de Jewish Voice for Peace

Elle rappelle d’abord l’efficacité de cette campagne en citant notamment deux exemples de grandes entreprises qui se sont désengagées du marché de l’entité sioniste.

Elle relève ensuite l’évolution de l’opinion publique en Occident, et aux Etats unis singulièrement, qui tend à éprouver de plus en plus de sympathie à l’égard du peuple palestinien.

 Elle observe enfin que, en contradiction avec cette évolution des opinions publiques, une campagne concertée cherche à faire adopter et appliquer des réglementations qui prétendent interdire les appels au boycott au motif de leur caractère antisémite.

Ce dernier point est d’une importance particulière puisque, ainsi qu’elle le signale, et comme l’avaient déjà fait Glenn Greenwald et Andrew Fishman,  cette campagne de dénigrement du BDS a pu obtenir d’un gouverneur d’Etat, celui de New York, qu’il arrête des mesures répressives à l’encontre du BDS, passant par-dessus la tête de l’assemblée de l’Etat qui avait renoncé à voter une loi en ce sens.

On observe la même chose en France où une circulaire signée par Mme Michelle Alliot-Marie en 2010 appelle les juges à se saisir des appels au boycott de l’entité sioniste qui seraient des appels à la discrimination! Michelle Alliot-Marie était ministre d’un gouvernement de droite. L’arrivée des socialistes n’a pas entraîné l’abrogation de cette circulaire. L’actuel Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas qui, en son temps, avait manifesté son opposition à cette circulaire n’en a pas reparlé depuis…

Comme le notaient Glenn Greenwald et Andrew Fishman, certains politiciens sont ouverts, voire même enthousiastes, à l’idée de sanctionner leurs propres concitoyens quand ils appellent à œuvrer pacifiquement pour contribuer à mettre un terme à une politique d’oppression et de déni du droit !

En se comportant ainsi, ces politiciens nous disent clairement qu’ils ne sont pas là pour servir leurs électeurs de compatriotes mais plutôt pour servir les intérêts d’une puissance étrangère qui méprise le droit international depuis des dizaines d’années.

Je suis juive et je veux que les gens boycottent Israël

Ce pays doit être tenu responsable de ses violations des droits de l’homme

par Rebecca Vilkomerson, The Washington Post (USA) 24 juin 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Rebecca Vilkomerson est directrice exécutive de Jewish Voice for Peace.

En 2009, j’habitais à Tel Aviv ai moment de l’opération Plomb Durci. Pendant cette offensive, Israël a tué environ 1 400 Palestiniens à Gaza. Les quelques uns d’entre nous qui étaient descendus dans la rue pour protester contre la guerre étaient souvent bombardés d’œufs ou agressés par les passants. Quand je déposai mes enfants à l’école maternelle, les parents discutaient comme si rien d’inhabituel ne se passait. Quand ils me demandaient ce qui n’allait pas, je leur disais que j’étais très préoccupée par ce qui se passait à seulement une cinquantaine de kilomètres d’ici. Leur réponse : un silence gêné ou une défense rageuse des actions d’Israël.

Je voulais agir concrètement pour la liberté et les droits des palestiniens. Alors j’ai adhéré au mouvement Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cette action non violente qui a été lancée en 2005 par une large coalition d’organisations de la société civile palestinienne est un appel à la solidarité de la communauté internationale jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et cesse de violer les droits des Palestiniens. C’est une démarche qui a du mal à frayer son chemin – le gouverneur de mon propre Etat, New York, a récemment condamné le BDS en adoptant unilatéralement un arrêté exécutoire.

Sept ans après, il y a eu deux autres agressions horribles contre Gaza. Près de 500 enfants palestiniens ont été tués en 2014. Même quand il n’y a pas de campagnes de bombardements intenses, les Palestiniens vivent en état de siège à Gaza. Les habitants de la Cisjordanie vivent sous le contrôle extrêmement contraignant de l’appareil sécuritaire israélien, avec ses checkpoints, la détention administrative et les démolitions de maisons. En Israël, les Palestiniens qui ont la citoyenneté israélienne vivent dans un système d’inégalité des droits. Hors d’Israël, les réfugiés ne peuvent pas rentrer chez eux.

Bien sûr, pendant ce temps, il y a eu aussi des attaques contre des civils israéliens. Elles sont un horrible symptôme de l’occupation et de la répression comme l’a observé Ron Huldai, le maire de Tel Aviv, suite à l’attentat qui a récemment tué quatre Juifs israéliens.

Je suis convaincue qu’Israël ne changera pas de politique tant qu’il pourra ignorer les pressions venues de l’extérieur. Le BDS est un moyen puissant d’encourager l’Etat à agir. Et pendant les années que j’ai passées dans le mouvement, nous avons connu un succès grandissant. Les grandes églises [protestantes] ont retiré leurs investissements des entreprises qui profitent de l’occupation. Des dizaines de campus américains ont voté des résolutions pour le désinvestissement. Plus d’une centaine d’artistes refusent de se produire en Israël, et des sociétés multinationales comme G4S et Véolia se sont retirées du marché israélien.

Pendant ce temps, il y a aussi eu une évolution dans l’opinion publique. Un sondage effectué en 2015 par le Brookings Institute a montré que 49 % des Démocrates soutiennent l’imposition de sanctions économiques contre Israël et ses constructionsd e colonies. Un sondage effectué par Pew le mois dernier a montré que pour la première fois, les Démocrates libéraux éprouvaient plus de sympathie pour les Palestiniens que pour les Israéliens. En mai, l’institut d’étude de l’opinion Opsos a constaté que le tiers des Américains soutenaient le boycott, le désinvestissement et els sanctions contre Israël tant qu’il ne respecterait pas les droits des Palestiniens.

Mais nos efforts ont été menacés ici aux Etats Unis par une stratégie coordonnée à l’échelle nationale et financée par le gouvernement israélien et des organisations qui le soutiennent. L’an dernier, 22 Etats ont introduit ou adopté des législations anti-BDS. Beaucoup de ces mesures rendent illégales pour ces Etats toute relation contractuelle avec des entreprises qui soutiennent le BDS. Le gouverneur de New York, le Démocrate Andrew Cuomo, a franchi un palier dans cette stratégie avec un arrêté exécutoire draconien qui créée une liste noire des entreprises et des organisations qui soutiennent le BDS. L’arrêté exécutoire pris par Cuomo contourne l’assemblée législative de l’Etat où l’opposition des partisans des droits des palestiniens et de la liberté d’expression, dont de nombreux membres de Jewish Voice for Peace, avaient réussi à faire bloquer la législation anti-BDS en commission des lois.

C’est une erreur. Ce n’est pas faire de la discrimination que de tenir un Etat pour responsable de ses infractions au droit international et de ses violations des droits de l’homme. Etat d’Israël et peuple juif, ce n’est pas la même chose.

Mes filles, que je déposais à l’école maternelle à tel Aviv en 2009 sont maintenant au collège à Brooklyn. Si en tant que citoyennes israéliennes, elles choisissent un jour de vivre en Israël/Palestine, j’espère que ce sera une terre où tous, Juifs et Palestiniens, peuvent vivre libres et égaux. Je crois que le BDS est le meilleur outil à notre disposition pour faire de cette vision une réalité. Nous regarderons plus tard ces tentatives pour légiférer contre le BDS comme ayant été les dernières tentatives désespérées pour protéger Israël des pressions qui s’imposent pour qu’il change de politique. Cuomo se range du mauvais côté de l’histoire.

Les sionistes s’invitent dans la campagne du Brexit

17 juin 2016

En matière de politique extérieurs, les sionistes n’ont pas de préférence nette pour les partis de droite ou de gauche. Ce qui les intéresse, c’est la position de ces partis vis-à-vis du sionisme et de l’aide, politique, diplomatique et éventuellement militaire et matérielle qu’ils sont prêts à lui accorder.

De ce point de vue les sionistes ont tout intérêt à être proches de ceux qui sont au pouvoir. Mais comme dans les démocraties libérales, il existe toujours une possibilité d’alternance, les sionistes cultivent généralement les amitiés intéressées dans les deux camps. Le chantage et la corruption sous toutes ses formes jouent bien sûr un rôle éminent dans cette stratégie de présence dans les partis politiques influents.

La campagne actuellement en cours outre-Manche pour ou contre la sortie de la Grande Bretagne de l’UE (Brexit) permet d’en donner encore un exemple, même s’il est moins flagrant que ce qui se passe en ce moment aux Etats Unis avec les primaires pour la présidentielle.

On apprend en effet qu’une organisation sioniste fait campagne pour le Brexit en reprenant l’argument classique (et pas forcément injustifié) de l’absence de contrôle des autorités bruxelloises par les citoyens. Mais Regavim, c’est le nom e cette organisation, soutient aussi que le Brexit permettrait à la Grande Bretagne de ne plus être partie prenante au financement du terrorisme palestinien par l’UE.

On peut classer cette organisation sioniste à l’extrême droite et sa démarche s’inscrit dans une stratégie plus large qui consiste pour les sionistes à courtiser, encourager et finalement contrôler sous certains aspects les partis et mouvements d’extrême droite. Si la chose est accomplie depuis longtemps aux pays bas avec le parti de Geert Wilders, les choses sont en bonne voie avec le Front National en France , le Parti de la Liberté en Autriche et UKIP , le parti « nationaliste » de Nigel Farage en Grande Bretagne.

Une organisation israélienne lance une campagne de soutien au Brexit à cause des politiques européennes « pro-palestiniennes »

Agence EFE, Publico (Espagne) 17 juin  2016 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’organisation demande aux Britanniques qui résident en Israël  ou aux Anglais qui sympathisent avec le pays [l’entité sioniste, NdT] qu’ils « se prononcent contre l’Union Européenne » en riposte au « bloc [l’UE] qui soutient la Palestine. »

Jérusalem – Une organisation israélienne a lancé une campagne de soutien au Brexit (sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne) pour se venger de ce qu’elle considère comme des politiques européennes favorables aux Palestiniens.

Selon l’édition imprimée du journal Haaretz, Regavim promeut la campagne « Soutien à Israël – Stop à l’Europe », pour demander aux britanniques qui vivent en Israël ou aux Anglais qui sympathisent avec ce pays de « se prononcer contre l’UE, » en riposte à ce que l’organisation appelle le bloc de soutien européen à la cause palestinienne.

Et elle lance cet appel à la veille du référendum historique qui se tiendra jeudi prochain et par lequel les Britanniques décideront s’ils souhaitent rester dans l’Union Européenne ou en sortir.

« Le référendum va se tenir parce que de nombreux Britanniques ont le sentiment que Bruxelles est hors de contrôle et qu’ils ne peuvent pas dire leur mot sur la manière dont sont dépensés les impôts gagnés à la sueur de leurs fronts. Ce dont beaucoup de Britanniques ne se rendent pas compte, c’est de l’ampleur des dégâts causés par l’UE dans le monde entier, particulièrement en Israël, » lit-on sur le site web de a campagne.

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Nigel Farage critique le biais anti-sioniste (selon lui) de l’Union Européenne

Regavim dont, selon Haaretz, l’action se concentre sur la supervision et les démarches juridiques contre ce qu’elle considère comme des constructions illégales ou l’accaparement de terres en Cisjordanie par des Palestiniens ou des communautés bédouines, critique l’UE qui « finance des terroristes assassins. »

L’organisation israélienne dénonce la « construction [par l’UE] de colonies européennes sur le sol israélien, » en référence aux constructions en Cisjordanie de structures, de puits ou d’installations électriques dans le cadre de l’aide humanitaire, et elle critique « l’étiquetage des produits qui encourage le boycott, » lit-on sur le site internet.

On y trouve aussi [sur le site de Regavim] une vidéo d’une conférence de presse de l’organisation islamiste Hamas dont la bande son a été manipulée pour faire entendre une voix qui demande le maintien de la Grande Bretagne dans l’UE pour pouvoir continuer à bénéficier des supposés avantages qu’en retirent le mouvement palestinien et les Palestiniens.

« Si tu détestes vraiment Isra-hell [enfer en anglais] et si tu veux soutenir notre lutte, aide la Grande Bretagne à rester dans l’Union Européenne. Pour chaque jour de ton maintien dans l’UE, nous recevons de l’argent ! », affirme l’enregistrement qui ajoute que l’organisation islamiste est désireuse d’accepter une présumée invitation à prendre le thé avec le leader travailliste Jeremy Corbyn.

Glenn Greenwald expose la manoeuvre sioniste pour contrer le boycott aux Etats Unis

9 juin 2016

Au détriment des citoyens américains eux-mêmes!

Je partage avec vous cet article d’Andrew Fishman et Glenn Greenwald. Greenwald est ce journaliste américain qui a été la cheville ouvrière de la diffusion des documents révélés par Edward Snowden sur la surveillance de masse pratiquée par la National Security Agency (NSA)aux Etats Unis et à l’étranger.

Ce qui anime Greenwald, comme Snowden et d’autres citoyens américains, c’est une croyance quasi religieuse dans les vertus de la liberté d’expression et un attachement viscéral à sa garantie telle qu’elle est prévue par le premier amendement de la Constitution des Etats Unis. Sous ces aspects ils sont fidèles aux mythes fondateurs de la démocratie en Amérique.

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Glenn Greenwald lors dune conférence débat à la Synagogue Historique Sixth & I (Washington)

Il n’existe en effet aucun délit d’opinion aux Etats Unis même si la liberté d’expression a pu parfois être battue en brèche comme ce fut le cas au début des années 1950 avec la « chasse aux sorcières » du Sénateur Joseph McCarthy et ses enquêtes pour traquer les sympathisants communistes, notamment dans les milieux du cinéma.

Des entraves à la liberté d’expression semblent cependant pointer à nouveau le bout de leur nez alors même que le péril communiste qui donnait tout de même un fondement rationnel au McCarthysme est un spectre désormais lointain.

Cette fois, la campagne pour restreindre la liberté d’expression porte sur ceux qui appellent au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l’Etat prétendu juif.

Si les tenants du lobby sioniste n’ont pas réussi à obtenir une décision ou une loi fédérale ni même d’Etat allant dans le sens de la pénalisation des appels au boycott, 1er amendement oblige, ils ne se sont cependant pas découragés. En effet, ce qu’ils n’ont pu obtenir au niveau législatif, ils essayent de l’obtenir au niveau des Etats pris séparément comme ils le font aussi au niveau des universités.

Le lobby sioniste a réussi son premier coup gagnant dans l’Etat de New York dont le gouverneur Andrew Cuomo vient de signer un arrêté qui prévoit des sanctions contre les individus ou associations qui appellent au boycott de l’entité sioniste et pour les entreprises qui appliqueraient un tel boycott.

Glenn Greenwald dénonce avec force l’autoritarisme et les dispositions adoptées par le gouverneur de l’Etat de New York et s’insurge contre la soumission de dirigeants élus au service d’intérêts étrangers quitte à sanctionner ses propres compatriotes.

Mais on le sait, c’est là une des méthodes sionistes les mieux rodées.

Andrew Cuomo et d’autres Démocrates lancent une attaque grave contre la liberté d’expression pour protéger Israël

Par Glenn Greenwald et Andrew Fishman, The Intercept (USA) 6 juin 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression en Occident est la campagne qui se développe à l’échelle internationale pour littéralement rendre illégal l’appel au boycott d’Israël. Des gens ont été arrêtés à Paris – qui fut en 2015 le lieu de la manifestation pour la « liberté d’expression » (pour ceux qui se moquent de l’Islam) – pour avoir porté des T-shirts pro-boycott. Les étudiants pro-boycott sur les campus aux Etats Unis – où avait fleuri le boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980 – sont sanctionnés de manière routinière pour infraction aux règlements contre la discrimination.  Des officiels canadiens ont menacé de poursuivre en justice ceux qui appellent au boycott. Des organismes officiels britanniques ont interdit sur une base légale certains types d’appels au boycott. Israël a de son côté carrément criminalisé l’appel à ce genre de boycotts. Force est de constater que tout cela a été entrepris sans même susciter un froncement de sourcils chez ceux qui se sont autoproclamés combattants [crusaders = croisés] de la liberté d’expression quand c’était le moment de soutenir les caricatures anti-musulmanes.

Mais maintenant, le Gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo) s’est lancé dans une escalade significative des attaques contre la liberté d’expression sur le sol des Etats Unis et ciblant des citoyens étatsuniens. Le prince de la dynastie politique de New York a promulgué hier un arrêté diffusé à tous les services qui relèvent de sa compétence pour qu’elles cessent toute relation contractuelle avec des entreprises ou des organisations qi soutiennent un boycott d’Israël. Il prévoit que les citoyens qui ont ou expriment une opinion particulière soient sanctionnés par le refus des prestations [allocations ou prestations en nature] dont bénéficient d’autres citoyens, une violation classique de la liberté d’expression (imaginons si Cuomo avait signé un arrêté ordonnant que « quiconque exprime des opinions conservatrices devra se voir immédiatement privé des prestations servies par l’Etat de New York »)

Plus inquiétant encore, l’arrêté signé par Cuomo exige que chacun de ses commissaires compilent « une liste d’institutions et d’entreprises » qui – « soit directement, soit via une société mère ou une filiale » – soutiennent un boycott. La liste du gouvernement [de l’Etat de New York] est alors rendue publique et il leur incombera alors de prouver à l’Etat que, en réalité, elles ne soutiennent pas un tel boycott. Donna Lieberman, directrice de la New York Civil Liberties Union a déclaré à The Intercept: « Chaque fois que les pouvoirs publics créent une liste noire sur la base d’opinions politiques, cela soulève de graves inquiétudes quant au respect du 1er amendement et ce cas ne fait pas exception. » Robby Soave de Reason [la Reason Foundation est une fondation libertarienne dont le but est de promouvoir la liberté d’expression et le respect du droit] l’a dénoncé aujourd’hui comme « effrontément autocratique ».

Lire les dispositions pertinentes de l’arrêté de Cuomo, c’est se confronter à la mentalité de censeur du petit tyran, avec un parfum d’humiliation publique façon McCarthy dans sa forme la plus pure. Constatez par vous-mêmes.

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Pire encore est la nature autoritaire de l’arrêté de Cuomo. Ben Norton du site internet Salon observe : « Le corps législatif de New York a essayé vainement pendant des mois de faire adopter une loi anti-boycott. » Alors, au lieu de passer par la loi, Cuomo a décrété unilatéralement ces sanctions contre eux qui plaident pour le boycott.

Le Sénateur démocrate de New York, Chuck Schumer, n’a pas perdu de temps et il exige maintenant une disposition fédérale inspirée de l’arrêté de Cuomo. Hillary Clinton a écrit en juillet dernier une lettre ouverte à son soutien financier à elle et à son parti, Haim Saban qui se dit lui-même partisan fanatique d’Israël,dans laquelle elle fait siens les principes fondamentaux de la démarche de censure – l’idée que le boycott d’Israël est une forme d’antisémitisme –  et elle la fait à nouveau dans son discours de mars devant l’AIPAC [principale organisation du lobby sioniste aux Etats Unis] De nombreux Républicains sont favorables à des mesures similaires.

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Andrew Cuomo s’apprête à monter dans une jeep de l’armée terroriste sioniste

Au-delà du McCarthysme et de la grave menace sur la liberté d’expression, l’hypocrisie puante de Cuomo et des démocrates est irrespirable. Il y a seulement deux mois, Cuomo a interdit à des fonctionnaires de l’Etat de se rendre en Caroline du Nord pour manifester ainsi son soutien au boycott de cet Etat américain en protestation contre la législation anti-transgenres. Le texte de cet ordre pro-boycott de Cuomo commençait par proclamer que « l’Etat de New York est un leader au niveau national dans la protection des droits civiques et des libertés de tous ses citoyens » et interdisait donc « tout voyage à financement public » en Caroline du Nord.

Mais en justifiant les sanctions contre les détracteurs d’Israël, le conseiller pour les affaires juridiques de Cuomo a déclaré au New York Times: « C’est une chose de dire je veux m’exprimer dans le champ du politique. C’en est une autre de dire que je vais vous sanctionner ou vous pénaliser pour vos activités commerciale ». Mais ça –  je vais vous sanctionner ou vous pénaliser pour vos activités commerciale » – c’est exactement ce que Cuomo a fait il y a seulement deux mois en boycottant la Caroline du Nord. Vous voyez comme c’est tordu: pour le gouverneur de New York, il est non seulement permis mais noble de boycotter un Etat des Etats Unis, mais il est immoral et passible de sanctions de boycotter Israël, un pays étranger coupable de dizaines d’années d’occupation illégale et brutale. Les questions soumises à Cuomo par The Intercept n’avaient pas reçu de réponse au moment de la publication de l’article.

Le plus ironique est que Cuomo, en imposant un boycott à la Caroline du Nord a dit qu’il agissait ainsi parce que dans « une société libre, l’égalité des droits des citoyens… doit être protégée et respectée » – le principe même que le boycott d’Israël cherche à accomplir en mettant fin à l’oppression et à la discrimination contre les Palestiniens. Mais même si vous n’êtes pas d’accord avec le boycott d’Israël lui-même, aucune personne rationnelle ne voudrait qu’Andrew Cuomo et d’autres dirigeants élus aient le pouvoir de dicter quelles opinions politiques sont acceptables et lesquelles ont pour résultat le refus de prestations ou d’allocations.

L’hypocrisie en matière de liberté d’expression de la part de toutes sortes de gens ici est évidente. En 2012, les conservateurs [les Républicains, NdT] avaient été furieux quand le maire de Chicago Rahm Emmanuel avait annoncé qu’il bloquerait l’expansion dans sa ville de la chaîne de restaurants Chick-fil-A pour sanctionner le militantisme anti-gay de son propriétaire, qualifiant la démarche du maire de grave atteinte à la liberté d’expression (une position que nous partagions). Pendant toute l’année 2015, des commentateurs comme Jonathan Chait du New York Times se sont drapés eux-mêmes dans le drapeau de la liberté d’expression quand il s’agissait de défende les discours racistes et homophobes sur les campus, soulignant que tous les types de discours, même « les discours haineux [hate speech] devaient être protégés par la loi (position que nous partageons aussi).

Pourtant, une campagne systématique et internationale – totalement bipartisane aux USA – est actuellement en cours pour utiliser abusivement les ressources de l’Etat et la force de la loi au service d’une attaque frontale sur la liberté d’expression et le droit de réunion, sans pratiquement qu’aucun de ces abus ne suscite d’objections parce que toute la démarche a pour but de protéger Israël de la critique. Il est quand même assez bizarre que quelqu’un soit élu gouverneur de New York  puis pense que protéger Israël de la critique fait partie de son boulot. Qu’il le fasse en attaquant le droit à la liberté d’expression des citoyens de son propre pays – à peine quelques semaines après avoir imposé un boycott sur un autre Etat des Etats Unis – vous dit tout ce que vous avez à savoir du rôle qu’Israël continue à jouer dans le discours public aux USA et de la volonté de certaine personnes de piétiner les principes de la liberté d’expression du moment que cela va dans le sens de leurs objectifs politiques.

 

Une lycéenne d’origine palestinienne exclue d’un concours d’art oratoire sur injonction du lobby sioniste.

30 mai 2016

Eloquence, plaidoyer, parler en défense/en faveur de/contre, art oratoire; difficile de traduire cette expression anglaise toute simple: speak out.

L’art oratoire est l’outil de travail privilégié des avocats, des politiciens et c’est quand même mieux quand les militants dévoués à une cause quelconque se montrent à l’aise dans le maniement du verbe et de l’argument.

La place de cet art est reconnue dans la société comme l’atteste l’existence de concours destinés notamment à la jeunesse et dont la presse se fait régulièrement l’écho.

Il existe justement un concours de ce genre Outre Manche, le Jack Petchey Speak Out Challenge qui se flatte d’être la plus grande manifestation d’expression de la jeunesse – au Royaume Uni peut-on supposer.

Eh bien, il se trouve qu’une finale régionale de ce concours a été remporté par une lycéenne palestino-britannique qui s’est exprimé sur la condition du peuple palestinien et a conquis l’auditoire à un point tel que la vidéo de sa prestation a fait le tour du net.

Ce qui n’a pas manqué d’irriter un membre du lobby qui n’existe pas qui est intervenu auprès des organisateurs du concours. Ce membre du lobby, nommé Edgar Davidson, a été efficace puisqu’il a obtenu que la jeune oratrice soit écartée de la suite de la compétition.

On se demande bien ce qu’a pu signifier ce Davidson aux organisateurs du concours pour qu’ils se plient à sa réclamation. L’article n’en dit rien, mais ont peut supposer qu’à côté de remarques sur l’éthique, la neutralité qui auraient été bafouées dans le discours de la jeune fille, devaient se trouver quelques menaces suggérées de manière plus ou moins voilées, comme par exemple celle de réduire la couverture média du concours, ou encore de porter atteinte aux budgets de la fondation en la privant des apports de mécènes et autres sponsors publicitaires.

Une lycéenne palestino-britannique exclue d’un concours d’éloquence

Leanne Mohammad, 15 ans, lycéenne à la Wanstead High School à Londres a remporté la finale régionale du Jack Petchey Speak Out Challenge [concours d’éloquence dans la défense d’une cause.

Middle East Moniitor, 30 mai 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une lycéenne palestino-britannique a été exclue d’un concours public d’art oratoire après qu’une vidéo de sa prestation émouvante soit devenue virale sur le net la semaine dernière.

Leanne Mohammed, âgée de 15 ans, et lycéenne à la Wanstead High School à Londres a remporté une finale régionale du Jack Petchey Speak Out Challenge avec son discours intitulé « Des oiseaux, pas de bombes », dans laquelle décrit lé réalité historique et contemporaine des Palestiniens sous la colonisation de peuplement.

Le concours sponsorisé par Jack Petchey est organisé par Speakers Trust et se qualifie lui-même de plus grande manifestation d’expression de la jeunesse.

En réponse à des protestations venues du blogueur anti-palestinien Edgar Davidson, la directrice du Speakers Trust, Julie Holness, a déclaré avoir pris ses « inquiétudes très au sérieux, » et a confirmé que Mohamad ne participera pas à la prochaine étape de la compétition et « ne parlera pas à la Grande Finale. »

La décision d’exclure Mohamad, prise par un panel de juges du Speakers Trust et de la Petchey Foundation, s’est basée sur deux règles : que le discours soit avoir un message positif et édifiant, » et qu’un orateur ne doit jamais provoquer ou offenser l’e public ou insulter autrui. »

Holness a proposé de faire suivre l’email de Davidson à l’école de Mohamad et elle a déclaré que le blogueur « ne devait pas hésiter à utiliser [mon numéro de téléphone au bureau] à tout moment. »

Réagissant à ces informations, Mohamad a tweeté: « Pourquoi appelle-t-on ça « Speak Out Challenge » [se faire entendre, plaider une cause] alors qu’on me fait taire? Si le Speakers Trust a retiré le discours de son site web et de sa chaîne YouTube, il a été remis en ligne ici.

L’an dernier, Davidson avait fait l’éloge du fondateur de l’English Defence League [organisation d’extrême droite] qualifié de « simplement un patriote britannique. » Son blog ‘Key Readings’ contient un article qui affirme que « les palestiniens sont une création mensongère. »

Ken le Rouge viré de son émission à la radio pour avoir dit la vérité sur la relation entre sionisme et nazisme

28 mai 2016

Le mois dernier, l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone surnommé Ken le Rouge, avait défrayé la chronique dans son pays et même à l’étranger pour avoir déclaré publiquement sur les ondes de la BBC qu’Adolf Hitler avait soutenu le sionisme au début des années 1930 avant d’être pris d’une folie meurtrière et de massacrer six millions de Juifs.

Ces propos ont été qualifiés d’antisémites, voire d’apologie de Hitler, par beaucoup de politiciens et d’organes de presse britanniques. On a pu observer la même tonalité dans la presse française comme par exemple le journal Le Monde qui titrait « Grande-Bretagne : malaise au Labour après des dérapages antisémites », ou  Courrier International selon qui « Antisémitisme : la gauche britannique est dans le déni »

Les choses sont allées tellement loin que de nombreuses voix se sont levées à gauche, à droite et partout ailleurs en Grande Bretagne pour exiger l’exclusion de Ken le Rouge. Même le nouveau maire de la capitale britannique s’est joint au chœur de ceux qui veulent « la tête » de Ken Livingstone.

Ce dernier ne s’est pas démonté et a confirmé ses propos qui, selon lui, sont conformes à la vérité historique :

« je ne regrette jamais avoir dit quelque chose de vrai et si le premier ministre d’Israël dit la même chose, c’est peut-être vrai », en référence à des déclarations de Benyamin Nétanyahou qui avaient fait polémique en octobre.

Ken Livingstone a cependant émis des regrets quant au tohu-bohu provoqué par cette « histoire ».

Ken Livingstone a été suspendu de son parti. Une commission d’enquête statutaire doit rendre ses conclusions et dire si oui ou non l’ancien maire de Londres a tenu des propos antisémites.

On verra bien quelles seront ses conclusions, mais sur les faits historiques Ken Livingstone a toute raison d’être tranquille tant la collaboration entre les sionistes et le régime nazi est un fait bien documenté par les historiens.

Vous me direz : que peuvent bien peser des livres d’histoire qui dorment sur les étagères des bibliothèques universitaires ou qui sont lus surtout par des spécialistes face aux romans historiques dont on nous abreuve sous forme littéraire ou cinématographique ?

En attendant une éventuelle sanction par son parti, le lobby n’est pas resté les bras croisés et est intervenu là où il est fort en amenant la radio LBC (Leading Britain’s Conversation) à mettre un terme à huit années de collaboration avec M. Livingstone qui co-animait une émission politique hebdomadaire.

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Ken Livingstone dans son ex studio de LBC

Mais si certains naïfs pensent que ce sont ces références historiques au nazisme qui gênent dans le discours de Ken Livingstone, ces dernières en réalité n’émeuvent pas beaucoup les sionistes qui sont bien informés sur leurs propres agissements dans la première moitié du 20ème siècle.

Non, ce qui à la fois irrite les sionistes et les inquiète, ce sont les propos qu’a tenus l’ancien maire de Londres sur l’erreur, la catastrophe, qu’a été la création de l’Etat juif.

Dire cela, c’est remettre en cause la légitimité de cet Etat. Et si cette remise en cause prenait de l’ampleur dans les opinions publiques, la posture sioniste pourrait vite devenir intenable.

Et l’attaque contre Livingstone fait en réalité partie d’une campagne bien orchestrée contre la nouvelle direction du Labour Party, animée par Jeremy Corbyn dont le soutien à la cause palestinienne a toujours été vu d’un mauvais œil par le lobby sioniste britannique et ses clients.

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Jeremy Corbyn renoncera-t-il à son engagement                     en faveur de la Palestine?

Le but est d’amener Corby et son équipe à se renier. On y verra plus clair dans quelques temps, mais il est incontestable que le lobby a marqué un certain nombre de points en mettant Jeremy Corbyn sur la défensive sur la question de l’antisémitisme.

Ken le Rouge viré de son travail de commentateur radio, suite à ses propos sur Hitler qui ont déclenché une tempête autour de l’antisémitisme

Par Sebastian Shakespeare, The Daily Mail (UK) 28 mai 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’obsession de Ken Livingstone à parler d’Hitler s’avère très coûteuse.

Je peux révéler que l’ancien maire travailliste de Londres a été renvoyé après huit années au poste de présentateur sur la radio LBC suite à ses propos ‘antisémites’.

Ken le Rouge présentait une émission politique le samedi matin avec l’ancien ministre consercateur David Mellor, mais il vient d’être remplacé par le journaliste politique de Channel 4 News, Michael Crick.

Son départ de la station de radio nationale avait d’abord été présenté comme un ‘break’ pour permettre de respecter l’impartialité de la station,compte tenu de  l’influence que pourraient avoir les participants dans les élections locales et le référendum sur l’Union Européenne [Brewxt].

Cependant, LBC a confirmé qu’il ne réintègrerait pas son poste suite à son refus répété de s’excuser pour ses propos incendiaires du mois dernier.

‘Ken Livingstone n’est pas à l’antenne en ce moment sur LBC et il ne réintègrera pas la station de radio à la fin de son contrat’, m’a dit un porte-parole de la radio.

La station de radio ne parle pas de la rémunération du présentateur, mais on pense que les émoluments de Ken sont de l’ordre de dizaines de milliers [de livres sterling] par an.

Le présentateur vedette de Channel 4 News, Krishnan Guru-Murthy fait partie de ceux qui ont appelé au renvoi de Ken pour ses propos dans lesquels il soutenait qu’Adolf Hitler avait été un sioniste avant de devenir fou et de massacrer les Juifs.

Guru-Murthy avait ensuite demandé: ‘LBC se sent-elle  bien aise de le payer comme présentateur après ce qu’il a dit hier?’

La mesure prise par LBC va renforcer la pression dur le dirigeant du Labour Party Jeremy Corbyn pour qu’il prenne des dispositions contre son vieil ami et allié Ken.

Même si Livingstone a été suspendu ‘pour avoir jeté le discrédit sur le parti,’ les conclusions de sa commission d’enquête interne sur les propos qu’il a tenus n’ont pas encore été annoncées.

Le nouveau maire de Londres, Sadiq Kahn, figure parmi ceux qui ont appelé à l’exclusion de Ken, 70 ans, du parti.

Cependant, Livingstone ne fait pas repentance. La semaine dernière, il a promis un repas à quiconque capable de lui prouver que ses propos étaient antisémites, déclarant: ‘pas un seul journal, ni radio, ni télévision n’a produit une seule preuve démontrant que ce que j’ai dit était faux.’

 

Après s’être aliéné le lobby sioniste, Donald Trump se met à dos les néoconservateurs

5 mars 2016

Donald Trump est décidément un personnage inclassable à bien des égards, et il suscite légitimement  la crainte notamment chez les communautés minoritaires.

Mais d’un autre côté, ces minorités ont-elles vraiment mieux à espérer de Mme Hillary Clinton qui est la favorite dans la course à l’investiture présidentielle chez les Démocrates ?

En effet, dans cette organisation démocratique en trompe l’œil que sont les primaires du Parti Démocrate, les dés sont pipés et le candidat Bernie Sanders, dont la sincérité progressiste semble assez évidente, n’a aucune chance.

Donc côté républicain c’est Donald Trump qui tient la corde. Et ce dernier, outre sa xénophobie, affichée à défaut peut-être d’être  réelle, a un certain nombre de graves défauts.

Le premier est qu’il est riche et n’est donc pas à vendre. Et il l’a dit clairement devant les membres du lobby sioniste qui ont acheté à peu près tous les candidats, dont Mme Clinton qui leur appartient depuis quelques années maintenant, à la notable exception de M. Sanders dont les fonds de campagne viennent  de centaines de milliers de petites gens qui comptent sur lui pour que le pays change en leur faveur.

Le deuxième, qui n’est pas sans rapport avec le premier, est que Donald Trump a déclaré publiquement qu’il serait neutre dans le conflit qui oppose Palestiniens et sionistes. Un propos qui a déclenché l’alarme dans le lobby sioniste pour lequel les Etats Unis sont nécessairement les alliés de l’entité sioniste qui est en retour leur alliée privilégiée dans un lien «unbreakable» (qu’on ne peut briser) selon le mot employé par Barack Obama.

Le troisième défaut de Donald Trump vient tout juste de se révéler : Donald Trump souhaite sortir des logiques de confrontation avec les pays étrangers, notamment la Russie, pour aller vers des relations de coopération !

Tout ça fait un peu beaucoup pour un seul homme: se mettre à dos le lobby sioniste et les néoconservateurs (deux secteurs d’influence qui se recouvrent très largement) avec leur doctrine de «full spectrum dominance» [suprématie totale], une doctrine qui a la totale adhésion des industriels de l’armement puisqu’elle justifie le maintien d’un potentiel miliaire très important  qui est une source de revenus pour eux.

Le cauchemar des néoconservateurs: Trump  veut “une bonne entente avec les pays étrangers”

Par Stuart Hooper, 21st Century Wire (USA) 4 mars 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Serait-ce la vraie raison pour laquelle Trump est si méprisé par l’establishment  républicain?

Dans ce qu’on ne peut présenter que comme un cauchemar pour les néoconservateurs, le candidat en tête pour l’investiture républicaine à la préssidentielle, Donald Trump a déclaré hier soir pendant un  débat sur Fox News qu’il veut établir des relations de coopération, et pas de de confrontation, avec les pays étrangers.

Trump a dit ce qui suit:

« Ne serait-ce pas vraiment une bonne chose si nous pouvions nous entendre avec la Russie, si nous pouvions  avoir de bonnes relations avec les pays étrangers. »

La faction politique néoconservatrice qui a dominé le Parti Républicain dans l’histoire récente considère qu’il n’y a pas grand-chose à gagner avec une politique de coopération et elle préfère au contraire la confrontation et la domination ; comme elle l’a amplement démontré avec la guerre en irak en 2003.

La déclaration de Donald Trump selon laquelle il veut explicitement  ‘une entente  avec la Russie’ est  sans précédent et Mitt Romney, le candidat républicain à la présidentielle de 2012 avait affirmé que la Russsie était «sans l’ombre d’un doute notre ennemi géopolitique numéro un.»

Un monde avec un président américain qui souhaite ‘l’entente’ pourrait être bien différent du monde d’aujourd’hui. Pourtant comme nous le constatons avec la myriade d’attaques contre Trump, certaines élites politiques et intérêts du complexe militaro-industriel ne sont pas emballés par ce concept.

Bien sûr, nous devons garder à l’esprit que ce n’est que ça: un concept. Et aussi bon que soit ce concept, il se pourrait bien que Trump ne tienne pas cette promesse.

N’empêche, c’est  quand même un changement de ton très différent, un peu plus doux, par rapport à la rhétorique politique que nous avons l’habitude d’entendre.

Pensez-vous que Trump a la bonne orientation en matière de politique étrangère, et la mettra-t-il  en œuvre?

Selon le député britannique Gerald Kaufman, au moins la moitié des attaques au couteau en Palestine sont des inventions de la propagande sioniste

30 octobre 2015

Gerald Kaufman est un député travailliste qui siège à la Chambre des Communes à Londres. J’ignore si il est antisioniste, ce dont je doute quelque peu, mais c’est quelqu’un qui n’hésite pas à appeler un chat un chat et à désigner l’agresseur et la victime dans le conflit qui oppose sionistes et Palestiniens.

Et pour lui, les victimes sont clairement les Palestiniens. Non seulement il le pense, mais il le fait savoir publiquement en n’hésitant pas par exemple à s’exprimer sur le conflit en Palestine d’une manière qu’on aurait du mal à imaginer en France. Et imaginez-vous une photo comme celle présentée ci-dessous avec un député du Parti Socialiste?

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas en 2012

Certes, M. Kaufman est de confession juive. Mais il y a déjà un moment que ce n’est plus une protection suffisante quand on parle de l’entité sioniste. Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de voir qu’en France les médias ont été capables de faire passer pour raciste patenté un… métis, je veux parler de l’humoriste Dieudonné vous l’aurez compris.

Des médias français qui auraient d’ailleurs des leçons à prendre auprès de M. Kaufman sur la manière de traiter des récentes attaques à l’arme blanche qui ont visé des colons sionistes en Palestine occupée.

Le député britannique n’hésite pas à qualifier au moins la moitié d’entre elles d’inventions de la propagande sioniste.

En France, la presse (libre) semble trouver tout à fait normal qu’on exécute un Palestinien de sang froid pour peu qu’un officiel sioniste affirme que ce dernier était bien armé d’un couteau (de cuisine le plus souvent).

Le député travailliste Gerald Kaufman accuse le gouvernement d’être influencés par «l’argent juif»

Il a également dit que « plus de la moitié » des récentes attaques à l’arme blanche contre des Juifs en Israël sont des inventions

par Doug Bolton, The Independent (UK) 30 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un discours prononcé au parlement à l’occasion d’une réunion de soutien à la Palestine,le député travailliste Sir Gerald Kaufman aurait accusé Israël d’avoir inventé un certain nombre d’informations sur des attaques à l’arme blanche contre des Juifs, et il a affirmé que le parti Conservateur est influencé par « l’argent juif ».

Selon la Jewish Telegraph Chronicle, Kaufman, député de Manchester Gorton et doyen de la Chambre basse, a déclaré à son auditoire pendant un événement organisé par le Palestinian Return Centre, que le gouvernement est devenu plus pro-israélien ces dernières années en raison des dons financiers provenant d’organisations juives.

« C’est l’argent juif, les dons juifs au parti Conservateur – comme pour les élections générales de mai – le soutien de The Jewish Chronicle, tout ce genre de choses, qui influencent les Conservateurs, » a-t-il dit.

« Il y a en ce moment un groupe important de parlementaires conservateurs qui sont pro-Israël en toutes circonstances et qui ne s’intéressent ni à ce que fait Israël, ni à ce que fait le gouvernement israélien. »

Il a ajouté : « Ils ne sont pas intéressés par le fait quel les Palestiniens vivent sous oppression, et peuvent être tués par balles à tout moment. Rien que ces derniers jours, les Israéliens ont assassiné 52 Palestiniens et personne n’y accorde d’attention et ce gouvernement [Cameron] s’en fiche. »

Kaufman en est ensuite venu à soutenir que « plus de la moitié » des attaques à l’arme blanche qui se sont récemment produites en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le reste d’Israël étaient des inventions, dans des propos qui ont été enregistrés par le blogueur David Collier.

Faisant lecture d’un courriel envoyé par un ami qui réside à Jérusalem Est, Kaufman a dit : « Plus de la moitié des annonces d’attaques à l’arme blanche ont été complètement fabriquées. Pour l’autre moitié, certaines sont avérées, tandiq que pour d’autres, on ne peut rien en dire étant donné que les Palestiniens ont été exécutés et que personne n’a posé de questions. »

« Il y a autre chose, ils en sont venus au point de tuer des gens d’allure arabe et ces quelques derniers jours, ils ont tué deux Juifs israéliens et un Erythréen simplement parce qu’ils avaient l’air d’Arabes. »

« Ils ont inventé une histoire de coup de couteau pour justifier les assassinats avant de découvrir que ce n’étaient pas des Palestiniens. »

Kaufman faisait allusion à un incident qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci quand un Erythréen a été tué par une foule en colère qui croyait à tort qu’il était le complice d’un assaillant arabe.

Le Palestine Return Centre qui a organisé la table ronde au cours de laquelle Kaufman s’est exprimé est un cabinet d’études qui s’intéresse aux questions relatives aux Palestiniens dispersés [en exil, NdT] et à leur retour en Israël [Palestine, NdT].

Kaufman est membre du parlement depuis juin 1970, ce qui fait de lui le député en activité qle plus ancien à la Chambre des Communes. Il es juif et est depuis longtemps un critique virulent d’Israël et du gouvernement israélien.

Des candidats à la présidentielle américaine dans un forum politique réuni en… Palestine occupée

25 octobre 2015

La prise de contrôle de l’appareil d’Etat des Etats Unis par les officines sionistes est peut-être appelée à franchir une nouvelle étape avec ce forum politique où les candidats à l’investiture pour la prochaine élection présidentielle aux Etats Unis sosnt appelés à venir répondre à des questions de politique et présenter leur vision de la politique étrangère qu’ils mèneraient s’ils arrivaient aux affaires.

La tenue de ce forum est d’autant plus préoccupante qu’elle se déroulera non pas sur le sol des Etats Unis, mais à Jérusalem en Palestine occupée.

Il est cependant probable que seuls des seconds couteaux iront sur place et en tout cas les candidats qui se revendiquent du christianisme puisque les télévisions évangélistes participent à la fois à l’organisation et à la médiatisation de l’événement. Reste à savoir si des candidats en vue participeront, soit en étant présent sur place soit par visioconférence.

Quoi qu’il en soit, le fait que quelqu’un ait pu concevoir et mettre en œuvre un tel forum devrait faire office de signal d’alarme pour tout citoyen américain quelque peu soucieux de l’indépendance de son pays.

Une première : un forum des candidats à la présidentielle des Etats Unis va se tenir à l’étranger à Jérusalem en Israël du 2 au 4 novembre 2015

par Natasha Srdoc, The Huffington Post (USA) 23 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les candidats à la présidentielle américaine ont été conviés à participer au premier forum des candidats à la présidence des Etats Unis jamais tenu à l’étranger, qui est centré sur les questions de politique étrangère et de défense. Depuis Jérusalem, Israël, chaque candidat à la présidentielle aura une opportunité de présenter leurs points de vue surla politique étrangère américaine, les relations israélo-américaines, les menaces qui planent sur les alliés des Etats Unis en Europe et en Asie, l’instabilité au Moyen Orient, le terrorisme et les solutions pour améliorer le bien-être économique et la sécurité des Américains aux Etats Unis et à l’étranger.

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Chaque candidat aura une heure de discussion engagée au forum, ce qui permettra au candidat d’être éloigné de moins de 48 heures de son parcours de campagne aus Etats Unis.

Chaque candidat interviendra seul au forum, pour présenter ses propres idées et solutions en réponse aux questions posées en commun par un panel non partisan. Cet événement stratégique sera retransmis depuis Jérusalem par des partenaires médias dont NRB TV Network ainsi que des groupes télévisuels internationaux et américains et des médias en ligne et i de la presse écrite.

Le Forum des Candidats à la Présidentielle US est co-animé par l’International Leaders Summit et National Religious Brodcasters, deux organismes dont le siège est aux Etats Unis.

« Au cours du 20ème siècle, le leadership stratégique de l’Amérique en matière de politique commerciale, de sécurité et de relations extérieures a affirmé notre civilisation communue basée sur la règle de droit – protégeant la vie, la liberté, et la propriété individuelle, » explique Joel Anand Samy, cofondateur et président de l’International Leaders Summit. « Au sommet des leaders à Jérusalem en présence des candidats à la présidentielle américaine, le prochain président des Etats Unis sera en mesure de répondre aux défis, aux menances et aux opportunités du 21ème siècle. »

« Le président doit être bien informé en matière de politique étrangère et de compréhension du Moyen Orient et savoir à quel point notre alliance stratégique avec Israël a un caractère impératif pour les Etats Unis, » déclare Jerry Johnson, président de National Religious Broadcasters. « C’est une formidable opportunité pour les candidats à la présidentielle de mettre en valeur leurs compétences dans le domaine de la politique étrangère. »


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