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Propagande antisémite fabriquée dans un ancien camp d’extermination nazi!

31 janvier 2014

 Pologne – Un employé du musée de l’ancien camp de la mort nazi de Majdanek accrochait des affiches antisémites à Lublin.

Meteor (Sionistan) 27 janvier 2014

Il était l’un des six hommes accusés d’incitation à la haine pour avoir accroché des affiches antisémites dans la ville de Lublin.

Les hommes ont été arrêtés le 23 janvier. Trois ont été arrêtés à un arrêt de bus de Lublin, alors qu’ils accrochaient une affiche sur laquelle on pouvait lire « Les sionistes, hors de Lublin ». D’autres affiches ont été trouvées dans leur voiture.

Trois autres ont été arrêtés dans leurs maisons. L’ employé du musée, identifié comme Krzysztof K., âgé de 50 ans, travaille dans le département d’exposition, où il conçoit des couvertures de livres et de catalogues. La police a déclaré qu’au moins deux affiches antisémites ont été imprimées à partir d’une imprimante du musée.

 Selon la police, les hommes accrochaient des affiches antisémites depuis 2010. Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison.

Voilà qui n’est pas banal : l’accusé est un membre du personnel d’un musée implanté dans un ancien camp nazi qui aurait accueilli, entre autres détenus, 130 000 Juifs entre 1942 et 1943.

Je tire ce chiffre de JewishGen, un site de généalogie affilié au Museum of Jewish Heritage consacré évidemment au souvenir de l’holocauste.

Pour ceux que ça intéresse, JewishGen propose un lien vers le site internet du musée Yad Vashem et un lien interne au cas où vous voudriez savoir par votre ADN si vous vous rattachez biologiquement au peuple élu.

Je ne sais pas si la réponse apportée sera précise vu le laxisme en matière historique de JewishGen qui nous indique que le camp de Majdanek est devenu un camp de concentration en 1943 mais que l’extermination y avait commencé en 1942. Au lieu de concentrer puis exterminer, les nazis ont donc exterminé puis concentré la population dans ce camp de prisonniers.

Chambre à gaz en bois à Majdanek

Chambre à gaz en bois à Majdanek

Revenons-en à ce graphiste polonais qui a utilisé ses compétences et le matériel à disposition dans l’atelier graphique du musée. L’article reproduit ci-dessus nous explique qu’il a conçu et imprimé des affiches antisémites.

Pourtant le seul slogan cité en guise de preuve est : « Les sionistes hors de Lublin ».

Ce qui n’est pas tout à fait la même chose que « Les Juifs hors de Lublin » sauf quand on est un sioniste dûment patenté qui prône la confusion entre sionisme et judaïsme, ce qui n’est justifié ni d’un point de vue religieux, ni d’un point de vue historique ou sociologique.

Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie

Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie

L’information sur cet employé du musée de Majdanek est reprise longuement par le Daily Mail de Londres qui titre ainsi :

 Un concepteur suspendu du musée d’un camp de concentration nazi pour s’être servi de l’imprimerie pour produire des affiches avec le slogan « Les Juifs dehors »

Et en sous-titre :

 Le musée du camp était un centre de production de propagande nazie, affirme la police

Ce qui est un comble quand on sait que :

Le musée avait été créé sur place pour commémorer les 80 000 victimes assassinées par les Nazis.

Le Daily Mail a eu la bonne idée de reproduire les affiches saisies par la police.

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Non, je ne lis pas le polonais mais le web ne manque pas de dictionnaires et on peut ainsi facilement savoir comment on écrit le mot « juif » en polonais.

Le dictionnaire Sensagent nous propose trois mots : Żyd, Żydzi et Żydowski, Il nous propose aussi les mots Izraelita, Hebrajka et Hebrajczyk

Maintenant on peut examiner les affiches et constater qu’aucun de ces mots n’est présent sur aucune d’entre elles.

Il y a bien une affiche avec une étoile de David barrée, mais l’emblème communiste de la faucille et du marteau est également barré tout comme une signalétique représentant l’homosexualité ainsi qu’un signe dont la signification m’échappe,

On peut donc raisonnablement supposer que nous sommes là devant des affiches reflétant une idéologie nationaliste pas nécessairement antisémite,

Le fait que l’antisionisme soit affirmé sur une affiche n’est pas non plus indicatif d’antisémitisme puisque aussi bien le sionisme que l’antisionisme peuvent s’insérer dans des idéologies de type nationaliste.

Pensons par exemple à l’English Defence League ou tout simplement à la Ligue de Défense Juive (Betar).

Gageons que nous sommes là surtout devant un homme excédé par le sionisme et ce que Norman Finklestein appelle « l’industrie de l’holocauste ».

Ce qui est vraiment tabou en Europe

9 janvier 2013

C’est une dépêche AFP, Agence France presse pour ceux qui l’ignoreraient, mais qui n’est reprise par aucun grand  organe d’information hexagonal.

On le comprend parce que c’est le genre d’info qui fait désordre à l’heure où un certain hebdomadaire satirique vient de publier une BD sur le prophète de l’Islam.

De fait, on peut caricaturer à souhait la religion musulmane, où encore immerger ure représentation de jésus Christ dans de l’urine et s’insurger au nom de la liberté d’expression quand des personnes font savoir qu’elles sont choquées et scandalisées.

Il en va autrement quand on touche d’une manière ou d’une autre à un certain sujet. Dans ce cas de figure, non seulement ont obtient la fermeture d’une exposition mais même une enquête judiciaire.

La justice suédoise n’a pas voulu s’intéresser à l’affaire, qu’à cela ne tienne, ce sont les autorités polonaises, puisque les cendres ont été «volées» en Pologne qui s’en occupent.

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Oeuvre peinte avec des « cendres » prélevées dans un four crématoire nazi

L’astuce étant que l’enquête ne porte pas sur le contenu de l’œuvre mais sur le matériau utilisé.

Pologne: enquête sur l’utilisation par un artiste de cendres de victimes des nazis

(AFP) – RTBF (Belgique) 8 janvier 2013

VARSOVIE — Le parquet polonais de Lublin a ouvert une enquête concernant l’utilisation par un artiste peintre suédois de cendres recueillies dans un four crématoire du camp d’extermination nazi allemand de Majdanek (sud-est de la Pologne), a indiqué à l’AFP mardi son porte-parole.

« Le parquet a ouvert une enquête dans cette affaire lundi », a déclaré Mme Beata Syk-Jankowska.

L’enquête concerne une éventuelle profanation ou un vol de restes humains ou de tombes, crimes punis en Pologne de peines allant jusqu’à huit ans de prison.

Le délai de prescription pour de tels faits est au maximum de quinze ans, en fonction de la qualification des faits.

Un peintre suédois, Carl Michael von Hausswolff, avait exposé en décembre dans une galerie de Lund (sud de la Suède) une aquarelle peinte, selon lui, avec des cendres ramassées en 1989 au camp de Majdanek, diluées dans de l’eau.

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Le peintre Carl Michael von Hausswolff

L’oeuvre en noir et blanc, montre des coups de pinceaux verticaux dans un rectangle, censés évoquer selon la légende « des gens torturés, suppliciés, assassinés par d’autres gens lors de l’une des guerres les plus impitoyables du XXe siècle », expliquait M. von Hausswolff sur le site internet de la galerie.

L’exposition avait été fermée après une vague de protestation de la communauté juive de Malmö et du Centre Simon-Wiesenthal.

A la suite d’une plainte d’un particulier pour violation du repos des morts, délit puni en Suède de deux ans d’emprisonnement, la justice suédoise avait lancé une enquête, la classant sans suite, expliquant que le délit avait été commis à l’étranger.

« Nous allons nous adresser à la justice suédoise pour obtenir les détails de cette enquête », a déclaré à l’AFP la porte-parole du parquet de Lublin.

Le camp de Majdanek a été installé près de la ville de Lublin par l’Allemagne nazie en 1941 et a fonctionné jusqu’en 1944.

Selon les estimations des historiens du musée, 80.000 prisonniers, dont 60.000 juifs y ont été assassinés par les nazis dans les chambres à gaz, ont été exécutés ou sont morts de faim, de maladies ou d’épuisement au travail.

Au total, 150.000 personnes ont été emprisonnées dans le camp de Majdanek entre 1941 et 1944


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