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Elie Wiesel et les victimes non juives de Toulouse et Montauban

25 mars 2012

Je vous disais qu’Elie Wiesel avait pondu un texte sur les crimes commis dans le sud-ouest de la France dans lequel il ne s’intéresse qu’aux victimes juives du tueur.

En effet, si M. Wiesel observe justement que Juifs et non juifs sont unis dans le chagrin consécutif à l’assassinat du rabbin et des trois écoliers devant l’école privée juive de Toulouse, les victimes non juives n’ont-elles droit à rien du tout dans son article.

Les autres victimes n’ont tout simplement jamais existé.

 Et elles ne peuvent effectivement pas exister dans le récit que fait M. Wiesel pour qui la tuerie de Toulouse n’est qu’une répétition des agissements de Hitler qui lui-même répétait les agissements de Pharaon. Appréciez l’érudition de M. Wiesel qui nous apprend que Pharaon allait massacrer les enfants Juifs dans leurs écoles !

Il s’agit donc d’une vieille histoire, avec des Juifs en victimes et non juifs en bourreaux, appelée à se répéter après des phases de répit toujours provisoire car, comme le dit Elie Wiesel lui-même, la sympathie des non juifs à l’égard des Juifs est seulement temporaire, jamais acquise définitivement.

On peut se poser alors la question : pourquoi ? Comment Elie Wiesel explique-t-il ce qui est un fait selon lui ?

 «La tragédie de Toulouse»

Par Elie Wiesel, The Houston Chronicle (USA) 21 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La haine des Juifs finira-t-elle par disparaître ? Les enfants Juifs seront-ils toujours en danger ?

Cette fois, un meurtrier a tué quatre Juifs: un enseignant et trois jeunes enfants.

Quand un assoiffé de sang qui déteste les juifs [Jew-hater] veut tuer des juifs, il va d’abord dans les écoles juives. Les enfants Juifs sont sa cible principale.

Il en a toujours été ainsi. C’est ce que fit Pharaon, le roi d’Egypte, c’est ce que fit Hitler. Et c’est ce qui vient de se passer maintenant.

Tel est le contexte de la tragédie qui s’est produite dans la ville française de Toulouse.

J’ai visité cette ville maintes fois. La communauté juive y est ancienne et bien établie – elle remonte au Moyen Age  –  mais elle est dynamique.

Dans les rues, on peut voir des juifs qui portent la kippa. Personne ne pense à l’antisémitisme. C’est une des communautés juives de France les plus riches spirituellement.

A l’évidence, cette agression meurtrière a provoqué larmes et colère chez les Juifs comme chez les non juifs. Le président, ses ministres et d’autres personnalités politiques en France, ainsi sue tous les journaux, ont exigé que les meurtriers soient trouvés et punis.

 Ca se passe souvent ainsi. Du sang juif est versé et, temporairement, la sympathie pour les Juifs augmente ; le monde leur ouvre les bras.

Mais la douleur ne disparaît pas, pas plus que la colère. Nous pensons aux martyrs : le rabbin Yochanan Sandler, ses enfants Aryeh et Gavriel, et Miriam Monsonego. Nous disons, comme la tradition juive : « Puisse Di.u venger leur sang. » Ce sera la réponse du Très Haut.

Notre propre réponse doit être concrète et précise. Quand nous sommes persécutés, notre réponse doit être : nous resterons Juifs – et ferons tout pour être encore plus Juifs.

Ce qu’avait prévu de faire le tueur au scooter à l’école juive de Toulouse

25 mars 2012

D’après nos journaux, tel Le Figaro, qui reprennent les échanges qu’aurait eu Mohamed Merah avec la police, avant de finalement tomber sous les tirs de cette dernière, le présumé tueur de Montauban et Toulouse

a regretté d’avoir manqué la rentrée des classes de l’école juive ce qui lui aurait permis de faire plus de victimes.

Selon Le Figaro, l’attaque contre l’école juive n’était pas prévue ce jour là. Mais comme la victime qu’il s’était choisie lui avait fait faux bond, et que l’école se trouvait près de chez lui, Mohamed Merah a tout de même ainsi pu étancher sa soif de sang.

Ne nous dit-on pas en effet qu’il éprouvait

un «plaisir infini» lors de ses équipées meurtrières, le jeune homme de 24 ans avait besoin «de voir, de toucher et de filmer ses victimes» grâce à la caméra qu’il portait sur lui

 Miriam Monsonego, huit ans, est une des victimes du tueur au scooter. Son père Yaakov est le directeur de l’école Ozar HaTorah de Toulouse où le crime a été perpétré.

Actuellement dans l’entité sioniste où il a enterré sa fille, il raconte ce qui suit :

“Puis l’agresseur (Mohamed Merah) s’est enfui et nous avons compris l’immensité de l’horreur. Le grand miracle c’est qu’une camionnette avait bloqué la progression du scooter que le terroriste conduisait. Il avait prévu d’entrer dans la synagogue où se trouvaient des dizaines d’enfants – un massacre a ainsi pu être évité. »

On doit donc comprendre trois choses. La première est que le tueur connaissait suffisamment bien les locaux de l’école privée juive, la deuxième est que seules des circonstances fortuites ont empêché un plus grand carnage. Et en troisième lieu, que ces circonstances n’ont pas grand chose à voir avec le fait d’avoir raté la rentrée des classes.


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