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Après s’être aliéné le lobby sioniste, Donald Trump se met à dos les néoconservateurs

5 mars 2016

Donald Trump est décidément un personnage inclassable à bien des égards, et il suscite légitimement  la crainte notamment chez les communautés minoritaires.

Mais d’un autre côté, ces minorités ont-elles vraiment mieux à espérer de Mme Hillary Clinton qui est la favorite dans la course à l’investiture présidentielle chez les Démocrates ?

En effet, dans cette organisation démocratique en trompe l’œil que sont les primaires du Parti Démocrate, les dés sont pipés et le candidat Bernie Sanders, dont la sincérité progressiste semble assez évidente, n’a aucune chance.

Donc côté républicain c’est Donald Trump qui tient la corde. Et ce dernier, outre sa xénophobie, affichée à défaut peut-être d’être  réelle, a un certain nombre de graves défauts.

Le premier est qu’il est riche et n’est donc pas à vendre. Et il l’a dit clairement devant les membres du lobby sioniste qui ont acheté à peu près tous les candidats, dont Mme Clinton qui leur appartient depuis quelques années maintenant, à la notable exception de M. Sanders dont les fonds de campagne viennent  de centaines de milliers de petites gens qui comptent sur lui pour que le pays change en leur faveur.

Le deuxième, qui n’est pas sans rapport avec le premier, est que Donald Trump a déclaré publiquement qu’il serait neutre dans le conflit qui oppose Palestiniens et sionistes. Un propos qui a déclenché l’alarme dans le lobby sioniste pour lequel les Etats Unis sont nécessairement les alliés de l’entité sioniste qui est en retour leur alliée privilégiée dans un lien «unbreakable» (qu’on ne peut briser) selon le mot employé par Barack Obama.

Le troisième défaut de Donald Trump vient tout juste de se révéler : Donald Trump souhaite sortir des logiques de confrontation avec les pays étrangers, notamment la Russie, pour aller vers des relations de coopération !

Tout ça fait un peu beaucoup pour un seul homme: se mettre à dos le lobby sioniste et les néoconservateurs (deux secteurs d’influence qui se recouvrent très largement) avec leur doctrine de «full spectrum dominance» [suprématie totale], une doctrine qui a la totale adhésion des industriels de l’armement puisqu’elle justifie le maintien d’un potentiel miliaire très important  qui est une source de revenus pour eux.

Le cauchemar des néoconservateurs: Trump  veut “une bonne entente avec les pays étrangers”

Par Stuart Hooper, 21st Century Wire (USA) 4 mars 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Serait-ce la vraie raison pour laquelle Trump est si méprisé par l’establishment  républicain?

Dans ce qu’on ne peut présenter que comme un cauchemar pour les néoconservateurs, le candidat en tête pour l’investiture républicaine à la préssidentielle, Donald Trump a déclaré hier soir pendant un  débat sur Fox News qu’il veut établir des relations de coopération, et pas de de confrontation, avec les pays étrangers.

Trump a dit ce qui suit:

« Ne serait-ce pas vraiment une bonne chose si nous pouvions nous entendre avec la Russie, si nous pouvions  avoir de bonnes relations avec les pays étrangers. »

La faction politique néoconservatrice qui a dominé le Parti Républicain dans l’histoire récente considère qu’il n’y a pas grand-chose à gagner avec une politique de coopération et elle préfère au contraire la confrontation et la domination ; comme elle l’a amplement démontré avec la guerre en irak en 2003.

La déclaration de Donald Trump selon laquelle il veut explicitement  ‘une entente  avec la Russie’ est  sans précédent et Mitt Romney, le candidat républicain à la présidentielle de 2012 avait affirmé que la Russsie était «sans l’ombre d’un doute notre ennemi géopolitique numéro un.»

Un monde avec un président américain qui souhaite ‘l’entente’ pourrait être bien différent du monde d’aujourd’hui. Pourtant comme nous le constatons avec la myriade d’attaques contre Trump, certaines élites politiques et intérêts du complexe militaro-industriel ne sont pas emballés par ce concept.

Bien sûr, nous devons garder à l’esprit que ce n’est que ça: un concept. Et aussi bon que soit ce concept, il se pourrait bien que Trump ne tienne pas cette promesse.

N’empêche, c’est  quand même un changement de ton très différent, un peu plus doux, par rapport à la rhétorique politique que nous avons l’habitude d’entendre.

Pensez-vous que Trump a la bonne orientation en matière de politique étrangère, et la mettra-t-il  en œuvre?

Les extrémistes (pléonasme) sionistes sélectionnent le successeur d’Obama

6 avril 2014

Lors de la dernière campagne électorale présidentielle des Etats Unis qui s’était soldée par la réélection de Barack Obama, ce dernier n’avait pas eu de rival vraiment dangereux à affronter . Et il sera de fait réélu avec plus de 4 points d’avance sur Mitt Romney, le candidat investi par le Parti Républicain.

En dépit de ses sympathies sionistes affichées, Romney n’était pas le candidat préféré de la frange ultra du lobby sioniste qui lui préférait Newt Gingrich.

Vous devez certainement vous demander : « la frange ultra du lobby, combien de divisions, c’est-à-dire combien de personnes ? »

Il faut en réalité formuler la question en : « combien de dollars ? »

Beaucoup, puisque cette frange ultra est représentée par un certain Sheldon Adelson, milliardaire, patron de casinos (et donc de bordels), qui avait porté à bout de bras la candidature de Newt Gingrich.

On dira que l’argent ne peut pas tout puisque Gingrich n’a même pas pu se qualifier pour la présidentielle.

C’est juste et Sheldon Adelson est arrivé à la même conclusion, raison pour laquelle il cherche aujourd’hui un candidat plus « mainstream », moins marginal et qui aurait donc une chance de se qualifier et, pourquoi pas, de remporter la prochaine présidentielle.

Il en est actuellement à la phase de sélection pendant laquelle les candidats potentiels sont auditionnés et soumis à l’applaudimètre comme dans n’importe quel radio-crochet.

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Sheldon Adelson donnera bientôt le résultat de son concours

Une pratique qui indigne même David Firestone, un des éditorialistes du New York Times, journal pourtant connu pour ses sympathies sionistes.

On fait la queue pour lécher les bottes de Sheldon Adelson

par David Firestone, The New York Times (USA) 31 mars 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

On peine à imaginer un spectacle politique plus répugnant que le défilé des aspirants candidats républicains à la présidentielle qui ont passé les derniers jours à faire force courbettes devant le puissant compte en banque du magnat des casinos Sheldon Adelson. L’un après l’autre, ils se se sont levés devant le microphone à l’hôtel Venetian de M. Adelson à Las Vegas et ont parlé à la Coalition Juive Républicaine (qui est également une filiale propriété exclusive de M. Adelson), dans l’espoir de paraître suffisamment pro-Israël, pro-intervention militaire et philosémite pour pouvoir s’adjuger une partie des milliards de M. Adelson pour leurs campagnes électorales.

John Kasich, gouverneur de l’Ohios’est aventuré d’une manière inhabituellement audacieuse dans le champ de la politique étrangère en appelant à des sanctions plus sévères contre l’Iran et la Russie, et en affirmant que les Etats Unis ne devraient pas faire pression sur Israël en vue de l’amener à un processus de paix (salve d’applaudissements). « Hé, écoutez, Sheldon, merci de m’avoir invité, » a-t-il dit. « Dieu vous bénisse pour ce que vous faites. »

Scott Walker, gouverneur du Wisconsin, a évoqué le voyage de son père en Israël avant d’explique qu’il plaçait un candélabre (menorah) à côté de son sapin de Noël. Le prénom de son fils, Matthieu, est d’origine hébraïque a-t-il observé.

Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a aussi parlé de son voyage en Israël, aant de faire quelque chose d’impensable. Il a parlé de la Cisjordanie comme de « territoires occupés ». Un murmure d’indignation a alors parcouru la foule. Comment M. Christie ose-t-il implicitement reconnaître que la présence israélienne en Cisjordanie pourrait être rien moins que bienvenue aux yeux des Palestiniens ? Avant même que Christie quitte l’estrade, des responsables de l’organisation lui ont dit qu’il avait dérapé, et pas qu’un peu.

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Le fameux « cinq dans tes yeux » de Chris Christie est sans effet sur Sheldon Adelson

Et bien sûr, quelques heures plus tard, M. Christie a présenté ses excuses directement à M. Adelson pour sa petite crise d’honnêteté.

Ce serait déjà quelque chose si cette démarche proxénète relevait de la banale campagne ethnique de la part de candidats en quête de votes en Floride ou à New York, un rituel familier. Mais les gens rassemblés à Las Vegas n’étaient pas présents au titre d’électeurs – ils étaient là en qualité de donateurs, sous la direction du plus important d’entre eux, M. Sheldon Adelson qui a dépensé près de 100 millions de dollars pour son candidat préféré en 2012. Il avait permis à lui seul le maintien de la candidature de Newt Gingrich grâce à 20 millions de dollars de chèques, et cette année, il est à la recherche d’un candidat plus porteur qu’il pourrait envoyer à la Maison Blanche porté par un flot d’argent.

« Il ne veut pas d’un fou extrémiste comme candidat, » a déclaré au Washington Post Victor Chaltiel, un ami et collègue de M. Adelson. Nous voilà soulagés.

Mais pas tant que ça. La capacité d’un homme et de son argent à engendrer autant de léchage de bottes de la part de candidats sérieux est devenue chose routinière alors qu’elle devrait nous effrayer. Pourquoi parler directement aux électeurs quand vous pouvez obtenir qu’un milliardaire vous aide à les manipuler avec un tir de barrage de spots télévisés trompeurs, comme le font les frères Koch avec les candidats républicains au Sénat dans tout le pays.

C’est un calcul cynique qui détourne les gens de l’engagement politique. M. Adelson pense que ce n’est pas seulement incroyable, mais hilarant. Politico a rapporté que pendant une fête donnée samedi soir pour la Republican Jewish Coalition, M. Adelson a dit qu’il ne pouvait pas donner à l’organisation les 50 millions de dollars qu’elle demandait parce que son directeur n’avait pas la monnaie sur un milliard.

L’événement n’était pas ouvert à la presse, mais d’ici, on n’avait aucun mal à entendre les rires et les applaudissements serviles.

 

PS: WordPress a modifié son interface et pas pour l’améliorer!

 

 

La symbolique de Toulouse et sa signification politique

2 novembre 2012

François Hollande a rendu publiquement hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse, et c’est une démarche tout à fait légitime.

Le problème est qu’il l’a fait en compagnie de Benjamin Netanyahou, le premier ministre violent d’un Etat voyou qui séquestre et spolie le peuple palestinien.

S’il pensait que cet hommage avait une finalité pédagogique, on peut dire que c’est raté.

Si le but était par contre de flatter les instances supposées représenter la communauté juive en France et donner un coup de pouce électoral à Benjamin Netanyahou, on peut dire que c’est réussi.

On retiendra l’image de François Hollande donnant l’accolade à Benjamin Netanyahou dans l’école toulousaine fréquentée par les victimes de Mohamed Merah.

Je suis satisfait de toi François.

N’imaginez pas que cette accolade est le fruit d’une montée d’émotion qui se serait emparée des deux dirigeants politiques, elle fait au contraire partie de détails qui ont été décidés par les responsables du protocole des deux pays parce que c’est un geste qui a du sens politique.

On retiendra que M. Hollande est allé très loin dans une proclamation de sympathie à l’égard d’un homme qui n’est rien d’autre qu’une version juive d’une extrême droite que les politiciens de gauche prétendent stigmatiser.

En tout cas cette camaraderie est en phase avec les évolutions que connaît, il suffit de penser à la rhétorique de Manuel Valls, et va connaître la gauche institutionnelle dans sa relation avec les populations issues de l’immigration musulmane. Elle est également cohérente avec les inflexions qu’a connues la politique étrangère de la France depuis sa réintégration dans l’OTAN et le bellicisme que nous avons pu constater avec les événements liés au prétendu printemps arabe. Et on aurait donc eu tort  d’être surpris devant l’hommage  rendu récemment par le président Français au fasciste Yitzhak Shamir à l’annonce du décès de ce dernier.

Nous sommes entrés définitivement dans l’après deuxième guerre mondiale. Non pas que nous nous trouvions devant des idéologies et des phénomènes politiques nouveaux, mais que la parenthèse introduite par la guerre froide et le gaullisme en ce qui concerne la France s’est refermée et que nous nous retrouvons dans la situation idéologique voisine de celle de l’entre deux guerres mondiales. Avec des forces qui correspondent peu ou prou aux forces sur lesquelles s’appuyait le maréchal Pétain et d’autres qui correspondent à celles qui lui avaient accordé les pleins pouvoirs. De fait, on a beaucoup parlé de juifs de France ces jours ci, et guère de Juifs Français ou de Français Juifs.

Comme si aucune leçon n’avait été retenue des méfaits du fascisme et du nazisme. De fait, aucune leçon n’a été tirée de cette période sombre de l’histoire. Pour la bonne raison, entre autres, que la pédagogie et le discours  politique portant sur cette époque sont à la fois trop éloignés de la réalité de ce que fut cette époque et se sont détournés des enseignements universalistes qui auraient dû en être tirés.

Benjamin Netanyahou sait parfaitement reconnaître ses amis politiques et il en a reconnu un en François Hollande dont il s’est déclaré «très satisfait» exactement comme il a su reconnaître son ami politique aux Etats unis.

Mitt Romney et Benjamin Netanyahou partagent donateurs et amitié

Par Sheera Frenkel, McClatchy Newspapers (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem : Le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney et le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou ont reconnu être amis depuis des dizaines d’années, mais les liens financiers qui les unissent sont devenus évidents quand le candidat républicain a révélé la liste de ceux qui contribuent financièrement à sa campagne.

Plus de la moitié de ceux qui ont donné de l’argent à Netanyahou pour sa campagne de réélection sont des Américains qui ont aussi contribué à la campagne de Romney ou au Parti Républicain aux Etats Unis.

La loi israélienne permet aux politiciens de faire campagne et de collecter de l’argent à l’étranger, quoique l’impact financier des campagnes électorales soit extrêmement différent ici puisque, comme le calendrier électoral se limitant habituellement à trois mois, les budgets de campagne sont maintenus au minimum et les politiciens recourent traditionnellement au financement public. Netanyahou est cependant allé chercher de l’argent à l’étranger même si la somme qu’il a réunie est minuscule comparativement aux standards américains : elle peut s’évaluer en dizaines de milliers de dollars.

Selon des documents publiés par le contrôleur des finances d’Israël, Netanyahou a reçu des dons financiers provenant de 47 personnes. Une seule d’entre elles est israélienne et 42 sont américaines En recoupant les registres officiels aux Etats Unis avec la liste de Netanyahou, McClatchy a constaté que 28 des Américains qui avaient donné de l’argent pour Netanyahou avaient aussi donné pour Romney, le Parti Républicain ou les deux. Deux seulement ont donné de l’argent au Parti Démocrate, dont l’un pour le président Obama.

A la question de savoir s’ils sont gênés de voir que plus de 90 % de l’argent de Netanyahou vient des Etats Unis, la plupart des Israéliens ont un haussement

 «Alors ils prennent de l’argent aux Etats Unis ? Pourquoi devrions-nous en être surpris ? C’est ce qu’il y a de moins surprenant à un moment où tous les autres politiciens israéliens vont en prison pour fraude et corruption,» affirme Shlomit Beniyahu, 48 ans, qui dit qu’elle votera pour Netanyahou aux prochaines élections. «C’est peut-être une bonne chose si Netanyahou obtient de l’argent auprès des mêmes personnes que Romney ; ça montre qu’il est assez malin pour connaître des riches qui ont de l’argent.»

Une famille qui semble avoir particulièrement mis la main à la poche pour Netanyahou et Romney est la famille Falic de Miami. Les Falics, qui possèdent la chaîne de boutiques hors taxes Duty Free Americas, ont fait leur fortune en tant qu’anciens propriétaires de la maison de haute couture Christian Lacroix. Par divers membres de la famille, les Falics ont apporté près de la moitié des contributions à la campagne de Netanyahou, soit environ 42 000 dollars.

Les registres officiels aux Etats Unis montrent que la famille falic contrbue financièrement de longue date en faveur du Parti Républicain, avec plus de 100 000 dollars pour les candidats républicains cette année, dont 20 000 dollars pour la campagne de Romney. La famille Falic a aussi donné de l’argent à des organisations pour la colonisation, dont certaines qui organisent pour les Américains des visites des colonies juives en Cisjordanie

Un membre de la famille Falic que nous avons pu joindre à Miami a refusé de s’exprimer, tout comme la campagne de Romney.

Un porte parole de Netanyahou a refusé de parler des sources de financement su premier ministre, mais un ancien collaborateur de netanyahou, qui s’est exprimé pour McClatchy sous condition d’anonymat parce qu’il est toujours impliqué dans la vie politique, explique que le premier ministre considère que les Etats unis sont «un lieu naturel pour récolter des fonds.»

«Netanyahou a toujours été accueilli à bras ouvert aux Etats Unis. Les gens, les donateurs là bas ne pouvaient jamais lui donner assez,» explique cet ancien collaborateur.

Dans le cours de campagne présidentielle aux Etats Unis, Netanyahou a été critiqué pour avoir  semblé préférer Romney à Obama. Si les responsables de la campagne Romney ont dit clairement n’avoir pas cherché à obtenir le soutien du premier ministre, des organisations pro-israéliennes ont diffusé des spots dans des swing states comme la Floride pour affirmer que Romney à la Maison Blanche serait mieux pour l’Etat d’Israël.

 «C’est un message clair de notre part à nous ici en Israël que Romney est mieux pour l’Etat d’Israël et que sa relation avec Netanyahou serait certainement une amitié plus naturelle,» déclare Kory Bardash du groupe Israël des Républicains à l’Etranger

Dans des interviews, des représentants de Netanyahou ont relevé qu’il n’était pas intéressé à s’immiscer dans la politique partisane aux Etats Unis. Sa liste de donateurs ne comporte cependant que deux familles qui ont donné de l’argent à la fois au Parti Démocrate et à Netanyahou.

 «Il semble un peu étrange de voir que ses contributeurs soient surtout dans un camp,» observe Beniyahu qui a parlé à McClatchy pendant sa pause repas avec trois de ses collègues de travail à Tel Aviv.

 « J’imagine que ça montre quelque chose comme une préférence pour un parti sur un autre, » déclare Michael Cohen, un des collègues de Beniyahu. «Certaines personnes seront peut-être gênées parce que maintenant c’est comme s’il devait quelque chose aux Républicains… Mais la plupart des gens s’en fichent»

David Lightman a contribué à ce article depuis Washington.

Thin Lizzy contre Mitt Romney

14 septembre 2012

Le groupe de pop/rock Thin Lizzy a eu son heure de gloire dans les années 1970-1980 avec une musique qui puisait à différentes sources comme la musique celtique, le hard rock, le blues et la soul. Si ce groupe a compté dans son personnel cette légende de la guitare qu’est Gary Moore, il devait avant tout son identité à son leader et auteur compositeur principal, le bassiste et chanteur Irlando-Guyanais Phil Lynott.

Phil Lynott et sa fille Sarah

Thin Lizzy n’existe plus depuis longtemps et Phil Lynott  est mort en 1986 à seulement 36 ans, la loi du genre voulant peut-être que beaucoup de  grands rockers soient voués à mourir jeunes.

Lynott et Thin Lizzy sont morts mais pas leur musique !

C’est ce qu’a bien compris l’équipe de campagne électorale de Mitt Romney, le candidat que le parti Républicain a choisi pour battre Barack Obama.

Le problème est que la veuve de Phil Lynott qui participe à la gestion de l’oeuvre laissée par son défunt mari ne l’entend pas de cette oreille. Elle a en effet déclaré que :

 le chanteur n’aurait en aucun cas pu soutenir le candidat Républicain

Mme Caroline Lynott-Taraskevics a donc fait des démarches auprès de la maison de disques pour qu’elle demande au parti Républicain de cesser d’utiliser la musique de Thin Lizzy pour la campagne électorale de son candidat.

L’épouse de Lynott et sa mère Philomena sont mécontentes de l’utilisation par M. Romney de l’hymne The Boys Are Back In Town lors de la convention républicaine en Floride.
La mère du rocker a déclaré que son fils aurait rejeté toute association avec les Républicains, en particulier avec l’aile d’extrême droite chrétienne du parti et ce qu’elle appelle des politiques anti-gay et pro-riches.

La mère et la veuve ont en effet la certitude que Phil Lynott aurait soutenu Barack Obama et n’aurait pas apprécié ce qui s’est passé à la Convention républicaine où sa musique a accompagné l’entrée de Paul Ryan, l’autre membre du ticket républicain.

Mme Lynott-Taraskevics, qui est la mère des deux filles de Lynott, Sarah et Cathleen, a expliqué qu’elle veut s’assurer que l’utilisation de son œuvre reste fidèle ce qu’il était en tant qu’individu.
 «Je suis impuissante face à une grande partie des choses qui se passent, mais là, j’ai mon mot à dire, je fais ce que je crois que Philip aurait fait », a-t-elle ajouté.

Comme on dit, Long live rock and roll!

L’électorat juif, ce n’est pas le lobby juif et encore moins sioniste

5 septembre 2012

Il existe un mythe autour de l’électorat juif aux Etats Unis.

On a déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, non seulement l’électorat juif est numériquement faible, même s’il peut représenter un apport intéressant dans certains Etats, mais cet électorat , en admettant qu’il existe en tant que tel, se détermine avant tout sur des thématiques communes à l’ensemble de l’électorat des Etats Unis.

Nuançons: cet électorat tend à être plus libéral, c’est-à-dire à gauche dans le vocabulaire politique américain, que la population générale.

Une enquête d’opinion citée par The Economist observe en effet que

Parmi les communautés religieuses des Etats Unis, les Juifs tendent plus à s’identifier eux-mêmes comme libéraux [progressistes, de gauche]. 77 % des Juifs Américains étaient opposés à la guerre contre l’Irak, un plus fort pourcentage que chez les sans religion » (66 %) et l’opinion publique américaine dans son ensemble (52 %).

De fait,

depuis 1972, les candidats démocrates à la présidentielle ont reçu entre 64 % et 80 % des suffrages juifs sauf en 1980 quand Jimmy Carter en avait obtenu 45 %, Ronald Reagan 39 % et John Anderson 14 %. En 2008, le vice-président de la campagne républicaine destinée à convaincre les Juifs prédisait 40 % du vote juif pour John McCain; M. Obama avait obtenu 78 % des suffrages juifs.

Et malgré tout le tintamarre fielleux déversé aussi bien à Washington qu’à Tel Aviv sur le manque de soutien d’Obama à l’Etat sioniste, 56 % des électeurs Juifs jugent positivement l’actuel président sous cet aspect tandis que Romney recueille à peine 16 % d’avis favorables (malgré son attitude outrancièrement lèche-bottes vis-à-vis de Benjamin Netanyahou).

De toute façon, comme on l’a dit, les électeurs Juifs aux Etats Unis ont des motifs de préoccupation assez semblables à ceux de leurs compatriotes non juifs et le sort de l’entité sioniste n’apparaît nullement comme une priorité à leurs yeux.

Ce qui détermine le vote des électeurs juifs

En effet, le sort de l’entité sioniste vient seulement au huitième rang de leurs préoccupations loin derrière l’économie, le système de santé, les finances publiques, la protection sociale et la fiscalité.

Des électeurs comme les autres donc, et qui sont à une écrasante majorité (83 %) en faveur d’une solution de paix à deux Etats, même si, pour 67 % d’entre eux, cela impliquait que les Etats Unis manifestent publiquement leur désaccord avec l’entité sioniste.

Mais la réalité, c’est que ce ne sont pas tant les électeurs que les appareils politiques courtisent, mais plutôt l’argent des milliardaires Juifs et tous leurs réseaux d’influence et médiatiques qui, s’ils ne peuvent garantir complètement la victoire électorale aux élections nationales ou locales (qu’il ne faut surtout pas oublier), sont un plus incontestable et parfois décisif. 

613 rabbins pour Obama (moins 8 = 605)

24 août 2012

Aux Etats Unis, 613 rabbins viennent de faire savoir publiquement qu’ils apportaient leur soutien au président Barack Obama dans quête de réélection.

Je sais, vos journaux vous en parlent pas.

Par contre, si ça avait été 613 imams, vous imaginez le délire ?

Et si ça avait été 613 curés, on aurait sans doute demandé de quoi ils se mêlent, pas vrai ?

Ce groupe se nomme Rabbis For Obama et le Huffington Post nous informe qu’il est deux fois plus nombreux que celui qui avait soutenu Barack Obama lors de la précédente élection.

«Le soutien des rabbins au président Obama en « dit long sur le profond engagement du président pour la sécurité de l’Etat d’Israël et ses orientations politiques qui représentent les valeurs de l’écrasante majorité de la communauté juive américaine,» affirme Ira Forman, directeur pour la campagne de Jewish Outreach (campagne pour toucher l’électorat juif).
La question du soutien d’Obama à Israël est une pomme de discorde dans certains cercles juifs ; et un récent sondage montre que les Juifs Israéliens pensent que Romney est plus soucieux des intérêts d’Israël qu’Obama, avec un ratio de 2 contre 1.

Curieux de voir que pour une élection nationale, on s’occupe de savoir ce que pense l’électeur d’un pays étranger !

Quoi qu’il en soit, Obama a toute chance de rafler la mise puisque le Huffington rappelle qu’en 2008, il avait obtenu 80 % des bulletins de vote juifs. Il a donc de la marge !

C’est que les électeurs juifs, comme les autres, se déterminent avant tout sur des questions qui les intéressent directement, comme la santé, l’éducation, l’emploi, la fiscalité etc.

D’autant que par rapport à la question du régime sioniste, le choix se résume à opter pour la carpette Obama ou la serpillière Romney.

Par rapport au sionisme, justement, on [pas moi] s’est aperçu qu’un des 613 rabbins est une extrémiste (c’est une femme).

Pas une ultrasioniste, non, mais plutôt quelqu’un qui verse dans une forme d’antisionisme.

Ce sont des organisations de Juifs conservateurs [c’est-à-dire Républcains] qui se sont aperçus de la présence sur la liste de Mme Lynn Gottlieb, une femme rabbin du courant du judaïsme du renouveau [Renewal] et militante en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions (BDS) contre le régime sioniste.

Lynn Gottlieb milite pour le dialogue interreligieux

Ce coutant Renewal est comme son nom l’indique récent et il est ultra-minoritaire dans le judaïsme.

En fait ce sont 8 rabbins ayant un profil proche de Lynn Gottlieb , tous membres de Jewish Voice for Peace, qui figurent sur la liste.

Signe manifeste de l’extrémisme de cette femme rabbin, le Jerusalem Post nous appelle opportunément que :

En septembre 2008, elle avait participé à une délégation d’organisations religieuses qui avait parlé de l’holocauste et des droits des palestiniens avec le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad dans un hôtel de New York. Lors de cet évènement, elle avait dit qu’elle préférait la réconciliation en face à face, et elle avait demandé à Ahmadinejad, qui a nié l’holocauste, «de changer votre façon de parler de l’holocauste.»

Autant de raisons qui ont poussé la Republican Jewish Coalition et l’ Emergency Committee for Israel, une autre organisation proche du parti Républicain, à exiger du comité de campagne d’Obama qu’il refuse le soutien de ces 8 rabbins, au motif qu’ils ne soutiennent pas mordicus l’entité sioniste.

Le comité de campagne Obama a refusé en arguant du fait que le président n’était pas nécessairement d’accord avec toutes les idées de ceux qui lui apportent leur soutien et que, concernant le régime sioniste, Obama avait fait ses preuves en tant que carpette.

Un député Américain pollue le lac de Tibériade (Palestine occupée)

20 août 2012

Comme d’autres organes de presse, Le Nouvel Observateur répercute la dépêche qui suit :

Un député américain s’excuse pour un bain de minuit en Israël
le 20-08-2012 à 18h30 – Mis à jour à 19h20
TOPEKA, Kansas (Sipa) — Un député républicain du Kansas a présenté des excuses pour avoir pris un bain de minuit nu dans le lac de Tibériade au cours d’une mission d’information en Israël, alors que certains chrétiens tiennent pour sacrées ces eaux sur lesquelles Jésus aurait marché.
« Je regrette immensément d’avoir causé l’embarras de mes administrés et d’avoir déçu les gens qui croyaient en moi », a déclaré Kevin Yoder, 36 ans, au journal « Kansas City Star » dimanche soir, après la révélation de l’incident par le site Web Politico.
« La gravité de la situation et de mes actions ne m’échappent pas (…) Je veux juste présenter des excuses à mes administrés pour cette absence ponctuelle de jugement », a-t-il encore expliqué, assurant que le bain n’avait duré qu’une dizaine de secondes, qu’il faisait nuit et « qu’il n’y avait vraiment personne alentour pour (le) voir ». « J’ai plongé, suis ressorti tout de suite et me suis rhabillé. Néanmoins, ce n’est pas le comportement qu’attendent les gens de leur député. »

Quoi, Jésus était pas à poil quand il a marché sur l’eau?

Une vingtaine de députés et membres de la mission d’information s’étaient mis à l’eau le 18 août 2011 mais seul Yoder y était allé en tenue d’Adam, d’après Politico.
Or s’il est permis de nager dans le lac, la tenue doit rester correcte, a précisé lundi le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld. « Si quelqu’un se promène sur la plage nu, c’est un délit », a-t-il dit, ajoutant que des poursuites étaient encore envisageables si une plainte était déposée contre le représentant républicain.
Le site Politico affirme que le FBI a ouvert une enquête sur ce séjour israélien, sans dire pour quel motif précis. Kevin Yoder et son secrétaire de cabinet, Travis Smith, ont affirmé que ni eux, ni aucun autre membre du personnel n’avait été interrogé par la police fédérale.
D’après Politico toujours, la petite baignade a rendu furieux Eric Cantor, aîné républicain du groupe, qui a vertement tancé ses compagnons

 Le papier du Nouvel Observateur omet cependant un détail pas forcément insignifiant : Kevin Yoder était en état d’ébriété.

Sinon, les trois premières lignes de l’article disent tout.

Nous avons là en effet un député Juif Américain qui est venu en « mission d’information » et s’est baigné nu dans un lac auquel tous les Chrétiens confèrent un caractère sacré ainsi qu’à la terre de Palestine (Terre Sainte).

En mission d’information signifie qu’il est venu en Palestine occupée tous frais payés par le contribuable américain par le biais d’organisations sionistes qui récoltent des fonds permettant ainsi au passage à leurs généreux donateurs d’obtenir des déductions fiscales aux Etats Unis.

Kevin Yoder a vraiment pris au sérieux sa mission puisqu’il a tenu à observer le fond de sa bouteille de vin ainsi que celui d’un lac qui ne représente pour lui qu’un plan d’eau dans lequel il peut se baigner à poil.

Ce qu’il ne fera pas dans son pays où c’est interdit.

Les trois premières lignes nous apprennent aussi que ce député appartient au parti républicain supposé incarner les valeurs avec un grend V, les valeurs chrétiennes si on s’appelle Mitt Romney, judéo-chrétiennes si on s’appelle Kevin Yoder.

Même si on peut avoir un doute sérieux au sujet de ce dernier.

Mais bon, les électeurs Américains n’ont peut-être que ce qu’ils méritent.

Sheldon Adelson et la prostitution de la classe politique américaine

6 août 2012

On le sait, aux Etats Unis l’argent est aussi vital pour gagner des élections que les bulletins de vote eux-mêmes.

En fait, l’argent contribue fortement à obtenir ces fameux bulletins. Pas en les achetant, le procédé est rarement aussi grossier mais tout simplement en permettant à un candidat d’être plus visible qu’un autre, ce qui est décisif dans une ère de communication de masse.

C’est ce même procédé qui sert à nous faire acheter des savonnettes. Après, il faut que la savonnette lave vraiment et ne provoque pas de réaction allergique, mais ça, vous le savez en général seulement après l’avoir achetée.

Il est cependant vrai que si votre produit est à l’évidence de mauvaise qualité ou même nocif, la réclame ne saura convaincre que quelques nigauds.

Newt Gingrich, candidat Républicain à l’investiture présidentielle était en quelque sorte un mauvais produit et tout l’argent qu’a versé Sheldon Adelson pour sa campagne n’a pas suffi à lui assurer la victoire sur Mitt Romney.

Non pas que Romney lui-même soit un bon produit capable de réellement concurrencer Barack Obama, mais il a un aspect terroir américain traditionnel plus affirmé que Gingrich et, surtout, il est beaucoup plus en phase avec l’électorat de type «évangéliste», sioniste chrétien bien souvent, qui est la masse de manœuvre des néoconservateurs.

C’est important parce que Sheldon Adelson est un Juif orthodoxe qui finance colonies et institutions religieuses dans les territoires occupés.

Sheldon Adelson et la prostitution de la classe politique américaine

Et c’est pourquoi, bon gré mal gré, Sheldon Adelson a décidé de reporter son appui financier sur Mitt Romney. Et il l’a fait avant tout par détestation de Barack Obama.

Car, du point de vue de Sheldon Adelson, Barack Obama est une espèce de gauchiste et surtout un ennemi de l’Etat juif, alias l’entité sioniste usurpatrice.

On a compris que les hautes exigences éthiques et spirituelles de Sheldon Adelson étaient mieux satisfaites par ceux qui incarnent les valeurs conservatrices, le goût d’entreprendre pour le bien commun,  la rectitude morale et le patrimoine patriotisme.

Pour ce qui est d’entreprendre pour le bien commun, il faut juste savoir que Sheldon Adelson tire ses énormes revenus de la chaîne d’hôtels-casinos Sands dont le siège se trouve à Las Vegas. Il gère donc des endroits où on peut dormir, jouer de l’argent et sans doute faire d’autres trucs encore.

On a donc là le parfait exemple d’une réussite économique profitable à la société dans son ensemble et conforme à une éthique religieuse des plus rigoureuses.

Bon, jeux de hasard et morale sont peut-être deux choses qui ne vont pas bien ensemble ?

Il se trouve aussi que M. Adelson est visé par une plainte déposée contre lui par un de ses anciens employés, un certain Steven Jacobs qui dirigeait la filiale chinoise des hôtels-casinos  Sands.

Pour résumer, ce M. Jacobs accuse son ancien patron

d’avoir  favorisé la prostitution dans ses établissements chinois

et de

 collusion engagée avec un intermédiaire local, Leonel Alves, qui présentait l’insigne avantage d’être à la fois membre du conseil restreint de dix personnes qui entoure le chef de l’exécutif de Macao, membre d’un important conseil consultatif du gouvernement chinois à Pékin et propriétaire d’un cabinet indépendant de conseil aux investisseurs.

Bref de corruption

 A côté de cette plainte, on apprend que

Le gouvernement américain enquête pour savoir si le casino Las Vegas Sands a enfreint la loi sur le blanchiment d’argent, affirme le Wall Street Journal.

 Même si une seule de ces accusations était vraie, ça ferait quand même beaucoup. Et l’argent d’Adelson commence à peser comme un boulet au pied d’un Mitt Romney qui n’a eu pourtant de cesse de verser dans la surenchère  prosioniste !

Romney, qui n’est quand même pas tout à fait tombé de la dernière pluie, a quand même rejeté, pour l’instant, la demande formulée par Adelson d’une libération de l’espion sioniste Jonathan Pollard en cas de victoire électorale.

Parce que Romney se veut patriote américain et qu’il n’aimerait pas s’engager trop à la légère à libérer quelqu’un qui a nui aux intérêts vitaux de son pays.

Alors justement, qu’en est-il du patriotisme de Sheldon Adelson ?

Steve Sebelius du Las vegas Review-Journal nous éclaire quelque peu à ce sujet :

Les républicains adorent stigmatiser le président Barack Obama pour n’être pas suffisamment pro-Amérique.
Mais où sont leurs cris d’indignation devant la vidéo en ligne où on voit Adelson dire que malencontreusement, c’est l’uniforme américain qu’il avait porté et non l’israélien pendant son service militaire ?
«Je ne suis pas israélien,» déclare Adelson. «L’uniforme que j’ai porté à l’armée, malheureusement, n’était pas un uniforme israélien, quoique ma femme était dans l’armée israélienne et qu’une de mes filles était dans l’armée israélienne.»
Et quelle ironie d’entendre Adelson dénoncer les politiques de «type socialiste» du président Obama alors que, selon Forbes magazine, il a vu sa propre fortune faire un bond à nul autre pareil aux Etats Unis pendant le mandat d’Obama ?

Un sacré patriote américain que ce Sheldon Adelson qui regrette d’avoir fait son service militaire dans l’armée de son pays et non sans celle de l’Etat prétendu  juif!

Soumission à Tel Aviv: l’avertissement des services secrets américains à Barack Obama et Mitt Romney

30 juillet 2012

Au moment où Barack Obama et Mitt Romney multiplient les signes de soumission au régime sioniste, la presse anglophone, aux Etats Unis et ailleurs, diffuse largement un papier de l’Associated Press sur les activités d’espionnage qu’exercent les services secrets sionistes aux dépends des Etats Unis.

Il va sans dire que ces activités d’espionnage sont menées par des citoyens Américains qui travaillent pour le gouvernement ou pour l’armée des Etats Unis mais qui font avant tout allégeance à l’Etat sioniste. Ce qui facilite quand même les choses pour ces services secrets sionistes paraît-il si performants.

Jonathan Pollard en est le meilleur exemple. Les autorités et les groupes de pression sionistes font de gros efforts depuis des années pour obtenir l’élargissement de cet espion, c’est quasiment une cause nationale, mais aucun président des Etats Unis ne s’y est risqué, de peur d’enrager ce qu’on appelle la «communauté du renseignement » faite de fonctionnaires non élus qui pensent s’être enrôlés dans l’intérêt exclusif de leur pays.

Cet article est à n’en pas douter un avertissement pour les deux candidats afin de leur faire comprendre que, quel que soit le soutien qu’ils attendent et obtiendront du lobby sioniste, il est hors de question de libérer Jonathan Pollard.

Une curiosité de cet article est qu’il observe que l’entité sioniste n’a jamais été visée directement par al Qaïda.

Les Etats Unis voient leur proche allié israélien comme une menace en matière d’espionnage

Par Adam Goldman et Matt Apuzzo, Associated Press,

San Francisco Chronicle (USA) 28 juillet 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON (AP) —  Le chef de la station de la CIA à Tel Aviv avait déverrouillé la boîte qui contenait le matériel sensible dont il se servait à son domicile de Tel Aviv, en Israël, pour communiquer avec le siège de la CIA en Virginie, et n’avait pu que constater que quelqu’un l’avait trafiqué. Ce dont il référa à ses supérieurs.

Cet incident, décrit par trois anciens cadres des services secrets US aurait pu être rangé simplement parmi les péripéties qui émaillent le monde de l’espionnage international, sauf que le même chose était arrivée au précédent chef de station en Israël.

C’était un rappel pas très subtil que, même dans un pays ami des Etats Unis, la CIA elle-même était sous surveillance.

Dans un incident distinct, selon deux autres anciens officiels US, un agent de la CIA en Israël était rentré chez lui pour découvrir que la place des aliments dans le réfrigérateur avait été modifiée. Dans tous les cas, les autorités US pensent que les services de sécurité israéliens étaient les responsables.

Une telle ingérence souligne ce qui est largement connu mais rarement discuté en dehors du milieu des services de renseignements: malgré les liens incontestables entre les Etats Unis et leur allié le plus proche au Moyen Orient et malgré les déclarations des politiciens US qui claironnent cette amitié, les officiels de la sécurité nationale des Etats Unis considèrent qu’Israël est, par moment, un allié frustrant et une véritable menace pour le contre-espionnage.

Outre ce que les anciens officiels US ont décrit comme des violations de domicile au cours de ces dix dernières années, Israël a été impliqué dans des affaires criminelles d’espionnage contre les Etats Unis, dans des procédures disciplinaires contre les agents de la CIA et mis en cause dans la mort d’un espion important qui travaillait pour le compte de la CIA en Syrie pendant l’administration George W. Bush.

La CIA considère Israël comme étant sa menace N°1 en matière de contre-espionnage pour sa division Proche Orient, le groupe qui chapeaute les activités d’espionnage au Moyen Orient, selon d’anciens et d’actuels officiels.

Le contre-espionnage est l’art de protéger les secrets du pays contre les espions étrangers. Ce qui veut dire que la CIA pense que les secrets d’Etat des Etats Unis sont plus à l’abri des autres services secrets de la région que d’Israël.

Israël a des services d’espionnage hautement sophistiqués et professionnels qui rivalisent avec les services américains en technicité et capacité à recruter de la ressource humaine. A la différence de la Syrie et de l’Iran, par exemple, Israël, en qualité d’allié indéfectible, bénéficie d’un accès aux niveaux les plus élevés des cercles militaires et du renseignement au sein du gouvernement des Etats Unis.

Les officiels nous ont parlé sous condition d’anonymat parce qu’ils ne sont pas autorisés à parler publiquement de ces questions sensibles pour les relations diplomatiques entre les deux pays.

Les inquiétudes du contre-espionnage persistent alors même que la relation entre les USA et Israël comprennent une étroite coopération sur des programmes de renseignement qui incluraient le virus Stuxnet qui a attaqué les ordinateurs des principaux sites iraniens d’enrichissement d’uranium. Alors que l’alliance [avec le régime sioniste] est centrale dans l’approche des Etats Unis au Moyen Orient, il y a quand même place pour un désaccord important, tout particulièrement dans la tourmente diplomatique au sujet des ambitions nucléaires de l’Iran.

«C’est une relation compliquée,» déclare Joseph Wippl, un ancien officier supérieur des actions clandestines la CIA, et ancien chef du bureau de la CIA pour les affaires parlementaires (Congrès). «Ils ont leurs intérêts. Nous avons nos intérêts. Pour les Etats Unis, il y a un équilibre à trouver.»

La façon dont Washington caractérise sa relation avec Israël est importante aussi dans la manière dont les Etats Unis sont perçus dans le reste du monde, particulièrement dans les pays musulmans.

Les éloges à l’égard des Etats Unis sont allés crescendo [dans l’entité sioniste] avant la rencontre prévue dimanche entre le candidat à la présidentielle Mitt Romney et le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem. Leur relation remonte à plusieurs dizaines d’années, quand ils s’étaient brièvement croisés dans les années 1970 au the Boston Consulting Group. Tous deux travaillaient comme conseillers de cette firme au début de leur carrière, avant que Romney fonde en partenariat sa propre société de gestion de placements. Romney a déclaré dans un discours la semaine dernière qu’Israël était «un de nos amis les plus chers, » et a critiqué Obama pour ce qu’il a qualifié de «traitement médiocre» de l’Etat juif par l’administration Obama.

«Le peuple d’Israël mérite mieux que ce qu’il a reçu de la part du leader du monde libre,» a déclaré Romney dans un appel clair à l’électorat juif américain et aux électeurs évangélistes pro-Israël.

Les Américains peuvent bien aller dans le mur

Obama, dont on avait appris qu’il semblait avoir approuvé des critiques contre Netanyahou formulées par le président Français d’alors, benjamin Netanyahou, a défendu son travail avec Israël. «Nous avons fait beaucoup de choses avec Israël ces trois dernières années,» a déclaré Obama dans le courant de l’année. «Je pense que le premier ministre – et certainement le ministre de la défense – reconnaîtra que la coopération sans le domaine militaire et du renseignement n’a jamais été aussi étroite.»

Un porte-parole Israélien à Washington, Lior Weintraub, a déclaré que son pays avait des liens étroits avec les Etats Unis.

Les services de renseignements et de sécurité israéliens entretiennent une coopération étroite, étendue et continue avec leurs homologues des Etats Unis,» a déclaré Weintraub. «Ils sont nos partenaires dans la confrontation avec de nombreux défis communs. Toute suggestion qu’il en serait autrement est sans fondement et contraire à l’esprit et à la pratique de la coopération de nos deux pays en matière de sécurité.»

La CIA a refusé de commenter.

La tension existe des deux côtés

La National Security Agency (NSA) a toujours exercé une surveillance d’Israël. Les Etats Unis ne veulent par exemple pas être pris au dépourvu si Israël lançait une attaque surprise qui pourrait précipiter la région dans la guerre, mettre en péril les livraisons de pétrole et mettre en danger les soldats Américains.

Matthew Aid, auteur de «The Secret Sentry,» qui traite de la NSA explique que les Etats Unis ont commencé à espionner Israël avant même la création de l’Etat en 1948. Aid précise que les Etats Unis avaient une station à Chypre chargée d’espionner Israël jusqu’en 1974. Aujourd’hui, des hébréophones sont stationnés dans les locaux de la NSA à  Fort Meade dans le Maryland où ils écoutent les interceptions de communications israéliennes, dit-il.

La politique de la CIA interdit généralement à ses agents à Tel Aviv de recruter des sources dans l’administration israélienne. Ce qui ne peut se faire qu’avec l’approbation de hauts responsables de la CIA, expliquent deux anciens cadres de cette agence. A l’époque de l’administration Bush, l’accord devait être donné par la Maison Blanche.

Israël n’est pas le plus proche allié de l’Amérique, du moins quand il s’agit de savoir à qui Washington fait confiance pour les informations les plus sensibles pour la sécurité nationale. Cette confiance est l’apanage d’un groupe de nations désignées officieusement les «Five Eyes » (cinq yeux). Sous ce couvert, les Etats Unis, le Canada, la Grande Bretagne, La Nouvelle Zélande et l’Australie acceptent d’échanger des informations et de ne pas s’espionner mutuellement. Souvent, les agents des services secrets US travaillent en direct avec leurs homologues de ces pays pour traiter des informations top secrètes qui ne sont partagées avec personne d’autre.

Israël se situe dans le cadre d’une relation de second rang désignée par un autre nom officieux, «Friends of Friends.» Ce nom dérive de la phrase « les amis n’espionnent pas les amis, » et cet arrangement date de dizaines d’années. Mais les services de renseignements extérieurs d’Israël, le Mossad, et l’équivalent du FBI, le Shin Bet, tous deux considérés comme étant parmi les meilleurs du monde, ont été soupçonnés de recruter des officiels US et d’essayer de voler des secrets américains.

Vers 2004-2005, la CIA a révoqué deux agents de sexe féminin pour avoir eu des contacts non signalés [à la hiérarchie] avec des israéliens. Une des deux femmes a reconnu, sous détecteur de mensonges, avoir eu une relation avec un Israélien qui travaillait pour le ministère [sioniste] des affaires étrangères, explique un ancien officiel de la CIA. La CIA avait appris que l’Israélien avait présenté la femme à son «oncle.» Ce dernier travaillait pour le Shin Bet.

Jonathan Pollard, fonctionnaire civil de la marine chargé d’analyse de renseignements, a été convaincu d’espionnage pour Israël en 1987 alors que l’accord Friends on Friends était en vigueur. Il a été condamné à la prison à vie. Les israéliens essayent depuis des années d’obtenir sa libération. En janvier 2011, Netanyahou avait demandé à Obama de libérer Pollard tout en reconnaissant que les agissements d’Israël dans cette affaire avaient été « une faute et complètement inacceptables.»

Ronald Olive, un ancien superintendant du Naval Criminal Investigative Service (le fameux NCIS) qui avait enquêté sur Pollard, déclare qu’après l’arrestation, les Etats Unis avaient formé un groupe de travail pour déterminer quels dossiers gouvernementaux Pollard avait volés. Olive explique que ce  qu’Israël a rendu ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer ».

Après l’affaire Pollard, les Israéliens avaient promis de ne plus avoir d’agents secrets en opération sur le sol des Etats Unis.

Ancien ingénieur mécanicien de l’armée, Ben-Ami Kadish a plaidé coupable en 2008 d’avoir remis des documents classés secrets aux Israéliens pendant les années 1980. Son officier traitant était le même que celui qui gérait Pollard.

Kadish avait permis  aux Israéliens de prendre des clichés de documents sur des armes nucléaires, une version modifiée de l’avion de chasse F-15 et du système de missiles anti-aérien Patriot. Kadish, qui avait 85 ans au moment de son arrestation, avait évité la prison et reçu une amende de 50 000 dollars. Il avait déclaré au juge «Je pensais que j’aidais Israël dans faire de tort aux Etats Unis.»

En 2006, un ancien analyste du Département de la Défense a été condamné à plus de douze ans de prison pour avoir donné des informations classifiées à un diplomate Israélien et à des lobbyistes pro-Israël.

Malgré l’affaire Pollard et les autres, Olive dit avoir la conviction que les deux pays doivent maintenir d’étroites relations «mais devons-nous rester vigilants ? Absolument. Les Israéliens sont bons dans ce qu’ils font.»

A l’époque de l’administration Bush, la CIA avait classé certains services de renseignements étrangers en fonction de leur disposition à aider à la lutte contre le terrorisme menée par les Etats Unis. Un ancien officiel de la CIA qui avait vu la liste achevée indique qu’Israël, qui n’a jamais été visé directement par des attentats d’al Qaïda, arrivait derrière la Libye qui avait récemment accepté de renoncer à son programme d’armement atomique.

Les incidents   en matière d’espionnage n’ont pas vraiment ralenti transfert de milliards de dollars en argent et en armement des Etats Unis vers Israël. Depuis l’arrestation de Polard, Israël a reçu plus de 60 milliards de dollars d’aide américaine, essentiellement sous forme d’assistance militaire, selon le Congressional Research Service. Les Etats Unis ont fourni à Israël des missiles Patriot , ont participé au financement d’un programme de défense anti-missile et fourni du matériel radar très sensible pour détecter les menaces de missiles iraniens.

Pas plus tard que vendredi dernier, Obama a annoncé qu’il allait ouvrir une ligne d’aide militaire supplémentaire de 70 millions de dollars, une décision anticipée de façon apparemment à éclipser le voyage de Romney (dans l’entité sioniste), et il a parlé de «l’engagement inébranlable [de l’Amérique] envers Israël.» L’argent aidera israël à développer la production d’un système de missiles à courte portée.

Certains officiels de la CIA sont encore remontés au sujet de la disparition d’un scientifique Syrien qui, à l’époque de l’administration Bush, était le seul espion de la CIA dans le programme militaire syrien de développement d’armes biologiques et chimiques. Ce scientifique fournissait à l’agence des informations extraordinaires sur les agents pathogènes utilisés pour ce programme, expliquent d’anciens officiels US à propos de cette opération d’espionnage précédemment inconnue.

A l’époque, il y avait une pression pour un échange d’informations sur les armes de destruction massive, et la CIA avait fourni les siennes à Israël. Un ancien offiiel de la CIA, qui a une connaissance directe de ce dossier, explique que des détails dur le programme syrien avaient été publiés dans la presse. Même si la CIA n’a jamais conclu formellement à la responsabilité d’Israël, les officiels de l’agence avaient protesté auprès d’Israël parce qu’ils croyaient que les Israéliens laissaient fuir des informations pour faire pression pour que la Syrie abandonne son programme. Les Syriens avaient cherché qui avait accès à ces informations sensibles et avaient fini par identifier le scientifique comme un traître.

Avant de disparaître et d’être probablement tué, le scientifique avait dit à son agent traitant que les renseignements militaires syriens se concentraient sur lui.

Nourriture casher et mythe du vote juif aux Etats Unis

28 janvier 2012

Ce ne sont effectivement pas les bulletins de vote des citoyens de confession juive que cherchent à récupérer les candidats à la présidentielle ou à l’investiture présidentielle aux Etats Unis quand ils font pétition de soumission au lobby sioniste (abusivement qualifié de lobby juif).

Comme rien ne semble vraiment différencier les candidats sous l’aspect de leur soutien au sionisme (chacun assurant être plus pro sioniste que tous les autres), les citoyens de confession juive qui s’intéressent vraiment au sort de l’Etat sioniste ont donc tout loisir de se prononcer par rapport à des préoccupations plus nationales comme l’emploi, le niveau de vie ou la sécurité sociale. Et comme les autres électeurs «juifs», ils tendent à pencher le plus souvent en faveur des Démocrates. Une inflexion vers le parti Républicain se fait peut-être sentir depuis quelques années, mais elle ne caractérise en rien cet électorat.

Par ailleurs, le poids de l’électorat juif est très faible à l’échelle nationale. Certes de fortes communautés juives existent dans certains Etats comme celui de New York ou la Floride mais ce fait ne justifie pas d’accorder une importance particulière à cette fraction de l’électorat.

Ce que les politiciens courtisent en fait, c’est l’argent des milliardaires Juifs (du moins de ceux qui sont sionistes, les autres se positionnant de manière très classique en fonction de leur appartenance de classe) et aussi l’accès aux media et/ou la neutralisation de la capacité de nuisance de media ou de réseaux d’influence de l’opinion où ces milliardaires sont très présents.

La mauvaise presse dont vient de faire l’objet Mitt Romney dans un journal détenu par le magnat de la presse et de la communication Rupert Murdoch illustre à merveille mon propos.

C’est chaud en effet pour Mitt Romney selon le New York Post qui vient de sortir une affaire de 2003 quand Mitt Romney, en sa qualité de gouverneur du Massachussetts avait refusé de renouveler allouer une subvention de 600 000$ permettant aux personnes âgées juives de pouvoir avoir de la nourriture casher dans leurs maisons de retraite.

En des temps de disette économique et d’augmentation des dépenses de sécurité sociale, Mitt Romney avait estimé que cette subvention ne correspondait pas à une nécessité.

Le porte parole de la campagne de Mitt Romney a donc été obligé répondre à ce qui ressemble à une accusation à peine voilée d’antisémitisme :

Le porte parole de Romney a défendu son opposition, affirmant que l’Etat était en crise et que le veto à la subvention de la nourriture casher était nécessaire pour faire face aux taux de remboursement plus élevés de Medicaid.

Et si on en croit Dov Hikind, un élu de l’assemblée de l’Etat de New York, le sort de Romney a été scellé par cette affaire :

«Eh bien, ‘qu’ils mangent du porc ou qu’ils mangent quelque chose d’autre’ – quand on mange casher, on ne mange rien d’autre. C’est aussi simple que ça. Pourquoi Romney ne l’a pas compris à ce moment précis est décevant et assez choquant pour moi.»
« les gens qui sont casher [sic] – ce n’est pas un choix pour eux, » fulmine Hikind (Démocrate – Brooklyn) qui dit que cette affaire nuira à Romney dans sa compétition au coude à coude avec Gingrich en Floride.
«Tout le monde comprend ce qu’est le casher. Il y a d’importantes communautés de Juifs qui mangent seulement casher et il y a une forte communauté de citoyens âgés, de seniors, » explique Hikind. «Les gens vont vouloir savoir pourquoi.»

Romney a déjà répondu au «pourquoi» (faire des économies en temps de vaches maigres pour abonder le chapitre des dépenses de santé), mais sa réponse est bien sûr irrecevable pour Hikind.

Cette subvention a depuis été rétablie par l’assemblée de l’Etat du Massachussetts.

Un veto pour rien donc. Mais Mitt Romney devra quand même avouer qu’il est antisémite. Ce qu’il est d’ailleurs peut-être, comme bon nombre de ceux qui courent après l’argent des milliardaires sionistes

Il est piquant de remarquer que Dov Hikind, que le New York Post nous présente comme un Juif orthodoxe et, ainsi qu’il est précisé, élu du parti Démocrate, est un chaud partisan de Newt Gingrich [un Gingrich Booster]. Or Newt Gingrich est, comme Mitt Romney, un candidat qui cherche à être investi par le Parti Républicain pour se présenter aux élections contre Barack Obama, le président issu du parti Démocrate.

On voit bien que Dov Hikind n’est un homme de conviction que sur le sujet de la nourriture casher.

Je peux quand même proposer un truc à Mitt Romney pour se tirer de ce mauvais pas.


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