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La veuve d’un savant iranien assassiné par le Mossad parle

1 août 2014

Même si l’actualité et nos cœurs restent du côté de Gaza, cet article porte sur un sujet moins brûlant mais qui a en définitive à voir avec la Palestine, comme beaucoup de choses qui se passent dans le monde arabe et plus largement dans le monde musulman.

Je ne publierai normalement plus rien avant fin août parce que je pars à l’étranger et que je n’aurai certainement pas la possibilité matérielle de bloguer.

Un article original, et même intéressant, qui donne la parole à l’épouse d’un des savants iraniens assassinés par les services secrets sionistes pour essayer de mettre en difficulté le programme nucléaire iranien et éventuellement décourager ceux qui collaborent à ce programme.

On regrettera cependant que l’auteur du papier parle de représailles iraniennes qui se seraient par exemple exercées en Inde contre un diplomate sioniste. Des représailles qui n’avaient fait que des blessés légers et tué personne.

La lgique commande pourtant à l’Iran de s’abstenir de faire des coups tordus dans un pays comme l’Inde qui est pour lui un partenaire absolument stratégique. Et l’accession récente au pouvoir à New Delhi du BJP, conservateur et nationaliste hindou, ne change rien à cette donnée parce que vu depuis Mumbai ou Delhi, l’Iran est aussi perçu comme un partenaire essentiel : rien moins que son accès aux marchés et aux ressources de l’Asie centrale ! Sans parler de l’intérêt du marché iranien lui-même.

Guerre secrèrt contre les savants atomistes iraniens : une veuve se souvient

L’épouse du premier scientifique à avoir été assassiné parle des craintes de plus en plus fortes de son mari vis-à-vis d’une nasse qui se refermait sur lui – et de sa rencontre peu avant son exécution avec le meurtrier formé par les Israéliens.

par Scott Peterson, Christian Science Monitor (USA) 17 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Tout semblait normal le matin de l’assassinat.

Le savant iranien Masoud Ali Mohammadi et son épouse s’était réveilles un peu avant l’aube et avaient prié ensemble. Puis elle avait préparé le petit déjeune tandis qu’il faisait la liste de ce qu’il avait à faire dans la journée.

« C’était quelqu’un de très minutieux et il voulait toujours que tout aille comme sur des roulettes, » se rappelle Mansoureh Karami à propos de son mari.

Mansoureh Karami

Mansoureh Karami

Ce matin là, M. Ali Mohammadi – un homme à la chevelure dégarnie, à la moustache épaisse, les yeux rapprochés et une dizaine de publications universitaires à son actif – avait dit au revoir trois fois à son épouse : quand elle lui avait remis son panier repas, quand il avait lacé ses souliers, et quand il étai sorti de sa voiture pour fermer le portail de la maison derrière lui . [voyez la photo et comparez avec la description du journaliste!]

C’est alors que l’explosion se produisit.

Une bombe actionnée à distance fixée à une motocyclette non loin tuait ce physicien spécialiste des particules d’une volée de billes métalliques, donnant à l’Iran son premier « martyr du nucléaire » et envoyant une onde de choc dans toute la communauté scientifique et nucléaire iranienne.

Masoud Ali Mohammadi

Masoud Ali Mohammadi

Quand le cinquième scientifique iranien a été assassiné, il y avait eu moins de surprise. Ceux qui travaillaient au programme nucléaire iranien étaient sur leurs gardes depuis des années.

La guerre secrète menée par les États Unis et Israël contre le programme nucléaire iranien a vu l’assassinat de cinq scientifiques iraniens, des virus informatiques malveillants comme Stuxnet, de l’espionnage et des explosions inexpliquées ainsi que plusieurs tentatives iraniennes de riposter avec des opérations le plus souvent ratées en Inde, en Géorgie et en Thaïlande.

Les « martyrs du nucléaire » de l’Iran ont été pendant des années un point de consensus sur le programme nucléaire du pays et son « droit » à l’enrichissement de l’uranium, quel que soit le prix à payer par des sanctions. Les négociations en cours à Vienne cherchent à limiter ce programme pour garantir qu’il ne puisse jamais servir à produire une arme nucléaire – objectif que l’Iran affirme rejeter.

DEMANDE DE PARDON

Ali Mohammadi craignait d’être visé pour son travail clandestin, même si peu de gens en dehors de son épouse savaient qu’il était autre chose qu’un conférencier, ou qu’il avait une quelconque expertise nucléaire.

Ali Mohammadi avait remarqué un intérêt pour son travail à l’étranger, ce qui l’avait incité à moins voyages.

Son assassin était un agent iranien formé par le Mossad, l’agence israélienne d’espionnage. Des informations de la presse israélienne indiquent que la confession de Majid Jamali Fashi diffusée par la télévision d’État iranienne début 2011 était véridique. S’exprimant depuis la prison Evin à Téhéran, le jeune homme avait décrit son entraînement – qui comprenait un travail avec deux nouveaux modèles de motocyclettes iraniennes, et une réplique parfaite de la rue et de la maison d’Ali Mohammadi – dans une site du Mossad près de l’autoroute Tel Aviv – Jérusalem à l’est de l’aéroport Ben Gourion.

M. Fashi avait plaidé coupable devant le tribunal et avait été condamné à mort. Avant son exécution, cependant, Karami l’avait rencontré en face à face à la prison Evin.

« Il y avait tant de choses qui me traversaient l’esprit, d’être vengée, » a déclaré Karami au Christian Science Monitor.

Elle avait apporté la serviette en cuir que son mari avait emporté le jour de sa mort. Les yeux emplis de larmes, elle l’avait déballée pour montrer les trous qu’avaient faits les billes de métal dans une thèse de doctorat reliée d’un de ses étudiants et l’étui à lunettes déchiré de part en part, avec les verres cassés.

Avant la rencontre, Karami s’était jurée de « planter à coups de marteau autant de clous dans la tête de cette personne » que son mari avait reçu de billes de métal dans la tête. Mais quand elle rencontra Fashi, elle se trouva en face d’un homme brisé qui implorait pardon, pleurant si fort qu’il avait vidé toute une boîte de mouchoirs.

« Quand je l’ai vu, je l’ai vu dans un état d’impuissance et si petit. J’ai dit que ce serait gâcher mes efforts que de dépenser toute cette énergie [à lui planter des clous] », se souvient Karami. Elle a deux grands enfants, un diplôme en psychologie, et prépare actuellement un master en études féminines.

« Je ne lui pardonnerai jamais – il n’y a pas de place pour le pardon. Parce que je ne pense pas qu’il a fait du mal seulement à ma famille, mais à tout le pays, » explique Karami, avec de la détermination dans le regard de se yeux marron foncé. « Tous les peuples du monde – quelles que soient leurs convictions – respectent toujours leur pays, et il a trahi son pays. »

UNE PEUR QUI MONTE

Ali Mohammadi avait une vie publique en tant que maître de conférence et chercheur en physique quantique qui a écrit sur des sujets allant de physique des masses condensées aux trous noirs. Mais il y avait de nombreux signes que son activité nucléaire « top secrète » – ignorée même de sa mère et de sa sœur, dit Karami – avait attiré l’attention hors d’Iran.

« Il était toujours fier du fait que les 55 articles qu’il avait donnés à publier n’avaient rien à voir avec don travail nucléaire, ce qui faisait disait-il qu’il y avait toujours un doute qui existait quant à ce qu’il faisait, » explique Karami. Elle fait écho à la parole officielle iranienne quand elle ajoute que la République Islamique ne cherche pas l’arme nucléaire – seulement le développement scientifique.

Ali Mohammadi savait qu’il était surveillé par certains pays occidentaux et par les Mojahidine-e Khalq (MKO/MEK) d’opposition qui avaient divulgué pour la première fois en 2002 l’existence du programme iranien d’enrichissement de l’uranium.

En 2006, par exemple, un collègue participant à une conférence en Grande Bretagne avait été interrogé pendant 24 heures sur les activités nucléaires de Mohammadi. En 2008, un autre collègue avait été interrogé pendant 48 heures, peut-être en Italie.

Et en 2009, pendant un pèlerinage à La Mecque, Ali Mohammadi « s’était rendu compte que des gens le filmaient et qu’il était suivi, » explique Karami. « Il a fait plus attention après, et sortait beaucoup moins. » Un mois avant sa mort, il avait fait part de sa crainte d’être enlevé au cours d’un voyage en Jordanie et était tombé malade [une maladie physique] avant son départ.

Le couple n’avait pas arrêté ses longues promenades quotidiennes dans leur quartier traditionnel de Gheytariyeh, à Téhéran nord, ni ses longues randonnées en montagne les week-ends, mais Ali Mohammadi prenait des précautions.

« Avant sa mort, il m’avait donné le numéro de téléphone de quelqu’un, et m’avait dit : « Si jamais je ne rentre pas à la maison, si quelque chose m’arrive, appelle ce numéro avant d’appeler la police, » se souvient Karami.

Quand le moment fatidique arriva, elle dit que ses mais tremblaient si violemment que son fils avait dû composer le numéro à sa place.

LA FABRICATION DES HEROS DE LA NATION

L’assassin Fashi était l’un des 10 agents travaillant pour le Mossad, dont l’arrestation avait été annoncée par le ministère iranien du renseignement en Janvier 2011. leur arrestation avait été annoncée comme un «triomphe remarquable » qui montrait « la suprématie des services de enseignements sur le système d’espionnage du régime sioniste. »

Dans sa confession télévisée, Fashi avait dit que, après son recrutement hors d’Iran dans un consulat israélien, il était parti en Israël, on lui avait montré une maquette de la maison de Ali Mohammadi, exacte dans les moindres détails de l’arbre et de l’asphalte jusqu’au trottoir de la rue. Début 2012, le magazine Time citant des « sources de renseignement » en Israël, confirmant «La participation [de Fashi] à une cellule du Mossad dont les sources affirment qu’elle a été révélée à l’Iran par un pays tiers. »

Fashi avait déclaré dans sa confession, « Ils m’avaient dit que la personne qui faisait l’objet de l’opération était impliquée dans la fabrication d’une bombe atomique et que l’humanité est en danger et que vous êtes son sauveur. »

Fashi avait dit après l’attentat, « Je suis très fier d’avoir fait quelque chose d’important pour le monde et puis j’ai soudain réalisé que ce ce à quoi je croyais était un mensonge. »

Quatre autres assassinats de scientifiques associés au programme nucléaire iranien avaient suivi, trois avec des bombes fixées magnétiquement sur leur voiture par des assaillants à moto qui agissaient quand les voitures étaient bloquées dans la circulation.

On considère généralement que l’Iran a essayé de répliquer par des attentats du même genre. Une bombe magnétique fixée par un motocycliste sur la voiture de l’épouse de l’attaché militaire israélien à New Delhi l’avait blessée ainsi que trois autres personnes en février 2012. Le même jour, une bombe du même type avait été trouvée fixée à un véhicule à côté de l’ambassade israélienne à Tbilissi en Géorgie. Elle avait été désamorcée.

Les assassinats ont contribué à faire du programme nucléaire une question de « dignité nationale, » déclare Karami. Les portrait des scientifiques tués ont souvent été montrés pendant les conférences de presse tenues par Saed Jalili, l’ancien négociateur en chef iranien pour le nucléaire, et sont souvent exposées lors de fêtes nationales comme l’anniversaire de la révolution. Ils ont accédé au statut de héros en Iran, rejoignant les martyrs les plus révérés de la guerre Iran – Irak des années 1980.

« Je connais beaucoup de gens dans mon quartier qui ne sont pas pour la révolution. Mais maintenant [après l’assassinat], sur la question du nucléaire, ils sont à fond avec le gouvernement, » affirme Karami. « Je suis certaine que nos dirigeants n’oublieront pas nos martyrs. »

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Espionnage sioniste aux Etats Unis, Jeff Stein enfonce le clou!

11 mai 2014

Les informations sur l’importance de l’espionnage sioniste aux Etats Unis ont fait de grosses vagues chez les indus occupants de la Palestine. L’article du magazine Daily Beast/Newsweek a en effet déclenché un feu roulant de démentis ainsi que des accusations allant jusqu’à celle d’antisémitisme, Ce feu roulant a conduit Newsweek à récidiver avec un autre article de Jeff Stein dont le but est d’enfoncer définitivement le clou.

Un deuxième article qui a fait sortir Danny Yatom, un ancien chef du Mossad, de sa torpeur et se fendre d’une déclaration sur le caractère « délirant » du reportage de Newsweek.

Jeff Stein

Jeff Stein

Quant au ministre sioniste du renseignement et des affaires stratégiques Yuval Steinitz, il accuse une volonté de saboter les relations entre les Etats Unis et l’Etat prétendu juif.
Steinitz a certainement raison car on ne peut pas imaginer qu’un organe de prsse grand public comme Newsweek se hasarde à publier de telles informations, sans s’embarrasser trop du conditionnel, sans le feu vert voire à l’instigation de cercles influents au sommet du gouvernement des Etats Unis,
Une affaire qui est sans doute à situer dans le contexte des multiples humiliations subies par la diplomatie américaine dans sa volonté de faire avancer un processus de paix. Une volonté impertirbalement contrariée par un régime sioniste plus fanatique que jamais.

L’espionnage agressif des Etats Unis par Israël est généralement étouffé

par Jeff Stein, Newsweek (USA) 8 mai 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Quand l’équipe chargée de la sécurité de Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, inspectaient sa suite dans un hôtel de Jérusalem mardi soir, ils avaient en tête la présence d’un visiteur surprise dans la chambre du vice président Al Gore il y a 16 ans cette semaine, un espion dans un conduit d’aération.

Susan Rice a rencontré Shimon Peres mercredi 7 mai

Susan Rice a rencontré Shimon Peres mercredi 7 mai

Selon un ancien cadre du renseignement américain, un agent des services secrets qui profitait d’un moment de solitude dans la salle de bains de Gore avant l’arrivée du VIP avait entendu un bruit métallique de raclage. « L’équipe des services secrets avait inspecté la chambre [de Gore] à l’avance tous ses membres étaient partis, sauf un agent, qui avait décidé de prendre un long temps sur le trône, » a rapporté l’ancien cadre des services secrets à Newsweek . « Donc, la chambre était calme, il tait en train de contempler ses orteils quand il entend un bruit dans la ventilation. Et il voit le cache de la ventilation qui est déplacés de l’intérieur. Et puis il voit un mec qui commence à sortir du conduit dans la pièce « 

Est-ce que l’agent s’est dépêché de prendre son arme ? Non, nous a dit l’ancien agent avec un petit rire. « Il a toussoté et le gars est reparti dans le conduit. »

Aux yeux de certains, ce incident est une bonne métaphore pour les coulisses des relations entre Israël et l’Amérique, frères ennemis [« frenemies »] même dans les meilleurs moments. L’effronterie de ce monte-en-l’air de la gaine d’aération « dépassait la ligne rouge » de la conduite acceptable entre des services de renseignements amis – mais comme c’était fait par Israël, l’affaire avait été rapidement étouffée par les officiels américains.

En dépit des démentis véhéments de cette semaine par des responsables israéliens, Israël a été pris à mener des opérations agressives d’espionnage depuis de dizaines d’années contre des objectifs américains, selon des responsables des services secrets US et des sources parlementaires. Et ça continue. Ils ne sont par contre pas arrêtés très souvent.

Comme Newsweek l’avait rapporté mardi, les responsables du contre espionnage américain ont informé fin janvier les commissions parlementaires des affaires judiciaires et des affaires étrangères que les activités actuelles d’espionnage d’Israël en Amérique sont « sans équivalente indignes, » allant bien au delà des activités d’autres proches alliés comme l’Allemagne, la France, le Japon et le Royaume Uni.

«Elles sont très importantes et ça dure depuis des années, » a déclaré mercredi à Newsweek un ancien haut responsable des services de sécurité américains après le démenti « catégorique » opposé à l’article de Newsweek par, entre autres hauts dirigeants israéliens, Yuval Steinitz, ministre israélien du renseignement qui affirme qu’Israël a cessé toute activité d’espionnage aux États Unis après la condamnation en 1987 de Jonathan Pollard pour avoir espionné au profit d’Israël. Le propos d’un officiel [sioniste] anonyme été cité par la presse israélienne suggère que l’article de Newsweek avait l’odeur de l’antisémitisme. »

Mais un ancien agent américain du renseignement qui a une connaissance intime de l’espionnage israélien a rejeté l’accusation d’antisémitisme. « Il y a une petit groupe d’anciens membres de la CIA, du FBI et de l’armée qui a étudié ce reportage et qui applaudissent l’article [de Newsweek], dit-l. « Aucun d’entre eux [des membres du groupe] n’est antisémite. En fait, ça n’a rien à voir avec l’antisémitisme. Ça a seulement à voir avec pourquoi Israël est ménagé tandis que si le Japon ou l’Inde faisaient la même chose à un tel niveau, ce serait le scandale. »

À partir du milieu des années 1990, bien après Israël avait promis d’arrêter d’espionner aux États-Unis suite à l’affaire Pollard, le FBI s’est régulièrement estimé obligé de convoquer des diplomates israéliens en poste à Washington DC pour les tancer, ont affirmé à Newsweek deux anciens officiers supérieurs du contre-espionnage . Au cours de la décennie qui a suivi le 11 septembre l’un d’eux a indiqué que les Israéliens avaient été convoqués des«dizaines» de fois et qu’on leur avait dit « d’arrêter les embrouilles, selon les propres termes de l’un d’entre eux, un ancien haut responsable du FB. Mais étant des «alliés», les Israéliens s’en sont presque toujours tirés avec un simple avertissement.

Mais peu importe le degré de sévérité de la leçon administrée par le FBI – habituellement délivrée personnellement au plus gradé des représentants du renseignent à l’ambassade israélienne – les Israéliens n’étaient en rien ébranlés précise un autre ancien officier supérieur du renseignement américain. « On ne peut pas mettre un Israélien dans l’embarras, » dit-il. « Il est tout simplement impossible de leur causer de l’embarras. Vous les prenez la main dans le sac, et ils haussent les épaules en disant, « OK maintenant, autre chose ? »

Toujours tapi, disent les anciens officiels du renseignement, se trouvait le puissant « lobby israélien », le réseau des amis d’Israël au Congrès, dans l’industrie et dans les administrations qui se sont succédées, républicaines ou démocrates, prêts à protester contre tout ce qui est perçu comme une attaque venant des officiels des services de sécurité américains. Un ancien spécialiste du contre espionnage a déclaré à Newsweek qu’il encourait la colère d’Israël rien qu’en faisant des briefings de routine à l’intention des officiels, des hommes d’affaires et des scientifiques américains qui se rendaient en Israël pour des réunions et des conférences.

« Nous devions être très prudents dans la manière dont nous alertions les officiels américains, » dit-il. « Nous avions régulièrement des appels de membres du Congrès scandalisés par nos avertissements sur les questions de sécurité dans les séjours en Israël. Quand… le directeur de la CIA reçoit un appel d’un parlementaire indigné – ‘ Qu’est-ce que c’est que ces briefings de sécurité que vous donnez pour les séjours à Tel Aviv ? C’est scandaleux’ – il devait leur accorder une grande attention.Il y a toujours cette délicatesse du politique dont vous devez être conscient. »

L’exercice annuel qui donne lieu à la publication par le Département d’État des profils sécuritaires des pays étrangers donnait de violents migraines aux services de renseignement, ajoute-t-il. « Quand nous élaborions les indices annuels de risque pour l’ambassade et les consulats [en Israël], c’était toujours une grosse discussion, » dit-il. »La communauté du renseignement pressait toujours pour le niveau de risque le plus élevé, tandis que le Département d’État tendait à dire, ‘C’est quelque chose qui ne passera pas très bien, nous ne pouvons pas donner ce genre de note, parce que ça aura certaines conséquences en termes d’avertissements et restrictions pour les voyages’. C’était toujours un grand, grand débat la manière dont on allait évaluer la menace là-bas. »

Mais le danger est réel, affirme-t-il comme d’autres anciens fonctionnaires américains du renseignement qui connaissent les méthodes israéliennes. Les agents israéliens, « filent les officiers de la marine américaine quand ils font escale à Haïfa, ils filent les officiels de l’industrie spatiale, ou les scientifiques et leur documentation scientifique, partout. Ça a toujours été une énorme préoccupation pour la communauté [du renseignement]. »

Aux États Unis, les officiels et les hommes d’affaires israéliens cherchent toujours à inciter des [personnes] cibles américaines intéressantes à visiter Israël. Les représentants du Maf’at, un organisme administratif qui fait la liaison entre le ministère israélien de la défense et ses industries militaires, donne beaucoup de souci au contre espionnage américain, expliquent les anciens membres des services de renseignements américains. « C’étaient vraiment ceux qui nous causaient beaucoup de souci. Parce qu’ils avaient beaucoup de raisons plausibles d’assister à toutes ces conférences et à tous ces sites d’entreprises qui travaillent avec la défense et ainsi de suite. C’était une excellente couverture pour l’espionnage industriel, » dit-il.

« Je me souviens avoir parlé avec un scientifique américain qui participait à une conférence et était travaillé par un groupe d’Israéliens, » poursuit l’ancien agent de renseignement américain ? « Et ce scientifique qui avait assez de bon sens pour reconnaître ce qu’il voyait, , disait qu’il que la manière dont étaient utilisées les techniques de sollicitation -les invitations à venir [dans l’entité sioniste] pour essentiellement le pompage de l’information par un collègue scientifique. Et la naïveté des scientifiques américains était vraiment frappante. On voyait ça tout le temps. »

Des agents israéliens avaient été même assez effrontés pour l’approcher lui-même. Après avoir prononcé un discours lors d’une récente réunion des professionnels de la sécurité à Washington,, dit-il, il avait été approché par l’attaché commercial de l’ambassade israélienne. Il disait, ‘Oh, c’était formidable d’écouter votre parcours, c’est un grand discours que vous avez fait, si intéressant,’ et ainsi de suite. Et je pensais ; Je le vois venir, c’est l’accroche. Et bien sûr, il a dit, ‘Bous n’avez jamais pensé à venir [dans l’entité sioniste] ? Nous aimerions beaucoup que vous veniez, nous prendrons en charge tous vos frais quand vous serez sur place, nous vous offrirons le voyage…’ Je me disais, Venez les gars, venez. »

« Leur but, » poursuit-il, « est d’obtenir de leurs contacts qu’ils sortent des États Unis pour aller là-bas et leur payer du vin et à dîner, les évaluer pour voir quels sont leurs points faibles. Par exemple, on a eu des officiels du gouvernement qui étaient là-bas et à qui on a proposé de la drogue, dans le style, ‘Hé, ça vous dirait un peu d’herbe ?’ Quoi ? Oui, ce sont des officiels du gouvernement. La drogue, les femmes débarquent dans votre chambre d’hôtel – ils vous font la totale. Peu importe le niveau hiérarchique de l’officiel. »

Mercredi, le ministre du renseignement israélien Yuval Steinitz a rejeté ces allégations d’espionnage, en affirmant que « Israël n’espionner pas aux États-Unis, ne recrute pas d’espions aux États-Unis, et ne collecte pas de renseignements aux États-Unis » De même, le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré il « ne donnerait pas son ‘accord à une quelconque activité d’espionnage aux États-Unis, ni directement ni indirectement. » Il qualifié de « malveillantes » les allégations, attribuées par Newsweek à des responsables du renseignement qui ont briefé le Congrès.

Mais les anciens membres des services secrets tout comme ceux actuellement en fonctions campent sur leurs positions.

« Ça prend vraiment toutes les formes qu’on peut imaginer, » déclare un ancien agent des services de renseignements dont le visage a été familier pensant des dizaines d’années aux équipes dirigeantes de plusieurs agences américaines de sécurité. « C’était comme ça à l’époque où les étudiants français venaient aux États Unis pour des stages, des boulots d’été ou des choses comme ça, ils devaient tous rendre compte à un agent de la DGSE française à l’ambassade, » 3des choses semblables se passent avec les Israéliens… [qui] ont beaucoup de voyageurs qui viennent séjourner aux États Unis. »

Ces accusations directes rendent furieux les soutiens d’Israël qui y décèlent un « parfum d’antisémitisme. » Les responsables, passés ou présents, des services secrets qui se sont opposés à une libération anticipée de Pollard ont eux aussi été accusés d’antisémitisme.

Le nombre élevé de jeunes Israéliens qui dépassent leur durée autorisée de séjour a été un point de blocage dans la démarche d’Israël pour sortir de la liste des pays pour lesquels un visa est exigé. Un autre point est l’absence de signalement régulier à Interpol des passeports perdus ou volés. Un problème plus important a été le traitement brutal que ce pays inflige aux Arabo-américains et aux activistes pro-palestiniens qui se rendent en Israël. Mais les efforts d’Israël pour se procurer les secrets militaires, scientifiques et industriels des États Unis sont aussi apparus comme un obstacle majeur, si ce n’est le principal obstacle dans la normalisation des relations au niveau des visas, selon des sources au Congrès.

« J’ai assisté à ce briefing – il y en a eu plusieurs » effectués en 2013 par des membres des services de sécurité américains sur l’espionnage israélien, a déclaré à Newsweek un ancien attaché parlementaire. « A celui auquel j’avais assisté, étaient présents des cadres supérieurs des affaires étrangères, la commission au grand complet, la sous-commission… des représentants du judiciaire, des Républicains, des Démocrates, les chefs de groupe parlementaires. Je ne pense pas qu’il y avait ne serait-ce qu’une seule personne qui ne travaillait pas pour un parlementaire qui n’était pas ardemment pro-israélien, » dit-il.

« Et après coup, nous disions, ‘Impossible. Vous avez dû raconter des putains de blagues.’ » Les preuves sur l’espionnage israélien étaient écrasantes, dit-il. L’exemption de visa n’était plus d’actualité.

« Les voix dans la pièce, » se souvient l’attaché parlementaire disaient, « ‘En aucune manière cela ne peut être possible.’ »

Une nuit d’ivresse au Canada révèle la protection accordée par ce pays à un des assassins du Palestinien Mahmoud al-Mabhouh

16 février 2014

Comme le titre le Journal du Québec, ce n’est pas la première fois que les autorités canadiennes prêtent main forte aux services secrets sionistes, le fameux Mossad dont l’efficacité est surtout due à l’étendue des complicités dont il jouit dans les pays occidentaux, que ces complicités soient celles de personnes privées, le plus souvent, mais pas toujours, de confession juive et dans les appareils d’Etat et gouvernementaux.

Mais cette fois, les choses sont un peu plus embarrassantes parce que non seulement cette complicité apparaît au grand jour mais qu’elle touche à une affaire d’homicide qui a défrayé la chronique, l’assassinat à Dubaï en 2010 de Mahmoud al-Mabhouh, un haut responsable du Hamas palestinien.

L’autre aspect qui rend cette révélation embarrassante, tient aux circonstances par lesquelles elle a été portée à la connaissance de l’opinion publique canadienne et dont ne rend pas compte le Journal du Québec. Le pot aux roses a n effet été dévoilé par inadvertance par Trina Kennedy une fonctionnaire de la sécurité nationale de l’Etat canadien chargée de séduire Arian Azarbar, un Irano-canadien que les services secrets soupçonnaient d’espionnage au profit de Téhéran. Et ce qui arrive parfois dans ce genre de relation personnelle/professionnelle est arrivé:

Azarbar a déclaré que Kennedy lui avait confié des informations sue le changement ultra-secret d’identité après une sortie arrosée en soirée; il affirme que Kennedy lui a ensuite demandé d’oublier ce qu’elle lui avait dit.

L’arrestation de l’agent du Mossad par la police canadienne était connue des autorités de Dubaï auxquelles le Canada avait demandé la confidentialité. Puis, plus de nouvelles pour la simple raison que le gouvernement de Stephen Harper avait fait le choix de protéger le tueur mandaté par ses amis sionistes.

Pas la première fois

Par Andrew Mcintosh

PUBLIÉ LE: VENDREDI 14 FÉVRIER 2014, 22H25 | MISE À JOUR: VENDREDI 14 FÉVRIER 2014, 22H45

EMIRATES-ISRAEL/EU-STATEMENT

Ce n’est pas la première fois que le nom du Canada fait surface dans l’affaire de l’assassinat par le Mossad du chef militaire du Hamas à Dubaï en 2010.

En octobre 2010, le chef de la police de Dubaï, le lieutenant-général Dahi Khalfan Tamin, avait affirmé en entrevue à la chaîne de télévision Al Arabiya que les autorités canadiennes avaient arrêté un des 26 suspects recherchés dans l’assassinat.

Le haut gradé de la police avait dit que des diplomates canadiens lui avaient communiqué cette information durant l’été 2010. On lui aurait demandé de conserver cette information confidentielle. Il n’a pas eu de nouvelles depuis à ce sujet.

Le suspect arrêté par le Canada aurait fait partie d’une équipe du Mossad qui serait arrivé à Dubaï quelques jours avant l’assassinat survenu le 20 janvier 2010.

Il aurait été responsable de faire des préparatifs pour l’assassinat à l’Hôtel Al Bustan Rotana.

Il aurait quitté Dubaï juste avant le meurtre.

AFFAIRE INTERNATIONALE

L’assassinat du chef du Hamas a défrayé les manchettes dans le monde entier parce que l’équipe de tueurs a été aperçue à plusieurs reprises sur des caméras de vidéo-surveillance dans l’hôtel.

Le nom de l’agent du Mossad qui aurait été arrêté au Canada n’a jamais été dévoilé par le chef de police de Dubaï. Il a toutefois vivement et très publiquement critiqué le manque de transparence du Canada dans le dossier.

«Je suis étonné. Pourquoi cette tentative de cacher l’affaire dans ce dossier? Nous devons agir avec transparence, avec fiabilité et rapidité dans de tels cas», a dit le chef de police.

Les diplomates canadiens ont catégoriquement nié à l’époque avoir fait une arrestation. La Gendarmerie royale du Canada s’est toutefois refusée à tout commentaire à ce sujet.

– Avec la collaboration de Félix Séguin

Nelson Mandela et le Mossad

22 décembre 2013

 La presse a largement répercuté une information récemment publiée par le journal sioniste Haaretz qui, citant des archives de l’Etat sioniste,affirme que le leader sud-africain Nelson Mandela aurait été entraîné au maniement des armes et aux techniques de guérilla en Ethiopie par le Mossad, les tristement célèbres services secrets franco-anglo-américano-sionistes,

Une « information » qui tombait à pic pour conforter la thèse selon laquelle la fine équipe au pouvoir à Tel Aviv ne se serait pas rendue aux obsèques de Mandela pour des raisons pécuniaires, Et pour laver des années de coopération soutenue avec le régime d’apartheid.

Ce genre de photo est supposé étayer la thèse d'une collaboration de Mandela avec le Mossad

Ce genre de photo est supposé étayer la thèse d’une collaboration de Mandela avec le Mossad

 Mandela n’a jamais été formé par des agents israéliens, affirme la Fondation Nelson Mandela

La Fondation Nelson Mandela a rejeté des informations selon lesquelles l’ancien président a reçu un entraînement par des agents israéliens en 1962.

Sapa, The Mail & Guardian (Afrique du Sud) 21 décembre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

«Les médias se sont fait l’écho d’une histoire selon laquelle en 1962 Nelson Mandala avait été en relation avec un agent israélien en Ethiopie, » déclare la Fondation dans un communiqué. «La Fondation Nelson Mandela peut confirmer qu’elle n’a trouvé aucune indication dans les archives privées de Nelson Mandela… qu’il aurait été en relation avec un agent israélien pendant sa tournée dans des pays africains cette année là.»

Le site web du journal britannique The Guardian a rapporté vendredi que Mandela avait apparemment reçu une formation au maniement des armes par des agents du Mossad en Ethiopie en 1962 sans que les services secrets israéliens aient connaissance de sa véritable identité. The Guardian basait son article sur «un courrier secret intrigant déposé dans les archives de l’Etat israélien.»

Le site rapportait que la missive, révélée par le journal israélien Haaretz – deux semaines après le décès de Madiba – indiqauit qu’il avait été formé à l’utilisation des armes et aux techniques de sabotage et avait été encouragé à développer des sympathies sionistes. La Fondation a cependant démenti qu’une telle chose se soit produite.

«En 1962, Mandela a suivi une formation militaire au Maroc avec les combattants algériens de la liberté et avec l’Ethiopian Riot Battalion à Kolfe près d’Addis Abeba, avant de rentrer en Afrique du Sud en juillet 1962.

« En 2009, un maître de recherche de la Fondation Nelson Mandela avait séjourné en Ethiopie et s’était entretenu avec les survivants parmi les hommes qui avaient contribué à la formation [militaire] de Mandela et aucun indice d’une connexion israélienne n’était apparu » lit-on dans la déclaration.

Le secret de Polichinelle du suicidé australien du Mossad

14 février 2013

Je vous disais dans un précédent post que l’arrestation puis la mort en détention dans les geôles sionistes de Ben Zygier, un ressortissant australien, que la presse  nous a présenté comme un « masque de fer que le régime sioniste » a tenté de garder secret » qui serait donc « mort sous X » nous informe le journal Libération étaient en réalité un secret de Polichinelle.

Ce qui était surtout une déduction se confirme maintenant puisque nous pouvons lire dans le Belfast telegraph par exemple que:

Le ministre Australien des affaires étrangères a déclaré que son gouvernement avait eu notification par le canal de ses services de sécurité de l’arrestation d’un ressortissant Australo-Israélien en Israël en 2010 pour des accusations graves relatives à la sûreté de l’Etat plusieurs mois avant la mort de cet homme en prison.

Il n’y a donc jamais eu de secret, du moins pour le gouvernement australien. Ce dernier avait cependant sciemment choisi de garder le silence pour ne pas fâcher le lobby sioniste en Australie.

Un silence qui n’a pas été du goût des services secrets australiens qui ont choisi comme je le signalais le bon moment pour faire éclater l’affaire auprès du grand public.

Retour de bâton pour Sion: les » terroristes » du Hamas en visite officielle en Bulgarie

13 février 2013

L’entité sioniste s’active pour essayer d’obtenir que l’Union Européenne classe le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.

Il n’est pas sûr qu’elle obtienne gain de cause parce que même si l’enquête sur l’attentat de Burgas que ses services ont fortement orientée est parvenue à citer les noms de deux individus d’origine libanaise sur la base des passeports canadien et australien qu’ils détenaient, rien ne permet vraiment de lier ces personnes  au Hezbollah.

Si ces personnes existent réellement bien entendu et si c’était vraiment elles qui étaient en possession de ces passeports à leurs noms vu que le Mossad est passé maître dans l’art d’obtenir de vrais passeports aussi bien au Canada, qu’en Grande Bretagne, en France ou en Australie.

Les moyens pour obtenir ces passeports diffèrent selon les nationalités et vont de l’usurpation d’identité pure et simple à la confection de passeports grâce à la complicité de fonctionnaires acquis à la cause.

Et les agissements de l’entité sioniste dans ce domaine lui valent déjà un sacré retour de bâton de la part des services secrets australiens qui n’ont jamais digéré l’utilisation de passeports australiens par le Mossad pour ses coups tordus.

Le passeport australien détenu par un des auteurs de l’attentat de Burgas a sans douté été le coup tordu de trop pour les services secrets australiens qui ont donc opté pour le grand déballage avec l’affaire Ben Zygier, ce citoyen Australien qui travaillait pour les services se renseignements sionistes et qui a fini suicidé en 2010 dans une prison de l’entité sioniste.

Voyez-vous, l’affaire fait tellement de bruit en Australie que le chef de la diplomatie de ce pays qui avait d’abord fait le choix d’arrondir les angles avec le régime sioniste s’est retrouvé acculé à diligenter une enquête.

C’est que malgré la vénalité et la pusillanimité des politiciens, il reste souvent des citoyens qui considèrent que le patriotisme consiste moins à agresser les gens dans des pays étrangers qu’à assurer la sécurité de son territoire et de ses concitoyens, ce qui n’est pas exactement la même chose.

L’autre retour de bâton dont ne parle pas encore la presse française, alors qu’il est rapporté par l’Agence France presse, c’est la venue en Bulgarie d’une délégation de trois parlementaires du Hamas dans le cadre d’une visite officielle ainsi que l’a annoncé depuis Sofia le député du Hamas Ismail Al Ashkar. Des rencontres avec des représentants des autorités bulgares sont prévues afin de discuter de la coopération entre les deux parties.

Ismaïl Al Ashkar

Ismaïl Al Ashkar

La visite de la délégation répond à une invitation lancée par des institutions culturelles qui ont programmé plusieurs réunions ainsi que des conférences à l’université.

Ismail Al Ashkar a aussi annoncé des visites semblables dans d’autres pays prochainement.

Comme vous le savez, la Bulgarie est membre de l’Union Européenne et l’Union Européenne a classé le Hamas dans sa liste des organisations terroristes.

Comme dirait un certain humoriste répondant au nom de Dieudonné, c’est une jolie quenelle que vient d’adresser la Bulgarie à l’entité sioniste.

Burgas – Melbourne: les révélations sur l’affaire du « suicidé » du Mossad ne doivent rien au hasard

13 février 2013

La presse nous parle de ce ressortissant australien décédé en 2010 à l’âge de 34ans dans les geôles de l’entité sioniste où il se serait suicidé.

Ben Zygier, alias Ben Alon ou Ben Allen, était, nous dit-on, détenu dans le plus grand secret pour une raison inconnue mais qui aurait un rapport avec son activité pour le compte du Mossad, les services secrets de l’entité sioniste. Une hypothèse voudrait que cette personne, après avoir quitté ses antipodes natales aurait fait son retour à Sion pour se mettre au service de ce qu’il considérait comme sa véritable patrie.

Ben Zygier, alias Ben Alon, alias Ben Allen

Ben Zygier, alias Ben Alon, alias Ben Allen

Une des hypothèses proposées sur la toile est que Ben Zygier aurait trahi (pas l’Australie mais le régime sioniste) ou aurait été à l’origine de fuites relatives à l’affaire de l’assassinat à Dubaï d’un cadre du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh.

Quoi qu’il en soit, ce qui semble incommoder les observateurs, c’est que ce citoyen Australien ait pu être gardé au secret, sans possibilité de communiquer avec quiconque et sans que sa détention ait fait l’objet d’un acte de procédure pénale public.

Ainsi, en 2010 déjà nous informe Le Monde:

« Il est insupportable de voir que dans un pays démocratique les autorités peuvent arrêter des gens dans le secret le plus total pour les faire disparaître de la scène publique, sans que personne soit tenu au courant de rien », écrivait notamment l’Association israélienne des droits de l’homme.

On a en trois lignes les plus énormes poncifs sur l’entité sioniste, notamment que ce serait un pays démocratique ( !) où donc personne ne saurait être détenu au secret. Ces quelques lignes sont d’ailleurs suivies d’autres à la gloire des députés du parlement sioniste qui ont brisé le secret d’après le journal parisien.

Il est pourtant clair que nous sommes là devant un secret de Polichinelle. En effet, selon le journal australien The Age cité par L’Express :

Ben Zygier serait le fils de Geoffrey Zygier, directeur de la B’nai B’rith Anti-Defamation Commission, et l’un des dirigeants de la communauté juive de Melbourne. Sa dépouille a été expédiée en Australie une semaine après son décès, mais sans que l’on sache alors qu’il était le « prisonnier X ».

Vous l’aurez compris comme moi, on ne peut pas garder au secret le fils d’une grosse pointure du lobby sioniste sans que cette dernière soit au courant. Où alors on éviterait de lui renvoyer la dépouille de son fils qui n’a semble-t-il pas reçu l’autorisation d’être ensevelie dans la prétendue patrie du «peuple» juif.

L’Express nous indique aussi que :

L’affaire commence aussi à rebondir en Australie où les spéculations vont bon train sur le silence des autorités australiennes sur l’affaire. Qu’en savaient-elles exactement?

Oui, qu’en savaient-elles au juste ?

Sur le site d’ABC News, qui a sorti l’affaire en Australie, on peut lire :

Quand il a été informé des détails de l’enquête de notre correspondant à l’étranger, le ministre des affaires étrangères Bob Carr a déclaré être préoccupé par ces assertions.

“Je suis évidemment troublé par ces allégations,” a déclaré le sénateur Carr.

 “On n’a pas attiré mon attention sur cette affaire. Je n’ai pas de réticence à chercher à avoir une explication de la part des autorités israéliennes sur ce qui est arrivé à M. Allen et sur leur position à ce sujet.

«Le problème est qu’on m’a informé que nous n’avons eu aucun contact avec sa famille [et] qu’il n’y a eu aucune demande d’assistance consulaire pendant la période où est présumé avoir été en prison.»

Le sénateur Carr affirme qu’en l’absence de plainte de la part de la famille de M. Zygier, il n’y a pas grand-chose que le gouvernement puisse faire.

On apprend donc de la bouche du ministre que la famille du suicidé ne s’est jamais manifestée auprès du gouvernement de son pays.

Or, ce sont des gens et des organisations qui peuvent donner un retentissement mondial à la moindre croix gammée tracée sur le mur d’une école ou d’une synagogue (acte certes répréhensible mais le plus souvent à resituer dans sa dimension réelle).

A ceux qui se demandent pourquoi ce silence de la famille, je dirai que la réponse est évidente.

Pour le reste, le ministre tient des propos typiques de quelqu’un qui a été domestiqué par le lobby sioniste. Ne nous dit-il pas  dans une formulation étrange qu’il n’a «pas de réticence» à aller demander des explications au gouvernement sioniste alors qu’un responsable politique digne de ce nom aurait parlé d’exiger des éclaircissements ou quelque chose de ce genre.

Il nous dit de toute façon que son gouvernement n’était pas au courant de cette affaire.

Le problème est que c’est faux et que Bob Carr, volontairement ou pas, n’a pas dit la vérité.

On peut ainsi lire dans The Age :

Le ministre des affaires étrangères Bob Carr a été contraint à une volte face gênante mercredi quand il a ordonné à ses services d’enquêter sur l’affaire Zygier.

Ses services ont été obliges de rectifier des affirmations antérieures selon lesquelles l’ambassade australienne à Tel Aviv ignorait tout de l’affaire avant le décès en prison de M. Zygier en décembre 2010 quand sa famille – une famille juive influente de Melbourne – a demandé le rapatriement de son corps.

Dans une révélation qui soulève des questions sur le niveau d’information du gouvernement australien, le porte parole du sénateur Carr a déclaré qu’un diplomate Australien – qui n’était pas l’ambassadeur – était au courant que M. Zygier, 34 ans, était détenu par les autorités israéliennes.

La diplomatie australienne était donc au courant (voir aussi Le Point à ce sujet). Reste à savoir si le ministre Bob Carr était informé et avait choisi de faire silence ou si ses services fonctionnent de façon autonome pour ce qui touche au régime sioniste.

Cette affaire sort maintenant en Australie et c’est tout sauf un hasard.

Si les politiciens Australiens font des courbettes devant le lobby et l’Etat sionistes, il en va  différemment des services de sécurité australiens qui n’ont sans doute pas digéré l’utilisation par les services secrets sionistes de citoyens ou de documents d’identité australiens pour leurs coups tordus.

Et le passeport australien fait l’actualité en ce moment, plus précisément en Bulgarie où une enquête menée par la police bulgare avec l’aide obligeante, désintéressée et impartiale du FBI, de la CIA et du Mossad vient de conclure à l’implication du Hezbollah libanais dans l’attentat de Burgas en juillet dernier, attentat qui avait coûté la vie à plusieurs touristes de l’entité sioniste ainsi qu’à un chauffeur de bus Bulgare et à un des terroristes. Le CRIF qui nous dit lui aussi que c’était un coup du Hezbollah a peut-être eu l’occasion d’en toucher deux mots à un certain ministre de l’intérieur qui est abonné à sa cantine.

Et tenez-vous bien, deux des terroristes, d’origine libanaise, étaient munis l’un d’un passeport canadien, l’autre d’un passeport australien. Et ces terroristes ne circulaient pas avec de faux passeports mais avec d’authentiques documents de voyage  portant leurs vrais noms!

 Nous savons pourtant bien, et les services secrets australiens aussi, qui est capable d’obtenir de vrais passeports et de la « main d’oeuvre » dans pratiquement n’importe quel pays occidental pour s’en servir afin de perpétrer des actions criminelles.

C’est leur propre gouvernement que ces services secrets australiens ont cherché à mettre au pied du mur, n’ayant sans doute pas digéré la découverte qu’une fois de plus des papiers d’identité australiens, et peut-être un ou des ressortissants australiens, avaient servis au Mossad dans l’exercice de ses basses œuvres.

Pepe Escobar sur le complot contre la Syrie

4 août 2012

Pepe Escobar écrit des articles souvent très intéressants mais il utilise une langue si particulière que je renonce souvent à les traduire.

J’ai fait un effort particulier pour celui-ci même si le résultat ne me satisfait pas. Mais de grâce, M. Escobar, utilisez une langue plus simple, plus ordinaire !

Syriana est le titre d’un film tiré d’un livre de Robert Baer qui traite de l’industrie du pétrole et de la politique étrangère des Etats Unis dans la région du Moyen Orient et de l’Asie centrale. D’après le livre, Syriana serait le nom de code donné par Washington à un projet de remodelage du Moyen Orient.

Obama applique Syriana

par Pepe Escobar, Asia Times (Hong kong) 3 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il aura fallu un bon moment pour que Reuters soit autorisée à rapporter que les président US Barack Obama avait approuvé une instruction secrète autorisant la Central Intelligence Agency (CIA) à apporter un large soutien aux «rebelles» armés qui combattent pour un changement de régime en Syrie.

En fait,  même les pêcheurs des îles Fidji connaissaient ce «secret» (sans oublier que tout un chacun en Amérique latine sait une ou deux petites choses sur les pratiques de changement de régime par la CIA). Reuters présente avec prudence le soutien comme «circonscrit.» C’est le code pour « diriger depuis les coulisses.» [leading from behind]

Chaque fois que la CIA veut organiser la fuite d’une quelconque information, elle passe par un scribe dévoué comme David Ignatius du Washington Post. Le 18 juillet déjà, Ignatius reproduisait son briefing selon lequel «la CIA travaillait avec l’opposition syrienne depuis plusieurs semaines avec l’opposition syrienne dans le cadre d’une directive non-létale… De nombreux agents des services secrets israéliens opèrent aussi le long de la frontière syrienne même s’ils font profil bas.»

Comme c’est charmant. Jusqu’à quel point fait-on profil bas aux frontières syriennes ? Sur un Instagram au milieu d’un groupe de chauffeurs de camions souriants ?

En ce qui concerne le «profil bas » du Mossad, le truc à Tel Aviv est de dire qu’Israël est capable de «contrôler » les nuées de wahabbites ultras et de djihadistes-salafistes qui infestent désormais la Syrie. Même si c’est une ineptie manifeste, une chose est parfaitement claire : Israël flirte avec les islamistes du style al Qaïda.

Ce qui signifie que l’Armée Syrienne pas exactement libre Libre (ASL), bourrée de Frères Musulmans jusqu’au-boutistes et infiltrée par des salafistes djihadistes suit l’agenda non seulement de ceux qui la financent et l’arment – la monarchie saoudienne et le Qatar – mais aussi de Tel Aviv aux côtés de Washington et de ses caniches attitrés à Londres et à paris. Ce n’est  donc pas qu’une guerre par procuration – ce sont plusieurs guerres par procuration concentriques. 

Le triangle de la mort

L’objectif de Tel Aviv est clair; un gouvernement syrien affaibli, une armée épuisée et en désarroi, la haine sectaire partout et une tendance irrésistible à la balkanisation. Le but ultime n’étant pas seulement la libanisation, mais la somalisation de la Syrie et de ses environs.

L’objectif de la Turquie demeure incroyablement obscur – en dehors du vœu pieux d’une Syrie pos-Assad qui deviendrait une version douce et civilisée du règne de l’AKP à Ankara (ce qui n’arrivera pas).

Ainsi que l’a rapporté ATol il y a des mois maintenant, l’OTAN possède depuis un moment un centre de commandement à Iskenderun dans la province de Hatay. Reuters a récemment eu connaissance d’une nouvelle base «secrète» turco-saoudo-qatarie à Adana, à 100 kilomètres de la frontière avec la Syrie. Il se trouve qu’Adana accueille l’immense base de l’OTAN d’Incirlik. Une source locale d’ATol a signalé des mouvements intenses de cargos à Incirlik sur plusieurs semaines.

C’est le vice ministre Saoudien des affaires étrangères, Abdulaziz bin Abdullah al-Saud, qui avait demandé en personne l’établissement de cette base, à la plus grande satisfaction d’Ankara.

Ankara-Riad-Doha ; on peut parler d’un triangle de la mort. Mais même le discours officiel à Qatar est du ggenre « dirger en coulisse.» La Turquie fait le gros boulot militaire ; la CIA «n’intervient pas» et le Qatar se contente de prendre des photos comme n’importe quel touriste innocent (alors qu’il dirige les opérations via ses renseignements militaires).Ceux qui font le gros travail sont des «intermédiaires» non spécifiés.

Obama n’a pas autorisé l’utilisation offensive de drones – pas encore – et la CIA ne fournit peut-être pas d’armes aux «rebelles ;» c’est le job du «triangle de la mort.» Un afflux de lance-roquettes RPG russes achetés au marché noir a été responsable des récentes poussées «rebelles» à Damas et à Alep. Désormais, on doit s’attendre à un afflux de missiles sol-air et antitanks pour l’ASL – livrés via, nulle part ailleurs que la Turquie.

Le Qatar et l’Arabie Saoudite ne font pas de prisonniers. Personne à Washington ne semble vouloir jeter un regard rétrospectif sur l’Afghanistan post-djihad avant de prendre des décisions. D’ailleurs, c’en en tout point une réédition du djihad afghan des années 1980 – avec l’Arabie Saoudite et le Qatar jouant le rôle du Pakistan, l’ASL celui des glorieux moudjahidine ou «combattants de la liberté» et Obama celui de Ronald Reagan ; la seule pièce qui manque est un «mémorandum de notification» approuvé par Obama pour amer les rebelles et mettre en action des nuées de drones.

C’st la recette actuelle pour un méga-succès certifié pour 2013 à Hollywood.

De son côté, Riad force le roi Playstation de Jordanie à créer une zone tampon dans son territoire pour la centaine de bandes que comprend l’ASL – ainsi qu’on l’a appris par le journal al-Quds al-Arabi financé par l’Arabie Saoudite. Et devinez qui est l’homme de main qui a forcé l’accord ? Nul autre que l’évanescent chef des services secrets saoudiens, le prince Bandar qui a peut-être (ou pas) été tué dans un attentat à la bombe il y a deux semaines(voir Where is Prince Bandar?, Asia Times Online, August 2, 2012).

La Grande Faucheuse gagne, faut-il le rappeler jusqu’au moment où la Grande Faucheuse doit récolter ; de spectaculaires retours de bâton s’annoncent.

Alep va connaître un siège prolongé. La «base secrète » de l’OTAN-Conseil de Coopération du Golfe en Turquie plus des armes disponibles pour tous donnent de la force à un mélange extrêmement virulent fait de jeunes sunnites Syriens semi-illettrés, de déserteurs sectaires avides de tuer, de toutes sortes de délinquants et de djihadistes-salafistes multinationaux. Cette vidéo montre tout ce qu’il y a à savoir sur l’ASL. Et ceci montre le genre de démocratie qu’ils veulent.

Les wahhabites Saoudiens veulent une Syrie islamiste dure – avec des Chrétiens, des Alaouites, des Druzes et des Kurdes comme citoyens de troisième zone (ou premiers candidats pour passer sur le billot). Les Qataris veulent un protectorat gouverné par les Frères Musulmans.

Les concepteurs de la politique étrangère de l’administration Obama doivent être sur une expérimentation (foireuse). Lancés dans une guerre ouverte non seulement contre l’Iran mais aussi contre les Chiites un peu partout, comment peuvent-ils parier sur une somalisation de la Syrie au profit de l’intolérance wahhabite ? La Grande Faucheuse s’en rit et elle attend au tournant.

Soumission à Tel Aviv: l’avertissement des services secrets américains à Barack Obama et Mitt Romney

30 juillet 2012

Au moment où Barack Obama et Mitt Romney multiplient les signes de soumission au régime sioniste, la presse anglophone, aux Etats Unis et ailleurs, diffuse largement un papier de l’Associated Press sur les activités d’espionnage qu’exercent les services secrets sionistes aux dépends des Etats Unis.

Il va sans dire que ces activités d’espionnage sont menées par des citoyens Américains qui travaillent pour le gouvernement ou pour l’armée des Etats Unis mais qui font avant tout allégeance à l’Etat sioniste. Ce qui facilite quand même les choses pour ces services secrets sionistes paraît-il si performants.

Jonathan Pollard en est le meilleur exemple. Les autorités et les groupes de pression sionistes font de gros efforts depuis des années pour obtenir l’élargissement de cet espion, c’est quasiment une cause nationale, mais aucun président des Etats Unis ne s’y est risqué, de peur d’enrager ce qu’on appelle la «communauté du renseignement » faite de fonctionnaires non élus qui pensent s’être enrôlés dans l’intérêt exclusif de leur pays.

Cet article est à n’en pas douter un avertissement pour les deux candidats afin de leur faire comprendre que, quel que soit le soutien qu’ils attendent et obtiendront du lobby sioniste, il est hors de question de libérer Jonathan Pollard.

Une curiosité de cet article est qu’il observe que l’entité sioniste n’a jamais été visée directement par al Qaïda.

Les Etats Unis voient leur proche allié israélien comme une menace en matière d’espionnage

Par Adam Goldman et Matt Apuzzo, Associated Press,

San Francisco Chronicle (USA) 28 juillet 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON (AP) —  Le chef de la station de la CIA à Tel Aviv avait déverrouillé la boîte qui contenait le matériel sensible dont il se servait à son domicile de Tel Aviv, en Israël, pour communiquer avec le siège de la CIA en Virginie, et n’avait pu que constater que quelqu’un l’avait trafiqué. Ce dont il référa à ses supérieurs.

Cet incident, décrit par trois anciens cadres des services secrets US aurait pu être rangé simplement parmi les péripéties qui émaillent le monde de l’espionnage international, sauf que le même chose était arrivée au précédent chef de station en Israël.

C’était un rappel pas très subtil que, même dans un pays ami des Etats Unis, la CIA elle-même était sous surveillance.

Dans un incident distinct, selon deux autres anciens officiels US, un agent de la CIA en Israël était rentré chez lui pour découvrir que la place des aliments dans le réfrigérateur avait été modifiée. Dans tous les cas, les autorités US pensent que les services de sécurité israéliens étaient les responsables.

Une telle ingérence souligne ce qui est largement connu mais rarement discuté en dehors du milieu des services de renseignements: malgré les liens incontestables entre les Etats Unis et leur allié le plus proche au Moyen Orient et malgré les déclarations des politiciens US qui claironnent cette amitié, les officiels de la sécurité nationale des Etats Unis considèrent qu’Israël est, par moment, un allié frustrant et une véritable menace pour le contre-espionnage.

Outre ce que les anciens officiels US ont décrit comme des violations de domicile au cours de ces dix dernières années, Israël a été impliqué dans des affaires criminelles d’espionnage contre les Etats Unis, dans des procédures disciplinaires contre les agents de la CIA et mis en cause dans la mort d’un espion important qui travaillait pour le compte de la CIA en Syrie pendant l’administration George W. Bush.

La CIA considère Israël comme étant sa menace N°1 en matière de contre-espionnage pour sa division Proche Orient, le groupe qui chapeaute les activités d’espionnage au Moyen Orient, selon d’anciens et d’actuels officiels.

Le contre-espionnage est l’art de protéger les secrets du pays contre les espions étrangers. Ce qui veut dire que la CIA pense que les secrets d’Etat des Etats Unis sont plus à l’abri des autres services secrets de la région que d’Israël.

Israël a des services d’espionnage hautement sophistiqués et professionnels qui rivalisent avec les services américains en technicité et capacité à recruter de la ressource humaine. A la différence de la Syrie et de l’Iran, par exemple, Israël, en qualité d’allié indéfectible, bénéficie d’un accès aux niveaux les plus élevés des cercles militaires et du renseignement au sein du gouvernement des Etats Unis.

Les officiels nous ont parlé sous condition d’anonymat parce qu’ils ne sont pas autorisés à parler publiquement de ces questions sensibles pour les relations diplomatiques entre les deux pays.

Les inquiétudes du contre-espionnage persistent alors même que la relation entre les USA et Israël comprennent une étroite coopération sur des programmes de renseignement qui incluraient le virus Stuxnet qui a attaqué les ordinateurs des principaux sites iraniens d’enrichissement d’uranium. Alors que l’alliance [avec le régime sioniste] est centrale dans l’approche des Etats Unis au Moyen Orient, il y a quand même place pour un désaccord important, tout particulièrement dans la tourmente diplomatique au sujet des ambitions nucléaires de l’Iran.

«C’est une relation compliquée,» déclare Joseph Wippl, un ancien officier supérieur des actions clandestines la CIA, et ancien chef du bureau de la CIA pour les affaires parlementaires (Congrès). «Ils ont leurs intérêts. Nous avons nos intérêts. Pour les Etats Unis, il y a un équilibre à trouver.»

La façon dont Washington caractérise sa relation avec Israël est importante aussi dans la manière dont les Etats Unis sont perçus dans le reste du monde, particulièrement dans les pays musulmans.

Les éloges à l’égard des Etats Unis sont allés crescendo [dans l’entité sioniste] avant la rencontre prévue dimanche entre le candidat à la présidentielle Mitt Romney et le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem. Leur relation remonte à plusieurs dizaines d’années, quand ils s’étaient brièvement croisés dans les années 1970 au the Boston Consulting Group. Tous deux travaillaient comme conseillers de cette firme au début de leur carrière, avant que Romney fonde en partenariat sa propre société de gestion de placements. Romney a déclaré dans un discours la semaine dernière qu’Israël était «un de nos amis les plus chers, » et a critiqué Obama pour ce qu’il a qualifié de «traitement médiocre» de l’Etat juif par l’administration Obama.

«Le peuple d’Israël mérite mieux que ce qu’il a reçu de la part du leader du monde libre,» a déclaré Romney dans un appel clair à l’électorat juif américain et aux électeurs évangélistes pro-Israël.

Les Américains peuvent bien aller dans le mur

Obama, dont on avait appris qu’il semblait avoir approuvé des critiques contre Netanyahou formulées par le président Français d’alors, benjamin Netanyahou, a défendu son travail avec Israël. «Nous avons fait beaucoup de choses avec Israël ces trois dernières années,» a déclaré Obama dans le courant de l’année. «Je pense que le premier ministre – et certainement le ministre de la défense – reconnaîtra que la coopération sans le domaine militaire et du renseignement n’a jamais été aussi étroite.»

Un porte-parole Israélien à Washington, Lior Weintraub, a déclaré que son pays avait des liens étroits avec les Etats Unis.

Les services de renseignements et de sécurité israéliens entretiennent une coopération étroite, étendue et continue avec leurs homologues des Etats Unis,» a déclaré Weintraub. «Ils sont nos partenaires dans la confrontation avec de nombreux défis communs. Toute suggestion qu’il en serait autrement est sans fondement et contraire à l’esprit et à la pratique de la coopération de nos deux pays en matière de sécurité.»

La CIA a refusé de commenter.

La tension existe des deux côtés

La National Security Agency (NSA) a toujours exercé une surveillance d’Israël. Les Etats Unis ne veulent par exemple pas être pris au dépourvu si Israël lançait une attaque surprise qui pourrait précipiter la région dans la guerre, mettre en péril les livraisons de pétrole et mettre en danger les soldats Américains.

Matthew Aid, auteur de «The Secret Sentry,» qui traite de la NSA explique que les Etats Unis ont commencé à espionner Israël avant même la création de l’Etat en 1948. Aid précise que les Etats Unis avaient une station à Chypre chargée d’espionner Israël jusqu’en 1974. Aujourd’hui, des hébréophones sont stationnés dans les locaux de la NSA à  Fort Meade dans le Maryland où ils écoutent les interceptions de communications israéliennes, dit-il.

La politique de la CIA interdit généralement à ses agents à Tel Aviv de recruter des sources dans l’administration israélienne. Ce qui ne peut se faire qu’avec l’approbation de hauts responsables de la CIA, expliquent deux anciens cadres de cette agence. A l’époque de l’administration Bush, l’accord devait être donné par la Maison Blanche.

Israël n’est pas le plus proche allié de l’Amérique, du moins quand il s’agit de savoir à qui Washington fait confiance pour les informations les plus sensibles pour la sécurité nationale. Cette confiance est l’apanage d’un groupe de nations désignées officieusement les «Five Eyes » (cinq yeux). Sous ce couvert, les Etats Unis, le Canada, la Grande Bretagne, La Nouvelle Zélande et l’Australie acceptent d’échanger des informations et de ne pas s’espionner mutuellement. Souvent, les agents des services secrets US travaillent en direct avec leurs homologues de ces pays pour traiter des informations top secrètes qui ne sont partagées avec personne d’autre.

Israël se situe dans le cadre d’une relation de second rang désignée par un autre nom officieux, «Friends of Friends.» Ce nom dérive de la phrase « les amis n’espionnent pas les amis, » et cet arrangement date de dizaines d’années. Mais les services de renseignements extérieurs d’Israël, le Mossad, et l’équivalent du FBI, le Shin Bet, tous deux considérés comme étant parmi les meilleurs du monde, ont été soupçonnés de recruter des officiels US et d’essayer de voler des secrets américains.

Vers 2004-2005, la CIA a révoqué deux agents de sexe féminin pour avoir eu des contacts non signalés [à la hiérarchie] avec des israéliens. Une des deux femmes a reconnu, sous détecteur de mensonges, avoir eu une relation avec un Israélien qui travaillait pour le ministère [sioniste] des affaires étrangères, explique un ancien officiel de la CIA. La CIA avait appris que l’Israélien avait présenté la femme à son «oncle.» Ce dernier travaillait pour le Shin Bet.

Jonathan Pollard, fonctionnaire civil de la marine chargé d’analyse de renseignements, a été convaincu d’espionnage pour Israël en 1987 alors que l’accord Friends on Friends était en vigueur. Il a été condamné à la prison à vie. Les israéliens essayent depuis des années d’obtenir sa libération. En janvier 2011, Netanyahou avait demandé à Obama de libérer Pollard tout en reconnaissant que les agissements d’Israël dans cette affaire avaient été « une faute et complètement inacceptables.»

Ronald Olive, un ancien superintendant du Naval Criminal Investigative Service (le fameux NCIS) qui avait enquêté sur Pollard, déclare qu’après l’arrestation, les Etats Unis avaient formé un groupe de travail pour déterminer quels dossiers gouvernementaux Pollard avait volés. Olive explique que ce  qu’Israël a rendu ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer ».

Après l’affaire Pollard, les Israéliens avaient promis de ne plus avoir d’agents secrets en opération sur le sol des Etats Unis.

Ancien ingénieur mécanicien de l’armée, Ben-Ami Kadish a plaidé coupable en 2008 d’avoir remis des documents classés secrets aux Israéliens pendant les années 1980. Son officier traitant était le même que celui qui gérait Pollard.

Kadish avait permis  aux Israéliens de prendre des clichés de documents sur des armes nucléaires, une version modifiée de l’avion de chasse F-15 et du système de missiles anti-aérien Patriot. Kadish, qui avait 85 ans au moment de son arrestation, avait évité la prison et reçu une amende de 50 000 dollars. Il avait déclaré au juge «Je pensais que j’aidais Israël dans faire de tort aux Etats Unis.»

En 2006, un ancien analyste du Département de la Défense a été condamné à plus de douze ans de prison pour avoir donné des informations classifiées à un diplomate Israélien et à des lobbyistes pro-Israël.

Malgré l’affaire Pollard et les autres, Olive dit avoir la conviction que les deux pays doivent maintenir d’étroites relations «mais devons-nous rester vigilants ? Absolument. Les Israéliens sont bons dans ce qu’ils font.»

A l’époque de l’administration Bush, la CIA avait classé certains services de renseignements étrangers en fonction de leur disposition à aider à la lutte contre le terrorisme menée par les Etats Unis. Un ancien officiel de la CIA qui avait vu la liste achevée indique qu’Israël, qui n’a jamais été visé directement par des attentats d’al Qaïda, arrivait derrière la Libye qui avait récemment accepté de renoncer à son programme d’armement atomique.

Les incidents   en matière d’espionnage n’ont pas vraiment ralenti transfert de milliards de dollars en argent et en armement des Etats Unis vers Israël. Depuis l’arrestation de Polard, Israël a reçu plus de 60 milliards de dollars d’aide américaine, essentiellement sous forme d’assistance militaire, selon le Congressional Research Service. Les Etats Unis ont fourni à Israël des missiles Patriot , ont participé au financement d’un programme de défense anti-missile et fourni du matériel radar très sensible pour détecter les menaces de missiles iraniens.

Pas plus tard que vendredi dernier, Obama a annoncé qu’il allait ouvrir une ligne d’aide militaire supplémentaire de 70 millions de dollars, une décision anticipée de façon apparemment à éclipser le voyage de Romney (dans l’entité sioniste), et il a parlé de «l’engagement inébranlable [de l’Amérique] envers Israël.» L’argent aidera israël à développer la production d’un système de missiles à courte portée.

Certains officiels de la CIA sont encore remontés au sujet de la disparition d’un scientifique Syrien qui, à l’époque de l’administration Bush, était le seul espion de la CIA dans le programme militaire syrien de développement d’armes biologiques et chimiques. Ce scientifique fournissait à l’agence des informations extraordinaires sur les agents pathogènes utilisés pour ce programme, expliquent d’anciens officiels US à propos de cette opération d’espionnage précédemment inconnue.

A l’époque, il y avait une pression pour un échange d’informations sur les armes de destruction massive, et la CIA avait fourni les siennes à Israël. Un ancien offiiel de la CIA, qui a une connaissance directe de ce dossier, explique que des détails dur le programme syrien avaient été publiés dans la presse. Même si la CIA n’a jamais conclu formellement à la responsabilité d’Israël, les officiels de l’agence avaient protesté auprès d’Israël parce qu’ils croyaient que les Israéliens laissaient fuir des informations pour faire pression pour que la Syrie abandonne son programme. Les Syriens avaient cherché qui avait accès à ces informations sensibles et avaient fini par identifier le scientifique comme un traître.

Avant de disparaître et d’être probablement tué, le scientifique avait dit à son agent traitant que les renseignements militaires syriens se concentraient sur lui.

Le crime de Toulouse et la réaction abjecte de Benyamin Netanyahou

19 mars 2012

Les sionistes n’ont pas tardé à donner de la voix. Oubliant les meurtres qui ont précédé la tuerie perpétrée devant une école juive de Toulouse, ils tentent d’exploiter la tragédie. Avec l’indignité dont ils sont coutumiers.

Abject comme à son habitude, l’assassin Benjamin Netanyahou fait le lien entre le crime de Toulouse et la visite d’un député du Hamas palestinien auprès d’une instance de l’ONU.

Quand on lit les propos de ce type qui est premier ministre d’un Etat voyou, on est en droit de se demander pourquoi tant de gouvernants se mettent à plat ventre devant un esprit d’une telle crasse.

Pour Danny Yatom, ancien chef du Mossad, le service qui gère les sayanim dans le monde, il faut rechercher les responsabilités du côté du Hezbollah ou de l’Iran!

Des gens méprisables. Vraiment.

Fusillade dans une école juive de Toulouse: Netanyahou dénonce des « meurtres méprisables »

Nouvel Observateur, le 19-03-2012

JERUSALEM (AP) — Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a évoqué à Jérusalem la fusillade survenue lundi matin dans une école juive de Toulouse qui a fait quatre morts, dénonçant des « meurtres méprisables ».

M. Nétanyahou a fait un lien entre cette fusillade meurtrière et la visite d’un parlementaire du Hamas, Ismaïl Achkar, au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, en Suisse. « Je n’ai pas entendu pour l’instant de condamnations de l’ONU sur ces meurtres méprisables. Mais ce que j’entends, c’est que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU reçoit un haut responsable du Hamas qui représente une organisation qui tue sans distinction des hommes, des femmes et des enfants innocents », a affirmé M. Nétanyahou.

« Un de leurs principaux objectifs, c’est de tuer des juifs. Alors quand le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU reçoit un membre d’un groupe qui essaye quotidiennement et sans distinction de tuer des enfants le jour où des enfants sont tués dans une école en France, j’ai une chose à dire au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU: vous n’avez rien à voir avec les droits de l’Homme, vous devriez avoir honte », a-t-il ajouté.

De son côté, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a déclaré à l’Associated Press que l’Etat hébreu faisait confiance aux « autorités françaises pour faire toute la lumière sur ce crime et pour faire traduire ses auteurs devant la justice ».

Danny Yatom, ancien chef du Mossad, a affirmé pour sa part que la fusillade de Toulouse entrait dans le cadre d’une « vague de terreur » dirigée contre les juifs et les Israéliens sur la planète.

Il a précisé sur Radio Israël qu’il croyait que l’Iran ou le Hezbollah étaient probablement derrière cette attaque, mais il n’a pas donné de précisions. D’après lui, les agresseurs préfèrent viser des civils juifs parce qu’ils sont plus faciles à frapper que des Israéliens. AP


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