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Un livre à compter sur le thème de la protection des oliviers de Palestine

23 septembre 2018

Après l’abécédaire « P est pour la Palestine », Golbarg Bashi récidive en proposant un autre livre pour enfants, un livre à compter basé sur la problématique de la destruction des oliviers des paysans palestiniens par les colons ou les « soldats » sionistes.

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Le Dr Golbarg Bashi

Gageons que ce livre à compter aura le même succès que l’abécédaire malgré l’hostilité active manifestée par les milieux sionistes aux Etats Unis.

De fait, quand on voit l réaction que peut provoquer chez les sionistes un simple livre pour enfants, on mesure la difficulté de la tâche de ceux qui veulent communiquer, par l’art ou par des productions savantes sur l’injustice du sort du peuple palestinien.

Golbarg Bashi donne une suite à ‘P is for Palestine’ avec un livre pour enfants sur la protection des oliviers

Par Bada Elia, Mondoweiss (USA) 20 septembre 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’année dernière, lorsque le livre d’alphabet pour enfants « P is for Palestine» a été publié, l’auteur d’origine iranienne, le Dr Golbarg Bashi, s’attendait à une réaction, mais certainement pas à un déluge de haine. En effet, c’est l’absence de représentation positive de la vie des Palestiniens dans les livres pour enfants qui avait motivé Bashi à écrire. Elle met en lumière les personnes qu’elle a d’abord eu à connaître et dont elle s’est occupée en Suède, où elle-même était une jeune réfugiée après que sa famille eut fui la guerre Iran-Irak. « En Suède, j’ai rencontré des enfants d’autres zones de guerre et j’ai échangé des histoires avec eux. C’est la situation difficile des réfugiés palestiniens qui m’a profondément marqué », écrit Bashi .

Aujourd’hui, Bashi est une intervenante régulière dans les écoles de New York, où elle initie les jeunes enfants à diverses cultures du monde entier. Au début, elle ne pouvait trouver aucun livre sur la Palestine qui dépeignait ses habitants comme des gens ordinaires avec leur vie quotidienne, alors elle a décidé d’en écrire une Comme Bashi l’a expliqué peu de temps avant la publication du livre : «Ce livre est destiné à l’enfant palestinien pour qu’il le montre à son ami(e) pendant des moments de jeu ou qu’il l’emmène à l’école pour une lecture».

La publication de « P is for Palestine» a été aussi saluée par les amis de la Palestine, qu’elle suscité l’opposition des sionistes. Le choix de Bashi du «I est pour Intifada», illustré par un père portant sa fille sur son épaule avec un keffieh qui flotte, a provoqué la colère des sionistes qui ne peuvent pas admettre la volonté d’autodétermination palestinienne. Mais Bashi a insisté, dans un communiqué publié alors que la tentative de la faire taire allait crescendo: «P est pour la Palestine et I pour l’Intifada. Il serait irresponsable de la part de l’auteur d’un livre pour enfants palestiniens (ou par exemple des enfants amérindiens) d’ignorer ou d’édulcorer le fait que leur peuple a un mouvement de résistance, qui se manifeste majoritairement par une contestation pacifique. »

Bashi a depuis reçu des menaces de mort et quelques rabbins ont forcé Book Culture, une chaîne de librairies indépendante à New York, à présenter des excuses pour avoir fait la promotion du livre, intimidant ainsi potentiellement d’autres librairies. Selon le propriétaire de Book Culture, Chris Doeblin, la dernière fois que le magasin a été confronté à de telles menaces il y a quelques dizaines d’années, c’était avec la publication par l’Iran d’une fatwa sur Salman Rushdie pour « Les versets sataniques». Ce dernier livre reste proposé à la vente via Amazon – quand il n’est pas en rupture de stock.

De fait, malgré l’énorme retour de flamme, « P is for Palestine » a connu plusieurs réimpressions épuisées à chaque fois. Tout récemment, le Middle East Monitor l’a placé parmi les quatre titres qu’il recommande dans sa sélection pour le Palestine Book Award 2018. Et en ce moment, Bashi travaille sur un livre complémentaire très plaisant, « Counting Up the Olive Tree: a Palestine Number Book., illustré par Nabi H. Ali, qui apprend à compter dans le contexte de la résistance à la destruction de d’une icône emblématique de la Palestine: l’olivier.

Dans le nouveau livre, dont j’ai eu un aperçu, de jeunes joueurs de football de différents villages palestiniens doivent se réunir pour protéger « le dernier olivier » « du sinistre bûcheron. »

 «S’il vous plait, ne coupez pas notre olivier, sur notre terre pas encore libre», plaident les enfants auprès du bûcheron, qui les congédie. Alors que le bûcheron se couche pour faire la sieste, les enfants en appellent d’autres à les rejoindre au moment où ils grimpent sur l’arbre. «Le joueur numéro 1 a dit au joueur numéro 2, attrape le numéro 3, qui dit au numéro 4, il faut protéger l’olivier, nous tous et quelques autres… »

Et comme tous les onze joueurs de cette équipe grimpent l’olivier, avec de petits cris de Yallah! Yallah! (vite! Vite!) ils peuvent voir «Regardez qui vient! Les joueurs de en-Nai’me (un village)!

Et tous les enfants se sont rassemblés «Gardiens et défenseurs, milieux de terrain et attaquants, ils se tiennent debout et droits». Et ces «chiffres héroïques» ont protégé l’arbre: « Nous vous défendrons et le dernier olivier, » affirment les défenseurs de la terre qui attend d’être libérée! »

Quand le bûcheron se réveille de sa sieste, il regarde les branches de l’arbre qui sont lourdement chargées, pas seulement d’olives ais de tous les jeunes enfants du village palestinien voisin.

A propos de son livre précédent, Bashi observe : «Ils ont essayé de brûler ‘P est pour la Palestine’ à New York, mais voyez la réponse mondiale à notre précieux petit livre écrit avec amour pour les enfants palestiniens et tous les autres enfants innocents du monde entier, et publié uniquement grâce à une collecte de fonds longue / modeste.» Maintenant, il y a une pression pour que paraisse “Counting up the Olive Tree.”

Beaucoup d’émotions différentes ont surgi en moi comme je regardais le livre à paraître. J’ai beaucoup apprécié le scénario édifiant, ainsi que les illustrations enjouées. «Delightful» [agréable, merveilleux] m’est apparu comme l’adjectif le plus approprié. Mais aussi, stimulant. Inspirant. J’ai adoré la présentation objective, une observation sobre et factuelle, qui tend néanmoins vers un résultat encourageant, «la terre n’est pas encore libre». Surtout, je suis reconnaissante envers Bashi, qui non seulement n’a pas cédé après la campagne haineuse lors de la publication de « P is for Palestine », mais a au contraire écrit un autre livre pour nous

  Le livre à compter pour enfants devrait être disponible en janvier 2019. J’en ai pré-commandé quelques exemplaires moi-même, dans le cadre de la collecte de fonds qui rend possible cette aventure si nécessaire. Vous pouvez également le faire. Nus pourrons ainsi sauver nos oliviers, dans le pays qui sera libre un jour.

« Counting Up the Oliver Tree: a Palestine Number Book », illustré par Nabi H. Ali

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