Posts Tagged ‘nazisme’

Un agent sioniste aux manettes de l’extrême-droite en Australie

23 septembre 2017

Comme en Angleterre avec l’English Defence League, les agents de l’entité sioniste s’activent en Australie pour promouvoir les thèses d’extrême droite en les recentrant sur l’islamophobie. En France, ces agents se sont intéressés aussi à la restructuration du principal parti d’extrême droite et à ce même recentrage sur l’islamophobie assorti d’une dénonciation de l’antisémitisme.

L’organisateur juif de la manifestation de l’extrême droite à Melbourne ‘dégoûté’ d’être qualifié de Nazi

par Nick Alexander, 9 News (Australie) 17 septembre 2017 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’organisateur juif de la manifestation « Make Victoria Great Again » (sur le modèle du Make America Great Again de Donald Trump) qui a bloqué dimanche une partie du centre-ville de Melbourne [capitale de l’Etat de Victoria] dit être « dégoûté » de se voir qualifié de « nazi » par les contre-manifestants d’extrême gauche.

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Les Etats australiens

Avi Yemini et 50 à 60 de ses partisans se sont retrouvés devant un contingent beaucoup plus important de manifestants – dont des affiliée aux « Anitifa – lorsqu’ils se sont arrêtés dans le quartier des affaires pour critiquer la manière dont l’Etat applique la loi et d’autres points relatifs à l’ordre public.

Melbourne

Yemini, un ancien soldat de l’armée israélienne et propriétaire d’une salle de krav maga  [technique de « self-défense » en vigueur chez les terroristes sionistes] qui a des ambitions politiques a fait un discours critique à l’égard du premier ministre Daniel Andrews jugé trop laxiste avec les délinquants violents.

« Nous méritons tous le droit de tenir nos commerces sans que des bandes de voyous viennent pour nous voler, » a-t-il dit.

« Nous voulons des peines plancher pour les auteurs de violences… nous ne voulons pas de liberté sous caution pour les délinquants violents. »

Malgré sa harangue « noirs, blancs, hétéros ou homos, nous refusons de vivre dans la peur, » les contre-manifestants de « De Charlottesville à Melbourne : unis pour lutter contre l’extrême-droite » accusaient Yemini de viser insidieusement les Africains et les Musulmans avec sa rhétorique sur la fermeté en matière de délinquance.

Cette organisation pense que Yemini cherche à exploiter le filon [zeitgeist, esprit du temps] raciste que Donald Trump a exploité aux Etats Unis, et a décidé de le qualifier de « Nazi »

« Ils étiquettent quiconque a une opinion différente de Nazi ou fasciste. C’est dégoûtant, » a déclaré Yemini à Nine.com.au.

« Ces étiquettes ont perdu toute signification. »

Les antifas se sont aussi aperçu du fait bizarre que, certains des points de vue de Yemini sont en gros alignés sur ceux de certains membres de la frange australienne de l’extrême-droite, dont Neil Erikson, qui a été vu à la manifestation de samedi en train d’insulter au mégaphone les contre-manifestants.

A la question de savoir s’il était inquiet de la présence d’Erikson – l’ancien néo-nazi avait plaidé coupable en 2014 d’avoir fait des appels téléphoniques menaçants à un rabbin de Melbourne – Yemini a répondu « il n’a rien à faire avec moi. »

Neil Erikson (à gauche) et Avi Yemini

Concernant une récente interview qu’il a faite en direct avec Erikson sur Facebook devant le tribunal de Melbourne où le « patriote » était jugé pour la décapitation simulée d’un mannequin  à bendigo en 2015, Yemini a déclaré « je crois que tout le monde a droit à la liberté d’expression. »

« Si je suis en désaccord, je le dirai, » a-t-il ajouté.

Yemini, qui est très suivi sur Facebook et a été invité dans l’émission The Bolt Report sur Sky News, affirme laisser toutes les options politiques ouvertes et n’a pas exclu d’aller vers une candidature avec One Nation [parti australien d’extrême-droite].

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L’étoile dite de David, symbole du judaïsme ou du sionisme et des antisémites?

14 janvier 2017

L’article date certes quelque peu puisqu’il a été publié en pleine campagne électorale aux Etats Unis mais il traite de questions historiques qui débordent largement l’actualité immédiate.

L’article parle en effet de ce qu’on appelle l’étoile de David qui est considérée habituellement comme le symbole du judaïsme et nous explique que ce n’est qu’assez récemment que les communautés juives ont commencé à adopter ce symbole.

D’abord imposé par Charles IV, le souverain de Prague, cette étoile se généralisera bien plus tard, au 19ème siècle, chez les Juifs allemands émancipés qui voulaient ainsi avoir un signe pour se distinguer de leurs compatriotes chrétiens qui pour leur part disposaient su symbole de la croix.

Le svastika, ou croix gammée, aurait pu devenir le symbole du judaïsme, si Charles IV en avait décidé ainsi!

Vous tirerez les conclusions que vous voudrez

Qu’est-ce que l’Etoile de David et quelle est sa signification pour les Juifs?

par Lauren Markoe, Religion News Service, Deseret News (USA) 6 juillet 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’utilisation récente par Donald Trump d’une étoile à six branches dans un tweet considéré généralement comme antisémite a soulevé de nombreuses questions sur l’Etoile de David, un symbole du judaïsme. Elle orne les synagogues dans le monde entier et est au centre du drapeau israélien. Mais elle a longtemps été utilisée pour dénigrer les Juifs.

D’où vient cette étoile et en quoi est-elle juive? Explications.

Q – Cette étoile remonte-t-elle au roi David de la Bible?

R – C’est ça. Mais n’allez pas chercher dans la Bible des références à l’Etoile de David. Selon la légende [biblique], c’est le « Magen David », le « bouclier de David » en hébreu qui avait la forme d’une étoile à six branches ou qui avait un motif avec cette forme par repoussage Mais on n’en a aucune preuve pour l’attester, qu’elle soit écrite ou archéologique. Et pendant des centaines d’années, c’est la menorah [chandelier] qui a été le symbole le plus habituel du judaïsme.

Q – Alors d’où vient cette étoile?

R – « Le triangle symétrique entrecroisé était un symbole répandu au Proche Orient dans l’antiquité, » explique le rabbin hassidique Pinchas Taylor dans une vidéo sur ses origines. On peut en trouver des exemples dans les cultures anciennes hindoue, perse et shinto entre autres – et dans des anciens décors juifs également. Elle semble pointer à la fois en direction du ciel et de la terre, de Dieu et de l’humanité et de tous les côtés de l’univers. Les mystiques pensaient qu’elle avait des pouvoirs spéciaux [magiques, NdT].

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Le chandelier (menorah) est le symbole le plus ancien du judaïsme

Q: Quand les Juifs ont-ils commencé à se servir de l’étoile?

R – Certains Européens, notamment à Prague, l’utilisaient dans les années 1600. Mais son adoption généralisée par les communautés juives n’intervint pas avant le début du 19ème siècle, d’abord chez les Juifs allemands, selon Jonathan Sarna, professeur d’histoire juive à l’université Brandeis.

« Les chercheurs pensent que les Juifs allemands récemment émancipés adoptèrent le symbole par opposition à la croix qui symbolisait si visiblement le christianisme allemand, » écrit Sarna dans son livre « American Juidaism ». L’Etoile de David fit sa première apparition dans le vitrail d’une fenêtre à la Baltimore Hebrew Congregation en 1845. Peu après, « elle devint une affirmation visible de judéité » sur les livres, les objets de cérémonie et les pierres tombales.

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Le vitrail de la synagogue de la Baltimore Hebrew Congregation

Q: Est-ce pour cette raison que les Nazis s’en servirent pour identifier les Juifs?

R – Oui, mais les Nazis ne furent pas du tout les premiers à faire porter aux Juifs un signe d’identification. Dans le monde islamique, le Calife Omar II (qui régna de 717 à 720) obligea les juifs, comme les Chrétiens, à porter des « signes distinctifs ». Dans toute l’Europe médiévale, les Juifs devaient porter des écussons – souvent jaunes – et parfois des chapeaux pointus.

Les nazis obligeaient les Juifs à porter des écussons jaunes, bien que la couleur était parfois différente dans certains territoires sous contrôle du IIIème Reich. L’étoile séparait et isolait les Juifs, les désignant ainsi pour la déportation vers les camps de concentration. Un Juif découvert sans son étoile jaune pouvait écoper d’une amende, mis en prison ou tué.

Q – Quel est le lien entre l’étoile et Israël?

R – Le mouvement sioniste adopté l’Etoile de David pour symbole en 1897. Il devint le drapeau de l’Etat d’Israël peu de temps après sa création en 1948. L’étoile est représentée entre une bande bleue sur le dessus et une autre en dessous qui sont supposées évoquer le tallit, le châle de prière juif, qui est habituellement bleu et blanc.

Q – Qu’en est-il de l’affirmation de Trump selon qui il n’y a rien d’antisémite dans l’étoile à 6 branches tweetée par son équipe de campagne?

R – L’équipe de campagne de Trump a écrit les mots « Candidate la plus corrompue de l’histoire! » à l’intérieur d’une étoile à six branches sur fond de billets de banque et à côté d’une photo d’Hillary Clinton. Etant donné qu’une bonne partie du discours antisémite reproche aux Juifs de manipuler l’économie mondiale, la présence de l’étoile associée à de l’argent a été immédiatement vue par les Juifs ainsi que par les non Juifs comme franchement antisémite.

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Le tweet litigieux du candidat Donald Trump

Pour être plus précis, l’image provenait d’un forum de discussion où s’expriment volontiers les poncifs et les diatribes des antisémites et des suprématistes blancs

L’explication fournie par l’équipe de campagne, une étoile de shériff, a été largement tournée en ridicule.

 

L’histoire, c’est pas du cinéma

11 octobre 2016

C’est bizarre, un article du Daily Mail qui cite sans arrêt The Guardian. Bref, passons, je creuserai ça peut-être une autre fois.

L’intérêt de l’article que je vous propose est de montrer que dans la région où il est né, Oskar Schindler, le héros du fameux film de Steven Spielberg, « La liste de Schindler » ne fait pas l’unanimité.

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Il est vrai que si Schindler est né en Tchécoslovaquie, c’était un Allemand des Sudètes, une province annexée par l’Allemagne en 1938 en application des accords de Munich.

Alors on ne s’étonnera pas si Oskar Schindler a laissé dans sa région natale, d’où les Allemands sont partis après la capitulation de l’Allemagne un souvenir, disons, mitigé. On garde en en effet de lui l’image d’un buveur invétéré, d’un accro aux jeux d’argent et d’un coureur de jupons.

Bon, on peut trouver ça pas bien mais le fond de l’affaire n’est-il pas quand même l’action humanitaire de Schindler qui sauva quand même plus d’un millier de Juifs, ses employés, d’un sort funeste ?

 Certes. Mais même ce point très important ne fait pas l’unanimité et laisse sceptiques un certain nombre de personnes qui ne sont pas emballées du tout à l’idée de rendre hommage à la mémoire de l’industriel.

Le combat pour sauver l’usine de la liste de Schindler où l’industriel avait protégé des Nazis 1 200 Juifs est menacé parce que les Tchèques se souviennent de lui comme d’un escroc coureur de jupons.

Le projet pour préserver le site de Brněnec, en République Tchèque, n’est pas populaire chez les gens du coin.

Ils se souviennent d’Oskar Schindler pour ses beuveries, son goût pour le jeu et les femmes

Il avait donné refuge dans son usine à des Juifs qui devaient aller dans la chambre à gaz.

Un écrivain de la région a créé un fonds mémoriel pour empêcher la disparition du site.

Par Gareth Davies, The Daily Mail (UK) 11 octobre 2016 traduit de l’anglais par Dkazaïri

L’usine de la liste de Schindler où l’industriel Oskar Schindler avait protégé 1 200 Juifs des Nazis est menacée parce que les Tchèques se souviennent de lui comme d’un escroc coureur de jupons.

Un écrivain local tente désespérément de rassembler l’argent nécessaire pour restaurer l’ancienne usine textile aujourd’hui en état de délabrement.

As the site stands dilapidated, it is a far cry from the place Schindler transported his Jewish workers to from his factories in Krakow, Poland in late 1944

L’ancienne usine Schindler à Brnenec

Jaroslav Novak est aussi le président de la fondation de la Shoah et de l’Oskar Schindler Memorial Endowment Memorial Foundation qui veut la transformer en musée.

Mais le projet rencontre une vive opposition parce que beaucoup d’habitants du petit village de Brněnec en République Tchèque considèrent Schindler – immortalisé dans le film de Spielberg de 1993 – comme un escroc synonyme de jeu d’argent, coureur de jupons et gros buveur.

Pas découragé, M. Novak, 49 ans, cherche à obtenir des financements auprès de l’Union Européenne ainsi que d’organisations juives internationales pour lancer le projet avant que le site disparaisse.

C’est le seul camp de concentration nazi en République Tchèque dont le bâti d’origine a subsisté, » dit-il.

« On ne peut pas permettre qu’il disparaisse et avec lui toute l’histoire de Schindler.

‘Je combats pour ça depuis 20 ans. Mais ça n’intéresse tout simplement pas les gens.’

Un gros obstacle est le coût – avec un coût de conversion estimé à 5,7 millions d’euros.

Et même si M. Novak, qui est originaire de la ville voisine de Svitavy où Shindler est né, est sur le point de persuader le ministère tchèque de la culture de classer l’usine, le principal obstacle auquel il est confronté est celui d’obtenir l’adhésion de certains habitants de la région.

Schindler est mort en 1974 et est honoré avec son épouse Emilie au Musée de l’Holocauste de Yad Vashem.

Schindler next to the tree planted in his honor in the Avenue of the Righteous

Oskkar Schindler devant l’arbre planté en son honneur dans l’allée des Justes à Yad Vashem

Mais les habitants de la région parlent encore de lui comme d’un ‘gauner’, un terme allemand qui signifie escroc à cause de qu’ils appellent son goût pour l’alcool et les femmes et ses dettes de jeu.

L’opposition est si forte dans la région, l’actuel propriétaire refuse de permettre que la maison natale de Schindler soit ornée d’une plaque et un mémorial dans un parc de l’autre côté de la rue a été vandalisé avec un swastika quelques jours après son inauguration en 1994.

Jitka Gruntova, une ancienne députée communiste, a écrit un livre extrêmement critique sur Schindler qu’elle qualifie de’ traître’ et de ‘criminel de guerre’.

Elle soutient aussi que sa réputation est basée sur une ‘légende fabriquée’ et ajoute : ‘Je n’ai trouvé aucune preuve que Schindler a sauvé des prisonniers.

‘Je suis arrivée à la conclusion qu’il s’était simplement sauvé lui-même – principalement en écrivant après-guerre un synopsis de ses prétendues activités.

‘Je ne nie pas que certains témoignages plaident en sa faveur mais ils sont, puis-je dire, faits par des personnes qui appartenaient à son cercle rapproché,’ selon The Guardian.

Elle n’est pas non plus la seule à critiquer l’industriel.

Dans le petit musée de sa ville natale, où le souvenir de Schindler est marqué par une petite exposition qui occupe une seule pièce, l’historien résident Radoslav Fikejz impute l’opposition au communisme dans la Tchécoslovaquie du lendemain de la guerre.

‘C’est un très gros problème parce que nous avons encore 40 ans de communisme dans nos mentalités,’ a-t-il déclaré à The guardian.

« le problème est aussi que Schindler était un Allemand des Sudètes et les gens ont peur d’une question qui est – que se passera-t-il quand les Allemands reviendront?

‘Mais c’est irréaliste.

‘Oui, Schindler était un Nazi, un criminel de guerre et un espion

‘Mais j’ai rencontré 150 Juifs qui étaient sur sa liste et se trouvaient au camp de Brněnec et ils disent que ce qui importe, c’est qu’ils sont en vie.’

Le site dans son état de délabrement est bien loin de ce qu’il était à l’époque où Schindler y amenait les ouvriers juifs de ses usines à Cracovie en Pologne, fin 1944.

Ils étaient transférés au motif illusoire que c’étaient des techniciens hautement qualifiés qui allaient fabriquer des obus pour l’effort de guerre allemand.

Mais en fait, la migration organisée par Schindler avait pour but de les empêcher d’être massacrés dans l’holocauste.

Après une longue bataille juridique, la fondation du mémorial est maintenant détentrice du site qui produisait des marchandises pour Skoda et Ikea avant de fermer en 2009.

Tomas Kraus, directeur de la fédération des communautés juives en République Tchèque appuie l’initiative de M. Novak pour créer un musée.

‘C’est une histoire très complexe,’ a-t-il dit à The Guardian.

‘Schindler avait été un malfaisant avant de devenir un sauveur et un héros. Mais il n’était pas le seul dans ce cas.

‘Il y en a eu beaucoup d’autres comme lui – il était seulement le plus célèbre.’

Auschwitz est un lieu saint du judaïsme!

10 août 2016

Il est donc temps que les écoles laïques cessent d’organiser des voyages pédagogiques dans le tristement célèbre camp de concentration.

Avi Weiss est « senior rabbi » à l’Hebrew Institute qui se situe dans le Bronx (New York). L’Hebrew Institute est une sorte de centre communautaire où s’exercent des activités religieuses (culte, éducation) mais qui s’implique aussi dans le travail social et qui coordonne l’action communautaire par exemple au niveau de l’instruction publique.

Avi Weiss

Le rabbin Avi Weiss de l’Hebrew Institute

Quant à un « senior rabbi », j’imagine que c’est en fait un cadre supérieur de cette institution, un cadre ayant bien entendu une formation religieuse adéquate.

Avi Weiss a publié l’an dernier une tribune libre qui a été publiée dans un journal américain. Et pas n’importe lequel : le Washington Post! Voilà qui en dit long sur l’entregent du personnage.

Dans cette tribune, Avi Weiss s’applique à démontrer l’indécence de la présence de lieux de culte catholiques dans les anciens camps de concentration d’Auschwitz et de Birkenau en Pologne. Selon lui, en effet, ces deux camps de concentration sont des lieux saints juifs dans la mesure où y a été perpétré la plus grande partie de l’holocauste, c’est-à-dire l’extermination des Juifs.

L’idée même que ces Catholiques puissent témoigner, ainsi que souhaitaient le faire les sœurs carmélites du couvent d’Auschwitz, des souffrances endurées par les personnes détenues dans ces camps lui est insupportable car elle noie la souffrance juive dans le maelstrom des souffrances endurées par tous les déportés, dont des non Juifs, et qu’elle laisserait accroire que l’église catholique a cherché à soulager les souffrances des Juifs. Ce qui, selon Avi Weiss, est faux. Quand on lit attentivement le papier d’Avi Weiss, on comprend que pour lui les bourreaux d’hier ne sont pas enfermés dans le passé mais sont toujours vivants, prêts à recommencer. C’est le sens de sa réaction quand un médecin présent au poste de police où il a été emmené lui demande de se déshabiller.

Préserver Auschwitz a en effet moins une fonction d’entretien d’une mémoire afin d’éviter à l’humanité de recommencer ses erreurs qu’une fonction de rappel obsessionnel de la culpabilité des non Juifs à l’égard de la souffrance juive.

L’affirmation de cette sacralité juive d’Auschwitz par Avi Weiss a le mérite de dire les choses nettement car c’est cette notion qui traverse en réalité tout le discours sur la « shoah » ou « holocauste ».

Et elle devrait amener à s’interroger sur le sens des voyages scolaires à Auschwitz organisés régulièrement par les écoles laïques en France.

Auschwitz est un lieu sacré de la mémoire juive. Ce n’est pas la place d’une église catholique.

par Avi Weiss, The Washington Post (USA)  28 janvier 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Avi Weiss est le grand rabbin de l’Hebrew Institute (Institut hébraïque) de Riverdale dans le Bronx et est l’auteur de l’essai à paraître « Open Up the iron Door : memoirs of a Soviet Jewry Activist » [Ouvrez la porte de fer : mémoires d’un activiste de la communauté juive soviétique].

Cette semaine marque le 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz en 1945 : le tristement célèbre camp de la mort en Pologne où 1,1 million de Juifs ont été assassiné pendant l’holocauste. Les années passant, il reste de moins en moins de survivants. Le temps n’est guère éloigné où il n’y aura plus de témoins vivants pour partager ce qu’ils ont vécu dans cette histoire, pour dire : oui, c’est arrivé et voilà comment ça s’est passé. Nous ne pouvons pas permettre que les preuves es atrocités de l’holocauste soient cooptées par d’autres groupes [des non juifs, NdT] pour d’autres fins.

C’est la raison pour laquelle les Juifs du monde entier ont été atterrés quand, en 984, des sœurs carmélites s’étaient installées dans un bâtiment d’Auschwitz qui avait servi autrefois à entreposer le gaz Zyklon B que les nazis utilisaient pour tuer les Juifs. Avec l’entier soutien du Cardinal polonais Franciszek Marcharski, les autorités locales avaient accordé aux nonnes un bail de 99 ans pour transformer le bâtiment en couvent où les nonnes avaient l’intention de prier pour les âmes des personnes assassinées. A peu près au même moment, un autre affront se produisait, cette fois à Birkenau – appelé aussi Auschwitz II – avec l’inauguration par la communauté catholique locale d’une église dans ce qui avait été le quartier général du commandant nazi.

En tant que rabbin, j’ai un profond respect pour tous les lieux de culte. J’ai aussi le sentiment que les lieux de culte chrétiens n’ont pas leur place dans ce qui est concrètement le plus grand cimetière juif du monde. C’est pourquoi, en juillet 1989, je me suis associé à un groupe de sept activistes qui protestaient contre le couvent des Carmélites. Nous avions escaladé la clôture qui entoure le couvent et nous nous étions réunis pacifiquement. Les ouvriers polonais qui étaient à l’intérieur du couvent nous avaient aspergés avec un seau d’eau mélangé à de l’urine tandis que les nonnes regardaient par les fenêtres. En 1993, le Pape Jean-Paul Ii avait ordonné personnellement aux nonnes de s’en aller, et le couvent avait été fermé.

Si cette fermeture avait été une victoire, subsistait l’affront plus grand du maintien de l’église paroissiale de Brzezinka. L’ancien prêtre James Carroll décrit avec éloquence cette insulte dans son livre « Constantine’s Sword : The Church and the Jews » [l’épée de Constantin: l’Eglise et les Juifs]. « Quand la souffrance est vue comme au service d’un salut universel, son caractère particulier en tant que tragédie et comme mal est toujours amoindri ».

« L’élimination de la judéité du lieu où les juifs ont été éliminés, » poursuit Carroll, rend le « mal encore pire. »

Et donc, en 1995, pour le 50ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, j’ai à nouveau rejoint des activistes, cette fois pour un sit-in dans l’église de Birkenau. Après une confrontation avec les officiels de l’église qui avait duré toute la journée, nous avions été arrêtés et emmenés dans un poste de police où un médecin réquisitionné nous avait demandé de nous déshabiller. Sidéré, j’avais répondu, « Vous voulez dire que vous n’avez pas mis à poil suffisamment de Juifs en ce lieu ? » Nous avions été détenus plusieurs heures avant d’être relâchés. Notre protestation et notre arrestation n’avaient permis d’obtenir aucune concession de la part de l’église ou de la hiérarchie catholique.

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Avi Weiss (tout à fait à droite) dans l’église qui n’a pas sa place à Birkenau lit-on sur l’écriteau

L’église est toujours là, et sa simple présence dans cet espace juif sacré est inappropriée, une tromperie et un viol du souvenir de la shoah. Dans un siècle, les gens chercheront dans le camp les preuves de ce qui s’y est passé. Si le bâtiment de l’église demeure, sa grande croix projetant une ombre sur Auschwitz II, le site pourrait laisser comprendre à une personne mal informée que l’holocauste avait été une tentative de génocide contre les Chrétiens ou comme si l’église avait défendu les Juifs à l’époque – alors qu’en fait l’église avait détourné le regard de la tentative d’anéantissement à grande échelle du peuple juif. Si nous, entant qu’humanité devons apprendre quelque chose de notre histoire afin de lutter pour un avenir meilleur, nous devons savoir ce qui s’est passé avant nous. Sinon, nous perpétuerons la possibilité que les atrocités du passé se répètent à l’avenir, et qu’une souffrance occultée revienne.

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L’église de Birkenau utilise les anciens locaux administratifs de la SS

Il appartient aux personnes de conscience de lever la voix pour le respect de la mémoire de l’holocauste et de déclarer avec clarté et fermeté : une église n’a pas de place à Auschwitz. Il est aussi du pouvoir du Pape François, qui a montré qu’il était un grand ami de la communauté juive, d’ordonner à la congrégation de s’en aller. Le bâtiment devrait devenir un musée, spécifique à Birkenau, montrant comment les Nazis ont commis leurs atrocités en ce lieu. Les grandes croix placées devant le bâtiment et à son sommet devraient être enlevées. Le souvenir des Juifs assassinés là-bas – assassinés parce qu’ils étaient juifs – doit être reconnu dans toute son exactitude historique.

Le Juif éternel selon… selon qui au juste?

5 juin 2016

L’utilisation de l’imagerie antisémite n’est en rien une nouveauté, ni un fait exceptionnel chez les sionistes. Pour ces derniers, la caricature classique du Juif, avec le nez crochu en particulier, renvoie au Juif éternel, celui qui vit et travaille avec les Gentils ,ou à leurs dépens, et est nécessairement confronté à leur mépris et à leur hostilité. Bref, c’est le Juif anormal du peuple sans patrie avant que la création de l’Etat juif vienne rectifier cette situation. Selon la doctrine sioniste classique, l’antisémitisme des Gentils à l’égard de ce Juif de la diaspora est quelque chose de normal et d’inévitable.

Une collectivité locale israélienne reprend le financement de l’organisation de colons qui avait diffusé une vidéo antisémite

Le Conseil Régional de Shomron va transférer 195 000 dollars à l’organisation de colons qui a diffusé une vidéo représentant les Européens comme des Nazis et les gauchises comme des Juifs aux nez crochus qui collaborent avec eux.

Par Chaim Levinson, Haaretz (Sionistan) 25 mai 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

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Le Juif  éternel  dans l’imagerie véhiculée par un clip produit par des colons juifs de Cisjordanie

Le Conseil Régional de Shomron a récemment décidé de renouveler son soutien au Conseil des Résidents de Samarie, une association de colons, et leur allouera 750 000 shekels (195 000 dollars). Cette décision intervient juste un an après le tollé provoqué par la vidéo antisémite diffusée par l’association, qui comparait les Européens à des Nazis et les organisations de gauche à des « Juifs lâches qui collaborent avec eux pour de l’argent. »

Le Conseil des Résidents de Samarie a été fondé il y a huit ans par des militants de la région, sous la direction de l’actuel président du conseil, Yossi Dagan, pour animer des campagnes politiques au nom des colons de Cisjordanie. L’an dernier, l’organisation s’est retrouvée au centre de ceux scandales publics: le premier avait été sa campagne pour séparer Juifs et Palestiniens dans les bus en Cisjordanie et d’interdire aux Palestiniens les bus utilisés par les colons; le second avait été une vidéo qui avait été considérée comme antisémite à cause de la manière dont elle recourait à des caricatures nazies bien connues pour représenter  les organisations de la gauche israélienne. La vidéo avait provoqué une tempête de réactions aussi bien à droite qu’à gauche et le Conseil Régional de Shomrom avait par la suite décidé de suspendre ses subventions à cette organisation. C’est pour cette raison que l’ancien président du Conseil des Résidents Benny Katzover avait décidé de démissionner.

La semaine dernière, le Conseil Régional de Shomrom a décidé de reprendre son soutien financier au Conseil des Résidents de Samarie. Selon les minutes de sa réunion, l’autorité locale a conclu que le Conseil des Résidents était éligible à recevoir des subventions pour la colonisation en Samarie et a décidé de lui allouer 750 000 shekels.En même temps, le Conseil Régional de Shomrom avait besoin de financements étatiques pour équilibrer son budget. La somme que va allouer l’autorité locale représente près de la moitié du budget de l’association qui se finance aussi par des dons et d’autres sources de revenus.

Ken le Rouge viré de son émission à la radio pour avoir dit la vérité sur la relation entre sionisme et nazisme

28 mai 2016

Le mois dernier, l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone surnommé Ken le Rouge, avait défrayé la chronique dans son pays et même à l’étranger pour avoir déclaré publiquement sur les ondes de la BBC qu’Adolf Hitler avait soutenu le sionisme au début des années 1930 avant d’être pris d’une folie meurtrière et de massacrer six millions de Juifs.

Ces propos ont été qualifiés d’antisémites, voire d’apologie de Hitler, par beaucoup de politiciens et d’organes de presse britanniques. On a pu observer la même tonalité dans la presse française comme par exemple le journal Le Monde qui titrait « Grande-Bretagne : malaise au Labour après des dérapages antisémites », ou  Courrier International selon qui « Antisémitisme : la gauche britannique est dans le déni »

Les choses sont allées tellement loin que de nombreuses voix se sont levées à gauche, à droite et partout ailleurs en Grande Bretagne pour exiger l’exclusion de Ken le Rouge. Même le nouveau maire de la capitale britannique s’est joint au chœur de ceux qui veulent « la tête » de Ken Livingstone.

Ce dernier ne s’est pas démonté et a confirmé ses propos qui, selon lui, sont conformes à la vérité historique :

« je ne regrette jamais avoir dit quelque chose de vrai et si le premier ministre d’Israël dit la même chose, c’est peut-être vrai », en référence à des déclarations de Benyamin Nétanyahou qui avaient fait polémique en octobre.

Ken Livingstone a cependant émis des regrets quant au tohu-bohu provoqué par cette « histoire ».

Ken Livingstone a été suspendu de son parti. Une commission d’enquête statutaire doit rendre ses conclusions et dire si oui ou non l’ancien maire de Londres a tenu des propos antisémites.

On verra bien quelles seront ses conclusions, mais sur les faits historiques Ken Livingstone a toute raison d’être tranquille tant la collaboration entre les sionistes et le régime nazi est un fait bien documenté par les historiens.

Vous me direz : que peuvent bien peser des livres d’histoire qui dorment sur les étagères des bibliothèques universitaires ou qui sont lus surtout par des spécialistes face aux romans historiques dont on nous abreuve sous forme littéraire ou cinématographique ?

En attendant une éventuelle sanction par son parti, le lobby n’est pas resté les bras croisés et est intervenu là où il est fort en amenant la radio LBC (Leading Britain’s Conversation) à mettre un terme à huit années de collaboration avec M. Livingstone qui co-animait une émission politique hebdomadaire.

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Ken Livingstone dans son ex studio de LBC

Mais si certains naïfs pensent que ce sont ces références historiques au nazisme qui gênent dans le discours de Ken Livingstone, ces dernières en réalité n’émeuvent pas beaucoup les sionistes qui sont bien informés sur leurs propres agissements dans la première moitié du 20ème siècle.

Non, ce qui à la fois irrite les sionistes et les inquiète, ce sont les propos qu’a tenus l’ancien maire de Londres sur l’erreur, la catastrophe, qu’a été la création de l’Etat juif.

Dire cela, c’est remettre en cause la légitimité de cet Etat. Et si cette remise en cause prenait de l’ampleur dans les opinions publiques, la posture sioniste pourrait vite devenir intenable.

Et l’attaque contre Livingstone fait en réalité partie d’une campagne bien orchestrée contre la nouvelle direction du Labour Party, animée par Jeremy Corbyn dont le soutien à la cause palestinienne a toujours été vu d’un mauvais œil par le lobby sioniste britannique et ses clients.

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Jeremy Corbyn renoncera-t-il à son engagement                     en faveur de la Palestine?

Le but est d’amener Corby et son équipe à se renier. On y verra plus clair dans quelques temps, mais il est incontestable que le lobby a marqué un certain nombre de points en mettant Jeremy Corbyn sur la défensive sur la question de l’antisémitisme.

Ken le Rouge viré de son travail de commentateur radio, suite à ses propos sur Hitler qui ont déclenché une tempête autour de l’antisémitisme

Par Sebastian Shakespeare, The Daily Mail (UK) 28 mai 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’obsession de Ken Livingstone à parler d’Hitler s’avère très coûteuse.

Je peux révéler que l’ancien maire travailliste de Londres a été renvoyé après huit années au poste de présentateur sur la radio LBC suite à ses propos ‘antisémites’.

Ken le Rouge présentait une émission politique le samedi matin avec l’ancien ministre consercateur David Mellor, mais il vient d’être remplacé par le journaliste politique de Channel 4 News, Michael Crick.

Son départ de la station de radio nationale avait d’abord été présenté comme un ‘break’ pour permettre de respecter l’impartialité de la station,compte tenu de  l’influence que pourraient avoir les participants dans les élections locales et le référendum sur l’Union Européenne [Brewxt].

Cependant, LBC a confirmé qu’il ne réintègrerait pas son poste suite à son refus répété de s’excuser pour ses propos incendiaires du mois dernier.

‘Ken Livingstone n’est pas à l’antenne en ce moment sur LBC et il ne réintègrera pas la station de radio à la fin de son contrat’, m’a dit un porte-parole de la radio.

La station de radio ne parle pas de la rémunération du présentateur, mais on pense que les émoluments de Ken sont de l’ordre de dizaines de milliers [de livres sterling] par an.

Le présentateur vedette de Channel 4 News, Krishnan Guru-Murthy fait partie de ceux qui ont appelé au renvoi de Ken pour ses propos dans lesquels il soutenait qu’Adolf Hitler avait été un sioniste avant de devenir fou et de massacrer les Juifs.

Guru-Murthy avait ensuite demandé: ‘LBC se sent-elle  bien aise de le payer comme présentateur après ce qu’il a dit hier?’

La mesure prise par LBC va renforcer la pression dur le dirigeant du Labour Party Jeremy Corbyn pour qu’il prenne des dispositions contre son vieil ami et allié Ken.

Même si Livingstone a été suspendu ‘pour avoir jeté le discrédit sur le parti,’ les conclusions de sa commission d’enquête interne sur les propos qu’il a tenus n’ont pas encore été annoncées.

Le nouveau maire de Londres, Sadiq Kahn, figure parmi ceux qui ont appelé à l’exclusion de Ken, 70 ans, du parti.

Cependant, Livingstone ne fait pas repentance. La semaine dernière, il a promis un repas à quiconque capable de lui prouver que ses propos étaient antisémites, déclarant: ‘pas un seul journal, ni radio, ni télévision n’a produit une seule preuve démontrant que ce que j’ai dit était faux.’

 

J’irai cracher sur vos tombes au cimetière de La Mouche

22 septembre 2014

La commémoration de la mort d’innocents tués au nom d’une idéologie barbare devrait être pour tous une occasion non seulement de recueillement mais de rassemblement. Ce devrait par exemple être le cas avec la cérémonie qui s’est tenue le 21 septembre au cimetière israélite de La Mouche à Lyon en hommage,je cite l’article du Progrès reproduit un peu plus loin,, « aux martyrs de la Soha privés de sépulture. »

Le problème est qu’il n’en fut rien puisque le rabbin Richard Wertenschlag, préposé à la cérémonie, n’a rien trouvé de mieux à faire qu’e d’évoquer le conflit qui oppose Palestiniens et sionistes dont il trouve injuste le traitement par les médias qui présentent selon lui les victimes comme des bourreaux.

Comme quoi, il y a bien une exploitation du souvenir des victimes de la seconde guerre au service d’une idéologie qui n’a rien à envier au nazisme et d’un Etat scélérat et criminel.

Quelqu’un avait écrit quelque chose comme « J’irai cracher sur vos tombes ». Un certain rabbin l’a fait.

Le Progrès - 22 septembre 2014

Le Progrès – 22 septembre 2014

Sionisme et nazisme, plus qu’une analogie

19 juillet 2014

Quand on dit que le sionisme s’apparente au nazisme, c’est une comparaison qu’il faut prendre au pied de la lettre et non pas comme une simple analogie formulée par un citoyen en colère.

En ce moment, il est beaucoup question des pertes en vies humaines dans la bande de Gaza où les victimes sont en majorité civiles.

Bien sûr la propagande sioniste complaisamment relayée par nos médias (et pas seulement relayée mais même colportée et promue au rang de point de vue objectif), insiste lourdement sur le fait que les résistants (terroristes dans leur vocabulaire) agissent au beau milieu de la population civile, par exemple en dissimulant des armes dans des quartiers d’habitation, des ateliers, des écoles etc.

Pour mieux penser cet aspect de la situation en Palestine, on peut examiner ce qui s’était passé aux « heures les plus sombres » de l’histoire de France, c’est-à-dire sous l’occupation allemande.

Où les résistants français planquaient-ils donc leurs armes pendant la seconde guerre mondiale ?

Dans des casernes évidemment, c’est bien connu puisque toutes les casernes disposent de hangars et d’arsenaux.

Bon mais quand aucune caserne ne se trouvait à proximité, ce qui était malheureusement trop souvent le cas, les résistants laissaient courir leur imagination pour trouver des solutions adaptées.

Par exemple,

le 15 juillet 1944, un parachutage d’armes est effectué par l’aviation anglaise juste derrière le corps de ferme de la Prée en Normandie, le terrain ayant été choisi et balisé par les cadres de la Résistance tandis qu’une radio (pour communiquer avec les avions anglais) était installée dans le hangar de la ferme.

En 1941, Pierre Poutrain, figure de la résistance dans les Hautes Alpes, rend «

 visite à son frère prêtre (Louis Poutrain) qui se trouve à Saint-Jean-Saint-Nicolas dans les Hautes Alpes. Ce frère est Résistant lui aussi. D’ailleurs il héberge au presbytère jusqu’à 30 jeunes clandestins (alsaciens ne voulant pas intégrer l’armée allemande, STO, Résistants en fuite…..). Son action est si audacieuse qu’elle est connue dans toute la région. Il sera dénoncé par un jeune collabo dénommé Grasset (jamais retrouvé après la guerre) et le Père Louis sera arrêté, déporté dans un camp de concentration où il vivra des moments extrêmement difficiles .»

Le même Pierre Poutrain décide de rester

« dans le Champsaur auprès de son frère. Il va l’aider au lycée professionnel où se trouvent cachés une trentaine de jeunes Résistants sous de fausses identités (fournies par l’administration française). Officiellement il est enseignant dans le cadre du Lycée. »

Dans les Deux-Sèvres , un certain Edmond Proust est nommé au

«commandement de l’échelon départemental» de l’Armée secrète qu’il « structure depuis l’école de Perré où il enseigne. L’objectif est de saboter les intérêts du IIIe Reich. »

A La-Chapelle-Saint-Laurent toujours dans les Deux-Sèvres, du 12 au 13 mars 1943, ce sont six conteneurs d’armes parachutées qui sont transférés d’une ferme au domicile d’un certain Jean Turpault, membre de la résistance. La marchandise était transportée dissimulée à bord d’une charrette chargée de fumier.

Dans les Basses-Alpes,en décembre 1943, traqué par l’armée allemande, le Maquis des Plaines réussit à se replier « dans l’ordre » à la Ferme des Escourins.

Toujours dans les Basses-Alpes,

A ses débuts [février 1943], le maquis [de Ganagobie] est composé de réfractaires qui trouvent refuge sur le plateau où les conditions géographiques sont propices; ils y sont accueillis avec bienveillance par le père Lorenzzi qui vit seul dans le monastère.

Le 2 juin 1944, à Figeac dans le Lot,

« Les maisons sont perquisitionnées et les Allemands découvrent une cache comprenant un stock important d’armes et de munitions »

Vers avril 1944, Chalandon installe son PC dans une ferme à Lorris [dans le Loiret] au lieudit « Les Barnabés », au bord de la forêt d’Orléans, ferme tenue par la famille Elise d’origine belge.

Chalandon n’est autre qu’Albin Chalandon, une figure du gaullisme qui a été PDG d’Elf-Aquitaine et plusieurs fois ministre.

Maison incendiée par les Allemands à Lorris

Maison incendiée par les Allemands à Lorris

Le 15 mai Gestapo et miliciens investissent le village de Mirabeau [Vaucluse] aidés par de nombreux soldats de la Wehrmacht. Mairie, école et logement de l’institutrice, Marthe KINDSFATER, sont minutieusement fouillés. Les enfants sont interrogés dans la cour de l’école, les hommes rassemblés dans la cour du château. Francis TROUCHET et son père y sont rudement interrogés devant les marins. La perquisition du château ne donne rien. En fait l’émetteur radio que l’on cherchait était caché sous l’estrade de la salle de classe. Une descente eut également lieu à la ferme Pignoly au Vallon de St Christol puis à Font Claire, la colonie de vacances des Aciéries du Nord. Le gardien M. LIEUTAUD est arrêté, transféré à Avignon puis relâché trois semaines plus tard.

A Chateaubriant en Loire Atlantique,

« Mme Charles Besnard cacha des aviateurs anglais au premier étage de sa maison … dont le rez de chaussée était réquisitionné par les Allemands. Par la suite elle fut arrêtée le 24 décembre 1943 et déportée».

A Saint Lô en Normandie, ce sont les camionnettes des PTT qui servaient à transporter les armes livrées par parachute au réseau de résistance formé par les travailleurs de la poste.

A Beaucoudray, dans la Manche,

« Sur la demande de Robert GUEDON [chef de groupe résistant], la famille BINDAULT accepte de stocker et de camoufler des armes ; une fosse est creusée dans la cave de leur maison par Charles BINDAULT et son fils Ernest ; ils y cachent des obus de 25 récupérés au moment de la débâcle, et doivent recevoir des fusils. Un poste émetteur leur est remis par leur chef qui doit en apprendre le maniement à Ernest BINDAULT et Cyril FONLUPT ».

Dans les Landes,

« les clandestins recrutés par les réseaux de  » Léon des Landes  » restent donc dispersés et cachés dans les fermes ou les usines. »

C’est chez le Dr Dugoujon, un médecin de Caluire, près de Lyon, que Jean Moulin avait tenu une réunion en principe secrète dont avait eu malheureusement connaissance la police allemande suite à une dénonciation.

Bien sûr, nombre d’autres lieux servaient de caches pour les hommes et/ou pour le matériel : forêts, grottes, reliefs.

Le Hamas procède donc sensiblement de la même manière que la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale, sur un territoire par contre très petit (360 km2) et urbanisé (elle est un peu plus grande et un peu moins densément peuplée que le Val de Marne avec cependant une forte concentration de population dans Gaza ville. A la différence de la France, la bande de Gaza est dépourvue de forêts et de montagnes où des hommes ou du matériel peuvent être cachés.

Par ailleurs, le Hamas n’a aucun allié en belligérance directe et effective avec le régime sioniste tandis que la résistance française pouvait tirer parti de la pression militaire exercée par les Anglais, les Américains et les Soviétiques. Elle recevait également argent et matériel par la voie des airs comme on l’a vu.

De leur côté, les sionistes procèdent exactement comme l’armée d’occupation nazie. Et leur langage est le même. Lisez ce qui suit, on croirait un énoncé d’un préposé à la propagande sioniste sur une radio ou une télévision française, sauf que ce sont des instructions pour l’armée allemande :

« la mission prioritaire des prochaines semaines et des prochains mois est la pacification totale des régions infestées par des bandes ainsi que la destruction des organisations secrètes de résistance et la confiscation de leurs armes. […] Des mesures trop sévères ne peuvent entraîner de punitions pour leurs auteurs. » Parmi ces mesures à prendre en toute impunité et sans avoir à en référer préalablement à la hiérarchie (« C’est seulement après l’exécution de ces mesures immédiates, ou d’autres mesures, qu’il sera fait un rapport. ») :

« La riposte immédiate par les armes à feu. Si des innocents sont frappés, ce sera regrettable, mais la faute en incombera aux terroristes.

L’isolement immédiat de la zone entourant le lieu où l’acte a été commis, et l’arrestation de tous les civils se trouvant dans les parages, sans distinction de condition ou de personne.

L’incendie immédiat des maisons d’où les coups de feu sont partis. »

Le général Lammerding, qui commande la division SS Das Reich, revenue début 1944 du front de l’Est et reconstituée dans le Sud-Ouest français, fait accepter le 5 juin par sa hiérarchie la mise en œuvre de mesures répressives analogues à celles du front russe contre les partisans et « ayant pour but de monter la population contre les terroristes ». Ainsi, « pour chaque Allemand blessé, 5 civils seront pendus et pour chaque Allemand tombé, 10 civils seront pendus ».

A Lantilly en Bourgogne,les-allemands-incendient-une-maison-après avoir exécuté une vingtaine de résistants

A Lantilly en Bourgogne,les-allemands-incendient-une-maison-après avoir exécuté une vingtaine de résistants

C’est exactement ce que les sionistes font et qu’ils exposent ouvertement sur des chaînes fr radio et de télévision qui ne manquent jamais d’évoquer le devoir de mémoire. Sauf que la mémoire dont ils parlent ne sert à rien de positif et leur traitement de la situation en Palestine en est la preuve.

Les sionistes ne brûlent pas les maisons, ils les rasent avec des engins de chantier (ou à la bombe à Gaza)

Les sionistes ne brûlent pas les maisons, ils les rasent avec des engins de chantier (ou à la bombe à Gaza)

 

Propagande antisémite fabriquée dans un ancien camp d’extermination nazi!

31 janvier 2014

 Pologne – Un employé du musée de l’ancien camp de la mort nazi de Majdanek accrochait des affiches antisémites à Lublin.

Meteor (Sionistan) 27 janvier 2014

Il était l’un des six hommes accusés d’incitation à la haine pour avoir accroché des affiches antisémites dans la ville de Lublin.

Les hommes ont été arrêtés le 23 janvier. Trois ont été arrêtés à un arrêt de bus de Lublin, alors qu’ils accrochaient une affiche sur laquelle on pouvait lire « Les sionistes, hors de Lublin ». D’autres affiches ont été trouvées dans leur voiture.

Trois autres ont été arrêtés dans leurs maisons. L’ employé du musée, identifié comme Krzysztof K., âgé de 50 ans, travaille dans le département d’exposition, où il conçoit des couvertures de livres et de catalogues. La police a déclaré qu’au moins deux affiches antisémites ont été imprimées à partir d’une imprimante du musée.

 Selon la police, les hommes accrochaient des affiches antisémites depuis 2010. Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison.

Voilà qui n’est pas banal : l’accusé est un membre du personnel d’un musée implanté dans un ancien camp nazi qui aurait accueilli, entre autres détenus, 130 000 Juifs entre 1942 et 1943.

Je tire ce chiffre de JewishGen, un site de généalogie affilié au Museum of Jewish Heritage consacré évidemment au souvenir de l’holocauste.

Pour ceux que ça intéresse, JewishGen propose un lien vers le site internet du musée Yad Vashem et un lien interne au cas où vous voudriez savoir par votre ADN si vous vous rattachez biologiquement au peuple élu.

Je ne sais pas si la réponse apportée sera précise vu le laxisme en matière historique de JewishGen qui nous indique que le camp de Majdanek est devenu un camp de concentration en 1943 mais que l’extermination y avait commencé en 1942. Au lieu de concentrer puis exterminer, les nazis ont donc exterminé puis concentré la population dans ce camp de prisonniers.

Chambre à gaz en bois à Majdanek

Chambre à gaz en bois à Majdanek

Revenons-en à ce graphiste polonais qui a utilisé ses compétences et le matériel à disposition dans l’atelier graphique du musée. L’article reproduit ci-dessus nous explique qu’il a conçu et imprimé des affiches antisémites.

Pourtant le seul slogan cité en guise de preuve est : « Les sionistes hors de Lublin ».

Ce qui n’est pas tout à fait la même chose que « Les Juifs hors de Lublin » sauf quand on est un sioniste dûment patenté qui prône la confusion entre sionisme et judaïsme, ce qui n’est justifié ni d’un point de vue religieux, ni d’un point de vue historique ou sociologique.

Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie

Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie

L’information sur cet employé du musée de Majdanek est reprise longuement par le Daily Mail de Londres qui titre ainsi :

 Un concepteur suspendu du musée d’un camp de concentration nazi pour s’être servi de l’imprimerie pour produire des affiches avec le slogan « Les Juifs dehors »

Et en sous-titre :

 Le musée du camp était un centre de production de propagande nazie, affirme la police

Ce qui est un comble quand on sait que :

Le musée avait été créé sur place pour commémorer les 80 000 victimes assassinées par les Nazis.

Le Daily Mail a eu la bonne idée de reproduire les affiches saisies par la police.

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Non, je ne lis pas le polonais mais le web ne manque pas de dictionnaires et on peut ainsi facilement savoir comment on écrit le mot « juif » en polonais.

Le dictionnaire Sensagent nous propose trois mots : Żyd, Żydzi et Żydowski, Il nous propose aussi les mots Izraelita, Hebrajka et Hebrajczyk

Maintenant on peut examiner les affiches et constater qu’aucun de ces mots n’est présent sur aucune d’entre elles.

Il y a bien une affiche avec une étoile de David barrée, mais l’emblème communiste de la faucille et du marteau est également barré tout comme une signalétique représentant l’homosexualité ainsi qu’un signe dont la signification m’échappe,

On peut donc raisonnablement supposer que nous sommes là devant des affiches reflétant une idéologie nationaliste pas nécessairement antisémite,

Le fait que l’antisionisme soit affirmé sur une affiche n’est pas non plus indicatif d’antisémitisme puisque aussi bien le sionisme que l’antisionisme peuvent s’insérer dans des idéologies de type nationaliste.

Pensons par exemple à l’English Defence League ou tout simplement à la Ligue de Défense Juive (Betar).

Gageons que nous sommes là surtout devant un homme excédé par le sionisme et ce que Norman Finklestein appelle « l’industrie de l’holocauste ».

Robert Faurisson a-t-il raison (bis)?

10 janvier 2014

Franchement je n’en sais rien, mais réfléchissons ensemble.

Les récents événements avec la circulaire Valls et les arrêts du Conseil d’Etat qui ont interdit des représentations du dernier spectacle de l’humoriste Dieudonné nous invitent à revisiter l’histoire et à l’écrire vraiment plutôt que de visiter et revisiter jusqu’à la nausée une prétendue mémoire façonnée au forceps..

« Le coup d’Œil sur l’Histoire, le recul vers une période passée ou, comme aurait dit Racine, vers un pays éloigné, vous donne des perspectives sur votre époque et vous permet d’y penser davantage, d’y voir davantage les problèmes qui sont les mêmes ou les problèmes qui diffèrent ou les solutions à y apporter ». (Marguerite Yourcenar).

 Il y a maintenant quelques années qu’on sait à peu près la vérité sur le massacre de Katyn, des milliers d’officiers de l’armée polonaise sommairement exécutés en 1940 dans une forêt près de Smolensk en Russie, Dès la fin des années 1950, l’opinion commune des historiens était que ces militaires avaient été tués par les Soviétiques, ce que ces derniers ont toujours contesté, persistant à attribuer le crime à l’Allemagne nazie.

La vérité a été officiellement reconnue par les autorités russes en 1990 et en principe tous les documents russes officiels sur cet événement sont désormais accessibles aux chercheurs.

Charnier à Katyn

Charnier à Katyn

Ce qui s’est passé à Katyn ainsi que le travestissement de la vérité par les Soviétiques et leurs alliés de l’époque, Royaume Uni et Etats Unis, est tout à fait emblématique des problèmes qui entourent l’historiographie de cette époque et de la guerre de 1939 -1945. Il y a là de quoi méditer sur la vulgate que les politiques comme la presse et l’industrie du spectacle nous présentent comme l’Histoire, Je persiste à croire, malgré la légende et surtout malgré Hollywood et Errol Flynn, que si Robin des Bois a existé, il n’avait pas grand chose à voir avec le héros d’une toute récente comédie musicale actuellement en tournée en France.

 Si la vérité sur Katyn a assez rapidement filtré dans les pays occidentaux, c’était pour la simple raison que l’URSS était passée du statut d’alliée dans la lutte contre l’Allemagne et le Japon à celui d’ennemi idéologique et d’ennemi tout court à l’échelle planétaire.

Pourtant les Britanniques comme les Américains disposaient de témoignages dignes de foi sur la tuerie de Katyn, témoignages soigneusement occultés parce qu’en contradiction avec le message selon lequel le Reich était le mal absolu.

Ce dont les Allemands étaient conscients si on en croit l’article que je vous propose.

Un témoignage confirme que les alliés avaient caché la vérité sur Katyn, affirme un ministre

The News (Pologne) 9 janvier 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le ministre de la Culture Bogdan Zdrojewski affirme qu’un témoignage inédit sur le crime de Katyn commis pendant la Seconde Guerre mondiale confirme que les alliés occidentaux de Staline avaient aidé à dissimuler la vérité sur le massacre.

«Pour nous, l’aspect le plus douloureux est que de 1944 à 1952, la dissimulation de la vérité sur Katyn était une décision politique – elle n’était pas fortuite,» a déclaré Zdrojewski tout en dévoilant le document lors d’une conférence de presse mercredi.

«A cette époque, cette affaire avait été prise en main avec tant de détermination – avec entre autres des menaces contre certaines personnes – que la vérité sur Katyn n’avait pas pu éclater au grand jour.»

En avril 1943, l’Allemagne nazie avait publié des informations sur sa découverte des corps de près de 4 000 officiers de l’armée polonaise dans un charnier dans la forêt de Katyn (près de la ville russe de Smolensk).

Plus de 20 000 officiers et membres de l’élite polonaise avaient été portés disparus en 1940, alors qu’ils étaient apparemment détenus par les Soviétiques.

Le document récemment découvert est un témoignage fait le 10 mai 1945 par le lieutenant John H. Van Vliet, un Américain qui se trouvait parmi les quelques prisonniers de guerre alliés que les Allemands avaient emmenés à Katyn en 1943.

 Les Allemands espéraient que les prisonniers alliés confirmeraient que les Soviétiques avaient commis le crime.

John Van Vliet et le fac simile de son témoignage

John H. Van Vliet et le fac simile de son témoignage

Cependant, pendant plusieurs années, Londres et Washington firent en sorte d’éliminer les informations qui allaient dans le sens de la culpabilité des Soviétiques afin de ne pas nuire à l’alliance avec Moscou. 

Moscou avait rompu les relations avec le gouvernement polonais en exil à Londres après que ce dernier avait appelé à une enquête de la Croix Rouge, et Staline assurait que le crime était l’oeuvre de l’Allemagne.

Après la guerre, Van Vliet avait lui-même reçu des autorités américaines l’ordre de garder le silence pendant plusieurs années. Le témoignage qu’il avait fait sous serment en 1945 était inconnu des historiens jusqu’à aujourd’hui. (un autre témoignage recueilli le même mois fut classifié par les Etats Unis et disparut par la suite).

Son témoignage révèle des détails sur des prisonniers de guerre britanniques qui avaient été emmenés pour témoigner des exhumations à Katyn et dont les noms ont apparemment été dissimulés par les alliés.

Van Vliet précise que certains des cadavres de Katyn avaient été découverts avec des mémentos ou des documents qui indiquent qu’ils avaient été tués en février, mars et avril 1940, c’est-à-dire avant l’occupation de la région de Smolensk par les Allemands.

Il affirme que les restes avaient l’air de se trouver là depuis trois ou quatre ans.

L’historienne Krystyna Piorkowska a découvert le document en novembre 2013 dans les archives US à Washington.

«Pendant un moment, j’ai pensé que c’était un mirage, que j’avais une hallucination,» dit-elle en parlant de sa découverte.

«J’avais un peu peur que personne ne puisse croire qu’une telle chose existe.»

 Moscou a finalement reconnu sa culpabilité pour le crime de Katyn en 1990. Les exécutions de masse et les enterrements avaient eu lieu en divers endroits de l’Union Soviétique.

Même si les alliés, particulièrement entre 1943 et 1952, avaient occulté les preuves que les Soviétiques avaient perpétré le crime, Churchill montrait plus de franchise en privé.

L’ambassadeur de Pologne en Grande Bretagne, le Comte Edward Raczynski avait noté dans on journal à la date du15 avril 1943 – juste après l’annonce par les Allemands de la découverte des corps – que le premier ministre britannique lui avait dit que la culpabilité des Soviétiques était probable.

«Hélas, les révélations des Allemands sont probablement vraies,» avait dit Churchill.

«Les Bolchéviques peuvent être très cruels»

Source: PAP


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