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Sionisme et nazisme, plus qu’une analogie

19 juillet 2014

Quand on dit que le sionisme s’apparente au nazisme, c’est une comparaison qu’il faut prendre au pied de la lettre et non pas comme une simple analogie formulée par un citoyen en colère.

En ce moment, il est beaucoup question des pertes en vies humaines dans la bande de Gaza où les victimes sont en majorité civiles.

Bien sûr la propagande sioniste complaisamment relayée par nos médias (et pas seulement relayée mais même colportée et promue au rang de point de vue objectif), insiste lourdement sur le fait que les résistants (terroristes dans leur vocabulaire) agissent au beau milieu de la population civile, par exemple en dissimulant des armes dans des quartiers d’habitation, des ateliers, des écoles etc.

Pour mieux penser cet aspect de la situation en Palestine, on peut examiner ce qui s’était passé aux « heures les plus sombres » de l’histoire de France, c’est-à-dire sous l’occupation allemande.

Où les résistants français planquaient-ils donc leurs armes pendant la seconde guerre mondiale ?

Dans des casernes évidemment, c’est bien connu puisque toutes les casernes disposent de hangars et d’arsenaux.

Bon mais quand aucune caserne ne se trouvait à proximité, ce qui était malheureusement trop souvent le cas, les résistants laissaient courir leur imagination pour trouver des solutions adaptées.

Par exemple,

le 15 juillet 1944, un parachutage d’armes est effectué par l’aviation anglaise juste derrière le corps de ferme de la Prée en Normandie, le terrain ayant été choisi et balisé par les cadres de la Résistance tandis qu’une radio (pour communiquer avec les avions anglais) était installée dans le hangar de la ferme.

En 1941, Pierre Poutrain, figure de la résistance dans les Hautes Alpes, rend «

 visite à son frère prêtre (Louis Poutrain) qui se trouve à Saint-Jean-Saint-Nicolas dans les Hautes Alpes. Ce frère est Résistant lui aussi. D’ailleurs il héberge au presbytère jusqu’à 30 jeunes clandestins (alsaciens ne voulant pas intégrer l’armée allemande, STO, Résistants en fuite…..). Son action est si audacieuse qu’elle est connue dans toute la région. Il sera dénoncé par un jeune collabo dénommé Grasset (jamais retrouvé après la guerre) et le Père Louis sera arrêté, déporté dans un camp de concentration où il vivra des moments extrêmement difficiles .»

Le même Pierre Poutrain décide de rester

« dans le Champsaur auprès de son frère. Il va l’aider au lycée professionnel où se trouvent cachés une trentaine de jeunes Résistants sous de fausses identités (fournies par l’administration française). Officiellement il est enseignant dans le cadre du Lycée. »

Dans les Deux-Sèvres , un certain Edmond Proust est nommé au

«commandement de l’échelon départemental» de l’Armée secrète qu’il « structure depuis l’école de Perré où il enseigne. L’objectif est de saboter les intérêts du IIIe Reich. »

A La-Chapelle-Saint-Laurent toujours dans les Deux-Sèvres, du 12 au 13 mars 1943, ce sont six conteneurs d’armes parachutées qui sont transférés d’une ferme au domicile d’un certain Jean Turpault, membre de la résistance. La marchandise était transportée dissimulée à bord d’une charrette chargée de fumier.

Dans les Basses-Alpes,en décembre 1943, traqué par l’armée allemande, le Maquis des Plaines réussit à se replier « dans l’ordre » à la Ferme des Escourins.

Toujours dans les Basses-Alpes,

A ses débuts [février 1943], le maquis [de Ganagobie] est composé de réfractaires qui trouvent refuge sur le plateau où les conditions géographiques sont propices; ils y sont accueillis avec bienveillance par le père Lorenzzi qui vit seul dans le monastère.

Le 2 juin 1944, à Figeac dans le Lot,

« Les maisons sont perquisitionnées et les Allemands découvrent une cache comprenant un stock important d’armes et de munitions »

Vers avril 1944, Chalandon installe son PC dans une ferme à Lorris [dans le Loiret] au lieudit « Les Barnabés », au bord de la forêt d’Orléans, ferme tenue par la famille Elise d’origine belge.

Chalandon n’est autre qu’Albin Chalandon, une figure du gaullisme qui a été PDG d’Elf-Aquitaine et plusieurs fois ministre.

Maison incendiée par les Allemands à Lorris

Maison incendiée par les Allemands à Lorris

Le 15 mai Gestapo et miliciens investissent le village de Mirabeau [Vaucluse] aidés par de nombreux soldats de la Wehrmacht. Mairie, école et logement de l’institutrice, Marthe KINDSFATER, sont minutieusement fouillés. Les enfants sont interrogés dans la cour de l’école, les hommes rassemblés dans la cour du château. Francis TROUCHET et son père y sont rudement interrogés devant les marins. La perquisition du château ne donne rien. En fait l’émetteur radio que l’on cherchait était caché sous l’estrade de la salle de classe. Une descente eut également lieu à la ferme Pignoly au Vallon de St Christol puis à Font Claire, la colonie de vacances des Aciéries du Nord. Le gardien M. LIEUTAUD est arrêté, transféré à Avignon puis relâché trois semaines plus tard.

A Chateaubriant en Loire Atlantique,

« Mme Charles Besnard cacha des aviateurs anglais au premier étage de sa maison … dont le rez de chaussée était réquisitionné par les Allemands. Par la suite elle fut arrêtée le 24 décembre 1943 et déportée».

A Saint Lô en Normandie, ce sont les camionnettes des PTT qui servaient à transporter les armes livrées par parachute au réseau de résistance formé par les travailleurs de la poste.

A Beaucoudray, dans la Manche,

« Sur la demande de Robert GUEDON [chef de groupe résistant], la famille BINDAULT accepte de stocker et de camoufler des armes ; une fosse est creusée dans la cave de leur maison par Charles BINDAULT et son fils Ernest ; ils y cachent des obus de 25 récupérés au moment de la débâcle, et doivent recevoir des fusils. Un poste émetteur leur est remis par leur chef qui doit en apprendre le maniement à Ernest BINDAULT et Cyril FONLUPT ».

Dans les Landes,

« les clandestins recrutés par les réseaux de  » Léon des Landes  » restent donc dispersés et cachés dans les fermes ou les usines. »

C’est chez le Dr Dugoujon, un médecin de Caluire, près de Lyon, que Jean Moulin avait tenu une réunion en principe secrète dont avait eu malheureusement connaissance la police allemande suite à une dénonciation.

Bien sûr, nombre d’autres lieux servaient de caches pour les hommes et/ou pour le matériel : forêts, grottes, reliefs.

Le Hamas procède donc sensiblement de la même manière que la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale, sur un territoire par contre très petit (360 km2) et urbanisé (elle est un peu plus grande et un peu moins densément peuplée que le Val de Marne avec cependant une forte concentration de population dans Gaza ville. A la différence de la France, la bande de Gaza est dépourvue de forêts et de montagnes où des hommes ou du matériel peuvent être cachés.

Par ailleurs, le Hamas n’a aucun allié en belligérance directe et effective avec le régime sioniste tandis que la résistance française pouvait tirer parti de la pression militaire exercée par les Anglais, les Américains et les Soviétiques. Elle recevait également argent et matériel par la voie des airs comme on l’a vu.

De leur côté, les sionistes procèdent exactement comme l’armée d’occupation nazie. Et leur langage est le même. Lisez ce qui suit, on croirait un énoncé d’un préposé à la propagande sioniste sur une radio ou une télévision française, sauf que ce sont des instructions pour l’armée allemande :

« la mission prioritaire des prochaines semaines et des prochains mois est la pacification totale des régions infestées par des bandes ainsi que la destruction des organisations secrètes de résistance et la confiscation de leurs armes. […] Des mesures trop sévères ne peuvent entraîner de punitions pour leurs auteurs. » Parmi ces mesures à prendre en toute impunité et sans avoir à en référer préalablement à la hiérarchie (« C’est seulement après l’exécution de ces mesures immédiates, ou d’autres mesures, qu’il sera fait un rapport. ») :

« La riposte immédiate par les armes à feu. Si des innocents sont frappés, ce sera regrettable, mais la faute en incombera aux terroristes.

L’isolement immédiat de la zone entourant le lieu où l’acte a été commis, et l’arrestation de tous les civils se trouvant dans les parages, sans distinction de condition ou de personne.

L’incendie immédiat des maisons d’où les coups de feu sont partis. »

Le général Lammerding, qui commande la division SS Das Reich, revenue début 1944 du front de l’Est et reconstituée dans le Sud-Ouest français, fait accepter le 5 juin par sa hiérarchie la mise en œuvre de mesures répressives analogues à celles du front russe contre les partisans et « ayant pour but de monter la population contre les terroristes ». Ainsi, « pour chaque Allemand blessé, 5 civils seront pendus et pour chaque Allemand tombé, 10 civils seront pendus ».

A Lantilly en Bourgogne,les-allemands-incendient-une-maison-après avoir exécuté une vingtaine de résistants

A Lantilly en Bourgogne,les-allemands-incendient-une-maison-après avoir exécuté une vingtaine de résistants

C’est exactement ce que les sionistes font et qu’ils exposent ouvertement sur des chaînes de radio et de télévision qui ne manquent jamais d’évoquer le devoir de mémoire. Sauf que la mémoire dont ils parlent ne sert à rien de positif et leur traitement de la situation en Palestine en est la preuve.

Les sionistes ne brûlent pas les maisons, ils les rasent avec des engins de chantier (ou à la bombe à Gaza)

Les sionistes ne brûlent pas les maisons, ils les rasent avec des engins de chantier (ou à la bombe à Gaza)

 

Propagande antisémite fabriquée dans un ancien camp d’extermination nazi!

31 janvier 2014

 Pologne – Un employé du musée de l’ancien camp de la mort nazi de Majdanek accrochait des affiches antisémites à Lublin.

Meteor (Sionistan) 27 janvier 2014

Il était l’un des six hommes accusés d’incitation à la haine pour avoir accroché des affiches antisémites dans la ville de Lublin.

Les hommes ont été arrêtés le 23 janvier. Trois ont été arrêtés à un arrêt de bus de Lublin, alors qu’ils accrochaient une affiche sur laquelle on pouvait lire « Les sionistes, hors de Lublin ». D’autres affiches ont été trouvées dans leur voiture.

Trois autres ont été arrêtés dans leurs maisons. L’ employé du musée, identifié comme Krzysztof K., âgé de 50 ans, travaille dans le département d’exposition, où il conçoit des couvertures de livres et de catalogues. La police a déclaré qu’au moins deux affiches antisémites ont été imprimées à partir d’une imprimante du musée.

 Selon la police, les hommes accrochaient des affiches antisémites depuis 2010. Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison.

Voilà qui n’est pas banal : l’accusé est un membre du personnel d’un musée implanté dans un ancien camp nazi qui aurait accueilli, entre autres détenus, 130 000 Juifs entre 1942 et 1943.

Je tire ce chiffre de JewishGen, un site de généalogie affilié au Museum of Jewish Heritage consacré évidemment au souvenir de l’holocauste.

Pour ceux que ça intéresse, JewishGen propose un lien vers le site internet du musée Yad Vashem et un lien interne au cas où vous voudriez savoir par votre ADN si vous vous rattachez biologiquement au peuple élu.

Je ne sais pas si la réponse apportée sera précise vu le laxisme en matière historique de JewishGen qui nous indique que le camp de Majdanek est devenu un camp de concentration en 1943 mais que l’extermination y avait commencé en 1942. Au lieu de concentrer puis exterminer, les nazis ont donc exterminé puis concentré la population dans ce camp de prisonniers.

Chambre à gaz en bois à Majdanek

Chambre à gaz en bois à Majdanek

Revenons-en à ce graphiste polonais qui a utilisé ses compétences et le matériel à disposition dans l’atelier graphique du musée. L’article reproduit ci-dessus nous explique qu’il a conçu et imprimé des affiches antisémites.

Pourtant le seul slogan cité en guise de preuve est : « Les sionistes hors de Lublin ».

Ce qui n’est pas tout à fait la même chose que « Les Juifs hors de Lublin » sauf quand on est un sioniste dûment patenté qui prône la confusion entre sionisme et judaïsme, ce qui n’est justifié ni d’un point de vue religieux, ni d’un point de vue historique ou sociologique.

Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie

Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie

L’information sur cet employé du musée de Majdanek est reprise longuement par le Daily Mail de Londres qui titre ainsi :

 Un concepteur suspendu du musée d’un camp de concentration nazi pour s’être servi de l’imprimerie pour produire des affiches avec le slogan « Les Juifs dehors »

Et en sous-titre :

 Le musée du camp était un centre de production de propagande nazie, affirme la police

Ce qui est un comble quand on sait que :

Le musée avait été créé sur place pour commémorer les 80 000 victimes assassinées par les Nazis.

Le Daily Mail a eu la bonne idée de reproduire les affiches saisies par la police.

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Non, je ne lis pas le polonais mais le web ne manque pas de dictionnaires et on peut ainsi facilement savoir comment on écrit le mot « juif » en polonais.

Le dictionnaire Sensagent nous propose trois mots : Żyd, Żydzi et Żydowski, Il nous propose aussi les mots Izraelita, Hebrajka et Hebrajczyk

Maintenant on peut examiner les affiches et constater qu’aucun de ces mots n’est présent sur aucune d’entre elles.

Il y a bien une affiche avec une étoile de David barrée, mais l’emblème communiste de la faucille et du marteau est également barré tout comme une signalétique représentant l’homosexualité ainsi qu’un signe dont la signification m’échappe,

On peut donc raisonnablement supposer que nous sommes là devant des affiches reflétant une idéologie nationaliste pas nécessairement antisémite,

Le fait que l’antisionisme soit affirmé sur une affiche n’est pas non plus indicatif d’antisémitisme puisque aussi bien le sionisme que l’antisionisme peuvent s’insérer dans des idéologies de type nationaliste.

Pensons par exemple à l’English Defence League ou tout simplement à la Ligue de Défense Juive (Betar).

Gageons que nous sommes là surtout devant un homme excédé par le sionisme et ce que Norman Finklestein appelle « l’industrie de l’holocauste ».

Robert Faurisson a-t-il raison (bis)?

10 janvier 2014

Franchement je n’en sais rien, mais réfléchissons ensemble.

Les récents événements avec la circulaire Valls et les arrêts du Conseil d’Etat qui ont interdit des représentations du dernier spectacle de l’humoriste Dieudonné nous invitent à revisiter l’histoire et à l’écrire vraiment plutôt que de visiter et revisiter jusqu’à la nausée une prétendue mémoire façonnée au forceps..

« Le coup d’Œil sur l’Histoire, le recul vers une période passée ou, comme aurait dit Racine, vers un pays éloigné, vous donne des perspectives sur votre époque et vous permet d’y penser davantage, d’y voir davantage les problèmes qui sont les mêmes ou les problèmes qui diffèrent ou les solutions à y apporter ». (Marguerite Yourcenar).

 Il y a maintenant quelques années qu’on sait à peu près la vérité sur le massacre de Katyn, des milliers d’officiers de l’armée polonaise sommairement exécutés en 1940 dans une forêt près de Smolensk en Russie, Dès la fin des années 1950, l’opinion commune des historiens était que ces militaires avaient été tués par les Soviétiques, ce que ces derniers ont toujours contesté, persistant à attribuer le crime à l’Allemagne nazie.

La vérité a été officiellement reconnue par les autorités russes en 1990 et en principe tous les documents russes officiels sur cet événement sont désormais accessibles aux chercheurs.

Charnier à Katyn

Charnier à Katyn

Ce qui s’est passé à Katyn ainsi que le travestissement de la vérité par les Soviétiques et leurs alliés de l’époque, Royaume Uni et Etats Unis, est tout à fait emblématique des problèmes qui entourent l’historiographie de cette époque et de la guerre de 1939 -1945. Il y a là de quoi méditer sur la vulgate que les politiques comme la presse et l’industrie du spectacle nous présentent comme l’Histoire, Je persiste à croire, malgré la légende et surtout malgré Hollywood et Errol Flynn, que si Robin des Bois a existé, il n’avait pas grand chose à voir avec le héros d’une toute récente comédie musicale actuellement en tournée en France.

 Si la vérité sur Katyn a assez rapidement filtré dans les pays occidentaux, c’était pour la simple raison que l’URSS était passée du statut d’alliée dans la lutte contre l’Allemagne et le Japon à celui d’ennemi idéologique et d’ennemi tout court à l’échelle planétaire.

Pourtant les Britanniques comme les Américains disposaient de témoignages dignes de foi sur la tuerie de Katyn, témoignages soigneusement occultés parce qu’en contradiction avec le message selon lequel le Reich était le mal absolu.

Ce dont les Allemands étaient conscients si on en croit l’article que je vous propose.

Un témoignage confirme que les alliés avaient caché la vérité sur Katyn, affirme un ministre

The News (Pologne) 9 janvier 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le ministre de la Culture Bogdan Zdrojewski affirme qu’un témoignage inédit sur le crime de Katyn commis pendant la Seconde Guerre mondiale confirme que les alliés occidentaux de Staline avaient aidé à dissimuler la vérité sur le massacre.

«Pour nous, l’aspect le plus douloureux est que de 1944 à 1952, la dissimulation de la vérité sur Katyn était une décision politique – elle n’était pas fortuite,» a déclaré Zdrojewski tout en dévoilant le document lors d’une conférence de presse mercredi.

«A cette époque, cette affaire avait été prise en main avec tant de détermination – avec entre autres des menaces contre certaines personnes – que la vérité sur Katyn n’avait pas pu éclater au grand jour.»

En avril 1943, l’Allemagne nazie avait publié des informations sur sa découverte des corps de près de 4 000 officiers de l’armée polonaise dans un charnier dans la forêt de Katyn (près de la ville russe de Smolensk).

Plus de 20 000 officiers et membres de l’élite polonaise avaient été portés disparus en 1940, alors qu’ils étaient apparemment détenus par les Soviétiques.

Le document récemment découvert est un témoignage fait le 10 mai 1945 par le lieutenant John H. Van Vliet, un Américain qui se trouvait parmi les quelques prisonniers de guerre alliés que les Allemands avaient emmenés à Katyn en 1943.

 Les Allemands espéraient que les prisonniers alliés confirmeraient que les Soviétiques avaient commis le crime.

John Van Vliet et le fac simile de son témoignage

John H. Van Vliet et le fac simile de son témoignage

Cependant, pendant plusieurs années, Londres et Washington firent en sorte d’éliminer les informations qui allaient dans le sens de la culpabilité des Soviétiques afin de ne pas nuire à l’alliance avec Moscou. 

Moscou avait rompu les relations avec le gouvernement polonais en exil à Londres après que ce dernier avait appelé à une enquête de la Croix Rouge, et Staline assurait que le crime était l’oeuvre de l’Allemagne.

Après la guerre, Van Vliet avait lui-même reçu des autorités américaines l’ordre de garder le silence pendant plusieurs années. Le témoignage qu’il avait fait sous serment en 1945 était inconnu des historiens jusqu’à aujourd’hui. (un autre témoignage recueilli le même mois fut classifié par les Etats Unis et disparut par la suite).

Son témoignage révèle des détails sur des prisonniers de guerre britanniques qui avaient été emmenés pour témoigner des exhumations à Katyn et dont les noms ont apparemment été dissimulés par les alliés.

Van Vliet précise que certains des cadavres de Katyn avaient été découverts avec des mémentos ou des documents qui indiquent qu’ils avaient été tués en février, mars et avril 1940, c’est-à-dire avant l’occupation de la région de Smolensk par les Allemands.

Il affirme que les restes avaient l’air de se trouver là depuis trois ou quatre ans.

L’historienne Krystyna Piorkowska a découvert le document en novembre 2013 dans les archives US à Washington.

«Pendant un moment, j’ai pensé que c’était un mirage, que j’avais une hallucination,» dit-elle en parlant de sa découverte.

«J’avais un peu peur que personne ne puisse croire qu’une telle chose existe.»

 Moscou a finalement reconnu sa culpabilité pour le crime de Katyn en 1990. Les exécutions de masse et les enterrements avaient eu lieu en divers endroits de l’Union Soviétique.

Même si les alliés, particulièrement entre 1943 et 1952, avaient occulté les preuves que les Soviétiques avaient perpétré le crime, Churchill montrait plus de franchise en privé.

L’ambassadeur de Pologne en Grande Bretagne, le Comte Edward Raczynski avait noté dans on journal à la date du15 avril 1943 – juste après l’annonce par les Allemands de la découverte des corps – que le premier ministre britannique lui avait dit que la culpabilité des Soviétiques était probable.

«Hélas, les révélations des Allemands sont probablement vraies,» avait dit Churchill.

«Les Bolchéviques peuvent être très cruels»

Source: PAP

Robert Faurisson a-t-il raison?

7 janvier 2014

A vrai dire je n’en sais rien . Et puis la loi dite Gayssot a des arguments persuasifs dont ne dispose pas Robert Faurisson.

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Complément d’information pour Robert Faurisson

Je vous invite cependant à cette lecture qu’on peut qualifier de révisionniste dont les deux derniers paragraphes valent leur pesant de cacahouètes.

Le mythe du ghetto de Varsovie

Les combattants du ghetto ont peut-être été courageux, mais ils ne se sont pas battus aussi longtemps qu’on l’a affirmé. Et quel droit avaient—ils de décider du sort de 50 000 autres personnes?

par Eli Gat, Haaretz (Sionistan) 23 décembre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

 Comme beaucoup de survivants de l’Holocauste, je me suis toujours senti mal à l’aise devant la manière dont la mémoire de l’Holocauste a été façonnée. Le mythe du soulèvement du ghetto de Varsovie en est un excellent exemple.

Soulèvement du ghetto de Varsovie – le nom même est trompeur. Les Juifs du ghetto de Varsovie ne se sont pas révoltés. À l’été de 1942, quelque 300.000 Juifs du ghetto furent envoyés à Treblinka et assassinés. Environ 50 000 personnes étaient restées dans le ghetto, elles avaient été épargnés à l’époque parce que c’ étaient des professionnels qualifiés qui travaillaient dans les usines allemandes à l’intérieur et à l’extérieur du ghetto. Ces gens n’avaient jamais songé à une révolte, ils pensaient à leur survie.

La révolte concerna seulement un petit groupe de jeunes gens, dont la taille et les actions ont été gonflées dans des proportions mythiques en Israël après la création de l’Etat en 1948. Plus important encore, l’insurrection, qui avait commencé le 19 Avril 1943, était en contradiction avec la stratégie de survie des masses de Juifs qui sont restés dans le ghetto.

L’idée de la révolte et de la lutte armée était cohérente avec l’esprit de la communauté juive dans la jeune nation et la Palestine pré-étatique. Elle a été exagérée par l’aile militante du mouvement travailliste – le parti Ahdut Ha’avoda et le mouvement des kibboutz qui lui était affilié – qui a revendiqué haut et fort l’insurrection tout en réprimant le souvenir de la participation d’autres mouvements, comme les bundistes [membres du Bund, un parti juif de gauche, NdT], les communistes et la droite révisionniste.

Du fait des pressions exercées par cette composante du mouvement travailliste, la journée dédiée à la mémoire de la destruction de la communauté juive européenne a été appelée Journée du Souvenir de l’Holocauste et de l’Héroïsme, comme s’il y avait une quelconque commune mesure entre les deux membres de l’expression. Ahdut Ha’avoda avait attaqué David Ben Gourion et le Mapai – un autre précurseur du parti travailliste – et avait brandi la bannière de l’activisme militaire – le Palmach en Israël et les combattants du ghetto pendant l’holocauste.

Le soulèvement a aussi été monté en épingle par le flou sur les chiffres : le chiffre des pertes allemandes, le nombre de combattants du ghetto et la durée du soulèvement. Dans les premiers travaux traitant de l’holocauste, les auteurs parlaient de plusieurs centaines d’Allemands tués. Mais on a eu par la suite connaissance des rapports dressés quotidiennement par l’officier en charge de la destruction du ghetto. Selon ces rapports rédigés par le général SS Jurgen Stroop, rapports que personne ne remet en question, 15 Allemands furent tués au combat. Après la communication de ces rapports, les premiers écrits sur le soulèvement furent mis au placard pour ne plus être cités.

 Un second chiffre flou est celui du nombre de personnes qui prirent part au soulèvement qui était coordonné par deux organisations Une d’entre elles était l’Organisation Juive de Combat (Zydowska Organizacja Bojowa, ou Zydowska Organizacja Bojowa) de gauche, qui réunissait des mouvements de tendance communiste et socialiste, sionistes et non sionistes. L’autre comprenait des militants de droite, du Betar, qui activaient dans l’Union Militaire Juive (Zydowski Zwiazek Wojskowy, ou ZWW).

Yitzhak (Antek) Zuckerman (Icchak Cukierman) était un dirigeant du Zydowska Organizacja Bojowa et il joua un rôle essentiel dans la construction de l’image du soulèvement en Israël après la guerre. Il affirmait qu’environ 500 combattants avaient pris part à la révolte ; Un autre participant à la révolte, Stefan Grayek, avait porté le chiffre à 700.

Du côté des historiens, le professeur Yehuda Bauer de l’université hébraïque de Jérusalem affirme (sans donner de détails) qu’il y avait entre 750 et 1 000 combattants, tandis que le professeur Israel Gutman, qui avait participé au soulèvement et avait écrit un livre après avoir fait des recherches de son côté, situait ce chiffre à 350. Aucune de ces estimations – sauf semble-t-il celle de Bauer – n’inclut les combattants des organisations de droite dont aucun membre n’a survécu pour témoigner et dont le rôle a fait l’objet d’un silence assourdissant pendant de nombreuses années.

 Le témoignage le plus fiable sous différents aspects concernant le soulèvement, y compris sur la question du nombre de combattants, a été donné par un de ses chefs, Marek Edelman. Edelman, qui était bundiste, était resté en Pologne après la guerre et devint donc un intouchable du point de vue des institutions mémorielles israéliennes.

Edelman situait le nombre des combattants du Zydowska Organizacja Bojowa à environ 220. Quand on lui demanda sur quoi il basait ce chiffre, il répondit : «J’étais sur place et je connaissais tout le monde. Ce n’est pas difficile de connaître 220 personnes.» Sur l’écart entre ses chiffres et ceux de Zuckerman, Edelman dit : «Antek avait des motivations politiques et moi pas.» 

En admettant que le nombre de combattants de l’organisation de droite – pour laquelle on n’a pas vraiment de chiffres – était inférieur, il est raisonnable de supposer que le nombre total de participants à la révolte était inférieur à 400, pour une population de 50 000 âmes dans le ghetto.

 Seulement deux jours de combats acharnés

Les données sur la durée des véritables combats a aussi été gonflée. Gutman fait durer le soulèvement un mois. Mais les rapports de Stroop [l’officier allemand] ainsi que les témoignages des chefs du soulèvement montre que la véritable bataille n’a duré que deux jours. Parce que les plans de bataille de la Zydowska Organizacja Bojowa n’ont jamais été exécutés complètement. Le plan prévoyait de prendre position aux fenêtres, de tirer et de lancer des grenades avant de faire mouvement vers de nouvelles positions.

Au début de la révolte, le 19 avril, les Allemands avaient été surpris par la résistance armée et s’étaient retirés du ghetto. Mais après s’être réorganisés, ils n’ont pas fait le choix de pourchasser les Juifs maison par maison et de subir ainsi des pertes. Ils firent au contraire le choix de détruire le ghetto et de l’incendier.

 Les membres de la Zydowska Organizacja Bojowa qui considéraient que le sort des Juifs du ghetto était joué de toute façon – voués à la mort – avaient prévu de combattre et de mourir les armes à la main. Mais ils se sont finalement retrouvés à se cacher et à chercher à fuir la destruction et les flammes. A la fin, ils furent forcés à fuir et à brûler avec les habitants du ghetto, contrairement à leurs plans de départ.

Zivia Lubetkin, un des chefs de la révolte, en a parlé ainsi : «Nous étions tous impuissants et bouleversés de honte. Tous nos plans étaient en ruines. Nous avions rêvé d’une dernière bataille dont nous savions que nous allions la perdre face à l’ennemi, mais après lui avoir fait payer très cher sa victoire. Tous nos plans étaient en ruines et, faute d’autre possibilité, nous primes une décision : Nous allions décrocher. Il n’était pas possible de combattre plus longtemps.»

Zuckerman a écrit : «Nous connaissions très bien toutes les voies de sortie, tous les passages par les toits. Si l’assaut avait été donné… sans lance flammes, des centaines de soldats auraient dû être jetés dans la bataille pour nous vaincre.» 

Le premier groupe de combattants du ZZF quitta le ghetto le 20 avril , au deuxième jour de la révolte, par des tunnels préparés à l’avance. Un deuxième groupe partit le 22 avril et un dernier groupe le 26 avril. La plupart d’entre eux, tous peut-être, furent tués quand on les découvrit côté polonais.

Les combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa, qui n’avaient pas envisagé de quitter le ghetto, n’avaient pas préparé de routes pour s’enfuir. C’est seulement grâce aux tunnels des égouts et à l’aide fournie du côté polonais qu’ils purent quitter le ghetto. Le 28 avril, un premier groupe sortit. Le 8 mai, Mordechai Anielewicz, le commandant de la Zydowska Organizacja Bojowa, se suicida après que l’emplacement de la cache de son groupe dans un sous-sol fut révélé. Le 9 mai, ce qui restait de la Zydowska Organizacja Bojowa quitta le ghetto. En tout, 100 combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa avaient pu fuir.

En l’espace de quelques jours, les deux organisations militaires avaient quitté (ou fui) le ghetto bombardé et incendié avec ses 50 000 habitants laissés à la terrible vengeance des Allemands. On évalue à 10 000 le nombre d’habitants du ghetto tués par les Allemands ; le reste fut envoyé dans des camps près de Lublin.

 Une stratégie de survie réduite à néant

Le soulèvement avait donc interféré avec la stratégie de survie de la masse des Juifs du ghetto. Pour le comprendre, il faut prendre la mesure du changement de situation entre 1942 et ses transports de masse, quand la grande majorité des Juifs de Pologne furent exterminés en une courte période de temps, et la situation en 1943.

Dans cet intervalle de temps avait eu lieu le tournant de la seconde guerre mondiale. En novembre 1942, les Russes avaient percé le front du côté de Stalingrad et début février 1943, toute la Sixième Armée allemande s’était rendue. Au même moment les Allemands connaissaient la défaite à El Alamein dans le désert égyptien, et les alliés débarquaient en Afrique du Nord française.

 Ces revers avaient insufflé en Europe occupée l’espoir d’une rapide défaite de l’Allemagne. Même les Juifs s’étaient remis à espérer. S’ils pouvaient tenir ne serait-ce qu’un jour de plus, alors peut-être pourraient-ils être sauvés.

 Il y avait même eu une inflexion dans la politique allemande à l’égard des Juifs. La destruction des Juifs jusqu’au dernier restait peut-être la première priorité, mais l’urgence s’était quelque peu atténuée après l’atteinte de l’essentiel de l’objectif et à la lumière des besoins de l’économie. Les Allemands avaient besoin de travailleurs pour leurs usines après l’enrôlement dans l’armée de l’ensemble de la main d’oeuvre allemande apte au combat. Le travail forcé s’étendait à toute l’Europe.

Les 50 000 Juifs environ qui étaient restés dans le ghetto de Varsovie après les transports [sic, l’auteur n’emploie pas le mot déportation, NdT] de 1942 avaient survécu comme dans d’autres ghettos de la Pologne sous occupation parce qu’ils travaillaient pour l’Allemagne dans des usines. Beaucoup de ces usines avaient des propriétaires et des gérants allemands qui avaient négocié avec les autorités allemandes et la SS pour pouvoir conserver leurs travailleurs.

ghetto

Après la chute du ghetto en mai 1943

 A la lumière de tous ces éléments, les Juifs en étaient venus à croire qu’ils avaient une chance de survie. Deux mauvais choix s’offraient à eux : fuir le ghetto pour rejoindre la partie polonaise de la ville qui leur était hostile ou continuer à travailler dans les usines allemandes. Ces deux options signifiaient vivre au jour le jour dans l’espoir que la guerre se termine rapidement.

A la fin de la guerre, des centaines de milliers de Juifs avaient survécu en Pologne et en Allemagne. Rien qu’à Varsovie, le nombre de survivants est estimé à environ 25 000. La bataille jusqu’à la mort, ainsi que l’avaient prévu les combattants du ghetto, n’était pas dans les intentions de la grande majorité des Juifs restés dans le ghetto.

Beaucoup d’historiens de l’holocauste et du soulèvement venaient d’un camp politique qui avait des objectifs politiques. Ils avaient beaucoup d’influence sur le musée de l’holocauste de Yad Vashem, Ils écrivirent nos livres d’histoire et modelèrent notre souvenir de l’holocauste.

Leur influence sur leurs élèves et leurs disciples se sent encore fortement aujourd’hui. C’est pourquoi la question n’a jamais été soulevée : Quel droit avait un petit groupe de jeunes gens de décider du sort des 50 000 Juifs du ghetto de Varsovie.

Eli Gat est un survivant de l’holocauste et l’auteur de « Pas seulement un livre de plus sur l’holocauste »

Un des meilleurs articles sur la campagne contre l’humoriste Dieudonné

5 janvier 2014

Selon moi, un des meilleurs articles avec celui de Diana Johnstone, sur un registre il est vrai différent, sur la campagne politique et communautariste lancée contre l’humoriste Dieudonné. Pour aller sur l’article original de Moez Lahmédi, clic sur l’hyperlien qui est inséré dans le titre .

L’humour incolore (à propos de la quenelle de Dieudo)

L’humour incolore

 « Fais dodo, Colas mon p’tit frère,

Maman est en haut,

coupée en morceaux

 Papa est en bas,

il lui manque un bras.

Fais dodo,

car les autres sont morts… ! »

         L’affaire de la quenelle de Dieudonné qui a suscité l’indignation de la classe politique en France, Manuel Valls entre autres, a ressuscité l’ancien débat sur les limites et les lignes rouges à respecter dans l’humour. On se souvient de la vague de contestation qui avait ravagé le monde musulman suite à la publication des caricatures satiriques de Mahomet dans Charlie Hebdo. En Europe comme aux Etats-Unis, c’est la liberté d’expression elle-même qui constitue la ligne rouge à ne pas enfreindre : dura lex, sed lex !

       La maxime faussement attribuée à Voltaire :  » Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » est d’ailleurs maintes fois invoquée dans les débats médiatiques pour illustrer la sacralité de ce droit qui relève des libertés fondamentales intouchables.

      Tout est donc permis ! Rire de tout et avec tout le monde ! Jouer aussi avec le feu, et même en cas d’incendie et d’embrasement des esprits et des relations inter-humaines et internationales, on peut rire de cet incident et des dommages collatéraux qu’il a engendrés. On peut parfois éviter le désastre tragi-comique en fermant par exemple certaines ambassades à l’étranger et en avertissant les expatriés de prendre les mesures nécessaires en prévision de possibles attaques vindicatives ; leur liberté sera menacée et  restreinte mais ça reste un prix anodin devant celui de la liberté d’expression). (http://www.bladi.net/charlie-hebdo-france-ambassade.html)

           Et la quenelle alors !? – Non ! – Ce n’est pas de l’humour ça ! C’est de l’antisémitisme ! – Pourquoi ? – C’est le salut nazi à l’envers ! – Qui vous a dit ça !? – C’est clair ! On ne peut pas l’interpréter autrement ! – Et comment interprétez-vous donc la caricature montrant Mahomet avec un corps de chien ou coiffé d’un turban en forme de bombe avec une mèche allumée ou encore comme un pervers obsédé (dans l’une des caricatures de Charlie Hebdo, il est couché sur le ventre,  s’écriant au cinéaste venu le filmer : « Et mes fesses ? Tu les aimes, mes fesses ? ». Sur un autre dessin, il est accroupi et montre son derrière affublé d’une étoile avec cette légende : « Mahomet : une étoile est née ».) ????? – C’est la vérité, la religion prônée par cet homme est fondée sur la débauche et le terrorisme ! d’ailleurs vous avez oublié de mentionner la caricature le représentant comme un pédophile impénitent ! Pour les juifs, c’est pas pareil ! On ne plaisante pas avec l’Holocauste !

    En fait, mon interlocuteur virtuel avait raison ! Pas de plaisanteries au sujet de l’Holocauste ! ça devient un crime contre l’humanité ! Un crime contre Arte ! N’oubliez jamais ! comme dit Joe Cocker dans sa célèbre chanson ! C’est le génocide le plus atroce de l’histoire humaine ! Un génocide inhumain perpétré dans des chambres à gaz ! Mais attention ! tant que ce n’est pas dans une chambre à gaz, ce n’est point un génocide ! Les massacres barbares de Dir Yassine (1948), de Sabra et Chatila (1982), de Jénine (2002) et les tueries injustifiées lors de la première (1987-1993) et de la seconde Intifada (2000-2003) n’étaient pas des génocides mais … des tests d’insecticides. Après de longues années d’essai, il s’est avéré que l’anti-cafards le plus réussi était le phosphore blanc (c’est pas un gaz) ! Ces recherches en matière d’écosphère et de protection de la couche d’ozone ont valu à Péres de recevoir le Prix Nobel de la Paix en 1994. Ariel Sharon, lui, s’est contenté du titre de « L’homme de paix » (2006).

Je le répète donc : pas de plaisanteries au sujet de l’Holocauste ! Aborder un tel sujet c’est comme toucher les quelques cheveux résistants sur la tête d’un chauve ! (de là vient l’expression « chauvinisme »). En fait, même chauve, la tête d’un juif demeure intouchable (il porte toujours une kippa) ! Tous les Français savent cette vérité et exercent sur eux-mêmes une sorte d’autocensure ! Il y a d’ailleurs islamisme mais pas de « juivisme » ! On appelle le musulman intégriste un « islamiste » mais le juif intégriste qui tue les enfants palestiniens : « un sioniste » ! un « hébreu » ! un « colon » ! un « fou » (comme Baruch Goldstein qui a tué 29 Palestiniens dont 7 enfants, tous en train de prier à Al aqsa!), un Israélien. Mais jamais un « juif » ! Si c’est le kamikaze palestinien qui attaque cette fois-ci, les victimes (re)deviennent comme par enchantement des juifs ! des familles juives ! la communauté juive ! Et l’agresseur :  un islamiste terroriste !

Dans le journal Tv de France 2 ou de TF 1, on emploie l’expression « les colons juifs » mais c’est pour parler des extraterrestres qui ont fui l’Holocauste martien et qui cherchent à s’installer sur la Terre de leurs aïeux, la Terre sur laquelle ces derniers ont attéri il y a des années-lumière.

Sionistes donc s’il vous plaît ! Et ne parlez jamais de l’Holocauste ! Humour interdit sur ce point ! sinon vous tombez dans l’antisémitisme ! le négationnisme ! le révisionnisme ! le nazisme ! Et tous les crimismes. Demandez maintenant à tous les pro-israéliens si Isra-Hell a commis un seul crime ou un seul génocide  ! eux, ils sont les enfoiristes !

Oui je sais ce que vous allez dire ! les Arabes sont sémites aussi ! mais l’antisémitisme c’est uniquement pour les juifs ! droits d’auteur Messieurs !

Oui Oui ! je sais aussi ce que vous allez dire à propos de la deuxième guerre mondiale ! L’Union soviétique a perdu 21 millions d’individus, la Chine 20 millions et l’Allemagne 9 millions ! Et on n’en parle pas comme on parle des victimes juives ! combien d’ailleurs ! – On dit que c’est à peu près le même nombre des réfugiés palestiniens aujourd’hui !

Mais revenons à nos moutons et à l’humour vert (permis) et l’humour rouge (interdit) ! Il est indéniable que la liberté d’expression est sacrée mais a-t-on le droit, au nom de cette liberté, de représenter un africain noir comme un singe et dire que c’est de l’humour (noir, blanc, jaune ou tout ce qu’on veut !) Ou crier comme un singe pour démoraliser un joueur noir et dire que c’était pour plaisanter et que c’était un geste humoristique !

En outre, peut-on saluer un travail humoristique (provocateur) dont l’objectif est d’ancrer dans les esprits certains stéréotypes dévalorisants sur les Arabes et les Musulmans (des terroristes, des ignares, des obsédés sexuels, des voleurs !!!) ??? Au cours de la seconde guerre mondiale, Les médias dans les Etats Unis, l’Union soviétique et l’Allemagne ont malignement exploité toutes les stratégies humoristiques pour animaliser et diaboliser l’ennemi (bien évidemment pour le rapetisser aux yeux de l’opinion publique et justifier son anéantissement), mais aujourd’hui, pourquoi les Arabes et les Musulmans sont désignés à travers certains supports médiatiques comme l’Ennemi mondial n°1 ! Les tenants de la théorie du choc des civilisations connaissent bien la réponse.

Dans des centaines de films américains des années 60 et 70, l’Arabe ou le Musulman n’apparaît souvent pour ne pas dire toujours que comme un pervers idiot à la mentalité préhistorique, riche mais plus sale et plus bête que son chameau (un barbare quoi). Au cours des années 80 et 90, il a évolué un tout petit peu : il a manié  les armes et il est devenu un terroriste professionnel qui menace la civilisation occidentale. Dans le documentaire canadien « zone doc : Hollywood et les arabes », Jack Shaheen a judicieusement montré comment Hollywood  a réussi à « avilir un peuple » ! (en revanche, combien de films dévalorisants sur les juifs trouve-t-on dans les archives cinématographiques mondiales!) Et il faut préciser : Hollywood avilit un peuple au nom de la liberté d’expression ! Et dans un style humoristique authentique ! (www.youtube.com/watch?v=TJ7nwbbIpkc)

C’est ce que continuent à faire aujourd’hui certains médias européens sous couvert de cette prétendue liberté illimitée ! Ils continuent d’une façon trop bête et trop primaire à animaliser et déshumaniser toute une communauté en prétendant tourner en dérision certains faits ou certaines vérités. Je dis trop bête et trop primaire parce que l’humour (le vrai) sollicite avant tout l’intelligence et non le regard ! C’est en effet l’idée ou le message implicite que recèle l’image ou le discours humoristique (et qui exige une certaine compétence interprétative, ce que les uns appellent tout bonnement l’intelligence) qui importe le plus. C’est en ce sens qu’il est considéré par les uns comme le signe de supériorité intellectuelle ou de génie. On est impressionné par ces humoristes qui manient les mots comme des magiciens et qui parviennent à nous faire rire et réfléchir en même temps. L’humour est un don ! Point à la ligne !

Dessiner un prophète avec une bombe sur la tête ne fera pas rire même la vache qui rit. Ai-je besoin même d’une seule cellule grise pour comprendre le message transmis ? Et où réside la part d’inventivité dans ces bêtises ! (La quenelle de Dieudo est mille fois plus subtile et intelligente ! Pour Valls, c’est un salut nazi ! Pour moi, c’est un geste de résistance, « un bras d’honneur » (double) adressé au système et aux politicards de son acabit !)

Désormais, si vous faites la moindre allusion négative aux juifs, vous êtes taxé immédiatement d’antisémitisme ! Rappelons à ce propos que de tous les stéréotypes attribués aux juifs et qui remontent en réalité au Moyen âge, deux seulement sont tolérés aujourd’hui : le gros nez  et l’amour de l’argent. Les autres ont été légués aux arabes et aux musulmans ! (www.youtube.com/watch?v=k9czNkb9J2I) Et quand vous parlez aujourd’hui de justice à géométrie variable ou de la logique des deux poids deux mesures, on vous accuse immédiatement d’être raciste et antisémite ! Mais qui a commencé à jeter les pierres sur le toit d’autrui !?? Les alternatives sont claires : ou bien vous acceptez et vous respectez les règles du jeu que vous avez vous-mêmes inventées et imposées aux autres (Patere legem quam ipse fecistiou) ou bien vous les modifiez et vous précisez les lignes rouges infranchissables ou  vous arrêtez carrément le jeu ! 

Je n’ai jamais été un fan de Dieudo, mais c’est la réaction inattendue et même choquante de Valls qui m’a inspiré cette réflexion !

Pour conclure, je dirai en pastichant Pierre Desproges qu’on peut rire de tout et avec tout le monde à condition de ne pas tomber dans l’infra-humain !

 

  Moez Lahmédi

Des fascistes juifs en Italie? Quand ça?

16 août 2013

 L’actualité est très abondante en ce moment, qu’on y songe : les suites du putsch en Egypte, la crise syrienne persistante, l’attentat commis par les sionistes dans un quartier de Beyrouth réputé être un « fief» du Hezbollah (c’est-à-dire peuplé de gens qui ont le tort d’être majoritairement chiites), les troubles en Tunisie ou dans le sud algérien (Tunisie et Algérie n’ont peut-être pas fini de payer le prix de l’agression contre la Libye), la reprise des prétendues discussions de paix entre l’entité sioniste et une Autorité Palestinienne fantomatique, le décès de Me Jacques Vergès.…

Je ne vais cependant aujourd’hui traiter aucun de ces sujets intéressants et importants mais revenir sur un aspect de la seconde guerre mondiale qui reste encore d’actualité du fait de sa relation avec les questions holocaustiques.

Ce sujet qui reste d’actualité est celui de l’attitude du Pape Pie XII à l’égard des persécutions infligées par le nazisme aux Juifs en Europe. En effet, un courant d’opinion animé par la propagande sioniste soutient que le Pape Pie XII est resté passif devant les souffrances endurées par les Juifs. Cette thèse est ranimée régulièrement quand la question de la béatification de Pie XII revient dans l’actualité et aussi à titre préventif quand un nouveau Pape prend ses fonctions,  ce qui est  présentement le cas.

Comme pour d’autres aspects de l’histoire de la seconde guerre mondiale, notre représentation du rôle de Pie XII a été fortement influencée par la littérature et le cinéma, ici par  «Amen», un film de Costa Gavras adapté d’une pièce de théâtre.

De fait, ces attaques contre le Pape Pie XII sont rarement mises en question dans les médias  et c’est ce qui a amené Tim Fischer, un ancien vice-premier ministre australien à publier un livre dans lequel il pointe le rôle de ce qu’il appelle le lobby juif aux Etats Unis mais aussi le rôle négatif des fascistes… juifs en Italie à l’époque mussolinienne.

Des fascistes juifs, tiens, tiens !

Tim Fischer montre du doigt le lobby sioniste

Tim Fischer montre du doigt le lobby sioniste

Fischer : L’ancien Pape injustement critiqué par le lobby juif

Par Barney Zwartz, The Age (Australie) 4 août 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il faut apporter la contradiction au lobby juif de New York qui a injustement sali le nom de Pie XII,  Pape pendant la Seconde Guerre mondiale, au service d’intérêts politiques contemporains, a affirmé l’ancien vice-Premier ministre australien Tim Fischer.

Pie a été critiqué pour n’avoir pas suffisamment agi pour protéger les Juifs pendant l’holocauste, mais M. Fischer soutient dans un livre qui sortira vendredi à Melbourne qu’il a sauvé des Juifs «et n’en obtient nulle reconnaissance.»

M. Fischer, ambassadeur auprès du Saint-Siège de 2008 à 2011, a déclaré à Fairfax Media que le lobby juif doit revoir  sa position qui est de plus en plus tapageuse dans da condamnation de Pie XII.

En fait, selon Fischer, Pie avait enjoint les Catholiques d’aider les Juifs, en en cachant des centaines dans des couvents, des monastères et au Vatican. Les Nazis raflèrent 1 002 des 8 000 Juifs de Rome en 1943 et les envoyèrent à Auschwitz, mais les 7 000 autres furent sauvés.

Dans son livre, Holy See, Unholy Me: 1000 Days in Rome, M. Fischer écrit qu’un ambassadeur israélien qui avait appelé à reconnaître l’œuvre de protection de Pie XII avait été rapidement contraint à une rétractation humiliante.

“En outre, à chaque fois qu’il est suggéré d’envisager la béatification et la canonisation de Pie XII, ils frappent de toute leur puissance et utilisent tous les circuits médiatiques pour l’empêcher.»

Des informations en provenance du Vatican donnent à penser que le Pape François veut aller de l’avant pour la canonisation de Pie.

Présentant Mark Regev,  le porte parole  Israélien formé à Melbourne comme étant un personnage central, M. Fischer écrit que les compétences médiatiques du lobby juif excèdent de loin celles du Vatican et il laisse entendre que ses tactiques «servent à défendre une cause et à entretenir influence et pouvoir.

“Le lobby juif américain est dirigé par des tenants d’une ligne dure qui reçoivent leurs instructions quotidiennement de Jérusalem et Tel Aviv et ne lâcheront rien sur la politique d’Israël en Cisjordanie.»

M. Fischer explique que le plus grand désastre pour la communauté juive de Rome pendant la guerre fut la scission ente les factions pro et anti fascistes. «Cela rompit l’unité au moment où elle était le plus nécessaire avec l’entrée des nazis à Rome. Les Juifs fascistes disaient que rien n’arriverait.»

Le grand rabbin, Israel Zolli, un antifasciste, avait averti la communauté qu’elle devait se tenir prête, par exemple en cachant les listes [des fidèles] des synagogues. Après la guerre, le rabbin Zolli se convertit au catholicisme, « ce qui le fit disparaître complètement de l’histoire [de la période].

 « Le rabbin de Rome et  l’évêque de Rome à sauvèrent tous deux des milliers de vies juives, et leur action mérite d’être appréciée de façon plus juste », a déclaré M. Fischer.

Il a dit s’attendre à une réaction virulente contre ses propos, mais il espère que son livre sera lu par des gens sans parti pris.

Il a concédé qu’il existait des preuves de l’existence d’un canal catholique croate par lequel des Nazis s’échappèrent après la guerre, et il a affirmé que si Pie en était informé, il devrait être fortement critiqué [pinged] pour ça.

L’évolution du catholicisme préfigure-t-elle celle de l’Islam en Europe?

19 juillet 2013

Un des aspects intéressants de cet article est ce dont il ne parle pas : la position doctrinale du judaïsme vis-à-vis du christianisme, de Jésus en particulier..

A part ça, il nous donne peut-être une idée de ce qui attend la religion musulmane, en Europe au moins. Sauf que dans le cas de l’Islam, il faut moins s’attendre à l’influence de convertis qu’à celle de ministres de l’intérieur ou même d’ambassadeurs et d’officines qui leur sont liées.

On aura peut-être aussi les mêmes aberrations que le catholicisme avec ce prêtre Espagnol, Antonio Hortelano, qui admet fièrement avoir travaillé pour le Mossad. :

– J’ai même plus travaillé avec Israël qu’avec le Vatican.

 – Pourquoi avec les Juifs ?

 – Ca se voit sur ma figure : j’ai une ascendance juive.

 – Etre un espion juif va bien avec le sacerdoce catholique ?

 – Parfaitement. Jésus était juif de race et de religion. Et il n’est jamais sorti du judaïsme. On ne peut être chrétien sans être juif.

A comparer avec les thèses présentées dans l’article que je vous propose.

Les convertis qui ont changé l’Église

Les prêtres d’origine juive contribué à faire avancer les réformes de Vatican II

Par John Connelly, Forward , The Jewish Daily (USA) 30 juillet2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il y aura cinquante ans cet automne, les évêques catholiques se réunissaient à Rome pour un Concile qui devait mettre l’Eglise « en phase avec son temps » en la faisant parler plus directement au monde moderne. Après trois années de délibération, les évêques votèrent est acceptèrent des déclarations qui permettaient aux fidèles de suivre la messe dans leurs propres langues, encourageaient la lecture profane des écritures et exhortait les Catholiques à penser les autres religions en tant que sources de vérité et de grâce. Le Concile définissait l’Eglise en tant que « peuple de Dieu » et suggérait une organisation plus démocratique des relations entre les évêques et le Pape.. Il avait aussi adopté une déclaration sur les religions non chrétiennes, connue sous le nom latin Nostra Aetate («à notre époque»). La quatrième partie de ce texte, une déclaration sur les Juifs, s’était avérée des plus controversées, manquant à plusieurs reprises d’être écartée en raison de l’opposition d’évêques conservateurs.

Nostra Aetate confirmait que le Christ, sa mère et les apôtres étaient juifs, et que l’Eglise avait son origine dans l’Ancien Testament. Elle refusait que les Juifs qient tenus collectivement responsables de la mort de Jésus Christ, et fustigeait toutes les formes de haine, dont l’antisémitisme. Citant l’Epître de Saint Paul aux Romains, Nostra Aetate qualifiait les Juifs de «très chers» à Dieu. Ces paroles semblent relever du sens commun aujourd’hui, mais elles constituaient une révolution dans les enseignements du catholicisme.

Malgré l’opposition à l’intérieur de leurs rangs, les évêques savaient qu’ils ne pouvaient faire silence sur les Juifs. Quand le document se retrouva dans l’impasse en mai 1965, l’un d’entre eux expliqua pourquoi il fallait que les choses avancent : «Le contexte historique : 6 millions de morts Juifs. Si le Concile, qui intervenait 20 ans après ces faits, restait silencieux à leur sujet, il évoquerait alors inévitablement la réaction exprimée par Hochhuth dans ‘Le Vicaire.’ Cet évêque parlait du traitement par le dramaturge Allemand Rolf Hochhuth du silence de Pie XII devant l’holocauste. Ces évêques ne souhaitaient plus vivre dans cette Eglise là [note de Djazaïri :au sujet du prétendu silence de Pie XII, voir ci-après].

Le problème était qu’ils ne disposaient pas d’un langage qui leur soit propre pour briser le silence. Plus que la plupart des autres disciplines académiques, la théologie est un maquis complexe dont chaque branche est gardée par une coterie d’experts sourcilleux. Ceux qui voulaient toucher à la complexité des relations de l’Eglise avec les Juifs devaient étudier l’eschatologie, la sotériologie [doctrine du salut], la patristique, l’Ancien et le Nouveau Testament, et l’histoire de l’Eglise dans toutes ses périodes. Les évêques en furent réduits à se reposer sur un tout petit groupe d’expertss qui s’était assez intéressé à cette question pour amasser les inhabituelles qualifications intellectuelles nécessaires pour cette tâche.

Comme je l’ai découvert en faisant des recherché pour mon livre publié récemment, «De l’ennemi au frère: la révolution dans l’enseignement catholique sur les Juifs, 1933-1965,» ces experts n’avaient pas commence leur travail dans les années 1960.

A partir d’avant-postes en Suisse et en Autriche, plusieurs d’entre eux avaient essayé de formuler une argumentation catholique contre l’antisémitisme, trente ans plus tôt, à l’ombre du nazisme. Ils étaient aussi peu représentatifs du catholicisme qu’on pouvait se l’imaginer. Non seulement étaient-ils, vivant en Europe centrale,  assez courageux pour se dresser face à Hitler avec leurs idées, mais ils n’étaient en majorité pas nés catholiques. Les catholiques qui ont aidé l’Eglise à aller vers la reconnaissance de la continuité de la sainteté du peuple juif étaient des convertis, issus pour beaucoup de familles juives.

Le plus important était Johannes Oesterreicher, né en 1904 d’un père Juif vétérinaire et de son épouse Ida à Stadt-Liebau, une agglomération germanophone de Moravie du Nord [en Tchéquie]. Dans sa jeunesse,  il avait participé au scoutisme sioniste avait été élu représentant des élèves Juifs dans son lycée mais par la suite, pour des raisons qui restent inexplicables (il dira plus tard être «tombé en amour pour le Christ»), Oesterreicher avait pris intérêt aux écritures chrétiennes (les écrits du Cardinal Newman, de Kierkegaard et les Evangiles eux-mêmes) et, sous l’influence d’un prêtre qui sera par la suite assassiné par les nazis (Max Joseph Metzger) il devint catholique puis prêtre. Au début des années 1930, il avait pris en charge l’initiative du Diocèse de Vienne pour convertir les Juifs, dans l’espoir d’amener sa famille et ses amis dans l’Eglise. Son succès fut limité. Là où il eut plus d’impact fut dans le rassemblement d’autres penseurs catholiques pour s’opposer au racisme nazi.

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Osterreicher fut choqué de constater la pénétration de ce racisme dans le travail d’éminents penseurs catholiques qui enseignaient que les Juifs étaient une race décadente [damaged] et étaient donc inaptes à recevoir la grâce du baptême. Par mi ses compagnons dans sa démarche, se trouvaient d’autres convertis comme le philosophe Dietrich von Hildebrand,  le théologien Karl Thiem et le philosophe de la politique Waldemar Gurian. En 1937, Gurian, Oesterreicher et Thieme rédigèrent une déclaration catholique sur les Juifs plaidant, à l’encontre des racistes, que les Juifs étaient porteurs d’une sainteté particulière. En dépit de sa conformité à l’enseignement catholique orthodoxe, pas un seul évêque (ne parlons même pas du Vatican) ne la signa.

Oesterreicher fuit l’Autriche à l’arrivée des Nazis en 1938 et continua son travail depuis Paris, diffusant par radio des sermons en langue allemande à destination du Reich, informant les Catholiques que Hitler était un «esprit immoral» aux «antipodes de la forme humaine»  et décrivant les crimes perpétrés par les Nazis contre les Juifs et les Polonais.

Au printemps 1940, il échappa de justesse à une équipe avancée d’agents de la Gestapo et, via Marseille et Lisbonne, il se rendit à New York pour rejoindre finalement la Seton hall University où il devint le principal expert de l’église catholique américaine en matière de relations avec les Juifs.

Oesterreicher abandonna progressivement son approche “missionnaire” des Juifs et définira de plus en plus son travail comme œcuménique. Lui et les Chrétiens qui partageaient ses idées essayaient de voir comment étayer leur croyance dans la vocation ininterrompue du peuple juif dans les écritures chrétiennes. Si la bataille d’avant guerre était menée contre les thèses superficielles du racisme nazi, celle de l’après-guerre avait pour objet les convictions profondément enracinées de l’anti-judaïsme chrétien. Dans un premier temps, les convertis soutenaient que, oui, les Juifs pouvaient être baptisés. Dans un second temps, même s’ils persistaient à penser que les Juifs devaient être baptisés afin d’échapper à la malédiction pour avoir rejeté le Christ, ces penseurs commencèrent  à réfléchir à la nature de cette supposée malédiction.

Si l’histoire était une série d’épreuves envoyées pour punir le people juif de ne pas avoir accepté le Christ, alors quelle était la signification d’Auschwitz? Les Nazis étaient-ils des instruments de la volonté divine dans le but d’amener les Juifs à se tourner enfin vers le Christ ? Répondre oui à cette question était obscène, mais ce fut la seule réponse que la théologie catholique donna en 1945. Dans les années qui suivirent, les convertis durent organiser une révolution dans une Eglise qui se posait comme immuable. Ils le firent en infléchissant la doctrine de l’Eglise dans le sens de l’Epître de Paul aux Romains, chapitres 9-11 où l’Apôtre, sans parler de baptême ou de conversion, proclame que les Juifs restent «chéris de Dieu» et que «tout Israël sera sauvé.»

Comme Oesterreicher, les penseurs qui firent le travail intellectuel qui a préparé cette révolution étaient en écrasante majorités des convertis. Juste après la guerre, Thieme s’associa à Gertrud Luckner, une survivante des camps de concentration, pour publier le Freiburger Rundbrief dans le sud-ouest de l’Allemagne où ils firent des avancées théologiques remarquables sur la voie d’une conciliation avec les Juifs. A Paris, le Révérend  Paul Démann, un Juif hongrois converti, commençait à publier la revue les Cahiers Sioniens et avec l’aide d’autres convertis, Geza Vermes et Renée Bloch, il réfuta l’anti-judaïsme du catéchisme des écoles catholiques.

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En 1961, Oesterreicher fut convoqué pour travailler dans la commission de Vatican II chargée de la «question juive,» qui devint le problème le plus ardu à être soumis aux évêques.

A un moment critique, en octobre 1964, les prêtres Gregory Baum et Bruno Hussar rejoignirent Oesterreicher pour assembler ce qui devint le texte final du décret du Concile sur les Juifs qui sera voté par les évêques l’année suivante. Comme Oesterreicher, Baum et Hussar étaient des convertis d’origine juive.

Ils étaient dans la continuité d’une tendance remontant au premier Concile du Vatican en 1870, quand les frères Lémann – des juifs devenus catholiques et prêtres – avaient présenté un projet de déclaration sur les relations entre l’Eglise et les Juifs qui affirmait que les Juifs « sont toujours chers à Dieu » à cause de leurs ancêtres et parce que le Christ était issu d’eux « par la chair.» Sans les convertis au catholicisme, il semble que l’Eglise catholique n’aurait « jamais su penser » la manière de relever les défis de l’antijudaïsme raciste.

Le pourcentage élevé de Juifs convertis comme Oesterreicher parmi les Catholiques qui étaient opposes à l’antisémitisme est logique: dans les années 1930, ils furent l’objet du racisme nazi et ils ne pouvait pas éviter le racisme qui avait pénétré dans l’Eglise. Dans leur opposition, ils ne faisaient que rappeler à l’Eglise sont propre universalisme [catholique = universel, NdT]. Mais en se tournant vers les passages longtemps négligés de la l’Epître de Saint Paul aux Romains, ils ouvraient aussi l’esprit de l’Eglise à une nouvelle approche du peuple juif.

Quelles furent les impulsions derrière leur engagement après la guerre ?

Dans un compte rendu critique très généreux de mon livre dans The New Republic, Peter Gordon suggère que la “volonté [des convertis] de plaider en faveur des autres dérivait d’une préoccupation pour leur Moi [self]. Ils avaient gardé un sentiment d’eux-mêmes en tant que Juifs même dans l’Eglise catholique. Gordon nous remet en mémoire le scepticisme de Sigmund Freud sur la possibilité de l’amour de l’autre. L’amour vrai, pensait Freud, «était toujours mêlé de narcissisme : ce n’est pas l’autre que j’aime, mais moi-même, ou du moins c’est seulement cette qualité chez l’autre qui me ressemble ou ressemble à la personne que je fus un jour.»

Nous voyons cependant chez Oesterreicher une solidarité indéfectible  avec la communauté qui fut la sienne, avec sa famille en premier lieu. En 1946, il avait médité sur le sort de son père qui était mort de pneumonie à Theresienstadt (sa mère sera assassinée ensuite à Auschwitz). Oesterreicher n’avait pas peru l’espérance pour son père. Nathan Oesterreicher avait été un homme bon qui “avait droit à la béatitude des hommes de paix.”

Si Oesterreicher fils avait été un vrai narcissique, il aurait pu se satisfaire de la conviction qu’il avait été sauvé par le baptême. Finalement, l’immense affection et la nostalgie de son père juif commencèrent à ouvrir l’esprit d’Oesterreicher à la possibilité que les Juifs puissent être connaître le salut en tant que Juifs.

Le cadeau le plus durable des convertis qui participèrent à la réécriture des enseignements catholiques sur les Juifs a été d’étendre jusqu’à nous leur sens de la solidarité familiale, aux Juifs et aux Chrétiens. En 1964, Oesterreicher rédigea personnellement cette partie de Nostra Aetate selon laquelle l’Eglise ne parle plus de sa mission à l’égard des Juifs, mais regarde vers le jour qui verra «tous les peuples s’adresser au Seigneur d’une seule voix ‘pour qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel pour le servir d’un seul coeur’.»  (la dernière partie de la phrase est tirée de Sophonie 3 :9). Avec cette nouvelle doctrine, l’Eglise a cessé de vouloir transformer l’autre en une partie d’elle-même, et depuis cette mise au point, les Catholiques qui participent au dialogue judéo-chrétien tendent à ne plus être des convertis. Ils vivent la nouvelle compréhension des juifs et des Chrétiens en tant que frères. Les convertis ont franchi une frontière vers l’autre tout en restant en un sens très profondément eux-mêmes. mais en reconnaissant la légitimité, en fait la bénédiction, de nos différences, ils ont contribué à faire tomber un mur qui sépare Juifs et Chrétiens

John Connelly est professeur d’histoire à Berkeley, Université de Californie, et il est l’auteur de “From Enemy to Brother: the Revolution in Catholic Teaching on the Jews, 1933-1965,” (Harvard University Press,2012).

 

La Fondation Anne Frank agit comme les Nazis (selon le Fonds Anne Frank)

10 mai 2013

Norman Finkelstein savait de quoi il parlait quand il a écrit son livre sur l’industrie de l’holocauste. Non seulement les persécutions infligées par le régime nazi aux Juifs dans la première moitié du 20ème siècle sont exploitées sans vergogne par le sionisme, mais elles constituent encore pour un certain nombre de personnes un moyen de gagner de l’argent.

On l’a vu par exemple avec le scandale de la Claims Conference, une vaste  escroquerie aux indemnités, mais on le voit aussi autour de l’histoire la malheureuse Anne Frank.

La plupart des gens savent en effet qu’Anne Frank a péri dans un camp de concentration après que la cachette où elle se trouvait avec sa famille à Amsterdam avait été découverte sur dénonciation par les autorités nazies. La notoriété d’Anne Frank vient du fait qu’elle a laissé un journal intime, le plus populaire du monde, qui retrace son vécu en clandestinité.

Le journal est d’une piètre qualité littéraire (selon moi), ce qui ne saurait étonner compte tenu du jeune âge d’Anne, et certains ont même émis des doutes sur l’authenticité d’au moins une partie de ce journal.

Le journal d’Anne Frank a inspiré de nombreux créateurs, comme ici Eric-Emmanuel Schmitt au théâtre

Curieusement alors qu’il est permis de mettre en doute l’authenticité d’un texte sacré comme l’Evangile par exemple, il est interdit de le faire pour ce journal  qui est une lecture obligée dans nombre d’écoles en Occident.

Ce qui ne va pas forcément sans poser problème.

En tout cas la courte vie Anne Frank a donné lieu à une rente que se disputent deux organisations, l’une établie en Suisse, l’autre en Hollande.

Le Fonds Anne Frank au sujet de la Fondation Frank: ils se comportent comme des Nazis

Yves Kugelmann dit que le fait est qu’une institution hollandaise essaye à nouveau de s’emparer des biens de la famille.

Par Charlotte McDonald-Gibson, The Independent (UK) 9 mai 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une querelle a éclaté entre deux associations de bienfaisance rivales qui portent le nom d’Anne Frank, auteure d’un fameux journal intime, avec une des fondations qui accuse l’autre de se comporter comme les Nazis.

Le Fonds Anne Frank qui siège à Bâle en Suisse, essaye de récupérer quelque 25 000 lettres, documents et photographies qu’il a prêtés en 2007 à la Fondation Anne Frank dont le siège se troube aux Pays Bas. La fondation hollandaise soutient cependant qu’elle est la propriétaire légale d’une partie de ces archives.

La dispute de plus en plus âpre sur les documents de l’auteur du journal intime de l’époque de la seconde guerre mondiale gronde dans les tribunaux depuis 2011, mais elle a été révélée à la presse cette semaine quant un des membres du conseil d’administration de la fondation suisse a accusé l’organisation hollandaise d’actions qui rappellent  celles de l’Allemagne nazie.

“Dans les années 1940, la famille Frank avait vu ses biens saisis par les Allemands et leurs complices – aujourd’hui, une institution hollandaise essaye à nouveau de faire une confiscation,” a déclaré Yves Kugelmann au journal hollandaise De Volkskrant.

Une porte parole de la Fondation Anne Frank qui gère la Maison Anne Frank à Amsterdam, le lieu où l’adolescente juive se cachait des Nazis, affirme que son organisation a essayé de régler discrètement le différend. «Ce qui se passe est très triste,» a déclaré Maatje Mostart à l’Associated Press.

Ce n’est pas la première fois que les organisations de bienfaisance suisse et hollandaise s’affrontent autour du patrimoine Anne Frank, dont les souvenirs du temps où elle se cachait des Nazis avant que sa famille soit arrêtée et déportée dans un camp de concentration ont fait d’elle un symbole de l’holocauste.

Si Anne est morte dans un camp à l’âge de 15 ans, son père Otto a survécu et a publié le journal intime de sa fille. Il a aidé à la mise en place de la Maison Anne Frank et il a fait don de copie des écrits de sa fille à l’Etat néerlandais avant de s’installer par la suite en Suisse où il constituera le Fonds Anne Frank.

Depuis lors, les deux organisations ont essayé de travailler ensemble, mais elles ont mené une bataille juridique dans les années 1990 quand le fonds basé à Bâle a tenté d’obtenir l’exclusivité du droit à utiliser son nom. Son argument était que la fondation [hollandaise] commercialisait le patrimoine Anne Frank.

A moi l’argent de la shoah! (suite)

21 avril 2013

On le sait, l’Allemagne n’en finit pas de payer pour indemniser les victimes et les familles de victimes [juives] des agissements du régime nazi.

Ce qui n’empêche pas de nombreuses personnes considérées comme des rescapées de l’holocauste de vivre dans le dénuement le plus total, notamment dans l’entité sioniste.

On pourrait supposer que c’est parce que le gouvernement allemand ne donne pas assez d’argent mais ce n’est en fait pas le cas.

Ce qui se passe, c’est que cet argent est en grande partie détourné soit pour des causes qui n’ont rien à voir avec l’histoire des victimes du nazisme, soit par des individus pour lesquels il n’y a pas de petits profits.

C’est ce qui s’est passé avec la Claims Conference, un organisme chargé d’instruire les demandes d’indemnisation et de pensions des bénéficiaires nécessairement juifs] potentiels de fonds versés par le trésor public allemand  et de payer justement indemnités et pensions.

On en avait déjà parlé sur ce blog, la Claims Conference a été le lieu d’une importante fraude qui a permis à des centaines de personnes d’encaisser une somme avoisinant peut-être les 7 millions de dollars.

J’écrivais dans mon post de 2010 sur cette Claims Conference

A mon avis, l’enquête débouchera sur quelques surprises compte tenu de la moralité douteuse de bon nombre de ceux qui encadrent la dite Claims Conference.

Je ne me trompais apparemment pas  puisque le procès actuellement en cours pour cette escroquerie chiffre le montant de l’argent détourné à 57 millions de dollars !

Une somme qui pourrait se révéler plus importante encore.

Le scandale est bien sûr énorme car c’est en quelque sorte un argent «sacré» que cet argent destiné aux victimes [juives] du nazisme .

Pourtant, dans un procès en cours pour cette affaire, le ministère public cherche à empêcher les jurés d’entendre  des témoignages démontrant l’existence d’autres fraudes que l’accusation cherche à tenir à l’écart du procès.

Les avocats des escrocs comme certains rescapés des persécutions nazies qui étaient depuis longtemps critiques à l’égard de la Claims Conference  aimeraient pourtant bien entendre ces témoignages:

 «Il est vraiment malheureux de voir le procureur des Etats Unis essayer d’empêcher la mise au jour de preuves de malversations à l’intérieur de la Claims Conference,» a déclaré Leo Rechter, président de la National Association of Jewish  Holocaust Survivors.  Les leaders authentiques des organisations de survivants ont cherché pendant des années à amener les autorités judicaires et les élus à enquêter sur le manque de transparence et  l’absence d’obligation de rendre compte dans la Claims Conference.

La fraude présumée que doit juger le tribunal a choqué les survivants de l’holocauste, particulièrement ceux de la communauté juive russophone quand elle a été révélée la première fois en 2010. On pense que l’escroquerie a impliqué des milliers de réclamations frauduleuses déposées pendant 16 ans auprès de la Claims Conference. 

Depuis la découverte de la fraude, la Claims Conference et les enquêteurs du FBI ont identifié environ 5 000 demandes frauduleuses qui ont touché des fonds de la Claims Conference. Ils pensent que 12 millions de dollars ont été indûment soutirés au Hardship Fund qui fait un versement unique de 3 500 dollars aux personnes [juives] qui avaient été forcées à évacuer pendant la seconde guerre mondiale. Les procureurs pensent que 45 millions de dollars supplémentaires ont été soutirés frauduleusement  au Fond Article 2 qui verse une pension mensuelle de 4 00 dollars aux survivants dans le besoin qui ont vécu en se cachant ou sous une fausse identité pendant au moins 18 mois pendant la guerre.

31 personnes ont été officiellement impliquées dans cette escroquerie au long cours. 28 d’entre elles ont plaidé coupable et certaines ont déjà été condamnées.

Le procès en cours concerne trois accusés, dont l’un d’entre eux, Semen Domnitser, ancien directeur du Fond Article 2, serait la tête du réseau d’escrocs.

Plusieurs des accusés ont entre 70 et 83 ans… 

 

Franklin Delano Roosevelt, un des vainqueurs du nazisme, était un fieffé antisémite!

12 avril 2013

Si on en croit Rafael Medoff (à ne pas confondre avec un escroc d’un autre genre, Bernard Madoff), Franklin Delano Roosevelt (FDR), l’artisan du New Deal et celui qui fit entrer les USA dans la guerre contre l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, était un antisémite.

Rafael Medoff donne des preuves de son affirmation en citant des propos de l’ancien président tenus le plus souvent en privé et qui reflètent une franche hostilité à l’égard des juifs.

L’antisémitisme de Roosevelt est aussi l’occasion pour Medoff de mettre en garde contre l’antisémitisme possible de Barack Obama puisque ce dernier

a parlé de sa profonde admiration pour Franklin Delano Roosevelt et de son désir de s’inspirer du style de leadership de FDR.

Medoff ne manque d’ailleurs pas de nous signaler que FDR na pas été le seul président des Etats Unis antisémite puisqu’il partageait cette qualité (au sens attributif de ce terme) avec son successeur Harry S. Truman.

Ce que ne dit pas l’article de Medoff, c’est que l’antisémite Truman est celui-là même qui fit le nécessaire pour que la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU recommandant [et non ordonnant] le partage de la Palestine soit adoptée en exerçant pressions et chantages sur certains pays.

Il avait fallu certes le convaincre avec des arguments sonnants et trébuchants, mais c’est une autre histoire.

Le fait est que c’est souvent chez les antisémites les plus virulents que les sionistes ont pu trouver une oreille attentive puisque leur souhait commun est de débarrasser le monde de la présence juive, celle-ci devant se situer dans l’Etat juif.

Ceux qui n’ont pas d’hostilité particulière envers les Juifs se contentent de dire qu’ils sont leurs concitoyens comme les autres et l’idée que leur patrie se trouverait quelque part au Moyen Orient leur échappe complètement.

Ce que les sionistes n’apprécient guère…

Pas plus qu’ils n’apprécient Roosevelt qui s’est contenté, avec ses alliés, de vaincre l’Allemagne nazie et le Japon mais n’a pas fait de «l’holocauste » sa priorité.

Et comment aurait-il pu faire sa priorité d’un phénomène qui doit son appellation à un feuilleton télévisé diffusé bien après sa mort ?

Je n’ai pas trouvé d’image, mais il n’empêche que le très sioniste Chaim Weizmann a bel et bien rencontré le très antisémite Franklin Delano Roosevelt à Washington en juillet 1942 selon une des énièmes variations de Medoff sur le sujet grâce auquel il a dû toucher le pactole.

Image

Maison Blanche 1943: rencontre tendue entre l’antisémite Roosevelt (assis) et le National Jewish Welfare Board. De gauche à droite: Walter Rothschild, l’aumônier militaire Aryeh Lev, Barnett Brickner et Louis Kraft

 

Ce que FDR disait sur les juifs en privé

Ses sentiments personnels à l’égard des juifs pourraient expliquer en partie la réaction circonspecte des Etats Unis face à l’holocauste

par Rafael Medoff, Los Angeles Times (USA) 7 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

En mai 1943, le président Franklin Roosevelt avait rencontré le premier ministre britannique Winston Churchill à la maison Blanche. C’était 17 mous après Pearl Harbour et un peu plus d’un an avant le Jour-J. Les deux leaders alliés avaient évalué l’effort de guerre en cours et échangé des idées sur leurs plans pour l’après-guerre. A un moment de la discussion, FDR avait présenté ce qu’il appelait «la meilleure manière de régler la question juive.»

Le vice président Henry Wallace, qui avait consigné la conversation dans son journal, observe que Roosevelt avait évoqué sur un ton approbateur un plan (recommandé par Isaiah Bowman, géographe et président de l’université John Hopkins) consistant à éparpiller les juifs dans le monde entier.» L’entré du journal ajoute : «Le président disait avoir essayé [ce plan] dans le Comté de Meriwether en Géorgie [où Roosevelt résidait dans les années 1920] et à Hyde Park sur la base de l’adjonction de cinq familles juives dans chaque endroit. Il soutenait que la population locale ne ferait pas d’objection s’il n’y en avait pas plus que ça.»

Ce passage sue la “meilleure manière” selon Roosevelt est condescendante et déplaisante et, si elle était venue de quelqu’un d’autre, aurait sans doute été considérée comme antisémite. Mais plus encore, le soutien de FDR à l’idée «d’éparpiller les juifs » est peut-être la clef qui permet de comprendre quelque chose qui a été au centre d’une controverse pendant des décennies : la réaction circonspecte du gouvernement américain à l’holocauste.

Voila le paradoxe. Le système d’immigration des Etats Unis avait sévèrement limité le nombre de juifs allemands pendant les années du nazisme à environ 26 000 par an – mais même ce quota n’était atteint qu’à hauteur de 25 % pendant la plus grande partie de l’époque hitlérienne parce que l’administration Roosevelt avait ajouté de nombreux critères supplémentaires exigés de candidats à l’immigration. Par exemple, à partir de 1941, le simple fait d’avoir laissé un proche parent en Europe pouvait être suffisant pour disqualifier un candidat à l’immigration – à partir de l’idée absurde que les nazis pourraient menacer le parent resté en arrière et par ce biais forcer l’immigrant à espionner pour Hitler.

Pourquoi le gouvernement des Etats Unis s’employait-il activement à décourager et à disqualifier les Juifs candidats à l’immigration aux Etats Unis ? Pourquoi le président n’avait-il pas instruit directement son Département d’Etat (qui administrait le système d’immigration) de remplir les quotas pour l’Allemagne t les pays occupés par les puissances de l’Axe jusqu’à la limite légale ?

A elle seule, cette disposition aurait sauvé 190 000 vies. Elle n’aurait pas nécessité d’affronter le Congrès ou des forces hostiles à l’immigration ; elle n’aurait entraîné qu’un risque politique minime pour le président.

Les décisions politiques de tout président sont modelées par un certain nombre de facteurs, certains politiques, d’autres personnels. Dans le cas de Roosevelt, tout un ensemble de propos tenus en privé sur les juifs dont certains que j’ai découverts récemment dans les Archives Centrales Sionistes à Jérusalem et auprès d’autres sources sont sans doute significatifs.

En 1923, en qualité de membre du conseil d’administration de Harvard ; Roosevelt avait conclu qu’il y avait trop d’étudiants juifs dans la faculté et avait participé à la mise en place d’un quota pour limiter le nombre d’inscrits.  En 1936, il avait suggéré en privé que les Juifs dominaient l’économie en Pologne et que c’est à eux qu’on devait faire le reproche de provoquer de l’antisémitisme dans ce pays. En 1941, il avait observé lors d’une réunion du cabinet qu’il y avait aussi trop de juifs parmi les employés de l’administration fédérale en Oregon. En 1943, il avait dit à des officiels du gouvernement dans l’Afrique du Nord libérée par les alliés que le nombre de juifs indigènes «devait certainement être limité» dans plusieurs professions afin «d’éviter les récriminations particulières et compréhensibles des allemands à l’égard des juifs en Allemagne.»

On a la preuve d’autres propos tenus également en privé par FDR, dont le rejet de requêtes en faveur de réfugiés juifs qu’il qualifiait de «lamentations juives» et «d’histoires à faire pleurer dans les chaumières [sob stuff] ;»  l’expression de sa fierté [en s’adressant à un sénateur] de «ne pas avoir de sang juif dans nos veines ;» et en caractérisant une manœuvre fiscale d’un éditeur juif de journaux de «sale tour de juif.» Mais le thème le plus commun dans les propos en privé de Roosevelt sur les juifs ont un rapport avec sa perception qu’ils étaient surreprésentés [overcrowding] dans beaucoup de professions et avaient une influence excessive.

Cette attitude concorde avec ce qu’on sait des opinions de FDR au sujet des immigrants en general et des immigrants asiatiques en particulier. Dans un entretien datant de 1920, il se plaignait des immigrants qui se «massent» dans les villes et il avait déclaré que «le remède à cela devrait être la répartition des étrangers un peu partout dans le pays.» Dans une série d’articles pour le Daily Telegraph de Macon (Géorgie) et pour le magazine Asia dans les années 20, il avait mis en garde contre l’octroi de la citoyenneté à des «immigrants non assimilables» et s’opposait à l’immigration japonaise pour la raison que «le mélange de sang asiatique avec le sang américain ou européen produit, neuf fois sur dix, des résultats des plus malencontreux.» Il recommandait qu’à l’avenir l’immigration soit restreinte à ceux qui ont «le sang de la bonne catégorie.»

La décision de FDR d’emprisonner des milliers d’américano-japonais dans des camps d’internement pendant la seconde guerre mondiale était cohérente avec sa perception des Asiatiques comme ayant des caractéristiques raciales innées qui les rendaient indignes de confiance. De la même manière, il voyait apparemment avec mépris ce qu’il semblait considérer comme les caractéristiques innées des juifs. Accueillir un nombre significatif d’immigrants juifs ou asiatiques ne semblaient pas s’accorder aisément avec la vision que FDR avait de l’Amérique.

D’autres présidents des USA ont eu leur lot de remarques peu amènes sur les juifs. Un journal tenu par Harry Truman recelait des propos tels que «Les juifs, à mon point de vue, sont très, très égoïstes.» Les dénonciations des juifs par Nixon comme étant «très agressifs et odieux» ont été révélées par la suite dans des enregistrements de conversations dans le Bureau Ovale.

Mais les révélations sur les sentiments de Franklin Roosevelt vont probablement choquer beaucoup de gens. Après tout, il a fait entrer l’Amérique dans la guerre contre Hitler. En outre, le personnage public de Roosevelt est indissociable de son image de libéral et d’humaniste, sa prétention à être attentif à «l’homme abandonné,» l’opprimé, le maltraité. Mais personne ne peut changer l’histoire de sa réponse à l’holocauste.

L’Holocaust Memorial Day va être observé à partir de dimanche soir. C’est l’occasion annuelle de réfléchir au génocide nazi et à la réaction du monde à ce dernier. Dans le cas des Etats Unis, il est consternant de penser qu’en partie à cause des préjugés personnels de Rossevelt, des gens innocents qui auraient pu être sauvés ont au contraire été abandonnés.

Rafael Medoff est le directeur et fondateur du David S. Wyman Institute for Holocaust Studies à Washington. Son dernier livre est « FDR and the Holocaust: A Breach of Faith. » Medoff s’exprimera dimanche lors de la cérémonie de l’ Holocaust Memorial Day au centre communautaire juif Alpert de Long Beach.


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