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Qui mieux qu’un Juif pour répandre et attiser la haine antisémite?

16 janvier 2017

On apprend ici que l’animateur d’un média néo-nazi sur le web est en fait marié à une juive et réside dans le Upper East Side, le quartier le plus chic de Manhattan où résident des personnalités aussi connues que Madonna, Rupert Murdoch, Spike Lee, Woody Allen ou encore George Soros (source Wikipédia). Le quartier compte 11 lieux de culte chrétiens (toutes obédiences confondues, Témoins de Jéovah et Scientologues exclus), 9 synagogues et une mosquée.

Bon, on nous dit qu’il est marié avec une femme juive. Je vous fiche mon billet qu’il est en réalité lui-même membre de la tribu (et certes il l’est bel et bie).

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Visez la gueule de l’Aryen Mike Peinovich alias Mike « Enoch »

L’animateur d’un média néo-nazi vit-il dans le Upper East Side avec une épouse juive?

par Dan Friedman, The Jewish Forward (USA) 15 janvier 2017 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un des principaux animateurs d’un média néo-nazi – jusqu’alors anonyme – réside-t-il dans le Upper East Side de Manhattan avec son épouse juive? C’est ce que rapportent des informations qui émanent de factions racistes rivales dans la nébuleuse du mouvement « alt-right » [droite alternative, fachosphère].

Mike « Enoch » dirige le site néo-nazi The Right Stuff qui met en ligne les podcasts « The Daily Shoah » [le quotidien de la Shoah] et « Fash the Nation ». Celui qui est plus connu pour avoir développé le plugin échoes ((())) [pour identifier les Juifs sur les réseaux sociaux] répond en réalité au nom de Mike Peinovich, un développeur logiciel originaire de Montclair dans le New Jersey.

En retirant judicieusement certaines lettres de son nom de famille, Peinovich est devenu, selon ces informations, « Enoch » – en référence au politicien britannique partisan de la séparation des races Enoch Powell.

Rien de ce qui se passe dans la nébuleuse « allt-right » de misogynes, d’antisémites et suprématistes blancs ne peut rester longtemps caché, semble-t-il. Ce qui semble s’être passé, c’est que suite à une querelle (sur Red Ice Radio) qui portait sur le fait même d’envisager la question de parler à des Juifs, l’équipe de The Right Stuff s’est prise de bec avec un groupe 8Chan [plateforme de forum] appelé Baphomet.

Baphomet a réagi en attaquant le site de The Right Stuff également en révélant les noms, les adresses et les familles d’un certain nombre de membres importants de « l’alt-right » connus auparavant par leurs pseudonymes, dont Enoch qui semble avoir reconnu la véracité de l’accusation.

PS: ces informations sont confirmées et précisées sur d’autres sites d’information grand public

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Boycotter l’entité sioniste, c’est être du bon côté de l’histoire!

26 juin 2016

Le Washington Post publie une tribune d’une militante du BDS, le mouvement qui appelle au boycott, au désinvestissement et à des sanctions contre l’Etat sioniste tant qu’il ne respecte pas le droit international et continue sa politique de répression et de colonisation de la Palestine.

L’auteure, Rebecca Vilkomerson, attire l’attention sur certains aspects très importants en lien avec la campagne BDS.

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Rebecca Vilkomerson de Jewish Voice for Peace

Elle rappelle d’abord l’efficacité de cette campagne en citant notamment deux exemples de grandes entreprises qui se sont désengagées du marché de l’entité sioniste.

Elle relève ensuite l’évolution de l’opinion publique en Occident, et aux Etats unis singulièrement, qui tend à éprouver de plus en plus de sympathie à l’égard du peuple palestinien.

 Elle observe enfin que, en contradiction avec cette évolution des opinions publiques, une campagne concertée cherche à faire adopter et appliquer des réglementations qui prétendent interdire les appels au boycott au motif de leur caractère antisémite.

Ce dernier point est d’une importance particulière puisque, ainsi qu’elle le signale, et comme l’avaient déjà fait Glenn Greenwald et Andrew Fishman,  cette campagne de dénigrement du BDS a pu obtenir d’un gouverneur d’Etat, celui de New York, qu’il arrête des mesures répressives à l’encontre du BDS, passant par-dessus la tête de l’assemblée de l’Etat qui avait renoncé à voter une loi en ce sens.

On observe la même chose en France où une circulaire signée par Mme Michelle Alliot-Marie en 2010 appelle les juges à se saisir des appels au boycott de l’entité sioniste qui seraient des appels à la discrimination! Michelle Alliot-Marie était ministre d’un gouvernement de droite. L’arrivée des socialistes n’a pas entraîné l’abrogation de cette circulaire. L’actuel Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas qui, en son temps, avait manifesté son opposition à cette circulaire n’en a pas reparlé depuis…

Comme le notaient Glenn Greenwald et Andrew Fishman, certains politiciens sont ouverts, voire même enthousiastes, à l’idée de sanctionner leurs propres concitoyens quand ils appellent à œuvrer pacifiquement pour contribuer à mettre un terme à une politique d’oppression et de déni du droit !

En se comportant ainsi, ces politiciens nous disent clairement qu’ils ne sont pas là pour servir leurs électeurs de compatriotes mais plutôt pour servir les intérêts d’une puissance étrangère qui méprise le droit international depuis des dizaines d’années.

Je suis juive et je veux que les gens boycottent Israël

Ce pays doit être tenu responsable de ses violations des droits de l’homme

par Rebecca Vilkomerson, The Washington Post (USA) 24 juin 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Rebecca Vilkomerson est directrice exécutive de Jewish Voice for Peace.

En 2009, j’habitais à Tel Aviv ai moment de l’opération Plomb Durci. Pendant cette offensive, Israël a tué environ 1 400 Palestiniens à Gaza. Les quelques uns d’entre nous qui étaient descendus dans la rue pour protester contre la guerre étaient souvent bombardés d’œufs ou agressés par les passants. Quand je déposai mes enfants à l’école maternelle, les parents discutaient comme si rien d’inhabituel ne se passait. Quand ils me demandaient ce qui n’allait pas, je leur disais que j’étais très préoccupée par ce qui se passait à seulement une cinquantaine de kilomètres d’ici. Leur réponse : un silence gêné ou une défense rageuse des actions d’Israël.

Je voulais agir concrètement pour la liberté et les droits des palestiniens. Alors j’ai adhéré au mouvement Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cette action non violente qui a été lancée en 2005 par une large coalition d’organisations de la société civile palestinienne est un appel à la solidarité de la communauté internationale jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et cesse de violer les droits des Palestiniens. C’est une démarche qui a du mal à frayer son chemin – le gouverneur de mon propre Etat, New York, a récemment condamné le BDS en adoptant unilatéralement un arrêté exécutoire.

Sept ans après, il y a eu deux autres agressions horribles contre Gaza. Près de 500 enfants palestiniens ont été tués en 2014. Même quand il n’y a pas de campagnes de bombardements intenses, les Palestiniens vivent en état de siège à Gaza. Les habitants de la Cisjordanie vivent sous le contrôle extrêmement contraignant de l’appareil sécuritaire israélien, avec ses checkpoints, la détention administrative et les démolitions de maisons. En Israël, les Palestiniens qui ont la citoyenneté israélienne vivent dans un système d’inégalité des droits. Hors d’Israël, les réfugiés ne peuvent pas rentrer chez eux.

Bien sûr, pendant ce temps, il y a eu aussi des attaques contre des civils israéliens. Elles sont un horrible symptôme de l’occupation et de la répression comme l’a observé Ron Huldai, le maire de Tel Aviv, suite à l’attentat qui a récemment tué quatre Juifs israéliens.

Je suis convaincue qu’Israël ne changera pas de politique tant qu’il pourra ignorer les pressions venues de l’extérieur. Le BDS est un moyen puissant d’encourager l’Etat à agir. Et pendant les années que j’ai passées dans le mouvement, nous avons connu un succès grandissant. Les grandes églises [protestantes] ont retiré leurs investissements des entreprises qui profitent de l’occupation. Des dizaines de campus américains ont voté des résolutions pour le désinvestissement. Plus d’une centaine d’artistes refusent de se produire en Israël, et des sociétés multinationales comme G4S et Véolia se sont retirées du marché israélien.

Pendant ce temps, il y a aussi eu une évolution dans l’opinion publique. Un sondage effectué en 2015 par le Brookings Institute a montré que 49 % des Démocrates soutiennent l’imposition de sanctions économiques contre Israël et ses constructionsd e colonies. Un sondage effectué par Pew le mois dernier a montré que pour la première fois, les Démocrates libéraux éprouvaient plus de sympathie pour les Palestiniens que pour les Israéliens. En mai, l’institut d’étude de l’opinion Opsos a constaté que le tiers des Américains soutenaient le boycott, le désinvestissement et els sanctions contre Israël tant qu’il ne respecterait pas les droits des Palestiniens.

Mais nos efforts ont été menacés ici aux Etats Unis par une stratégie coordonnée à l’échelle nationale et financée par le gouvernement israélien et des organisations qui le soutiennent. L’an dernier, 22 Etats ont introduit ou adopté des législations anti-BDS. Beaucoup de ces mesures rendent illégales pour ces Etats toute relation contractuelle avec des entreprises qui soutiennent le BDS. Le gouverneur de New York, le Démocrate Andrew Cuomo, a franchi un palier dans cette stratégie avec un arrêté exécutoire draconien qui créée une liste noire des entreprises et des organisations qui soutiennent le BDS. L’arrêté exécutoire pris par Cuomo contourne l’assemblée législative de l’Etat où l’opposition des partisans des droits des palestiniens et de la liberté d’expression, dont de nombreux membres de Jewish Voice for Peace, avaient réussi à faire bloquer la législation anti-BDS en commission des lois.

C’est une erreur. Ce n’est pas faire de la discrimination que de tenir un Etat pour responsable de ses infractions au droit international et de ses violations des droits de l’homme. Etat d’Israël et peuple juif, ce n’est pas la même chose.

Mes filles, que je déposais à l’école maternelle à tel Aviv en 2009 sont maintenant au collège à Brooklyn. Si en tant que citoyennes israéliennes, elles choisissent un jour de vivre en Israël/Palestine, j’espère que ce sera une terre où tous, Juifs et Palestiniens, peuvent vivre libres et égaux. Je crois que le BDS est le meilleur outil à notre disposition pour faire de cette vision une réalité. Nous regarderons plus tard ces tentatives pour légiférer contre le BDS comme ayant été les dernières tentatives désespérées pour protéger Israël des pressions qui s’imposent pour qu’il change de politique. Cuomo se range du mauvais côté de l’histoire.

Glenn Greenwald expose la manoeuvre sioniste pour contrer le boycott aux Etats Unis

9 juin 2016

Au détriment des citoyens américains eux-mêmes!

Je partage avec vous cet article d’Andrew Fishman et Glenn Greenwald. Greenwald est ce journaliste américain qui a été la cheville ouvrière de la diffusion des documents révélés par Edward Snowden sur la surveillance de masse pratiquée par la National Security Agency (NSA)aux Etats Unis et à l’étranger.

Ce qui anime Greenwald, comme Snowden et d’autres citoyens américains, c’est une croyance quasi religieuse dans les vertus de la liberté d’expression et un attachement viscéral à sa garantie telle qu’elle est prévue par le premier amendement de la Constitution des Etats Unis. Sous ces aspects ils sont fidèles aux mythes fondateurs de la démocratie en Amérique.

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Glenn Greenwald lors dune conférence débat à la Synagogue Historique Sixth & I (Washington)

Il n’existe en effet aucun délit d’opinion aux Etats Unis même si la liberté d’expression a pu parfois être battue en brèche comme ce fut le cas au début des années 1950 avec la « chasse aux sorcières » du Sénateur Joseph McCarthy et ses enquêtes pour traquer les sympathisants communistes, notamment dans les milieux du cinéma.

Des entraves à la liberté d’expression semblent cependant pointer à nouveau le bout de leur nez alors même que le péril communiste qui donnait tout de même un fondement rationnel au McCarthysme est un spectre désormais lointain.

Cette fois, la campagne pour restreindre la liberté d’expression porte sur ceux qui appellent au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l’Etat prétendu juif.

Si les tenants du lobby sioniste n’ont pas réussi à obtenir une décision ou une loi fédérale ni même d’Etat allant dans le sens de la pénalisation des appels au boycott, 1er amendement oblige, ils ne se sont cependant pas découragés. En effet, ce qu’ils n’ont pu obtenir au niveau législatif, ils essayent de l’obtenir au niveau des Etats pris séparément comme ils le font aussi au niveau des universités.

Le lobby sioniste a réussi son premier coup gagnant dans l’Etat de New York dont le gouverneur Andrew Cuomo vient de signer un arrêté qui prévoit des sanctions contre les individus ou associations qui appellent au boycott de l’entité sioniste et pour les entreprises qui appliqueraient un tel boycott.

Glenn Greenwald dénonce avec force l’autoritarisme et les dispositions adoptées par le gouverneur de l’Etat de New York et s’insurge contre la soumission de dirigeants élus au service d’intérêts étrangers quitte à sanctionner ses propres compatriotes.

Mais on le sait, c’est là une des méthodes sionistes les mieux rodées.

Andrew Cuomo et d’autres Démocrates lancent une attaque grave contre la liberté d’expression pour protéger Israël

Par Glenn Greenwald et Andrew Fishman, The Intercept (USA) 6 juin 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression en Occident est la campagne qui se développe à l’échelle internationale pour littéralement rendre illégal l’appel au boycott d’Israël. Des gens ont été arrêtés à Paris – qui fut en 2015 le lieu de la manifestation pour la « liberté d’expression » (pour ceux qui se moquent de l’Islam) – pour avoir porté des T-shirts pro-boycott. Les étudiants pro-boycott sur les campus aux Etats Unis – où avait fleuri le boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980 – sont sanctionnés de manière routinière pour infraction aux règlements contre la discrimination.  Des officiels canadiens ont menacé de poursuivre en justice ceux qui appellent au boycott. Des organismes officiels britanniques ont interdit sur une base légale certains types d’appels au boycott. Israël a de son côté carrément criminalisé l’appel à ce genre de boycotts. Force est de constater que tout cela a été entrepris sans même susciter un froncement de sourcils chez ceux qui se sont autoproclamés combattants [crusaders = croisés] de la liberté d’expression quand c’était le moment de soutenir les caricatures anti-musulmanes.

Mais maintenant, le Gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo) s’est lancé dans une escalade significative des attaques contre la liberté d’expression sur le sol des Etats Unis et ciblant des citoyens étatsuniens. Le prince de la dynastie politique de New York a promulgué hier un arrêté diffusé à tous les services qui relèvent de sa compétence pour qu’elles cessent toute relation contractuelle avec des entreprises ou des organisations qi soutiennent un boycott d’Israël. Il prévoit que les citoyens qui ont ou expriment une opinion particulière soient sanctionnés par le refus des prestations [allocations ou prestations en nature] dont bénéficient d’autres citoyens, une violation classique de la liberté d’expression (imaginons si Cuomo avait signé un arrêté ordonnant que « quiconque exprime des opinions conservatrices devra se voir immédiatement privé des prestations servies par l’Etat de New York »)

Plus inquiétant encore, l’arrêté signé par Cuomo exige que chacun de ses commissaires compilent « une liste d’institutions et d’entreprises » qui – « soit directement, soit via une société mère ou une filiale » – soutiennent un boycott. La liste du gouvernement [de l’Etat de New York] est alors rendue publique et il leur incombera alors de prouver à l’Etat que, en réalité, elles ne soutiennent pas un tel boycott. Donna Lieberman, directrice de la New York Civil Liberties Union a déclaré à The Intercept: « Chaque fois que les pouvoirs publics créent une liste noire sur la base d’opinions politiques, cela soulève de graves inquiétudes quant au respect du 1er amendement et ce cas ne fait pas exception. » Robby Soave de Reason [la Reason Foundation est une fondation libertarienne dont le but est de promouvoir la liberté d’expression et le respect du droit] l’a dénoncé aujourd’hui comme « effrontément autocratique ».

Lire les dispositions pertinentes de l’arrêté de Cuomo, c’est se confronter à la mentalité de censeur du petit tyran, avec un parfum d’humiliation publique façon McCarthy dans sa forme la plus pure. Constatez par vous-mêmes.

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Pire encore est la nature autoritaire de l’arrêté de Cuomo. Ben Norton du site internet Salon observe : « Le corps législatif de New York a essayé vainement pendant des mois de faire adopter une loi anti-boycott. » Alors, au lieu de passer par la loi, Cuomo a décrété unilatéralement ces sanctions contre eux qui plaident pour le boycott.

Le Sénateur démocrate de New York, Chuck Schumer, n’a pas perdu de temps et il exige maintenant une disposition fédérale inspirée de l’arrêté de Cuomo. Hillary Clinton a écrit en juillet dernier une lettre ouverte à son soutien financier à elle et à son parti, Haim Saban qui se dit lui-même partisan fanatique d’Israël,dans laquelle elle fait siens les principes fondamentaux de la démarche de censure – l’idée que le boycott d’Israël est une forme d’antisémitisme –  et elle la fait à nouveau dans son discours de mars devant l’AIPAC [principale organisation du lobby sioniste aux Etats Unis] De nombreux Républicains sont favorables à des mesures similaires.

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Andrew Cuomo s’apprête à monter dans une jeep de l’armée terroriste sioniste

Au-delà du McCarthysme et de la grave menace sur la liberté d’expression, l’hypocrisie puante de Cuomo et des démocrates est irrespirable. Il y a seulement deux mois, Cuomo a interdit à des fonctionnaires de l’Etat de se rendre en Caroline du Nord pour manifester ainsi son soutien au boycott de cet Etat américain en protestation contre la législation anti-transgenres. Le texte de cet ordre pro-boycott de Cuomo commençait par proclamer que « l’Etat de New York est un leader au niveau national dans la protection des droits civiques et des libertés de tous ses citoyens » et interdisait donc « tout voyage à financement public » en Caroline du Nord.

Mais en justifiant les sanctions contre les détracteurs d’Israël, le conseiller pour les affaires juridiques de Cuomo a déclaré au New York Times: « C’est une chose de dire je veux m’exprimer dans le champ du politique. C’en est une autre de dire que je vais vous sanctionner ou vous pénaliser pour vos activités commerciale ». Mais ça –  je vais vous sanctionner ou vous pénaliser pour vos activités commerciale » – c’est exactement ce que Cuomo a fait il y a seulement deux mois en boycottant la Caroline du Nord. Vous voyez comme c’est tordu: pour le gouverneur de New York, il est non seulement permis mais noble de boycotter un Etat des Etats Unis, mais il est immoral et passible de sanctions de boycotter Israël, un pays étranger coupable de dizaines d’années d’occupation illégale et brutale. Les questions soumises à Cuomo par The Intercept n’avaient pas reçu de réponse au moment de la publication de l’article.

Le plus ironique est que Cuomo, en imposant un boycott à la Caroline du Nord a dit qu’il agissait ainsi parce que dans « une société libre, l’égalité des droits des citoyens… doit être protégée et respectée » – le principe même que le boycott d’Israël cherche à accomplir en mettant fin à l’oppression et à la discrimination contre les Palestiniens. Mais même si vous n’êtes pas d’accord avec le boycott d’Israël lui-même, aucune personne rationnelle ne voudrait qu’Andrew Cuomo et d’autres dirigeants élus aient le pouvoir de dicter quelles opinions politiques sont acceptables et lesquelles ont pour résultat le refus de prestations ou d’allocations.

L’hypocrisie en matière de liberté d’expression de la part de toutes sortes de gens ici est évidente. En 2012, les conservateurs [les Républicains, NdT] avaient été furieux quand le maire de Chicago Rahm Emmanuel avait annoncé qu’il bloquerait l’expansion dans sa ville de la chaîne de restaurants Chick-fil-A pour sanctionner le militantisme anti-gay de son propriétaire, qualifiant la démarche du maire de grave atteinte à la liberté d’expression (une position que nous partagions). Pendant toute l’année 2015, des commentateurs comme Jonathan Chait du New York Times se sont drapés eux-mêmes dans le drapeau de la liberté d’expression quand il s’agissait de défende les discours racistes et homophobes sur les campus, soulignant que tous les types de discours, même « les discours haineux [hate speech] devaient être protégés par la loi (position que nous partageons aussi).

Pourtant, une campagne systématique et internationale – totalement bipartisane aux USA – est actuellement en cours pour utiliser abusivement les ressources de l’Etat et la force de la loi au service d’une attaque frontale sur la liberté d’expression et le droit de réunion, sans pratiquement qu’aucun de ces abus ne suscite d’objections parce que toute la démarche a pour but de protéger Israël de la critique. Il est quand même assez bizarre que quelqu’un soit élu gouverneur de New York  puis pense que protéger Israël de la critique fait partie de son boulot. Qu’il le fasse en attaquant le droit à la liberté d’expression des citoyens de son propre pays – à peine quelques semaines après avoir imposé un boycott sur un autre Etat des Etats Unis – vous dit tout ce que vous avez à savoir du rôle qu’Israël continue à jouer dans le discours public aux USA et de la volonté de certaine personnes de piétiner les principes de la liberté d’expression du moment que cela va dans le sens de leurs objectifs politiques.

 

Pakistan International Airlines et le 11 septembre 2001

6 juin 2016

Une publicité de PIA (Pakistan International Airlines), la compagnie aérienne nationale du Pakistan.

Nous sommes en 1979!

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Définition du combattant et précisions utiles sur les boucliers humains par le rabbin David-Seth Kirshner

29 juillet 2014

Je ne ferai pas de commentaire. Je vous laisse apprécier ce morceau de bravoure doctrinale théologique et politique de la part d’un rabbin qui n’est en rien un marginal.

Le rabbin Seth Kirshner a un goût pour la modernité

Le rabbin SDavid-eth Kirshner a un goût pour la modernité

Si vous avez voté pour le Hamas, Israël a le droit de vous tuer, déclare le chef du conseil des rabbins de New York

par Philip Weiss, Mondoweiss (USA) 29 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il y avait un rassemblement pro-israélien de 10 000 personnes hier à New York, à même pas un bloc d’immeubles du siège des Nations Unies, et le rabbin David-Seth Kirshner qui est un dirigeant du NY Board of Rabbis a suggéré que les Palestiniens qui avaient voté pour le Hamas sont des combattants qui méritent d’être dans la ligne de mire d’Israël. Il a dit :

Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire laepays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n’êtes pas une victime civile.

La foule a applaudi. Kirshner a poursuivi en disant que l’armée israélienne est « l’armée la plus morale dans l’histoire de la civilisation. » Il a conclu son propos par le mot, Amen.

Le rabbin n’a pas précisé comment il s’y prendrait pour trier les Palestiniens qui ont voté pour le Hamas. A la dernière élection en Palestine, en 2006, le Hamas – « l’organisation terroriste à laquelle Kirshner faisait évidemment référence – avait recueilli 440 000 voix, 44 % de l’électorat selon Wikipedia. Le Fatah avait obtenu 410 000 voix, le FPLP 42 000.

Le sénateur Chuck Schumer et de nombreux parlementaires démocrates ont également pris la parole au rassemblement, sur la 47e rue. Aucun n’était sur l’estrade quand Kirshner a offert son conseil spirituel vers la fin de la manifestation.

Ci-dessous les propos de Kirshner dans leur contexte, ils commençant à la 3ème minute environ dans la vidéo ci-dessus. Kirshner, qui est identifié soit comme vice-président, président ou trésorier du New York Board of Rabbis, a commencé par dire que les Nations Unies condamnaient le massacre de civils à Gaza.

Mesdames et messieurs, permettez-moi d’expliquer quelque chose on ne peut plus clairement à vous qui êtes réunis ici. Si vous portez des jeans et un T-shirt et que vous portez un fusil AK-47, vous n’êtes pas un civil, vous êtes un combattant.

Quand vous accueillez à bras ouverts le Hamas dans votre salle de séjour et lu permettez de lancer des roquettes à côté de votre sofa, vous n’êtes pas un civil, vous êtes un combattant.

Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire la pays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n’êtes pas une victime civile.

Et pour finir, si vous ne respectez pas les consignes données par tracts, appels téléphoniques, textos et tirs de sommation vous informant d’évacuer un immeuble, et qu’au contraire vous vous utilisez vous-même comme un bouclier ou vous servez d’un enfant innocent comme bouclier, vous n’êtes pas un dommage collatéral. quand vous ignorez ces avertissements d’une grande hauteur morale et que vous vous alignez vous-même sur le Hamas, vous êtes un combattant.

Dans une autre partie de son discours, le rabbin s’est identifié lui-même complètement au gouvernement israélien, déclarant que « nous avons renoncé à notre liberté il y a 9 ans, » faisant ainsi référence à l’arrêt du programme de colonisation à Gaza.

Kirshner avait accueilli l’an dernier le gouverneur [de l’Etat du New Jersey] Chris Christie au Temple Emanu-El, sa synagogue conservatrice dans le New Jersey. Il avait pris la parole en 2009 devant l’AIPAC, l’organisation israélienne de lobbying,.

Pour en finir avec le cliché antisémite du Juif riche

30 juin 2014

 

Faire garder les enfants à un coût raisonnable est le principal problème à résoudre par les familles à revenus modestes, En effet, des frais de garde trop élevés sont de nature à dissuader bon nombre de mères d’exercer une activité professionnelle insuffisamment rémunérée pour justifier de consacrer une part substantielle de revenu à la garde des enfants. C’est pourquoi, quand c’est possible, les familles sollicitent la parentèle, généralement les grands-parents,

Quand c’est possible ! Les grands parents peuvent être incapables d’assumer ce rôle pour raison de santé ou tout simplement parce qu’ils vivent loin de leurs propres enfants.

Les collectivités publiques (Etat, mairies etc.) ont cherché à résoudre ce problème en créant des places d’accueil à bon marché dans des crèches ou haltes garderies publiques ou associatives ou en subventionnant directement les familles.

C’est le cas par exemple à New York où la municipalité met à disposition des familles à faibles revenus des bons ou chèques service qui leur permettent de payer tout ou partie des frais de garde dans les lieux d’accueil agréés, crèches, haltes garderies ou même écoles.

L’article que je vous propose montre comment l’argent public est utilisé dans la Big Apple et a aussi le mérite de détruire définitivement le cliché du Juif nanti et de le remplacer par une image plus conforme à la réalité,

Aide à la garde d’enfants, si vous êtes Juif

Les [Juifs] orthodoxes reçoivent une part dispropotionnée de bons d’aide

par Abigail Kramer, New York Daily News (USA 28 juin 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Quand le maire et le conseil municipal ont trouvé un accord sur le budget la semaine dernière, ils ont ajouté 10 millions de dollars à un programme de bons qui aident les familles à faibles revenus à payer les frais de garde d’enfants en journée et après l’école [crèche et halte garderie].

Les bons d’aide sont une ressource inestimable. Au minimum, ils permettent aux parents de travailler. Au mieux, ils aident des familles à accéder aux genres de programmes de grande qualité qui préparent les enfants à réussir à l’école maternelle et dans les années scolaires qui suivent.

Malheureusement, le partage de ces allocations n’est pas réparti équitablement à travers la ville. En janvier 2014, près de la moitié des bons émis par la vilel pour les familles à faibles revenus étaient utilisés dans seulement deux quartiers de Brooklyn – deux quartiers où sont installées des communautés juives orthodoxes puissantes politiquement.

Sur un total de 13 400 bons de garde d’enfants émis par la ville pour les familles à faibles revenus, 28 % ont été utilisés dans des crèches et haltes garderies de Williamsburg tandis que 21 % ont été utilisés à Borough Park. Même en dehors de ces quartiers, les yeshivas [écoles religieuses juives] et d’autres institutions religieuses juives ont été de loin les premières bénéficiaires des fonds. Sur l’ensemble des bons pour familles à faibles revenus utilisés dans des crèches, des haltes garderies et des écoles en janvier 2014, près de 80 % ont été payés pour des programmes religieux juifs, selon des chiffres de la municipalité obtenus par le Center for New York City affairs.

Il est indubitable que les communautés orthodoxes ont des besoins pressants. De tous les quartiers de la ville, Borough Park est celui qui a la plus forte densité d’enfants appartenant à des familles à faibles revenus, et Williamsburg n’est pas bien loin derrière.

Répartition de la population juive à New York

Répartition de la population juive à New York

Mais lorsque des ressources financières sont concentrées sur une seule communauté, d’autres Newyorkais dans le besoin en sont privés. La municipalité ne tient pas de liste d’attente formelle, mais lors d’une récente audition au conseil municipal, des officiels ont indiqué que plus de 11 000 familles qui avaient déposé une demande pour une aide à la garde d’enfats se l’étaient vue refusé l’an dernier.

La ville délivre des bons pour garde d’enfants pour une valeur située entre 100 et 330 dollars par semaine au profit des familles dont les revenus sont inférieurs à 275 % du seuil de pauvreté. Selon le droit fédéral, la priorité va d’abord aux familles qui perçoivent des allocations d’aide publique. On parle alors de bons «obligatoires » qui sont distribués de manière assez uniforme dans les quartiers les plus pauvres de la ville.

Quand le financement [des bons] est laissé à la décision de la ville, cette dernière les accorde selon une échelle de priorité, d’abord aux familles avec des enfants en famille d’accueil ou suivies par le service d’aide à l’enfance de la ville, puis à d’autres familles qui font une demande auprès de l’Administration for Children’s Services sur la base du premier arrivé, premier servi. Une fois qu’une demande a été acceptée, la famille conserve l’aide jusqu’à ce que l’enfant ait atteint l’âge de sortie du système.

Depuis 2008, la ville réduit de plus de 10 000 le nombre de bons et certaines catégories prioritaires ont été complètement supprimées – y compris celle des parents qui doivent cesser le travail parce qu’ils passent par un épisode de maladie.

Malgré ces coupes budgétaires, les politiciens n’ont cependant pas ménagé leurs efforts pour défendre les allocations qui vont aux écoles [juives] orthodoxes. Ces bons ése sont retrouvés à plusieurs reprises sur le massicot pendant l’administration Bloomberg, mais les membres du conseil municipal – dont Bill de Blasio, le maire actuel – avaient fait opposition. Pendant sa campagne électorale pour la mairie, de Blasio avait promis aux leaders juifs qu’il rétablirait l’intégralité du financement.

Bill de Blasio n’avait pas négligé les pauvres pendant sa campagne électorale

Il faudrait beaucoup plus que ces dix millions de dollars pour tenir cette promesse. Mais les financements doivent être partagés équitablement.

L’accaparement des bons pour garde d’enfants destinés aux familles à faibles revenus n’est pas une nouveauté. Notre journal avait fait scandale en 2 000 quand nous avions rapporté que la moitié des 13 000 bons réservés à l’époque aux familles à faibles revenus avaient été alloués à des familles de quatre des quartiers concentrant les plus fortes proportions de Juifs orthodoxes.

Quatorze ans plus tard, les bons municipaux pour les familles à faibles revenus sont distribués d’une manière encore plus inéquitable qu’en 2 000 – une démonstration de ce qui arrive quand l’influence politique rencontre des mémoires courtes.

La ville est sur le point de prendre des engagements sans précédent en faveur des familles à faibles revenus et de leurs enfants. Assurons nous que cette promesse se concrétise pour tous les enfants.

 

L’effet Shoananas?

12 février 2014

Alerte à la casherout sur l’ananas frais à Monsey, près de New York.

 

Alerte à l'ananas!

Alerte à l’ananas!

Les enfants non juifs sont obsédés et ont une activité sexuelle dès l’âge de cinq ans (selon le rabbin)

30 juin 2013

On le sait, un certain nombre d’affaires de pédophilie ont éclaboussé l’église catholique ces dernières années. Ces affaires ont été révélées dans des pays occidentaux et c’est pourquoi elles ont fait grand bruit dans la presse. Ce qui ne signifie bien entendu pas que l’Occident ou le catholicisme aient le monopole de ce genre de comportements.

Partout, en effet, les moments d’intimité entre un adulte (un homme dans l’écrasante majorité des cas) et un enfant (garçon ou fille) peuvent  donner l’occasion à des pulsions inavouées de s’exprimer.

Il peut arriver qu’un secteur d’activité professionnelle comme la santé, l’animation, l’enseignement (religieux ou pas) soit choisi par une personne précisément parce qu’il va lui permettre d’être quotidiennement au contact d’enfants et donc de multiplier les occasions de passer à l’acte.

Il peut arriver aussi qu’une personne qui a choisi ce genre d’activité professionnelle découvre fortuitement ses penchants sexuels pédophiles.

Le résultat est sensiblement le même.

La ségrégation des sexes n’élimine pas vraiment le risque puisque dans la plupart des cas qui ont défrayé la chronique , en tout cas dans les institutions religieuses, les victimes sont de jeunes garçons, généralement pré-pubères.

Tel est le cas par exemple dans une yeshiva [école religieuse juive] de Sydney en Australie, où plusieurs garçonnets ont été agressés par un employé dont on ignore la fonction exacte.

Cette affaire de » pédophilie en milieu juif présente quelques particularités sur lesquelles il faut s’attarder.

La première est que l’affaire ne fait pas trop de bruit alors qu’elle s’est déroulée dans un grand pays occidental, donc au cœur des préoccupations médiatiques, et que l’auteur présumé des actes pédophiles s’est réfugié aux Etats Unis, en Californie plus précisément, un pays encore plus central pour les médias que l’Australie.

Il n’y a guère que le groupe de presse australien Fairfax [et la presse juive] pour s’intéresser à cette affaire. Si Fairfax est un important groupe de presse australien, ses enquêtes sur la pédophilie en milieu juif rencontrent dans l’ensemble peu d’écho dans les autres pays occidentaux.

La deuxième est que les autorités rabbiniques ont non seulement gardé le silence sur les agressions sexuelles mais ont protégé l’agresseur en l’accueillant et en le cachant dans une institution sociale juive aux Etats Unis. Ces autorités ont semble-t-il bien compris qu’il y avait quelque chose de problématique dans le comportement du pédophile mais se sont gardées de le dénoncer à la police en vertu de la «mesira,» une loi talmudique qui interdit de dénoncer aux Goyim [non juifs] les délits et crimes perpétrés par un membre de la communauté.

La troisième particularité est la tentative du rabbin Boruch Dov Lesches, ex grand rabbin de Sydney, donc  pas n’importe quel obscur rabbin, de minimiser le crime en émettant l’hypothèse que les gamins, qui avaient environ onze ans étaient peut-être consentants.

Et ce n’est pas à Sigmund Freud et à sa théorie sur la sexualité infantile que fait appel le rabbin pour étayer son hypothèse mais à ce qu’il croit savoir des Goyim [non juifs] dont les enfants sont obsédés par le sexe très tôt et commencent à avoir une activité sexuelle dès l’âge de cinq ans.

Toujours selon le rabbin Lesches,  les adolescents [non juifs]  des milieux défavorisés «n’avaient rien d’autre à faire dans la vie que de penser tout le temps au sexe» entre eux, avec des membres de leurs propres familles et même avec des «chiens.»

Le rabbin Boruch Dov Lesches est né à Tel Aviv où il a reçu sont éducation religieuse. D’obédience hassidique, il s’est installé en Australie après son mariage, pays dans lequel il a présidé le tribunal rabbinique de Sydney et organisé le système d’abattage rituel et de certification de la casherout.

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      Le rabbin Boruch Dov Lesches

De sa création en 1986 à 2006, il a dirigé l’école religieuse juive de Sydney et a été rabbin de  cette ville pendant 25 ans.

En 2006, le rabbin Boruch Dov Lesches s’est établi à Monsey, quartier juif de la ville de Ramapo (New York) pour occuper la fonction de rabbin de K’hal Tzemach Tzedek Lubavitch (apparemment l’école religieuse de Chabad Loubavitch).  

 

Le rabbin: les victimes étaient peut-être consentantes

Par Richard Baker et Nick McKenzie, Sydney Morning Herald (Australie) 23 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un éminent rabbin australien qui s’était abstenu d’empêcher un présumé pédophile de se livrer à des abus sexuels sur de jeunes garçons dans une école religieuse juive de Sydney a déclaré que certaines des victimes avaient peut-être consenti aux relations sexuelles et il a averti que impliquer la police maintenant serait «ouvrir une boîte de Pandore.» 

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                   Yeshiva de Sydney (Australie)

L’ancien grand rabbin de Sydney, Boruch Dov Lesches a tenu ces propos incroyables lors d’une récente conversation avec une personne bien au courant d’une série de viols et d’agressions sexuelles résumés sur des enfants par un homme qui exerçait à la yeshiva [école religieuse juive] de Sydney dans les années 1980. 

Les propos du rabbin Lesches vont probablement renforcer l’attention des pouvoirs publics sur la gestion des affaires d’abus sexuels par les hautes autorités rabbiniques australiennes, compte tenu notamment des allégations de dissimulation, d’intimidation des victimes et de mise à l’abri des auteurs à l’étranger. 

Dans une conversation téléphonique enregistrée légalement et entendue par Fairfax media et fournie par les policiers des Nouvelles Galles du Sud qui enquêtent sur les affaires de la yeshiva, le rabbin Lesches admet avoir donné conseil au présumé violeur après avoir appris qu’il avait abusé sexuellement un garçon dix ans plus jeune que lui.

Le rabbin Lesche est aujourd’hui une personnalité de premier plan de la communauté ultra-orthodoxe de New York. 

Le rabbin Lesches avait dit à l’homme que lui, aussi bien que le garçon, seraient forcés de quitter la yeshiva s’il ne pouvait pas contrôler ses pulsions. 

“Dans le cas contraire, tous deux devront s’en aller.” 

Le rabbin Lesches, qui n’a jamais signalé cette agression sexuelle à la police, a déclaré qu’il ignorait que l’homme n’avait pas tenu compte de son avertissement et avait par la suite agressé sexuellement au moins trois autres garçons à la fin des années 1980. 

Il a déclaré que d’autres dirigeants de la yeshiva étaient responsables de la supervision de cet homme. 

Dans la conversation, le rabbin Lesches a laissé entendre que les victimes de l’homme, qui étaient âgées de onze ans à l’époque des faits, étaient peut-être des partenaires consentants. «Tout le monde racontait une histoire différente et essayait de faire porter les torts sur quelqu’un d’autre,» disait-il. 

“Nous parlons de très jeunes garçons… tout le monde dit, en parlant d’un autre que «il était d’accord pour faire ça.» 

Interpellé sur son point de vue selon lequel de jeunes garçons pouvaient avoir été consentants, le rabbin Lesches avait répondu, “vous pourriez être surpris » et il avait ajouté que certains garçons non juifs, qu’il désigne comme des «goyim,» commençaient à penser au sexe et à avoir une activité sexuelle «dès l’âge de cinq ans.» 

Il disait que les adolescents des milieux défavorisés «n’avaient rien d’autre à faire dans la vie que de penser tout le temps au sexe» entre eux, avec des membres de leurs propres familles et même avec des «chiens.» 

Le rabbin Lesches disait aussi que signaler les agresseurs sexuels présumés à la police tant d’années après  pouvait être «destructeur pour eux et leurs enfants» et être une cause de souffrance pour les victimes. 

“Ne parlez pas ainsi… après un temps aussi long, tout le monde souffre,” disait-il. «Si vous commencez à faire quelque chose à ce sujet, ce ne sera pas productif et ce ne sera bon pour personne.» 

Une loi traditionnelle, la mesira, interdit à un juif de signaler un délit commis par un autre juif à des autorités non juives; son influence reste très forte dans certaines communautés ultra-orthodoxes. 

Le rabbin Lesches, qui n’a pas répondu aux questions de Fairfax Media, est le troisième haut responsable rabbinique à avoir été identifié comme ayant su quelque chose au sujet des agressions sexuelles contre les garçons de la yeshiva de Sydney dans les années 1980.

En février, Fairfax media avait rapport comment l’auteur présumé, qui avait été envoyé à l’étranger, a récemment reconnu sa culpabilité devant certaines de ses victimes. Il avait parlé de la manière dont le chef spirituel du centre, le rabbin Pinchus Feldman, l’avait une fois averti de cesser ses agissements. 

En réponse à ce reportage, le rabbin Feldman avait publie une déclaration selon laquelle il n’avait pas de souvenir d’une quelconque personne lui ayant avoué avoir commis des abus sexuels sur des enfants il y a 25 ans plus tôt. 

Début mars, une autre importante figure rabbinique, le rabbin Moshe Gutnick a admis ne pas avoir appelé la police quand un juene garçon l’avait contacté il y a 20 ans pour lui parler d’une agression sexuelle à la yeshiva de Bondi. 

Le rabbin Gutnick, qui est à la tête de l’Organisation des Rabbins d’Australasie, a déclaré avoir reçu un appel téléphonique anonyme et alerté la direction de la yeshiva au sujet des accusations du garçon. Il a dit que, avec le recul, il aurait « probablement appelé la police.»

Il semble que le rabbin Gutnick a dit à la police de Bondi tout ce dont il pouvait se souvenir de l’appel téléphonique. Dans une déclaration publiée dans l’Australian Jewish News cette année, il a affirmé «se sentir très triste de ne pas avoir reconnu ce que j’ai su seulement maintenant être un légitime appel à l’aide.» 

“Je lance un appel à toute la communauté – aux victimes et à leurs parents, aux membres de la communauté et à ses leaders. Si vous avez des informations, rapprochez vous de la police SVP. N’ayez pas peur,» a exhorté le rabbin Gutnick. 

Le Sydney Yeshiva Centre a indiqué qu’il a mis en place une politique globale de protection de l’enfance et que le centre s’est mis en relation avec la police concernant les allégations. Dans une déclaration, le centre a affirmé «condamner sans équivoque toute forme de violence» et qu’il assume ses responsabilités en matière de sécurité des enfants avec la plus grande vigilance. 

“La Yeshiva… s’est toujours efforcée de se conformer pleinement à ses obligations légales et morales en matière de sécurité des enfants.»

Fairfax media peut aussi révéler que les membres de la famille de l’homme vise par l’enquête de la police pour les incidents à la yeshiva de Bondi sont de gros soutiens financiers de la communauté ultra-orthodoxe de Monsey à New York dont le chef spirituel est le rabbin Lesches. 

L’agresseur présumé avait aussi été nommé au conseil d’administration d’une entreprise australienne qui fournit du matériel éducatif pour les élèves juifs plusieurs années après qu’il ait agressé des garçons.

L’agresseur présumé a été hébergé ces dernières années par une importante organisation juive d’action sociale de los Angeles, des emails de 2011 entre cet homme et un des cadres supérieurs de l’organisation montrant qu’il risquait de voir révélé son passé à Sydney.

«Je n’ai aucune  idée de comment quelqu’un vous a retrouvé – mais des appels arrivent quotidiennement de nombreux endroits. Pour l’instant nous vous avons protégé» avait écrit un dirigeant de l’organisation de Los Angeles dans un email destiné à l’homme [l’agresseur présumé].

Torturer le rabbin pour un texto?

12 mai 2013

C’était au lendemain de l’attentat de Boston et aucun de nos journaux n’en a parlé.

Pourquoi ? Surtout que l’adolescent a bel et bien été inculpé de menace terroriste contre une yeshiva (école religieuse juive).

Ceci dit, je compatis avec le rabbin Yossi Bennett et avec tous les directeurs d’écoles et enseignants confrontés à ce fléau des téléphones portables.

Un adolescent de New York interpellé pour avoir menace le proviseur adjoint d’une yeshiva 

The Jewish Voice (USA) 24 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un élève d’un lycée juif de Long Island a été arrêté et déféré en justice après avoir menacé de faire sauter sa Mesivta Ateres Yaakov School à Lawrence, Long Island, a été arrêté après avoir publié des menaces sur sa page Facebook, menaces qui ont ensuite été portés à l’attention du directeur de l’école. 

La yeshiva a dû être évacuée pendant environ deux heures la semaine dernière, et l’élève, Joel Levy, a été arrêté et accusé d’avoir fait une menace terroriste, commis un crime, et une menace aggravée, a rapporté le New York Post a rapporté. Il a été interpellé mercredi dernier et déféré devant le tribunal de district de Hempstead.

Mesivta Atéres Yaakov n’envisage pas de déposer plainte, a déclaré au New York Post le proviseur adjoint, le rabbin Yossi Bennett.

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Vous avez tout mon soutien M. Bennett

Les menaces, qui n’ont pas été précisées dans les informations de presse, sont intervenues au lendemain l’explosion de deux bombes au marathon de Boston, causant la mort de trois personnes et en blessant plus de 170 autres.

Les procureurs chargés de la mise en accusation de Levy ont exposé au juge du tribunal de district comment la colère de l’adolescent visait principalement le proviseur  adjoint de l’école talmudique, le rabbin Yossi Bennett, qui avait mis à pied Levy après que l’étudiant a été pris à envoyer des textos pendant un cours. Ils ont lu à haute voix des parties des publications de Levy sur Facebook, dans lesquelles il affirmait posséder «toutes sortes d’explosifs », et indiquait que «le bureau de Bennett » était sa cible privilégiée. Levy aurait écrit avoir envie «de rendre aveugle, torturer et mutiler » le rabbin avec des « clous ».

Des «Amis» de l’adolescent sur Facebook informé les autorités de ses menaces après avoir vu les messages. Le rabbin Bennett a expliqué à la police qu’il avait mis à pied Levy parce que l’élève n’avait pas voulu donner son téléphone cellulaire quand on le lui à demandé et a par la suite « pris d’assaut » [s’en est pris à] l’école après l’incident des textos.

Le juge Douglas Lerose a émis une ordonnance de protection contre Levy qui lui interdit tout contact avec le rabbin Bennett, et il a  fixé la caution de l’adolescent à 50.000$. Levy a été libéré plus tard dans la journée, après versement de la caution.

Roger Waters (Pink Floyd) interdit de conférence à New York par le lobby sioniste

4 avril 2013

Même si les médias grand public en parlent peu, on sait néanmoins que Roger Waters, ancien membre du groupe musical anglais Pink Floyd, soutient la Palestine et est un partisan du boycott du régime sioniste.

Waters n’est pas la seule personnalité dont la presse évite de relever l’hostilité aux agissements du régime sioniste. Parmi ces personnalités, on compte notamment le footballeur portugais Cristiano Ronaldo et l’écrivain suédois Henning Mankell, connu entre autres pour ses romans policiers.

La raison de cette discrétion est que dans la société actuelle, ce qui n’existe pas médiatiquement n’existe pas du tout.

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Roger Waters

Donc Roger Waters est un militant du boycott du régime sioniste et il va sans dire que cette attitude déplait aux groupes de pression communautaires qui agissent en faveur de l’entité sioniste. Pour ces groupes de pression, Roger Waters n’est rien d’autre qu’un antisémite.

Comme si condamner sur la base de principes universels des criminels pouvait s’apparenter à de l’antisémitisme du simple fait que les criminels en question sont ou se prétendent juifs. Et commettent par-dessus le marché leurs crimes au nom de ce prétendu judaïsme.

C’est en vertu de ce raisonnement communautariste fanatique que des groupes de pression ont réussi à obtenir l’annulation d’une conférence que devait donner le musicien anglais le 30 avril dans ce que l’article qualifie de manière erronée de YMCA à New York. La 92Y où devait intervenir Roger Waters est en fait une institution culturelle juive quoique sur le modèle de la YMCA semble-t-il.

La 92Y de New York annule la venue de Roger Waters  en raison de pressions de la communauté juive

Kevin Rutherford, Radio.com (USA) 4 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

La YMCA de la 92ème rue à Manhattan (92Y) a annulé une manifestation avec l’ancien bassiste/chanteur du Pink Floyd Roger Waters suite à des pressions émanant de membres de la communauté juive du fait des critiques que le rocker formule contre Israël depuis des années.

«Il est absolument scandaleux que des fonds de la communauté juive aillent aider Roger Waters à diffuser son message antisémite», a affirmé Richard Allen, l’organisation militante juive JCC Watch, a déclaré dans une déclaration faite le 3 avril avant l’annonce de l’annulation par la 92Y. Il a poursuivi en disant que les donateurs « contribuent à offrir à Waters les installations, le marketing et la respectabilité, ce qui lui permet de tromper encore plus de gens avec des mensonges anti-Israël. »

Waters, qui devait s’exprimer au centre culturel juif sur sa carrière longue et bien remplie de musicien, a affirmé par le passé qu’il voudrait voir Israël boycotté par les musiciens en soutien au mouvement international de solidarité avec la Palestine. Waters a récemment exhorté les musiciens à s’associer à lui pour une initiative pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre ce pays, qualifiant Israël de «régime d’apartheid»  qui opprime la Palestine et qui, en dépit des pourparlers de paix avec les Palestiniens, ne veut pas la paix en réalité.

Le musicien âgé de 69 ans s’est attribué le mérite de  la décision de Stevie Wonder de ne pas participer à un gala pour les amis de l’armée israélienne, indiquant qu’il avait envoyé une lettre à Wonder pour l’exhorter à annuler sa participation qui aurait été comparable à «jouer au bal de la police de Johannesburg le lendemain du massacre de Sharpeville en 1960.»

L’évènement avec Waters à la 92Y était prévu pour le 30 avril avec des tickets d’entrée ) 75 dollars. Une déclaration sur la page programmation du site web du centre révèle que la conférence a été annulée et que les tickets vendus seront remboursés.


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