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Roger Waters (Pink Floyd) interdit de conférence à New York par le lobby sioniste

4 avril 2013

Même si les médias grand public en parlent peu, on sait néanmoins que Roger Waters, ancien membre du groupe musical anglais Pink Floyd, soutient la Palestine et est un partisan du boycott du régime sioniste.

Waters n’est pas la seule personnalité dont la presse évite de relever l’hostilité aux agissements du régime sioniste. Parmi ces personnalités, on compte notamment le footballeur portugais Cristiano Ronaldo et l’écrivain suédois Henning Mankell, connu entre autres pour ses romans policiers.

La raison de cette discrétion est que dans la société actuelle, ce qui n’existe pas médiatiquement n’existe pas du tout.

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Roger Waters

Donc Roger Waters est un militant du boycott du régime sioniste et il va sans dire que cette attitude déplait aux groupes de pression communautaires qui agissent en faveur de l’entité sioniste. Pour ces groupes de pression, Roger Waters n’est rien d’autre qu’un antisémite.

Comme si condamner sur la base de principes universels des criminels pouvait s’apparenter à de l’antisémitisme du simple fait que les criminels en question sont ou se prétendent juifs. Et commettent par-dessus le marché leurs crimes au nom de ce prétendu judaïsme.

C’est en vertu de ce raisonnement communautariste fanatique que des groupes de pression ont réussi à obtenir l’annulation d’une conférence que devait donner le musicien anglais le 30 avril dans ce que l’article qualifie de manière erronée de YMCA à New York. La 92Y où devait intervenir Roger Waters est en fait une institution culturelle juive quoique sur le modèle de la YMCA semble-t-il.

La 92Y de New York annule la venue de Roger Waters  en raison de pressions de la communauté juive

Kevin Rutherford, Radio.com (USA) 4 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

La YMCA de la 92ème rue à Manhattan (92Y) a annulé une manifestation avec l’ancien bassiste/chanteur du Pink Floyd Roger Waters suite à des pressions émanant de membres de la communauté juive du fait des critiques que le rocker formule contre Israël depuis des années.

«Il est absolument scandaleux que des fonds de la communauté juive aillent aider Roger Waters à diffuser son message antisémite», a affirmé Richard Allen, l’organisation militante juive JCC Watch, a déclaré dans une déclaration faite le 3 avril avant l’annonce de l’annulation par la 92Y. Il a poursuivi en disant que les donateurs « contribuent à offrir à Waters les installations, le marketing et la respectabilité, ce qui lui permet de tromper encore plus de gens avec des mensonges anti-Israël. »

Waters, qui devait s’exprimer au centre culturel juif sur sa carrière longue et bien remplie de musicien, a affirmé par le passé qu’il voudrait voir Israël boycotté par les musiciens en soutien au mouvement international de solidarité avec la Palestine. Waters a récemment exhorté les musiciens à s’associer à lui pour une initiative pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre ce pays, qualifiant Israël de «régime d’apartheid»  qui opprime la Palestine et qui, en dépit des pourparlers de paix avec les Palestiniens, ne veut pas la paix en réalité.

Le musicien âgé de 69 ans s’est attribué le mérite de  la décision de Stevie Wonder de ne pas participer à un gala pour les amis de l’armée israélienne, indiquant qu’il avait envoyé une lettre à Wonder pour l’exhorter à annuler sa participation qui aurait été comparable à «jouer au bal de la police de Johannesburg le lendemain du massacre de Sharpeville en 1960.»

L’évènement avec Waters à la 92Y était prévu pour le 30 avril avec des tickets d’entrée ) 75 dollars. Une déclaration sur la page programmation du site web du centre révèle que la conférence a été annulée et que les tickets vendus seront remboursés.

Dov Hikind, le clown raciste de Brooklyn fête Pourim

26 février 2013

On a déjà croisé Dov Hikind sur ce blog. Ce politicien de l’Etat et de la ville de New York est un ardent sioniste et, comme tout sioniste conséquent, un tenant de la suprématie raciale.

Ce monsieur fait encore parler de lui suite aux festivités de Pourim qui commémorent chez les Juifs l’échec d’un plan qui visait à les massacrer dans la Perse antique (et l’extermination subséquente de la famille de celui qui complotait contre les Juifs).

La fête de Pourim est l’occasion (j’ignore pourquoi) de canulars de type poisson d’avril dans la presse et de moments récréatifs où les convives se déguisent.

Une pratique observée bien sûr par M. Dov Hikind qui a choisi de se déguiser en basketteur noir, en se peignant le visage en noir et en portant une perruque imitant une chevelure « afro ».

Le blackface de Dov Hikind

Le blackface de Dov Hikind

Le problème étant que ce genre de déguisement (en noir pas en basketteur) renvoie aux Etats Unis à quelque chose de très précis, une forme particulière des minstrels shows dans laquelle les comédiens se grimaient pour incarner des noirs, désignée dans la culture américaine sous l’appellation «blackface.» Cette variante des minstrels shows était un des véhicules de l’idéologie et de l’imagerie racistes aux Etats Unis. La disparition de ce type de spectacle dans les années 1960 sera une des conséquences de la montée en puissance du mouvement pour les droits civiques.

C’est pourquoi le déguisement de Dov Hikind, qui est un personnage public et un élu, n’est pas passé inaperçu aux Etats Unis et a suscité l’indignation de commentateurs qui ne comprennent pas comment la signification de ce genre de grimage a pu échapper au politicien.

Ou plutôt si, puisqu’ils nous proposent, comme Gawker, un certain nombre d’exemples qui montrent que ce monsieur n’est pas vraiment convaincu par l’idée d’une égalité fondamentale de tous les êtres humains.

Je vous propose une traduction de l’article que Gawker a consacré à cette affaire. Le blog Whiskey Fire lui apporte cependant un éclairage particulier en nous précisant que Dov Hikind n’avait pas vu de mal dans son choix. 

Hikind a répété à Alex Silverman, journaliste pour WCBS, qu’il “n’avait jamais pensé une seconde” que la blackface était hors limites [de l’acceptable]. «Si j’étais noir,» a declaré Hikind, «pour Pourim j’aurais grimé mon visage en blanc.»

Et en fait, c’est exactement ce qui s’est passé pour pratiquement chaque fête de Pourim chez les Afro-Américains à travers l’histoire. 

D’où on déduira soit que M. Hikind est stupide, soit qu’il n’est pas suffisamment enraciné dans l’histoire de son pays pour comprendre ce qui cloche avec son comportement.

Pour conclure en faisant allusion à la situation française, on remarquera que ce qui a été reproché à l’humoriste Dieudonné, c’est précisément de s’être déguisé en Juif du type colon extrémiste. Peut-être aurait-il du le faire pour Pourim…

Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

L’élu Newyorkais Dov Hikind, roi de la sensibilité à sens unique, a fait la fête hier en se grimant en blackface

Par Cord Jefferson, Gawker (USA) 26 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dov Hikind est le trou du cul de l’Assemblée de l’Etat de New York qui représente le Dictrict 48, une zone bétonnée de Brooklyn qui comprend Midwood et Borough Park, une enclave juive orhodoxe ben connue dans le quart sud-ouest de l’arrondissement. Hikind est lui-même un Juif orthodoxe. Pour fêter Purim cette année, et commémorer l’échec de l’extermination du peuple Juif dans la Perse antique, Hikind a choisi un costume très élaboré pour faire la fête. La femme de Hikind s’est déguisée en diable au visage rouge et son fils s’est peint le visage avec le symbole du yin et du yang, pour dit-on, ressembler à un «ange.» Et Hikind lui-même, le représentant sexagénaire élu d’une des villes du monde les plus diverses ? Eh bien, il a choisi de se déguiser en joueur de basketball, Afro et blackface bien sûr.

Selon Hunter Walker de l’Observer, Hikind s’est “beaucoup amusé” à transformer ce qui aurait pu être une fête complètement innocente en minstrel show :

«Je voulais simplement, je pense, j’ai essayé d’imiter, vous savez, peut-être un de ces joueurs de basketball. Quelqu’un m’a donné une tenue, quelqu’un m’a donné la chevelure d’un vrai, vous savez, d’un genre de joueur de basketball noir,» a expliqué M. Hikind. «C’était juste très drôle. Tout le monde a simplement passé un très très bon moment, et chaque année je fais quelque chose de différent… Ce qui m’amuse, c’est quand les gens arrivent et ne me reconnaissent pas.»

Hikind a poursuivi en disant que son costume, qui s’inscrit dans la lignée de siècles de blackface shows conçus pour signifier la suprématie blanche, avait été fait « seulement pour s’amuser dans le respect.»

Malgré les efforts de blancs qui devraient être mieux informés, il y a un bon moment maintenant que blackface est incapable de véhiculer la drôlerie ou le respect. Et sur ce plan, la carrière d’Hikind n’a pas été un modèle à imiter quant à la manière de vivre ensemble avec nos différences. Les habitants de Brooklyn se rappellent peut-être certains de ses morceaux de bravoure :

En 2005, puis en 2009, Hikind avait déposé sans succès à l’assemblée de l’Etat une proposition de loi “antiterroriste” alarmiste qui aurait autorisé les agents de police à contrôler et à fouiller les citoyens sur la base de leur ethnicité, une loi du genre dont on aurait pu penser qu’un Juif l’aurait trouvée un peu gênante une fois placée dans un contexte historique, mais hélas.

D’ailleurs, la police de la ville de New York pratique déjà les contrôles sur la base de la race, ce qui fait que la codification de ce genre de comportement semble une idée franchement mauvaise.

En 2006, quand un groupe d’adolescents Juifs orthodoxes était tombé sur un pakistanais de confession musulmane, le traitant “d’enculé de sa mère de terroriste” et en le frappant à coups de pieds et de poings américains, Hikind avait publiquement condamné le Pakistanais en disant que c’était lui qui avait provoqué les garçons Juifs. Quelques semaines plus tard, quatre des cinq adolescents accusés pour l’agression avaient plaidé coupable.

En 2007, Hikind avait dit ce qui suit à propos du mariage gay:

“Si nous autorisons le mariage gay dans l’Etat de New York, ceux qui veulent vivre et avoir une relation incestueuse se seront rapprochés eux aussi de cinq pas de l’atteinte de leurs objectifs.»

En 2009, Hikind s’était démené pour exclure du mémorial de l’holocauste de Brooklyn les cinq millions de personnes tuées avec les Juifs par le régime nazi. «Ces gens ne sont pas dans la même catégorie que le peuple juif eu égard à l’holocauste,» avait déclaré Hikind au New York Post à l’époque. «C’est extrêmement différent. On ne peut pas comparer des prisonniers politiques avec des victimes juives.»

En 2010, Hikind s’était exprimé à l’un des trois memorials de New York pour commémorer le 20ème anniversaire de l’assassinat de Meir Kahane, le militant Israélo-Américain qui avait fondé la Ligue de Défense Juive. Kahane plaidait pour l’expulsion par la force de tous les non Juifs d’Israël ainsi que pour l’interdiction des mariages et des relations sexuelles avec les Gentils. A une de ces manifestations commémoratives, on avait cité le participant Josh Davis comme ayant dit, « Si nous avions prêté attention au message du rabbin Kahane relatif à l’expulsion dans les années 1980 de la malveillante population arabe, nous ne serions pas au bord de l’extinction.» Le Southern Poverty Law Center (genre de LICRA non ultrasioniste) a désormais placé la Ligue de Défense Juive sur sa liste des organisations racistes.

Mais Hikind n’est pas totalement insensible aux affronts à l’ethnicité. Au début de ce mois, quand le New York Post a décidé de faire monter l’indignation sur la supposée ressemblance entre les habits du styliste de mode John Galliano et la tenue hassidique [Dov Hikind a lui-même été élevé dans le hassidisme, note de Djazaïri], l’élu à l’assemblée de l’Etat s’est senti obligé d’intervenir :

“De qui se moque-t-il?” a ajouté le représentant de Brooklyn à l’assemblée, Dov Hikind. «L’apparence des chaussettes, la veste, les payot… Ma question est, de qui se moque-t-il?»

John Gallano, shmuck! (connard)

John Gallano, shmuck! (connard)

Voilà une question qu’elle est bonne Dov. Maintenant, de la part des centaines de milliers de noirs qui résident à Brooklyn, voici la même question : l’apparence de ce  visage peint en noir et la perruque afro, ma question est, de qui vous moquez-vous crénom de nom ?

Et pourquoi n’avez-vous pas déjà démissionné de votre poste?

Mise à jour: Hikind a présenté des excuses sur le modèle de défense classique du « désolé que vous ayez été offensé» selon le New York Daily News :

«Ma femme était déguisée en diable. Et elle n’est pas un démon. C’était avoir une apparence différente pendant Pourim sans arrières pensées. Je voulais juste avoir une apparence différente et être méconnaissable, » a déclaré Hikind .

«Je comprends la sensibilité des gens. Personne n’avait d’arrière pensée. Ce n’était pas fait pour vous offenser ou vous blesser en aucune façon. Je suis désolé si les gens ont été choqués. Ce n’était absolument pas le but ».

La prochaine étape de la campagne islamophobe aux Etats Unis

20 septembre 2012

Je n’ai pas trouvé d’article qui parle de ça en français. Il faut simplement savoir que derrière cette campagne d’affichage, on trouve les mêmes réseaux, ou du moins une partie des réseaux, qui sont derrière la bande annonce du pseudo film «L’innocence des musulmans.»

Ces réseaux sont animés et surtout financés par des sionistes.

Pas par l’Etat sioniste alias l’Etat juif, du moins pas directement.  Si ce dernier a bien des forfaits à son actif, on ne peut pas tout lui reprocher, ce serait se méprendre sur la nature du sionisme et ce qui fait sa singularité, et cette dernière n’est pas si religieuse que certains le croient. J’aurai, je l’espère, bientôt l’occasion d’y revenir.

Non, les premiers intervenants dans ces affaires sont des gens riches, des chefs d’entreprises, en cheville avec des idéologues de plus ou moins grande envergure. Ce n’est pas vraiment qu’ils oeuvrent pour l’Etat sioniste, c’est plutôt qu’ils sont en train de s’approprier cet Etat. 

Nous avons rencontré les uns (les milliardaires) et les autres (les idéologues) sur ce blog. Soyez curieux, cherchez.

Le tribunal décide que les transports en commun de New York doivent accepter une affiche anti-djihad

par Jim O’Grady, Transportation Nation (USA) 19 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

 (New York, NY – WNYC ) Lundi, dix stations du métro de New York montreront des affiches qui proclament en lettres capitales sur fond noir, «Dans toute guerre entre l’homme civilisé et le sauvage, soutenez l’homme civilisé,» suivies du slogan, «Soutenez Israël. Vainquez le djihad.»

La décision intervient au moment où des manifestations anti-américaines éclatent un peu partout dans le monde à cause de la bande annonce d’un film islamophobe qui circule largement sur internet.

L’ American Freedom Defense Initiative (AFDI), une organisation de défense des libertés [c’est du moins ce qu’elle prétend, note de Djazaïri], a acheté les emplacements pour ces affiches dans le métro il y a un an. Mais la NY Metropolitan Authority [MTA, équivalent de la RATP] en avait empêché la pose et avait expliqué dans une lettre à l’organisation que «L’affiche que vous proposez contient des propos qui, selon nous, ne sont pas conformes avec les normes de la MTA pour l’affichage en ce qui concerne les annonces qui rabaissent une personne ou un groupe de personnes.»

Le juge qui a traité ce dossier a rejeté la requête de l’autorité du transport d’octroi d’un délai qui aurait permis à son conseil d’administration de se réunir pour envisager un changement de ses règles afin d’interdire sur son réseau les annonces non commerciales, connues aussi sous l’appellation d’affiches sur les questions de société (l’article original propose une copie du jugement).

Aaron Donovan, porte parole de la NY MTA, a déclaré aujourd’hui que la bataille juridique est maintenant terminée. «Nos mains sont liées,» a-t-il dit. «Le tribunal a considéré que les règlements de la MTA sur les annonces non commerciales violaient le 1er amendement.»

 La NY MTA n’imitera pas la Municipal Transportation Agency de San Francisco qui avait place ces mêmes annonces sur ses bus à côté de sa propre annonce par laquelle elle condamnait toute «déclaration qualifiant un groupe humain quelconque de ‘sauvages’.»

Ce n’est pas la première fois que l’AFDI place une annonce dans les transports en commun de new York. En août, l’organisation avait lancé une campagne d’affichage dans les stations de métro de la banlieue nord dans lesquelles elle parlait de dizaines de milliers «d’attentats islamiques» depuis le 11 septembre. Le transporteur avait indiqué les avoir affichées parce que leur contenu ne comportait pas de vocabulaire humiliant.

L’AFDI affirme qu’elle «a pour objet de soutenir et de défendre avec vigueur les fondations morales judéo-chrétienens de notre nation dans les tribunaux à travers tout notre pays.» Sa directrice exécutive est Pamela Geller qui a été active dans les manifestations contre le centre communautaire musulman à Park 51, à deux blocs d’immeubles du World Trade Center dans le Lower Manhattan.

Un Sénateur de l’Etat de New York sur le plateau du Golan avec tout l’attirail du soldat sioniste

18 août 2012

Il est toujours beaucoup question de l’Iran avec les menaces sionistes de se lancer dans des bombardements contre les sites nucléaires de ce pays.

J’ai un peu regardé la télévision, ce que je fais rarement compte tenu de l’état de l’information encore plus dégradé dans ce média que dans d’autres, et j’ai pu voir que les sionistes s’entraînent à la distribution de masques à gaz et à leur utilisation par la population.

Si message subliminal il y a, il est que c’est l’entité sioniste qui est menacée et non l’Iran dont les installations nucléaires devraient pouvoir se volatiliser sans conséquences ni pour les humains (si les Iraniens font partie du genre humain, ce qui semble douteux), ni pour l’environnement !

Comme on le sait, les seules victimes éventuelles qui vaillent sont celles qui occupent indûment la Palestine.

Les rodomontades du président Iranien et même du Hezbollah ont été largement répercutées par la presse. S’il faut quand même rappeler qu’elles sont consécutives aux menaces formulées par le gouvernement sioniste, elles semblent aussi être le signe que ni l’Iran, ni le Hezbollah ne croient à l’imminence d’une attaque sioniste, avec ou sans les Etats Unis.

Les Iraniens sont en effet habitués à gérer les situations de crise extrême et ils ont l’art de maîtriser leurs nerfs car ils savent que le moindre faux pas pourrait se solder par un désastre.

Du côté sioniste par contre, on perd ses nerfs et on peine à éviter d’insulter ouvertement le président Barack Obama qui semble leur avoir fait comprendre explicitement qu’il n’irait pas en guerre, du moins par les armes, contre le régime des Mollahs (quoi, Ahmadinejad n’est pas un Mollah ?).

L’opinion publique américaine, et notamment juive américaine, est pourtant fortement travaillée dans ce sens et c’est pourquoi, à ce refuznik d’Obama, les faucons sionistes, qu’ils se nomment Benjamin Netanyahou, Haïm Saban (un des nombreux marionnettistes qui agitent l’opposition syrienne intellectuelle qu’il salarie aux Etats Unis) ou Sheldon Adelson, ont fait le choix de Mitt Romney qui a juré en quelque sorte sur la tête de sa mère qu’il irait guerroyer contre l’Iran pour le compte de Tel Aviv.

Romney ne l’emportera certainement pas, mais le simple fait qu’un type de ce genre puisse prétendre à la magistrature suprême de son pays nous donne une indication sur le niveau de déréliction de la sphère politique aux Etats Unis.

L’article que je vous propose vous en donne un aperçu concret d’autant que, contrairement à ce que dit l’article, cette affaire n’est pas largement répercutée dans les médis aux Etats Unis.

Or, nous voyons un élu, certes pas de la nation mais de l’Etat de New York quand même, qui affiche sa véritable loyauté envers un autre pays que celui dont il est supposé représenter les citoyens (et pas seulement les citoyens de confession juive).

Il est intéressant de noter que David Storobin, qui a émigré de Russie vers les USA à l’âge de 12 ans ne s’est jamais engagé dans l’armée de son pays, et n’est même pas signalé comme étant réserviste ou ayant appartenu à la Garde Nationale. Il n’y que l’uniforme sioniste qui lui plaise apparemment.

Imaginons un élu d’origine arabe endosser l’uniforme de l’armée libanaise ou égyptienne pour aller se montrer à la frontière avec l’Etat juif.

Vous n’y parvenez pas? Moi non plus.

Parce qu’en fait Storobin est un soldat sioniste. 

New York – Des élus politiques rejettent les assertions du Sénateur de New York selon qui l’armée israélienne lui a imposé le port de l’uniforme de l’armée à la frontière avec la Syrie

par Allison C. Witty Vos Iz Neias ? (USA)  17 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La photo controversée où on voit le Sénateur David Storobin (Républicain-Brooklyn) vêtu d’un uniforme militaire israélien et armé d’un fusil à la frontière syrienne lors de son récent voyage en Israël continue à faire les gros titres.

Le sénateur David Storobin sur la ligne de démarcation avec  la Syrie

A la question de savoir pourquoi le sénateur était vêtu d’un uniforme militaire et portait une arme, le porte-parole de M. Storobin, Steven Stites, a déclaré à Capital New York (http://bit.ly/NMU3Bx), «Comme les Israéliens ne le savent que trop bien, la frontière syrienne est une zone hostile. Les visiteurs qui s’y rendent sont tenus de revêtir l’uniforme et de porter une arme.

Même les membres de la Knesset le font. Il y a des tireurs embusqués de l’autre côté. S’ils voient une personne sans armes et sans uniforme, ils peuvent en conclure que c’est un officiel, et cettepersonne pourrait devenir une cible.»

Mais d’autres élus politiques qui se sont aussi rendus en Israël et ) la frontière syrienne disent n’avoir jamais entendu parler de cette pratique. Une porte-parole du consulat israélien à Washington a confirmé n’être pas non plus au courant d’un tel protocole.

Le conseiller municipal Rory Lancman a déclaré, «Je suis sûr que c’est en fait contraire aux règles de l’armée israélienne… S’habiller comme un soldat Israélien et porter une arme n’est pas approprié… Les organisations militaires ne sont pas coutumières de ce genre de légèreté.»

Le conseiller municipal Dox Hikind a dit à Capital New York, «Je n’ai jamais entendu quelque chose de ce genre. Ils ont peut-être créé de nouvelles règles ces deux derniers jours.»

M. Stites avait affirmé que le Sénateur Storobin et son entourage ont reçu instruction de l’armée israélienne de porter l’uniforme, mais a ensuite clarifié son propos en déclarant, «L’armée israélienne nous a dit de le porter pour des raisons de sécurité. Pour moi, cela voulait dire nécessaire.’ Quant à dire su c’est une règle officielle ou une nécessité, je ne le sais pas. Mais si on m’exhortait de faire quelque chose de ce genre pour ma propre sécurité, je le ferais, pas vous ?»

Mikhail Fridman, le banquier Russe qui finance le prochain ‘holocauste’

10 avril 2012

C’est amusant ; tout le monde doit boycotter l’Iran, c’est-à-dire ne plus rien lui acheter ou presque, et ne rien lui vendre.

A fortiori si on s’appelle Jack Rosen et qu’on est le responsable du Congrès Juif Américain et du Conseil Mondial de la Communauté Juive.

Non pas que Jack Rosen ait fait un quelconque business avec l’Iran puisqu’il travaille dans l’immobilier et qu’il achète et vend des immeubles ou des maisons aux Etats Unis.

Mais Jack Rosen s’est lié pour une affaire qui pourrait être juteuse avec un oligarque Russe, Mikhail Fridman, qui est d’accord pour injecter 1 milliard de dollars dans l’immobilier aux Etats Unis.

Un pactole pour Jack Rosen mais, car il y a un mais, certaines voix se lèvent pour attirer son attention sur le fait que le milliardaire russe aurait contribué au financement du nucléaire iranien via la banque dont il est propriétaire.

Et comme Jack Rosen a une conscience, et qu’il est comme on l’a dit un haut dignitaire de la communauté juive américaine et mondiale, il se renseigne auprès de son ami milliardaire qui lui certifie que jamais au grand jamais il n’a financé directement le nucléaire iranien. Et que de toute façon, quand on est banquier, on sait rarement ce que font les clients de l’argent qu’on leur prête.

Dites-ça à votre banquier si vous demandez un prêt, et observez  sa réaction…

Personnellement, je vois mal Jack Rosen renoncer à des affaires qui s’annoncent extrêmement juteuses à cause de financements certainement indirects et qui n’importe comment appartiennent au passé.

Ce qui est quand même étrange dans cet article du New York Post, probablement alimenté par une pure jalousie de concurrents déçus de voir le magot leur passer sous le nez, c’est que si on dit bien que Jack Rosen est juif, et même un leader communautaire juif, on ne nous dit pas que celui qui aurait enfreint le boycott de l’Iran, décrété depuis longtemps dans la diaspora, est également Juif.

Une omission que relève le site de l’Algemeiner qui conclut ainsi son article :

quoique l’article du Post ne l’évoque pas, il est Juif également.

Peut-être le New York Post ne pouvait-il pas accuser de duplicité une personnalité juive, une accusation par trop marquée de relents antisémites ?

Et, je sais pas moi, mais qu’attendent les autorités sionistes pour l’arrêter au motif qu’il a aidé l’Iran à préparer le nouvel «holocauste» ?

Elles auraient pu le faire très facilement il y a seulement quelques jours alors que Mikhail Fridman et quelques autres milliardaires se trouvaient dans le sud de la Palestine occupée pour «revivre,» à l’occasion de la Pâque juive, le périple des anciens Hébreux (leurs ancêtres !!!).

 

Ben oui, mes ancêtres arpentaient le désert en Palestine.

Le partenaire en affaires du leader Juif Newyorkais a des « lien$ avec l’Iran’

Par Tara Palmieri et Jennifer Gould Keil, New York Post (USA) 9 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il sait sûrement comment jouer sur les deux tableaux.

Un patron de banque Russe dont on soupçonne qu’il a partie liée avec le financement d’une central nucléaire en Iran vient juste de signer un accord lucrative avec une importante société immobilière dirigée par un éminent leader Juif de New York pour racheter des propriétés en difficulté le long de la côte est – y compris à New York, a appris le Post.

Les associés d’intéressent à au moins un bien immobilier dans lle quartier de la finance et un autre juste de l’autre côté du fleuve, dans le New Jersey.

Cet étrange partenariat intervient dans un moment de tension entre l’Iran et Israël – et par extension, les Etats Unis – au sujet de l’enrichissement de combustible nucléaire par l’Iran.

L’oligarque Russe Mikhail Fridman, 47 ans – qui dirige Alfa bank, la principale institution financière privée de son pays – s’est associé en décembre avec le promoteur Jack Rosen de Rosen Partners pour investir 1 milliard de dollars dans l’immobilier de New York à Miami.

Ce pourrait être un accord très profitable pour toutes les parties concernées, notamment pour Fridman dont le patrimoine net est déjà de 13 milliards de dollars.

Tous deux s’intéressent à un projet de copropriété au 56 Pine Street à Manhattan et à un projet de lotissement dans le New Jersey, mais les accords doivent encore être finalisés, selon les informations.

Le Post a révélé à Rosen que Fridman avait un lien avec la construction de la centrale nucléaire de Bushehr qui est entrée en service en septembre.

Rosen a indiqué s’être renseigné auprès de Fridman – et que l’explication de Fridman a été suffisamment bonne pour lui.

 

«S’il [Fridman] avait su avoir directement financé une installation nucléaire en Iran, j’aurais fait part de ma déception, » a déclaré Rosen au Post. «Il m’a dit qu’Alfa ne finance jamais directement des projets nucléaires.»

Dans les années 2000, la banque Alfa Bank de Fridman a apporté des fonds à Atomstroyexport, l’équipementier nucléaire russe, propriété de l’Etat, qui a installé les réacteurs à Bushehr, selon les informations.

Rosen, qui dirige l’American Jewish Congress et le Council of the World’s Jewry, a declare que Fridman ne lui a jamais parlé de cette connexion.

Atomstroyexport reçoit de l’argent des fabricants et des investisseurs et alloue ensuite ces fonds à des projets nucléaires en Chine et en Iran.

 

De nombreuses banques, affirme Rosen, n’ont aucune idée de la manière dont est utilisé l’argent qu’elles prêtent.

Rosen souligne que Fridman lui a dit que «il n’était pas au courant de la manière dont ils utilisaient l’argent.»

Fridman, un magnat qui s’est fait lui-même et dont l’entreprise Alfa group est spécialisée dans le pétrole, la banque et les télécommunications, se classe au 57ème rang sur la liste Forbes des milliardaires.

En 2007, le Sunday Times de Londres [NdT : le Sunday Times fait partie comme le New York Post de l’empire Murdoch] avait présenté l’Alfa Group comme “un des empires industriels les plus controversés de la planète.”

 

Décès de Gil Noble, porte-voix de l’autre Amérique

8 avril 2012

Je vous propose une notice nécrologique parue dans le New York Times qui parle de quelqu’un que je ne connaissais pas et que vous ne connaissiez sans doute pas non plus.

Gil Noble qui vient de mourir à 80 ans des suites d’un accident vasculaire cérébral était une figure de la télévision newyorkaise et une référence pour la communauté noire de la Big Apple.

Si nous ne le connaissions pas, les démêlés avec le lobby sioniste que lui et un de ses amis ont vécus sont pourtant familiers à ceux qui s’intéressent à l’actualité médiatique française.

En effet, comme Dieudonné en France, Gil Noble s’est trouvé confronté aux pressions du lobby sioniste et, comme Dieudonné, il n’a pas cédé grâce à son courage personnel mais aussi au soutien de son public.

Mais n’oublions pas que si certains réussissent à tenir tête au lobby sioniste (à quel prix !), d’autres voient par contre leurs carrières brisées et ce sont les plus nombreux.

On appréciera le sens de la répartie de Gil Noble qui expliquait, face à ceux qui lui reprochaient de ne pas présenter l’autre version de l’histoire, que son émission était précisément cette autre version de l’histoire qui, en dehors d’émissions comme la sienne, ne pouvait se faire entendre.

Gil Noble, animateur d’une émission télévisée pionnière centrée sur les questions noires, est mort à l’âge de 80 ans

par PAUL VITELLO, The New York Times (USA) le 5 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Gil Noble, un journaliste de télévision qui présentait “Like it is”, un programme d’actualités sociales et politiques diffusé le dimanche matin à New York, une émission primée parmi les plus anciennes du pays à s’intéresser au leadership noir et au vécu afro-américain, s’est éteint jeudi dans un hôpital de Wayne dans le Nex Jersey.

Il est décédé des complications d’une attaque cérébrale qu’il avait subie l’été dernier, a déclaré Dave Davis, PDG de WABC-TV qui diffusait « Like it is » depuis 1968.

Gil Noble

Quoique retransmise seulement dans l’agglomération newyorkaise, “Like it is” attirait des invités de stature nationale et internationale. Certains etaient controversés. Ses interviews de personnalités comme Louis Farrakhan de la Nation of Islam avaient attiré des protestations pour partialité. Mais c’était précisément ce que voulait M. Noble.

“Ma réponse à ceux qui se plaignaient que je n’expose pas l’autre version de l’histoire était que cette émission était précisément l’autre version de l’histoire,” avait-il dit en 1982.

Ses interviews constituent une veritable archive de l’histoire des noirs aux Etats Unis : des centaines d’heures de conversation avec des personnalités politiques et culturelles comme Lena Home, Fannie Lou Hamer, Bill Cosby, Sammy Davis Jr, Mohamed Ali, Andrew Young, Dizzy Gillespie et Stokely Carmichael.

M. Noble voyait “Like it is” comme une plateforme pour des idées et des perspectives – notamment celles des noirs – qui étaient absentes des organes d’information grand public. Il avait une fois appelé son émission «l’antidote aux informations de 6h et 11h »

Ses échanges en tête-à-tête avec des chefs d’Etats africains et caribéens, dont Kenneth Kaunda, de Zambie, Michael Manley de la Jamaïque et Robert Mugabe du Zimbabwé s’inscrivaient dans une autre mission consistant à informer sur des événements touchant des populations d’origine africaine à travers le monde.

On apprenait beaucoup en regardant l’émission de Gil,” a déclaré l’ancien maire de New York David N. Dinkins dans un éloge funèbre. «On n’avait pas à être d’accord avec tout ce qu’il disait, mais pour nombre d’entre nous, il fallait regarder son émission.»

Le soutien profondément ancré dont jouissait M. Noble auprès de son public, l’avait aidé à survivre à deux controverses qui avaient résulté d’interviews avec des personnalités considérées comme antisémites, ayant un parti pris contre Israël ou les deux. En 1982, l’ Anti-Defamation League [ADL] avait accusé M. Noble de montrer un parti pris contre Israël quand il avait programmé un panel de discussion sur l’invasion du Liban par Israël sans présenter le point de vue israélien.

La simple rumeur de sanctions disciplinaires avait suscité des manifestations devant le siège de WABC, avec à leur tête le révérend Calvin O. Butts, pasteur de l’ Abyssinian Baptist Church à Harlem et le révérend Al Sharpton Aucune mesure disciplinaire ne fut prise, mais on demanda à M. Noble de présenter une émission avec des invités pro-Israël.

Des tensions du même genre étaient apparues à l’été 1991, quand M. Noble avait préparé la diffusion d’un discours dans lequel  on dit que son ami, Leonard Jeffries, un professeur de « black studies » au City College, aurait tenu des propos intolérants. Des articles de presse à ce sujet avait conduit à la révocation de Jeffries du poste de chef du département d’études noires (black studies).

M. Noble avait soutenu que seule l’écoute du discours dans son intégralité aurait pu amener les responsables de la faculté (ou n’importe qui d’autre) à décider si les propos pouvaient motiver une mesure disciplinaire ou avaient été sortis de leur contexte (dans une partie des on exposé, M. Jeffries affirmait que les films hollywoodiens où les noirs étaient avilis étaient faits par des « gens qui s’appelaient Greenberg, Weisberg et Trigliani.” Dans une autre, il disait que « Chacun sait que de riches Juifs finançaient le commerce des esclaves »).

Les responsables de WABC-TV avaient retiré cette partie dont ils disaient qu’elle pouvait aggraver les tensions raciales dans la ville. Il se trouva que ces tensions longtemps latentes entre noirs et juifs dans le secteur Crown Heights de Brooklyn explosèrent violemment la semaine suivante.

Une fois encore, des manifestants se présentèrent devant les locaux de la chaîne de télévision. Cette fois, se trouvait parmi eux un sénateur de l’Etat, qui sra plus tard gouverneur de New York, David A. Paterson.

«Je me souviens que c’était une manifestation spontanée,»  a déclaré M. Paterson dans une interview. « Les gens sont venus tout simplement. Parce que «Like it is» était quelque chose de vraiment spécial et à protéger pour la communauté afro-américaine.» Une séquence sur l’affaire Jeffries sera finalement montrée par la suite.

«Certains Américains blancs sont rebutés par ‘Like it is’, mais c’est la nature de ce programme».avait expliqué M. Noble à The Village Voice à la fin de cette année là. «Nous assistons à une querelle entre les races en Amérique et certaines opinions dans la communauté noire doivent être entendues même si ce sont des voix de révolte.»

Après l’attaque cérébrale de M. Noble, WABC-TV a lancé l’émission «Here and Now», une émission sur les questions politiques et sociales qu’elle présente comme «poursuivant la voie tracée par Gil Noble.»

Gilbert Edward Noble est né à Harlem le 22 février 1932. Il est le fils de Rachel Noble, enseignante, et de Gilbert R. Noble, propriétaire d’un garage automobile. Ses deux parents étaient nés en Jamaïque. Il a fréquenté le City College et a fait son service militaire pendant la guerre de Corée.

M. Noble a été embauché comme journaliste pour la station de radio WLIB en 1962. En 1967, après des émeutes raciales d’ampleur nationale qui avaient incité les chaînes de télévision dans tout le pays à recruter certains de leurs premiers journalistes noirs, il a été embauché par WABC. Il a travaillé comme reporter, présentateur du weekend et parfois comme correspondant pour «’Like it is, » une émission qui a commencé en 1962 et dont il est devenu le responsable et présentateur en 1975. Il a reçu sept Emmy Awards.

M. Noble laisse derrière lui une épouse, Norma jean, avec leurs quatre filles Lynn, Lisa, Leslie et Jennifer; un fils, Chris; and huit petits enfants.

Milton Allimadi, rédacteur en chef du journal Black Star News d’ Harlem et invité occasionnel de l’émission de M. Noble, a expliqué la considération particulière dont faisait l’objet M. Noble dans la communauté qu’il servait.

Dans un éloge publié en ligne en août dernier, M. llimadi écrit qu’après avoir été invité dans l’émission, des inconnus l’avaient arrêté dans la rue pour lui serrer la main. « Quand je monte dans un bus M.T.            A., les chauffeurs refusent que je paye mon ticket, » écrit-il, « disant qu’ils sont heureux de transporter quelqu’un qui est pasé dans ‘Like it is.’»

L’antisémite de Manhattan: « Qu’ils aillent tous en enfer! »

17 janvier 2012

Le New York Post est la propriété du magnat de la presse Rupert Murdoch. Autant dire que ce journal a des sources dignes de foi dans certaines affaires.

Une affaire de plus d’ailleurs où nous voyons que la maladie de l’antisémitisme n’est pas l’apanage des non Juifs qui détestent les Juifs.

La police de New York accuse un Juif de menaces antisémites

par Doug Auer, New York Post (USA) 16 janvier 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un habitant de Manhattan a été arrêté aujourd’hui pour avoir fait des appels téléphoniques antisémites à sa mère et à d’autres femmes âgées – et il est aussi soupçonné d’avoir gribouillé des symboles haineux dans un quartier de Brooklyn à forte présence juive orthodoxe, a appris le Post.

David Haddad, 56 ans, de Chelsea, aurait hurlé, « Tous les Juifs doivent mourir et aller en enfer,» quand il a appelé sa mère âgée de 80 ans le 11 décembre à son domicile de Sheepshead Bay.

Il a aussi lance des tirades au vitriol quand il a appelé une dame âgée de 87 ans le 11 janvier et téléphoné à une femme de 75 ans le 12 janvier, indiquent nos sources.

Le lien qu’il a avec ces femmes n’est pas connu pour l’instant.

Haddad, qui est juif mais non pratiquant, est aussi soupçonné d’avoir gribouillé des symboles haineux sur cinq portes d’appartements dans un immeuble de Hells Kitchen le 10 janvier, ajoutent nos sources.

Il a été arrêté sur son lieu de travail comme gérant d’immeuble, a indiqué la police.

Haddad travaillait auparavant dans l’entreprise familial – d’import-export de chaussettes et de sous-vêtements – à Linden, New Jersey, mais l’avait quittée pour lancer sa propre affaire, selon nos sources.

Cette affaire a récemment fait faillite et Haddad a commence à tirer à boulets rouges sur les membres de sa famille et d’autres personnes, ajoutent nos sources.

 Les déboires de son entreprise sont considérés comme un mobile possible, selon nos sources.

Dès son arrestation, Haddad a fait appel à un avocat et n’a fait ni déclarations ni aveux aux policiers, indiquent nos sources.

Haddad est aussi suspect dans la vague de dessins de swastikas découverts ce weekend dans le quartier de Midwood à Brooklyn, affirment nos sources.

Haddad se trouvait alors chez sa mère – qui n’habite pas loin de l’endroit où ces symboles de haine ont été trouvés, ajoutent nos sources.

Les policiers ont reçu un appel à 22h45 samedi au sujet d’une maison de l’avenue L dont la porte du garage avait été recouverte d’un grand swastika peint, de deux autres plus petits et des mots « Mort aux Juifs. »

D’autres graffiti ont été trouvés sur la porte d’entrée d’une maison dans la même rue, indiquent nos sources.

La police a aussi découvert plusieurs swastikas peints sur les escaliers et la porte d’entrée d’un immeuble d’habitation de l’East 5th Street et sur les escaliers menant au sous-sol d’une école religieuse juive d’Ocean Parkway.

Chaque fois, les graffiti étaient bombés à la peinture noire.

Nuit de Cristal pour les assurances à New York

13 janvier 2012

Une affaire qui a fait beaucoup de bruit dans la Big Apple, alias New York : des voitures incendiées dans un quartier juif le jour anniversaire de la Nuit de Cristal. Un anniversaire semble-t-il propice à la manifestation de certaines turpitudes.

Le présumé crime antisémite dénoncé par le maire de New York s’avère être une banale escroquerie à l’assurance. Les délinquants, des Juifs eux-mêmes selon toute probabilité, semblaient avoir pensé que la question de l’antisémitisme égarerait l’enquête.

Ils avaient simplement oublié qu’aux Etats Unis, si on ne plaisante pas avec l’antisémitisme, on ne plaisante pas non plus avec l’argent.

Parce que comme le dit le sénateur de Brooklyn Marty Golden:

“Ces escrocs ont atteint un record de bassesse. Ces voyous méprisables nous arnaquent depuis des années, ils font monter les primes d’assurance et mettent des vies en danger. Maintenant, ils divisent et terrorisent nos quartiers, juste pour se faire de l’argent facile. Que faut-il pour que l’Etat s’occupe sérieusement de réformer la règlementation sur les assurances ? Ce doit être cette année. Je demande à tous les Newyorkais de contacter leurs élus au niveau de l’Etat et le gouverneur Cuomo pour leur dire que vous voulez une réforme des assurances tout de suite. »

Apparemment le système assurantiel à New York comporte des failles exploitées par de nombreux escrocs dont les pratiques ont entraîné un surcoût d’un milliard de dollars en primes pour les assurés de cet Etat.

Les cocktails Molotov de Brooklyn: vraiment une arnaque à l’assurance ?

par Jessica Schultz, IB Times (USA) 11 janvier 2012

La police soupçonne que les cocktails Molotov lances sur trois véhicules stationnés dans un quartier majoritairement juif de Brooklyn participent d’une escroquerie à l’assurance plutôt que d’une présumée agression à caractère raciste (hate crime).

L’attaque, qui a eu lieu en novembre dernier avait choqué le quartier et la ville, provoquant l’indignation de nombreuses personnes, sont le maire Michel Bloomberg. Les vandales avaient mis le feu à trois voitures en stationnement et avait ensuite dessinés des croix gammées et le sigle KKK (Ku Klux Klan) sur des véhicules et des bancs dans le quartier.

Le crime coïncidait avec le 73ème anniversaire de la Nuit de Cristal, les attaques nazies de 1938 qui avaient saccagé plus d’un millier de synagogues, détruit des centaines de commerces juifs et causé la mort de 91 Juifs.

Un certain nombre d’indices ont force la police de New York à réorienter son enquête. Le fait que les propriétaires des voitures ne résidaient pas dans le quartier et que les empreintes digitales avaient été nettoyées sur les bouteilles  [des cocktails Molotov] ont amené les policiers à penser qu’ils n’étaient pas devant un crime lié aux préjugés racistes [bias], selon le New York Daily News.

Les officiels pensent maintenant que des Juifs newyorkais se sont associés à un gang russe pour perpétrer ce crime afin de toucher l’argent de l’assurance pour des voitures qui auraient rapporté plus incendiées qu’à la revente.

Publicité antisémite ou oecuménisme alcoolisé?

22 novembre 2011

En préambule, tout ça n’a rien à voir avec Charlie Hebdo dont pour l’heure on ignore qui a incendié les locaux même si ce sont généralement des Musulmans qui en sont accusés.

Il y a un petit moment que je ne vous ai pas proposé de leçon de judéo-christianisme. Dans sa version le plus banale, le judéo-christianisme veut que la religion chrétienne soit fille de la religion juive et même que Jésus Christ était juif.

Gare cependant à ceux qui prendraient trop au sérieux ces affirmations, au point de célébrer avec humour cette réconciliation qui consiste à gommer tout ce qui dans le christianisme traduit une distance voire un rejet vis-à-vis du judaïsme (on parle ici de la doctrine et non de ses adeptes).

Par exemple cette publicité pour une boisson alcoolisée qui s’est donnée à voir sur des affiches à New York.

On y voit en effet deux chiens dont l’un arbore un bonnet de Père Noël et l’autre une kippa, avec en lettres capitales une affirmation selon laquelle cette boisson a la qualité des alcools consommés à Noël mais est vendue à un tarif pour Hanoucah.

Une belle façon d’associer dans le culte du Veau d’Or deux religions et de concrétiser encore un peu plus le judéo-christianisme.

Ce n’est pas ainsi que le comprend pourtant une organisation antiraciste (juive) qui dénonce le caractère antisémite de cette publicité qui renforce en particulier les stéréotypes sur les Juifs et l’argent

Des images toutes faites, nous dit l’ADL, qui ont « une longe histoire ». L’ADL ne va pas jusqu’à dater cette longue histoire mais peut-être cette organisation pense-t-elle à l’époque où un certain prophète pourfendait les marchands du temple ?

 La société de marketing a beau eu faire un plaidoyer magnifique d’œcuménisme judéo-chrétien alcoolisé, les affiches ont été retirées.


«Qualité de Noël, prix d’Hanoucah», l’affiche qui suscite l’indignation

CBS (USA) 22 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

NEW YORK (CBSNewYork)– Une réclame pour une marque de vodka agite les esprits à Manahattan. La vodka Wodka est vantée sur un grand panneau d’affichage qui surplombe West Side Highway avec le slogan « Qualité de Noël, Prix d’Hanoucah.»

L’Anti Defamation league (ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis) a qualifié cette réclame de grossière et insultante, » et a déclaré dans un communiqué de presse qu’elle «renforce les stéréotypes antisémites.»

“Avec en particulier la longue histoire des stéréotypes sur les Juifs et l’argent, avec la vieille idée selon laquelle les Juifs sont pingres, se servir d’une fête juive pour traiter de questions d’argent est un manque évident de tact et de délicatesse, » a affirmé le directeur de l’ADL pour New York, Ron Meier.

L’ADL a appelé l’entreprise a retirer les affiches.

Parmi les autres affiches qui figurent dans cette campagne publicitaire, certaines donnent à lire: “Qualité de vedette de cinéma, Prix de vedette de la vie réelle, » « Qualité pour escort girl, prix pour tapineuse » et « Qualité pour Hampton, prix pour Newark. »

La vodka Wodka est produite par Panache Beverages dont le siège se trouve à Flatiron District.

Miami BG, la société de marketing à l’origine des affiches a d’abord émis un communiqué défendant la publicité.

“L’idée d’inclure Hanoucah est tout sauf antisémite – en fait nous comparons notre propre fête à la fête juive, »  explique Brian Gordon de Mimai MG dans une déclaration. « Pour le dire en deux mots, Hannoucah est plus avantageuse parce que vous avez huit nuits pour le prix d’une – plus ou moins comme la vodka Wodka. »

“Avec un peu de chance, cette réaction vous aidera à recentrer votre attention sur des domaines plus sérieux où l’antisémitisme existe – il est toutefois absolument inexistant dans notre marketing.» a expliqué Gordon.

Un peu plus tard cependant, Miami MG a annoncé qu’en raison de  très nombreux appels et de l’indignation qu’elle a suscitée, l’affiche serait retirée.


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