Posts Tagged ‘Pakistan’

Les Etats Unis ont choisi de tuer ma mère.

28 octobre 2013

Un témoignage édifiant. Sans commentaire.

Monsieur le Président, dites moi s’il vous plaît, pourquoi un drone américain a assassiné ma mère

Momina Bibi était une sage-femme et une grand-mère du Waziristan âgée e 67 ans Pourtant, le président Obama nous dit que les drones visent des terroristes

par Rafiq ur Rehman, The Guardian (UK) 25 octobre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Habitants du Waziriitan manifestant contre les frappes de drones devant le parlement pakistanais à Islamabad

Habitants du Waziristan manifestant contre les frappes de drones devant le parlement pakistanais à Islamabad

La dernière fois que j’ai vu ma mère, Momina Bibi, c’était le soir d’avant l’Aïd al-Adha. Elle préparait les vêtements de mes enfants et leur montrait comment on prépare le sewaiyaan, un dessert traditionnel à base de lait. Elle disait toujours: la joie de l’Aïd est l’excitation qu’il procure aux enfants.

Sewaiyaan est un dessert traditionnel du sous-continent indien

Sewaiyaan est un dessert traditionnel du sous-continent indien

L’année dernière, elle n’a pas pu vivre cette expérience. Le lendemain, le 24 octobre 2012, elle était morte, tuée par le feu tiré par un drone américain alors qu’elle s’affairait à son jardin.

Personne ne m’a jamais dit pourquoi ma mère avait été visée ce jour là. La presse a rapporté que l’attaque visait une voiture, mais il n’y a pas de route à côté de chez ma mère. Certains ont dit que l’attaque visait une maison. Mais les missiles ont touché un terrain voisin, pas une maison. Une seule personne avait été tuée – une femme âgée de 67 ans et neuf fois grand-mère.

Mes trois enfants – Zubair, 13 ans, Nabila, 9 ans et Asma, 3 ans – jouaient non loin quand leur grand-mère a été tuée. Tous ont été blessés et emmenés d’urgence à l’hôpital. Ces enfants étaient-ils les «militants» dont parlaient les dépêches d’agences de presse? Ou peut-être, étaient-ce les enfants de mon frère? Eux aussi étaient sur place. Ils sont âgés de 3ans, 7 ans, 12 ans, 14 ans, 15 ans et 17 ans. Les quatre plus grands venaient juste de rentrer de l’école, peu de temps avant que les missiles frappent.

Mais les Etats Unis et leurs citoyens ne savent probablement pas ça. Personne ne nous a jamais demandé qui avait été tué ou blessé ce jour là. Ni les Etats Unis, ni mon propre gouvernement. Personne n’est venu pour enquêter et personne n’a été tenu pour responsable. Dit simplement, personne ne semble s’en soucier.

Je m’en soucie par contre, moi. Tout comme ma famille et mon village. Nous voulons comprendre pourquoi une grand-mère âgée de 67 ans représentait une menace pour un des pays les plus puissants au monde. Nous voulons comprendre comment neuf enfants, certains jouant dans les champs, certains venant juste de rentrer de l’école, pouvaient d’une manière quelconque avoir menacé la sécurité de ceux qui vivent séparés de nous par un continent et un océan.

Plus important, nous voulons comprendre pourquoi le président Obama, quand il est interrogé sur qui sont ceux que tuent les drones, répond qu’ils tuent des terroristes. Ma mère n’était pas une terroriste. Aucun membre de ma famille n’est un terroriste.

Ma mère était sage-femme, la seule sage-femme de notre village. Elle a mis au monde des centaines de bébés dans notre village et ses alentours. Maintenant, les familles n’ont plus personne pour les aider.

Et mon père? C’est un directeur d’école à la retraite. Il a consacré sa vie à l’éducation des enfants, quelque chose bien plus nécessaire pour mon village que des bombes. Les bombes ne créent que de la haine dans le coeur de notre peuple. Et cette haine et cette colère génèrent plus de terrorisme. Mais l’éducation – l’éducation peut aider un pays à prospérer.

Je suis aussi un enseignant. J’enseignais à l’école primaire du village le jour où ma mère a été tuée. Je suis rentré à la maison pour trouver tout autre chose que les joies de l’Aïd, mais mes enfants à l’hôpital et un cercueil qui ne contenait que des restes de ma mère.

Rafiq-ur-Rehman

Rafiq-ur-Rehman

Notre famille n’a plus été la même après la frappe du drone. Notre maison s’est transformée en enfer. Les petits enfants pleurent dans la nuit et ne parviennent pas à dormir. Ils pleurent jusqu’au petit matin.

Certains de mes enfants ont dû subir plusieurs interventions chirurgicales. Cela nous a coûté un argent que nous n’avons plus étant donné que les missiles ont tué tout notre bétail. Nous avons été obligés d’emprunter à des amis; un argent que nous ne pouvons pas rembourser. Nous utilisons donc l’argent pour payer un médecin, un médecin qui retire du corps des enfants les cadeaux métalliques que les Etats Unis nous ont donnés ce jour là..

Les frappes de drones ne se comparent pas à des batailles où des personnes innocentes sont accidentellement tuées. Les frappes de drones visent les gens avant de les tuer. Les Etats Unis décident de tuer quelqu’un, une personne qu’elles ne connaissent que par une vidéo. Une personne à qui on ne laisse pas une chance de dire – je ne suis pas un terroriste. Les Etats Unis ont choisi de tuer ma mère.

Plusieurs parlementaires Américains m’ont invité à venir à Washington DC pour faire connaître mon histoire aux membres du Congrès. J’espère qu’après avoir raconté mon histoire, l’Amérique finira par comprendre le véritable impact de son programme de drones et qui se trouve à l’autre bout de la frappe par un drone.

Je veux que les Américains sachent au sujet de ma mère. Et j’espère que, peut-être, j’obtiendrai une réponse à cette simple question: pourquoi?

L’Iran, clef de la stratégie de développement de l’Inde

30 mars 2012

 Les Etats Unis, ainsi que l’Union Européenne, déploient une vaste stratégie d’étranglement économique de l’Iran pour sommer ce pays, non pas de stopper le développement d’un programme nucléaire militaire, mais d’accepter de placer son programme nucléaire sous la tutelle de l’Occident.

Ce qui reviendrait pour l’Iran à accepter une autre autorité que la sienne sur son territoire.

Des républiques bananières peuvent certes accepter ce genre de choses, mais pas l’Iran

Dans cette stratégie d’étranglement, les Etats Unis se distinguent par leur posture agressive puisqu’ils menacent de sanctions les entreprises et même les Etats qui ne respecteraient pas leurs exigences dont celle de l’arrêt des importations de pétrole iranien.

Certains pays ont obtempéré ou obtenu des dérogations à condition de montrer leur obéissance en réduisant ou en s’engageant à réduire leurs importations.

Mais ce genre de choses est beaucoup plus difficile à obtenir de la part de pays comme ceux qui appartiennent au groupe du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

Si on s’arrête sur le cas de l’Inde, non seulement les entreprises de ce pays se montrent particulièrement enthousiastes devant les perspectives offertes par le marché iranien, avec règlement au moins partiel en roupie, la monnaie indienne (un petit coup de canif au dollar), mais le gouvernement indien considère l’Iran comme un partenaire absolument stratégique sur un long terme qui verrait l’économie de l’Inde rayonner sur toute l’Asie Centrale.

Et justement, vu l’obstacle constitué par le frère ennemi pakistanais, l’Iran avec ses ports, ses routes et ses voies ferrées est la porte d’entrée idéale vers l’Asie Centrale et, plus tard, vers la Russie et l’Europe orientale.

D’où une opposition de l’Inde aux manœuvres américaine qui se fonde sur une prise en considération de ses intérêts en tant que nation en plein développement et en recherche de partenaires régionaux.

C’est la vision à long terme de l’Inde conte celle à court terme des Etats Unis (pressés de satisfaire les quatre volontés du gang de Tel Aviv).

Pourquoi l’Inde cherche à développer son commerce avec l’Iran

La création du Pakistan a coupé l’Inde des vieilles routes commerciales vers l’Asie Centrale et au-delà. L’Inde voit l’Iran comme un moyen de se reconnecter à  ces routes. malgré les sanctions américaines.

par Rebecca Byerly, The Christian Science Monitor (USA) 29 mars 2012

Alors que les USA isolent l’Iran en poussant les autres pays à réduire leurs achats de pétrole et d’autres marchandises auprès de la République Islamique, l’Inde est en train de construire de nouvelles relations commerciales là-bas, considérant que c’est par l’Iran que passe le chemin pour construire l’influence dont elle a besoin en Afghanistan et en Asie Centrale.

Avant la partition, le sous-continent indien avait des relations politiques et commerciales avec l’Asie Centrale et, par delà, avec la Russie et l’Europe. La création du Pakistan a coupé l’accès de l’Inde à la région et l’Inde voit depuis longtemps l’Iran comme une modalité de contournement.

Le gouvernement indien accueille cette semaine 14 pays pour une conférence visant à bâtir un nouveau réseau de transport, le Corridor International Nord-Sud qui passera par les ports, les routes et les chemins de fer iraniens. Le projet vise à relier l’Inde à certaines parties de l’Europe en moitié moins de temps qu’avec les routes commerciales actuelles qui passent par le canal de Suez en Egypte.

La conférence sur le transport intervient trois semaines après le retour d’Iran d’une délégation commercial soutenue par le gouvernement et l’annonce de nouvelles possibilités d’échanges commerciaux. Et la semaine dernière, des groupements d’exportateurs indiens ont déclaré que l’Iran avait fait de nouveaux achats d’aliments pour bétail et était en demande de blé, de sucre et de thé – le tout au moment même où les Etats Unis incitent l’Inde à réduire ses relations avec l’Iran.

Le rapprochement de l’Inde avec l’Iran crée un dilemme pour les USA. Alors que Washington s’est fait le champion de l’ascension de l’Inde en tant que puissance régionale et a salué son aide en Afghanistan, le programme nucléaire iranien demeure une priorité parmi ses préoccupations ne matière de politique étrangère.

La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré au Congrès lors d’une audition parlementaire en février que les Etats Unis avaient des discussions «très  intenses et très franches» avec l’Iran et d’autres pays comme la Chine et la Turquie pour qu’ils arrêtent leurs importations de pétrole iranien.

Mais les responsables Indiens sont restés réticents. Compte tenu de la position géopolitique de l’Inde vis-à-vis le l’Iran, de ses intérêts économiques et sécuritaires en Afghanistan, et de ses relations commerciales tumultueuses avec un Pakistan doté de l’arme atomique, l’Inde voit l’Iran comme un partenaire à long terme essentiel.

«Les Etats Unis ne considèrent que les avantages à court terme, explique le général Dipankar Banerjee, chercheur à l’Institute of Peace and Conflict Studies. «Nous comprenons l’intérêt qu’ont les Etats Unis à faire en sorte que l’Iran renonce à l’arme atomique, mais nous devons tenir compte des intérêts stratégiques de l’Inde qui consistent à avoir la sécurité et les échanges commerciaux dans la région après le retrait des forces américaines d’Afghanistan en 2014.»

Aves des réserves minérales inexploitées estimées à 300 milliards de dollars en Afghanistan, une route commerciale stable à travers ce pays apporterait les ressources nécessaires au développement économique de l’Inde. Banerjee pense qu’elle aiderait aussi à stabiliser l’économie afghane et ferait tampon contre la radicalisation.

En dehors du commerce, l’Inde a signé à un accord pour former les forces de sécurité afghanes en Inde et a fourni deux milliards de dollars d’aide au développement depuis la chute des Talibans. L’Inde a récemment utilisé pour la première fois  le port de Chabahar au sud-est de l’Iran qu’elle a contribué à aménager il y a une dizaine d’années – pour le transit de 100 000 tonnes de blé vers l’Afghanistan dans le cadre de l’aide humanitaire apportée à ce pays ravagé par la guerre.

Cependant, le développement économique et la stabilisation de l’Afghanistan dépendent de bien d’autres choses que l’implication de l’Inde et des difficultés créées par les sanctions US contre l’Iran.

 «Les sanctions contre l’Iran sont un facteur de complication dans la stratégie économique indienne à l’égard de l’Afghanistan. Mais elles ne son pas, même en faisant preuve de beaucoup d’imagination, le seul facteur de complication,» affirme Ellen Laipson, présidente et directrice du Stimson Center, un centre d’étude des politiques publiques sis à Washington.

Le tueur de Toulouse et Montauban est-il un freelance du djihadisme?

21 mars 2012

Inutile de vous dire que j’ai été surpris et atterré de découvrir que l’assassin de Toulouse et Montauban était un jeune homme d’origine algérienne, Mohamed Merah. J’aurais bien entendu préféré que ce soit un fasciste où, mieux, que les crimes qui ont secoué ces deux villes et le pays n’aient jamais été commis.

Je ne reviens cependant pas sur mes deux précédents posts concernant ces affaires car, même si ce n’est pas agréable à entendre, la haine et la sensibilité aux discours de haine ne sont l’apanage d’aucune nationalité, appartenance religieuse ou autre.

La pédagogie de la fraternité reste donc plus que jamais d’actualité.

Il convient cependant de revenir sur l’auteur présumé des meurtres de Montauban et de Toulouse et de se pencher sur certains points.

J’écoutais tout à l’heure sur Itélé, le procureur de la république François Molins conclure dans l’hilarité son exposé sur le cheminement de l’enquête.

Le procureur a évoqué un certain nombre d’aspects étranges puisqu’il parlait d’auto-radicalisation d’un apprenti djihadiste qui s’était rendu à deux reprises aux confins de l’Afghanistan sans passer par les filières connues.

Un freelance du djihad en quelque sorte.

Mohamed Merah était connu à la fois des services de police et des services de renseignements, ce qui ne l’a pourtant pas empêché d’amasser armes et munitions (avec quel argent?) sans être pour autant inquiété. Le procureur a expliqué sans rire cette fois que les services avaient du mal à localiser ses lieux de résidence.

Parce que ce délinquant connu, vivant d’allocations, parvenait semble-t-il assez facilement à changer de domicile, à s’offrir des séjours au Pakistan (il est vrai que son dernier billet de retour lui avait été offert par l’armée des Etats Unis) et à s’offrir une motocyclette.

Nous avons là en fait le profil du parfait membre du lumpen prolétariat manipulable à souhait par des officines dotées d’un certain savoir-faire.

Un électron libre qui était en réalité totalement sous contrôle.

Selon les forces de police, parmi les armes dont dispose encore le tueur, se trouveraient un fusil Kalashnikov et un Uzi.

Le pistolet mitrailleur Uzi est, comme vous le savez peut-être, une arme fabriquée dans l’entité sioniste et elle figure, ou a figuré, dans l’équipement standard de certaines unités terroristes sionistes.

Bizarre, non?

Non, ce n’est pas bizarre, en tout cas pas plus que la crise libyenne qui a vu Bernard-Botul-Henri Lévy plaider avec passion pour une alliance des « démocraties » occidentales avec ces fameux djihadistes salafistes qu’on désigne généralement sous le nom d’al Qaïda.

Le même Bernard-Botul qui encourage une telle alliance en Syrie.

On notera que les djihadistes salafistes en Libye n’avaient absolument pas rejeté la pétition d’amitié de M. Lévy alors que le sionisme militant du philosophe chevelu est parfaitement connu et qu’il ne s’en est jamais caché.

On observera aussi que les prétendus djihadistes d’al Qaïda n’ont jamais mené aucune action, sinon verbale, contre le régime sioniste.

Le lumpen prolétariat a toujours servi de masse de manoeuvre aux puissants dans leur volonté de contrecarrer l’aspiration à l’émancipation des dominés. Rien n’a vraiment changé depuis Karl Marx et le lumpen prolétariat, petits délinquants ou toxicomanes, reste l’instrument disponible pour ceux qui ont de l’argent et un savoir faire dans la manipulation.

C’est sans doute le cas à Toulouse et à Montauban avec cet individu que des services ont eu tout loisir de tourner et de retourner, jusqu’à le mettre en condition de verser dans l’abjection.

En cela, il n’aura pas déçu ses maîtres.

Ils n’ont pas vengé Oussama ben Laden!

15 mai 2011

Nous venons d’assister aux premières actions meurtrières visant à venger la mort d’Oussama ben Laden au cours d’un raid mené par les forces spéciales US à Abbottābād au Pakistan

En l’espèce, il s’agit de deux attentats commis au Pakistan contre une école de police et un centre de formation paramilitaire et tuant près de 80 personnes.

Après tout, le chef d’al Qaïda ne méritait-il pas d’être vengé de manière spectaculaire ?

Pourtant, si on en croit l’article que je vous propose, ce double attentat n’avait rien à voir avec des représailles pour la mort d’Oussama ben Laden dans un pays où, nous explique l’article, on éprouvait assez peu de sympathie pour le chef d’al Qaïda.

Le double attentat s’expliquerait tout simplement par des réalités politiques et militaires propres à la région où il a été commis.

Propagande, quand tu nous tiens

Les Pakistanais émettent des doutes sur le rôle des Talibans dans l’attentat pour venger ben Laden

Par Ariel Zirulnick, Christian Science Monitor 13 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les Talibans Pakistanais ont revendiqué le double attentat suicide de vendredi matin au nord-ouest du Pakistan qui a cause la mort d’au moins 80 personnes, affirmant qu’ils avaient pour but de venger la mort de ben Laden.

“C’était le premier acte de vengeance pour le martyre d’Oussama; Attendez-vous à des attaques plus importantes au Pakistan et en Afghanistan,” a déclaré le porte parole des Talibans pakistanais Ensanullah Ehsan, d’après l’Agence France Presse (AFP).

Mais malgré la colère de l’opinion pour le raid des Etats Unis qui a tué ben Laden dans son compound d’Abbottābād, les attaques prétendument vengeresses des talibans ne semblent pas résonner comme telles chez les Pakistanais. 

La police locale a dit au New York Times qu’elle doutait que les Talibans soient vraiment responsables de cette action, qu’ils considèrent comme une réaction ç une attaque de l’armée pakistanaise contre des militants Talibans dans la région montagneuse voisine appelée Mohmand et a été effectuée par un groupuscule qui combat l’armée dans la région.

Sikandar Hayat Khan Sherpao, un membre de l’assemblée provinciale de Khyber-Pakhtunhwa, explique que le centre d’entrainement a été la cible fréquente d’attaques par des militants. « Fondamentalement, la menace vient de Mohmand où il existe encore des poches de militants qui restent actives, » dit-il.

“Je pense que cette attaque ne vient pas en représailles pour l’incident d’Abbottābād. C’est surtout que depuis un mois et demi, une nouvelle opération militaire a commencé à Mohmand où l’armée fait campagne contre les militants, » dit-il. « Alors on peut voir cette attaque comme une riposte à l’opération en cours à Mohmand. »

De fait, le Washington Post a annoncé qu’une source Taliban s’exprimant sous couvert d’anonymat a contesté le motif de l’attaque déclaré par son organisation, déclarant qu’elle « avait pour but de punir l’armée pour l’offensive de Mohmand, pas pour la mort de ben Laden. »

Les attentats ont eu lieu à Shabqadar Tehsil, dans le district de Charsadda au nord-ouest du Pakistan, une région tribale que le Pakistan a du mal à contrôler et est devenue un refuge pour les organisations militantes.

Selon le Washington Post, les forces spéciales US ont participé la formation de forces paramilitaires dans ces installations. Les organisations militantes pakistanaises sont farouchement opposées à la coopération entre les gouvernements et les forces de sécurité des Etats Unis et du Pakistan.

On s’attendait à des attentats vengeurs – la semaine dernière, les Talibans Pakistanais avaient menace d’attaquer les forces de sécurité du pays – mais il y a eu peu de manifestations après la mort de ben Laden. Il n’y a guère se sympathie pour lui chez la majorité es pakistanais qui ont eu plus de tués dans des attentats à la bombe ces dernières années que les Américains n’en ont eu le 11 septembre, rapporte l’AFP.

L’indignation de l’opinion a surtout découlé du fait que les Etats Unis ont réalisé le raid sans l’accord et à l’insu du Pakistan, pas du fait que le raid s’est soldé par la mort de ben Laden. Le fait qu’une attaque contre des Pakistanais ait été une réponse à des actions unilatérales des Etats Unis ne peut qu’accroître la colère de la population contre les Etats Unis, selon le Washington Post.

 Le premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, a laissé entendre cette semaine dans un entretien exclusive avec Time magazine, que la colère de plus en plus forte de l’opinion pourrait l’obliger à agir contre les intérêts des Etats unis.

« Je ne suis pas un dictateur militaire; je suis une personnalité publique, » a déclaré le premier ministre à Time, qui s’exprimait dans le palais où il réside sur les hauteurs d’Islamabad. « Si l’opinion publique est contre vous [voulant dire par là ses alliés Américains], alors je ne pas lui résister et rester de votre côté. Je dois être avec mon opinion publique. »

Le Pakistan se retrouve dans une situation difficile depuis le raid contre ben Laden – alors que les Etats Unis exigent des explications pour savoir comment ben Laden pouvait avoir vécu dans le pays pendant des années sans être repéré, l’opinion pakistanaise exige de son gouvernement qu’il pose des limites à ce que les Etats Unis peuvent faire en territoire pakistanais.

Le journal pakistanais The Nation avait rapport avant l’attentat que le chef de l’armée, le général Ashfaq Parvez Kayani allait probablement diminuer la dépendance vis-à-vis des Etats Unis pour la formation et assistance en matière de sécurité et coopérer désormais au niveau du minimum nécessaire pour garantir que le Pakistan continuera à recevoir de l’aide US. Dans le même temps, les Etats Unis exigent que l’armée rompe ses liens avec des organisations militantes – une exigence qui sera difficile à satisfaire.

La liste des demandes américaines équivaut à une transformation du jour au lendemain de la posture stratégique adoptée de longue date par le Pakistan et qui consiste à se servir d’organisations comme instruments contre ses voisins. Ces demandes interviennent au moment où le général Kayani fait face à une montée de la pression anti-américaine de la part des généraux de son haut commandement qui veulent une ligne dure, ont déclaré deux personnes que nous avons rencontrées avec lui.

 Eliminer les dirigeants de ces organisations – des auxiliaires de longue date de l’armée et des services secrets pakistanais – entraînerait un tel retour de flamme de la part des militants qu’il pourrait s’en suivre une « guerre civile » au Pakistan, déclare un ancien haut responsable Pakistanais qui a été consulté par le général Kayani après le raid contre ben Laden. Dans les rangs hiérarchiques subalternes, beaucoup éprouvent plus de sympathie pour les groupes militants que pour les Etats Unis.

Oussama ben Laden est mort, la preuve par l’ADN

12 mai 2011

Normalement, quand vous avez le corps d’une personne et que vous avez des motifs raisonnables de supposer que vous savez de qui il s’agit, par exemple parce que vous l’avez tuée intentionnellement du fait qu’elle est supposée être qui elle est et que vous aviez des griefs contre elle, on peut alors dire que le processus d’identification du corps est très simple.

Tout d’abord vous avez tué la personne parce que vous l’avez reconnue comme étant celle que vous cherchiez à assassiner. A partir de là, nul besoin d’autre élément de preuve sauf pour convaincre  les associés et amis de la victime que vous avez vraiment eu sa peau.

Dans le cas d’Oussama ben Laden, nous n’avons rien eu de tel. Une personne a effectivement été assassinée par des soldats US parce que ces derniers l’ont précisément identifiée comme étant le chef d’al Qaïda.. Mais ces soldats se sont très rapidement, sur ordre de leur hiérarchie, débarrassés du corps d’une manière qui se voulait définitive, en le lestant puis en le larguant d’hélicoptère en pleine mer.

L’identification du corps se serait donc faite en l’absence du cadavre sur la base de photos, en faisant appel à des techniques sophistiquées d’identification faciale (là où normalement un simple coup d’œil sur le cadavre aurait dû suffire) et aux tests ADN, en procédant à une comparaison de l’ADN du présumé Oussama ben Laden avec celui d’une de ses sœurs décédées quelques années plus tôt dans un hôpital aux Etats-Unis.

Et on a on pu lire que les résultats des tests ADN ont été parfaitement concluants

Pourtant, en matière d’identité judiciaire (crimes ou accidents), «Hors catastrophes de masse, comme dernièrement au Japon où l’identification odontologique joue un grand rôle, c’est la simple reconnaissance visuelle qui dans 90% des cas permet d’attribuer une identité à un défunt», résume le Dr. Vincent Castella. Empiriquement, du moins en Suisse, les références familiales sont plus souvent utilisées que les référentiels personnels prélevés sur la victime de son vivant.

Ce qui signifie tout simplement que tout le tralala technologique déployé par les Etats-Unis n’est qu’un misérable moyen d’escamoter les véritables questions puisque, un peu comme je le fais, on s’interroge plus sur les procédés techniques « extraordinaires » utilisés par les Etats-Unis que sur la réalité de ce qui s’est passé à Abbottabad.

Vous me direz : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Question qui garde toute sa pertinence après lecture de l’article qui suit.

Un expert : les résultats des tests ADN de ben Laden sont incohérents

par Elizabeth Sehon, Business press (USA) 8 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

 Un spécialiste des tests ADN à Fort Worth affirme qu’aucun résultat portant sur les échantillons d’ADN prélevés sur le corps d’Oussama ben Laden après qu’il ait été tué pendant un raid US suur sa cachette au Pakistan n’a été rendu public et que toutes les informations de la presse sur cet ADN sont inexactes.

Bruce Budowle est un spécialiste local de l’ADN qui enseigne au département de médecine légale et de génétique judiciaire de  la faculté de médecine de North Texas et est directeur exécutif de l’Institute of Investigative Genetics.

Budowle a fait la une la semainde dernière quand il a été cité par la presse nationale en tant que spécialiste de l’ADN et qu’il a affirmé que l’aspect ADN n’avait pas été rapporté correctement dans l’affaire ben Laden.

 « D’après ce que j’ai vu pour l’instant, il y a certaines incohérences dans ce qui a été présenté, et on ne sait pas encore pourquoi, » a-t-il dit la semaine dernière dans une interview avec Business Press.

Budowle, qui a travaillé au laboratoire de police scientifique du FBI pendant 26 ans et à contribué à identifier les victimes des attentats du 11 septembre, affirme que les media n’ont fait que spéculer sur les preuves ADN, mais qu’aucune information précise n’a été présentée.

 « C’est peut-être parce que quelqu’un a commis une erreur dès le départ, ou que quelqu’un ne dit pas les choses ou que la presse a fait une mauvaise interprétation, mais tout n’est que spéculation à ce stade, » a déclaré Budowle.

Les résultats des tests ADN qui ont été rapportés présentaient aussi des chiffres incohérents, a-t-il dit.

 « Nous avons entendu que c’est l’ADN de sa sœur [qui a servi à la comparaison], c’est une version, et quelqu’un d’autre a dit que c’était seulement une demi-sœur et non une sœur à part entière, pourtant ils avaient une certitude à 99,99 %. A soi seul, cela nous dit que les calculs ont été arrangés, » a-t-il dit.

Mais si les officiels avaient besoin de l’ADN de ben Laden pour confirmer que c’était son cadavre que le commando US a sorti du Pakistan, ils auraient pu l’avoir facilement, a daffirmé Budowle.

« Dans les laboratoires de police scientifique, ça peut prendre beaucoup plus de temps, mais en théorie, si vous n’avez qu’une seule mission et que vous faites une comparaison, ça peut sans doute être fait en quelques heures, » a-t-il dit.

Les tests ADN peuvent accroître la probabilité d’identifier correctement un individu en recourant à un grand nombre de marqueurs génétiques, comme ceux du sang ou provenant d’un frottis buccal.

 « Si vous disposez d’un échantillon prélevé sur l’individu des années auparavant et qu’il y a comparaison directe, vous pouvez avoir une probabilité très très élevée, comme 99 ,99 %. Cependant, si vous faites une comparaison indirecte et n’avez pas d’échantillon de l’individu mais faites la comparaison avec un parent, vous n’avez qu’une information partielle, la précision du test est alors réduite, sauf si vous disposez de beaucoup [d’échantillons d’ADN] de parents, » a expliqué Budowle..

Plus on a de membres de la famille à comparer avec l’ADN d’un individu, meilleur sera le résultat de l’identification.

On spécule beaucoup pour savoir si les autorités possèdent un échantillon d’ADN de ben Laden ou si elles n’ont qu’une échantillon indirect d’ADN d’un membre de la famille pour comparer les résultats.

« C’est là que ça devient problématique. Pour l’heure, tout n’est que spéculation au, au mieux, un problème de compréhension, » a-t-il dit.

Budowle dit ne pas savoir ce dont les officiels se sont servi pour comparer les résultats des tests ADN de ben Laden, mais il suppose qu’elles ont dû utiliser d’abord les marqueurs génétiques les plus courants, ceux qu’on utilise dans la plupart des laboratoires de police scientifique.

Les résultats des tests ADN de ben Laden dépendent aussi de quel membre de la famille a servi pour la comparaison.

 « Je pense qu’il y a eu beaucoup de confusion jusqu’à présent dans ce qui a été transmis, » a-t-il dit.

Selon les officiels de l’administration, un logiciel de reconnaissance facile a été aussi utilisé pour aider à identifier le corps de ben Laden. 

«Les deux peuvent être très précis, mais compte tenu des individus, il se peut qu’une technique soit meilleure que l’aute dans une situation donnée, » a déclaré Budowle.

Précision et probabilité sont les deux plus grands facteurs quand on compare des résulats de tests ADN.

« La probabilité n’est pas la précision, parce que quelque chose peut être très précis mais être un résultat qui ne vous donne pas une forte probabilité de certitude sur l’identité d’une personne, » a-t-il dit. 

Si les officiels ont l’ADN de ben Laden, il servira alors probablement pour des études ultérieures, peut-être pour voir si on en trouve trace sur d’autres éléments matériels, comme des engins explosifs ou dans d’autres attentats terroristes.

 « Mon sentiment est qu’il est très peu probable qu’on retrouve son ADN parce qu’il ne semblait plus être personnellement actif. Il semble qu’il utilisait d’autres personnes pour faire le travail, alors les chances que son ADN conduise à d’autres pistes semblent faibles, » a déclaré Budowle.

Variations sur la mort d’Oussama ben Laden

7 mai 2011

Le Christian Science Monitor revient sur les variations qui ont affecté le récit sur l’exécution/assassinat d’Oussama ben Laden et recense les quatre aspects sur lesquels les autorités de Washington l’ont fait évoluer.

On notera au passage que certains aspects de cette opération frisent le comique ou le surréalisme selon la façon dont on préfère classer les œuvres de fiction.

A ceux qui crient à la théorie du complot (comme si les complots ou les conspirations n’existaient pas), on peut rappeler les menteries de Colin Powell devant les instances de l’ONU et devant les caméras du monde entier, n’hésitant pas à exhiber un flacon d’urine pour justifier une action militaire de l’ONU contre l’Irak. Powell n’obtiendra pas la résolution, mais l’Irak sera néanmoins ravagé par la soldatesque américaine et ses collaborateurs. Où encore celles toutes récentes de Susan Rice, ambassadrice des Etats Unis à l’ONU, plaquant ses propres fantasmes sexuels sur le comportement des troupes libyennes face à la rébellion contre le colonel Kadhafi.

Pourtant, nous sommes encore une fois sommés de croire le gouvernement US sur parole sous peine d’être accusés d’être des adeptes des théories du complot ou même tout simplement d’anti-américanisme.

Et l’histoire bidonnée d’un valeureux commando yankee prenant tous les risques pour sauver le soldat Ryan la patrie n’est pourtant en rien une nouveauté. On s’en souvient peut-être, le sauvetage héroïque de la soldate Jessica Lynch prisonnière de l’ennemi en Irak après avoir combattu bravement. Les étudiants de l’Institut de Journalisme de Bordeaux ont beau écrire que la manipulation médiatique du sort de Jessica Lynch avait traumatisé la presse américaine, nous savons que c’est le genre de traumatisme dont beaucoup de journalistes se remettent facilement Comme on le voit dans l’article, ils en sont réduits à taquiner les responsables de l’armée quand ces derniers leur livrent une ouvelle version toujours plus « vraie » de ce qui s’est passé à Abbottabad. 

La seule vraie question est pourquoi maintenant et quelles seront les répercussions de l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden sur les orientations de la politique étrangère de Washington où le débat semble faire rage au sommet de l’Etat.

Le raid contre Oussama ben Laden: quatre modifications récentes du récit

par Anna Mulrine, The Christian Science Monitor (USA) 7 mai 2011traduit de l’anglais par Djazaïri

La détermination de ce qui s’est exactement passé dans le compound d’Oussama ben Laden aux toutes premières heures de l’attaque du commando US a amené à quelques brusques réaménagements du récit. Lors d’un briefing au Pentagone vendredi, des journalistes ont taquiné les officiels de l’armée, leur disant qu’ils étaient impatients d’entendre la cinquième nouvelle version de la manière dont s’est déroulée l’attaque du cerveau terroriste. 

Voici les quatre dernières évolutions de l’intrigue dans l’histoire ben Laden

1. Les derniers instants de ben Laden

Les informations divulguées par la Maison Blanche en cette fin de semaine visaient à mettre un terme à la question de savoir si M. ben Laden était armé, et s’il a combattu.

Ces questions s’étaient faites de plus en plus insistantes après que la maison Blanche ait donné des informations nettement contradictoires  – et en premier lieu que ben Laden s’était servi d’une de ses épouses comme bouclier humain. Cette version avait été ensuite démentie par un autre officiel de la Maison Blanche.

Selon les derniers éléments communiqués par l’administration, ben Laden a été trouvé au troisième étage de son compound, devant la porte d’entrée de sa chambre. Quand il s’est retourné et à commencé à reculer, il a été atteint de deux balles, une à la tête, l’autre dans la poitrine. Le commando a par la suite découvert un fusil AK-47 et un pistolet dans la chambre de ben Laden, selon les informations.

“Il reculait,” a déclaré un official US au Washington Post ce qui, a-t-il ajouté, est considéré comme un acte de résistance  légitimant l’usage des armes par le commando US. « Va-t-il prendre une arme ? » a déclaré cet officiel. « On ne sait pas pourquoi il recule, [ou] ce qu’il fait quand il retourne à l’intérieur. »

Le raid a mobilisé 79 commandos US et un chien de l’armée, qui a pus servir à la détection d’explosifs – et qui a peut-être été équipé de lunettes de protection connues sous le nom de « doggles ». Le recours aux chiens est de plus en plus fréquent dans les dangereuses régions d’Afghanistan, où ils réussissent plus souvent à déceler les bombes cachées sous les routes que les matériels de haute technologie envoyés sur le terrain par le Pentagone, affirment des officiels de l’armée US.

2. La planque de la CIA

Malgré les efforts acharnés des agents du renseignement pour confirmer la présence de ben Laden dans le compound d’Abbottabad au Pakistan, au moins un des membres du commando Navy Seal a apparemment été surprise que les USA aient finalement mis la main sur leur homme.

Un micro émettant en direct porté par un Navy Seal sur place l’aurait enregistré disant “Damn, c’est lui,” quand il a rencontré ben Laden au troisième étage de son compound », a déclaré un haut responsable militaire au Monitor.

Des articles parus dans deux grands journaux indiquent l’étendue des moyens mis en œuvre par les agents de la CIA pour essayer de confirmer la présence de ben Laden, allant jusqu’à louer une maison voisine quelques mois plus tôt. La maison avait été truffée de matériel d’observation sophistiqué et de fenêtres à glaces sans tain, mais les agents de la CIA disent avoir été néanmoins incapables ne serait-ce que de prendre une photo de ben Laden ou de confirmer définitivement qu’il se trouvait dans le compound avant le raid du commando US.

“On peut le créditer de son aptitude à déjouer l’espionnage,” a déclaré au Washington Post un ancien agent de la CIA au sujet du refus obstiné de ben Laden de mettre un pied dehors.

3. Ben Laden continuait à comploter

Les officiels US ont commence à donner des détails dans la soirée de jeudi sur le trésor que sont les documents découverts dans le compound de ben Laden à Abbottabad. Ces documents indiquent que malgré l’extrême lenteur de ses voies de communications, ben Laden continuait à diriger les opérations globales de son organisation terroriste, y compris des projets d’attentats contre des objectifs vulnérables aux Etats Unis.

Un bloc-notes manuscrit saisi pendant le raid du commando US contenait les grandes lignes d’un plan d’al Qaïda pour faire dérailler un train sur un pont, peut-être à Noël, ou pendant le discours du président Obama sur l’état de l’Union, ou pour le 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre, a déclaré un officiel au new York Times.

De son côté, al Qaïda a apparemment mis hors jeu les théories de la conspiration selon lesquelles ben Laden est toujours en vie. L’organisation terroriste a confirmé la mort de ben Laden – et a promis de le venger. « Nous disons avec force que le sang du combattant de la guerre sainte, le cheikh Oussama ben Laden, Dieu le bénisse, nous est précieux ainsi qu’à tous les Musulmans et n’aura pas été versé en vain. Nous resterons, si Dieu le veut, une malédiction qui poursuivra les Américains et leurs agents, qui les suivra à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs pays.

L’organisation a ajouté qu’un dernier message de ben Laden, dont elle dit qu’il a été enregistré la semaine dernière sera diffuse dans les prochains jours.

4. Le Pakistan savait-il?

C’est l’opinion du sénateur Démocrate du Michigan Carl Levin, président de la Commission sénatoriale des forces armées, qui ouvre une enquête parlementaire sur ce que le gouvernement pakistanais savait au sujet de l’enclave suburbaine de ben Laden. Elle se situait juste en bas de la route où se trouve l’académie militaire pakistanaise.

“Je pense qu’à haut niveau – l’échelon supérieur des services de renseignements – , ils le savaient, » a déclaré le sénateur Levin à ABC News. « Je ne peux pas le prouver. Je pense simplement qu’il est contre-intuitif de ne pas le penser. »

Un haut responsable de l’armée pakistanaise a averti que toute autre opération commando américaine de ce genre dans le pays serait une violation de la souveraineté pakistanaise et nuirait aux relations entre les deux pays. Pour l’instant, l’armée des Etats Unis n’a pas reçu de demande de retrait d’un seul de ses « un peu moins de 300 » soldats actuellement dans le pays, a déclaré vendredi aux journalistes le colonel Dave Lapan, porte parole du Pentagone,

“Nous n’avons été alertés d’aucune nouvelle décision sur la taille de nos effectifs au Pakistan,” a-t-il dit, ajoutant que leur nombre est fluctuant.“

Mort d’Oussama ben laden: une version alternative (avec plus d’action)

5 mai 2011

Pour ceux qui aiment les versions alternatives d’une même histoire, je vous propose la version pakistanaise de la mort d’Oussama ben Laden. 

Une version où on a manifestement plus le sens du show qu’à Washington (où le show était à la maison Blanche) et dans laquelle les GI’s n’ont guère plus que le rôle d’employés de pompes funèbres.

Oussama ben Laden tué à Abbottabad près d’islamabad au Pakistan

par Yang Lina, Xinhuanet (Chine) 2 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Islamabad, 2 mai (Xinhua) – La télévision pakistanaise en ourdou Geo News a cité des officiels des services de renseignements pakistanais qui affirment que le terroriste le plus recherché au monde, Oussma ben Laden, avait été tué au cours d’une opération de recherches lancée par les forces pakistanaises après qu’un hélicoptère de l’armée pakistanaise a été abattu dans les premières heures du lundi à Abbottabad, une ville de montagne à quelque 60 kilomètres au nord d’islamabad, la capitale du Pakistan.

Vers 1h 20 du matin, heure locale, un hélicoptére pakistanais a été abattu par des inconnus dans le secteur de Sikandarabad à Abbottabad. Les forces pakistanaises ont lancé une opération de recherches dans le voisinage et se sont heurtés à un groupe d’inconnus armés. Un échange de tirs s’en est suivi des deux côtés.

A la fin de l’échange de tirs, les forces pakistanaises ont arrêté plusieurs femmes et enfants Arabes ainsi que d’autres personnes armées qui ont ensuite avoué aux forces pakistanaises s’être trouvées avec Oussama ben Laden quand l’échange de tirs a eu lieu et que ben Laden avait été tué dans la fusillade.

La presse locale a rapporté qu’une fois le corps de ben Laden récupéré, deux hélicoptères US se sont rendus sur place et ont emporté la dépouille mortelle de ben Laden.

Des premières informations faisaient état d’au moins une personne tuée et de deux autres blesses dans le crash. Au moins deux maisons nt été prises dans l’énorme incendie causé par le crash de l’hélicoptère.

Une équipe de secours s’est précipitée sur les lieux peu de temps après que le crash ait été signalé et les forces armées ont bouclé le secteur pour lancer une opération de recherché.

Des sources de Xinhua disent avoir essayé de se rendre dans la zone après l’incident, mais aucun journaliste n’a été admis à y pénétrer.

“Personne ne sait si ben Laden a été tué après ce crash d’hélicoptère », indiquent les sources.

Après le certificat de naissance d’Obama, le certificat de décès d’Oussama!

2 mai 2011

Après avoir échoué à assassiner Mouammar Kadhafi, en réussissant cependant à tuer un de ses fils, Saif  al-Arab et trois de ses petits enfants, le président des Etats Unis vient d’annoncer que ses forces armées ont tué Oussama ben Laden au cours d’une opération menée au Pakistan.

Et tenez vous bien le terroriste le plus recherché au monde se planquait à seulement quelques kilomètres de la capitale pakistanaise avec une vingtaine de collaborateurs ou parents. Pour continuer dans le foutage de gueule, on apprend que la maison où il se trouvait, une grande bâtisse qualifiée de « compound » pour faire plus guerrier, se situe dans une zone résidentielle où logent surtout des officiers Pakistanais à la retraite.

Pour renforcer tous ces éléments de discrétion, la maison de Ben Laden n’était que huit fois plus grande que les autres!

Bon, si vous ne le saviez pas, le président US Barack H. Obama est déjà en pleine campagne électorale pour un deuxième mandat. Et après avoir dû produire son certificat de naissance comme preuve incontestable de sa citoyenneté mise encore en doute après plus de deux ans de mandat (!), voilà qu’il se croit obligé d’exhiber le certificat de décès d’Oussama ben Laden!

Le « djihadiste » Algérien au service de sa Majesté la Reine d’Angleterre

26 avril 2011
Adil Hadi al Jazairi Bin Hamlili est un ressortissant algérien comme son nom semble l’indiquer. C’est aussi un agent d’al Qaïda arrêté en 2003 au Pakistan avant d’être expédié, comme il se doit, à Guantanamo.
s
Amis occidentaux, n’ayez pas peur de moi, je bosse pour vous!
s
Cet homme est soupçonné d’avoir commis plusieurs attentats au Pakistan dont un contre un hôtel cinq étoiles et deux contre des lieux de culte.
Le site belge d’informations qui est le seul à la répercuter en français à ma connaissance ne nous dit cependant pas que ces lieux de culte étaient des églises.
Un hôtel, deux églises. C’est vraiment ce qu’on peut appeler des cibles stratégiques pour ces tocards du prétendu « djihad mondial. »
Surtout quand il semble s’avérer que le djihadiste en question bossait pour les services secrets britanniques, le MI6 et les services de renseignements canadiens, le CSIS.
Parce qu’il ne faut pas aller plus loin pour savoir à qui on a affaire quand on se trouve devant ces pseudo djihadistes qui ne font en réalité qu’exécuter les basses oeuvres  des officines anglo-saxonnes.

%d blogueurs aiment cette page :