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Les Musulmans de Cuba en images

27 décembre 2016

Le titre de l’article est trompeur. Où alors il faut l’entendre dans le sens où cette population ne pouvait que croître étant donné le nombre insignifiants d’adeptes dont la religion musulmane disposait à Cuba.

Ce qu’il y a vraiment d’intéressant dans cet article, ce sont les photos!

Pourquoi la population musulmane de Cuba augmente

Par Lucy Westcott, Newsweek (USA) 27 décembre 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

La première fois qu’un Pape a posé le pied à Cuba, c’était en 1998, avec le voyage de Jean-Paul II dans cet Etat communiste. La visite était consécutive au dégel entre le Vatican et le président cubain Fidel Castro qui avait interdit la religion au moment où il avait pris le pouvoir en 1959. La population catholique majoritaire de Cuba avait accueilli le souverain pontife avec enthousiasme ; des centaines de milliers de personnes, dont Castro lui-même, avaient assisté à la messe dite par le Pape à La Havane. Entre temps, un nombre plus petit d’autres Cubains avait tiré ses propres conclusions de la plus grande tolérance du régime à l’égard de la religion : Peut-être que, très bientôt, l’Etat accepterait mieux l’islam également.

La religion musulmane se développe discrètement à Cuba, où il y a environ 9 000 Musulmans. S’ils ne représentent qu’une minuscule fraction des 11,3 millions d’habitants de Cuba, leur nombre est significativement plus élevé que la dizaine du début des années 1990. « Le Parti Communiste a pris des décisions pour ouvrir le pays à la pluralité religieuse, » explique Michael Leo Owens, professeur de science politique à l’Emory University d’Atlanta. « L’Islam va naturellement se développer. »

Du fait que l’Islam n’a pas une histoire longue à Cuba, la plupart des Musulmans de l’île sont des convertis qui ont découvert la foi après avoir discuté avec des étudiants et des diplomates de passage originaires de pays à majorité musulmane, explique Joan Alvado, un photojournaliste qui vit à Barcelone en Espagne. A partir de 2014, Alvado a photographié la vie quotidienne des Musulmans de Cuba dans la capitale La Havane et ailleurs dans le pays. Tout récemment, Alvado est retourné à Cuba de début octobre à début novembre pour poursuivre son exploration de cette frange culturelle, et son travail est présenté ici.

Osman Reyes, un des sujets d’Alvado, s’est converti à l’Islam en juin 2015. Il dit que cette religion l’ai aidé à se sentir « plus libre, » selon Alvado. Reyes vit près de la ville de Camaguey, au centre de Cuba, où les Musulmans locaux ont fondé une petite mosquée dans la maison d’un particulier au début des années 2000.

Malgré leur appartenance à la communauté religieuse en plus forte croissance dans le monde – une étude du Pew Research Center estime que la population musulmane mondiale va s’accroître de 75 % d’ici 2050 – les Musulmans de Cuba peuvent sembler presque invisibles, même aux yeux d’autres Cubains. « Personne à La Havane, pas même mes amis cubains, savaient qu’il y avaiet des Musulmans, » observe Alvado.

Au début des années 1990, la poignée de Cubains musulmans risquait une possible persécution de la part du régime pour leur pratique religieuse, mais la plupart d’entre eux pratiquaient en privé ; peu de gens étaient capables de leur donner des enseignements sur leur nouvelle religion. Aujourd’hui, ils ont un encadrement, des professeurs et un grand lieu de culte qui a ouvert à La Havane en juin 2015. La mosquée fournit des vêtements musulmans traditionnels aux hommes et aux femmes et donne un agneau aux fidèles pendant le mois de Ramadan.

S’adapter à l’Islam n’a pas été une démarche anodine pour les Cubains, dont beaucoup ont grandi en consommant du porc et de l’alcool. La plupart des Cubains se sont adaptés graduellement. Le manque d’experts ou d’imams pour les guider a fait que d’anciennes traditions persistent alors même que les convertis adoptent un nouveau style de vie sous l’égide de l’Islam. Dans une de ses photos, Alvado montre un petit arbre de Noël à côté d’un drapeau saoudien vert. Les décorations appartiennent à une Cubaine née dans le catholicisme qui est musulmane depuis cinq ans. « Elle continue à mettre l’arbre de Noël chaque année, » explique Alvado. « La communauté musulmane à Cuba est vraiment jeune. »

On ignore si la mort de Castro en novembre dernier va affecter le renouveau religieux à Cuba. Castro avait déjà transmis les rênes du pouvoir à son jeune frère Raul en 2008 même s’il avait continué à incarner une faction puissante et sans compromis dans la politique cubaine. « Les tenants d’une ligne dure dans le gouvernement cubain ont perdu leur plus grand porte-voix, » explique Andrew Otazo, directeur du Cuba Study Group, un think-tank basé à Washington. Les Cubains vont attendre avec anxiété pour voir si la mort de Castro débouchera sur des réformes ou si les tenants de la ligne dure – inquiets d’affirmer leur position – réprimeront la religion. « Est-ce qu’il y aura plus de liberté religieuse ou de possibilité de pratiquer sa religion si c’est ce que vous voulez? C’est la grande question, » dit-il.

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Yarima joue avec un chapeler de prières musulmanes dans les bras de son père Ali, 33ans. Ali et son épouse se sont convertis à l’Islam en 2014. Yarima est un des premiers bébés à naître dans une famille musulmane à Cuba.

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Les Musulmans se réunissent dans une nouvelle mosquée à La Havane. La mosquée, qui a ouvert en juin 2015, a été construite par l’Arabie Saoudite dans le vieux quartier de La Havane avec l’autorisation du gouvernement cubain.

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Le bâtiment du Capitole derrière lui, Muhammad Ali rentre à la maison à Habana Vieja, le vieux quartier de La Havane. Ali, né Manuel, est devenu musulman il y a 20 ans,  une époque où très peu de Cubains avaient eu un contact avec cette religion.

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Un petit groupe de Musulmans prie devant une maison dans un petit village isolé de la province de Baracoa. Après que la maison de la famille a été touchée par l’ouragan Matthew, d’autres Musulmans de la région sont venus les voir pour leur apporter une aide économique

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Rosalba Lamanier, une jeune fille cubaine qui s’est convertie à l’islam rejoint son mari et ses amis dans les rues du quartier Lawton à La Havane. Se vêtir conformément à la religion musulmane peut rester difficile pour certains convertis; Lamanier aime couvrir sa chevelure et ses épaules par observance religieuse et elle tente de fondre ce style avec une touche cubaine

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Rolando Tamayo, 30 ans, se repose à la maison avec sa fille. Rolando, qui se nomme Mustafa dans les contextes musulmans, s’est converti à l’ islam en 2012, et est maintenant l’imam de la province cubaine de Sancti Spiritus.

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Un sapin de Noël est associé à un drapeau saoudien dans cette maison. la plupart des Cubains convertis viennent du christianisme et gardent encore certaines coutumes chrétiennes

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Boris Viana et un autre membre de l’Association Cubaine pour l’Etude de l’Islam marchent dans la rue après une réunion. Beaucoup de Musulmans cubains font de longs trajets pour assister à des rencontres religieuses en raison du manque de lieux de culte.

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Lázara Molina, 53 ans, vit avec deux de ses enfants dans le quartier Alamar de La Havane.a Habana. Molina s’est convertie du chritianisme à l’Islam il y a deux ans, et une de ses filles l’a imitée tandis que l’autre a préféré la religion afro-cubaine.

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Abu Duyanah Ali emmène sa femme au travail à Playa District au centre de La Havane. Ali, né à La Havane, est le fondateur de l’Association Cubaine pour l’Etude de l’Islam, une des rares organisations musulmanes du pays.

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Rosalba Lamanier avec son amie Danay, et le fils de Danay, dans la mosquée de La Havane

 

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Ahmed Agüero, un Musulman originaire de Camagüey, la troisième plus grande ville de Cuba s’arrête sur le Malecón de La Havane, un front de mer de 7 où il court tous les matins.

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Sous les portraits de Che Guevara et de Fidel Castro, Muhammad Ali attend avec son petit fils Darion l’heure du cours de jujitsu dans un gymnase du quartier historique du Viejo Habana, une des parties les plus densément peuplées de la ville.

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Pour en finir avec l’antisémitisme, quand même!

25 février 2014

Oui, pour en finir avec toutes les sottises sur l’antisémitisme que peuvent raconter des ignorants comme Manuel Valls ou François Hollande, disons tout net avec Avigdor Lieberman que l’antisémitisme est le meilleur allié du sionisme.

En effet, comment les sionistes pourraient-ils espérer attirer en Palestine occupée 3,5 millions de Juifs en dix ans ?

Réfléchissons. Lieberman peut pas être d'extrême droite, il est juif. Quand même!

Réfléchissons. Lieberman peut pas être d’extrême droite, il est juif. Quand même!

D’autant que, comme le dit si bien l’extrémiste de droite M. Lieberman, qui est (quand même) ministre des affaires étrangères de l’entité sioniste, reçu récemment par Manuel Valls (parce que les affaires étrangères juives sont les affaires intérieures de pays comme la France et vice versa), le plus grand danger pour le peuple juif est celui de l’assimilation.

Et que ce danger est plus pressant que celui posé par les Palestiniens ou même le prétendu programme nucléaire militaire iranien.

Pour Lieberman, les affaires intérieures de la France relèvent de ses compétences de ministre des affaires étrangères

Pour Avigdor Lieberman, les affaires intérieures de la France relèvent de ses compétences de ministre des affaires étrangères

 Cet article a été publié par l’European Jewish Press mais uniquement dans sa version anglaise. On ne le trouvera pas en effet dans la version en langue française de cet organe de presse communautariste juif.

‘L’assimilation des Juifs américains est la plus grande menace pour la communauté juive mondiale’, déclare le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman qui appelle au financement de programmes d’éducation juive.

par Maud Swinnen, European Jewish Press 19 février 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

JERUSALEM (EJP)— Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman considère que l’éducation dans la diaspora est « le dossier le plus urgent de l’agenda juif mondial, plus urgent que n’importe quel autre problème, y compris celui des négociations avec les Palestiniens ou la menace nucléaire iranienne.

Il a aussi déclaré que l’assimilation des Juifs américains est la plus grande menace pour la communauté juive mondiale et il a appelé le gouvernement israélien à mobiliser 365 millions de dollars par an pour des programmes d’éducation juive destinés à la diaspora et à renforcer la connexion juive à Israël.

Dans un discours devant la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations, Lieberman a demandé aux dirigeants [communautaires] de participer à l’effort financier du gouvernement israélien pour de nouveaux programmes en faveur de la diaspora qui se concentreraient sur le maintien de la continuité juive.

« Je pense que le gouvernement israélien devrait contribuer à hauteur de 1 million de dollars par jour de l’année, soit 365 millions de dollars au total, somme dont j’espère que vous, dans la communauté juive de la diaspora, apporterez l’équivalent pour ce projet éducatif. Ce ne doit pas être un petit projet de plus mais l’axe central du partenatiat entre nous, » a-t-il dit.

 Il a aussi appelé à la création d’un réseau d’écoles internationales juives de haut niveau et à l’émigration de 3,5 millions de Juifs en Israël dans la prochaine décennie.

Lieberman a cité une étude américaine qui montre la baisse de l’identification en tant que Juif, affirmant que « ces statistiques démontrent que les Juifs d’Amérique risquent pas moins qu’une catastrophe démographique. » L’importante enquête publiée par le Pew Research Center porte sur l’assimilation et les mariages intecommunautaires chez les membres de la communauté juive américaine.

Parmi ses conclusions, elle observe qu’un Juif sur cinq se considère comme sans religion et que, « parmi les Juifs interrogés qui se sont mariés avant 2000, près de six sur dix ont un conjoint non juif. »

« Depuis de nombreuses années, les responsables israéliens ont fait appel à nos frères et sœurs de la diaspora, comme tous ceux d’entre vous qui sont réunis ce soir, pour consacrer votre temps, votre énergie et vos financements à Israël, » a-t-il dit.

« Je me tourne néanmoins vers vous aujourd’hui pour vous dire que, tout en étant énormément et pour toujours reconnaissants pour votre aide, nous avons la conviction qu’il est temps maintenant de nous concentrer sur les défis qu’affrontent vos propres communautés, particulièrement ceux qui émanent de tendances dangereuses dans la communauté juive démontrées par la récente enquête. »

Il a ajouté : « J’ai la plus grande conviction que l’antidote à cette montée de l’assimilation, du mariage inter communautaire et du désengagement est l’éducation. »

Angela Merkel - Adolf Hitler, méthodes différentes, même combat pour éliminer le "peuple juif"

Angela Merkel – Adolf Hitler, méthodes différentes, même combat pour éliminer le « peuple juif »

« Pour prévenir cette tragédie, tous les enfants juifs devraient avoir la possibilité de fréquenter une école où ils recevront une éducation qui les instruira sur l’histoire, les valeurs et les traditions juives, à chérir leur identité juive et à éprouver un fort attachement à Israël et au sionisme. Nous devons faire en sorte que les écoles juives soient parmi les meilleures du monde.

« Nous devons créer un réseau mondial d’écoles juives d’une qualité supérieure à celle des réseaux d’écoles américaines et internationales. C’est seulement par un tel effort que nous garantirons notre longévité en tant que peuple, » a-t-il dit.  

Peuples d’Orient et d’Occident sont d’accord: il ne faut pas armer les forces qui combattent le régime syrien!

1 mai 2013

Via Angry Arab à qui je reprocherai cependant (amicalement) de ne pas avoir mis le lien direct vers les tableaux de résultats de cette enquête d’opinion qui a été conduite par le Pew Research Center dans un certain nombre de pays du « Moyen Orient », un Moyen orient qui inclut la Tunisie qui appartient à l’Occident musulman comme on le sait. 

Le présent sondage porte sur les événements en cours en Syrie et il a été réalisé par le PEW Research Center qui se présente comme un organisme non partisan de collecte de faits pour informer l’opinion sur les problèmes, les attitudes et les tendances qui façonnent l’Amérique et le monde. Le Pew Research Center

 fait des enquêtes d’opinion, de la recherche en démographie, de l’analyse des médias et d’autres études empiriques dans le domaine des sciences sociales. Pew Research ne prend pas de positions politiques. Il est une division de The Pew Charitable Trusts.

L’analyse de ce sondage titre sur la crainte des peuples du Moyen Orient d’un élargissement du conflit syrien aux pays voisins.

Les résultats saillants sont synthétisés dans plusieurs tableaux de chiffres.

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Ce premier tableau nous montre que tous les peuples de la région sont préoccupés voire très préoccupés par le risque que la violence en Syrie déborde dans leur propre pays. Les moins inquiets étant les Turcs avec 25 % seulement de personnes très inquiètes contre 46 % en Jordanie et 68 % au Liban où l’inquiétude est la plus forte parmi les Chrétiens.

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.Cette inquiétude d’un débordement de la violence dans les pays voisins de la Syrie est partagée par la majorité des personnes interrogées quelque soit le pays et atteint même les 89 % en Tunisie, ce qui est quand même un signe de l’impact politique et psychologique de la situation dans ce pays somme toute lointain (mais où de nombreux Tunisiens sont engagés dans les combats contre le gouvernement).

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On a demandé ici aux sondés s’ils étaient favorables ou s’ils étaient contre la fourniture d’armes et d’équipements militaires par les pays occidentaux aux milices d’opposition en Syrie.

A l’exception des Jordaniens, les citoyens des pays voisins de la Syrie ne veulent pas que l’occident équipe les forces de l’opposition syrienne en matériel militaire. Ce refus est le plus marqué au Liban où il est majoritaire dans les trois grandes communautés confessionnelles, même si elle est nettement moins forte chez les Sunnites que chez les Chrétiens et surtout les Chiites. Cette opposition est très nettement majoritaire également en Turquie, un pays dont on sait pourtant qu’il est une base logistique et de repli pour l’opposition syrienne.

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Cette opposition à une assistance matérielle occidentale pour les milices syriennes antigouvernementales s’observe aussi pour le même type d’aide en provenance de pays arabes. Moins marquée, elle demeure cependant majoritaire partout, sauf en Jordanie. Les Turcs se distinguent ici par leur constance puisqu’ils ne font pas de distinguo entre l’aide occidentale et l’aide arabe (sans doute parce qu’ils ne sont pas arabes).

On soulignera que ce refus arabe et turc d’une assistance militaire aux milices de l’opposition syrienne n’est pas associé à un soutien au régime syrien puisqu’il apparaît dans un autre tableau de chiffres que le président Assad n’est guère populaire dans les pays concernés par le sondage: 72 % d’opinions défavorables en Turquie, 81 % en Tunisie et en Egypte par exemple.

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Le Liban fait en quelque sorte exception avec 59 % d’opinions défavorables « seulement », un résultat dû à la quasi unanimité de la communauté chiite avec 91 % de sondés en faveur d’Assad ainsi qu’à ses 36 % d’opinions favorables dans la communauté chrétienne.

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Fait intéressant, les citoyens de la France, de l’Allemagne mais aussi de la Grande Bretagne et des Etats Unis sont majoritairement opposés à la livraison de matériel militaire par leur pays en faveur de l’opposition armée en Syrie. On constate ainsi que 82 % des Allemands sont opposés à de telles livraisons tout comme 69 % des Français et 64 % des Américains!

 

 

 


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