Posts Tagged ‘Poju Zabludowicz’

Sionisme et antisémitisme font tente commune à Manchester

27 novembre 2011

L’entité sioniste n’a aucune légitimité, pas plus au point de vue historique, qu’au point de vue juridique ou même biblique.

C’est en fait l’exemple le plus achevé de l’Etat voyou.

Et c’est pour cette raison que les officines qui gravitent autour de cette entité, et généreusement alimentées par les milliardaires qui en sont les véritables dirigeants, sont très soucieuses de lutter contre ce qu’elle appellent la « délégitimation » de cette voyoucratie.

Vous me direz, comment peut-on délégitimer un Etat qui n’a aucune légitimité ?

Et c’est une bonne question, car essayez par exemple d’imaginer des gens en train d’essayer de délégitimer l’Etat français (je veux dire la France en tant que phénomène politique, pas telle ou telle forme d’Etat) ou l’Etat bulgare.

Oui, cela semblerait parfaitement incongru.

Certes des Etats ont été délégitimés et ont disparu comme par exemple la Yougoslavie. Mais si cet Etat a disparu, ce n’est pas le cas de ses composantes qui lui préexistaient et qui restent là où elles ont toujours été et s’inscrivent dans de nouveaux cadres juridiques.

En ce qui concerne l’entité sioniste, c’est donc autre chose et cette autre chose, c’est simplement l’abolition du projet sioniste.

L’article d’Asa Winstantley que je vous propose traite de conférences organisées en Grande Bretagne  par des officines sionistes  pour faire campagne contre la délégitimation et le boycott.

Outre le fait intéressant que les sionistes s’appuient ouvertement sur des poncifs antisémites qu’ils font leurs, Asa Winstantley pointe ici le rôle des habituels malfaiteurs, les mêmes qui se trouvent au cœur du scandale qui a contraint Liam Fox à démissionner de son poste de ministre de la défense. On note au passage que cette gangrène touche aussi bien le parti Conservateur que le parti travailliste, même si ce dernier en est moins dépendant financièrement.

Enfin, il est piquant de voir qu’une organisation soutenue par des milliardaires qui ont pignon sur rue, et ont des dirigeants politiques comme clients, soit obligée de taire autant que possible le lieu de ses conférences.

Electronic Intifada interdite de reportage à une conférence sur la «délégitimation» au Royaume Uni

Par Asa Winstanley, The Electronic Intifada (Palestine) 26 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaîri

Une conférence anti-palestinienne qui doit se tenir demain au Royaume Uni n’a pas autorisé  Electronic Intifada à assister à l’événement, tout en admettant que d’autres journalistes y auront librement accès.

LaGrande Tente pour Israël” à Manchester rassemblera une alliance d’organisations pro-israéliennes dans le but spécifique de combattre le succès grandissant de la champagne palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). Le nouvel ambassadeur israélien Daniel Tuab doit s’exprimer dans la conférence en qualité de principal orateur, selon son programme.

La manifestation est centrée sur un rapport de 2010 publié par un influent think-tank israélien, le Reut Institute, qui considère Londres comme le «pôle parmi les pôles  de la délégitimation ».

Les media palestiniens sont apparemment exclus

J’ai envoyé un courriel aux organisateurs pour leur dire que je suis une journaliste qui écrit pour l’Electronic Intifada, un site internet palestinien d’informations.  J’ai demandée à être inscrite au titre de la presse et j’ai proposé de mettre bien en évidence ma carte de presse nationale lorsque je me trouverai dans la salle de conférence.

N’ayant pas reçu de réponse, je les ai appelés vendredi. On m’a passé une certaine Debbie Marks qui m’a dit faire partie des organisateurs. Elle a refusé de répondre à la plupart des questions que je lui ai posées. Mlle Marks m’a dit travailler pour Qube Events, et n’avoir pas le pouvoir de prendre la décision finale. Son entreprise a été engagée pour assurer la logistique de la conférence. Elle m’a dit qu’une décision relative à ma demande pour assister à la conférence suivrait via un courriel.

Elle m’a promis quoi qu’il en soit, de me recontacter vers la fin de la journée. Quand j’ai insisté sur ce point, elle a dit que « pour le moment, il semble que les places pour la presse sont déjà toutes réservées.» Je lui ai dit que, au cas où ma demande d’accès serait rejetée, j’aimerais avoir une explication du pourquoi. Mlle Marks m’a répondu qu’ils [les organisateurs] ne donneraient probablement pas cette information.

Bruce Levy de Jews for Boycotting Israeli Goods (J-BIG, Juifs pour le boycott des marchandises de l’entité) s’était inscrit auparavant à une manifestation du même genre à Londres (il en rend compte sur le blog London BDS). La manifestation londonienne annonçait la participation de Michael Weiss de l’Henry Jackson Society et Douglas Murray de NGO Monitor (tous deux sont aussi annoncés à Manchester). Mais un jour avant la conférence, Mlle Marks avait écrit à Levy pour annuler sont billet d’entrée. Quand il a réécrit pour en demander la raison, elle n’a pas apporté grand-chose : «Nous ne sommes pas obligés de donner une raison.»

Au téléphone, j’ai demandé à Mlle Marks quels organes de presse seraient présents. Elle a d’abord répondu qu’ils avaient une « grosse sélection » de journalistes attendue, qu’elle ne pouvait donc pas en faire la liste au téléphone. Pressée sur ce point, elle m’a dit que « Qube ne peut pas divulguer cette information.»  J’ai demandé si oui ou non, des media palestiniens seraient présents, mais elle a éludé la question en disant qu’ils «ne peuvent pas aller jusque là.»

Elle a répété que je recevrai de toute façon une réponse d’ici la fin de la journée. Elle a dit que si ma demande était acceptée, elle m’enverrait un courriel avec un billet d’entrée.

Je lui ai fait part de mon inquiétude vu que leur site internet indiquait que les demandes étaient reçues jusqu’à 14h et qu’en fin de journée il serait peut-être trop tard. Je lui ai fait savoir que je n’avais pas encore payé mon entrée. Elle m’a répondu que les entrées étaient de toute façon gratuites pour les journalistes. Elle m’a alors confirmé que les autres journalistes recevront des laisser passer

A 18h, le courriel promis ne s’était pas concrétisé. J’ai donc rappelé. Tout ce que j’ai pu avoir, c’est une boîte vocale annonçant que la période des demandes d’entrée était maintenant close. Aujourd’hui, à 15h 12, j’ai reçu le courriel suivant :

              Chère Asa,

J’ai le regret de vous informer que votre demande d’accès n’a pas abouti.
Sincères salutations
Debbie
The Big Tent for Israel

J’ai écrit en retour pour demander le motif de cette décision, mais je n’ai pas encore reçu de réponse.

Dans la mesure où il s’agit techniquement d’une manifestation privée, les organisateurs de The Big Tent For Israel” ont le droit d’inviter qui ils veulent. Mais la question doit être posée : le dossier pro Israël est-il si mauvais qu’il ne puisse supporter la critique ? Il est clair que si mon point de vue est critique, j’aurais néanmoins couvert la manifestation avec précision et honnêteté.

Qui est qui

En lien avec cette question, le site web de la conférence nous en dit assez long, particulièrement le programme de la journée.

L’ouverture en plénière verra la participation d’Ivan Lewis, député, d’ Eran Shayshon du Reut Institute, du secrétaire général de l’Histadrout (syndicat des travailleurs sionistes) Yakov Triptou et du colon Israélien Itamar Marcus. La séance d’ouverture comprend aussi un message vidéo du magnat de l’industrie minière Mick Davis, membre du conseil d’administration de l’United Jewish Israel Appeal.

Lewis était ministre délégué auprès du Foreign Office pour le Moyen orient sous le précédent gouvernement travailliste. Il est aussi membre et ancien vice président du groupe de pression Labour Friends of Israel. Selon The Independent, sa nomination [dans le gouvernement travailliste] avait « suscité des froncements de sourcils au Foreign Office » car il était un « des plus chauds partisans politiques   de l’attaque de l’armée israélienne contre gaza.»

A en juger par le préambule du rapport de 2010, Shayson dirigeait l’équipe chargée de sa rédaction. Selon un site wed du Reut Institute, son équipe «traite du défi palestinien.»

Davis, un patron d’origine sud-africaine est lié au récent scandale Adam Werritty. Werritty a déclaré lui-même pendant l’enquête conduite récemment par l’inspecteur de la fonction publique Gus O’Donnell, que Davis était un des contributeurs de Pargav, la compagnie contrôlée par Werritty. L’ancien ministre de la défense Liam Fox a été contraint à la démission après les révélations selon lesquelles Werritty (son témoin de mariage) se faisait passer pour son conseiller, alors qu’il n’avait aucun rôle officiel. Werritty se servait de l’argent de Pargav pour « payer des voyages à travers le monde » selon un article du Guardian de mercredi (l’article a été retiré du site du Guardian « en attendant une enquête », mais il est mis en miroir ici et ).

Marcus est le fondateur et le directeur de Palestinian Media Watch. Il vit dans la colonie illégale d’Efrat en Cisjordanie, selon le groupe de pression pour la transparence SpinWatch. Il est une des personnes interviewées dans le film islamophobe «Obsession.» Marcus avait aussi pris la parole en 2008 à la conférence de Jérusalem « Face au djihad,» le même jour que le député néerlandais Geert Wilders.

Sionisme et antisémitisme font « tente » commune

Le programme de la “Grande tente” est en lui-même inquiétant. Un des ateliers est baptisé : « Chaque Juif est un ambassadeur pour israël, pourquoi ne pas les utiliser ?» Selon une définition du site web du Community Security Trust [CST, organisme communautaire qui prétend prendre en charge la sécurité des Juifs en Grande Bretagne], « tenir les Juifs pour collectivement responsables des actions de l’Etat d’Israël » est un exemple d’antisémitisme.

Un des intervenants de cet atelier est Lorna Fitzimmons, ancienen depute travailliste et directrice exécutive du Britain Israel Communications and Research Centre (BICOM). Une compagnie propriété du président et principal donateur de BICOM, Poju Zabludowicz, était un autre des donateurs de Pargav, la société de Werritty.

Au téléphone, j’ai signalé à Mlle Marks que l’intitulé de cet atelier était antisémite. Elle a refusé de s’exprimer sur le contenu du programme à la définition duquel elle n’a pas été associée : Qube n’a aucun détail sur le contenu du programme, » a-t-elle affirmé. Je lui ai demandé si à titre personnel elle trouvait que l’intitulé était antisémite mais a refusé de s’exprimer sur ce point.

Lieu mystérieux

Comme la plupart des manifestations pro-Israël ces derniers temps au Royaume Uni, le lieu d’installation de la «Grande Tente» n’a pas été annoncé publiquement. « le lieu de la conférence sera annoncé en temps voulu » explique le site web. C’est, semble-t-il, une tentative pour éviter une protestation des militants du BDS contre l’événement, ou de laisser des opposants en avoir une vue de l’intérieur.

Une source militante me dit que le lieu choisi est probablement le centre de conférences de Manchester, mais je n’ai pas pu le vérifier. J’ai parlé de ce lieu à Mlle Marks mais, sans surprise, elle n’avait rien à dire à ce sujet.

Le Reut Institute

Le rapport de 2010 du Reut Institute autour duquel se centre la « Grande Tente » est intitulé : « L’attaque contre la légitimité d’Israël : l’étude du cas londonien.» Le rapport affirme que Londres « est désignée comme la ‘Mecque de la délégitimation.’ Les Londoniens ont joué un rôle essentiel dans toutes les grandes campagnes récentes de délégitimation, y compris les conférences de Durban, la flottille de Gaza et le mouvement pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). »

Reut est connu pour avoir soutenu en 2010 qu’Israël devrait « saboter » le mouvement de solidarité avec les Palestiniens.

Royaume Uni: nouvelles révélations sur l’emprise du lobby sioniste

25 novembre 2011

Le scandale de l’emprise du lobby sioniste, révélé d’abord par l’affaire Adam Werritty, s’étend en Grande Bretagne avec les informations sur la dépendance financière du parti Conservateur de David Cameron vis-à-vis des fortunes qui dominent la City. Parmi ces fortunes, se trouvent en bonne place des représentants du lobby sioniste, ces fameux milliardaires qui possèdent l’entité sioniste mais aussi certains gouvernements comme celui de Grande Bretagne ou des Etats Unis

Pour être juste, dans les deux derniers cas, ils sont seulement copropriétaires et s’intéressent surtout aux parcelles qui ont à voir avec le destin du sionisme.

Ces gens, nous le savons, agissent pour orienter la presse dans le sens de leurs intérêts et ils font la même chose avec les gouvernements. Ces lobbyistes sionistes qui tenaient par l’argent et par les couilles (au sens propre du terme) l’ex ministre de la défense britannique Liam Fox, tiennent aussi fermement la parti Conservateur par les cordons de la bourse.

Liam Fox et Adam Werritty au temps du bonheur

Il y a des contreparties bien sûr, qui consistent par exemple à pouvoir discuter avec des membres d’un gouvernement des questions qui les intéressent et, là aussi, orienter l’action, si ce n’est le discours, des autorités. C’est ainsi que des gens comme Catherine Ashton en Europe, ou Barack Obama aux USA, ne cessent de démentir par leurs actions les principes auxquels ils disent être attachés. 

Le scandale BICOM est sans doute d’une ampleur équivalente au scandale Murdoch qui a éclaté juste un peu avant. Comme vous le savez sans doute, Rupert Murdoch, ce magnat de la presse, propriétaire du Times et du New York Post entre autres, est aussi un sioniste des plus fanatiques. Et dans l’affaire Murdoch, le fameux dossier des écoutes illicites n’est que la partie émergée, la plus répugnante certes, d’une machine d’immixtion dans les plus hautes sphères gouvernementales.

Face à ce double scandale, David Cameron reste impavide, droit dans ses bottes, prêt à apporter la démocratie par la force des armes partout où les sionistes et les USA lui demanderont de le faire.

Il devrait commencer chez lui, en démissionnant, en dissolvant son parti corrompu et laisser la justice se charger des agents d’influence et de leurs clients.

Il y a quelque chose se stupéfiant à lire, en fin d’article, le propos de cette dirigeante qui critique la dépendance du parti travailliste vis-à-vis des syndicats de travailleurs (c’est-à-dire de millions de cotisants) tandis qu’elle se trouve fort aise de voir son propre parti dépendre de quelques grosses fortunes.

Les mécènes d’Adam Werritty avaient aussi subventionné le parti Conservateur

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages de l’ami de l’ex ministre de la défense Liam Fox avaient aussi donné de l’argent au parti Conservateur.

Par Rajeev Syal, The Guardian (UK) 23 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages du meilleur ami de Liam Fox avaient aussi donné de l’argent aux Tories (conservateurs) durant les semaines qui ont abouti à la démission du ministre de la défense, indiquent de nouvelles informations.

Michael Lewis, qui dirige Oceana Investments et a été directeur de l’organisation de lobbying pro-israélien BICOM, Mick Davis, le PDG de Xstrata et Poju Zabludowicz, un des principaux fondateurs de BICOM, ont donné une somme totalisant 84 900 euros aux Tories dans les trois mois avant septembre.

Tous trois ont participé au financement de Pargav, la compagnie qui a payé plus de 162 498 euros pour les vols en première classe et les hôtels cinq étoiles d’Adam Werritty.

Fox a démissionné en octobre suite à des allégations selon lesquelles il avait donné à son ami intime Adam Werritty l’accès au ministère de la défense et lui avait permis de le rejoindre dans des voyages officiels à l’étranger.

Les dons au parti sont apparus dans des données rendues publiques par la Commission Electorale ce mercredi. Lewis a donné 11 600 euros au siège du parti conservateur en septembre. Sa société Oceana état citée dans le rapport O’Donnell comme ayant financé Pargav.

Davis a donné 56 200 euros au siège du parti Conservateur, 5 800  euros à l’association des Conservateurs de Harlow et 8700 euros au bureau du ministre de l’éducation Michael Gove entre juillet et septembre.

Zabludowicz a donné 2550 euro au parti dans la circonscription de Finchley et Golders Green. Son entreprise Tamares donnait de l’argent à Pargav.

Davis, 52 ans, est président de l’ Jewish Israel Appeal, une organisation caritative qui répartit ses contributions entre des oeuvres de bienfaisance au Royaume Uni et en Israël. Davis figure parmi les plus grosses rémunérations du FTSE (similaire au CAC 40 français) et perçu  24,7 millions  d’euros l’an dernier.

Davis, Lewis et Zabludowicz ont été précédemment cités comme d’importants donateurs du parti Conservateur. Davis a donné 175 000 euros au siège central du parti Conservateur ces 21 derniers mois, selon les registres de la commission électorale.

En juin, Davis figurait avec Zabludowicz, le président de BICOM,  dans une délégation qui avait rencontré le ministre des affaires étrangères William Hague pour discuter de l’impact du printemps arabe sur Israël.

Kevan Jones, minister de la defense du cabinet fantôme travailliste, a déclaré : « Il est clair que les gens qui finançaient Adam Werritty subventionnent le parti Conservateur.

“Subsistent d’importantes questions qur qui savait quoi et quand au sujet du financement des activités de Pargav.

“Il y a eu un scandale lié au lobbying au coeur du gouvernement de David Cameron et nous n’avons toujours pas une connaissance de l’ensemble des faits. Tant que nous n’aurons pas cette connaissance, la suspicion au sujet de ces donateurs persistera., » a-t-il dit.

Les chiffres de la commission électorale posent de nouvelles questions difficiles aux Tories sur la dépendance de ce parti à l’égard des financiers de la City.

More than £1m, 42.6% of the party’s donations over the three month period, came from City backers according to figures released by Labour. Donors include Adrian Beecroft, who gave £50,000. He wrote a report for the government this month calling for employers to be given the right to sack unproductive employees without explanation.

Plus d’1,5 million d’euros, 42,6 % des dons au parti sur la période de trois mois considérée venaient de soutiens à la City, selon des chiffres divulgués par le parti travailliste. Parmi les donateurs, Adrian Beecroft qui a donné 58 000 euros. Il a rédigé un rapport au gouvernement ce mois-ci pour demander que les employeurs obtiennent le droit de renvoyer sans explication les salaries improductifs.

Le parti travailliste a dépassé de 30 %les Tories dans le recueil de financements et été, montrent les chiffres officiels.

Les dons ont totalise 3 110 000 euros pour l’opposition à comparer avec les 3 200 000 euros réunis par les conservateurs.

Près de 90 % des dons recueillis par les travaillistes, soit 3 660 000 euros, viennent des syndicats.

Lady Warsi, la co-présidente du parti Conservateur a déclaré: “Les syndicats ont été décisifs pour l’élection d’Ed Miliband à la tête du parti et il est maintenant évident que le parti travailliste devient de plus en plus dépendant des syndicats pour maintenir la parti à flot.

“Ed Miliband devrait arrêter d’être faible pour condamner les grèves, mais sa dépendance à l’égard des plus plus gros intérêts particuliers de la vie politique britannique actuelle montre clairement qu’il n’en sera rien. »

Conservateurs ou Travaillistes, le lobby sioniste les a dans sa poche

30 octobre 2011

Je vous ai parlé récemment du scandale Adam Werritty, du nom de ce jeune homme dont l’amitié particulière qu’éprouvait pour lui Liam Fox, ministre Britannique de la défense, avait été exploitée par le lobby sioniste et le Mossad.

En conséquence, et au grand dam de David Cameron pour qui c’était cependant un moindre mal, Liam Fox a dû démissionner du gouvernement.

Ce scandale énorme intervient après l’autre scandale, celui lié à Rupert Murdoch, ce magnat de la presse d’origine australienne qui est aussi ne pièce importante du lobby sioniste.

Dans les deux cas, le gouvernement de David Cameron s’en tire cependant plutôt à très bon compte car, ainsi que je vous l’avais dit, il n’y a pas de volonté de l’autre côté de la Manche d’aller trop loin dans l’examen de la pénétration de l’appareil politique par les officines sionistes.

Pour la bonne raison que les deux grands partis politiques de Grande Bretagne, le parti Conservateur et le parti travailliste, sont largement pénétrés par ce lobby et que de ce fait, ni l’un ni l’autre n’ont intérêt à ce que tout soit mis sur la table et exposé à des citoyens Britanniques qui en resteraient certainement pantois.

Un article de David Cronin paru dansThe Electronic Intifada montre justement que des membres du parti travailliste, et non des moindres, mangent au même râtelier qu’Adam Werritty et Liam Fox.

Des informations sont bien entendu portées à la connaissance de l’opinion, mais dans un habillage médiatique qui tend à les relativiser, le scandale Murdoch se réduisant finalement pour le grand public à celui d’écoutes illicites et sordides pour une presse de caniveau. Cette dimension était certes présente dans le scandale Murdoch, et était la plus immédiatement source de malaise, mais ce n’était pas la plus importante à côté des relations de Murdoch et de ses hommes avec les strates les plus élevées du pouvoir…ou de l’opposition

 

Le ministre des affaires étrangères du gouvernement fantôme britannique est dans la poche du lobby israélien

par David Cronin, The Electronic Intifada, 28 octobre 2011 traduit de l’anglais apr Djazaïri

Le parti travailliste britannique a récemment essayé de se rénover après avoir été 13 années au pouvoir. Pendant sa conférence annuelle du mois dernier, le propos le plus marquant de son chef, Ed Miliband, a été de dire «Je ne suis pas Tony Blair.»

Cette volonté de changement ne semple pas avoir affecté la position du Labour Party sur le Moyen Orient. John Spellar, ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme, est en relation très étroite avec le lobby pro-israélien à Londres.

John Spellar

Une lecture de la déclaration d’intérêts de Spellar montre qu’il  s’est rendu en février à la conférence sur la sécurité d’Herzliya, un des principaux événements du calendrier politique israélien. Ses frais de transport et d’hébergement (estimés au total à 3 170 dollars) avaient été pris en charge par David menton, un dirigeant du Britain Israel Research Center (BICOM). Comme il le dit lui-même, cet organisme de lobbying est «dédié à la création d’un environnement plus favorable à Israël en Grande Bretagne.»

Grace à une source que je ne nommerai pas, j’ai aussi appris que Linda Smith,  la chercheur-documentaliste de Spellar fait aussi équipe avec un des membres de BICOM, Luke Akehurst (un ancien spécialiste de la communication, un spin doctor de l’industrie de l’armement). Smith et Akehurst sont tous deux membres travaillistes du conseil municipal de Hackney dans l’agglomération londonienne.

Linda Smith

J’ai envoyé un courriel à Smith en début de journée pour lui demander si son point de vue sue le Moyen Orient était différent de celui d’Akehurst mais je n’ai pas reçu de réponse. Spellar n’a pas répondu non plus à une demande de commentaires.

Le lobby au centre du scandale de la démission

Ces informations sur les liens de Spellar avec BICOM s’avèrent des plus significatives  compte tenu du rôle de cette organisation dans la récente démission de Liam Fox du poste de ministre de la défense. Fox, qui est membre du parti conservateur, s’est trouvé en grande difficulté devant la révélation du fait que son ami intime Adam Werritty se faisait passer pour son conseiller officiel pendant des voyages officiels à l’étranger alors que le gouvernement britannique ne lui avait absolument pas attribué une telle fonction. Le journal The Guardian a révélé que le train de vie luxueux de Werritty était subventionné par trois riches sionistes.

Parmi eux, se trouvait Poju Zabludowicz, le president de BICOM. Quand Werritty a assisté à la conférence de Herzliya en 2009, ses frais avaient été pris en charge par BICOM.

David Menton, l’homme qui a payé la facture pour le voyage de Spellar en israël au début de cette année, est associé en affaires avec Zabludowicz, un milliardaire qui possède une partie non négligeable de Las Vegas. Menton est le fondateur de Synova Capital, une société d’investissement privée. Selon le site web de Synova, l’investisseur qui constitue  la «pierre angulaire» de ce fonds d’investissement est le groupe Tamares qui est dirigé par Zabludowicz.

J’ai été intrigué par la lecture d’un article de Spellar dans lequel il vantait l’affinité du labour avec les pauvres. On a du mal à concilier cette posture avec son goût pour les banquets financés par un riche partisan d’Israël, un Etat qui nie ses droits les plus élémentaires à tout un peuple.

 

Liam Fox, un ministre de la défense qui facilite la fuite de technologies au profit du Mossad

19 octobre 2011

En préambule, je précise pour les lecteurs sionistes, dont Philippe le bel abruti,que c’est par pur antisémitisme que MM. Liam Fox et Adam Werritty  ont trahi la Grande Bretagne en se confiant au Mossad et que M. Werritty a accepté de l’argent de généreux donateurs dont la principale préoccupation est de soutenir l’entité sioniste.

Ils doivent être condamnés non seulement pour haute trahison mais aussi pour avoir soutiré de l’argent à des millionnaires sur la base du simple fait que ces derniers étaient Juifs. Ce qu’on appelle de l’antisémitisme aggravé et qui nous rappelle l’entreprise de spoliation des juifs par la France de Vichy.

Ceci dit,je pense que c’est le dernier post que je ferai sur l’affaire Liam Fox – Adam Werritty. Cette affaire d’une gravité extrême pour le Royaume Uni fait couler beaucoup d’encre dans ce pays où la presse semble insister sur les liens de ce couple singulier avec le Mossad, soit directement, comme lors de cette rencontre avec Meir Dagan le chef de ce service secret, soit par l’intermédiaires d’officines et de ‘généreux’ sponsors qui agissent dans le sens de leur fidélité unique qui va au sionisme, et à rien d’autre.

Le Daily Mail nous propose un article axé d’abord sur la façon dont le dirigeant d’une société de capital risque orientée vers le développement et la commercialisation d’applications issues des laboratoires militaires britanniques a été grugé par le tandem Liam Fox – Adam Werritty et a donné des informations sensibles qui sont maintenant sur les bureaux des agents du Mossad.

Mais je vous rassure, cette affaire ne servira de leçon ni en Grande Bretagne ni dans aucun des pays qui croient avoir l’amitié du régime sioniste. La propagande sioniste va probablement sinon réussir à étouffer cette affaire, du moins à réduire sa portée et à la précipiter au plus vite dans l’oubli. Une enquête interne conclut d’ailleurs à une entorse à l’éthique, un conflit d’intérêts mais dans enrichissement personnel. Alors qu’il s’agit d’un problème d’indépendance et de sécurité nationales, on croit rêver…

D’autant qu’en Grande Bretagne, les conservateurs comme leurs pseudo opposants travaillistes picorent dans la même main.

Voyez comment aux Etats Unis, malgré l‘affaire Pollard et d’autres à peine moins graves, on continue à clamer haut et fort le lien « unbreakable » avec les sionistes. Certes, ces gouvernements occidentaux sont tenus par une laisse dont ils ne sont pas près de se défaire.

Les israéliens sont très doués pour pirater la technologie des autres.

Et s’ils vendent ma technologie à mes ennemis ?

Par David Rose, The Daily Mail (UK) 16 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Adam Werritty s’s servi de ses relations avec Liam Fox pour obtenir les détails techniques hautement sensibles d’un système de communications utilisé par les forces spéciales de la coalition en Afghanistan.

Harvey Boulter, un investisseur en capital-rique établi à Dubaï a déclaré n’avoir révélé des informations sur le système seulement parce que M. Werritty lui avait affirmé être un conseiller officiel au ministère de la défense.

M. Boulter explique: ‘Je pensais qu’il répondait aux exigences de sécurité.’

En fait, M. Werritty n’avait satisfait à aucune procédure d’habilitation de sécurité.

‘‘Nous n’avons le droit de vendre cette technologie qu’à des clients ou des gouvernements qui ont été agréés. Permettre qu’elles tombent entre de mauvaises mains pourrait donc nuire à notre sécurité nationale.’

M. Boulter affirme que les informations qu’il a fournies à M. Werritty pendant des rencontres à Dubaï et dans toute une série de courriels qui s’en sont ensuivis, que le Mail on Sunday a pu obtenir, avait aussi une importante valeur commerciale en cas de fuite vers la concurrence. La valeur de sa technologie et celle de son t’entreprise s’en trouveraient réduites.

Il existe des preuves des liens étroits entre les principaux appuis financiers de M. Werritty et Israël – un pays doté d’une puissante industrie de haute technologie avec des firmes spécialisées dans les télécommunications et la sécurité.

‘‘Je m’exprime au conditionnel,’ explique M. Boulter, mais les Israéliens sont connus pour être bons dans la rétro-ingénierie de la technologie produite par d’autres Que ferions-nous sur une entreprise israélienne commençait à pirater notre technologie ou à la vendre à nos ennemis ?’

M. Boulter est responsable exécutif de Porton Group qui est spécialisé dans le financement d’entreprises qui développent des applications civiles pour des technologies innovantes issues des laboratoires étatiques. Il s’exprimait après de nouvelles révélations sur le financement des luxueux voyages de M. Werritty.

Un réseau de bailleurs de fonds visible et invisibles, certains étroitement lies à Israël, est révélé par les relevés bancaires de Pargav Ltd, une compagnie qui n’a pas fait grand-chose d’autres que de dépenser 150 000 £ en un an pour payer à M. Werritty des vols en première classe, des hôtels et des soirées dans des strip clubs newyorkais

Parmi les bailleurs de fonds, se trouve Poju Zabludowicz, president du groupe de pression pro israélien Britain Israeli Communication Research Centre (BICOM) et le millionnaire Michael Lewis, ancien vice président de BICOM.

Outre ces subsides venant d’eux et d’autres sources identifiées, Pargav a reçu près de 13 000 £ en argent liquide versé anonymement.

‘Ces nouvelles révélations soulèvent de nouvelles questions qui demandent des réponses précises’, déclare M. Boulter. ‘Je crains que des informations sensibles puissent avoir été mises en péril. Si vous étiez pris à vous faire passer pour un policier, vous iriez en prison. Werritty s’est fait prendre à se faire passer pour un conseiller du ministère de la défense. Les conséquences devraient être beaucoup plus graves.’

M. Boulter a rencontré M. Werritty pour la première fois début avril, sur la recommandation de Lee Petar – un autre ancien officiel de BICOM.

M. Boulter rémunérait Tetra, l’entreprise de M. Petar, pour le conseiller en matière de lobbying et de relations publiques dans le cadre d’un conflit juridique avec le géant US 3M.

3M avait acheté une société financée par Porton qui commercialisait une méthode mise au point par des chercheurs du ministère de la défense pour détecter la superbactérie SARM beaucoup plus vite qu’avant, mais avait abruptement décidé de fermer l’entrerprise.

Mais quand M. Boulter a rencontré M. Werritty, ils ont aussi discuté de Cellcrypt, une autre entreprise financée par Porton qui produit une application pour ‘smartphone’ permettant aux utilisateurs de crypter leurs appels téléphoniques selon un procédé presque impossible à décoder. En plus des forces spéciales occidentales en Afghanistan, les utilsateurs actuels comprennent des services de sécurité et de renseignements.

C’est alors que M. Werritty lui a présenté sa carte professionnelle mentionnant qu’il était conseiller de Liam Fox.

‘j’ai donné des informations très sensible sur cette technologie’, déclare M. Boulter.

‘A part les implications en matière de sécurité; comment puis-je être sûr que ces informations sont protégées de compagnies qui pourraient être des concurrentes ?’

Entre avril et le 17 juin, quand M. Boultr a rencontré à nouveau M. Werritty à l’hôtel Shangri-La de Dubaï, cette fois avec Liam Fox, tous deux avaient échangé de nombreux courriels. Dès le 7 avril, M. Werritty avait dit avoir parlé avec M. Fox et lui avoir expliqué la dynamique ici’ et espéré pouvoir rencontrer les collègues de M. Boulter à Cellcrypt ‘pour une discussion élargie.’

Parmi les propositions de M. Boulter, un projet de livrer gratuitement l’application qui coûte normalement 1 000 £ aux soldats Britanniques en Afghanistan. Dans un autre message, daté du 4 mai, M. Werritty avait promis avoir transmis les informations et les emails de M. Boulter à Luke Coffey, un Américain qui était le conseiller spécial officiel de Liam Fox. Il lui avait aussi donné sa ligne téléphonique directe en lui disant : ‘Envoyez lui un email pour vous présenter vous-même…  je pousserai volontiers plus loin si nécessaire.’

Lors de la rencontre du 17 juin, M. Boulter a une fois de plus divulgué des informations sensibles. Aucun fonctionnaire du ministère de la défense n’était présent – une apparente entorse aux pratiques en vigueur au ministère. M. Boulter a ensuite écrit à M. Werritty pour le remercier d’avoir organisé la rencontre, précisant : ‘j’ai beaucoup apprécié le style du Dr Fox, tourné vers le résultat.’

M. Werritty avait répondu: ‘Il est comme ça et c’est pourquoi j’aime travailler avec lui. Il n’aime pas la bureaucratie.’

M. Boulter a déclaré hier soir: ‘Pour moi, Fox est fautif parce qu’il a donné son aval à cette relation. Lui et Werritty étaient assis côte à  côte et implicitement, Fox donnait son approbation. Il n’avait pas besoin de dire qu’il était son conseiller, parce qu’il me l’a dit par son comportement. J’espère seulement qu’il y a plus de peur que de mal.’

Le lien avec le gouvernement israélien

Adam Werrity a des liens étroits ave c un groupe de pression base à Londres dont l’ancien directeur exécutif a exercé de hautes responsabilités dans le gouvernement israélien.

Les membres du Britain Israeli Communication Research Centre ont contribute à des fonds qui ont permis au soi-disant conseiller de Liam Fox de suivre le ministre de la défense dans des dizaines de voyages à l’étranger où il participait à des rencontres sensibles.

Jusqu’en juillet 2006, Danny Scheck, un ancien haut responsable du ministère israélien des affaires étrangères – devenu par la suite ambassadeur de ce pays à paris – a été le patron de BICOM au Royaume Uni. Les liens étroits entre le gouvernement israélien et BICOM ont soulevé des inquiétudes sur une influence exercée à son insu sur M. Werritty par le Mossad, le service secret israélien.

Des spécialistes du renseignement considèrent que la présence de M. Werritty à des rencontres a pu permettre à Israël de suivre les derniers développements de la technologie britannique. Elle a pu aussi permettre aux Israéliens de découvrir à l’avance les détails de contrats d’armement convenus entre la Grande Bretagne et des pays arabes.

M. Scheck a été ambassadeur d’Israël en France de 2008 à 2010 et on pense qu’il a ensuite repris de hautes fonctions au ministère israélien des affaires étrangères. Il avait été auparavant directeur du service de presse du ministère.

BICOM a aussi finance la présence en 2009 de M. Werritty à une conférence de haut niveau sur la sécurité à Herzliya en Israël, à laquelle participait aussi le Dr Fox. L’organisation avait réglé le vol aller-retour et l’hébergement de M. Werritty.

En février de cette année, M. Werritty et le Dr Fox étaient à nouveau conviés à cette même conférence qui promeut des causes juives. M. Werritty avait organisé et participé à un dîner avec le Dr Fox, l’ambassadeur Britannique Matthew Gould et des politiciens Israéliens.

Un des plus gros contributeurs aux compagnies de M. Werritty est le président de BICOM, le milliardaire Poju Zabludowicz dont on sait qu’il a fait des dons à pargav, la plus récente des compagnies créées par le ‘conseiller’ pour financer ses activités.

L’homme d’affaires Michael lewis, qui dirige la chaîne de magasins de prêt-à-porter Foschini, était il y a quatre ans, vice président de BICOM. Le mail on Sunday a appris qu’il a finance les trois compagnies et organismes à but non lucratif de [charities] de M. Werritty.

A la question de savoir si BICOM est lié au Mossad, un porte parole a déclaré: ‘BICOM ne reçoit aucun financement d’aucun gouvernement ou service étranger.’

Pingouins et bandits manchots aux manettes de la Grande Bretagne (le sionisme et les pouvoirs ‘nationaux’)

16 octobre 2011

Liam Fox a donc démissionné de son poste de ministre de la défense plutôt que d’attendre d’’être limogé. L’idée est que le scandale n’éclabousse pas le premier ministre David Cameron qui n’a vraiment pas besoin de ça.

Ce ne sera sans doute pas facile, car cette affaire intervient alors que la nomenklatura britannique, de droite comme de « gauche » pensait pouvoir enfin parvenir à étouffer le scandale Murdoch qui ne se limite pas, comme on veut le faire croire, à une simple histoire d’écoutes illicites et de mauvais goût pour alimenter les potins d’une presse de caniveau.

Dans les deux cas, nous constatons la pénétration de classe politique britannique par le pouvoir de l’argent et des officines dont certaines sont actionnées de l’étranger.

Dans les deux cas, nous retrouvons le rôle des fanatiques sionistes, car Rupert Murdoch n’est pas seulement un magnat de la presse mais aussi un sioniste forcené, tandis qu’Adam Werritty, l’ami intime de Liam Fox, émargeait auprès de Poju Zabludowicz, un militant pour la paix qui a des intérêts dans l’industrie de l’armement mais aussi dans les colonies sionistes en Cisjordanie où il fait de la promotion immobilière.

Et Adam Werritty, nous apprend l’article, bien connu du Mossad ne s’est apparemment pas gêné pour intervenir dans des dossiers brûlants comme la Libye ou encore l’Iran, pays dans lequel il aurait été mis à contribution pour un complot visant à renverser le président Mahmoud Ahmadinejad.

D’où la question posée en filigrane dans l’article de The Independent que je vous propose : qui gère réellement les choix de politique étrangère du Royaume Uni ?

J’irais même jusqu’à demander : qui gouverne réellement le Royaume Uni ?

A gauche le pingouin Liam Fox, à droite le bandit manchot Adam Werritty

Révélation: les liens du témoin de mariage de Liam Fox avec l’opposition iranienne

Une enquête de The Independent: le côté obscur d’Adam Werritty : le pseudo conseiller ‘avait des liens avec le Mossad.’

par Jane Merrick et James Hanning, The Independent  (UK) 16 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Adam Werritty, l’homme au centre du scandale «argent contre entrées» qui  éclabousse Liam Fox, a été impliqué dans un complot audacieux pour renverser le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, a-t-on affirmé hier soir.

Le pseudo conseiller de M. Fox, dont l’amitié intime avec l’ancien ministre de la défense a conduit à la chute de M. Fox, s’st rendu en Iran à plusieurs reprises et a rencontré des organisations d’opposition à Londres et à Washington ces dernières années, a appris The Independent on Sunday (IoS).

M. Werritty, 33 ans, a été débriefé par le MI6 au sujet de ses voyages et est si bien apprécié par le Mossad, le service de renseignement israélien – qui pensait qu’il était le chef de cabinet de Liam Fox – qu’il a été en mesure d’avoir des réunions avec les échelons les plus élevés du gouvernement israélien, ont indiqué diverses sources à l’IoS.

M. Fox a démissionné vendredi après toute une série de révélations autour de ses affaires avec son conseiller, notamment sur ses 18 réunions à l’étranger où M. Werritty était présent, dont une à Dubaï, au Sri Lanka et en Israël ainsi que 22 réunions au ministère de la défense. Après avoir promis de contrer ces divulgations la semaine dernière, M. Fox a quitté le gouvernement ce vendredi quand des précisions ont été apportées sur le rôle en matière d’affaires et de renseignement des soutiens financiers de M. Werritty.

Le ministre a reconnu avoir laissé la séparation entre ses intérêts privés et ses activités gouvernementales devenir « floue ». Mais l’IoS a appris que les voyages de M. Werritty ne se limitaient pas à des séjours dans des hôtels de luxe à Dubaï et à Colombo : il se servait de sa carte de visite marquée du blason du parlement, qui mentionnait sa fonction de conseiller de M. Fox, pour faire avancer ses affaires commerciales dans le sud Soudan ravagé par la guerre, dans d’autres pays africains en développement et en Irak. Le conseiller a aussi eu tout récemment des discussions à Londres avec des représentants du nouveau gouvernement libyen. On ne sait pas si M. Fox y participait.

Ces nouvelles révélations vont sans doute être prises en compte par l’enquête de Sir Gus O’donnell sur M. Fox et M. Werritty qui a été lancée la semaine dernière avec l’éclatement du scandale. La révélation du fait que cet homme qui avait ses entrées à volonté auprès de M. Fox alors que ce dernier travaillait dans le cabinet de David Cameron tentait en même temps de renverser le président Iranien va alimenter l’alarme au ministère des affaires étrangères quant à sa conduite d’une politique étrangère parallèle et à son action en tant qu’agent «trouble» [rogue operator: agent, opérateur pourri, voyou].

Au plus fort de la tempête autour de M. Fox la semaine dernière, des « amis » de ce dernier ont essayé de minimiser sa proximité avec M. Werritty en le présentant comme un personnage dans le genre «Walter Mitty», à la fureur de M. Fox.

Portant, les entrées dont jouissait M. Werritty auprès d’importantes personnalités politiques dans le monde suggèrent tout autre chose. M. Werritty, affirme une source, collaborait étroitement avec des néoconservateurs appuyés par les Etats Unis qui pensaient être en mesure de «renverser Ahmadinejad.»

Même si un tel projet aurait été extrêmement ambitieux, voire impossible, les activités de M. Werritty sont un camouflet pour les efforts du gouvernement britannique en vue d’une solution diplomatique aux ambitions nucléaires de l’Iran.

M. Werritty s’était joint à M. Fox, alors que ce dernier était ministre de la défense du cabinet fantôme, pour une visite en Iran pendant l’été 2007. L’IoS croit savoir que le conseiller a également visité de pays à plusieurs reprises avant et après, mais on ne sait pas combien de temps il y a séjourné ni qui il a rencontré.

M. Fox est un atlantiste enthousiaste et a de la sympathie pour le mouvement néoconservateur aux Etats Unis qui prend des positions agressives sur les ambitions nucléaires iraniennes, quoique lors de sa visite de 2007 dans ce pays, il avait affirmé espérer une “solution diplomatique” au problème. Un de ses associés dit que M. Werritty qui est capable de s’exprimer en persan, a pu servir de «facilitateur» et « transmettre des messages » entre diverses personnalités d’opposition, quoique notre source souligne qu’il n’agissait pas comme «espion freelance.» Une source diplomatique laisse entendre que M. Werritty, à son retour à Londres, était débriefé par le MI6 sur ses séjours en Iran. On ne sait pas si M. Fox était au courant de l’ensemble des activités de M. Werritty, où s’il avait été tout simplement autorisé à les poursuivre et à donner des informations aux autorités britanniques à titre non officiel.

Notre journal a essayé à plusieurs reprises de contacter M. Werritty mais en vain.

Une source à Whitehall parle de M. Werritty sur un ton cinglant. Cette source déclare : « Demandez-vous ce qu’il faisait là bas. C’est un changement de régime mais seulement dans sa tête. Je ne peux pas m’imaginer quelque chose de plus stupide, tourner autour de l’Iran en agitant le drapeau britannique. Pense-t-il vraiment que la réponse aux ambitions nucléaires iraniennes – que nous voulons toujours résoudre – est d’avoir une bande de types qui encouragent de cette manière l’opposition dans ce pays ?  Nous avons une responsabilité envers ces gens, et toutes les actions de ce genre doivent avoir l’approbation du gouvernement, ce qu’il ne semble pas avoir eu. C’est ridicule. Vous invitez des gens à croire que vous avez les moyens du gouvernement pour les soutenir, et en fait l’opposition a toutes chances d’être écrasée brutalement.

 « Ce qui ne veut pas dire que s’il rentrait à Londres et proposait de parler au MI6 de ce qu’il avait vu pendant son séjour en Iran, ils n’auraient pas dit ‘oui, merci’. Mais qu’ils cherchent à recueillir autant d’informations que possible n’est pas tout à fait la même chose qu’être mandaté par eux. »

L’IoS a appris qu’un officier supérieur d’un pays en développement, que ce journal ne nommera pas pour protéger son identité; a le sentiment d’avoir été berné par M. Werritty. Hier soir, le député travailliste John Mann a appelé Scotland Yard à lancer une enquête pour fraude sur M. Werritty et pour son utilisation d’une carte de visite mensongère le présentant comme étant un conseiller de l’ex ministre de la défense.

En mai 2009, M. Werritty avait arrange une rencontre à Portcullis House entre M. Werritty et un lobbyiste Iranien proche du régime du président Ahmadinejad. En février de cette années, M. Werritty a arrangé un dîner entre M. Fox, Matthew Gould, ambassadeur Britannique en Israël et des personnalités politiques de haut niveau – qui comprenaient semble-t-il des agents des services secrets israéliens – pendant une conférence sur la sécurité israélienne, dîner au cours duquel avaient été évoquées des sanctions contre l’Iran. Malgré l’inexistence d’un rôle officiel de M. Werritty au ministère de la défense, une source israélienne affirme qu’il était “hors de doute” que M. Werritty était considéré comme personne d’autre que le chef de cabinet de M. Fox, capable d’arranger des rencontres au plus haut niveau, et qu’il était considéré comme un «  expert sur l’Iran. »

Le ministère des affaires étrangères a refusé de s’exprimer hier soir sur quelque aspect des activités de M. Werritty.

Le ministre Britannique, son petit ami et le lobby sioniste (le pouvoir, le cul et l’argent)

15 octobre 2011

Le hasard a voulu que dans deux posts distincts, je vous ai entretenu récemment d’une amitié particulière de Liam Fox, ministre de la guerre Britannique, champion de la lutte pour le droit des gens en Libye, et de Bicom, une officine sioniste implantée en Grande Bretagne avec pour mission de dompter la presse. Ce qu’elle fait plutôt bien.

Voilà maintenant que nous apprenons qu’il existe un lien entre Liam Fox et Bicom et que ce lien n’est autre que le petit ami du désormais ex ministre, Adam Werritty.

article-2046929-0E4B14F800000578-585_634x629.jpg

Adam Werritty (à droite) et son petit ami Liam Fox, ministre britannique de la défense

C’est que le scandale a enflé en Grande Bretagne et Liam Fox a été obligé de démissionner pour éviter de finir limogé. Et on en sait maintenant plus sur son petit ami Adam Werritty.

On sait en effet maintenant que le train de vie d’Adam Werritty, 34 ans, était financé par une organisation à « but non lucratif » nommée Pargav. 

Comme vous le savez sans doute, les dons à des organismes à caractère non lucratif ouvrent généralement droit à des déductions fiscales. Ce qui est une bonne chose quand ces organismes viennent en aide aux sans logis ou subventionnent des projets de recherche universitaire par exemple.

Adam Werritty n’est pas exactement un sans logis, ni un jeune universitaire méritant, ce qui n’a pas empêché Pargav de lui allouer depuis octobre de l’an dernier la modique somme de 147 000 £ (environ 167 000 €) afin de permettre à ce proche de Liam Fox de voyager vers des destinations où, heureux hasard, il retrouvait son ami le ministre.

Bien sûr, Adam Werrity est en fait à la tête de Pargav dont il est le seul à bénéficier des subsides.

L’argent, selon les donateurs, était supposé contribuer à stimuler des initiatives pour la paix. Dans le même temps, il payait les hôtels cinq étoiles et les voyages en première classe de Werritty. Et à certaines de ses destinations, il rencontrait Fox en compagnie de chefs d’Etat et de généraux étrangers.

Si c’est pour favoriser la paix dans le monde, il n’y a vraiment rien à redire.

Sauf que quand on regarde qui sont les contributeurs financiers d’Adam Werritty, on peut quand même se poser quelques questions. Ces derniers sont au nombre de six et ont mis chacun 35 000 £ au pot.

Le magazine L’Express fait un topo assez complet sur cette affaire et nous parle du rôle d’une société d’investissements immobiliers

Tamares Real Estate, détenue par Poju Zabludowicz, également à la tête d’une société de lobbying agissant au Royaume-Uni, mais cette fois pour le compte d’intérêts israéliens. 

Tiens, tiens, curieux hasard

Nous avons déjà croisé Poju Zabludowicz sur ce blog

Ce milliardaire Finlandais établi au Royaume Uni n’est autre en effet que le patron de Bicom, une organisation (à but non lucratif elle aussi!) chargée de driver les journalistes Britanniques dans l’intérêt du projet sioniste.

Ce que ne nous dit pas le magazine L’Express, c’est que les investissements immobiliers de Tamares Real Estate se font aussi dans les colonies sionistes en Cisjordanie occupée. Des investissements qui sont donc parfaitement illégaux et dont on voit mal en quoi ils servent les intérêts de la paix que sont supposés promouvoir Pargav.et Adam Werritty

Ce qui n’a pas échappé au service de communication de .Zabludowicz qui tient, contre toute évidence, à faire de cet hommes d’affaires un homme épris de paix et, pourquoi pas, un peu naïf:

Zabludowicz, 57 ans, qui est né à helsinki et vit mainteant à Hampstead, est un des hommes les plus riches de Grande Bretagne. Il a quelques investissements dans l’industrie de l’armement – son père avait créé la compagnie israélienne d’armement Soltam dans les années 1950 après avoir été un proche collaborateur de Shimon Peres qui était alors directeur du ministère israélien de la défense.

Un porte parole de Zabludowicz a déclaré q’il possédait par « héritage »  une affaire dans l’armement aux Etats Unis, mais a ajouté que ce n’était pas une part significative de son empire. L’essentiel de son activité porte maintenant sur l’immobilier » a-t-il dit.

Un héritage du patrimoine paternel dont il n’a pas eu le coeur de se dessaisir. C’est beau les sentiments filiaux!

Ceici dit,  Liam Fox n’est absolument pas le seul politicien conservateur corrompu, directement ou indirectement par Poju Zabludowicz puisque

 David Cameron aurait accepté un don de 15 000 livres de la part de Poju Zabludowicz, un milliardaire Finlandais qui dirige BICOM (le Britain Israel Communication and Research Centre). Zabludowicz, révèle le film, a des intérêts financiers dans des colonies illégales en Cisjordanie. Il a également donné 50 000£ au bureau de campagne du parti Conservateur. Zabludowicz indique que ses contributions «sont connues publiquement.»

Comme vous le savez sans doute, David Cameron est l’actuel premier ministre Britannique, une version grand format de Nicolas Sarkozy qui prône les vertus du travail, du respect des lois et patati et patata. Toutes choses dont en haut lieu on tend à se dispenser comme le montre cette affaire et toutes celles qui souillent la politique en France comme en Grande Bretagne.

D’ailleurs L’Express nous rappelle au passage l’autre scandale, celui des liens « incestueux » entre plusieurs dirigeants britanniques et le magnat de la presse Rupert Murdoch, qui est, encore un hasard, un ardent sioniste.

Le Guardian avait aussi révélé que David Cameron passait un temps disproportionné à s’entretenir avec des responsables de News Corp, la société de Murdoch. Des entretiens qui, l’été dernier, se seraient même déroulés sur le yacht de Rupert Murdoch au large d’îles grecques, après un déplacement payé par le gendre du magnat, selon The Independent

Tous ces éléments ne sont évidemment qu’un petit aperçu de l’état de servitude qui est celui d’une bonne partie des élites politiques occidentales qui sont tenues par les trois leviers habituels: l’argent, le pouvoir et le cul (que les âmes prudes me pardonnent). 


%d blogueurs aiment cette page :