Posts Tagged ‘sionisme’

Publié en 1968, un livre indispensable de Pierre Démeron sur les liens entre sionisme et élites françaises

avril 9, 2015

Ce livre de Pierre Démeron, publié en 1968, est indispensable pour ceux qui veulent comprendre l’enracinement du soutien à l’entité sioniste dans une bonne partie des élites de l’après-guerre et formées durant la guerre d’Algérie. Parmi ces élites, des personnes aussi diverses que Juliette Gréco ou Valéry Giscard d’Estaing.

Pierre Démeron n’était nullement un marginal, critique littéraire pour un magazine féminin, il participait à des émissions littéraires à la radio et a rencontré les grandes personnalités du monde de la culture.

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Yasmina Haifi tient tête au lobby sioniste aux Pays Bas, et gagne.

avril 7, 2015

Yasmina Haifi est une spécialiste de cybersécurité qui exerce aux Pays Bas pour le compte du ministère de la justice. Elle exerce toujours dans ce ministère même si elle a été relevée de ses fonctions dans la cellule antiterroriste qui en dépend.

Yasmina Haifi

Yasmina Haifi

Elle aurait pu être licenciée comme le souhaitait un certain nombre de politiques pour avoir écrit sur Twitter qu’elle considérait que l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh) faisait partie d’un plan sioniste pour nuire à l’Islam.

On dira que le raccourci est un peu rapide, mais dans le fond elle a raison notre informaticienne dont la mission antiterroriste lui a certainement permis de se faire son opinion.

Son employeur ministériel tout comme une commission des droits des fonctionnaires ont conclu qu’elle n’avait fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression.

Elle a bien sûr été accusée d’antisémitisme et elle reconnaît elle-même ne pas avoir réalisé à quel pont la confusion était entretenue aux Pays Bas entre sionisme et judaïsme, elle qui précisément militait contre l’antisémitisme au sein du parti travailliste néerlandais dont elle était une adhérente.

Et dont elle a démissionné pour une raison non expliquée dans l’article.

Une spécialiste néerlandaise de cybersécurité qui avait déclaré que l’EIIL faisait partie d’un plan sioniste conserve son emploi

Jewish Telegraphic Agency 2 avril 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

(JTA) Un fonctionnaire néerlandaise qui affirmé que l’EIIL faisait « partie d’un plan [conçu] par les sionistes » peut garder son emploi, a décidé le ministre de la Justice du pays.

Le ministre Ard van der Steur a rendu sa décision publique mercredi dans une lettre adressée au Parlement à propos de la conduite de Yasmina Haifi, un ancien chef de projet au Centre national de cybersécurité du ministère.

Dans la lettre, van der Steur écrit que Haifi a reçu une notification « licenciement avec sursis » et sera transférée à un autre poste. Elle ne sera plus employée à l’unité néerlandaise de lutte contre le terrorisme auquel participe son ancien service fonctionne, mais elle travaillera ailleurs au sein du ministère.

Van der Steur a écrit la lettre pour répondre aux questions posées par des parlementaires de droite qui réclamaient des mesures contre Haifi.

En août, Haifi a été suspendue pour avoir écrit sur Twitter, « l’EIIL n’a rien à voir avec l’islam. Cela fait partie d’un plan par les sionistes qui cherchent délibérément à salir le nom de l’Islam. » L’EIIL, ou Etat Islamique, est une organisation terroriste sunnite.

Haifi a nié être antisémite et a affirmé que son tweet visait Israël, pas les Juifs.

En Février, une commission présidée par Job Cohen, ancien maire d’Amsterdam et ancien leader du Parti travailliste néerlandais, conclu qu’il n’existait aucun motif valable pour licencier Haifi. Suite à la controverse, Haifi a quitté le Parti travailliste, où elle militait à titre bénévole.

La commission pour les droits des travailleurs de la fonction publique, présidée par Cohen, qui a des origines juives, avait recommandé une réprimande pour Haifi mais conclu qu’elle était protégée d’un licenciement par les lois relatives à la liberté d’expression.

Le vice-premier ministre Lodewijk Asscher a qualifié le tweet de Haifi « de forme classique d’antisémitisme. »

Dans une lettre envoyée à des amis et à de la famille en Août, Haifi a nié être antisémite.

«J’ai toujours participé à des actions contre l’antisémitisme », écrit-elle. « Je ne m’étais pas rendue compte de la charge du mot sioniste / sionisme. Aux Pays-Bas (et dans le reste de l’Europe), il est équivalent de ‘juif.  » J’ai ciblé la politique d’expansion de l’État d’Israël et non le peuple juif « .

Les sionistes, inventeurs et héritiers des méthodes du terrorisme moderne

mars 24, 2015

A l’occasion de la parution d’un livre qui fait ouvertement l’apologie du terrorisme juif dans les années 1940, le magazine britannique The Economist nous montre que les élites occidentales, et singulièrement britanniques, sont bien au fait des méthodes qui ont permis d’aboutir à la création de l’état prétendu juif sur le dos des indigènes de Palestine.

Ces méthodes ne sont rien d’autres qu’un terrorisme brutal et impitoyable dans lequel se sont illustrés des personnages qui occuperont de très hautes responsabilités gouvernementales après la création de l’état, tels Menahem Begin et Yitzhak Shamir.

Et en matière de terrorisme, les sionistes ont en effet été des pionniers inaugurant des méthodes comme celle de la lettre piégée ou des attentats à la bombe contre des cafés, des méthodes qui seront imitées ailleurs et même par les Palestiniens voire al Qaïda où on ne négligeait pas la lecture de « La Révolte » de Menahem Begin.

L’auteur de l’article, non signé comme c’est l’habitude dans ce magazine économique britannique, fait deux observations importantes. La première porte sur l’héritage terroriste de l’État sioniste et met en particulier en parallèle l’assassinat d’un policier anglais dans les années 1940 et l’assassinat à Dubaï de Mahmoud al-Mabhouh, un cadre du Hamas, La deuxième porte, avec une pointe de regret semble-t-il, le fait que si les autorités mandataires britanniques avaient adopté une législation aussi dure que celle appliquée par le régime sioniste, l’État prétendu juif n’aurait sans doute pas vu le jour.

Enfin, l’article observe que la Haganah, l’armée juive, était la force militaire la plus importante du Proche orient après l’armée britannique. Et en effet, au plus fort des combats de la guerre de 1948, les Arabes coalisés furent incapables de mobiliser des effectifs en ordre de combat suffisants

Une longue, longue route

What successive generations learned about terrorism in the Middle East

Ce que des générations successives ont appris sur le terrorisme au Moyen Orient

The Economist (UK) 21 mars 2015 | traduit de l’anglais par Djazaïri

Anonymous Soldiers: The Struggle for Israel, 1917-1947. By Bruce Hoffman. Knopf; 618 pages (Soldats anonymes : la lutte pour Israël, 1917 – 1947)

La création d’Israël a de nombreuses causes, mais parmi les plus puissantes d’entre elles, soutient Bruce Hoffman se trouve le terrorisme. Pendant une dizaine d’années, les soldats anonymes de l’armée clandestine juive ont mené une campagne terroriste pour établir un État., s’attaquant d’abord aux Arabes, puis aux forces britanniques, puis encore aux Arabes.

M. Hoffman a travaillé avec la CIA et les forces américaines à Bagdad, et il a créé le Handa Centre for the Study of Terrorism and Political Violence à la St Andrews University. Bien qu’il renvoie certains militants à l’ère des maraudeurs ataviques cherchant à « tuer autant de Juifs que possible, » il garde une admiration à peine voilée pour les irréguliers juifs dont il qualifie le projet de mettre fin aux 25 années de mandat britannique en Palestine et qu’il décrit comme « triomphe non équivoque » et de « brillant dans sa simplicité ». « Le terrorisme, » écrit M. Hoffman, « peut, dans les circonstances adéquates et avec les tactiques et la stratégie appropriées, réussir à atteindre au moins certains des objectifs fondamentaux de ceux qui le pratiquent. »

A ses débuts, le Yishouv juif, ou colonie juive, saluait la Grande Bretagne et ses bonnes dispositions à accomplir la promesse de Lord Balfour de créer un foyer national juif en Palestine. Avec la montée en puissance du Yishouv, cependant, la présence britannique devint plus un obstacle qu’une aide dans cette aspiration à un État.

Vers 1945, sa principale branche armée, la Haganah (ou ‘défense’) était forte de 40 000 membres – la force la plus puissante au Moyen Orient après l’armée britannique. La Haganah était contre le recours à la force pour mettre fin à la présence britannique, mais deux de ses émanations, l’Irgoun et le Lehi (ou Groupe Stern) ne s’embarrassaient pas de tels scrupules.

Avraham Steren, fondateur du Lehi a le statut de héros dans l'entité sioniste

Avraham Stern, fondateur du Lehi, a le statut de héros dans l’entité sioniste

Une partie des 3 500 hommes de l’Irgoun avaient une expérience de la guerre, ayant combattu aux côtés de l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale. D’autres, comme son leader Menahem Begin, avaient été officiers dans les rangs de l’armée polonaise en exil. En 1944, ils avaient résolu de combattre l’occupation britannique de la Palestine à la manière dont ils l’avaient fait avec l’occupation de l’Europe par les Nazis.

En 1947, ils avaient tué près de 300 personnes, dont de nombreux civils, avaient inventé la lettre piégée et utilise des bidons à lait pour faire exploser le siège du gouvernement britannique en Palestine, l’hôtel King David. Plus de 90 personnes, en majorité des civils, avaient péri dans l’attaque qui est restée l’atrocité terroriste la plus meurtrière au monde pendant une quarantaine d’années. L’Irgoun avait visé des symboles du prestige britannique, tandis que le Lehi, plus petit, ciblait le personnel britannique.

Le gouvernement britannique qui venait tout juste de délivrer les Juifs des camps de la mort nazis fut stupéfait de voir tant d’entre eux se retourner contre lui, dans une volonté de hâter l’effondrement de la domination britannique au Moyen Orient. Sur la base de documents déclassifiés, M. Hoffman explique comment la fore d’élite de la Haganah, le Palmach, a financé l’Irgoun en plaçant 460 hommes dans ses rangs. Un temps donné, leurs forces seront formellement associées sur un front plus large, avec les sabotages de voies ferrées et l’approbation de l’attentat contre l’hôtel King David. Pendant que Chaim Weizmann, le président de l’Organisation Sioniste Mondiale, recevait les hauts commissaires britanniques pour le thé, son neveu et futur ministre de la défense, Ezer Weizmann, ourdissait un attentat à l’explosif contre Evelyn Barker, le commandant des forces britanniques en Palestine.

Epuisée par la guerre mondiale, la Grande Bretagne n’avait ni l’envie, ni l’argent et la volonté de combattre. Ses 100 000 soldats en Palestine avaient transformé le centre de Jérusalem en camp fortifié avec des barbelés, imposé le couvre-feu, le contrôle des documents de circulation et un antisémitisme vulgaire. Mais ils étaient paralysés par le soutien américain au sionisme. L’épouse du président Roosevelt, Eleanor, participait à la collecte de fonds pour l’Irgoun en parrainant des représentations théâtrales à Broadway à son profit. Dans cette pièce, Marlon Brando vantait le « nouveau langage juif » fait de balles et non de prières.

Tournée en ridicule par le Congrès des Etats Unis, la Grande Bretagne renonça aux méthodes qu’elle avait employée contre une révolte arabe antérieure. La Royal Air Force avait bombardé les Arabes, pas les Juifs, et l’armée britannique avait entrepris d’essayer de démolir une bonne partie de la vieille ville arabe de Jaffa avec de la gélignite mais avait épargné les maisons juives, quelques mois seulement avant de renoncer au mandat britannique. (Selon M. Hoffman, les Britanniques n’avaient pas frappé assez durement les Arabes et avaient été trop durs avec les Juifs).

Assez curieusement, M. Hoffman interrompt son récit en août 1947, peu de temps avant que les militants commandés par Menahem Begin recommencent leurs attentats à la bombe dans les cinémas et les cafés arabes, et que le Lehi tue le Comte Folke Bernadotte, un diplomate suédois qui avait sauvé des Juifs des camps de la mort et qui était, à ce moment là, le représentant de l’ONU en Palestine.

Le Comte Folke Bernadotte

Le Comte Folke Bernadotte

De manière également décevante, le livre n’a pas de chapitre de conclusion pour analyser le legs des terroristes. M. Hoffman note que Begin et le leader du Lehi, Yitzhak Yezernitzky (plus tard Shamir) sont devenus premiers ministres d’Israël. Et il fait référence en passant au chef des opérations de l’Irgoun, dont la fille Tzipi Livni, est devenue ministre des affaires étrangères. Mais il est circonspect sur les pratiques et les personnels qui ont survécu au passage à l’institution étatique. (En 1946, des assassins du Lehi s’étaient habillés en joueurs de tennis pour tuer un inspecteur britannique, Thomas Martin, un déguisement adopté plus tard pour tuer un agent du Hamas à Dubaï).

Sur l’influence de la Haganah plus largement, M. Hoffman observe que la bibliothèque d’al Qaïda en Afghanistan possédait un exemplaire de « La Révolte » de Menahem Begin, mais ne se demande pas pourquoi tant de prisonniers palestiniens suivent des cours de l’université israélienne sur la manière dont les Juifs ont constitué leur État. Une bonne partie de ce qu’ils font, comme construire des tunnels pour les terroristes, poser des bombes dans des gares routières, tirer des obus de mortier sur des quartiers résidentiels et dissimuler des dépôts d’armes dans des lieux de culte a des antécédents chez les militants juifs. Israël connaît les méthodes des Palestiniens et dispose d’un arsenal législatif anti-terroriste qui, si la Grande Bretagne avait réagi de la même manière, aurait empêché la naissance du futur État. [juif].

Des ultrasionistes dansent sur la tombe de Kayla Mueller, la jeune Américaine qui était prisonnière de Daesh

février 11, 2015

Ce qu’on appelle en France « apologie de terrorisme » s’exprime librement aux Etats Unis. Et contrairement à ce que certains imaginent quand l’apologie du terrorisme s’exprime, elle n’est pas le fait de « djihadistes » à demi-abrutis par la bière, le pastis ou le cannabis mais celui de personnes appartenant à la frange conservatrice, plus précisément néoconservatrice de la société.

L’actualité nous en donne un bon exemple avec la mort de Kayla Mueller, une jeune américaine qui était au mains de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL, Daesh) tuée dans les environs de Raqqa en Syrie dans des circonstances encore floues, dans un bombardement par les Américains ou leurs alliés selon l’EIIL ou exécutée par les miliciens de cette organisation.

Kayla Mueller

Kayla Mueller

Si Barack Obama a fait part de sa « tristesse » après avoir eu confirmation du décès de la jeune femme , le moins que l’on puisse dire est que son sentiment n’est pas partagé par tous. En effet, certains aux Etats Unis reprochaient à Kayla Mueller son engagement en faveur de la Palestine, un engagement posé comme étant un soutien au terrorisme et un parti pris motivé par l’antisémitisme.

Ainsi, parmi divers commentateurs, Debbie Schlussel n’hésite pas à insulter la jeune victime et on comprend bien qu’elle se réjouit du sort réservé à la jeune femme, comme d’ailleurs de celui de tous ces « humanitaires » tués par l’EIIL.

Je ne suis personnellement pas surpris de voir une ultra-sioniste comme Debbie Schlussel se réjouir des crimes perpétrés par l’EIIL qui fait un boulot très utile aux intérêts de l’entité sioniste.

Debbie Schlussel avec et sans retouches

Debbie Schlussel avec et sans retouches

Debbie Schlussel n’en est pas à son coup d’essai en la matière puisque elle avait abondamment justifié la tuerie perpétrée en 2011 à Utoeya en Norvège par Anders Behring Breivik.

Une tuerie qui en passant n’a jamais été évoquée dans tout le ressassement des actes terroristes perpétrés ces dernières années en Europe (Londres et Atocha principalement). Pourtant à Utoeya, 68 personnes, en grande majorité des adolescents, avaient été massacrées. Sans oublier que le terroriste d’extrême droite venait de perpétrer un attentat à l’explosif dans le quartier gouvernemental d’Oslo qui avait coûté la vie à 8 personnes .

Des conservateurs dansent sur la tombe de l’otage de l’EIIL : ‘Antisémite, Pu…n anti-Israël’

par Brendan James, Talking Point Memo (USA) 11 février 2015traduit de l’anglais par Djazaïri

Tous les conservateurs ne se sont pas servis de la mort de l’otage américaine Kayla Muller pour souligner la brutalité de l’Etat Islamique – certains ont choisi de tourner leur aversion vers le travail humanitaire en faveur des Palestiniens de la jeune femme de 26 ans.

« Pas de larmes pour Kayla Mueller qui vient de mourir, l’otage de l’EIIL dont les parents ont confirmé aujourd’hui qu’elle est morte, » écrivait mardi la blogueuse conservatrice Debbie Schlussel, sous le titre, « Kayla Mueller : l’otage de l’EIIL qui est morte était une putain antisémite et anti-Israël. »

« Mueller était un tas de merde antisémite et anti-Israël qui travaillait avec le Hamas et aidait les Palestiniens à harceler les soldats israéliens et à les empêcher de faire leur boulot de maintien des terroristes islamistes hors d’Israël, » écrit-elle.

Schlussel a condamné l’action humanitaire de Mueller dans la « soi-disant ‘Cisjordanie’ » pour empêcher la démolition de « maisons de ‘terroristes’ ».

« Je n’ai de sympathie pour aucun de ces ‘Américains’ (de nom seulement!) otages de l’EIIL, »poursuit-elle. « Et mon attitude quand j’apprends qu’ils ont été liquidés est de dire, que c’est triste, dommage. » [c’est de l’ironie, NdT]

Schlussel a qualifié l’assassinat de Muelle de « justice poétique. »

Dans le même temps, le rédacteur en chef de Breitbart Californie, ex candidat aux élections au Congrès de l’Illinois, Joel Pollack a tweeté mardi que le militantisme « anti-Israël » de Mueller lui avait coûté la vie des mains de l’Etat Islamique.

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Le blog Gateway Pundit (devise: « où l’espoir a finalement fait son retour ») a aussi affirmé que Mueller était coupable d’antisémitisme et aidait le terrorisme.

« Mueller protestait contre les Juifs, » lit-on dans le post qui présente l’International Solidarity Movement, une organisation opposée à l’occupation israélienne, comme « pro-terroriste. »

Conférence-débat sur le sionisme à Villefranche s/S avec Pierre Stambul le 16 janvier 2015

janvier 10, 2015

 

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Etats Unis: racisme, sionisme et militarisation de la police

décembre 4, 2014

Les violences policières qui ont coûté la vie récemment à deux jeunes membre de la communauté noire des Etats Unis (dont un enfant de douze ans) ont été à l’origine de nombreuses manifestations de protestation aux Etats Unis, et même ailleurs, ainsi que de nombreux commentaires dans la presse.

L’affaire la plus significative reste pourtant celle de Ferguson, une petite ville du Missouri qui s’est retrouvée en état de siège avec l’intervention de la Garde Nationale, c’est-à-dire de l’armée.

Ces événements sont les plus médiatisés de toute une série de violences policières qui correspondent à de nouvelles formes d’action policière apparues depuis le 11 septembre 2001 et la militarisation croissante des forces police.

Les forces de police américaines tendent à acquérir de plus en plus d'équipements militaires comme ce véhicule blindé

Les forces de police américaines tendent à acquérir de plus en plus d’équipements militaires comme ce véhicule blindé

C’est que la lutte contre le terrorisme se fait aussi sur le front intérieur et entre naturellement en résonance avec les lignes de fracture propres aux Etats Unis, c’est-à-dire les questions de classe et celles de race, les deux étant évidemment liées.

Tous ces aspects du problème de l’action policière sont généralement bien notés par les observateurs, même s’ils manquent le plus souvent d’insister sur cette particularité de la guerre globale contre le terrorisme qu’est l’implication de l’existence d’un ennemi intérieur. Cet ennemi intérieur qui n’est pas clairement désigné est logiquement le Musulman, le problème étant cependant que le Musulman est bien souvent une abstraction aux Etats Unis. Ce qui n’est pas le cas des Afro-Américains autour desquels persistent les tensions que l’on sait.

L’Afro-Américain est donc un des visages de l’ennemi intérieur contre lequel les forces de police se sont préparées avec l’aide de spécialistes en la matière.

Des spécialistes qui ne sont autres que les services de sécurité, police et armée, de l’entité sioniste pour qui le Palestinien est l’ennemi sans droits et par définition hors-la-loi. Les pauvres et les Afro-Américains ont en quelque sorte vocation à être traités comme des Palestiniens, sinon on ne voit pas bien en quoi l’expérience de la police et de l’armée de l’entité sioniste pourrait être d’une quelconque utilité à un pays qui traite tous ses citoyens sur un pied d’égalité.

Il est somme toute logique que cette coopération policière à tonalité coloniale se fasse avec le parrainage actif de l’Anti-Defamation League, une importante association sioniste qui, comme son équivalent français (la LICRA) est supposée lutter contre l’intolérance et la xénophobie.

Il est par contre étonnant que des initiatives privées puissent être amenées à définit des contenus de formation des forces de l’ordre et, par contre coup, des aspects de la politique sécuritaire d’une nation.

L’Anti Defamation League crée une liste noire des organisations qui lient Ferguson à la Palestine

par Cecilie Surasky, MuzzleWatch (USA) 1er décembre 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Wow. L’ADL considère la photo ci-dessous comme étant un message de haine

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Abe Foxman, dont le salaire annuel de 688 000 dollars fait de lui le plus surpayé des lobbyistes pro-israéliens du pays, s’est récemment couvert de honte (une fois encore) en publiant un communiqué de presse pour faire la leçon à la vedette de la NFL (ligue de football américain) Reggie Bush sur son compte tweeter – Bush avait osé comparer Ferguson et Gaza.

Mais il y a pire.

L’Anti-Defamation League qui se sert de sa réputation dans la lutte contre l’intolérance pour faire taire ceux qui critiquent le gouvernement israélien en matière de droits de l’homme (perpétuant de la sorte l’intolérance et même pire), a publié une liste noire de facto des organisations qui ont osé lier Ferguson à la Palestine.

Je veux dire, qu’est-ce que la militarisation des forces de police américaines et les meurtres impunis de personnes de couleur non armées peuvent bien avoir à faire avec la Palestine ? Selon l’ADL, oser établir une relation est au mieux purement cynique, au pire une forme de haine [religieuse, raciale, NdT).

Mais voilà où l’ADL obtient la médaille de la chutzpah (culot en yiddish) : distingués pour être désignés particulièrement à l’opprobre sont ceux qui lient ce qui se passe à Ferguson avec l’entraînement de la police en Israël. L’ADLrappelle à l’ordre l’inimitable Trita Parsi, président du National Iranian American Council (NIAC), pour ce tweet :

« Vous demandez pourquoi la violence policière excessive ? Voilà une hypothèse : #le chef de la police de Ferguson a reçu un entraînement en Israël…#Gaza »

Capture d ‘écran du 1er décembre 2014 à 19h30 Ils rappellent aussi quelqu’un à l’ordre pour avoir brandi dans une manifestation une pancarte qui dit « Google it!!! Israël entraîne la police de la ville de New York. »

NYPD

Alors qui selon vous est responsable pour tous ces entraînements gratuits de policiers en Israël ? L’ADL, ça va de soi. Ce qui explique selon moi pourquoi elle condamne pour opportunisme et bigoterie [étroitesse d’esprit, intolérance] ceux qui disent, eh bien, une évidence.

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Policiers déployés à Ferguson

Comme l’écrivait Kristian Davis Bailey dans Ebony Magazine en août:

Le service de police du Comté de St Louis qui a tué Michael Brown et placé initialement Feguson en état de siège a été entraîné par l’armée israélienne. L’ancien chef de la police du Comté, Timothy Fitch, a été un des quinze officiers [de police] américains à participer à une semaine d’entraînement en Israël il y a trois ans.

Le séminaire national sur le contre-terrorisme d’avril 2011 (National Counter-Terrorism Seminar NCTS) était sponsorisé par l’Anti-Defamation League (ADL). Il avait réuni les chefs des plus grands services de police américains, le FBI, la police de l’air et des frontières (Immigration and Customs Enforcement ICE) et des membres la police nationale et de l’armée israéliennes ainsi que d’autres services de renseignements.

Curieusement, l’ADL habituellement si prompte à produire des déclarations était trop occupée pour répondre aux demandes de commentaires de Bailey. Bailey poursuivait :

Plus de 9 000 agents américains se sont entraînés avec des unité de la police et de l’armée israéliennes à répondre au terrorisme et aux manifestations de civils. Ces sessions d’entraînement reflètent l’incapacité à distinguer entre le devoir apparent de la police qui consiste à protéger les civils et les réactions de l’armée en situation de guerre. Cette confusion a eu des conséquences en termes de vies humaines pour les Américains, tout particulièrement les Noirs, les Musulmans et les Arabes.

Sniper de la police fusil pointé vers des manifestants à Ferguson

Sniper de la police fusil pointé vers des manifestants à Ferguson

En temps normal, l’ADL se vante de cet entraînement de nombreux agents de police, qui comprend des voyages en Israël pour des agents de la police américaine qui vont s’entraîner aux techniques du contre-terrorisme (qui sont alors mises en œuvre contre des citoyens américains).

J’ai l’impression que sur ce point, ils ont conclu que la meilleure défense était une bonne attaque. Reggie Bush, qui tient le poste de running back, en sait probablement quelque chose.

J’irai cracher sur vos tombes au cimetière de La Mouche

septembre 22, 2014

La commémoration de la mort d’innocents tués au nom d’une idéologie barbare devrait être pour tous une occasion non seulement de recueillement mais de rassemblement. Ce devrait par exemple être le cas avec la cérémonie qui s’est tenue le 21 septembre au cimetière israélite de La Mouche à Lyon en hommage,je cite l’article du Progrès reproduit un peu plus loin,, « aux martyrs de la Soha privés de sépulture. »

Le problème est qu’il n’en fut rien puisque le rabbin Richard Wertenschlag, préposé à la cérémonie, n’a rien trouvé de mieux à faire qu’e d’évoquer le conflit qui oppose Palestiniens et sionistes dont il trouve injuste le traitement par les médias qui présentent selon lui les victimes comme des bourreaux.

Comme quoi, il y a bien une exploitation du souvenir des victimes de la seconde guerre au service d’une idéologie qui n’a rien à envier au nazisme et d’un Etat scélérat et criminel.

Quelqu’un avait écrit quelque chose comme « J’irai cracher sur vos tombes ». Un certain rabbin l’a fait.

Le Progrès - 22 septembre 2014

Le Progrès – 22 septembre 2014

Quoi, Hitler n’a pas fini le boulot? T’as pas honte Salomon de dire ça?

août 26, 2014

Très récemment, plusieurs centaines de survivants et de descendants de survivants des camps de concentration de la seconde guerre mondiale ont acheté un espace d’écriture dans un grand journal américain pour faire part de leur condamnation des crimes commis par le régime sioniste à Gaza et pour appeler au boycott de l’entité sioniste .

Cet appel est passé relativement inaperçu en France (on ne se demandera pas pourquoi) mais a eu un écho significatif aux Etats Unis et auprès des communautés juives dans le monde, entité sioniste comprise.

En témoigne la réaction furieuse d’internautes « juifs » dont le webzine +972 nous livre quelques exemples,

On observera que ces réactions renvoient à un certain nombre de caractéristiques de la déportation des Juifs pendant la seconde guerre mondiale qui sont régulièrement occultées dans le discours destiné au grand public.

On peut relever par exemple la référence d’Itzik Levy aux « kapos «  qui étaient les auxiliaires juifs des gardiens de prison allemands, sans qui ces derniers n’auraient jamais pu gérer ces immenses structures pénitentiaires. Il va sans dire que les « kapos » n’étaient pas toujours tendres, tant s’en faut, avec les détenus.

Brassard de kapo

Brassard de kapo

De son côté Yafa Ashraf nous rappelle la traditionnelle hostilité entre les Juifs ashkénazes et les autres qu’on regroupe généralement sous le vocable « séfarades » là où on devrait distinguer séfarades (espagnols) et mizrahim (orientaux).

Asher Salomon qui nous dit de le Fuhrer n’a pas fini le boulot est finalement d’accord avec Meir Dahan : pour eux ces Juifs (ou pseudo juifs) auraient dû tous périr dans les camps. Ces ont en effet des traîtres « gauchistes » ou « collaborateurs » du nazisme.

C’est pour ça qu’ils vivent à l’étranger, écrit Itzik Levy.

Une remarque qui n’est pas sans rappeler la démarche des sionistes à l’égard des Juifs parqués dans les camps de concentration dont la libération ne leur importait que’à la condition que ces Juifs partent ensuite renforcer le peuplement juif de la Palestine.

Ce choix était énoncé clairement dès 1938 par David Ben Gourion, celui qu’on présente généralement comme le « père fondateur » de l’entité sioniste :

« Si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les installant en Angleterre, ou juste la moitié en les installant en Eretz Israel, je choisirai cette deuxième solution. Car nous devons prendre en compte non seulement la vie de ces enfants, mais aussi l’histoire tout entière du peuple juif [33] Ibid., pp. 38-39. [33] ».

Sur Facebook, des Israéliens souhaitent la mort à dees survvants de l’holocauste qui sont contre [l’opération] Bordure de Protection

par Ami Kaufman, +972 (Palestine occupée) 25 août 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Non, ce n’est pas The Onion [équivalent américain du Gorafi].

Il y a quelques jours, quelques 300 survivants de l’holocauste [survivants et descendants de survivants en réalité) ont placé un encart payant dans le New York Times pour condamner le massacre à Gaza. Mon collègue de Local Call, John Brown, a sélectionné quelques réactions postées sur Facebook par des Israéliens en réponse à cet encart.

J’ai fait quelques traductions [de l’hébreu] des morceaux choisis par John :

David Cohen: Ce ne sont pas des survivants de l’holocauste, ce sont probablement des collaborateurs avec les Nazis.

Shmulik Halphon: Il est prié de retourné à Auschwitz.

Itzik Levy: Ce sont des survivants qui étaient des kapos [auxiliaires juifs des Allemands dans les camps de concentration]. Des traitres gauchistes. C’est pour ça qu’ils vivent à l’étranger et pas dans l’Etat juif.

Vitali Guttman: Suffit, ils devraient déjà être morts. Ils nont survécu à l’holocauste seulement pour faire un autre holocauste à Israël dans l’opinion publique ?

Meir Dahan: Pas étonnant si Hitler a assassiné 6 millions de Juifs à cause de gens comme vous , vous n’êtes même pas juifs, vous êtes dégoûtants, une honte pour l’humanité et vos rejetons sont comme vous, des ordures.

Asher Solomon: C’est une honte, Hitler n’a pas fini le boulot.

Katy Morali: Des survivants de l’holocauste qui pensent ainsi sont priés d’aller mourir dans les chambres à gaz.

Yafa Ashraf: Nullards d’Ashkénazes, c’est vous les Nazis.

john

+972 est sur Facebook

Violer des Palestiniennes pour empêcher des attentats (universitaire sioniste)

juillet 21, 2014

Des propos tenus par quelqu’un qui travaille comme « chercheur »dans un centre d’études universitaires !

Comment elle disait la journaliste américaine ?

Ah oui : « scum » ou racaille, salopard

Universitaire israélien: violer des femmes palestiniennes découragerait les attentats

par Connie Hackbarth, Alternative Information Center (Palestine) 21 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Dr Mordechai Kedar

Le Dr Mordechai Kedar

« La seule chose qui pourrait dissuader un candidat à un attentat suicide serait qu’il sache que s’il est attrapé, sa sœur ou sa mère sera violée, » a déclaré Kedar dans un talk show à la radio.

Sur l’émission radio en hébreu, Kedar tient ce propos à 1:35:00:

Kedar, qui est spécialiste universitaire de la population palestinienne en Israël a servi pendant 25 années dans les services de renseignements de l’armée où il était spécialisé dans les organisations islamiques.

Il est chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Begin – Sadate de l’université Bar Ilan, un centre d’études marqué à droite, ainsi que le fondateur et l’actuel directeur de l’Israel Academia Monitor, un site web néo-mccarthyste qui surveille les présumées « activités anti-israéliennes d’universitaires israéliens ».

Pendant l’interview dans l’émission radio nationale quotidienne Hakol Diburim sur Israel Radio Bet, l’interviewer Yossi Hadar a observé que la proposition de Kedar « n’est pas bonne […] Nous ne pouvons bien sûr pas prendre de telles mesures. »

Cette observation n’a pas freiné Kedar qui a répondu que « c’est la culture… » et « c’est le Moyen Orient », ajoutant que « Je ne parlais pas de ce que nous faisons ou ne faisons pas. Je parle de la réalité ; la seule chose qui dissuadera un candidat à l’attentat suicide – c’est squ’il sache que s’il actionne le détonateur, sa sœur sera violée. »

L’université Bar Ilan est une université religieuse juive située dans la banlieue de Tel Aviv. En novembre 1995, Yigal Amir, qui étudiait dans cette institution, avait assassiné le premier ministre Yitzhak Rabin.

Si vous voulez écrire à ce Dr Mabuse, ses coordonnées ici

Via Nida et Seenthis

 

Tel Aviv menace ouvertement la presse internationale: « le Hamas se sert des journalistes comme de boucliers humains »

juillet 20, 2014

Des menaces accueillies avec indifférence par la corporation journalistique française puisque l’information est peu reprise par la presse française. Personnellement je n’ai pu la trouver que sur le site de Zone Bourse :

Israël appelle les journalistes étrangers à la prudence

19/07/2014 | 23:27

Le bureau de presse du gouvernement israélien a averti samedi les journalistes étrangers qu’il n’était pas responsable de leur sécurité dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne mène depuis jeudi soir une opération terrestre.

« Gaza et ses alentours sont un champ de bataille. Couvrir les hostilités expose les journalistes à un danger qui peut être mortel », précise le bureau de presse dans un communiqué.

« Israël n’est en aucun cas responsable des blessures ou des dégâts qui pourraient résulter de reportages sur le terrain. »

Depuis le 8 juillet, les bombardements puis l’opération terrestre menée par Tsahal dans la bande de Gaza ont fait 336 morts côté palestinien, en majorité des civils. Les Israéliens ont eu cinq morts, trois militaires et deux civils. (Maayan Lubell, Guy Kerivel pour le service français)

Pour ce que j’en sais, Zone Bourse est, comme son nom le suggère, un site d’information spécialisé dans la finance et qui n’est pas rattaché à un groupe de presse.

Le petit article de Zone Bourse s’appuie sur une dépêche de Reuters, ce qui nous permet d’avoir un aperçu du fonctionnement de la désinformation en économie de marché.

La première option est de se taire, de ne pas relayer une information gênante. Ce qu’ont fait la majorité des organes de presse habituellement sourcilleux quant à liberté de travailler des journalistes (sauf dans le cas du conflit du Proche Orient où ils se plient en réalité sans broncher à la censure sioniste).

L’autre option consiste à édulcorer et à occulter ce qui gêne.

Et ça on le constate dès le titre de l’entrefilet de Zone Bourse :

« Israël appelle les journalistes étrangers à la prudence »

alors que le corps de l’article nous dit que cet appel à la « prudence » est en fait un avertissement donné aux journalistes par les autorités sionistes qui indiquent n’être pas responsables de leur sécurité dans la bande de Gaza. »

La notion d’avertissement est pourtant contenue dès le titre de la dépêche originale de Reuters :

Israel warns foreign journalists covering Gaza fighting

« Israël n’est en aucun cas responsable des blessures ou des dégâts qui pourraient résulter de reportages sur le terrain. » lit-on sur Zone Bourse comme sur la dépêche originale.

Ce qui en langage sioniste signifie que les journalistes sont des cibles comme les autres puisqu’ils se trouvent dans une zone où l’armée et la police sionistes ne peuvent pas imposer de censure et doivent s’en remettre à l’autocensure ou au parti pris pro Tel Aviv des journalistes ou de leurs rédactions.

Ce qui marche assez souvent mais peut être sujet à des ratés comme on a pu le voir avec l’assassinat de gamins sur une plage de Gazas sous les yeux de la presse internationale ou avec Diana Magnay, cette journaliste américaine choquée par le comportement des habitants de Sderot qui exultent en regardant les missiles de leur armée exploser sur Gaza (elle a été mutée en urgence à Moscou).

Ce n’est bien sûr pas cet argument que mobilise le service sioniste chargé du contrôle de la presse. En effet, si on se reporte à la dépêche de l’agence Reuters, les journalistes occidentaux sont en fait des cibles pour l’armée sioniste exactement pour la même raison que les civils palestiniens :

le « Hamas se sert des journalistes comme de boucliers humains ».

Les journalistes doivent donc prendre « toutes les précautions possibles. »

C’est exactement ce qui a été dit à ces femmes, ces enfants, ces civils dont les corps ont été déchiquetés ou écrasés par les bombes sionistes.

un gilet pare-balle n'est d'aucune utilité contre un obus de 155

un gilet pare-balle ne sera d’aucune utilité à  Ayman Molhyeldin contre un obus de 155 mm

Je vous traduis  donc ce que signifie le mot « précaution » en novlangue sioniste : il signifie tout simplement que les journalistes doivent quitter la bande de Gaza sous peine de risquer des traumatismes pouvant aller jusqu’à une mort violente.

NB: Ayman Molhyeldin est un des  journalistes qui avaient assisté au massacre des gosses palestiniens sur une plage de Gaza. Il a bien sûr rendu compte de ce drame, ce qui a valu à ce journaliste chevronné d’être rappelé par la chaîne NBC afin qu’il ne couvre plus les événements à Gaza. Une forte mobilisation du public, via les réseaux sociaux, a contraint NBC à revenir sur sa décision.

Ci-dessous l’intégralité de la dépêche Reuters en anglais

Israel warns foreign journalists covering Gaza fighting 19 juillet 2014

JERUSALEM (Reuters) – Israel’s Government Press Office on Saturday warned foreign journalists it was not responsible for their safety in the Gaza Strip, where the Jewish state has launched an offensive against Palestinian militants.

Israel sent ground forces into Hamas-dominated Gaza on Thursday after heavy air and naval barrages failed to stop rocket fire from the Palestinian territory. Gaza officials said at least 335 Palestinians, many of them civilians, have been killed in the 12-day conflict.

« Gaza and its vicinity are a battleground. Covering the hostilities exposes journalists to life-threatening danger, » an e-mailed Government Press Office (GPO) statement said.

« Israel is not in any way responsible for injury or damage that may occur as a result of field reporting. »

The GPO, which accredits journalists based in Israel, many of whom also cover events in the Palestinian Territories, charged Islamist group Hamas was using journalists as human shields and advised reporters to take « every possible precaution. »

The Israeli military said that since the July offensive began, it has struck over 2,300 sites in the densely populated enclave and that more than 1,663 rockets have been launched by Palestinian militants toward its territory.

Its land incursion into Gaza has so far failed to subdue Hamas and its allies, who fired more than 90 rockets into Israel on Saturday, the Israeli army said. Three Israeli soldiers and two civilians have been killed.

(Writing by Maayan Lubell; Editing by Sandra Maler)

 


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