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Pour la majorité des étudiants juifs américains, l’Etat « juif » n’est pas civilisé.

février 24, 2016

Le site de Philip Weiss reste une des sources les plus riches quand on s’intéresse à l’actualité relative à la cause palestinienne. [vous pouvez aller directement à l’article qui se trouve à la fin de mon texte]

Il le prouve une nouvelle fois en révélant l’essentiel de la teneur d’une conférence qui s’est tenue à Jérusalem dans l’objectif de trouver les moyens d’une propagande efficace en faveur de l’entité sioniste et de contrer le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions)

On sait que faute d’arguments légitimes, les partisans de l’entité sioniste en sont désormais le plus souvent réduits à faire pression sur les gouvernements étrangers pour qu’ils adoptent des dispositions qui rendent l’appel au boycott illégal. C’est déjà le cas en France avec la circulaire Alliot-Marie que Sainte Christiane Taubira s’est bien gardée d’abroger. Ailleurs, comme au Canada, c’est une motion motion votée au parlement tandis que le Royaume Uni se prépare à légiférer pour interdire le BDS…

Ce qui n’empêchera pas le mouvement de boycott de prendre de l’ampleur tout comme l’impopularité ou du moins le scepticisme à l’égard de l’entité sioniste.

Ainsi, les conférenciers sionistes ont pu avoir un état des lieux inquiétants sur la perception de l’entité sioniste par les étudiants juifs américains. Ces derniers non seulement ne sont pas une majorité à penser que l’entité sioniste veut la paix, mais ils sont à peine 38 % à considérer que nous parlons d’un Etat « civilisé ».

Ce qui ne signifie bien sûr pas qu’ils renoncent nécessairement à soutenir l’entité sioniste mais qui donne à penser que ce soutien n’est pas un acquis intangible.

Et c’est là un gros problème pour le régime sioniste. En effet, cette entité coloniale s’est elle-même mise sous la coupe d’une métropole en obtenant la protection des Etats Unis. Au fil des ans, la colonie juive a su construire tout un dispositif de propagande, d’influence et de contrôle qui lui permet d’influer fortement sur la politique de la métropole, du moins quand cette politique est en rapport avec sa sécurité et sa prospérité.

Ce contrôle n’est pas absolu et il peut être mis en échec à force de patience et d’habileté, ce qu’ont su démontrer Barack Obama et John Kerry dans le dénouement de la crise avec l’Iran. Une démarche qui n’a été possible que parce que Barack Obama effectue son deuxième et dernier mandat présidentiel !

Un des instruments de ce contrôle est la communauté juive, ou plus exactement les organisations communautaires juives qu’elles agissent dans le domaine social, culturel, religieux ou politique. C’est par leur intermédiaire que l’actions sioniste peut se déployer verticalement, vers les couches dirigeantes (élus municipaux, gouverneurs d’Etats, sénateurs etc.) et horizontalement (vers les citoyens ordinaires).

L’animation et les relais de ces organisations, aussi bien verticalement qu’horizontalement, est le plus souvent assurée par des membres de l’élite, c’est-à-dire des gens qui occupent des postes à responsabilité dans les domaines de l’économie, de la culture, de l’information, de la religion etc. Ces gens ont généralement été formés à l’université [il n’existe pas de « grandes écoles » aux Etats Unis] où ils ont acquis non seulement des compétences et des connaissances mais aussi une vision de la vie et de la politique au sens large parfois sur la base d’engagements pour telle ou telle cause.

L’état moral de cette frange de la population étudiante donne donc une indication sur les orientations que pourrait prendre cette population une fois arrivée à l’âge de maturité et de la participation active à la vie publique locale, régionale ou nationale.

Et quand on s’intéresse à la population étudiante juive, cet état moral semble des plus préoccupants si on en croit un spécialiste des enquêtes d’opinion qui participait à la conférence de Jérusalem.

 La majorité des étudiants juifs américains ne voit pas Israël comme un pays « civilisé » ou une « démocratie » affirme Luntz lors d’une conférence secrète anti-BDS

par Ofer Neiman, Mondoweiss (USA) 2 février 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le lien vers l’information en hébreu. En résumé :

Le ministre Gilad Erdan [ministre de la sécurité publique, des affaires stratégiques et de l’information] a organisé une conférence secrète à Jérusalem, qui a réuni 150 partisans influents d’Israël.

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Gilad Erdan et son complice Benjamin Netanyahou

Le spécialiste des sondages d’opinion Frank Luntz, marqué politiquement à droite, [qui avait auparavant affirmé que sionisme était devenu un gros mot pour les élites des Etats Unis] a présenté des statistiques :

_ La tentative du ministère du tourisme pour vendre Israël comme une destination sympa [filles et bikinis] a échoué.

– Les étudiants juifs américains ont une image de plus en plus négative d’Israël

– Ils ne sont que 42 % à croire qu’Israël veut la paix.

-Seulement 38 % d’entre eux pensent que ‘Israël est civilisé et occidental”.

-31% seulement considèrent qu’Israël est une démocratie.

– Pas moins de 21 % d’entre eux pensent que les Etats Unis devraient prendre le parti des Palestiniens.

Le nouvel agenda, pas si nouveau que ça, proposé par Luntz et Cie : les partisans d’Israël doivent dire qu’ils sont pour le dialogue et un processus de paix qui passe par la diplomatie, et ils doivent accuser ceux qui soutiennent le BDS de faire obstacle au dialogue et de répandre la haine.

Une candidate aux élections sénatoriales en Espagne bloquée pendant quatre mois dans la bande de Gaza

décembre 18, 2015

Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) est à peu près l’équivalent espagnol du Front de Gauche français qui est cependant de constitution plus récente. Formation politique à géométrie variable, IU est structurée essentiellement autour du Parti Communiste Espagnol (PCE) qui y joue un rôle prédominant.

Aux dernières élections générales tenues en 211 , IU avait rassemblé 6,9 ¨des voix et 11 députés. Aux élections européennes de 2014 , IU a obtenu 9,9 % des voix. C’est donc une force politique non négligeable même si elle ne peut prétendre jouer les premiers rôles.

Il se trouve que Jaldia Abubakra, une membre d’IU, candidate qui plus est aux prochaines élections sénatoriales en Espagne, a été retenue contre son gré quatre mois dans la bande de Gaza, Cette militante d’origine palestinienne vient tout juste d’être autorisée par les terroristes sionistes à quitter ce territoire palestinien sous blocus et elle a pu regagner Madrid aujourd’hui.

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Jaldia Abubakra

On notera que le gouvernement égyptien, pourtant sollicité par l’Espagne, n’a pas daigné ouvrir sa frontière pour laisser sortir la militante hispano-palestinienne.

On notera aussi le silence de la classe politique européenne sur cette situation qui aurait provoqué l’indignation générale si elle avait été le fait de n’importe quel autre pays.

La candidate de Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) peut sortir de Gaza où elle était bloquée depuis août

Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israéliennes arrive vendredi en Espagne

Agences Madrid, El Pais (Espagne) 17 décembre 2015 traduit de l’espagnol par Djzaïri

La candidate de IU à l’élection sénatoriale Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israélienne, est en chemin pour Jérusalem, et elle prévoit d’arriver en Espagne vendredi, a annoncé l’agence Efe. Après quatre mois passés dans la bande de Gaza, Abubakra en est sortie jeudi accompagnée d’agents de la Guardia Civil. L’ambassade d’Espagne en Israël lui cherche un avion pour qu’elle puisse arriver vendredi à Madrid.

La candidate était entrée le 18 août dernier dans le territoire palestinien pour rendre visite à sa sœur qui venait de perdre son mari et, depuis lors, elle essayait de quitter la bande de Gaza. Abubakra est née à Gaza mais vit en Espagne depuis trente ans et travaille à la mairie de Madrid où ses collègues de travail lui ont obtenu une exemption d’obligation de présence en raison des circonstances particulières.

Le 11 décembre dernier, les eurodéputés de IU, Marina Albiol y Javier Couso, ont demandé à la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ainsi qu’au Service Européen d’Action Extérieure (SEAE) de faire pression sur Israël pour qu’il laisse sortir de Gaza la candidate qui vient en seconde position sur la liste de IU – Unidad Popular por Madrid pour l’élection sénatoriale.

En troisième position sur la liste d’IU pour l’élection au Congrès, Enrique Santiago avait de son côté transmis au ministère des affaires étrangères à Madrid une autre lettre signée également par Albiol et Couso dans laquelle ils exigeaient du ministre José Manuel Garcia – Margallo qu’il intervienne auprès des autorités israéliennes et égyptiennes pour débloquer la situation.

A Gaza, danser c’est aussi résister

novembre 30, 2015

Comme dans le ballet, cet article intéressant ne nous épargne pas quelques figures imposées, comme celle qui nous ferait presque croire que ce que vit la bande de Gaza, blocus et bombardements, est la faute du Hamas dont l’arrivée au pouvoir aurait en quelque sorte mis fin à une situation… Au fait quelle situation ?

Une image de pirouettes et de rose dans l’unique école de ballet de Gaza

Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l’école est un havre de calme et d’ordre.

par Nidal al-Mughrabi, Reuters Christian Science Monitor (USA) 30 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Gaza ville – Le groupe de fillettes aux cheveux nattés et vêtues de rose étiraient leurs bras sur les côtés et pivotaient sur la pointe des pieds, essayant désespérément de tenir l’équilibre. L’oeil perçant de leur professeur surveillait la dernière cuvée d’aspirantes ballerines de Gaza.

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Quinze filles âgées de cinq à huit ans sont actuellement inscrites à l’école de ballet du Al-Qattan Center for Children de Gaza, ce qui en fait un des cours les plus populaires parmi ceux que propose le centre, sous le regard attentif d’une enseignante ukrainienne.

Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent au cours des cinq dernières années, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l’école est un havre de calme et d’ordre, un lieu dont bon nombre de parents sont impatients que leurs enfants puissent profiter.

« Le projet de ballet était un rêve pour beaucoup de familles, » explique Heyam Al-Hayek, le directeur des activités culturelles au centre Qattan. « Ils demandaient des cours de ballet mais nous ne trouvions pas de formateurs. C’était difficile de faire venir un instructeur de l’étranger. »

Le rêve a commencé à prendre forme quand ils ont rencontré Tamara, une Ukrainienne mariée à un Palestinien et qui réside à Gaza, qui avait étudié la danse et avait la qualification pour l’enseigner. Elle a demandé à ce pas donner son nom de famille.

Un programme pilote a commencé pendant l’été dans l’attente de savoir combien de parents adhéreraient au projet étant donné que Gaza est une société conservatrice où le ballet n’est pas une passe-temps commun. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, 50 enfants, uniquement des filles, étaient inscrites. Il y a maintenant une liste d’attente qui va dans les centaines.

Dans le hall carrelé, 14 élèves étaient alignées à l’unisson le long du mur, une main serrant une longue barre métallique. Quand Tamara leur montrait les pas, elles l’imitaient avec précision, faisant angle avec leurs pieds et fléchissant leurs genoux, un bras en extension, mentons relevés.

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Certains de ces enfants ont connu quatre guerres dans leurs courtes vies, avec la bande de Gaza sous tension depuis que l’organisation islamiste Hamas a pris le plein contrôle de l’enclave en 2007. Depuis lors, l’Egypte et Israël ont maintenu un blocus sur le territoire, contrôlant de près les entrées et sorties de biens et de personnes.

Pour les parents, la chance pour un enfant de participer à quelque chose de si éloigné de la vie quotidienne à Gaza est une richesse à la fois éducative et psychologique. La mère de Maria, six ans, dit que le ballet a aidé sa fille à surmonter des années de traumatisme.

« Elle souffrait depuis la guerre de 2012, et son était avait empiré avec la guerre de l’an dernier, » explique Manal Abu Muamar en décrivant les cauchemars de Maria et sa peur au moment d’aller dormir.

« Après le premier cours de baller, elle était rentrée à la maison gaie comme un pinson. Elle avait fait les mouvements qu’elle avait appris, et elle tournait dans la maison comme un papillon. »

Près de la moitié du 1,8 million d’habitants de gaza a moins de 18 ans, et l’UNICEF, estime que 400 000 d’entre eux ont besoin d’une forme de soutien psychologique.

Mais outre l’aspect loisir pour s’évader et désir d’essayer ce qu’lles ont peut être vu seulement à la télévision, certaines élèves sont décrites par leur professeur comme des « filles costauds » et« excellentes » qui ont la volonté d’aller plus loin dans la danse.

« J’imitais les danses de ballet que je voyais à la télévision ou sur YouTube, » dit Bana Zuarub, huit ans.

« Maintenant j’apprends pour de bon, et j’adore ça. »

Les attentats de Paris sont une juste rétribution pour l’holocauste selon ce rabbin

novembre 15, 2015

Dov Lior n’est certainement pas un rabbin marginal, au contraire.

Le rabbin d’extrême droite des colonies : les attentats de Paris sont une rétribution pour l’holocauste

The Jerusalem Post (Sionistan) 15 novembre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le propos de Dov Lior, Grand Rabbin de la colonie israalienne de Kiryat Arba a été initialement rapportée par l’agence de presse Walla ! [agence sioniste, NdT]

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Le rabbin Dov Lior porté en triomphe par ses ouailles

Samedi, pendant les funérailles d’un père et de son fils abattus par des terroristes palestiniens, le dignitaire religieux sioniste d’une colonie juive en Cisjordanie a dit à l’assistance que les attentats de Paris étaient mérités en raison de ce que les Européens « ont fait à notre peuple il y a 70 ans. »

« Les méchants dans cette Europe gorgée de sang le méritent pour ce qu’ils ont fait à notre peuple il y a 80 ans, » a déclaré Lior.

Le rabbin controversé avait précédemment approuvé par écrit un livre intitulé «La Torah du Roi3 qui avait été co-écrit en 2009 par le Rabbin Yitzhak Shapira, une personnalité extrémiste des colonies, qui autorisait à tuer les civils non juifs en temps de guerre.

Il avait été convoqué par la police pour être interrogé au motif d’incitation à la violence mais il avait refusé de se présenter, affirmant que la Torah n’était pas ouverte aux enquêtes policières. Il avait donc subséquemment été arrêté pour être interrogé mais aucune charge n’avait été retenue contre lui.

L’an dernier, Lior a publié une lettre expliquant que la loi juive permet de détruite toute la Bande de Gaza pour apporter la paix au sud du pays.

Lior indiquait avoir reçu des questions pour savoir si la loi juive permet de porter atteinte à une population civile non directement impliquée avec les combattants.

Il avait d’abord cité l’opinion du Maharal de Prague, un rabbin renommé du 18ème siècle, qui avait écrit qu’une nation agressée peur mener une guerre sans merci à la nation qui l’attaque, et qu’elle n’est pas obligée de se préoccuper de la sécurité des gens qui sont personnellement impliqués dans les hostilités.

« En temps de guerre, une nation attaquée a le droit de punir la population ennemie avec les mesures qui lui semblent convenir, comme le blocus sur les fournitures en électricité, ainsi que le bombardement de l’ensemble de la zone selon ce qu’estime nécessaire le ministre de la défense, et d’éviter de mettre en danger inutilement les soldats mais au contraire de prendre les mesures dissuasives et d’exterminer l’ennemi, » écrivait Lior.

S’exprimant sur les hostilités avec le Hamas, le rabbin poursuivait en affirmant que « dans le cas de Gaza, il serait même permis au ministre de la défense d’ordonner la destruction de tout Gaza de sorte à ce que le sud [de l’entité sioniste] ne souffre plus et pour prévenir des atteintes contre notre peuple qui souffre depuis si longtemps à cause des ennemis qui nous entourent. »

« Le langage et les considérations humanitaires ne sont rien quand on les met en balance avec la préservation des vies de nos frères dans le sud et dans tout le pays ainsi que la restauration de la tranquillité sur notre territoire, » avait-il dit.

Selon le député britannique Gerald Kaufman, au moins la moitié des attaques au couteau en Palestine sont des inventions de la propagande sioniste

octobre 30, 2015

Gerald Kaufman est un député travailliste qui siège à la Chambre des Communes à Londres. J’ignore si il est antisioniste, ce dont je doute quelque peu, mais c’est quelqu’un qui n’hésite pas à appeler un chat un chat et à désigner l’agresseur et la victime dans le conflit qui oppose sionistes et Palestiniens.

Et pour lui, les victimes sont clairement les Palestiniens. Non seulement il le pense, mais il le fait savoir publiquement en n’hésitant pas par exemple à s’exprimer sur le conflit en Palestine d’une manière qu’on aurait du mal à imaginer en France. Et imaginez-vous une photo comme celle présentée ci-dessous avec un député du Parti Socialiste?

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas en 2012

Certes, M. Kaufman est de confession juive. Mais il y a déjà un moment que ce n’est plus une protection suffisante quand on parle de l’entité sioniste. Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de voir qu’en France les médias ont été capables de faire passer pour raciste patenté un… métis, je veux parler de l’humoriste Dieudonné vous l’aurez compris.

Des médias français qui auraient d’ailleurs des leçons à prendre auprès de M. Kaufman sur la manière de traiter des récentes attaques à l’arme blanche qui ont visé des colons sionistes en Palestine occupée.

Le député britannique n’hésite pas à qualifier au moins la moitié d’entre elles d’inventions de la propagande sioniste.

En France, la presse (libre) semble trouver tout à fait normal qu’on exécute un Palestinien de sang froid pour peu qu’un officiel sioniste affirme que ce dernier était bien armé d’un couteau (de cuisine le plus souvent).

Le député travailliste Gerald Kaufman accuse le gouvernement d’être influencés par «l’argent juif»

Il a également dit que « plus de la moitié » des récentes attaques à l’arme blanche contre des Juifs en Israël sont des inventions

par Doug Bolton, The Independent (UK) 30 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un discours prononcé au parlement à l’occasion d’une réunion de soutien à la Palestine,le député travailliste Sir Gerald Kaufman aurait accusé Israël d’avoir inventé un certain nombre d’informations sur des attaques à l’arme blanche contre des Juifs, et il a affirmé que le parti Conservateur est influencé par « l’argent juif ».

Selon la Jewish Telegraph Chronicle, Kaufman, député de Manchester Gorton et doyen de la Chambre basse, a déclaré à son auditoire pendant un événement organisé par le Palestinian Return Centre, que le gouvernement est devenu plus pro-israélien ces dernières années en raison des dons financiers provenant d’organisations juives.

« C’est l’argent juif, les dons juifs au parti Conservateur – comme pour les élections générales de mai – le soutien de The Jewish Chronicle, tout ce genre de choses, qui influencent les Conservateurs, » a-t-il dit.

« Il y a en ce moment un groupe important de parlementaires conservateurs qui sont pro-Israël en toutes circonstances et qui ne s’intéressent ni à ce que fait Israël, ni à ce que fait le gouvernement israélien. »

Il a ajouté : « Ils ne sont pas intéressés par le fait quel les Palestiniens vivent sous oppression, et peuvent être tués par balles à tout moment. Rien que ces derniers jours, les Israéliens ont assassiné 52 Palestiniens et personne n’y accorde d’attention et ce gouvernement [Cameron] s’en fiche. »

Kaufman en est ensuite venu à soutenir que « plus de la moitié » des attaques à l’arme blanche qui se sont récemment produites en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le reste d’Israël étaient des inventions, dans des propos qui ont été enregistrés par le blogueur David Collier.

Faisant lecture d’un courriel envoyé par un ami qui réside à Jérusalem Est, Kaufman a dit : « Plus de la moitié des annonces d’attaques à l’arme blanche ont été complètement fabriquées. Pour l’autre moitié, certaines sont avérées, tandiq que pour d’autres, on ne peut rien en dire étant donné que les Palestiniens ont été exécutés et que personne n’a posé de questions. »

« Il y a autre chose, ils en sont venus au point de tuer des gens d’allure arabe et ces quelques derniers jours, ils ont tué deux Juifs israéliens et un Erythréen simplement parce qu’ils avaient l’air d’Arabes. »

« Ils ont inventé une histoire de coup de couteau pour justifier les assassinats avant de découvrir que ce n’étaient pas des Palestiniens. »

Kaufman faisait allusion à un incident qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci quand un Erythréen a été tué par une foule en colère qui croyait à tort qu’il était le complice d’un assaillant arabe.

Le Palestine Return Centre qui a organisé la table ronde au cours de laquelle Kaufman s’est exprimé est un cabinet d’études qui s’intéresse aux questions relatives aux Palestiniens dispersés [en exil, NdT] et à leur retour en Israël [Palestine, NdT].

Kaufman est membre du parlement depuis juin 1970, ce qui fait de lui le député en activité qle plus ancien à la Chambre des Communes. Il es juif et est depuis longtemps un critique virulent d’Israël et du gouvernement israélien.

Publié en 1968, un livre indispensable de Pierre Démeron sur les liens entre sionisme et élites françaises

avril 9, 2015

Ce livre de Pierre Démeron, publié en 1968, est indispensable pour ceux qui veulent comprendre l’enracinement du soutien à l’entité sioniste dans une bonne partie des élites de l’après-guerre et formées durant la guerre d’Algérie. Parmi ces élites, des personnes aussi diverses que Juliette Gréco ou Valéry Giscard d’Estaing.

Pierre Démeron n’était nullement un marginal, critique littéraire pour un magazine féminin, il participait à des émissions littéraires à la radio et a rencontré les grandes personnalités du monde de la culture.

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Clic pour télécharger le livre en pdf

Yasmina Haifi tient tête au lobby sioniste aux Pays Bas, et gagne.

avril 7, 2015

Yasmina Haifi est une spécialiste de cybersécurité qui exerce aux Pays Bas pour le compte du ministère de la justice. Elle exerce toujours dans ce ministère même si elle a été relevée de ses fonctions dans la cellule antiterroriste qui en dépend.

Yasmina Haifi

Yasmina Haifi

Elle aurait pu être licenciée comme le souhaitait un certain nombre de politiques pour avoir écrit sur Twitter qu’elle considérait que l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh) faisait partie d’un plan sioniste pour nuire à l’Islam.

On dira que le raccourci est un peu rapide, mais dans le fond elle a raison notre informaticienne dont la mission antiterroriste lui a certainement permis de se faire son opinion.

Son employeur ministériel tout comme une commission des droits des fonctionnaires ont conclu qu’elle n’avait fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression.

Elle a bien sûr été accusée d’antisémitisme et elle reconnaît elle-même ne pas avoir réalisé à quel pont la confusion était entretenue aux Pays Bas entre sionisme et judaïsme, elle qui précisément militait contre l’antisémitisme au sein du parti travailliste néerlandais dont elle était une adhérente.

Et dont elle a démissionné pour une raison non expliquée dans l’article.

Une spécialiste néerlandaise de cybersécurité qui avait déclaré que l’EIIL faisait partie d’un plan sioniste conserve son emploi

Jewish Telegraphic Agency 2 avril 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

(JTA) Un fonctionnaire néerlandaise qui affirmé que l’EIIL faisait « partie d’un plan [conçu] par les sionistes » peut garder son emploi, a décidé le ministre de la Justice du pays.

Le ministre Ard van der Steur a rendu sa décision publique mercredi dans une lettre adressée au Parlement à propos de la conduite de Yasmina Haifi, un ancien chef de projet au Centre national de cybersécurité du ministère.

Dans la lettre, van der Steur écrit que Haifi a reçu une notification « licenciement avec sursis » et sera transférée à un autre poste. Elle ne sera plus employée à l’unité néerlandaise de lutte contre le terrorisme auquel participe son ancien service fonctionne, mais elle travaillera ailleurs au sein du ministère.

Van der Steur a écrit la lettre pour répondre aux questions posées par des parlementaires de droite qui réclamaient des mesures contre Haifi.

En août, Haifi a été suspendue pour avoir écrit sur Twitter, « l’EIIL n’a rien à voir avec l’islam. Cela fait partie d’un plan par les sionistes qui cherchent délibérément à salir le nom de l’Islam. » L’EIIL, ou Etat Islamique, est une organisation terroriste sunnite.

Haifi a nié être antisémite et a affirmé que son tweet visait Israël, pas les Juifs.

En Février, une commission présidée par Job Cohen, ancien maire d’Amsterdam et ancien leader du Parti travailliste néerlandais, conclu qu’il n’existait aucun motif valable pour licencier Haifi. Suite à la controverse, Haifi a quitté le Parti travailliste, où elle militait à titre bénévole.

La commission pour les droits des travailleurs de la fonction publique, présidée par Cohen, qui a des origines juives, avait recommandé une réprimande pour Haifi mais conclu qu’elle était protégée d’un licenciement par les lois relatives à la liberté d’expression.

Le vice-premier ministre Lodewijk Asscher a qualifié le tweet de Haifi « de forme classique d’antisémitisme. »

Dans une lettre envoyée à des amis et à de la famille en Août, Haifi a nié être antisémite.

«J’ai toujours participé à des actions contre l’antisémitisme », écrit-elle. « Je ne m’étais pas rendue compte de la charge du mot sioniste / sionisme. Aux Pays-Bas (et dans le reste de l’Europe), il est équivalent de ‘juif.  » J’ai ciblé la politique d’expansion de l’État d’Israël et non le peuple juif « .

Les sionistes, inventeurs et héritiers des méthodes du terrorisme moderne

mars 24, 2015

A l’occasion de la parution d’un livre qui fait ouvertement l’apologie du terrorisme juif dans les années 1940, le magazine britannique The Economist nous montre que les élites occidentales, et singulièrement britanniques, sont bien au fait des méthodes qui ont permis d’aboutir à la création de l’état prétendu juif sur le dos des indigènes de Palestine.

Ces méthodes ne sont rien d’autres qu’un terrorisme brutal et impitoyable dans lequel se sont illustrés des personnages qui occuperont de très hautes responsabilités gouvernementales après la création de l’état, tels Menahem Begin et Yitzhak Shamir.

Et en matière de terrorisme, les sionistes ont en effet été des pionniers inaugurant des méthodes comme celle de la lettre piégée ou des attentats à la bombe contre des cafés, des méthodes qui seront imitées ailleurs et même par les Palestiniens voire al Qaïda où on ne négligeait pas la lecture de « La Révolte » de Menahem Begin.

L’auteur de l’article, non signé comme c’est l’habitude dans ce magazine économique britannique, fait deux observations importantes. La première porte sur l’héritage terroriste de l’État sioniste et met en particulier en parallèle l’assassinat d’un policier anglais dans les années 1940 et l’assassinat à Dubaï de Mahmoud al-Mabhouh, un cadre du Hamas, La deuxième porte, avec une pointe de regret semble-t-il, le fait que si les autorités mandataires britanniques avaient adopté une législation aussi dure que celle appliquée par le régime sioniste, l’État prétendu juif n’aurait sans doute pas vu le jour.

Enfin, l’article observe que la Haganah, l’armée juive, était la force militaire la plus importante du Proche orient après l’armée britannique. Et en effet, au plus fort des combats de la guerre de 1948, les Arabes coalisés furent incapables de mobiliser des effectifs en ordre de combat suffisants

Une longue, longue route

What successive generations learned about terrorism in the Middle East

Ce que des générations successives ont appris sur le terrorisme au Moyen Orient

The Economist (UK) 21 mars 2015 | traduit de l’anglais par Djazaïri

Anonymous Soldiers: The Struggle for Israel, 1917-1947. By Bruce Hoffman. Knopf; 618 pages (Soldats anonymes : la lutte pour Israël, 1917 – 1947)

La création d’Israël a de nombreuses causes, mais parmi les plus puissantes d’entre elles, soutient Bruce Hoffman se trouve le terrorisme. Pendant une dizaine d’années, les soldats anonymes de l’armée clandestine juive ont mené une campagne terroriste pour établir un État., s’attaquant d’abord aux Arabes, puis aux forces britanniques, puis encore aux Arabes.

M. Hoffman a travaillé avec la CIA et les forces américaines à Bagdad, et il a créé le Handa Centre for the Study of Terrorism and Political Violence à la St Andrews University. Bien qu’il renvoie certains militants à l’ère des maraudeurs ataviques cherchant à « tuer autant de Juifs que possible, » il garde une admiration à peine voilée pour les irréguliers juifs dont il qualifie le projet de mettre fin aux 25 années de mandat britannique en Palestine et qu’il décrit comme « triomphe non équivoque » et de « brillant dans sa simplicité ». « Le terrorisme, » écrit M. Hoffman, « peut, dans les circonstances adéquates et avec les tactiques et la stratégie appropriées, réussir à atteindre au moins certains des objectifs fondamentaux de ceux qui le pratiquent. »

A ses débuts, le Yishouv juif, ou colonie juive, saluait la Grande Bretagne et ses bonnes dispositions à accomplir la promesse de Lord Balfour de créer un foyer national juif en Palestine. Avec la montée en puissance du Yishouv, cependant, la présence britannique devint plus un obstacle qu’une aide dans cette aspiration à un État.

Vers 1945, sa principale branche armée, la Haganah (ou ‘défense’) était forte de 40 000 membres – la force la plus puissante au Moyen Orient après l’armée britannique. La Haganah était contre le recours à la force pour mettre fin à la présence britannique, mais deux de ses émanations, l’Irgoun et le Lehi (ou Groupe Stern) ne s’embarrassaient pas de tels scrupules.

Avraham Steren, fondateur du Lehi a le statut de héros dans l'entité sioniste

Avraham Stern, fondateur du Lehi, a le statut de héros dans l’entité sioniste

Une partie des 3 500 hommes de l’Irgoun avaient une expérience de la guerre, ayant combattu aux côtés de l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale. D’autres, comme son leader Menahem Begin, avaient été officiers dans les rangs de l’armée polonaise en exil. En 1944, ils avaient résolu de combattre l’occupation britannique de la Palestine à la manière dont ils l’avaient fait avec l’occupation de l’Europe par les Nazis.

En 1947, ils avaient tué près de 300 personnes, dont de nombreux civils, avaient inventé la lettre piégée et utilise des bidons à lait pour faire exploser le siège du gouvernement britannique en Palestine, l’hôtel King David. Plus de 90 personnes, en majorité des civils, avaient péri dans l’attaque qui est restée l’atrocité terroriste la plus meurtrière au monde pendant une quarantaine d’années. L’Irgoun avait visé des symboles du prestige britannique, tandis que le Lehi, plus petit, ciblait le personnel britannique.

Le gouvernement britannique qui venait tout juste de délivrer les Juifs des camps de la mort nazis fut stupéfait de voir tant d’entre eux se retourner contre lui, dans une volonté de hâter l’effondrement de la domination britannique au Moyen Orient. Sur la base de documents déclassifiés, M. Hoffman explique comment la fore d’élite de la Haganah, le Palmach, a financé l’Irgoun en plaçant 460 hommes dans ses rangs. Un temps donné, leurs forces seront formellement associées sur un front plus large, avec les sabotages de voies ferrées et l’approbation de l’attentat contre l’hôtel King David. Pendant que Chaim Weizmann, le président de l’Organisation Sioniste Mondiale, recevait les hauts commissaires britanniques pour le thé, son neveu et futur ministre de la défense, Ezer Weizmann, ourdissait un attentat à l’explosif contre Evelyn Barker, le commandant des forces britanniques en Palestine.

Epuisée par la guerre mondiale, la Grande Bretagne n’avait ni l’envie, ni l’argent et la volonté de combattre. Ses 100 000 soldats en Palestine avaient transformé le centre de Jérusalem en camp fortifié avec des barbelés, imposé le couvre-feu, le contrôle des documents de circulation et un antisémitisme vulgaire. Mais ils étaient paralysés par le soutien américain au sionisme. L’épouse du président Roosevelt, Eleanor, participait à la collecte de fonds pour l’Irgoun en parrainant des représentations théâtrales à Broadway à son profit. Dans cette pièce, Marlon Brando vantait le « nouveau langage juif » fait de balles et non de prières.

Tournée en ridicule par le Congrès des Etats Unis, la Grande Bretagne renonça aux méthodes qu’elle avait employée contre une révolte arabe antérieure. La Royal Air Force avait bombardé les Arabes, pas les Juifs, et l’armée britannique avait entrepris d’essayer de démolir une bonne partie de la vieille ville arabe de Jaffa avec de la gélignite mais avait épargné les maisons juives, quelques mois seulement avant de renoncer au mandat britannique. (Selon M. Hoffman, les Britanniques n’avaient pas frappé assez durement les Arabes et avaient été trop durs avec les Juifs).

Assez curieusement, M. Hoffman interrompt son récit en août 1947, peu de temps avant que les militants commandés par Menahem Begin recommencent leurs attentats à la bombe dans les cinémas et les cafés arabes, et que le Lehi tue le Comte Folke Bernadotte, un diplomate suédois qui avait sauvé des Juifs des camps de la mort et qui était, à ce moment là, le représentant de l’ONU en Palestine.

Le Comte Folke Bernadotte

Le Comte Folke Bernadotte

De manière également décevante, le livre n’a pas de chapitre de conclusion pour analyser le legs des terroristes. M. Hoffman note que Begin et le leader du Lehi, Yitzhak Yezernitzky (plus tard Shamir) sont devenus premiers ministres d’Israël. Et il fait référence en passant au chef des opérations de l’Irgoun, dont la fille Tzipi Livni, est devenue ministre des affaires étrangères. Mais il est circonspect sur les pratiques et les personnels qui ont survécu au passage à l’institution étatique. (En 1946, des assassins du Lehi s’étaient habillés en joueurs de tennis pour tuer un inspecteur britannique, Thomas Martin, un déguisement adopté plus tard pour tuer un agent du Hamas à Dubaï).

Sur l’influence de la Haganah plus largement, M. Hoffman observe que la bibliothèque d’al Qaïda en Afghanistan possédait un exemplaire de « La Révolte » de Menahem Begin, mais ne se demande pas pourquoi tant de prisonniers palestiniens suivent des cours de l’université israélienne sur la manière dont les Juifs ont constitué leur État. Une bonne partie de ce qu’ils font, comme construire des tunnels pour les terroristes, poser des bombes dans des gares routières, tirer des obus de mortier sur des quartiers résidentiels et dissimuler des dépôts d’armes dans des lieux de culte a des antécédents chez les militants juifs. Israël connaît les méthodes des Palestiniens et dispose d’un arsenal législatif anti-terroriste qui, si la Grande Bretagne avait réagi de la même manière, aurait empêché la naissance du futur État. [juif].

Des ultrasionistes dansent sur la tombe de Kayla Mueller, la jeune Américaine qui était prisonnière de Daesh

février 11, 2015

Ce qu’on appelle en France « apologie de terrorisme » s’exprime librement aux Etats Unis. Et contrairement à ce que certains imaginent quand l’apologie du terrorisme s’exprime, elle n’est pas le fait de « djihadistes » à demi-abrutis par la bière, le pastis ou le cannabis mais celui de personnes appartenant à la frange conservatrice, plus précisément néoconservatrice de la société.

L’actualité nous en donne un bon exemple avec la mort de Kayla Mueller, une jeune américaine qui était au mains de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL, Daesh) tuée dans les environs de Raqqa en Syrie dans des circonstances encore floues, dans un bombardement par les Américains ou leurs alliés selon l’EIIL ou exécutée par les miliciens de cette organisation.

Kayla Mueller

Kayla Mueller

Si Barack Obama a fait part de sa « tristesse » après avoir eu confirmation du décès de la jeune femme , le moins que l’on puisse dire est que son sentiment n’est pas partagé par tous. En effet, certains aux Etats Unis reprochaient à Kayla Mueller son engagement en faveur de la Palestine, un engagement posé comme étant un soutien au terrorisme et un parti pris motivé par l’antisémitisme.

Ainsi, parmi divers commentateurs, Debbie Schlussel n’hésite pas à insulter la jeune victime et on comprend bien qu’elle se réjouit du sort réservé à la jeune femme, comme d’ailleurs de celui de tous ces « humanitaires » tués par l’EIIL.

Je ne suis personnellement pas surpris de voir une ultra-sioniste comme Debbie Schlussel se réjouir des crimes perpétrés par l’EIIL qui fait un boulot très utile aux intérêts de l’entité sioniste.

Debbie Schlussel avec et sans retouches

Debbie Schlussel avec et sans retouches

Debbie Schlussel n’en est pas à son coup d’essai en la matière puisque elle avait abondamment justifié la tuerie perpétrée en 2011 à Utoeya en Norvège par Anders Behring Breivik.

Une tuerie qui en passant n’a jamais été évoquée dans tout le ressassement des actes terroristes perpétrés ces dernières années en Europe (Londres et Atocha principalement). Pourtant à Utoeya, 68 personnes, en grande majorité des adolescents, avaient été massacrées. Sans oublier que le terroriste d’extrême droite venait de perpétrer un attentat à l’explosif dans le quartier gouvernemental d’Oslo qui avait coûté la vie à 8 personnes .

Des conservateurs dansent sur la tombe de l’otage de l’EIIL : ‘Antisémite, Pu…n anti-Israël’

par Brendan James, Talking Point Memo (USA) 11 février 2015traduit de l’anglais par Djazaïri

Tous les conservateurs ne se sont pas servis de la mort de l’otage américaine Kayla Muller pour souligner la brutalité de l’Etat Islamique – certains ont choisi de tourner leur aversion vers le travail humanitaire en faveur des Palestiniens de la jeune femme de 26 ans.

« Pas de larmes pour Kayla Mueller qui vient de mourir, l’otage de l’EIIL dont les parents ont confirmé aujourd’hui qu’elle est morte, » écrivait mardi la blogueuse conservatrice Debbie Schlussel, sous le titre, « Kayla Mueller : l’otage de l’EIIL qui est morte était une putain antisémite et anti-Israël. »

« Mueller était un tas de merde antisémite et anti-Israël qui travaillait avec le Hamas et aidait les Palestiniens à harceler les soldats israéliens et à les empêcher de faire leur boulot de maintien des terroristes islamistes hors d’Israël, » écrit-elle.

Schlussel a condamné l’action humanitaire de Mueller dans la « soi-disant ‘Cisjordanie’ » pour empêcher la démolition de « maisons de ‘terroristes’ ».

« Je n’ai de sympathie pour aucun de ces ‘Américains’ (de nom seulement!) otages de l’EIIL, »poursuit-elle. « Et mon attitude quand j’apprends qu’ils ont été liquidés est de dire, que c’est triste, dommage. » [c’est de l’ironie, NdT]

Schlussel a qualifié l’assassinat de Muelle de « justice poétique. »

Dans le même temps, le rédacteur en chef de Breitbart Californie, ex candidat aux élections au Congrès de l’Illinois, Joel Pollack a tweeté mardi que le militantisme « anti-Israël » de Mueller lui avait coûté la vie des mains de l’Etat Islamique.

pollack1

Le blog Gateway Pundit (devise: « où l’espoir a finalement fait son retour ») a aussi affirmé que Mueller était coupable d’antisémitisme et aidait le terrorisme.

« Mueller protestait contre les Juifs, » lit-on dans le post qui présente l’International Solidarity Movement, une organisation opposée à l’occupation israélienne, comme « pro-terroriste. »

Conférence-débat sur le sionisme à Villefranche s/S avec Pierre Stambul le 16 janvier 2015

janvier 10, 2015

 

villefranche


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