Posts Tagged ‘SWIFT’

L’Iran, le géant américain et le petit paranoïaque

19 mars 2012

L’Union Européenne vient de faire exclure l’Iran du système interbancaire SWIFT, participant de manière très significative à l’étranglement de l’économie de ce pays.

Il s’agit en réalité d’un acte de guerre, une guerre financière et économique qui prépare la guerre qui utilise d’autres armes, comme les fusils ou l’artillerie.

On nous dit que c’est parce que l’Iran serait soupçonné d’avoir un programme nucléaire militaire.

Pourtant, le régime sioniste comme le gouvernement des Etats Unis reconnaissent publiquement que l’Iran n’a pas de programme nucléaire militaire.

En fait, les sionistes craignent avant tout que l’Iran puisse se doter un jour de l’arme atomique si ses dirigeants en décidaient ainsi.

Ce que ces derniers n’ont pas fait, d’autant que l’imam Khomeiny a déclaré cette arme contraire à la religion.

Selon les sionistes, les Iraniens ont donc commis un délit de possibilité d’avoir l’intention de faire quelque chose.

Et dire que l’occident se mobilise pour cette engeance, et est prêt à répandre le chaos pour complaire à la racaille qui gouverne à Tel Aviv.

Il faudrait dire aux Occidentaux qu’aucune preuve ne saurait convaincre un paranoïaque qu’on ne cherche pas à l’anéantir dans un «holocauste» nucléaire.

Et qu’un paranoïaque doté de l’arme atomique est extrêmement dangereux et doit être absolument mis hors d’état de nuire.

Les Israéliens reconnaissent que l’Iran n’a pas décidé de faire la bombe atomique

Par Amy Teibel, Associated Press, 18 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Malgré les rodomontades de Jérusalem, les officiels Israéliens sont maintenant d’accord avec l’évaluation américaine selon laquelle Téhéran n’a pas encore décidé la production effective d’une bombe atomique selon de hauts responsables politiques et militaires Israéliens.

Malgré tout, Israël est très préoccupé à l’idée de laisser l’Iran « tout près » de la bombe – ce qui explique pourquoi Israël continue à entretenir l’hypothèse d’une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran avant que suffisamment d’entre elles soient enterrées pour être à l’abri des bombes israéliennes.

Les dirigeants israéliens lancent des accusations précises depuis des années sur les tentatives par l’Iran de produire des armes atomiques. Si les officiels israéliens disent accepter la vision américaine plus nuancée, ils préviennent que ce n’est qu’une question de sémantique, parce qu’un Iran sur le point d’être en mesure de fabriquer une bombe resterait un danger.

Les Etats Unis arguent de leur évaluation selon laquelle l’Iran n’a pas encore pris de decision définitive et l’exposent publiquement pour persuader Israël d’annuler tour projet d’agression et de donner le temps aux sanctions sévères prises contre l’Iran de convaincre l’Iran de faire machine arrière [machine arrière par rapport à leur non décision! NdT].

L’inquiétude – largement partagée en Israël dans le cadre d’un calcul complexe – porte sur des représailles iraniennes qui pourraient provoquer un conflit tégional et faire grimper les prix du pétrole au moment où l’économie mondiale est déjà en difficulté et à la veille d’élections présidentielles aux Etats Unis.

Cette équation comprend aussi des inquiétudes sur la capacité de la défense israélienne à résister à un déluge de missiles iraniens tirés en représailles. Les alliés iraniens du Hezbollah au Liban et du Hamas dans la bande de Gaza pourraient aussi bombarder Israël avec des milliers de roquettes, et les troupes américaines dans la région du Golfe pourraient aussi être visées.

Plusieurs responsables Israéliens de haut niveau qui se sont exprimés ces jours avec Associated press ont indiqué qu’Israël s’était rangée au point de vue américain selon lequel aucune décision finale de construire une bombe n’avait été prise en Iran. Ces responsables, proches des services secrets et des discussions sur le programme iranien affirment que telle est l’opinion dominante dans la communauté du renseignement, mais que des questions se posent aussi sur l’éventuelle dissimulation par l’Iran d’opérations particulières de fabrication de bombes.

L’inquiétude, disent-ils, tient au fait de permettre au programme nucléaire iranien d’atteindre le moment où il y aurait suffisamment d’uranium enrichi de niveau militaire pour qu’une bombe puisse être rapidement réalisée, en l’espace d’une année.

Le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou a declare dimanche: “l’Iran, don’t le dirigeant fomente le terrorisme et la violence à travers le globe et appelle à notre destruction… ce régime ne dois jamais pouvoir disposer d’armes nucléaires.”

L’Inde et l’Iran face aux sanctions de l’Union Européenne et des Etats Unis

17 mars 2012

L’Iran vient d’être exclu d’un système international de transferts interbancaires (SWIFT), ce qui va rendre extrêmement difficile, impossible dans certains cas, la conclusion de marchés avec des clients à l’étranger.

Cette exclusion a été décidée par l’Union Européenne en vertu des sanctions qu’elle inflige à l’Iran pour amener ce pays à placer l’ensemble de son programme nucléaire sous contrôle occidental (c’est le but réel recherché).

Cette exclusion comme les sanctions unilatérales décidées par l’UE ou les Etats Unis sont bien entendu illégales et ne sont rien d’autres qu’une démarche guerrière qui vise à étrangler l’Iran et  placer  ce pays dans la situation qui est celle de la Corée du Nord.

Les sionistes n’ont-ils pas parlé d’affamer la population iranienne? Empêcher les entreprises iraniennes d’importer et d’exporter pourrait effectivement fort bien avoir ce résultat

Outre les sanctions décidées contre l’Iran, les Etats Unis exercent d’énormes pressions sur tous les pays ou entreprises qui commercent avec l’Iran et qui sont à leur tour menacés de sanctions.

Mais l’Iran n’est pas la Corée du Nord, un pays qui ne possède que du charbon et ne peut exporter guère autre chose que des armes, pour des montants qui restent finalement assez peu importants. L’Iran exporte en effet du pétrole et du gaz et possède de nombreux clients dans le monde.

Et si l’Iran va pâtir de son exclusion de SWIFT, ce sera aussi le cas de l’Espagne, un pays qui dépend assez fortement du pétrole iranien.

Aspect positif pour l’Espagne cependant, elle n’aura pas à attendre le délai que s’est fixé l’UE pour cesser d’importer  du pétrole iranien puisque très bientôt les transactions pour ce produit seront impossibles.

Et puis l’Iran a certains clients comme la Chine et l’Inde qui, même s’ils ne sont pas insensibles aux pressions des Etats Unis, ont quand même certains moyens de leur résister.

Par exemple l’Inde, qui a été fortement menacée de sanctions avant que les USA ne fassent machine arrière, est en train de monter avec l’Iran un dispositif qui lui permettra de régler ses importations de pétrole dans sa monnaie, la roupie. Un avantage très net pour l’Inde puisque l’Iran se verra quasi obligée d’utiliser ses roupies pour importer des marchandises en provenance de l’Inde dont les entreprises seront de plus protégées contre las aléas liés aux risques de change.

S’il n’y a pas de guerre contre l’Iran et si le régime iranien résiste avec succès à cette tentative d’étouffement systématique (qui est en fait une guerre sans canons ni fusils), les Etats Unis se retrouveront perdants à double titre : 1) ils auront perdu la face dans cette région du monde et 2) l’Inde et l’Iran auront montré au reste du monde qu’on peut se passer du dollar.

 

Plus de banques pour aider aux échanges commerciaux avec l’Iran

Par Sujay Mehdudia, The Hindu (Inde) 18 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

En dépit des menaces par le gouvernement des Etats Unis d’imposer des sanctions contre l’Inde pour  le maintien de ses relations avec l’Iran, la délégation à haut niveau d’hommes d’affaires est rentrée au terme d’un séjour d’une semaine.

Elle est intarissable sur l’énorme potentiel que représente l’Iran pour les entreprises indiennes, particulièrement dans le domaine des céréales, du médicament, de l’énergie et dans le secteur de l’industrie agroalimentaire.

 

La délégation, forte de 80 membres, emmenée par le secrétaire général du ministère du commerce, Arvind Mehtan, et comprenant plusieurs organisations patronales, a qualifié son récent voyage à Téhéran de positif et fructueux.

«Nous avons discuté de possibilités énormes dans les domaines des céréales, du thé, de l’industrie agroalimentaire, dans le secteur de l’énergie électrique et d’autres domaines des échanges bilatéraux. L’Iran apporte à l’Inde un marché nouveau et important et tout doit être fait pour réaliser ce potentiel, » a déclaré à notre correspondant le président de la Federation of Indian Export Organisations (FIEO), Rafeeque Ahmed, qui conduisait la délégation.

M. Ahmed a expliqué que la question du règlement en roupies a été résolue et qu’un large consensus a été trouvé pour dire que plus de banques devraient y participer et que les marges des banques en Iran devraient être diminuées pour faciliter le commerce indo-iranien. « Les problèmes du mécanisme de paiement en roupies a été traité grâce à l’implication active de la FIEO, de l’UCO et de la Persian Bank. Quelques banques vont s’ajouter pour faciliter les transactions bancaires après les fêtes du nouvel an iranien, » a-t-il ajouté.

 

La Persian Bank a accepté de réduire sa de 120 à 10 % sa marge sur l’ouverture des letters de credit, ce qui représentera un grand pas en avant. « Traiter en roupies indiennes apportera une facilité pour les exportateurs et sera une protection naturelle contre les grosses fluctuations qu’on observe sur les devises étrangères, » a-t-il dit.

Il a affirmé que l’objectif de la délégation était de rechercher des relations d’affaires à long terme et non de se server de l’opportunité des sanctions contre des voisins avec lesquels nous entretenons une amitié séculaire.


%d blogueurs aiment cette page :