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L’entité sioniste exaspère l’UE selon le chef de la diplomatie allemande

4 février 2018

L’exaspération monte en Europe face à la politique de l’entité sioniste qui rend plus impossible chaque jour une solution à deux Etats fans le conflit qui oppose l’occupant sioniste au peuple indigène palestinien.

C’est le chef de la diplomatie allemande qui le dit, pas moi.

On comprend mieux pourquoi les sionistes tendent à préférer le parti néo-nazi allemand aux formations politiques qui se sont partagé le pouvoir en Allemagne depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Le ministre allemand avertit Israël de l’exaspération grandissante de l’Europe

Rédaction, Reuters (UK) 31 janvier 2018

Tel Aviv (Reuters) – Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a averti mercredi Israël qu’il était confronté à une exaspération grandissante en Europe devant les inquiétudes concernant l’avenir d’une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.

Gabriel a adopté un ton nettement différent de celui du vice-président américain Mike Pence qui, lors d’une visite en Israël la semaine dernière, a approuvé l’annonce par le président Donald Trump le 6 décembre que son administration reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël et qu’il transférerait son ambassade dans cette ville.

« En ce qui concerne les Palestiniens et la question de l’Iran, les Américains prennent votre parti plus clairement que jamais auparavant. Mais est-ce vraiment une bonne chose ?  « a déclaré Gabriel à Tel Aviv.

Citant les succès passés de la diplomatie américaine dans la région, il a demandé : « Les Américains peuvent-ils encore jouer un tel rôle s’ils prennent si ouvertement parti? Est-ce que les autres vont essayer de leur emboîter le pas ? »

Dans une menace à peine voilée de couper l’aide [européenne], il a déclaré que certains membres du cabinet israélien étaient « explicitement contre la solution à deux Etats » mais qu’une telle solution « a toujours été le fondement de notre engagement pour la paix israélo-palestinienne et  du montant de l’engagement financier « de l’Allemagne et de l’Europe.

« Ces signaux – au mieux mitigés – ne passent pas inaperçus en Europe, où il y a clairement une exaspération grandissante face aux actions d’Israël », a-t-il déclaré lors d’une conférence sur la sécurité en Israël. Gabriel a cité des désaccords au sein même de son propre parti social-démocrate à propos de ce que certains considèrent comme un traitement « injuste » des Palestiniens.

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Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel a l’air franchement exaspéré devant Benjamin Netanyahou

« PAS DE RACCOURCI »

« Il est de plus en plus difficile pour des gens comme moi de leur expliquer les raisons pour lesquelles notre soutien à Israël doit persister », a-t-il déclaré. Gabriel a souligné les préoccupations concernant la violence, la haine et la construction de colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés que les Palestiniens où les Palestiniens veulent pour un futur État indépendant.

« L’Allemagne attend avec impatience le jour où elle sera en mesure de transférer son ambassade en Israël à Jérusalem. Mais laissez-moi ajouter : dans deux états avec Jérusalem comme capitale. Il n’y a pas de chemin plus court. « 

Les Palestiniens veulent Jérusalem-Est, qui a été conquise par les Israéliens pendant la guerre de 1967, pour leur future capitale. Israël considère Jérusalem comme sa capitale éternelle et indivisible.

Gabriel a pris la parole après des entretiens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas.

Plus tôt dans la journée, Netanyahu a reprécisé sa position lors d’une conférence de presse conjointe avec son visiteur allemand après que Gabriel s’est dit encouragé par le fait que le gouvernement Netanyahu soutenait une solution à deux Etats « avec des frontières sûres pour Israël ».

« Que nous exercions le contrôle de la sécurité à l’ouest du fleuve Jourdain. C’est la première condition, » a objecté Netanyahou, coupant Gabriel avant d’ajouter, « Qu’on puisse le définir comme un Etat alors que nous exerçons le contrôle militaire est une autre affaire. Je ne discute pas d’étiquettes mais de la substance. »

Gabriel a suggéré que la discussion soit reconsidérée une autre fois, « beaucoup plus tard. »

Gabriel a été un partisan résolu de plus grands efforts pour lutter contre l’antisémitisme en Allemagne, y compris avec la création d’un poste de commissaire gouvernemental pour superviser de telles initiatives.

Dans le même temps, il est sous pression dans son pays pour qu’il adopte une ligne plus ferme au sujet de la construction ininterrompue de colonies israéliennes en violation du droit international.

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Boycotter l’entité sioniste, c’est être du bon côté de l’histoire!

26 juin 2016

Le Washington Post publie une tribune d’une militante du BDS, le mouvement qui appelle au boycott, au désinvestissement et à des sanctions contre l’Etat sioniste tant qu’il ne respecte pas le droit international et continue sa politique de répression et de colonisation de la Palestine.

L’auteure, Rebecca Vilkomerson, attire l’attention sur certains aspects très importants en lien avec la campagne BDS.

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Rebecca Vilkomerson de Jewish Voice for Peace

Elle rappelle d’abord l’efficacité de cette campagne en citant notamment deux exemples de grandes entreprises qui se sont désengagées du marché de l’entité sioniste.

Elle relève ensuite l’évolution de l’opinion publique en Occident, et aux Etats unis singulièrement, qui tend à éprouver de plus en plus de sympathie à l’égard du peuple palestinien.

 Elle observe enfin que, en contradiction avec cette évolution des opinions publiques, une campagne concertée cherche à faire adopter et appliquer des réglementations qui prétendent interdire les appels au boycott au motif de leur caractère antisémite.

Ce dernier point est d’une importance particulière puisque, ainsi qu’elle le signale, et comme l’avaient déjà fait Glenn Greenwald et Andrew Fishman,  cette campagne de dénigrement du BDS a pu obtenir d’un gouverneur d’Etat, celui de New York, qu’il arrête des mesures répressives à l’encontre du BDS, passant par-dessus la tête de l’assemblée de l’Etat qui avait renoncé à voter une loi en ce sens.

On observe la même chose en France où une circulaire signée par Mme Michelle Alliot-Marie en 2010 appelle les juges à se saisir des appels au boycott de l’entité sioniste qui seraient des appels à la discrimination! Michelle Alliot-Marie était ministre d’un gouvernement de droite. L’arrivée des socialistes n’a pas entraîné l’abrogation de cette circulaire. L’actuel Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas qui, en son temps, avait manifesté son opposition à cette circulaire n’en a pas reparlé depuis…

Comme le notaient Glenn Greenwald et Andrew Fishman, certains politiciens sont ouverts, voire même enthousiastes, à l’idée de sanctionner leurs propres concitoyens quand ils appellent à œuvrer pacifiquement pour contribuer à mettre un terme à une politique d’oppression et de déni du droit !

En se comportant ainsi, ces politiciens nous disent clairement qu’ils ne sont pas là pour servir leurs électeurs de compatriotes mais plutôt pour servir les intérêts d’une puissance étrangère qui méprise le droit international depuis des dizaines d’années.

Je suis juive et je veux que les gens boycottent Israël

Ce pays doit être tenu responsable de ses violations des droits de l’homme

par Rebecca Vilkomerson, The Washington Post (USA) 24 juin 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Rebecca Vilkomerson est directrice exécutive de Jewish Voice for Peace.

En 2009, j’habitais à Tel Aviv ai moment de l’opération Plomb Durci. Pendant cette offensive, Israël a tué environ 1 400 Palestiniens à Gaza. Les quelques uns d’entre nous qui étaient descendus dans la rue pour protester contre la guerre étaient souvent bombardés d’œufs ou agressés par les passants. Quand je déposai mes enfants à l’école maternelle, les parents discutaient comme si rien d’inhabituel ne se passait. Quand ils me demandaient ce qui n’allait pas, je leur disais que j’étais très préoccupée par ce qui se passait à seulement une cinquantaine de kilomètres d’ici. Leur réponse : un silence gêné ou une défense rageuse des actions d’Israël.

Je voulais agir concrètement pour la liberté et les droits des palestiniens. Alors j’ai adhéré au mouvement Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cette action non violente qui a été lancée en 2005 par une large coalition d’organisations de la société civile palestinienne est un appel à la solidarité de la communauté internationale jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et cesse de violer les droits des Palestiniens. C’est une démarche qui a du mal à frayer son chemin – le gouverneur de mon propre Etat, New York, a récemment condamné le BDS en adoptant unilatéralement un arrêté exécutoire.

Sept ans après, il y a eu deux autres agressions horribles contre Gaza. Près de 500 enfants palestiniens ont été tués en 2014. Même quand il n’y a pas de campagnes de bombardements intenses, les Palestiniens vivent en état de siège à Gaza. Les habitants de la Cisjordanie vivent sous le contrôle extrêmement contraignant de l’appareil sécuritaire israélien, avec ses checkpoints, la détention administrative et les démolitions de maisons. En Israël, les Palestiniens qui ont la citoyenneté israélienne vivent dans un système d’inégalité des droits. Hors d’Israël, les réfugiés ne peuvent pas rentrer chez eux.

Bien sûr, pendant ce temps, il y a eu aussi des attaques contre des civils israéliens. Elles sont un horrible symptôme de l’occupation et de la répression comme l’a observé Ron Huldai, le maire de Tel Aviv, suite à l’attentat qui a récemment tué quatre Juifs israéliens.

Je suis convaincue qu’Israël ne changera pas de politique tant qu’il pourra ignorer les pressions venues de l’extérieur. Le BDS est un moyen puissant d’encourager l’Etat à agir. Et pendant les années que j’ai passées dans le mouvement, nous avons connu un succès grandissant. Les grandes églises [protestantes] ont retiré leurs investissements des entreprises qui profitent de l’occupation. Des dizaines de campus américains ont voté des résolutions pour le désinvestissement. Plus d’une centaine d’artistes refusent de se produire en Israël, et des sociétés multinationales comme G4S et Véolia se sont retirées du marché israélien.

Pendant ce temps, il y a aussi eu une évolution dans l’opinion publique. Un sondage effectué en 2015 par le Brookings Institute a montré que 49 % des Démocrates soutiennent l’imposition de sanctions économiques contre Israël et ses constructionsd e colonies. Un sondage effectué par Pew le mois dernier a montré que pour la première fois, les Démocrates libéraux éprouvaient plus de sympathie pour les Palestiniens que pour les Israéliens. En mai, l’institut d’étude de l’opinion Opsos a constaté que le tiers des Américains soutenaient le boycott, le désinvestissement et els sanctions contre Israël tant qu’il ne respecterait pas les droits des Palestiniens.

Mais nos efforts ont été menacés ici aux Etats Unis par une stratégie coordonnée à l’échelle nationale et financée par le gouvernement israélien et des organisations qui le soutiennent. L’an dernier, 22 Etats ont introduit ou adopté des législations anti-BDS. Beaucoup de ces mesures rendent illégales pour ces Etats toute relation contractuelle avec des entreprises qui soutiennent le BDS. Le gouverneur de New York, le Démocrate Andrew Cuomo, a franchi un palier dans cette stratégie avec un arrêté exécutoire draconien qui créée une liste noire des entreprises et des organisations qui soutiennent le BDS. L’arrêté exécutoire pris par Cuomo contourne l’assemblée législative de l’Etat où l’opposition des partisans des droits des palestiniens et de la liberté d’expression, dont de nombreux membres de Jewish Voice for Peace, avaient réussi à faire bloquer la législation anti-BDS en commission des lois.

C’est une erreur. Ce n’est pas faire de la discrimination que de tenir un Etat pour responsable de ses infractions au droit international et de ses violations des droits de l’homme. Etat d’Israël et peuple juif, ce n’est pas la même chose.

Mes filles, que je déposais à l’école maternelle à tel Aviv en 2009 sont maintenant au collège à Brooklyn. Si en tant que citoyennes israéliennes, elles choisissent un jour de vivre en Israël/Palestine, j’espère que ce sera une terre où tous, Juifs et Palestiniens, peuvent vivre libres et égaux. Je crois que le BDS est le meilleur outil à notre disposition pour faire de cette vision une réalité. Nous regarderons plus tard ces tentatives pour légiférer contre le BDS comme ayant été les dernières tentatives désespérées pour protéger Israël des pressions qui s’imposent pour qu’il change de politique. Cuomo se range du mauvais côté de l’histoire.

Jaffa, architecture, histoire: la destruction et l’effacement d’une métropole palestinienne

16 mai 2016

Le titre de l’article en anglais est « From Bauhaus to doghouse » et je ne suis pas du tout sûr de l’avoir traduit correctement. Mais bon, ce n’est pas vraiment grave puisque j’ai réussi à me dépatouiller avec le reste de l’article.

Nous sommes ici devant un compte rendu de lecture d’un livre écrit par Sharon Rotbard,  un architecte qui s’est intéressé aux mythes qui entourent le développement de la ville e Tel Aviv.

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Sharon Rotbard

Ce compte rendu donnent une idée explicite d’un processus qui a abouti à l’anéantissement de la ville de Jaffa, aujourd’hui banlieue de Tel Aviv mais jusqu’en 1948 métropole économique et culturelle de la Palestine.

Au passage, l’auteur écorne l’idée reçue selon laquelle la grande ville sioniste serait représentative de l’école du Bauhaus

Du Bauhaus au secret honteux

Un livre israélien déconstruit la mythologie qui entoure l’édification de Tel Aviv

The Economist (UK) 7 février 2015 | traduit de l’anglais par Djazaïri

White City, Black City: Architecture and War in Tel Aviv and Jaffa. By Sharon Rotbard. Translated by Orit Gat. Pluto Press; 244 pages; $24.95. [Ville blanche, ville noire: architecture et guerre à Tel Aviv et à Jaffa]

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En 1984, une petite exposition du Musée des arts de Tel Aviv avait voyagé à New York. « White City; International Style Architecture in Israel, A portrait of an Era » dépeignait Tel Aviv comme étant peut-être le meilleur exemple d’une ville style Bauhaus. Aucune exposition ne pouvait mieux résumer l’image d’Israël et de sa métropole moderne comme réalisation sur « une terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Une série d’expositions et de livre avaient suivi, dont une intitulée « Maisons tirées du sable » qui reproduisait sur la première de couverture l’image frappante de Juifs européens portant costumes et chapeaux candidats à des parcelles sur des dunes vides. Stimulée par et stimulant la reconnaissance internationale, l’UNESCO proclamait Tel Aviv site du patrimoine mondial en 2004.

Pour Sharon Rotbard, un architecte né dans cette ville, c’est un travestissement. Trois architectes en activité à Tel Aviv dans les années 1930 étaient sortis diplômés du Staatliches Bauhaus en Allemagne, écrit-il dans « White City, Black City ». Les autres avaient étudié dans d’autres pays. Plus important, explique-t-il, le mythe ignore les liens de Tel Aviv avec sa cité mère, Jaffa, un port antique qui à l’époque de la naissance de Tel Aviv était le pôle urbain moderne de la Palestine, avec des cinémas et des imprimeries et dont la densité de l’habitat colorait littéralement la ville en noir sur les photographies aériennes.

Rotbard égratigne la façade de sa ville natale. Il décrit comment Tel Aviv a supplanté les orangeraies propriétés des Arabes et explique comment, pendant la naissance violente d’Israël en 1947-1948; les combattants des organisations paramilitaires juives s’étaient emparées puis avaient en grande partie rasé la ville d’où Tel Aviv avait émergé. Son récit de la croissance de Tel Aviv à partir d’un faubourg de Jaffa fondé en 1909 pour devenir une métropole dont la population s’était multipliée par 20 dans les années 1920 est saisissant.

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Cueillette des oranges près de Jaffa au début du 20ème siècle

Ses habitants, écrit-il, étaient pour la plupart de jeunes hommes juifs qui n’étaient pas moins idéologues que les colons actuels. Même leurs méthodes étaient souvent semblables. Ils fortifiaient des avant-postes pour rompre la continuité de l’espace de peuplement arabe. Leur premier axe de contournement, la rue Allenby, aujourd’hui un des grands axes de la ville, enveloppait le périmètre de Jaffa. Il donnait à Tel Aviv un accès à la mer mais réduisait aussi Jaffa à une enclave qui était effectivement coupée de son arrière-pays palestinien.

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Quai avec chemin de fer, port de  Jaffa à l’époque orttomane

En novembre 1947, l’ONU rendit public un plan pour diviser la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. Jaffa devenait un isolat palestinien entouré de frontières juives. Dans les combats qui suivirent, les paramilitaires commandés par Menahem Begin, un habitant de Tel Aviv qui deviendra plus tard premier ministre d’Israël, faisaient dévaler dans les ruelles des barils bourrés d’explosifs sur les cafés de Jaffa et tiraient des obus de mortier sur les quartiers résidentiels. Au moment de la déclaration d’indépendance par Israël le 14 mai 1948, qui décida les armées arabes à intervenir, les Juifs avaient chassé de la ville les Arabes de Jaffa, n’y laissant que moins de 20 % de la population. Beaucoup de ces habitants arabes avaient été obligés de fuit par la mer. Pour la première fois depuis 5 000 ans, poursuit M. Rotbard, Jaffa « avait cessé d’exister comme entité urbaine et culturelle. » Une bonne partie de la médina [ville] arabe fut rasée au bulldozer et recouverte de végétation. Quelques monuments, dont certaines mosquées et des constructions datant des Croisés furent préservés, mais si vous vous promenez dans le Jaffa d’aujourd’hui, vous ne pourriez pas savoir que ce fut à une époque le centre économique et culturel de la Palestine arabe.

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Jaffa vers 1920

Les responsables municipaux traitèrent Jaffa comme un réceptacle pour des structures comme le quartier général de la police, des prisons et des déchetteries, ainsi que pour des gens mal vus comme les travailleurs immigrés. Par la suite, des quartiers entiers furent pavés et transformés en parkings. « Des villes comme Dresde, Berlin et Hiroshima ont toutes souffert de destructions exorbitantes pendant la deuxième guerre mondiale, mais toutes se sont relevées des cendres de la guerre pour redevenir des entités urbaines intactes et même dynamiques, » écrit l’auteur, tandis que Jaffa, soutient-il, a été éradiquée comme Troie.

L’armée a gardé quelques vestiges pour elle. D’autres ont été transformés en colonie pour artistes. La jeunesse bohême qui y vivait appelait les ruines de Jaffa « la grande zone » et en avait fait un lieu branché. Au cours d’un processus qui s’est accéléré depuis la première édition du livre de M. Rotbard en hébreu (il vient seulement d’être traduit en anglais), la promotion immobilière a rempli les espaces laissés vacants avec des projets de logements de luxe, repeuplant Jaffa avec une classe moyenne ashkénaze embourgeoisée dans des résidences au nom à consonance hellénique comme le Rocher d’Andromède ou dans des lotissements réservés aux Juifs religieux. « Les architectes, dans leurs actions et leurs œuvres, » conclut M. Rotbard, « sont ceux qui parachèvent l’occupation, la rendant irréversible. »

Pour des lecteurs peu familiers avec le langage acerbe des Israéliens ou avec leur infinie capacité à l’autocritique, c’est un texte passionnant. Les militants antisionistes vont se le procurer.  Tout comme les sympathisants d’une droite religieuse israélienne qui monte, trop contents de pouvoir accuser d’hypocrisie l’élite libérale de Tel Aviv .  Les colonies établies par les Juifs religieux dans les terres palestiniennes occupées après 1967, soutiennent-ils, ont été bien moins brutales que les dévastations subies par Jaffa.

A la fois éditeur et architecte, M. Rotbard pèse ses mots. « Les villes et l’histoire » , écrit-il, « sont construites de la même manière – toujours par le vainqueur, toujours pour le vainqueur et toujours selon la mémoire du vainqueur. » Pour lui, le surnom de « Ville blanche » évoque d’autres cités coloniales comme Alger (dont la Casbah a été laissée intacte – c’est faux, NdT). Mais elle est aussi blanche comme dans « le blanc de l’effaceur, le Tipp-Ex » ou dans les pieux mensonges [white lies en anglais].

Espionnage sioniste aux Etats Unis, Jeff Stein enfonce le clou!

11 mai 2014

Les informations sur l’importance de l’espionnage sioniste aux Etats Unis ont fait de grosses vagues chez les indus occupants de la Palestine. L’article du magazine Daily Beast/Newsweek a en effet déclenché un feu roulant de démentis ainsi que des accusations allant jusqu’à celle d’antisémitisme, Ce feu roulant a conduit Newsweek à récidiver avec un autre article de Jeff Stein dont le but est d’enfoncer définitivement le clou.

Un deuxième article qui a fait sortir Danny Yatom, un ancien chef du Mossad, de sa torpeur et se fendre d’une déclaration sur le caractère « délirant » du reportage de Newsweek.

Jeff Stein

Jeff Stein

Quant au ministre sioniste du renseignement et des affaires stratégiques Yuval Steinitz, il accuse une volonté de saboter les relations entre les Etats Unis et l’Etat prétendu juif.
Steinitz a certainement raison car on ne peut pas imaginer qu’un organe de prsse grand public comme Newsweek se hasarde à publier de telles informations, sans s’embarrasser trop du conditionnel, sans le feu vert voire à l’instigation de cercles influents au sommet du gouvernement des Etats Unis,
Une affaire qui est sans doute à situer dans le contexte des multiples humiliations subies par la diplomatie américaine dans sa volonté de faire avancer un processus de paix. Une volonté impertirbalement contrariée par un régime sioniste plus fanatique que jamais.

L’espionnage agressif des Etats Unis par Israël est généralement étouffé

par Jeff Stein, Newsweek (USA) 8 mai 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Quand l’équipe chargée de la sécurité de Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, inspectaient sa suite dans un hôtel de Jérusalem mardi soir, ils avaient en tête la présence d’un visiteur surprise dans la chambre du vice président Al Gore il y a 16 ans cette semaine, un espion dans un conduit d’aération.

Susan Rice a rencontré Shimon Peres mercredi 7 mai

Susan Rice a rencontré Shimon Peres mercredi 7 mai

Selon un ancien cadre du renseignement américain, un agent des services secrets qui profitait d’un moment de solitude dans la salle de bains de Gore avant l’arrivée du VIP avait entendu un bruit métallique de raclage. « L’équipe des services secrets avait inspecté la chambre [de Gore] à l’avance tous ses membres étaient partis, sauf un agent, qui avait décidé de prendre un long temps sur le trône, » a rapporté l’ancien cadre des services secrets à Newsweek . « Donc, la chambre était calme, il tait en train de contempler ses orteils quand il entend un bruit dans la ventilation. Et il voit le cache de la ventilation qui est déplacés de l’intérieur. Et puis il voit un mec qui commence à sortir du conduit dans la pièce « 

Est-ce que l’agent s’est dépêché de prendre son arme ? Non, nous a dit l’ancien agent avec un petit rire. « Il a toussoté et le gars est reparti dans le conduit. »

Aux yeux de certains, ce incident est une bonne métaphore pour les coulisses des relations entre Israël et l’Amérique, frères ennemis [« frenemies »] même dans les meilleurs moments. L’effronterie de ce monte-en-l’air de la gaine d’aération « dépassait la ligne rouge » de la conduite acceptable entre des services de renseignements amis – mais comme c’était fait par Israël, l’affaire avait été rapidement étouffée par les officiels américains.

En dépit des démentis véhéments de cette semaine par des responsables israéliens, Israël a été pris à mener des opérations agressives d’espionnage depuis de dizaines d’années contre des objectifs américains, selon des responsables des services secrets US et des sources parlementaires. Et ça continue. Ils ne sont par contre pas arrêtés très souvent.

Comme Newsweek l’avait rapporté mardi, les responsables du contre espionnage américain ont informé fin janvier les commissions parlementaires des affaires judiciaires et des affaires étrangères que les activités actuelles d’espionnage d’Israël en Amérique sont « sans équivalente indignes, » allant bien au delà des activités d’autres proches alliés comme l’Allemagne, la France, le Japon et le Royaume Uni.

«Elles sont très importantes et ça dure depuis des années, » a déclaré mercredi à Newsweek un ancien haut responsable des services de sécurité américains après le démenti « catégorique » opposé à l’article de Newsweek par, entre autres hauts dirigeants israéliens, Yuval Steinitz, ministre israélien du renseignement qui affirme qu’Israël a cessé toute activité d’espionnage aux États Unis après la condamnation en 1987 de Jonathan Pollard pour avoir espionné au profit d’Israël. Le propos d’un officiel [sioniste] anonyme été cité par la presse israélienne suggère que l’article de Newsweek avait l’odeur de l’antisémitisme. »

Mais un ancien agent américain du renseignement qui a une connaissance intime de l’espionnage israélien a rejeté l’accusation d’antisémitisme. « Il y a une petit groupe d’anciens membres de la CIA, du FBI et de l’armée qui a étudié ce reportage et qui applaudissent l’article [de Newsweek], dit-l. « Aucun d’entre eux [des membres du groupe] n’est antisémite. En fait, ça n’a rien à voir avec l’antisémitisme. Ça a seulement à voir avec pourquoi Israël est ménagé tandis que si le Japon ou l’Inde faisaient la même chose à un tel niveau, ce serait le scandale. »

À partir du milieu des années 1990, bien après Israël avait promis d’arrêter d’espionner aux États-Unis suite à l’affaire Pollard, le FBI s’est régulièrement estimé obligé de convoquer des diplomates israéliens en poste à Washington DC pour les tancer, ont affirmé à Newsweek deux anciens officiers supérieurs du contre-espionnage . Au cours de la décennie qui a suivi le 11 septembre l’un d’eux a indiqué que les Israéliens avaient été convoqués des«dizaines» de fois et qu’on leur avait dit « d’arrêter les embrouilles, selon les propres termes de l’un d’entre eux, un ancien haut responsable du FB. Mais étant des «alliés», les Israéliens s’en sont presque toujours tirés avec un simple avertissement.

Mais peu importe le degré de sévérité de la leçon administrée par le FBI – habituellement délivrée personnellement au plus gradé des représentants du renseignent à l’ambassade israélienne – les Israéliens n’étaient en rien ébranlés précise un autre ancien officier supérieur du renseignement américain. « On ne peut pas mettre un Israélien dans l’embarras, » dit-il. « Il est tout simplement impossible de leur causer de l’embarras. Vous les prenez la main dans le sac, et ils haussent les épaules en disant, « OK maintenant, autre chose ? »

Toujours tapi, disent les anciens officiels du renseignement, se trouvait le puissant « lobby israélien », le réseau des amis d’Israël au Congrès, dans l’industrie et dans les administrations qui se sont succédées, républicaines ou démocrates, prêts à protester contre tout ce qui est perçu comme une attaque venant des officiels des services de sécurité américains. Un ancien spécialiste du contre espionnage a déclaré à Newsweek qu’il encourait la colère d’Israël rien qu’en faisant des briefings de routine à l’intention des officiels, des hommes d’affaires et des scientifiques américains qui se rendaient en Israël pour des réunions et des conférences.

« Nous devions être très prudents dans la manière dont nous alertions les officiels américains, » dit-il. « Nous avions régulièrement des appels de membres du Congrès scandalisés par nos avertissements sur les questions de sécurité dans les séjours en Israël. Quand… le directeur de la CIA reçoit un appel d’un parlementaire indigné – ‘ Qu’est-ce que c’est que ces briefings de sécurité que vous donnez pour les séjours à Tel Aviv ? C’est scandaleux’ – il devait leur accorder une grande attention.Il y a toujours cette délicatesse du politique dont vous devez être conscient. »

L’exercice annuel qui donne lieu à la publication par le Département d’État des profils sécuritaires des pays étrangers donnait de violents migraines aux services de renseignement, ajoute-t-il. « Quand nous élaborions les indices annuels de risque pour l’ambassade et les consulats [en Israël], c’était toujours une grosse discussion, » dit-il. »La communauté du renseignement pressait toujours pour le niveau de risque le plus élevé, tandis que le Département d’État tendait à dire, ‘C’est quelque chose qui ne passera pas très bien, nous ne pouvons pas donner ce genre de note, parce que ça aura certaines conséquences en termes d’avertissements et restrictions pour les voyages’. C’était toujours un grand, grand débat la manière dont on allait évaluer la menace là-bas. »

Mais le danger est réel, affirme-t-il comme d’autres anciens fonctionnaires américains du renseignement qui connaissent les méthodes israéliennes. Les agents israéliens, « filent les officiers de la marine américaine quand ils font escale à Haïfa, ils filent les officiels de l’industrie spatiale, ou les scientifiques et leur documentation scientifique, partout. Ça a toujours été une énorme préoccupation pour la communauté [du renseignement]. »

Aux États Unis, les officiels et les hommes d’affaires israéliens cherchent toujours à inciter des [personnes] cibles américaines intéressantes à visiter Israël. Les représentants du Maf’at, un organisme administratif qui fait la liaison entre le ministère israélien de la défense et ses industries militaires, donne beaucoup de souci au contre espionnage américain, expliquent les anciens membres des services de renseignements américains. « C’étaient vraiment ceux qui nous causaient beaucoup de souci. Parce qu’ils avaient beaucoup de raisons plausibles d’assister à toutes ces conférences et à tous ces sites d’entreprises qui travaillent avec la défense et ainsi de suite. C’était une excellente couverture pour l’espionnage industriel, » dit-il.

« Je me souviens avoir parlé avec un scientifique américain qui participait à une conférence et était travaillé par un groupe d’Israéliens, » poursuit l’ancien agent de renseignement américain ? « Et ce scientifique qui avait assez de bon sens pour reconnaître ce qu’il voyait, , disait qu’il que la manière dont étaient utilisées les techniques de sollicitation -les invitations à venir [dans l’entité sioniste] pour essentiellement le pompage de l’information par un collègue scientifique. Et la naïveté des scientifiques américains était vraiment frappante. On voyait ça tout le temps. »

Des agents israéliens avaient été même assez effrontés pour l’approcher lui-même. Après avoir prononcé un discours lors d’une récente réunion des professionnels de la sécurité à Washington,, dit-il, il avait été approché par l’attaché commercial de l’ambassade israélienne. Il disait, ‘Oh, c’était formidable d’écouter votre parcours, c’est un grand discours que vous avez fait, si intéressant,’ et ainsi de suite. Et je pensais ; Je le vois venir, c’est l’accroche. Et bien sûr, il a dit, ‘Bous n’avez jamais pensé à venir [dans l’entité sioniste] ? Nous aimerions beaucoup que vous veniez, nous prendrons en charge tous vos frais quand vous serez sur place, nous vous offrirons le voyage…’ Je me disais, Venez les gars, venez. »

« Leur but, » poursuit-il, « est d’obtenir de leurs contacts qu’ils sortent des États Unis pour aller là-bas et leur payer du vin et à dîner, les évaluer pour voir quels sont leurs points faibles. Par exemple, on a eu des officiels du gouvernement qui étaient là-bas et à qui on a proposé de la drogue, dans le style, ‘Hé, ça vous dirait un peu d’herbe ?’ Quoi ? Oui, ce sont des officiels du gouvernement. La drogue, les femmes débarquent dans votre chambre d’hôtel – ils vous font la totale. Peu importe le niveau hiérarchique de l’officiel. »

Mercredi, le ministre du renseignement israélien Yuval Steinitz a rejeté ces allégations d’espionnage, en affirmant que « Israël n’espionner pas aux États-Unis, ne recrute pas d’espions aux États-Unis, et ne collecte pas de renseignements aux États-Unis » De même, le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré il « ne donnerait pas son ‘accord à une quelconque activité d’espionnage aux États-Unis, ni directement ni indirectement. » Il qualifié de « malveillantes » les allégations, attribuées par Newsweek à des responsables du renseignement qui ont briefé le Congrès.

Mais les anciens membres des services secrets tout comme ceux actuellement en fonctions campent sur leurs positions.

« Ça prend vraiment toutes les formes qu’on peut imaginer, » déclare un ancien agent des services de renseignements dont le visage a été familier pensant des dizaines d’années aux équipes dirigeantes de plusieurs agences américaines de sécurité. « C’était comme ça à l’époque où les étudiants français venaient aux États Unis pour des stages, des boulots d’été ou des choses comme ça, ils devaient tous rendre compte à un agent de la DGSE française à l’ambassade, » 3des choses semblables se passent avec les Israéliens… [qui] ont beaucoup de voyageurs qui viennent séjourner aux États Unis. »

Ces accusations directes rendent furieux les soutiens d’Israël qui y décèlent un « parfum d’antisémitisme. » Les responsables, passés ou présents, des services secrets qui se sont opposés à une libération anticipée de Pollard ont eux aussi été accusés d’antisémitisme.

Le nombre élevé de jeunes Israéliens qui dépassent leur durée autorisée de séjour a été un point de blocage dans la démarche d’Israël pour sortir de la liste des pays pour lesquels un visa est exigé. Un autre point est l’absence de signalement régulier à Interpol des passeports perdus ou volés. Un problème plus important a été le traitement brutal que ce pays inflige aux Arabo-américains et aux activistes pro-palestiniens qui se rendent en Israël. Mais les efforts d’Israël pour se procurer les secrets militaires, scientifiques et industriels des États Unis sont aussi apparus comme un obstacle majeur, si ce n’est le principal obstacle dans la normalisation des relations au niveau des visas, selon des sources au Congrès.

« J’ai assisté à ce briefing – il y en a eu plusieurs » effectués en 2013 par des membres des services de sécurité américains sur l’espionnage israélien, a déclaré à Newsweek un ancien attaché parlementaire. « A celui auquel j’avais assisté, étaient présents des cadres supérieurs des affaires étrangères, la commission au grand complet, la sous-commission… des représentants du judiciaire, des Républicains, des Démocrates, les chefs de groupe parlementaires. Je ne pense pas qu’il y avait ne serait-ce qu’une seule personne qui ne travaillait pas pour un parlementaire qui n’était pas ardemment pro-israélien, » dit-il.

« Et après coup, nous disions, ‘Impossible. Vous avez dû raconter des putains de blagues.’ » Les preuves sur l’espionnage israélien étaient écrasantes, dit-il. L’exemption de visa n’était plus d’actualité.

« Les voix dans la pièce, » se souvient l’attaché parlementaire disaient, « ‘En aucune manière cela ne peut être possible.’ »

L’ambassadeur de France et la morale laïque

29 août 2013

Christophe Bigot vient d’être nommé par François Hollande directeur de la stratégie à la Direction générale de la sécurité extérieure, à compter du 1er septembre 2013.

Si vous tapez Christophe Bigot dans la fenêtre recherche actualités de Google, le premier lien d’information proposé est celui du site du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF).

On peut se demander pourquoi.

En lisant le petit article mis en ligne par le CRIF on peut s’en faire une petite idée.

Il se trouve que ce diplomate a entre autres, été premier conseiller adjoint de l’ambassadeur à Tel-Aviv de 2004 à 2007 avant de devenir conseiller Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient, Méditerranée, Asie, Amérique latine du ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner de 2007 à 2009.

Il occupait depuis le poste d’ambassadeur de France dans l’entité sioniste.

On peut constater chez ce diplomate un tropisme assez net en direction des affaires du Moyen Orient.

Pour bien comprendre la disposition d’esprit de Christophe Bigot, je me permets de reposter cette photo qui date de 2011.

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Christophe Bigot, ambassadeur de France à Tel Aviv attentif aux préceptes du rabbin Shteinman (juin 2011). Photo ambassade de France

Nous y voyons l’ambassadeur, kippa sur la tête, écouter attentivement le rabbin Aharon Yehuda Leib Shteinman à qui il rend apparemment visite dans un établissement hospitalier. le représentant de la république française laïque etc. est le seul non rabbin sur la photo (et avec le rabbin Shteinman, il est le seul à porter une kippa).

Le rabbin Shteinman est un éminent théologien du judaïsme lituanien et nous verrons si M. Bigot aura su profiter de ses bonnes paroles dont celles-ci:

«Il y a huit milliards d’habitants dans le monde. Et que sont-ils ? Des assassins, des voleurs, des gens sans cervelle… Mais qui est l’essence même de ce monde ? Dieu a-t-il créé le monde pour ces assassins ? Pour ces méchants ?»

Sûrement de la morale laïque et républicaine.

Comment le sionisme pousse à la discrimination aux Etats Unis et ailleurs

24 juillet 2013

Voici un article qui porte sur une affaire apparemment banale : la suppression de l’obligation de visa entre les Etats Unis et un autre pays.

J’écris apparemment banale parce que l’autre pays concerné n’est autre que l’entité sioniste, ce qui veut dire que les règles habituelles d’échanges d’Etat à Etat s’en retrouvent chamboulées dans un sens auquel cette entité nous a habitués depuis longtemps.

C’est-à-dire que l’entité sioniste, celle qui se présente volontiers comme un petit Etat constamment menacé par les barbares, entend dicter aux Etats Unis une condition particulière qui consisterait à s’octroyer le droit de refuser l’entrée dans son [prétendu] territoire aux ressortissants Arabo-Américains, d’origine palestinienne tout particulièrement.

Ce qui est en fait demandé aux autorités des Etats Unis, c’est ni plus ni moins que de contribuer officiellement à des pratiques discriminatoires contre leurs propres concitoyens !

Là où le juriste ou le constitutionnaliste peut voir sans effort une condition interdisant tout accord sur la suppression réciproque de visa, les parlementaires des Etats Unis semblent voir des préoccupations légitimes qu’ils sont disposés à entériner dans des projets de lois légalisant une pratique discriminatoire au détriment de leurs concitoyens.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul principe sur lequel ces parlementaires sont prêts à s’asseoir pour satisfaire aux desiderata du lobby sioniste. ..

Le gouvernement des Etats Unis en est même réduit à travailler avec les autorités sionistes pour déterminer les voies et moyens d’améliorer les contrôles des voyageurs vers l’entité sioniste avant leur départ !

Ce qui signifie en langage clair : présence d’agents de l’entité sioniste dans les principaux aéroports des Etats Unis, contrats avec des sociétés de sécurité liées à l’entité ou aux intérêts sionistes.

Bref, ce qu’il faut pour faire correctement le contrôle au faciès et éviter de le demander aux compagnies aériennes comme Air France qui s’était tristement illustrée lors de l’action « Bienvenue en Palestine.» Air France a été condamnée pour discrimination raciale, mais c’est une décision de justice dont vos journaux n’ont semble-t-il gardé nulle trace.

Eh oui, car ce que l’entité sioniste est capable de faire avec ce mastodonte que sont les Etats Unis, comprenez bien qu’elle est capable de le faire aussi avec les anciennes grandes puissances impériales que sont la France ou le Royaume Uni.

Pour ceux qui auraient encore des doutes, rappelez-vous, c’était il n’y a pas longtemps, ces employés interdits de manipuler les bagages du terroriste Shimon Peres lors de son arrivée en Gare du Nord à Paris le 8 mars 2013. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cette information révélée par le syndicat de cheminots Sud-Rail a d’abord été relayée non par la presse française mais par un journal anglais, le Daily Mail comme le signale France 24.

Ce n’est pas un hasard non plus si nous retrouvons le lobby sioniste très actif dans les campagnes pour fabriquer et exciter l’islamophobie en France comme en Europe, aux Etats Unis et même aux antipodes.   

Le Congrès et l’administration s’affrontent sur les visas israéliens

Par Bradley Clapper et Matthew Lee,  Huffington Post (USA) 15 juillet 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri 

Une législation qui permettrait aux Israéliens d’entrer aux Etats Unis sans visa mais n’exigerait pas une réciprocité intégrale de traitement pour tous les Américains qui souhaitent se rendre dans l’Etat juif pourrait amener le Congrès et l’administration Obama à entrer en collision dans les prochaines semaines.

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          Visa d’entrée aux Etats Unis

L’entrée d’Israël dans le cadre du programme d’exemption de visa qui concerne 37 pays est l’élément le plus controversé de deux projets de loi touchant à de multiples aspects des relations israélo-américaines, allant de l’amélioration de la cybersécurité au renforcement de la coopération économique. La députée à la Chambre des Représentants, Ileana Ros-Lehtinen [cette parlementaire pense que le régime sioniste a un droit de veto sur certaines décisions du gouvernement US] espère  obtenir l’approbation de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre avant la suspension de ses travaux en août. Une version [de cette législation] par Barbara Boxer est en train d’obtenir le soutien du Sénat

Ces deux lois créeraient une nouvelle catégorie  d’allié des Etats Unis – “le partenaire stratégique majeur”-  dans laquelle Israël serait le seul pays à figurer. Et ces lois appelleraient à l’inscription d’Israël sur une liste de pays dont les ressortissants peuvent séjourner aux Etats Unis jusqu’à 90 jours sans visa, à condition qu’ils s’enregistrent électroniquement avant d’embarquer dans un avion. 

L’administration et certains parlementaires sont préoccupés par le fait que ces lois ne vont pas assez loin pour éliminer la discrimination israélienne contre les Américains d’origine arabe et palestinienne qui veulent entrer sur leur territoire.

Ils dissent aussi qu’Israël ne satisfait pas encore à d’autres exigences légales du programme.

Par exemple, la proposition déposée au Sénat  exigerait seulement du gouvernement israélien qu’il fasse «tous les efforts raisonnables, sans mettre en péril la sécurité de l’Etat d’Israël, pour garantir l’extension à tous les citoyens des Etats Unis des privilèges réciproques.» Et elle accorderait à Israël l‘exemption d’une disposition du programme de suppression de l’obligation du visa qui exige que le taux de satisfaction des demandes de visas pour entrer aux Etats Unis atteigne 97 %.

La proposition de loi de la Chambre des Représentants a un clair soutien bipartisan avec 300 parrainages. Le projet du Sénat a maintenant 45 parrains, ce qui est proche d’une majorité. Il devrait être examiné par la Commission des Affaires Etrangères du Sénat en septembre.

Certains détracteurs de ces projets hésitent à exprimer publiquement leurs réserves, cherchant ainsi à éviter une dispute publique avec un allié proche, que ce soient les promoteurs des projets ou le puissant lobby AIPAC [lobby sioniste] qui pousse en faveur de l’adoption des législations.

Boxer a déclaré à l’Associated Press que la loi serait dans l’intérêt des citoyens des Etats Unis en exigeant tout particulièrement que les secrétaires d’Etat et à la sécurité intérieure certifient qu’Israël fait tout son possible pour faciliter l’entrée des Américains [dans l’entité sioniste] avant son admission au programme d’exemption de visa. 

Mais ceux qui critiquent ces projets de loi voient une faille problématique.

Le mois dernier, 15 membres Démocrates et un membre Républicain du Congrès ont écrit une lettre à l’ambassadeur d’Israël à Washington, exprimant leur inquiétude par rapport au fait que la police de l’air et des frontières israélienne »distinguait de manière disproportionnée, arrêtait et refusait l’entrée des Américains musulmans et d’origine arabe. » Ils exigent l’égalité de traitement, selon la lettre obtenue par Associated Press.

Ils exposent dans leur lettre le cas de Nour Joudah, enseignante dans une école subventionnée par les Etats Unis en Cisjordanie qui s’est vue refuser à deux reprises l’entrée en Israël alors qu’elle était en possession d’un visa valables pour des entrées multiples Ils se plaignent aussi du fait qu’Israël accorde à certains Américains des visas restreints qui ne leur permettent d’entrer que dans les territoires sous contrôle palestinien mais pas en Israël, ce qui les oblige à voyager par la route depuis la Jordanie au lieu d’arriver à l’aéroport international de Tel Aviv. 

Parmi d’autres problèmes évoqués [dans la lettre], sont cités des exemples de douaniers Israéliens qui  bloquent des Américains à la frontière en raison de leurs opinions politiques et des cas de ressortissants US obligés de donner à la police un accès à leurs comptes personnels de courrier électronique sous peine d’expulsion.

«Nous avons de fortes réserves quant à cette proposition de loi. Elle autorise la discrimination de citoyens des Etats Unis par un autre pays, » déclare Abed Ayoub, directeur juridique de l’ American Arab Anti-Discrimination Committee. «Le fait que des élus au Congrès des Etats Unis puissent permettre ce genre d’action est répréhensible.»

Le Département d’Etat et celui de la sécurité intérieure ont exprimé des points de vue voisins, quoique plus étroits, dans des réunions à huis clos avec des parlementaires, selon des officiels US qui sont au courant des discussions. Ces officiels se sont exprimés sous couvert d’anonymat parce qu’ils n’avaient pas l’autorisation de parler publiquement de ce dossier. Ils ont dit que l’administration travaillait avec Israël pour améliorer ses méthodes de contrôle des passagers avant le départ et avec le Congrès sur la formulation de toute loi à venir. Le Département d’Etat a refusé de s’exprimer.

Dans une réponse aux parlementaires en date du 12 juin, l’ambassadeur israélien sortant a declare que les Américains se voyaient accordés tous les droits “auxquels ils sont éligibles” à leur arrive en Israël.

“Compte tenu des problèmes de sécurité auxquels nous sommes confrontés, tous les efforts nécessaires sont faits à cet égard,” a écrit Michael Oren [l’ambassadeur sioniste] aux députés Républicains Keith Ellison et  Andre Carson, les deux élus Musulmans au Congrès, et aux autres cosignataires de la lettre originale.

Sur le cas particulier de Joudah, Oren a dit que l’action [le refus d’entrée sur le territoire] était basé sur une recommandation des services de sécurité israéliens et que toutes les possibilités de recours juridiques lui étaient ouvertes. Mais il a qualifié ces exemples de rares. Oren affirme que 142 Américains en tout se sont vus refuser l’entrée en Israël l’an dernier, tandis qu’environ 620 000 ont été autorisés à entrer. Ce qui revient à un taux de refus de 0.023 %, soit 1 personne sur 4 000. Le taux de refus par les Américains pour ceux qui veulent un visa pour les USA était de 5,4 %, a-t-il observé.

L’ambassadeur a aussi défendu le traitement différentiel effectué par les autorités israéliennes pour les Américains qui sont sur un registre de population palestinienne. Ces personnes ont la permission d’entrer et de résider dans le territoire palestinien, a-t-il dit, mais ils ne sont pas nécessairement autorisés à entrer en Israël en raison de règlements sécuritaires vieux de plusieurs dizaines d’années datant du pic de la violence israélo-palestinienne.

Démocraties en déliquescence: l’exemple du Canada

30 octobre 2012

 

La France a connu récemment ce qui aurait pu être un scandale de première ampleur avec l’affaire  Florence Lamblin, cette conseillère municipale parisienne du mouvement Europe Ecologie-Les Verts qui avait cru bon de rapatrier discrètement de l’argent qu’elle possédait en Suisse en utilisant les services d’intermédiaires qui se sont avérés être au coeur d’un réseau de trafiquants de drogue et de blanchiment d’argent.

D’une certaine manière, elle était la moins criminelle de toutes les personnes impliquées puisque son objectif était simplement de soustraire cet argent au fisc.

Ce n’est certes pas glorieux, surtout quand on a des responsabilités politiques, mais c’est quand même moins grave que de fourguer de la drogue et de blanchir de l’argent en quantité.

Vous remarquerez que cette affaire s’est dégonflée médiatiquement dès lors que sont apparues les identités de ceux qui tiraient les ficelles de l’organisation criminelle bien huilée avec laquelle la conseillère municipale avait traité: Nessim, Meyer et Mardoché El Maleh et le palais royal [démocratique] de Rabat.

Voyez-vous, dans cet article du Télégramme daté du 15 octobre, on parle de Suisse, de France, de Mme Lamblin, de la clique El Maleh mais on ne lit nulle part Maroc, Casablanca, Marrakech.

Il serait intéressant de savoir ce que faisait la clique El Maleh d’une partie de ses gains qu’elle ne se contentait pas de blanchir ici-bas mais qu’elle blanchissait probablement spirituellement en abondant ce qu’on appelle pudiquement des oeuvres philanthropiques. Et là, on risquerait de trouver beaucoup de gens mouillés mais je ne crois pas que la police, et encore moins la presse, iront beaucoup fouiller de ce côté.

On verra si cet argent sale souillera bientôt publiquement ceux qui en ont bénéficié. C’est en tout cas l’amère expérience que sont peut-être en train de vivre des politicards très en vue au Canada, surtout des gens liés au pouvoir conservateur actuel.

Parce que figurez-vous que ces gens frayaient avec un personnage qui fraudait le fisc américain en trichant sur ce que lui rapportait son commerce de pharmacie en ligne (un genre de commerce qui vend souvent comme on le sait des produits inefficaces ou frelatés et dangereux). Ce type possédait même une entreprise basée à Tel Aviv qui était spécialisée dans le traitement des payements en ligne, par carte bancaire, sur les sites de jeux d’argent ou pour adultes, euphémisme pour pornographiques.

C’est ce genre de personnes qui était supposé présider à la cérémonie de remise d’un diplôme honorifique que devait remettre l’université de Haïfa à Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

Je vous ai déjà parlé de ce Jason Kenney, un de ces individus mis en esclavage par les sionistes, ce qui ne les empêche pas d’être pleins de morgue, de suffisance ou d’agressivité  à l’égard de ceux que leurs maîtres pointent du doigt. Exactement comme les chiens, oui.

Des gens qui prétendent agir au nom de valeurs conservatrices ( travail, famille, patrie en quelque sorte) mais sont redevables à des individus qui activent dans le milieu des jeux d’argent et de la pornographie.

Vous avez là exactement le profil d’un Mitt Romney, héraut du puritanisme et du conservatisme mais qui accepte sans broncher l’argent d’un Sheldon Adelson, un magnat des casinos, soupçonné de fraude fiscale et d’être impliqué dans une affaire de prostitution.

Si la démocratie, c’est ça, on peut alors dire qu’elle est très très malade. Dans les dictatures, la pourriture du politique se passe au moins du consentement de ses administrés.

 

La police de Toronto interpelle un homme d’affaires lié à Jason Kenney et à John Baird

par Stephen Maher, Canadian Press 26 octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Nathan Jacobson a été arrêté jeudi à Toronto

Nathan Jacobson a été interpellé jeudi au centre de Toronto  en relation avec une inculpation pour blanchiment d’argent aux Etats Unis.

L’homme d’affaires Nathan Jacobson est passé de la fréquentation des plus puissants politiciens du Canada à une cellule de prison.

Le fugitif, qui risque une peine de prison aux Etats Unis pour blanchiment d’argent se trouve dans  dans le Metro West Detention Centre de Toronto, a déclaré vendredi un responsable du centre de détention.

Il a été cueilli par des membres de la brigade de recherche des fugitifs de la police de Toronto au centre ville de Toronto ce jeudi et a été présenté au tribunal de la ville, sur University Avenue ce vendredi.

Jacobson avait plaidé coupable dans une affaire de blanchiment d’argent en lien avec une pharmacie en ligne à San Diego en 2008. Mais le plaidoyer avait été accepté en raison de sa collaboration à l’enquête et il avait pu voyager de par le monde, passant du temps avec des ministres influents du gouvernement canadien.

Peu de gens étaient au courant de ses démêlés avec la justice américaine avant sa non comparution à une audience de verdict en juillet à San Diego, ce qui amena la juge Irma Gonzalez de l’US District Court pour le sud de la Californie à émettre un mandat d’arrêt à son encontre.

Selon Howard J. Wolch, l’avocat canadien de Jacobson, son client se trouvait à l’époque en Asie pour affaires, et il n’était pas au courant d’une quelconque procédure judiciaire le concernant.

Jacobson est rentré à Toronto où il a été placé en détention vendredi.

Jacobson, qui a grandi à Winnipeg, a la double citoyenneté canadienne et israélienne, et il possédait jusque à l’an dernier une société de règlement par cartes de crédit à Tel Aviv, la société Paygea qui assurait le traitement de paiements pour des sites de jeux en ligne et des sites pour adultes. Des articles de la presse israélienne affirment que quand la compagnie a cessé ses activités, elle a a laissé des créanciers dans le pétrin.

Jacobson est un membre influent de la communauté juive canadienne et il a soutenu avec ardeur le gouvernement conservateur. Il a siégé auparavant dans le conseil d’administration de la chambre de commerce israélo-canadienne et au Canada-Israel Committee.

En mai 2009, il avait été le maître de cérémonies d’une fête pour célébrer le 61ème anniversaire d’Israël dans l’Édifice administratif de l’ouest sur la colline du Parlement [à Ottawa], introduisant la conférence de l’invité d’honneur, Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

Il s’est rendu en Israël avec le ministre des affaires étrangères John Baird et on dit qu’il a des relations amicales avec les deux ministres.

Ces derniers ont tous deux affirmé ne pas être au courant de ses ennuis judiciaires avant qu’ils soient rapportés par Postmedia News cet été.

Le mois prochain, Kenney avait prévu d’être en compagnie de Jacobson au Royal York Hotel de Toronto où le ministre doit recevoir un doctorat honoris causa de l’université de Haïfa. Jacobson, qui devait présider la cérémonie s’en est retiré après que ses ennuis judiciaires ont été rendus publics.

Jacobson poursuit en justice Mark Adler, le député conservateur de la circonscription de York Centre.

Dans sa déclaration en justice, déposée en octobre 2011, Jacobson soutient qu’en 2009 et 2010, il avait prêté $265 000 à Adler et à son Economic Club of America, une émanation de l’Economic Club of Canada, une société qu’Adler avait créée pour servir de forum à des conférenciers influents à Toronto.

La déclaration en défense d’Adler, déposée en janvier, affirme que Jacobson lui avait apporté $114 962 en 2009 et 2010 dans un “geste amical,” et qu’il n’en attendait pas le remboursement.  En mars, jacobson a été photographié avec le premier ministre [du Canada] Stephen Harper et me premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou. La photo avait été prise lors d’une réception à la Railway Room [une salle du parlement canadien] dans la soirée du 2 mars 2012 qui avait vu 150 à 200 personnes se rassembler pour saluer les deux premiers ministres.

Entre 2004 et 2011, Jacobson a donné environ $10 000 au parti Conservateur, y compris des dons au siège du parti et aux organisations de circonscriptions de l’ancien député Wajid Khan, du ministre de l’environnement Peter Kent et de la ministre du travail Lisa Raitt.

He also donated $1,100 to to the federal NDP on election day in 2011.

Il avait aussi donné $1 100 au New Democratic Party fédéral pendant la journée de électorale de 2011

Jacobson doit être entendu par le tribunal cette semaine

 

Star de la BBC, Jimmy Savile était un vrai philosémite, un sioniste extrémiste et un authentique pédophile

14 octobre 2012

Jimmy Savile n’était sans doute pas bien connu en France. Il était par contre une immense vedette de la télévision en Angleterre, au faîte de sa carrière dans les années 1960 et 1970, époque où il animait des émissions très populaires sur la BBC, notamment ‘Top of the Pops (hit-parade) et “Jim’ll Fix It” (Jimmy va arranger ça), «où il permettait à des enfants de réaliser leurs rêves ».

Jimmy Savile est décédé depuis un an et s’il fait reparler de lui aujourd’hui, c’est moins pour se souvenir de ses talents d’animateur qu’en raison d’un énorme scandale mis au jour par un documentaire produit par la chaîne privée ITV.

Cinq femmes y racontaient avoir été abusées par le DJ et animateur phare de la BBC alors qu’elles n’avaient pas 16 ans. Depuis, d’autres victimes racontent leur calvaire, libérées par la parole des cinq témoins. Le Premier ministre David Cameron a évoqué l’affaire, demandant une enquête policière concernant ces révélations «choquantes» faites à l’encontre de Sir Jimmy Savile.

Comme le dit la presse, les langues de délient et on s’attend à découvrir au moins entre 20 et 25 victimes de l’animateur pédophile.

Un homme qui a bénéficié de protections au sein de la BBC, ce qu’atteste le fait qu’une émission documentaire programmée sur cette chaîne de télévision avait été déprogrammée en raison des allégations qu’il comportait sur les abus sexuels perpétrés par la vedette de la radio-télévision britannique. Il bénéficiait bien sûr d’autres protections, sans doute au niveau politique.

Ce pédophile bien à l’abri était, comme il se doit, très engagé dans des actions caritatives, sans cependant perdre de vue la satisfaction de ses penchants habituels :

Les derniers témoignages recueillis par la presse indiquent que Jimmy Savile aurait aussi agressé sexuellement de jeunes patientes dans des hôpitaux pour lesquels il collectait des fonds.

Une carrière et une action caritative qui avaient convaincu la reine d’Angleterre d’anoblir le pédophile

On a de la peine ici à s’imaginer l’écho qu’a eu la révélation de ce «secret de Polichinelle» en Grande Bretagne où cet individu avait une notoriété dont n’a probablement jamais joui aucun animateur de télévision en France, pas même Jacques Martin ou Léon Zitrone.

La consternation a gagné tout le pays, premier ministre compris et

plusieurs villes ont fait dévisser des plaques érigées à son nom. Son imposante pierre tombale avec l’épitaphe jugée désormais provocante – « C’était bien le temps que ça a duré » – a été démontée à la demande de sa famille et réduite en morceaux.

On a donc là une immense vedette de la télévision et un bienfaiteur de l’humanité doublé malheureusement d’un pédophile invétéré.

Et pour l’instant, c’est probablement seulement le sommet de l’iceberg qui est effleuré et on verra bien si le scandale pourra être contenu dans des limites «tolérables.»

Mais il manque cependant quelque chose dans ce que relate la presse française ou britannique au sujet de Jimmy Savile.

Et c’est toujours intéressant de se demander ce qui manque.

Eh bien voilà ce qui manque :

Jimmy Savile était venu à ma batmitzvah

par Jessica Elgot, The Jewish Chronicle (UK) 11 mars 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il affirmait avoir « inventé le disco », mais Sir Jimmy Savile, le DJ et présentateur décédé la semaine dernière,  affirmait avoir fait sa petite part vers la paix au Moyen-Orient.

Sir Jimmy disait qu’il avait tancé le gouvernement israélien en 1975 pour avoir été trop mou après la guerre des Six Jours

Natif de Leeds, l’animateur amateur de bling-bling qui présentait Jim’ll Fix It et Top of the Pops, qui s’était décrit une fois comme «le Catholique le plus Juif que vous connaîtrez jamais», était un chaud partisan d’Israël et, grâce à des courses et des marathons de bienfaisance et à sa participation personnelle, il avait recueilli des fonds pour de nombreuses organisations caritatives dont WIZO (organisation sioniste féminine), Ravenswood et les Amis Britanniques de l’Hôpital Laniado à Netanya.

Sa visite de 10 jours en 1975 en Israël, au cours de laquelle il avait rencontre lé président Ephraim Katzir, avait été organisée par John Levy du Friends of Israel Educational Trust.

Le séjour avait été filmé pour l’émission de la BBC Jim’ll Fix It après que Gary Merrie, un enfant de 9 ans de Liverpool, ait demandé «à «voir la terre où Jésus est né.»

Sir Jimmy avait rappelé son conseil aux israéliens : «J’étais arrivé à cette réception. Le président était venu vers moi et m’avait demandé comment j’appréciais mon séjour. J’avais répondu que j’étais très déçu : les Israéliens avaient gagné la guerre des six jours mais ils avaient rendu tout le territoire [le Sinaï, NdT], y compris le seul puits de pétrole de la région, et ils payaient plus aux Egyptiens pour le pétrole que s’ils l’importaient d’Arabie saoudite.

«Je lui ai dit : ‘Vous avez oublié d’être Juif.’ Il m’avait dit : «Voudriez-vous dire ça à mon gouvernement ?’ Le lendemain matin, j’étais à la Knesset ; ils avaient interrompu une réunion du cabinet et je leur ai  dit la même chose qu’au président.»

Jimmy Savile à Tel Aviv en 1975: « Voilà mon cadeau à la jeunesse »

M. Levy se souvient : «C’était un personnage créatif et magnifique d’espièglerie. Bien sûr, c’était un égocentrique, mais il était incroyablement généreux. Il voulait qu’on nous filme marchant de Jérusalem à Bethléem, alors il y a ces passages où on était à la peine dans les monts de Judée. Il avait beaucoup d’amis proches Juifs, c’était un vrai philosémite.  A son retour, je lui avais demandé d’être membre du Friends of Israel Educational Trust et il avait insisté pour que je l’inscrive comme «Ami Spécial.»

Pendant son séjour, Sir Jimmy avait campé près du lac de Tibériade et au kibboutz Lavi où il avait enregistré une séquence de discussion pour «Speakeasy,»son émission à la radio.

Très connu pour sa campagne de sécurité routière «clunk-click» pour inciter au port de la ceinture de sécurité en voiture, Sir Jimmy aimait presque tout en Israël, à une exception majeure près – la conduite. De retour à Londres, après son séjour et une rencontre avec le Moshe Dayan, le ministre des transports de l’époque, il avait présenté à l’ambassadeur d’Israël Gideon Rafael deux films sur la sécurité routière qu’il espérait voir présentés à la télévision israélienne.

Les Mancuniens Pearl Gruber et feu son mari Harold étaient des amis proches de Sir Jimmy et ils l’avaient invité à la batmitzvah de leur fille Sharon en 1968.  Mme Gruber avait dit : «Il était si merveilleux ; il avait retransmis son émission radio ‘Savile’s Travels’ depuis la fête de batmitzvah à la Yeshurun Hebrew Congregation de Cheadle. Un des garçons de la fête voulait vraiment devenir disc jockey et il l’avait rendu presque fou.»

Sharon Gruber, qui réside maintenant  à Mill Hill se souvient : «Il était venu à ma batmitzvah dans un costume argent, et les gens chuchotaient ‘Pour qui se prend cet homme, pour Jimmy Savile ?’ Ils ne se rendaient pas compte que c’était vraiment lui !»

Un de ses huit domiciles était un petit appartement au cœur de la communauté juive de Leeds, à Roundhay. Il consacrait beaucoup de son temps au relationnel au restaurant Flying Pizza sur Street Lane, un lieu populaire et très fréquenté dans le coin.

Il était un habitué des dîners pour les œuvres de charité dans les synagogues de Leeds et de Manchester, particulièrement pour les British Friends of Laniado, organisation à laquelle il donnait beaucoup d’argent.

Il avait dit à l’organisation BBYO (B’nai Brith jeunesse) à Leeds : «Je ne sais rien de l’évolution de la communauté juive,» mais visiter Israël lui avait permis de réaliser que «le monde a une grande dette envers la communauté juive.»

Le président des amis de Laniado à Manchester, Dov Hamburger, se souvient de la participation de Sir Jimmy au dîner charitable annuel, pour laquelle il n’avait rien demandé. M. Hamburger déclare : «Je n’ai pas souvenir d’un conférencier qui se soit comporté aussi généreusement avant.»

L’ancienne directrice de Norwood (œuvre destinée surtout aus enfants handicapés avec une structure d’hébergement à Ravenswood. Cette structure est ouverte à tous mais a été impulsée surtout au sein de la communauté juive), Norma Brier, se souvient de la visite de Jimmy Savile au Ravenswood Village en 1989. «Il était venu inaugurer l’exposition de Ravenswood et avait eu un grand succès en circulant dans sa Rolls Royce dorée. Il se promenait et discutait avec les habitants et avait passé beaucoup de temps ici. Nous lui étions vraiment reconnaissants pour son soutien.»

Les mêmes qui lui étaient reconnaissants doivent se demander si leur bienfaiteur ne s’est pas livré à des attouchements sur leurs enfants, leurs petits frères ou petites sœurs ou les pensionnaires de leurs établissements de soins et d’accueil.

L’intérêt qu’exprimait Jimmy Savile pour tout ce qui était juif témoignait peut-être aussi du fait que ses actes de prédation sexuelle s’exerçaient beaucoup sur des enfants appartenant à cette communauté.

En tout cas, le bureau juif d’aide sociale de Leeds a entrepris lui aussi de déboulonner une plaque qui avait été placée en hommage au célèbre animateur.

 

Suspecte parce que non juive

26 juillet 2012

C’est l’histoire d’une Irlandaise qui a noué une idylle avec un ressortissant de l’entité sioniste pendant un voyage en Amérique Latine.

Mercredi dernier, cette jeune femme devait partir rejoindre son petit ami là-bas, dans l’entité sioniste sur un vol de la compagnie Arkia.

Mais elle a eu quelques problèmes à l’embarquement.

Quand vous embarquez sur un vol, national ou international, il y a bien sûr un certain nombre de consignes de sécurité à respecter, consignes qui sont mentionnées sur les documents de voyage et dans les aérogares.

Le respect de ces consignes est contrôlé par les services de sécurité que ce soit la police de l’air et des frontières, l’armée où même des prestataires privés. Ces prestataires privés sont nécessairement des sociétés constituées conformément au droit du pays où elles exercent et répondent à un cahier des charges précis.

Quand on embarque pour Tel Aviv, e, tout cas à l’aéroport de Dublin, il en va autrement puisque ces opérations sont assurées par le Shin Bet ( un organisme dont l’équivalent français est la DCRI).

On peut lire dans le Yediot Aharonot qui relate cette affaire,

Consciente de règles de sécurité strictes qui attendent les touristes qui se rendent en Israël, la femme s’ »tait présentée à l’aéroport de Dublin plusieurs heures avant le départ du vol Arkia. Mais elle a été alors informée qu’elle ne pouvait pas embarquer dans l’avion.

Pour ne pas être accusés de négligence, les services de sécurité sionistes à Dublin n’ont pas oublié d’appeler le petit ami de la jeune femme pour avoir des précisions sur sa relation avec elle. Bien sûr, le petit ami est un ancien officier de l’armée sioniste.

Quelques instants plus tard, c’était au tour de la jeune femme affolée d’appeler le petit ami pour lui expliquer qu’on lui refusait l’accès à l’avion.

Apparemment le petit ami a dû vouloir intercéder puisque sa dulcinée l’a mis en relation avec un responsable de la sécurité aéroportuaire.

Le hic étant que ce responsable est un Irlandais, donc dépourvu de toute autorité sur la gestion de la sécurité de l’embarquement pour Tel Aviv. Ce brave Irlandais se trouve donc réduit au simple rôle de perroquet de ses supérieurs officieux et ne peut que dire :

au petit ami que la sécurité est particulièrement stricte en raison de l’attentat suicide qui a tué sept personnes en Bulgarie ce mois-ci.

et

 «les représentants israéliens ont affirmé qu’il n’était pas possible de passer son bagage au scanner à Dublin, »

Cependant, 45 minutes avant le départ, la jeune femme a reçu l’autorisation d’embarquer.

Mais à condition de laisser derrière ses bagages, y compris les bagages à main, et sont téléphone portable.

Ce qu’elle a refusé…

De toute façon, selon la voyageuse, les portes d’embarquement étaient déjà closes quand on lui a fait la proposition.

Comment expliquer la mésaventure de cette personne ?

A vrai dire, elle ne s’explique pas vraiment. Continuons notre lecture du Yediot :

Arkia a confirmé les détails de l’incident mais a déclaré que la compagnie aérienne devait suivre les instructions du Shin Bet en matière de sécurité.
Selon le Shin Bet qui a la charge du contrôle de la sécurité des vols pour Israël, les autorités de Dublin «n’ont pas pu mettre un scanner à disposition, c’est pourquoi il n’a pas été possible d’inspecter le bagage et son contenu.»
Le service de sécurité israélien a indiqué que le problème du  défaut d’accès à la technologie adaptée, était en cours de traitement.

On a quand même l’impression que l’incident a eu lieu après que la voyageuse ait satisfait à un premier contrôle exercé par la police irlandaise et que les agents sionistes effectuent un deuxième contrôle pour lequel les autorités locales n’ont pas prévu de mettre un scanner à leur disposition.

Mais ça n’explique pas pourquoi on exigeait d’elle qu’elle renonce également à sont téléphone portable !

Le petit ami a son explication :

Elle était si excitée à l’idée de visiter Israël, » a déclaré le petit ami. «En voyageant à l’étranger, elle a rencontré beaucoup de jeunes Israéliens qui lui ont dit à quel point lé réalité israélienne est différente de ce qu’elle a entendu aux informations. Et maintenant, tout à coup, son voyage a été bloqué dans aucun avertissement préalable, comme si elle était suspecte seulement parce qu’elle n’est pas juive. »
Il observe que sa petite amie a été profondément insultée par les réglementations israéliennes «Elle ne veut même plus venir en Israël, elle en a perdu l’envie. Elle a proposé que nous nous rencontrions quelque part ailleurs.»

Sans doute un attentat suicide déjoué ?

Depuis Tel Aviv, Madonna la stupide provoque la stupeur à Paris

2 juin 2012

La chanteuse Madonna « provoque la stupeur » peut-on lire dans la presse. En effet, 

Une vidéo diffusée sur un écran géant lors d’un concert de Madonna, tournée le 31 mai à Tel Aviv (Israël) provoque la stupeur ce vendredi. Dans cet extrait (l’interlude de la chanson «Nobody Knows Me») du «MDNA World Tour», un montage photo dévoile des images de Marine Le Pen, une croix gammée dessinée sur le front. Suivent plusieurs autres photos de dirigeants politiques et religieux dont Hitler et le Pape Benoît XVI, et des extraits de combat. Des acrobates dansent sur des fils sur la scène, dont est absente la chanteuse américaine.

C’est quand même méchant de faire ça à une présidente du Font National qui fait tout ce qu’elle peut pour se rapprocher des sionistes! Marine Le Pen succède donc à son père dans le repoussoir selon Madonna, puisque la chanteuse américaine avait associé dans un clip de 2006 Jean-Marie Le Pen à Saddam Hussein et Oussama ben Laden.

Je pense que Madonna aurait été mieux inspirée et sans doute plus courageuse en associant Benjamin Netanyahou au nazisme, ou encore ce rabbin Shteinman adepte de la supériorité raciale qu’écoute attentivement l’ambassadeur de France à Tel Aviv.. Elle aurait pu en fait prendre n’importe quel sioniste pour remplacer avantageusement la dirigeante du Front National.

Parce que même si les idées de Mme Le Pen doivent être fermement combattues (et on remarquera que M. Sarkozy a exprimé des idées assez semblables avant et pendant la campagne présidentielle), elle n’a pas de sang sur les mains, n’a participé de près ou de loin à l’occupation d’aucun territoire.et n’est pour rien dans le blocus de Gaza.


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