Posts Tagged ‘Union Européenne’

Le Parti Socialiste et le mariage homosexuel: tout ça pour ça!

31 octobre 2012

On s’en rend déjà compte, le changement sous la présidence de François Hollande ne concernera véritablement ni la politique économique, ni la fiscalité, pas plus que la politique étrangère et encore moins celle qui a trait aux populations d’origine étrangère, de confession musulmane notamment.

Non, la grosse affaire du quinquennat Hollande sera le mariage homosexuel qui est apparemment la grave question de société qui doit mobiliser l’ensemble de la classe politique. Sur ce dossier, le gouvernement passera certainement outre les réticences ou les oppositions qu’on suppose présentes dans l’opinion publique.

Lors même que les réticences de l’opinion sont invoquées pour justifier la remise à plus tard de l’examen du droit de vote pour les résidents étrangers non ressortissants de l’Union Européenne. Car, faut-il le rappeler, il y déjà un certain temps que les Belges, Anglais, Italiens etc. qui vivent en France sont non seulement électeurs mais éligibles…

Une ministre qui aurait pu donner clairement de la voix, je pense à Mme Najat Vallaud-Belkacem n’a pas pris publiquement position sur ce sujet, ou plutôt si, pour faire part de ses doutes!.

Elle a par contre donné le coup d’envoi d’un vaste plan conte l’homophobie. Ce qui consiste concrètement à aller débusquer les préjugés homophobes et rééduquer ceux-là mêmes qui subissent au quotidien la discrimination à l’emploi et au logement et sont stigmatisés comme délinquants ou terroristes réels ou potentiels.

C’est ça le socialisme appliqué façon Hollande.

En matière de mariage  homosexuel, on en fait des tonnes, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais quelle réalité peut bien se cacher derrière tout ce verbiage?

Les statistiques produites par l’INSEE peuvent nous aider à en prendre la mesure:

Mariage et PACS

Ce graphique a entre autres mérites de nous rappeler que la France s’est dotée du PACS (pacte civil de solidarité), qui est justement une alternative au concubinage et au mariage et a été ouvert dès le début aux couples du même sexe.

La première chose que nous pouvons constater sur ce graphe, c’est la désaffection progressive pour le mariage, même s’il reste la forme dominante d’union matrimoniale: on passe en effet de 305 234 mariages en 2000 à 251 654 en 2010.

A l’inverse, le PACS qui démarre timidement en 2 000 avec 22 271 unions progresse fortement sur la période considérée pour faire presque jeu égal avec le mariage: 205 558 PACS signés en 2010! La statistique 2011  fait apparaître une poursuite du recul du mariage avec 241 000 unions de ce type.

On peut donc se demander en premier lieu pourquoi il est si urgent d’autoriser des homosexuels à contracter des mariages alors même que nous sommes devant une institution en perte de vitesse. Et que la parentalité n’est plus du tout liée au mariage dans la France actuelle.

Le nombre de PACS signés entre personnes du même sexe donne une idée du nombre de personnes qui pourraient être concernées par un mariage homosexuel:

en 2000, 5412 PACS ont concerné des personnes du même sexe, soit 24,30 % de l’ensemble des PACS contractés cette année là.

En 2010, ce sont 9 143 PACS entre deux personnes du même sexe qui ont été signés, soit 4,5 % de l’ensemble des PACS contractés.

Entre 2000 et 2010, le nombre de PACS entre personnes du même sexe s’est accru de 68,9 % tandis que le nombre de PACS entre personnes de sexe différent a plus que décuplé!

Tout ça pour ça! Le titre de ce film nul convient parfaitement pour résumer cet emballement politicien sur un sujet qui montre quelle emprise peuvent avoir des groupes qui ne représentent rien du tout dans la société, pas même les homosexuels, mais sont en mesure d’actionner les leviers du pouvoir.

Selon les investisseurs, la Grèce est plus risquée que la Syrie

29 octobre 2012

Sans commentaire!

L’investissement en Grèce considéré comme plus risqué qu’en Syrie

Associated Press, The Hindustan Times (Inde) 29 octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les marches mondiaux peuvent croire que le pire de la crise financière en Europe est passé après trois années de turbulences, mais ceux qui contrôlent les cordons de la bourse du business mondial n’en sont pas pour autant soulagés. Une enquête annuelle auprès des directeurs financiers effectuée par BDO, une firme de consulting sur le climat mondial des affaires, montre que la crise de la dette publique en Europe reste un de leurs principaux motifs de préoccupation, à tel point que la Grèce est considérée comme une destination plus risquée pour les investissements et le lancement d’affaires que la Syrie déchirée par la guerre.

Seuls l’Iran et l’Irak sont considérés comme plus risqués que la Grèce qui s’efforce en ce moment de convaincre les créanciers internationaux qu’elle mérité des prêts en urgence pour éviter la banqueroute et une éventuelle sortie de l’euro.

“Les directeurs financiers sont de plus en plus préoccupés par l’Europe du Sud dont ils considèrent qu’une partie est aussi risquée et que les pays politiquement instables du Moyen Orient, » explique le PDG de BDO, Martin Van Roekel

La Grèce n’est pas le seul des 17 pays dont la monnaie est l’euro à figurer dans la liste des dix pays où l’investissement est le plus risqué selon l’enquête. L’Espagne, alors même qu’elle représente la 4ème économie de l’eurozone et a une ancienne relation avec l’Amérique latine, se trouve classée N°7.

Cette réticence des directeurs financiers, notamment ceux des économies en forte croissance comme la Chine ou le Brésil,  à investir dans les pays européens endettés se trouve au cœur de la crise financière. Le redressement de ces pays dépend en bonne partie de l’engagement du secteur privé pour combler le déficit d’investissement laissé par la réduction des dépenses publiques.

Alors que des pays comme l’Espagne et la Grèce s’efforcent de convaincre les milieux d’affaires internationaux qu’ils offrent de bonnes destinations pour l’investissement, d’autres pays sont en essor. Malgré des signes de ralentissement, la Chine est considérée comme le pays le plus attractif pour l’expansion, suivie de près par les Etats-Unis. D’autres pays comme l’Inde, le Brésil, l’Allemagne et le Royaume Uni figurent aussi dans le top 10des pays qui vont connaître la croissance.

Dans l’ensemble, l’enquête de BDO observe que les directeurs financiers dans le monde trouvent qu’il est maintenant plus difficile de faire des affaires à l’étranger. A côté d’une situation économique mondiale incertaine, ils évoquent le renforcement des réglementations et une plus forte concurrence.

Van Roekel indique aussi avoir “été surpris” de ne pas avoir entendu plus de responsables financiers manifester une preoccupation vis-à-vis du fort endettement de pays non européens, notamment le Japon et les Etats Unis.

.

Quoique la dette du Japon représente presque le double de son PIB, ce pays a réussi à éviter d’éveiller la méfiance de beaucoup d’investisseurs parce que sa dette est en grande partie autofinancée par ses propres fonds de pension.

Les USA, qui ont l’avantage d’avoir le dollar, qui sert au monde de monnaie de réserve, ont leurs propres problèmes et le vainqueur de l’élection, quel qu’il soit, sera vite aux prises avec la «montagne fiscale» , tout un ensemble d’augmentations d’impôts et de coupes dans les dépenses qui entreront en vigueur automatiquement si les différentes forces politiques ne parviennent pas à un accord sur le budget de l’Etat.

BDO a enquêté auprès de 1 000 directeurs financiers de companies de taille moyenne qui envisagent d’investir à l’étranger.

Un gouvernement européen le dit: les sanctions contre l’Iran sont inacceptables

28 octobre 2012

Vous ne trouverez pas cette information en français alors qu’elle concerne aussi un pays voisin de la France,  en partie  francophone de surcroît.

C’est que, à force de dire et répéter « la communauté internationale veut ceci, ou attend cela,» les pays occidentaux ont fini par croire qu’ils étaient à eux seuls la communauté internationale, notamment sur des questions comme celle du programme nucléaire iranien.

On a vu il n’y a pas bien longtemps que les Non Alignés avaient infligé un démenti cinglant à cette prétention de l’Occident en se réunissant au complet justement à Téhéran, et en  confirmant aux termes des débats leur soutien au droit de l’Iran à disposer d’un programme nucléaire à des fins pacifiques.

Maintenant c’est au tour de la Suisse de rappeler que les sanctions unilatérales adoptées à l’encontre de l’Iran par les USA et l’Union Européenne étaient «inacceptables» pour reprendre l’adjectif choisi par la présidente de la confédération helvétique.

Parce que si des pays comme la France ou le Royaume Uni se targuent de vouloir faire respecter le droit, et même d’être les bras armés de ce droit, il faut bien reconnaître que sur le dossier iranien, comme sur bien d’autres en réalité, ils se comportent comme de vulgaires hors-la-loi.

La Suisse dénonce les sanctions unilatérales contre l’Iran

Par Atul Aneja, The Hindu (Inde) 27 octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La Suisse a insisté à nouveau sur son opposition aux sanctions unilatérales imposées à l’Iran en dehors du cadre des Nations Unies, défiant ainsi la position d’Israël, des Etats Unis et de l’Union Européenne.

Didier Burkhalter (à gauche) et Serguei Lavrov

Le ministre Suisse des affaires étrangères, Didier Burkhalter a déclaré jeudi à Moscou que son pays ne soutiendra jamais de sanctions, imposées par quelque alliance que ce soit, en dehors du cadre juridique du Conseil de Sécurité de l’ONU. «Par principe, nous ne soutenons pas de telles sanctions,» a déclaré M. Burkhalter après des discussions avec son homologue Russe Sergei Lavrov.

Non membre de l’Union Européenne (UE), la Suisse n’est pas liée par les décisions de ce groupement de 27 nations qui vient d’imposer de nouvelles sanctions dont l’interdiction d’importer du gaz iranien. Le mois dernier, la présidente de la Suisse, Eveline Widmer-Schlumpf a critiqué les sanctions unilatérales de l’occident contre l’Iran en les qualifiant «d’inacceptables.»

Elle avait souligné que la Suisse poursuivrait ses relations économiques avec l’Iran en accord avec le cadre fixé par les décisions de l’ONU.

La Suisse est aussi un important centre mondial pour le négoce du pétrole, et elle accueille les bureaux de la National Iranian Oil Company (NIOC, la société pétrolière publique iranienne). Des organisations pro-israéliennes s’en sont pris vigoureusement à berne après des informations selon lesquelles Vitol – une entreprise domiciliée en Suisse (liée au gouvernement britannique, ce qui confirme que l’argent n’a pas d’odeur) – avait commercialisé des millions de barils de pétrole iranien. Josh Block, un ancien officiel de l’administration Clinton et, encore récemment, président de The Israel Project, une organisation pro-Israël basée à Washington, a déclaré au Jerusalem Post : «Il est vraiment honteux que le gouvernement suisse continue à aider l’Iran à contourner les sanctions de l’Union Européenne alors que le régime de Téhéran continue sa marche vers l’arme nucléaire, nie l’holocauste, menace ses voisins et opprime sa population.»

Une dépêche de l’AFP qui cite la presse locale indique que les sanctions économiques occidentales ont touché environ six millions de malades en Iran, en raison des difficultés pour importer des médicaments. Fatemeh Hashemi, directrice d’une fondation pour la santé, explique que même s’il n’y a pas d’interdiction explicite d’importer des médicaments, l’imposition de sanctions bancaires a «gravement affecté» les importations de médicaments nécessaires pour soigner des pathologies complexes. «Nous ressentons une pénurie surtout pour les médicaments pour traiter le cancer et la sclérose en plaques. Bien sûr, les patients atteints de thalassémie et dyalisés sont aussi touchés par ces difficultés,» a-t-elle dit selon la presse.

«Le prix des médicaments produits localement a augmenté de 15 à 20 % ces trois derniers mois, et celui des médicaments importés a cru entre 20 et 80 %, a récemment déclaré à l’agence de presse ISNA le pharmacien Mohammad Hossein Hariri.

Mehdi Mohammadi explique le bluff perdant d’Obama

20 mai 2012

Depuis la révolution islamique, l’Iran é toujours été un pays déroutant pour les observateurs, et réussissant à déjouer les calculs les plus subtils de ses adversaires. Après avoir spéculé sans fin sur les divisions internes du régime, puis avoir tenté de fomenter sans succès une révolution dite «verte», les ennemis de la république islamique lui infligent un embargo économique et la menacent d’une guerre.

Devant ces agissements et menaces, il semble que le gouvernement iranien garde la tête froide (plus que votre serviteur en tout cas) et analyse la situation comme étant en fait plus délicate pour ses adversaires que pour lui-même.

C’est en tout cas ce qu’on peut comprendre du propos de Mehdi Mohammadi qui, fait intéressant, est avant tout un spécialiste de la politique interne de son pays et non de sa diplomatie. M. Mohammadi collabore avec le journal iranien Kayhan, de tendance «conservatrice.»

Selon M. Mohammadi, les Etats Unis ne veulent pas d’une guerre  et il est hors de question que le régime sioniste se lance seul dans une telle opération.

L’analyse de M. Mohammadi est que la menace de guerre est avant tout un moyen de pression sur… l’Union Européenne afin qu’elle décide et applique des sanctions économiques contre l’Iran.

De fait l’Iran ne croit pas à la menace militaire américaine et a, de toute façon, procédé à quelques démonstrations de force pour faire comprendre à Barack Obama et à son équipe que le prix d’une guerre, même victorieuse pour les USA, pourrait être exorbitant.

D’où des signaux d’apaisement très clairs adressés par le gouvernement des Etats Unis à l’Iran même si publiquement des menaces continuent d’être agitées pour satisfaire le lobby sioniste. N’oublions pas que M. Obama brigue un deuxième mandat…

Selon M. Mohammadi, Européens et Américains, après toutes ces vaines menaces, se retrouvent dans une position de faiblesse devant l’Iran. Pas seulement parce que, du point de vue iranien, le risque d’agression militaire est écarté mais parce que les pays occidentaux sont désireux d’enrayer une hausse de coût de l’énergie qui plombe un peu plus  l’économie mondiale alors que, comme l’observe judicieusement l’auteur, le boycott du pétrole iranien par l’Union Européenne n’est pas encore effectif.

 Patrick Seale dit, d’une manière différente, des choses assez semblables.

Ce qui n’a pas eu lieu

par Mehdi Mohammadi,  analyste politique et collaborateur de Kayhan

The Race for Iran (USA) 19 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une méthode utile pour comprendre vraiment ce qui s’est passé dans les pourparlers d’Istanbul [an avril] dernier est d’analyser ces entretiens à travers le prisme de «ce qui n’a pas eu lieu. »

Dans les six mois qui ont précédé ces négociations et avec le souvenir des discussions d’Istanbul I encore dans les esprits des Occidentaux, la principale préoccupation des P5+1 portait sur la manière de forcer l’Iran à renoncer à sa persévérer et à ajuster ses calculs stratégiques.

Le problème immédiat pour les Etats Unis et Israël était avant tout d’empêcher le programme iranien d’enrichissement de l’uranium de franchir une nouvelle étape de sa progression. En conséquence, une vague d’opérations de « semi-hard power » sous la forme de cyber attaques, de l’assassinat de scientifiques nucléaires, de restrictions sur l’importation par l’Iran de certains composants et, élément le plus important, la fermeture  ce que les Américains appellent la « source de financement » du programme nucléaire a été entreprise.

Cependant, si nous nous servons du critère de l’expansion des installations et de la quantité de matériaux nucléaires produits par l’Iran comme mesure de l’accélération ou du ralentissement du programme nucléaire iranien, ces actions [occidentales] n’ont atteint aucun de leurs objectifs. Des scientifiques ont été assassinés, mais ces crimes n’ont fait que convaincre d’autres scientifiques qu’ils doivent travailler plus dur et venger leurs martyrs. Les cyber attaques ont visé des installations nucléaires mais leur seul résultat a été que non seulement les spécialistes Iraniens ont développé des compétences dans la technologie de défense des systèmes, mais ils sont rapidement devenus capables de lancer des cyber attaques généralisées en territoire ennemi. Les sanctions ont incité les producteurs Iraniens à chercher de nouvelles méthodes, ce qui a permis dans un court laps de temps à atteindre l’autosuffisance dans certains domaines qui dépendaient des importations avant l’imposition des sanctions. Les ressources financières pour le programme nucléaire iranien ne se sont pas taries, du fait que l’augmentation des revenus pétroliers causée par l’effet psychologique des sanctions – et gardons à l’esprit que les sanctions pétrolières n’ont pour l’instant été appliquées ni par l’Europe, ni par l’Amérique et qu’elles ne sont encore que virtuelles – a été bien plus forte que la réduction minime subie par les exportations pétrolières iraniennes.

Il s’ensuit que l’Iran n’était pas suppose aller aux négociations d’Istanbul 2 avec son programme nucléaire au bord de la faillite. L’Iran est en fait entré dans les négociations avec l’usine de Fordo sur le point d’entrer en activité et après avoir produit plus de 100 kilos d’uranium enrichi à 20 %et quelques centaines de kilos de réserves d’uranium enrichi à 5 %.  Ce combustible produit localement a été chargé dans le réacteur de Téhéran et testé aves succès, tandis que le choix de nouveaux sites nucléaires a été arrêté et que des programmes de développement de la production nucléaire ont été annoncés.

Les opérations de “semi-soft power” de l’occident n’ont ni stoppé, ni ralenti les avancées nucléaires iraniennes. Elles ont eu au contraire pour conséquences l’approfondissement, l’accélération et la sanctuarisation du programme, ce qui constitue le premier pilier sur lequel s’est basé la stratégie de négociation de l’Iran à Istanbul.

Deuxièmement, avant les discussions d’Istanbul, tous les efforts de l’Occident visaient à convaincre l’Iran que si les négociations n’avançaient pas dans le sens souhaité par certains membres du p+1, l’option militaire était fermement mise sur la table. Sur la base d’une division du travail entre les Etats Unis et Israël, Israël était censé menacer l’Iran de l’attaquer militairement s’il ne renonçait pas à son programme nucléaire et l’Amérique était supposée soutenir ces menaces. La théorie israélienne était que si l’Amérique n’approuvait pas ces menaces, l’Iran ne les considérerait pas comme crédibles et ne les prendrait pas au sérieux. Mais est-ce que quelqu’un a vraiment eu l’intention d’attaquer l’Iran ? Il a été en fait révélé qu’un tel plan n’a à aucun moment été envisagé.

Les objectifs de la menace militaire américaine et israélienne étaient de deux ordres.

Premièrement, le consensus des experts Israéliens et Américains était que l’Iran ne stopperait son programme nucléaire que s’il sentait que la pression à ce sujet  évoluait vers une menace pour l’existence de la république islamique. Le résultat de ce calcul israélien était que pour que l’Iran stoppe son programme nucléaire, l’Iran doit percevoir la menace pour sa propre existence, ce qui n’est pas possible sauf si l’Iran sent que l’occident a la volonté d’aller aussi loin qu’attaquer l’Iran militairement pour empêcher sa nucléarisation. La raison affichée par Barack Obama au cours de son discours à la dernière conférence de l’AIPAC [le lobby sioniste], que la politique de son gouvernement à l’égard de l’Iran n’était pas une politique de confinement [containment] ou de prévention mais visait plutôt à stopper le programme nucléaire iranien, cherchait précisément à adresser à l’Iran le message que pour l’Amérique, le risque inhérent à une confrontation militaire était moindre que celui d’un Iran nucléarisé. En somme, Israël voulait que l’Amérique annonce explicitement que toutes les options, militaire notamment, étaient sur la table et de rendre très clair pour l’Iran le critère du recours à ces options.

Deuxièmement, les Israéliens pensent que le monde n’accepterait pas un allègement des sanctions contre l’Iran sauf si ce pays sentait que la résistance à ces sanctions pourrait déboucher sur le déclenchement d’une nouvelle guerre dans la région. La menace d’agression est par essence un moyen de forcer des pays comme les membres de l’Union Européenne à renforcer les sanctions, et de ce fait, l’analyse tout à fait correcte de certains spécialistes Occidentaux de stratégie est que l’option la plus extrême dont disposent l’Amérique et Israël est celle des sanctions. Leur évaluation est qu’une attaque n’est fondamentalement pas une des options possibles et n’est purement et simplement qu’un instrument qui sert à rendre plus efficace l’option des sanctions, un instrument dont ils imaginent qu’il renforce les effets des sanctions et force également divers pays à prendre plus au sérieux l’application des sanctions.

Fort bien, alors qu’est-il advenu de ce grand projet de guerre psychologique et les occidentaux ont-ils été capable de tirer quelque chose de cette machinerie qu’ils ont construite pour les discussions d’Istanbul ? Le destin de ce projet de création d’une menace  crédible regorge vraiment de leçons. Au début, les Américains avaient accepté l’argument selon lequel si l’Iran percevait la présence d’une menace militaire crédible – de la part des Etats Unis, pas d’Israël – il aurait une raison pour céder. Les dirigeants Américains ont donc commencé à menacer l’Iran en affirmant que leur potentiel militaire était suffisant pour traiter les installations nucléaires iraniennes, que leurs plans d’attaque étaient pratiquement ficelés et qu’aucune option n’avait été exclue. Cependant, de manière étonnante, les effets de cette rhétorique n’ont pas du tout été ceux qu’envisageait l’Amérique ni ceux qu’Israël avait prévus.

En tout premier lieu, l’Iran a rapidement réagi et a conduit des opérations militaires spéciales qui ont démontré que non seulement le pays pouvait se défendre devant toute attaque mais que, si nécessaire, il pouvait réaliser des opérations préventives avant le passage à l’action de l’ennemi et dans une phase au cours de laquelle des menaces sont encore proférées. Les Américains ont ainsi pu voir que leurs activités dont l’intention était de maintenir la tension avec l’Iran à un niveau contrôlé pouvaient leur échapper des mains et qu’à tout moment, existait la possibilité  qu’un Iran sûr de lui puisse entraîner les Etats Unis dans un conflit meurtrier, quoique non souhaité. La raison pour laquelle Barack Obama, dans une lettre adressée à l’Iran l’hiver dernier, a annoncé ouvertement que l’option militaire n’était, en ce qui concerne son pays, pas sur la table, était que les Américains avaient constaté que l’Iran n’avait pas peur mais se préparait au contraire à la guerre.

Ensuite, les menaces répétées contre l’Iran ont poussé fortement les prix du pétrole à la hausse (et par conséquent les revenus de l’Iran), aggravant la stagnation d’une économie mondiale à demi-morte et, avec l’augmentation sans précédent des prix de l’essence, ont été la cause de graves problèmes politiques intérieurs en Amérique et en Europe. En fait, les Américains ont senti que cette rhétorique ridicule produit l’effet opposé, elle n’a pas vraiment nui à l’Iran mais pourrait au contraire à tout moment provoquer leur propre chute et c’est pour cette raison que Barack Obama a visiblement déclaré en mars dernier que quiconque parle d’attaquer l’Iran est un imbécile dépourvu de sens qui ment au peuple américain sur le coût potentiel d’une telle action.

Le résultat délectable est le suivant: alors que le projet de création d’une « menace militaire crédible » avait été conçu pour paralyser l’Iran de peur, il a de manière inattendue et en un bref laps de temps, révélé le secret que le principal opposant à cette option est le gouvernement des Etats Unis lui-même, c’est-à-dire ce même gouvernement qui était supposé rendre les menaces crédibles en faisant son show ! Non seulement la menace militaire était dénué de crédit, mais elle a été retirée de la table non par les Iraniens mais par les Américains avec une clarté sans précédent, et la délégation américaine est venue à Istanbul sachant que les menaces d’attaque contre l’Iran étaient perçues par ce pays comme rien d’autre qu’une mauvaise plaisanterie et c’est pour cette raison que ni les Américains, ni les autres membres du P5+1n’ont à aucun moment formulé ce qui aurait pu ressembler à de telles menaces [pendant les négociations].

Je n’ai discuté pour l’instant que de deux des facteurs qui étaient censés intervenir à Istanbul sans que ce fut le cas. Il y a au moins trois autres facteurs qui peuvent être discutés mais nous n’aurons pas l’occasion de le faire à ce stade. Quand ces trois facteurs sont débattus correctement et que les arguments pour comprendre pourquoi ces trois facteurs que les Américains voulaient aborder ne l’ont pas étés, auront été examinés, on pourra alors comprendre clairement pourquoi les P5+1 ont participé aux discussions d’Istanbul 2 en position de faiblesse.

Un regard optimiste sur les discussions sur le nucléaire iranien

20 avril 2012

Patrcik Seale est un spécialiste reconnu des affaires du Moyen Orient. Ce Britannique qui collabore avec divers organes de presse nous propose sa lecture des récentes discussions sur le nucléaire iranien qui se sont tenues à Istanbul.

Selon lui, ces discussions ont marqué, peut-être définitivement, l’ échec du clan belliciste occidental et de son mentor, le sieur Benjamin Netanyahou, chef du gang de Tel Aviv.

Il en veut pour indice probant le fait que Catherine Ashton qui est à la tête de la diplomatie européenne a admis que les négociations devaient se faire sur la base du Traité de Non Prolifération Nucléaire dont l’Iran est partie prenante et qui reconnaît le droit à l’exploitation et à l’enrichissement de l’uranium à des fins civiles.

Un regard optimiste dont on saura bientôt si la suite des discussions lui donnera raison.

Ce qu’on ne peut qu’espérer.

Surprises dans le duel israélo-iranien

En dehors de l’ oppression et de la dépossession ininterrompues des Palestiniens, Israël a un long palmarès d’assassinat de ses opposants politiques, et on pense généralement que ce pays est responsable de l’assassinat de cinq scientifiques nucléaires Iraniens ces deux dernières années, ainsi que de l’introduction du virus Stuxnet dans les réseaux informatiques iraniens – des actes  qui sont clairement du terrorisme d’Etat, observe Patrick Seale.

Middle East Online (UK), 17 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Même s’il est trop tôt pour en juger, on dirait que la politique israélienne vis-à-vis de l’Iran connaît des ratées et pourrait aboutir à une issue bien différente de celle que le premier ministre Benjamin Netanyahou recherchait depuis longtemps.

Ces trois dernières années, Israël considérait que des sanctions punitives, la guerre cybernétique et l’assassinat de savants atomistes Iraniens devaient finir par obliger une république islamique paralysée à accepter le «zéro enrichissement» de l’uranium – ce qui signifierait le démantèlement complet du programme nucléaire. Ce qui, espérait-on [à Tel Aviv] ouvrirait la voie à un ‘changement de régime’ à Téhéran.

Pour parvenir à une pression suffisamment forte sur l’Iran, la stratégie israélienne a été de menacer de passer à l’attaque. Le calcul israélien était – à raison comme il s’est avéré – que les Etats Unis et leurs alliés n’oseraient pas prétendre qualifier leur attitude de bluff. Au contraire – pour parer à une attaque israélienne dont ils craignaient qu’elle déclenche une guerre  régionale aux conséquences imprévisibles et potentiellement catastrophiques – ils ont travaillé à mettre l’économie iranienne à genoux.

La stratégie israélienne fonctionnait. Tout semblait marcher comme sur des roulettes. Les sanctions punitives contre l’Iran commençaient à faire mal. Dans leur impatience pour un changement de régime, les propagandistes pro-Israël aux Etats Unis avaient même commencé à appeler à des actions secrètes en soutien à l’opposition iranienne.

Catherine Ashton,la chef de la diplomatie européenne, est alors entrée dans la mêlée.

Au grand dam des faucons, elle a fait une offre de reprise des négociations à l’Iran, en recourant à un ton conciliant assez différent du ton menaçant qui était celui de Londres, Washington et Paris, et en complète discordance avec les incessantes rodomontades d’Israël.  L’Iran a répondu positivement à l’invitation d’Ashton. Sa première réunion avec les P5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) a eu lieu le 14 avril à Istanbul et, selon tous les observateurs, ce fut un succès surprenant.

Saeed Jalili, le chef négociateur Iranien – qui a rencontré Catherine Ashton pour un dîner informel au consulat iranien la veille au soir – a parlé d’une «approche positive.» Mme Ashton a, à son tour, qualifié les discussions de « constructives et utiles.» Pour cadrer les discussions, elle a énuméré un certain nombre de principes qui ont dû rassurer les Iraniens et provoquer des grincements de dents chez les faucons Israéliens.

Le Traité de Non Prolifération nucléaire TNP), a-t-elle déclaré, doit être le fondement absolu des discussions. Mais le TNP permet aux signataires d’enrichir l’uranium sur leur territoire à hauteur de 3,5 % pour la production d’électricité et d’autres fins pacifiques. Il semble donc qu’Ashton a ainsi envoyé le message selon lequel le droit de l’Iran à le faire serait reconnu. C’était comme si les P5 + 1 avaient abandonné l’exigence israélienne de zéro enrichissement. On a eu au contraire l’impression que l’intérêt allait se porter sur l’arrêt par l’Iran de l’enrichissement de l’uranium à 20 % dès lors qu’on lui en aura garanti la fourniture pour le réacteur de recherche de Téhéran qui a besoin d’uranium enrichi à ce niveau pour produire des isotopes nécessaires au traitement des patients Iraniens atteints d’un cancer. Le président Ahmadinejad ayant dit à plusieurs reprises que l’Iran cesserait de produire de l’uranium à 20 % si on l’assurait de lui en fournir de l’étranger, l’esquisse d’un accord semblait en vue.

En outre, Catherine Ashton a aussi déclaré que las négociateurs seraient “guidés par le principe d’une démarche pas à pas et la réciprocité. » Cette référence à une approche progressive et à des concessions mutuelles est une forte indication d’une levée probable des sanctions par étapes quand l’Iran aura présenté des preuves convaincantes qu’il ne cherche pas à obtenir l’arme nucléaire et qu’il acceptera des inspections intrusives de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Elle a à l’évidence décidé d’accorder un certain crédit à la fatwa de 2005 promulguée par le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, par laquelle il interdisait la production, le stockage et l’utilisation d’armes atomiques.

A la clôture des dix heures de réunion à Istanbul, l’Iran et les P5 + 1 ont convenu de tenir leur prochaine réunion le 23 mai à Bagdad, pour ce qui promet d’être une série prolongée  de discussions.

La réaction de colère de Netanyahou a été absolument typique du personnage. « L’Iran a reçu un ‘billet de faveur’ a-t-il déclaré avec amertume, «pour continuer l’enrichissement sans aucune limitation, aucune inhibition. L’Iran devrait prendre des mesures immédiates,»  a-t-il tempêté pour « arrêter tout enrichissement, retirer tout le matériel d’enrichissement et démanteler l’installation nucléaire de Qom. Je crois que le plus grand adepte mondial du terrorisme ne doit pas avoir la possibilité de développer des bombes atomiques.»

Ces cris d’orfraie font penser à l’hôpital qui se fout de la charité. En dehors de l’ oppression et de la dépossession ininterrompues des Palestiniens, Israël a un long palmarès d’assassinat de ses opposants politiques, et on pense généralement que ce pays est responsable de l’assassinat de cinq scientifiques nucléaires Iraniens ces deux dernières années, ainsi que de l’introduction du virus Stuxnet dans les réseaux informatiques iraniens – des actes qui sont clairement du terrorisme d’Etat

Avec l’aide décisive de la France, Israël a fabriqué ses premières bombes atomiques dans les années 1960, il y a près d’un demi-siècle. Si les choses avaient mal tourné, les israéliens étaient prêts à s’en servir pendant la guerre de 1967 qu’ils avaient déclenchée contre les Arabes cette année là. La plupart des spécialistes estiment aujourd’hui que l’arsenal israélien comporte entre 75 et 150 têtes nucléaire. Israël dispose aussi d’une possibilité de deuxième frappe [en cas de neutralisation ou de destruction de son potentiel militaire] sous la forme de missiles à tête nucléaire qui arment ses sous-marins de construction allemande.

Netanyahou soutient que la République Islamique pose une ‘menace existentielle’ pour Israël. Il n’y a pas la moindre preuve pour étayer cette affirmation. Le président Iranien a dit quelque chose du genre qu’Israël serait un jours « effacé des pages du temps» – une phrase dont Israël a fait une traduction tendancieuse, sans doute à des fins propagandistes, en parlant d’un plan pour « rayer Israël de la carte.» C’est plutôt le contraire et l’Iran qui risquerait l’annihilation si elle essayait d’attaquer Israël. En plus de son important arsenal nucléaire et de vecteurs sophistiqués (missiles, sous-marins), Israël a un potentiel militaire conventionnel beaucoup plus puissant que l’Iran, en grande partie fourni par les Etats Unis. Les Etats Unis se sont en fait engagés à maintenir la supériorité militaire d’Israël sur tous les Etats de la région – ce qu’ils appellent l’avantage militaire qualitatif – un engagement qui force de loi aux Etats Unis.

Quelle est donc alors la raison de l’anxiété d’Israël ? Israël craint que si l’Iran était en mesure de fabriquer une arme nucléaire – ou acquérait simplement la capacité d’en fabriquer – la liberté d’action d’Israël en serait restreinte. Israël ne serait plus capable de frapper ses voisins à volonté sans risquer des représailles. La simple vérité est qu’Israël veut nier à ses voisins la capacité à se défendre. Personne n’a le droit de se doter d’une capacité de dissuasion ! Israël déteste le Hezbollah ai Liban et le Hamas à  Gaza parce que ces mouvements de résistance ont acquis une capacité limitée de riposter aux agressions israéliennes. C’est pour cette raison qu’Israël les qualifie d’organisations terroristes et accuse l’Iran de les armer.

Netanyahou s’oppose depuis longtemps à des pourparlers entre l’Iran et la communauté internationale, et il doit certainement prier pour qu’ils échouent. Le lobby pro-israélien aux Etats Unis va très probablement se mobiliser dans ce but. Mais si Catherine Ashton fait valoir ses vues, si les négociations avec l’Iran réussissent et que le spectre de la guerre est écarté, Israël pourrait devoir vivre avec une suprématie régionale légèrement écornée.

Le Britannique Patrick Seale est un spécialiste de premier plan du Moyen Orient. Son dernier livre est « The Struggle for Arab Independence : Riad el-Solh and the Makers of the Modern Middle East (Cambridge University Press).

Crise syrienne: la montée du mécontentement en Turquie

14 avril 2012

Apparemment le mécontentement monte en Turquie contre la politique syrienne menée par le gouvernement actuel. Ce mécontentement est exprimé publiquement par l’opposition au pouvoir actuel mais il est aussi le fait des milieux d’affaires qui s’inquiètent des conséquences directes et indirectes sur leurs activités commerciales qui résultent des sanctions contre la Syrie adoptées par leur gouvernement.

Le papier que je vous propose a été écrit par Güven Sak, un professeur de sciences économiques qui n’a rien d’un anti-occidental primaire puisqu’il contribue aux débats de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique), institution phare du monde capitaliste et qu’il semble avoir joué un certain rôle dans le processus (inachevé) d’admission de son pays dans l’Union Européenne (UE)

L'économiste Güven Sak

Güven Sak relève un des éléments très importants pour comprendre l’ampleur des  problèmes posés par la politique de MM. Erdogan et Davutoglu.

Le premier est que la Turquie est le seul pays de lé région à avoir adopté les mesures de sanctions décidées par les Etats Unis et l’Union Européenne.

Le deuxième est que les sanctions contre la Syrie pénalisent l’activité économique turque notamment dans sa relation avec un espacé géopolitique qui était en train d’acquérir une importance considérable pour la Turquie.

Or, les choix du gouvernement se sont faits pour satisfaire un ensemble géopolitique, l’Union Européenne, dont la part dans les échanges commerciaux turcs tend à baisser et qui refuse toujours d’intégrer la Turquie. Ce que relève subtilement l’auteur de l’article qui évoque l’accord douanier unique en son genre qui lie la Turquie et l’UE.

Au nom de l’UE et de l’OTAN, l’attitude du gouvernement turc, aussi bien vis-à-vis de la Syrie que de l’Iran,  contribue par contre à fragmenter un espace qu’au contraire il aurait eu tout intérêt à unifier par le dynamisme économique de son pays.

Si la Syrie est durement touchée par les sanctions économiques, c’est aussi le cas des entreprises et les travailleurs Turcs qui s’en souviendront peut-être au moment des prochaines élections.

La crise syrienne est mauvaise pour les affaires

par Güven Sak, Hurriyet (Turquie) 14 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La Turquie a été un des premiers pays à se conformer aux sanctions contre la Syrie, et a été le seul voisin de la Syrie à le faire. L’Irak, le Liban et la Jordanie ont choisi de rester neutres. Ces trois pays sont d’importants partenaires commerciaux de la Syrie, mais là encore, c’est aussi le cas de la Turquie.

C’est ce nouveau que réside le mécontentement devant la décision di gouvernement Erdogan d’appliquer les sanctions:  de nombreuses provinces qui exportent en Syrie se retrouvent en grave difficulté économique. Gaziantep et Hatay sont les deux plus affectées. Les sanctions contre la Syrie sont-elles un mauvais coup pour l’économie syrienne ? Oui, mais elles sont aussi mauvaises pour l’économie turque. Ce n’est dons pas seulement la résistance de l’économie syrienne qui est soumise à un test de résistance ici, mais également la patience et l’endurance de la communauté d’affaires turque.

Le plus important partenaire commercial de la Turquie est l’Union Européenne, et nous sommes le seul pays candidat à l’accession à avoir signé un accord douanier avant l’adhésion. Les exportations de la Turquie vers l’Union Européenne  ont reçu un coup sévère au début de la crise de 2008. La moindre recherche de qualité en Europe tend à avoir un impact négatif sur les performances de la Turquie à l’export. Ce qui a amené à une nouvelle augmentation de la part déjà croissante du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) comme débouchés des exportations turques. Alors que la région MENA absorbait seulement 9 % des exportations turques dans les années 1980, cette part est passée à 27 % aujourd’hui, avec une baisse en proportion de la part de l’UE comme débouché des exportations. Cette augmentation a commencé avec l’invasion de l’Irak par les Etats Unis qui a introduit de l’argent venu de l’étranger et provoqué un boom de la demande, ouvrant ainsi la porte aux marchandises turques. Maintenant, les troubles en Syrie menacent de refermer cette porte, pour un temps du moins.

Pourquoi un mécontentement en Turquie contre la décision prise au sujet de la Syrie ? Un regard sur le rythme de la création d’emplois dans les provinces turques après la crise mondiale peut apporter une réponse. La création d’emploi est positive en Anatolie Centrale et dans les provinces du sud-est, mais négative sur les côtes occidentales. Les provinces qui avaient une part plus importante d’exportations vers la région MENA avaient un bilan positif en termes de créations d’emplois. Le basculement de l’orientation de nos exportations vers la région MENA a été un impératif du processus de relance de la production en Turquie. Avec une crise en Europe qui attend toujours sa solution, le «Réveil Arabe» dans l’incertitude et une crise peut-être de longue durée en Syrie, l’économie turque navigue dans des eaux agitées.

Je ne parle pas seulement de l’impact direct de la crise syrienne sur l’économie de la Turquie, c’est-à-dire du déclin du commerce bilatéral et du nombre de touristes Syriens à Gaziantep et à Hatay. Un commerçant Jordanien a expliqué à lé télévision les effets indirects. Il faut avoir à l’esprit que la Jordanie est un pays sans débouchés maritimes [hormis sur la mer Rouge par le port d’Akaba] pour lequel les routes terrestres sont de la plus haute importance «J’importais auparavant des textiles turcs via la Syrie, » disait-il, « il me fallait seulement quelques jours pour recevoir la marchandise. Maintenant, je dois faire transiter la marchandise par Akaba. Ce qui prend environ un mois.» Amman est à environ quatre heures de route d’Antakya. Il faut maintenant près d’un mois pour transporter des marchandises à Amman. Si vous étiez un chef d’entreprise avec un réseau de distribution en Jordanie, comment vous sentiriez-vous ?

L'enclavement de la Jordanie est aggravé par la présence d'une entité sioniste

La politique du zéro problème nous avait dit que la Turquie allait devenir le carrefour commercial de la région. Dans un monde où l’économie de marché n’existe pas, il faut être en bons termes avec les capitales étrangères pour pénétrer sur leurs marchés. Ce qui a un coût en période de transformation politique. Un processus sanglant de transition politique est en cours, et ce n’est certainement pas bon pour les affaires.

Iran: tout le monde doit-il payer pour complaire à Tel Aviv?

28 mars 2012

Les Etats Unis jouent gros dans leur bras de fer avec l’Iran. 

Pour complaire au gang de Tel Aviv, eux et leurs alliés habituels (Canada, France, Grande Bretagne…), ont décidé d’infliger à l’Iran des sanctions économiques unilatérales, c’est-à-dire non prévues par des résolutions de l’ONU.

Le but est d’asphyxier l’économie iranienne pour provoquer par exemple des émeutes qui précipiteraient un changement de régime à Téhéran, ou encore affaiblir suffisamment ce pays pour qu’une intervention militaire s’effectue de manière plus aisée.

Cette stratégie a réussi au moins deux fois par le passé: contre l’Irak du président Saddam Hussein et contre le Chili de M. Salvador Allende  qui lui aussi avait subi un embargo commercial et financier de la part des mêmes qui menacent aujourd’hui l’Iran.

Les Etats Unis et les complices déjà cités ont notamment décidé d’interdire aux pays tiers l’achat de pétrole iranien sous peine de sanctions.

En dépit de jérémiades de certains pays comme la Grèce et l’Espagne, l’Occident a décidé de marcher au pas de l’oie et de ne plus importer de pétrole iranien d’ici quelques mois. Certains pays ont obtenu des dérogations sous réserve de diminuer sensiblement leurs importations en provenance  du pays mis sous embargo..

Mais tout le monde n’est pas prêt à obtempérer..

Si la Grèce et l’Italie ne peuvent pas refuser grand-chose à l’Oncle Sam, il en va différemment de pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde.

Ces deux pays viennent, avec les autres membres du BRICS, de faire savoir qu’ils n’étaient pas obligés d’appliquer les sanctions unilatérales décidées par les USA et l’UE.

C’est ce que j’appelle un camouflet pour la diplomatie des Etats Unis.

Cette prise de position ne signifie cependant pas que ces pays importeront toujours autant voire plus de pétrole iranien pour la simple raison qu’une partie de leur commerce se fait par le biais d’entreprises privées qui, elles, peuvent craindre le risque d’être sanctionnées par les Etats Unis.

D’autre part, si les pays du BRICS se disent imperméables aux menaces de sanctions, ils ne seraient sans doute pas complètement fermés à des contreparties politiques et commerciales que pourraient leur offrir les Etats Unis en échange de leur complaisance.

Dans un cas comme dans l’autre, le prix politique à payer par les Etats Unis sera élevé sans que le pour autant entraîner une baisse du prix de l’essence à la pompe à Chicago ou à San Francisco.

Pour conclure, je ne résiste pas à l’envie de parler d’une des conséquences cocasses des sanctions de l’UE et des USA. En effet, l’interdiction de traiter avec le système bancaire iranien et l’expulsion de l’Iran de systèmes d’échanges interbancaires fait que des compagnies européennes qui doivent de l’argent à l’Iran ne savent plus comment payer ce qu’elles doivent dans les délais contractuels (ce qui concerne aussi les contrats en cours de résiliation).

Le pétrolier anglo-néerlandais Shell se trouve précisément dans cette situation en ce moment…

Or, en cas de non paiement, la partie contractante iranienne pourra bien sûr exiger des pénalités, en passant éventuellement par les juridictions internationales compétentes.

Ces dernières ne pourront que donner raison à la partie iranienne puisque les sanctions décidées par l’UE et les USA ne correspondent à aucune résolution de l’ONU et sont postérieures à la signature des contrats…

Les BRICS ne sont pas ‘obligés’ de suivre les sanctions des USA contre l’Iran

PTI, The Hindu (Inde) 28 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’Inde, la Chine et les autres pays du BRICS ont déclaré aujourd’hui qu’ils ne rompraient pas leurs relations commerciales avec le pays riche en pétrole qu’est l’Iran qui fait face à des sanctions des Etats Unis contre son programme nucléaire.

Cette question a été soumise à discussion lors d’une rencontre des ministres du commerce du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique su Sud (BRICS), à la veille d’un sommet du BRICS à New Delhi.

“Oui, la question a été discutée. Tous les membres du BRICS sont membres du Conseil de Sécurité de l’ONU. Nous respectons les résolutions de l’ONU… en même temps, les résolutions de l’ONU n’interdisent à aucun pays de se livrer à du commerce portant sur des produits essentiels et sur ce qui est nécessaire pour le bien des hommes, » a déclaré le ministre du commerce et de l’industrie Anand Sharma qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse tenue en commun avec les autres ministres du commerce du BRICS.

Le ministre Chinois du commerce, Chen Deming, a déclaré que son pays n’est “pas obligé de respecter les lois et règlements internes de n’importe quel pays.»

M. Shama a expliqué que l’Iran est une source d’énergie importante, ajoutant que la montée en flèche des prix du pétrole a pesé sur les finances indiennes. « Nous regardons donc les choses de manière très pragmatique et nous restons dans le champ d’application de la résolution de l’ONU.»

L’Inde importe 12 % de son pétrole d’Iran tandis que la Chine dépend du brut iranien à hauteur de 20 % de ses besoins.

M. Deming a dit que la hausse des prix du pétrole “affecterait négativement” le BRICS ainsi que l’économie mondiale.

Les Etats Unis et les principaux pays européens ont imposé des sanctions à l’économie iranienne en raison du programme nucléaire de Téhéran.

L’Inde et l’Iran face aux sanctions de l’Union Européenne et des Etats Unis

17 mars 2012

L’Iran vient d’être exclu d’un système international de transferts interbancaires (SWIFT), ce qui va rendre extrêmement difficile, impossible dans certains cas, la conclusion de marchés avec des clients à l’étranger.

Cette exclusion a été décidée par l’Union Européenne en vertu des sanctions qu’elle inflige à l’Iran pour amener ce pays à placer l’ensemble de son programme nucléaire sous contrôle occidental (c’est le but réel recherché).

Cette exclusion comme les sanctions unilatérales décidées par l’UE ou les Etats Unis sont bien entendu illégales et ne sont rien d’autres qu’une démarche guerrière qui vise à étrangler l’Iran et  placer  ce pays dans la situation qui est celle de la Corée du Nord.

Les sionistes n’ont-ils pas parlé d’affamer la population iranienne? Empêcher les entreprises iraniennes d’importer et d’exporter pourrait effectivement fort bien avoir ce résultat

Outre les sanctions décidées contre l’Iran, les Etats Unis exercent d’énormes pressions sur tous les pays ou entreprises qui commercent avec l’Iran et qui sont à leur tour menacés de sanctions.

Mais l’Iran n’est pas la Corée du Nord, un pays qui ne possède que du charbon et ne peut exporter guère autre chose que des armes, pour des montants qui restent finalement assez peu importants. L’Iran exporte en effet du pétrole et du gaz et possède de nombreux clients dans le monde.

Et si l’Iran va pâtir de son exclusion de SWIFT, ce sera aussi le cas de l’Espagne, un pays qui dépend assez fortement du pétrole iranien.

Aspect positif pour l’Espagne cependant, elle n’aura pas à attendre le délai que s’est fixé l’UE pour cesser d’importer  du pétrole iranien puisque très bientôt les transactions pour ce produit seront impossibles.

Et puis l’Iran a certains clients comme la Chine et l’Inde qui, même s’ils ne sont pas insensibles aux pressions des Etats Unis, ont quand même certains moyens de leur résister.

Par exemple l’Inde, qui a été fortement menacée de sanctions avant que les USA ne fassent machine arrière, est en train de monter avec l’Iran un dispositif qui lui permettra de régler ses importations de pétrole dans sa monnaie, la roupie. Un avantage très net pour l’Inde puisque l’Iran se verra quasi obligée d’utiliser ses roupies pour importer des marchandises en provenance de l’Inde dont les entreprises seront de plus protégées contre las aléas liés aux risques de change.

S’il n’y a pas de guerre contre l’Iran et si le régime iranien résiste avec succès à cette tentative d’étouffement systématique (qui est en fait une guerre sans canons ni fusils), les Etats Unis se retrouveront perdants à double titre : 1) ils auront perdu la face dans cette région du monde et 2) l’Inde et l’Iran auront montré au reste du monde qu’on peut se passer du dollar.

 

Plus de banques pour aider aux échanges commerciaux avec l’Iran

Par Sujay Mehdudia, The Hindu (Inde) 18 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

En dépit des menaces par le gouvernement des Etats Unis d’imposer des sanctions contre l’Inde pour  le maintien de ses relations avec l’Iran, la délégation à haut niveau d’hommes d’affaires est rentrée au terme d’un séjour d’une semaine.

Elle est intarissable sur l’énorme potentiel que représente l’Iran pour les entreprises indiennes, particulièrement dans le domaine des céréales, du médicament, de l’énergie et dans le secteur de l’industrie agroalimentaire.

 

La délégation, forte de 80 membres, emmenée par le secrétaire général du ministère du commerce, Arvind Mehtan, et comprenant plusieurs organisations patronales, a qualifié son récent voyage à Téhéran de positif et fructueux.

«Nous avons discuté de possibilités énormes dans les domaines des céréales, du thé, de l’industrie agroalimentaire, dans le secteur de l’énergie électrique et d’autres domaines des échanges bilatéraux. L’Iran apporte à l’Inde un marché nouveau et important et tout doit être fait pour réaliser ce potentiel, » a déclaré à notre correspondant le président de la Federation of Indian Export Organisations (FIEO), Rafeeque Ahmed, qui conduisait la délégation.

M. Ahmed a expliqué que la question du règlement en roupies a été résolue et qu’un large consensus a été trouvé pour dire que plus de banques devraient y participer et que les marges des banques en Iran devraient être diminuées pour faciliter le commerce indo-iranien. « Les problèmes du mécanisme de paiement en roupies a été traité grâce à l’implication active de la FIEO, de l’UCO et de la Persian Bank. Quelques banques vont s’ajouter pour faciliter les transactions bancaires après les fêtes du nouvel an iranien, » a-t-il ajouté.

 

La Persian Bank a accepté de réduire sa de 120 à 10 % sa marge sur l’ouverture des letters de credit, ce qui représentera un grand pas en avant. « Traiter en roupies indiennes apportera une facilité pour les exportateurs et sera une protection naturelle contre les grosses fluctuations qu’on observe sur les devises étrangères, » a-t-il dit.

Il a affirmé que l’objectif de la délégation était de rechercher des relations d’affaires à long terme et non de se server de l’opportunité des sanctions contre des voisins avec lesquels nous entretenons une amitié séculaire.

Un clip raciste édité par l’Union Européenne

6 mars 2012

A part Europe 1, aucun grand media français accessible sur le web ne parle de cette affaire d’un clip produit par l’Union Européenne et qui est évidemment raciste. Nous avons là l’image d’une femme, évidemment non agressive, menacée par de méchants étrangers plus ou moins basanés que la force tranquille va parvenir à pacifier. De bons souvenirs du temps des colonies quoi!

Simplement, les racistes ne sont pas toujours conscients de l’âtre. Ce qui surprend toutefois, c’est que ce racisme non conscient mais puissant est le fait de tout un ensemble de responsables des institutions européennes.

Alors l’UE gage de paix ?

Au vu de ce clip, et de certains éléments de l’actualité politique, il est permis d’en douter.

 

Un clip de l’UE jugé raciste retiré

Par Europe1.fr  le 6 mars 2012

Le clip de l’Union européenne n’aura été visible sur Internet que quelques heures mardi matin.

Censé promouvoir l’élargissement, la vidéo met en scène une femme blanche face à des combattants étrangers.

La vidéo n’aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l’élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

La vidéo n’aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l’élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

Une symbolique maladroite ?

Inspiré de l’univers de Kill Bill, le clip validé par Bruxelles met en scène une jeune femme blanche dans une combinaison jaune et noire, rappelant étrangement celle portée par Uma Thurman dans le film culte de Quentin Tarantino. Dans ce clip, la protagoniste est en prise à trois adversaires masculins, visiblement originaires d’Asie, d’Inde et du Brésil. L’attitude agressive de ses opposants contraste avec le calme de l’Européenne, qui ferme les yeux et se dédouble plusieurs fois pour finalement former un cercle autour des combattants.

Visionnez le clip de la Commission européenne :

Le clip conclut alors sur ce slogan : « Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts ».

« De nombreuses réactions »

En ligne sur plusieurs sites d’information, la vidéo a été retirée mardi après-midi et la campagne annulée. Dans un communiqué, la direction générale de l’élargissement au sein de la Commission explique avoir « reçu de nombreuses réactions » à ce clip. Le communiqué souligne par ailleurs que l’histoire connait une fin heureuse, les personnages s’asseyant en rond pour exprimer leur respect mutuel.

Regrettant que le clip ait pu être interprété ainsi, Stefano Sannino, le directeur général de l’administration chargée de l’élargissement, a de son côté adressé des excuses à ceux qui ont été offensés par la vidéo. La campagne a aussitôt été interrompue.

Brésil et Syrie, une presse française silencieuse

7 février 2012

L’information est donnée par le site Infosyrie (pro gouvernemental) sur la base d’un article d’al Manar (le site d’informations du Hezbollah) en français:

 le Brésil rejetterait les appels de la diplomatie européenne en faveur de nouvelles sanctions économiques contre ce pays, Brasilia considérant que la sortie de crise en Syrie passait par des négociations internes et non des pressions extérieures.

J’ai parfaitement confiance dans le site du Hezbollah, mais ma façon de faire consiste habituellement à privilégier des sources plus « mainstream », c’est-à-dire non suspectes de parti pris en faveur du gouvernement syrien.

Force est de constater qu’il m’a cependant été impossible de retrouver cette information en langue française ailleurs que sur al Manar

Cette information est par contre disponible en langue espagnole sur le site de l’agence EFE (équivalent espagnol de l’AFP) et publiée par le journal espagnol ABC qui rend compte de la viste à Brasilia de Catherine Ashton, la chef de la politique étrangère et de défense (une indication du caractère belliqueux de la diplomatie européenne) de l’Union Européenne qui se rend dans divers pays pour essayer de créer le front contre la Syrie e(et l’Iran) que souhaitent M. Sarkozy et Mme Clinton.

L’idée est de contourner l’obstacle onusien par l’adoption de sanctions unilatérales. Une guerre non déclarée dont l’issue recherchée sera l’éviction de l’actuel chef de l’Etat syrien par tous les moyens.

L’UE et le Brésil partagent la même préoccupation sur la Syrie mais divergent sur la méthode

Brasilia, 6 fev (EFE).- traduit de l’espagnol par Djazaïri
 La responsable de la politique étrangère et de défense de l’Union Européenne (UE) Catherine Ashton et le ministre des affaires ét le ministre Brésilien des affaires étrangères, Antonio Patriota, ont exprimé aujourd’hui leur préoccupation au sujet des situations en Syrie et en Iran, malgré leurs divergences sue la façon dont doivent être affrontées ces deux crises.
La principale différence dans les deux cas concerne les sanctions que l’UE a appliquées à ces pays et qu’a défendues Ashton pendant une conférence de presse tenue à Brasilia avec Patriota qui a considéré que des mesures de ce genre ne peuvent être prises que dans le cadre du Conseil de Sécurité des Nations Unies. 
La Syrie est un sujet de préoccupation, en particulier ce qui arrive à la population en Syrie et l’Iran doit être contraint de retourner à la table des négociations », a déclaré la représentante européen pour défendre l’imposition de sanctions.
L’UE a appliqué des sanctions économiques contre l’Iran en raison des des doutes qui entourent son programme nucléaire, alors que dans le cas de la Syrie, elle a également pris des mesures dans plusieurs secteurs afin de faire cesser la violence qui dure depuis près d’un an contre les manifestants qui appellent à l’éviction du président Bachar al-Assad.
Pour sa part, Patriota, faisant référence au veto de la Chine et de la Russie à une résolution pour condamner la Syrie au Conseil de Sécurité de l’ONU, a dit que « cela ne signifie par que la violence doive augmenter, ou que la diplomatie doive diminuer » et il a plaidé pour la promotion d’un dialogue plus large qui permette de mettre un terme à la violence dans ce pays.
Ashton a rejoint Patriota sur le « rôle crucial » de la Ligue Arabe dans le développement de cette crise, mais elle a insisté sur le fait que Bachar al-Assad « doit quitter le pouvoir » pour que s’arrête le « bain de sang. »
Patriota a néanmoins déclaré que le Brésil « est opposé aux sanctions unilatérales » et considère que « le forum adéquat » pour ce genre de décisions est le Conseil de Sécurité de l’ONU.
« Nous n’avons aucune certitude que les sanctions unilatérales contribueront à créer le bon climat» pour une solution diplomatique, il a déclaré le ministre Brésilien.

 Ce que l’ONU ne leur a pas accordé, les Occidentaux cherchent à l’obtenir par les moyens dont ils sont coutumiers; ruse, coercition, force.

Exactement comme ils ont procédé pour l’entité sioniste qui n’existe que sur une base légale fictive car n’ayant jamais eu d’acte officiel de création par l’ONU qui n’avait tout simplement pas le droit de dépouiller le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination.

A l’opposé, un certain nombre de résolutions condamnant l’entité sioniste restent désespérément lettre morte du fait de ces mêmes occidentaux qui commercent avec l’Etat sionistet et passent même des accords avantageux pour ce dernier.




%d blogueurs aiment cette page :