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Stephen Hawking et le Big Bang du boycott, un tournant pour l’image de l’entité sioniste

8 mai 2013

L’info tourne en boucle sur les réseaux sociaux en ce moment : le physicien britannique Stephen Hawking vient de s’associer au boycott académique de l’entité sioniste. En conséquence il a renoncé à participer à une conférence organisée par Shimon Peres prévue pour le mois de juin.

Il va de soi que M. Hawking est maintenant voué aux gémonies par les tenants du sionisme ainsi qu’en témoigne le tombereau d’insultes dont il est victime sur les réseaux sociaux.

Ces insultes sont d’une bassesse inouïe et réfèrent à la grave maladie, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) dont le célèbre savant est atteint.

Mais ça, ce sont les insultes qui émanent de la « base » sioniste. Mais les « élites » de Sion n’ont pas grand-chose à lui envier en matière d’abjection.

Ainsi The Jewish Press est-elle capable de titrer :

 Stephen Hawking boycotte l’entreprise qui travaille sur le traitement de sa maladie

En effet, d’après Jewish Press

Des avancées scientifiques israéliennes dans l’usage des cellules souches pour traiter toute une série de maladies graves et invalidantes, ont permis le rétablissement miraculeux [souligné par moi] du doyen de la yeshiva [école religieuse juive] Mir, le rabbin Refael Shmuelevich qui souffrait de SLA.

 De fait, selon ce journal juif, le rabbin que les médecins aux USA estimaient condamné à relativement brève échéance avait été remis sur pied après un mois de traitement à Jérusalem et avait pu reprendre ses activités d’enseignement. 

Je me demande si ce rabbin n’a pas plagié sa maladie comme un certain autre a plagié même ses souvenirs d’enfance… 

Et c’est là qu’intervient le bon gout caractéristique de la clique sioniste :

Il est possible que la prochaine fois que le professeur Hawking viendra à Jérusalem, ce sera pour recevoir des soins médicaux plutôt que pour admonester la communauté scientifique locale. 

Sauf si, comme l’a commenté en ligne un membre de la direction de The Jewish Press, Hawking préfère peut-être simplement les innovations et les apports que les palestiniens ont offert au monde… des big bangs. [Hawking est l’auteur de la théorie du big bang, NdT].

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Stephen Hawking avant le déclenchement de sa maladie

Si les sionistes se payent une bonne tranche de rigolade sur le dos d’un savant très connu et souffrant d’une maladie grave, on peut gager que d’autres, notamment en Grande Bretagne mais pas seulement, vont rire jaune pendant un certain temps et que cela n’ira pas dans le sens d’une amélioration de l’image d’une entité que seule la censure des sondages d’opinion peut laisser croire qu’elle jouit d’un soutien populaire en Occident.

Elle a certes le soutien d’une bonne partie de la classe politique et médiatique, mais ces dernières n’empêcheront pas les mouvements venus de la société, comme celui du boycott du régime sioniste, de prendre de plus en plus d’ampleur.

Parmi les figures les plus en vue dans le soutien au sionisme, on peut compter des personnalités comme l’écrivain philosophe Bernard-Botul-Henri Lévy, le médecin politicien, consultant pétrolier Bernard Kouchner, la comédienne Véronique Genest ou le cinéaste Romain Goupil. A comparer avec ceux qui soutiennent la cause palestinienne comme Stephen Hawking : le Dr Christophe Oberlin, l’écrivain Henning Mankell, les actrices Vanessa Redgrave et Tilda Swinton, le cinéaste Ken Loach, les musiciens Roger Waters et Elvis Costello etc. Sans parler de tous ceux, chanteurs, comédiens, écrivains, qui ont été muselés en France.

Comme je le suggérais, l’humour sioniste n’est pas passé inaperçu en Grande Bretagne et le Daily Express y consacre un article qui témoigne d’une indignation froide.

Et la meilleur preuve de cette indignation est le vocabulaire utilisé par la journaliste qui parle de «régime» pour désigner l’Etat sioniste et attribue la qualité de président du régime à Shimon Peres, le chef du gang sioniste.

Or, comme chacun sait, la presse occidentale réserve le terme régime aux systèmes de gouvernement qui sont réputés non conformes aux valeurs démocratiques. On parle par exemple communément de régime nord-coréen, de régime syrien mais pas de régime français ou italien…

C’est ce que j’appelle un tournant dans la perception de l’entité sioniste.

Indignation devant les plaisanteries dégoûtantes sur “Stephen Hawking le handicapé” depuis qu’il s’est associé au boycott d’Israël

Stephen Hawking, le spécialiste de physique théorique à la renommée mondiale, a subi un tir de barrage d’insultes aujourd’hui de la part de personnes furieuses de la voir boycotter Israël.

par Charlotte Meredith, The Daily Express (UK) 8 mai 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

La salve de critiques est intervenue après que le très respecté professeur de Cambridge s’est associé à l’embargo académique contre le régime israélien en refusant de participer à une conférence organisée par Shimon Peres, le président du régime.

Le professeur Hawking devait participer à la conférence annuelle Facing Tomorrow prévue au mois de juin, mais il s’en est retiré pour protester contre le traitement des Palestiniens par le gouvernement de Tel Aviv.

“Hawking a décidé en toute Indépendance de respecter le boycott sur la base de ce qu’il sait de la Palestine et du conseil unanime que lui ont donné ses contacts académiques là-bas,” a déclaré le British Committee for the Universities of Palestine.

Réagissant avec colère à la décision du professeur de s’associer au boycott académique, des Israéliens ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux. « L’antisémite Stephen Hawking ne peut même pas se torcher le c **», a écrit un internaute écœuré. « Il devrait déjà être mort ! « , écrit un autre, tandis qu’un internaute affirme que le professeur Hawking – généralement considéré comme l’un des hommes les plus intelligents dans le monde d’aujourd’hui – est  » également paralysé dans sa tête  » « Quelqu’un devrait desserrer le frein à main au sommet d’une colline, » lit-on dans un autre message répugnant.

Des internautes indignés condamnent ces insultes révoltantes qu’ils qualifient de festival de haine”.

La démarche du professeur Hawking suit un boycott du régime israélien par le Teachers’ Union [syndicat des professeurs] d’Irlande et par les membres Américains de l’Association for Asian American Studies.

En 2009, le professeur Hawking avait également condamné les trois semaines d’’agression commise contre Gaza par le régime israélien pendant trois semaines, affirmant que la réaction de Tel Aviv aux roquettes tirées depuis la bande de Gaza «étaient complètement disproportionnées… La situation est semblable à celle de l’Afrique du Sud [de l’apartheid] avant 1990 et ne peut pas continuer.»

Philip Roth s’attaque au tabou auquel ne touchera pas Charlie Hebdo

19 septembre 2012

Charlie Hebdo vient de publier de nouvelles caricatures représentant le prophète de l’Islam. Je ne vais pas gloser longtemps là-dessus parce que si de nombreux clients sont tombés dans le panneau en se ruant, dit-on, dans les kiosques pour s’en procurer un exemplaire, les commentateurs portent cette fois un jugement plus mitigé sur la politique éditoriale de ce magazine . J’écoutais en effet tout à l’heure sur France Info une petite brochette de commentateurs évoquer un coup marketing dénué de l’esprit de responsabilité qui doit caractériser la profession journalistique.

Mais Charlie Hebdo aurait tort de se gêner vu que c’est si facile de taper sur les Musulmans en France, une «communauté» [selon moi il n’y a pas ou pas encore de communauté musulmane], encore fortement marquée par l’appartenance au prolétariat voire par la pauvreté , objet du discours politique mais non représentée politiquement.

Le magazine a mis la barre très bas. Pour montrer son courage, je lui propose de mettre la barre très haut et de s’attaquer avec virulence et détermination aux véritables tabous de cette société, par exemple l’holocauste, l’Etat prétendu juif ou encore le rôle des dirigeants Juifs Français pendant l’occupation et sous le régime de Vichy (parce qu’il y avait les Juifs résistants avec de Gaulle et dans les maquis mais il y avait aussi les autres).

C’est pas demain la veille, parce que Charlie-Hebdo se retrouverait cloué au pilori et rapidement privé de ressources financières.

Un Juif américain aborde un sujet tabou : Israël

Par Matthew Hays, The Globe & Mail (Canada) 25 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Phillip Roth an parle comme d’un des moments les plus marquants de son enfance. C’était en 1978, et le cinéphile de 12 ans a regardait la cérémonie de remise des Oscars à la télévision quand VanessaRedgrave a dénoncé les «voyous sionistes» tout en acceptant son Oscar pour le meilleur second rôle féminin.

«Ce discours a eu un impact énorme sur moi», dit Roth, un cinéaste basé à Los Angeles (qui n’a pas de rapport avec le romancier du même nom). « C’était probablement la première fois que je réalisais qu’il y avait des gens, pas seulement des terroristes, qui étaient vraiment critiques  à l’égard d’Israël. » Le discours mémorable de Redgrave avait été accueilli par des huées et des sifflements lors de la cérémonie, et sa co- vedette dans Julia, Jane Fonda, avait reçu une standing ovation.

Philip B. Roth

Roth, qui a grandi dans une famille juive à Los Angeles, explique que les questions qui entourent la relation de la communauté juive américaine à Israël continuent de le fasciner – l’une d’entre elles en particulier. « Les Juifs américains ne sont pas vraiment autorisés à dire quoi que ce soit de critique sur Israël », soutient-il. « Si vous regardez la presse israélienne, il ya un débat vigoureux, qui se poursuit sans interruption. Les Israéliens sont autorisés à être très critiques envers Israël. Les Américains, semble-t-il, ne le sont pas. Parmi mes amis et ma famille, je pouvais trouver des gens qui étaient très ouverts sur tous les sujets imaginables, sauf quand on touchait à Israël et au Moyen-Orient. « 

Roth d’ajouter, «Quand le sujet arrivait sur Israël, c’était presque comme si la discussion était coupée. »

Ce constat a incité Roth à réaliser son propre documentaire à la première personne sur ce sujet ; le résultat est un mélange grisant de considérations personnelles et politiques. Les Confessions d’un Juif Honteux, qui sort en première mondiale ce weekend au Festival Mondial du Film de Montréal et traite de l’itinéraire de Roth dans sa confrontation avec l’écheveau complexe de liens personnels, historiques et politiques que la diaspora juive possède avec l’Etat d’Israël.

Rorh a interviewé un grand nombre de personnes pour son documentaire – de sa propre grand-mère à Phyllis Chesler, auteure du livre The New Anti-Semitism, dans lequel elle avertit de la montée inquiétante du préjugé antijuif au début du 21ème siècle. Les résultats sont fascinants et Roth prend soin de donner longuement la parole à ceux avec qui il est en désaccord.

Il reconnaît que certains l’ont critiqué pour avoir entrepris un tel projet. «Je suis un homosexuel qui enseigne le yoga à des apprenants tout nus à Los Angeles. Je ne suis jamais allé au Moyen Orient. Mais j’ai vraiment aimé l’idée que quelqu’un comme moi, qui n’a rien d’un spécialiste, puisse se pencher sur ces questions et les poser très franchement. Après tout, deux tiers des Juifs Américains ne sont jamais allés en Israël. Mais si nous nous interrogeons sur les relations et le soutien de notre gouvernement à Israël, nous sommes taxés de [Juifs] honteux.»

Au cours de ses recherches pour Confessions d’un Juif Honteux – qu’il appelle le fruit de «cinq ans de travail de l’amour» – il s’est découvert des affinités particulières avec une des personnalités historiques dont il retrace l’histoire. «Hannah Arendt, elle-même survivante des camps nazis [Hannah Arendt n’a jamais séjourné dans un camp nazi, note de Djazaïri], avait écrit des textes assez critiques du sionisme après le jugement d’Adolf Eichmann. Elle avait été alors accusée d’être une juive honteuse simplement parce qu’elle soutenait que la vision initiale du sionisme s’était égarée.

Vers la fin du film, Roth se retrouve plaidant pour une version de la solution controversée à un seul Etat dans lequel Israéliens et Palestiniens vivraient dans le même pays, avec une personne, un vote. Une des personnes qu’il interviewe conteste fermement cette idée en affirmant qu’un tel système signifierait un «suicide national pour Israël. »

Roth soutient que, «Tant que vous avez autant de colonies juives en Cisjoordanie, tant que vous donnez aux Russes et aux Américains et à d’autres immigrants autant d’incitations financières pour vivre là-bas, et tant que vous avez des palestiniens condamnés à la pauvreté qui vivent à côté d’eux, je pense que vous devez accorder à ces Palestiniens le même accès à la citoyenneté, mais si vous ne le faites pas, alors c’est vraiment comme l’apartheid.»

Et il concède qu’il y a une certaine ironie de voir Confessions of a Self-Hating Jew projeté en première mondiale au Canada où le gouvernement conservateur s’est avéré être un chaud partisan d’Israël.

«Je ne prétends pas que les sionistes vont entrer dans la salle de cinéma et que leur mentalité sera changée par mon film», dit Roth. « Mais nous devons en parler. Ces politiques de construction de nouvelles colonies en Cisjordanie: sont-elles vraiment dans l’intérêt d’Israël? N’ont-elles pas tout simplement créé une situation impossible?

L’actrice anglaise Vanessa Redgrave et la Palestine, une longue histoire occultée

16 novembre 2011

En France, comme nous le savons, la presse est libre de nous relater ce qui se passe de par le monde, sans omettre quoi que ce soit d’important et sans en rajouter, bien sûr.

C’est la théorie du moins comme on a pu le voir pas plus tard qu’hier.

Par exemple, nos journaux nous parlent de l’hommage rendu à l’actrice anglaise Vanessa Redgrave par l’Académie [américaine] des Oscars.

Vanessa Redgrave

Vanessa Rredgrave est la fille de l’acteur Michael Redgrave qui tenait le rôle principal dans le fameux film d’Alfred Hitchcock, «Une femme disparaît.»

Le Nouvel Observateur fait dans l’extrême sobriété pour rendre compte de cet hommage. Pure People titre sur Meryl Streep, particulièrement délurée lors ce la cérémonie qui se déroulait en l’absence de l’intéressée que ses obligations retenaient en Angleterre.

Métro (Canada) nous rappelle cependant que Vanessa Redgrave est non seulement une grande actrice, mais aussi une personne engagée politiquement à gauche :

Plus de 30 ans après qu’elle eut choqué Hollywood avec un discours à forte teneur politique au moment de recevoir l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour «Julia», Mme Redgrave a été l’objet du premier hommage rendu en Europe à un acteur par l’association professionnelle qui s’occupe de l’organisation des Oscars.

Metro a au moins le mérite ce nous signaler cet engagement politique de la comédienne Britannique. Sans rien nous dire sur la teneur de ce discours.

Pour en savoir un peu plus, il faut lire la presse sioniste, en l’espèce Haaretz qui rend compte du discours d’acceptation prononcé il y a trente ans par Mme Redgrave :

L’actrice âgée de 74 ans a été nominée pour six Oscars et avait obtenu l’Academy Award (Oscar) en 1977 pour un second rôle de militante antinazie dans le film « Julia ».
Dans son discours d’acceptation, elle avait félicité l’académie pour ne pas avoir cédé devant les « voyous sionistes » qui s’opposaient à sa nomination en raison de son soutien à la cause palestinienne.

Parce que Vanessa Redgrave est engagée depuis longtemps pour la Palestine, un engagement public comme celui de bien d’autres personnes plus ou moins connues mais que la presse se garde de nous faire connaître.


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